Commune#
DE
Llauro PLU#
Plan Local d'Urbanisme
Reglement#
PLU approuvé le 04 juillet 2017
Dispositions generales champ d’application territorial du plan#
Le présent règlement s’applique à l’ensemble du territoire communal tel que délimité sur le plan de zonage.
Il est établi en application des articles L.151-8 à L.151-42 et R.151-9 à R.151-50 du Code de l’Urbanisme. Les dispositions s’imposent aux particuliers comme aux personnes morales de droit public ou privé. Elles s’appliquent aux constructions nouvelles et/ou à tout aménagement de constructions existantes, même en l’absence d’autorisation au titre du Code de l’Urbanisme.
Ce règlement s’applique également :
- aux Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE),
- aux démolitions (article L. 421-3 du Code de l’Urbanisme).
Portee du reglement a l’egard d’autres legislations relatives a l’occupation du sol#
Les règles de ce Plan Local d’Urbanisme se substituent à celle du POS.
Nonobstant les dispositions de ce Plan Local d’Urbanisme, demeurent applicables les articles du Code de l’Urbanisme ou les autres législations concernant notamment les articles « d’ordre public » des règles générales d’urbanisme issus du Code de l’Urbanisme permettant à l’autorité compétente d’émettre des prescriptions ou de refuser un projet : articles L111-1, L111-6 à 21 et L111-23 à 25 du code de l’Urbanisme.
Enfin, chacune des dispositions du présent règlement restent soumises à l’ensemble des législations et réglementations générales en vigueur, notamment en matière de droit des tiers, de construction, d’hygiène et de sécurité, de protection du patrimoine archéologique…
Autres legislations#
Indépendamment des règles du PLU qui s’appliquent aux autorisations du droit du sol, s’ajoutent des prescriptions prises au titre de législations et de règlementations spécifiques notamment en matière de :
- Code Civil ;
- Code de l’Environnement ;
- Code Forestier,
- Code Général des Collectivités Territoriales ;
- Installations Classées pour la Protection de l’Environnement ;
- Normes de construction et d’habitation, notamment celles du code de la construction et de l’habitation ;
- Hygiène et santé publique, notamment celle du code de la Santé Publique et du règlement sanitaire et départemental ;
- Sécurité contre l’incendie ;
- Protection de la réception radiotélévisée et des installations de télécommunications ;
- Accessibilité des locaux vis-à-vis des personnes à mobilité réduite ;
- Servitudes d’Utilité publique affectant l’occupation du sol.
Division du territoire en zones#
Le territoire couvert par le Plan Local d‘Urbanisme est divisé en zones urbaines (U), à urbaniser (AU), agricoles
(A), naturelles et forestières (N). La délimitation des zones est reportée sur le plan de zonage.
Principes generaux d’aspect exterieur des constructions et adaptations mineures#
Les constructions ne doivent pas par leur situation, leur architecture, leurs dimensions et leurs aspects extérieurs porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, des paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation de perspectives monumentales.
Tout projet de construction doit faire l'objet d'une composition architecturale qui prend en compte les caractéristiques du terrain d'implantation.
L'organisation des éléments du programme, l'implantation et l'épannelage des volumes doivent correspondre à un parti d'aménagement, de modelage et d'utilisation des espaces extérieurs qui évite au maximum les terrassements importants.
Pour atteindre ces objectifs, dans la conception du bâtiment proprement dit, les projets peuvent, ou bien utiliser les solutions architecturales de bases énumérées dans le règlement, ou bien proposer des solutions alternatives justifiées par une analyse approfondie du site, du contexte du projet.
Les dispositions relatives à l’aspect extérieur des constructions ne concernent pas les équipements et installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif, pour lesquels l’aspect architectural n’est pas réglementé.
Les dispositions (hormis celles du chapitre 1) du règlement de chaque zone ne peuvent faire l’objet que d’adaptations mineures justifiées par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes conformément à l’article L152-3 et L152-4 du Code de l'Urbanisme.
Seuls 3 cas de dérogations à la règle sont possibles :
- pour la reconstruction de bâtiments détruits ou endommagés à la suite d’une catastrophe naturelle survenue depuis moins d’un an, lorsque les prescriptions imposées aux constructeurs en vue d’assurer la sécurité des biens et des personnes sont contraires aux règles du PLU (loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages, art. 51) ;
- pour la restauration ou reconstruction d’immeubles protégés au titre de la législation sur les monuments historiques lorsque les contraintes architecturales propres à ces immeubles sont contraires aux règles du PLU (loi n° 2004-1343 du 9 décembre 2004 de simplification du droit, art. 9
III) ;
- pour les travaux nécessaires à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite à un logement existant (loi n° 2009-323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion.
- Définition de la hauteur
La hauteur d’une construction est la différence d’altitude mesurée verticalement entre le point haut de la construction, c'est-à-dire au faîtage, d’une part et d’autre part le niveau du sol naturel ou excavé. Toutefois, ne sont pas prises en compte les hauteurs d’éléments techniques (tels que cheminées, gaines de ventilation, antennes, installations thermiques…) sous réserve qu’ils soient autorisés dans la zone et qu’ils fassent l’objet d’un traitement architectural assurant leur intégration.
Il conviendra de fournir au permis de construire un schéma altimétrique du terrain naturel ainsi que plusieurs coupes transversales sur lesquelles figureront la ligne de terrain naturel (TN) et les niveaux de terrassement
(TT).
Les hauteurs maximales s’appliquent aussi bien aux constructions neuves qu’aux extensions et surélévations de constructions existantes.
Ce nuancier a été élaboré sur la base d’un travail d’observation sur place et sur photo, des bâtiments existants sur la commune. Une distinction a été faite par type d’architecture correspondant aux habitations situées dans le centre ancien (cœur villageois) ou isolées en milieu rural (mas agricole), et le bâti situé sur les secteurs hors centre ancien (type pavillonnaire).
Le nuancier établi n’est pas exhaustif mais il permet d’orienter le choix de couleurs le plus approprié en fonction du type d’architecture et de la localisation des bâtiments (centre ancien ou pas). Il a été défini à partir du nuancier RAL Classique, qui est la norme la plus répandue de nos jours. Ce référentiel permet de se procurer la couleur équivalente chez tous les fabricants de peinture.
« Les couleurs sont des auxiliaires précieux, elles peuvent modifier la perception d’une façade ou d’un bâtiment et avoir un impact positif ou négatif sur le paysage.
La relation des couleurs entre elles joue un grand rôle. L’harmonie et la cohérence visuelle sur un même plan et entre les différentes façades d’un bâtiment sont recherchées. […] C’est l’ensemble qui est à prendre en compte ».1
La couleur varie selon le support de base : rugueux ou lisse. La lumière va influencer son apparence :
brillante ou mate.
La couleur s’estompe avec l’éloignement. La présentation de couleurs sur maquette ou sur échantillon doit tenir compte de ce phénomène. La saturation de la couleur est plus affirmée sur l’échantillon qu’à grande échelle.
Certaines couleurs dégagent de la fraîcheur, d’autres de la chaleur. Les couleurs chaudes : ocre jaune, ocre rouge, rouille… paraissent plus proches qu’elles ne le sont en réalité. Tandis que les couleurs froides : vert, bleu, violet… suggèrent l’éloignement.
Le blanc met en valeur les autres couleurs grâce à son caractère neutre et son pouvoir de réflexion. Mais il faut l’utiliser avec prudence, en fonction du contexte il peut paraître « agressif », en fonction de l’ambiance environnante (notamment en milieu rural). Le gris est neutre. Il sert de contrepoint aux couleurs vives. C’est une excellente couleur de base et de liaison.
1 CAUE66#
Architecture traditionnelle et moderne dans le cœur villageois et en milieu rural#
Habitat simple, bourgeois, mas isolé ou équipements au style architectural traditionnel catalan avec mur en cayrou apparent ou en partie enduit. Construction récente ou réhabilitation architecturale combinant style traditionnel et moderne.
Architecture traditionnelle#
Habitat simple dans le cœur villageois habitat « bourgeois » dans le cœur villageois#
Enduit à la chaux, couleur Enduit à la beige claire (sable) chaux couleur
Pierres couleur gris, beige jaune beige, jaune, brun…
Corniche des
baies en cayrou
Rehabilitation combinant architecture traditionnelle et moderne#
Bâtiment ancien en cayrou
avec rehaussement enduit et
peint (gris-couleur neutre).
Deux styles architecturaux
différents mais composés
avec harmonie.
HABITAT SIMPLE, CONSTRUCTION TRADITIONNELLE ET SALLE DE REUNIONS DE LA MAIRIE AU STYLE ARCHITECTURAL PLUS MODERNE
Architecture recente au « style moderne »#
Habitat collectif, architecture récente au style moderne Ecole, architecture récente aux traits modernes
Murs de façade enduits et Murs de façade enduits peints couleur beige clair et peints couleur beige ou blanc crème clair, avec éléments de
Soubassement laissé brut modénature aux en ciment (gris) couleurs plus foncées ou en pierre apparente
Les couleurs du nuancier pour le centre ancien ont été choisies en fonction de celles présentes dans la composition du mur en « cayrou » apparent composé par des galets de rivière, briques en terre cuite et pierre de schiste agglomérés avec du mortier (à la chaux). On y retrouve des nuances chaudes : brun, beige… Mais aussi neutres : gris. Ces murs présentent souvent des chaînes d’angle (en pierre ou cayrou), des corniches et encadrements des baies en brique de terre cuite. Parfois le socle ou l’encadrement des baies est enduit à la chaux et peint.
Les couleurs présentées ci-dessous permettent de définir les nuances des encadrements des baies, soubassements, menuiseries et ferronneries ; et éventuellement des façades quand l’enduit (à la chaud) est nécessaire (protection du mur et des joints contre les intempéries).
Facades#
Les façades en cayrou des constructions traditionnelles, peuvent rester apparentes ou être enduites (partiellement ou complètement) si nécessaire à la chaux. Il en est de même pour les encadrements de baies et soubassements (quand ils existent). Les teintes chaudes ont un impact visuel convivial et expansif ; elles sont particulièrement adaptées aux façades exposées au nord ou bénéficiant de peu d’éclairement afin de rendre la façade plus lumineuse, et aux bâtiments traditionnels présents dans le cœur villageois ou isolé en milieu rural.
Les façades enduites pour les constructions plus modernes peuvent être peintes avec les mêmes couleurs que celles utilisées dans l’architecture traditionnelle, ainsi qu’avec des couleurs neutres.
Encadrements de baies#
En cayrou, pierre ou bien enduits dans la nuance des murs, en plus clair.
Teintes chaudes et claires pour façades, architecture traditionnelle ou moderne, et encadrements de baies :
blanc crème, ivoire, beige
Blanc crème-RAL 9001 Blanc perlé-RAL 1013 Ivoire clair-RAL 1015 Ivoire–RAL 1014 Beige–RAL 1001
Teintes neutres pour façades modernes : tons de gris
Blanc papyrus-RAS 9018 Gris agate-RAL 7038
Soubassement#
Si les encadrements des baies sont enduits, le soubassement doit être traité dans le même ton que ceux-ci.
Dans le cas où les encadrements sont traités en cayrous ou pierres apparentes, le soubassement peut être traité sous tons plus foncés.
Teintes chaudes et neutres plus soutenues pour soubassements : jaune, beige, gris
Beige–RAL 1001 Rouge beige–RAL 3012 Gris beige–RAL 1009 Gris-RAL 7046
MENUISERIES : portes, fenêtres et volets ou contrevents
Toutes les menuiseries d’une même façade doivent avoir la même teinte. Outres les teintes utilisées en façade (ci-dessus), des tons plus soutenus peuvent être utilisés pour les volets ou portes, mais ils doivent conserver une harmonie avec l’ensemble de la façade. Le blanc est autorisé, priorisant les nuances de « blanc casé ». Le noir et les tons foncés se rapprochant du noir sont interdits.
Teintes chaudes et neutres pour menuiseries : gris, rouille, vert, bleu
Rouge-RAL 3009 Brun argile-RAL 8003 Brun acajou-RAL 8016 Vert nacré-RAL 6035 Bleu – RAL 5017
Bleu capri-RAS 5019 Gris-RAL 7046 Blanc-RAL 9010
FERRONNERIE et garde-corps
La ferronnerie doit mettre en valeur l’architecture et lui donner de l’élégance. Des teintes sombres proches du noir sont conseillées. Le noir et le blanc sont également admis.
Teintes chaudes et neutres pour ferronneries : gris, bleu foncé, rouille
Vert noir-RAL 6012 Gris anthracite-RAL 7016 Bleu océan-RAL 5020 Brun rouge-RAL 8012
Architecture contemporaine hors centre ancien#
HABITAT SIMPLE AU STYLE ARCHITECTURAL TYPE PAVILLONNAIRE OU CONTEMPORAIN.
Outre les couleurs proposées pour le centre ancien, d’autres nuances ont été ajoutées en fonction de celles présentes dans les bâtiments existants hors centre ancien. On y retrouve des nuances chaudes plus lumineuses et soutenues que celles utilisées dans le centre ancien : beige, jaune, vert, saumon… Mais aussi la présence des couleurs neutres, tel que blanc « cassé » (teinté de beige, gris…) ou gris, avec une prédominance du blanc
« cassé » pour les enduits de façade.
Sur ces bâtiments on observe une absence d’éléments de modénature, tel que les encadrements de baies, bien qu’ils ne soient pas interdit. Certains bâtiments intègrent des soubassements en pierre apparente ou enduits.
Les façades sont induites à la chaux ou ciment (en fonction du type de construction). Les soubassements quant à eux peuvent être en pierre apparente ou bien enduits. Les teintes chaudes ont un impact visuel convivial et facilite l’intégration paysagère, tandis que les couleurs neutres donnent un raffinement contemporain aux façades.
Teintes chaudes et neutres pour façades : blanc « cassé » (teinté de beige ou gris…), jaune, orangé, gris…
Orangé saumon-RAL 3012 Jaune pastel-RAL 1034 Blanc-RAL 9001 Blanc papyrus-RAS 9018 Gris agate-RAL 7038
Concernant les encadrements de baies, les soubassements, les menuiseries et la ferronnerie, se référer au point n° 1 (mêmes nuances que pour le centre ancien).
Protection du patrimoine et du paysage au titre des articles L151-19 du code de l’urbanisme#
L’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme permet au règlement du PLU, « d’identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique, architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation ».
À ce titre, et au-delà des dispositions applicables à la (aux) zone(s) concernée(s), les secteurs ou éléments identifiés et localisés, sont soumis à des mesures de protection et de mise en valeur spécifiques, traduites sous forme de prescriptions particulières définies et listées ci-après.
Des observations in-situ et des échanges avec la Mairie, les habitants et le service UDAP2 de la DRAC, ont permis de renforcer le travail d’identification et localisation du patrimoine déjà mis en lumière par le « Diagnostic paysager et du patrimoine bâti identitaire ». Ces éléments bâtis ou de nature (constructions ou arbres isolées, périmètre bâti ou alignement d’arbres) peuvent être localisés tant à proximité du village ou bien isolés dans le territoire communal. Pour les éléments bâtis, leur valeur est jugée soit par sa singularité architecturale représentant une certaine époque, soit par sa charge historique ou apport culturel. Quant aux éléments de nature, leur valeur sera donnée par leur envergure et leur âge, ainsi que par leur intérêt paysager.
Tous les travaux entrepris sur une construction, un ensemble de constructions ou encore un espace public faisant l'objet d'une protection au titre de l’article L.151-19, identifiés au sein du document graphique, doivent être réfléchis de façon à préserver ou mettre en valeur les composantes de leur intérêt historique, culturel ou architectural. Ainsi les projets situés à proximité immédiate de bâtiments, îlots ou espaces publics protégés doivent être élaborés dans la perspective d'une mise en valeur de ce patrimoine. Les travaux ayant pour objet de détruire en tout ou partie une construction ou un élément identifié dans la liste ci-dessus doivent être précédés d’une demande de permis de démolir.
Par ailleurs, sur l’ensemble de la commune s’appliquent les dispositions législatives et réglementaires du Code du patrimoine3 et l’article R-111-4 du Code de l’urbanisme4.
2 Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine (UDAP)#
3 Source : www.legifrance.gouv.fr#
4 Art. R-11-4 du CU : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature, par sa localisation et ses caractéristiques, à compromettre la conservation ou la mise en valeur d'un site ou de vestiges archéologiques. » (www.legifrance.gouv.fr)
Catégorie N° Elément Prescriptions spécifiques de préservation
Ces dolmens figurent parmi les rares dolmens roussillonnais
Patrimoine 1a et b Dolmens Cabana qui ont donné des vestiges archéologiques. Ces fouilles préhistorique del Moro et Serrat archéologiques réalisées ont permis de situer ces 2 de Galuert (2.200- constructions à l’âge de Cuivre, dans la période
Patrimoine Chalcolithique (2.200-1800 av. J. C.).
architectural, 3 1800 av. J. C.). Ils sont témoins de l’histoire préhistorique du territoire et religieux et 4 doivent être protégés. Pour tous travaux de 5a-f Eglise Saint-Martin requalification/valorisation dans un périmètre de 100 m de défensif 6a et b (XIe et XIIIe siècles) rayon autour des bâtiments, il est conseillé de saisir le 7a-c service UDAP5 de la DRAC.
Petit 8 Cellera Edifice majeur roman à protéger et valoriser. L’église patrimoine 9 fortifié n’est ni inscrite ni classée au titre des Monuments
Éléments 10 Vestiges de la tour historiques, l’art. 151-19 permet de définir les prescriptions d’intérêt du château nécessaires pour permettre sa conservation et mise en historique, valeur. Pour tous travaux de requalification/ valorisation culturel, ou Puits et Fontaines dans un périmètre de 100 m de rayon autour du bâtiment, paysager Four à pain et il est conseillé de prendre l’attache de la DRAC.
Patrimoine pigeonnier Forme urbaine à conserver et valoriser. La structure
Porches circulaire matérialisée par les bâtiments et ruelles du centre naturel ancien doit être conservée pour des raisons historiques et d’intérêt Génoises peintes architecturales. Pour se faire, des règles précises ont été paysager Platane situé sur la définies à l’intérieur de la célère (protection des toits
Place du Platane peints, ateliers bouchonniers…).
Elément d’intérêt architectural et historique à conserver et
Chênes lièges protéger. Pour tous travaux de requalification-valorisation il est conseillé de saisir le service UDAP664 de la DRAC.
Éléments d’intérêt culturel et agricole à conserver et requalifier dans sa fonction agricole d’origine. Tous travaux de requalification doivent être entrepris dans le respect de la forme et des matériaux originels de ces éléments.
Valeur culturelle
Valeur architecturale
Valeur architecturale et culturelle
Conservation et protection de cet élément isolé pour des raisons paysagères et historiques.
Conservation et mise en valeur des chênes lièges pour des raisons paysagères et culturelles.
5 Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine (UDAP 66)#
Élements de paysage proteges au titre de l’article L.151-23 du code de#
L’urbanisme pour des motifs d’ordre ecologiques#
Dans le même esprit que la protection précédente, l’article L.151-23 permet au règlement du PLU d’«identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les sites et secteurs à protéger, pour des motifs d’ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation ».
À ce titre, et au-delà des dispositions applicables à la (aux) zone(s) concernée(s), certains sites ou éléments du paysage sont soumis à des mesures de protection et de mise en valeur spécifiques, traduites sous forme de prescriptions particulières définies et listées ci-après.
Les travaux réalisés sur ces éléments, non soumis à un permis de construire sont précédés d'une déclaration préalable et dont la démolition est subordonnée à la délivrance d'un permis de démolir6.
Catégorie N° Elément Prescriptions spécifiques de préservation
Conservation de ces zones humides et une attention
Zones humides7 11 Zones humides particulière aux incidences éventuelles que certains projets d’aménagement réalisés à proximité pourraient provoquer.
6 Référence articles et R-151-43 alinéa 5 du Code de l’Urbanisme.
7 Au titre de l’article L.211-1 du Code de l’Environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ». Les critères de détermination d’une zone humide sont donc d’ordre pédologique et floristique.
Fiche par élément et par catégorie, protégés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme, pour des motifs d’ordre culturel, historique ou architectural
Fiche 1a et b – Dolmens / Valeur historique
Descriptif et historique :
1a/ La Cabana del Moro : Dolmen situé dans un terrain privé, sur les hauteurs au nord-est du village, sur la rive gauche du ravin du Monà et en limite avec Tordères. Bien que situé sur une propriété privé, il est visible et attire un tourisme spécifique, qui profite tant à Llauro qu’à Tordères.
Il figure parmi les rares dolmens roussillonnais qui ont donné des vestiges archéologiques : hache polie, une plaquette de schiste poli et quelques tessons.
1b/ Serrat de Galuert : Dolmen situé au Serrat de Galuert, dans un petit bois à proximité du casot del Duc, au sud de la commune.
Il est de dimensions plus modestes que la Cabana del Moro et a perdu sa dalle de couverture. Il a aussi donné des vestiges archéologiques : un couteau de silex et deux perles.
Les fouilles archéologiques réalisées ont permis de situer ces constructions à l’âge de Cuivre, dans la période
Chalcolithique (2.200-1800 av. J. C.). Ce patrimoine bâti permet de témoigner sur les premiers habitants de notre territoire et de transmettre cette histoire aux générations futures.
Localisation :
1a/ Dolmen Cabana del Moro, situé sur la parcelle privée n° 1029
1b/ Dolmen Serrat de Galuert, situé sur la parcelle boisée n° B204
1a/ Dolmen Cabana del Moro 2b/ Dolmen Serrat de Galuert
Source : AURCA, géoportail.fr, cadastre.gouv.fr
Prescriptions :
Éléments patrimoniaux à conserver et protéger en raison de leur valeur historique et culturelle. Leur démolition ou tous travaux mettant en péril l’intégrité de ses constructions sont interdits.
Des éventuels travaux de valorisation (signalétique, circuit pédestre-touristique-culturel), pourraient être réalisés afin de mettre en évidence le dolmen Serrat de Galuert, situé sur un espace boisé, et faire connaître de tous son histoire et valeur patrimoniale. Ce travail serait moins pertinent pour le dolmen La Cabana del Moro, de par sa localisation dans une parcelle privée.
Pour tous travaux de requalification/valorisation dans un périmètre de 100 m de rayon autour des dolmens, il est conseillé de saisir le service Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine (UDAP) de la DRAC.
Cabana del Moro, parcelle 1029
Source images : AURCA
Fiche 2 - Eglise Saint-Martin / Valeur historique, architecturale et culturelle#
Descriptif : Matériaux (images page suivante) :
L’église paroissiale Saint-Martin d’époque romane (XIe Construction maçonnée en moellons, schiste et et XIIIe siècles), a été bâtie à l’emplacement de pierre de taille pour certaines chaînes d’angle et l’ancienne église préromane, dont ils restent quelques encadrements des baies (notamment l’entrée est).
vestiges en schiste. Le village a été construit autour de Les murs en pierre sont laissées apparents, tant à l’église, sous forme de cellère (cf. fiche n° 3), elle l’extérieur comme à l’intérieur.
représente son patrimoine bâti religieux et historique.
L’encadrement des baies (portes et fenêtres) ont
Elle semble avoir été fortifiée, le rempart crénelé sur la été réalisés en partie en pierre de taille et pour façade nord et les archères sur la façade sud en d’autres en brique de terre cuite (cayrou). Les témoignent (cf. schéma ci-dessous, cônes de vue 1 et linteaux sont réalisés en bois ou bien en pierre.
3).
Présence de lauze sur le toit. Couverture du toit
L’église a été remaniée au XVIIIe siècle, notamment par complètement réalisée en tuiles canal en terre cuite un déplacement de l’entrée à l’Est, à la place de l’ancien rouge.
chevet (cône de vue 2 sur schéma ci-dessous). La place du Platane située au sud sert de parvis pour l’église.
Une particularité de ce bâtiment est sa chapelle annexe en saillie du mur fortifié nord, matérialisant un porche visible depuis l’espace public (cf. cône de vue 3 sur carte ci-dessous et fiche n° 7).
Parmi le mobilier on notera surtout le retable baroque du maître-autel du XVIIIe siècle.
Le bâtiment se trouve en très bon état et il est Prescriptions :
accessible quotidiennement au public, des travaux de Il est interdit de détruire ou endommager le restauration ont eu lieu en 1990. bâtiment dans son ensemble. Aucune extension ou
Localisation : surélévation n’est autorisée.
Située dans le centre villageois, parcelle n° 1060. Le Bien que ce bâtiment ne soit ni inscrit ni classé au périmètre de protection porte sur l’environnement titre des Monuments Historiques, l'avis de l’UDAP proche du bâtiment incluant ainsi la Place du Platane et devra être demandé pour tous travaux de la placette située au nord de l’église. Trois cônes de vue réhabilitation ou mise en valeur portant sur le sont placés à ces deux espaces afin de pérenniser la vue bâtiment de l’église ou sur l’espace environnant (cf.
sur le bâtiment remarquable de l’église (dont le périmètre indiqué sur schéma ci-contre).
porche).
Tous travaux doivent être réalisés dans le respect de la forme originelle et du style architectural, en utilisant des matériaux et des techniques cohérentes avec l’ouvrage d’origine.
Source : AURCA, géoportail.gouv.fr, cadastre.fr Aucun élément ne doit obstruer sa perception, l’aménagement de l’espace public environnant doit permettre sa mise en valeur et respecter les cônes de vue n° 1, 2 et 3 (cf. schéma ci-contre).
Ces trois cônes de vue permettent de pérenniser la vue sur le bâtiment remarquable de l’église, dont le porche ou sacristie en saillie du mur (cônes de vue 2 et 3).
*Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine (dépendant de la DRAC)
Source images : AURCA
Façade est, entrée principale Façade sud, place sur l’ancien cimetière Rempart crénelé
Intérieur de l’église Une des deux cloches
Mur crénelé de la façade nord (image mairie de Llauro) Porche
Fiche 3 – Cellera / Intérêt architectural et historique#
Descriptif et historique : Forme urbaine / Matériaux :
Le village de Llauro s’est développé autour de son Le tissu dense du centre ancien à l’intérieur de la église fortifiée. La forme concentrique du noyau cellere se compose de constructions traditionnelles en villageois et la présence de certains éléments pierre et cayrou maçonnés à la chaux. Le toit à deux architecturaux (tour, porte, mur crénelé, etc.) nous pentes est recouvert par des tuiles canal en terre permettent d’affirmer une construction sous forme de cuite rouge.
« cellere », c'est-à-dire autour d’un cellier protégé par une fortification. Le gabarit des bâtiments varie entre rez-de-chaussée et un ou deux niveaux maximum. Leur disposition
Des documents datant du XIIe et du XVIIe siècle récrée de ruelles protégées du soleil en période témoignent de la présence d’une fortification et de estivale et du vent l’hiver. Des espaces plus aérés l’existence d’un château.. entre îlots bâtis ont permis la matérialisation de
Le mur nord crénelé de l’église et la présence places ou placettes publiques, parfois agrémentés d’archères sur le mur sud affirment la fortification du d’arbres ou bien de la végétation qui épouse les murs bâtiment. des habitations.
Une petite porte sur la parcelle n° 161 semble avoir matérialisé l’entrée à l’ancien cellier. Les ruelles sont partagées par tous les usagers (absence d’un aménagement différencié piéton-On pense que deux portes auraient pu exister aux véhicules). Leur forme tortueuse limite extrémités est et ouest de la rue des Noisetiers, mais automatiquement la vitesse de circulation et facilité le aucun élément architectural sur place ne permet de partage de l’espace en toute sécurité.
confirmer cette hypothèse. Ruelles et places sont matérialisées par du pavé, pierres ou bien du goudron. Certaines voies très
D’autres éléments d’intérêt patrimonial se trouvent à pentues ont été agrémentées de garde-corps en l’intérieur du noyau ancien et sont à protéger (voir ferronnerie.
fiches n° 4, 5a, 6, 7 et 8).
Localisation :
Cellere (périmètre brun sur carte ci-dessous) composée par les parcelles n° 1060 (église), 159, 160, 161, 1058,
153, 154, 155, 763, 764, 163, 164, 682, 710, 165, 166, 167, 168, 169, 170, 746, 849, 138, 137, 668, 847, 685, 686, 151, 700, 150, 149, 848, 139, 140, 141, 148, 142, 143, 17, 152, 684, 144, 145, 146 et la Place du Platane (espace public)
Source : AURCA, cadastre.gouv.fr, « D’ille et d’ailleurs », « Les celleres et naissance du village en Roussillon ».
Prescriptions :
Toute démolition ayant pour effet de modifier la forme de la cellere (périmètre rouge sur carte ci-dessus) est interdite. Seule la démolition-reconstruction à l’intérieur du périmètre est autorisé, et sous condition qu’il s’agisse d’une nécessité incontournable pour des questions de sécurité. Ou bien démolition pour création d’espace public dans le cas ou la construction à démolir cours des risques d’effondrement et qu’une étude paysagère démontre la nécessité de recréer un tel espace.
Tous travaux de requalification-valorisation doivent être réalisés dans le respect de la forme originelle et du style architectural, en utilisant des matériaux et des techniques cohérentes avec l’ouvrage d’origine. L’avis du service UDAP est obligatoire (cf. partie « Forme urbaine et Matériaux »).
Tout pastiche architectural est interdit. Les compositions combinant architecture traditionnelle et moderne sont admise sous condition de démontrer leur bonne intégration dans l’ensemble bâti patrimonial.
Les avant-toits en tuiles peintes des bâtiments sont à conserver (cf. fiche n° 8). Des éventuels travaux de rehaussement devront assurer le déplacement des tuiles pentes et son bon intégration dans le nouveau projet.
Les bâtiments en pierre et cayrou doivent conserver leurs murs apparents autant que possible ; sauf en cas de nécessité de protection contre les intempéries s’avérant incontournable. Les bâtiments traditionnels aux murs enduits pourront le rester.
*Unité Départemental d’Architecture et du Patrimoine (UDAP66)
Quelques images pour illustrer l’ambiance du centre ancien à l’intérieur de la cellere
Composition des constructions en pierre apparente et aux murs enduits. Présence de la nature sur façades.
Des espaces aérés matérialisant des placettes La pierre comme élément fédérateur et paysager
Des constructions traditionnelles en pierre, cayrou, tuiles et chéneaux en terre cuite vernissées.
Fiche 4 – Vestiges de la tour de l’ancienne fortification / Intérêt architectural et historique#
Descriptif et historique : Forme urbaine / Matériaux :
Des documents datant du XIIe et du XVIIe siècle Construction en pierres et terre cuite, maçonnés à la témoignent de la présence d’une fortification et de chaux. Ouvrage de forme arrondie et de 6 mètres de l’existence d’un château. Les vestiges de la tour nous hauteur.
confirment la présence de cette enceinte. Mais aucun élément ne nous permet de certifier la localisation de l’ancien château.
Les vestiges de cette tour se trouvent en assez bon état, sa structure est solide. Elle fait partie du mur d’une habitation.
Localisation :
Située sur la parcelle n° 149
Source schéma : AURCA, cadastre.gouv.fr, « D’ille et d’ailleurs », « Les celleres et naissance du village en Roussillon »./ Source images : AURCA et commune de Llauro
Prescriptions :
Cet élément d’intérêt architectural et historique, doit être conservé et protégé.
Tous travaux de requalification-valorisation doivent être réalisés dans le respect de la forme originelle et du style architectural, en utilisant des matériaux et des techniques cohérentes avec l’ouvrage d’origine. L’avis du service UDAP est obligatoire (cf. partie « Forme urbaine et Matériaux »).
Aucun élément ne doit obérer sa perception depuis l’espace publique.
*Unité Départemental d’Architecture et du Patrimoine (UDAP66)
Fiche 5a-e– Fontaines et puits / Valeur culturelle et historique
Descriptif et historique : Matériaux :
Les puits et fontaines témoignent d’une Les puits sont construits sous forme cylindrique, en pierres et certaine époque où l’accès à l’eau potable terre cuite maçonnées. Le puits situé sur la parcelle n° 32 (a) et se faisait par les puits ou fontaines que le surélevé d’une voute permettant de le fermer et de le protéger village installait : eau pour cuisiner, pour par un grillage en ferronnerie. Une manivelle en fer y est laver… Depuis ces ouvrages sont toujours installée permettant d’activer le mécanisme pour remonter de d’utilité. Leur conservation permette de l’eau à l’aide d’un récipient.
garder une identité et mémoire commune.
Quant aux fontaines elles contiennent un bassin en pierre
2 puits (a et b) d’extraction d’eau ont été surmonté et protégé d’une construction réalisée en pierres et recensés dans la commune, faisant l’objet « cayrou » (briques de terre cuite) maçonnés. En général cette de protections particulières, ainsi que 3 construction est réalisée sous forme de voute, avec un arc fontaines (c, d, e) à protéger et valoriser : centré en pierre et/ou cayrou et un fronton matérialisé sur la fontaine des écureuils (e), fontaine Martin façade. La couverture (toit) est à deux pentes et couvert de
(c) et font Madame (d). tuiles canal pour la fontaine des écureuils, et en pierre pour les deux autres.
Des marches permettent leur accès protégé par de garde-corps en ferronnerie peint.
Localisation :
2 puits sur les parcelles n° 32 (a) et n° 7 (b).
3 fontaines sur les parcelles n° 774 (e), 798 (f) et sur l’espace public accolée à la parcelle n° 74 (d).
Source : AURCA, cadastre.gouv.fr
Prescriptions :
Les puits et fontaines sont à conserver pour des raisons culturelles et patrimoniales.
Les éventuels travaux de restauration, sécurisation et valorisation doivent être réalisés dans le respect de l’ouvrage d’origine et avec des matériaux et techniques adaptés.
Des éléments de signalétique pourraient être ajoutés sur place, notamment pour les 3 fontaines et le puits ou pompe sur la zone humide, afin de les mettre en évidence, pour informer et les faire connaître de tous ainsi que pour des raisons de sécurité.
Puits ou pompe (a) Puits privé (b) Fontaine des écureuils (f) sur espace public
Fontaine Martin (d), sur espace public Font Madame (e), sur espace public
Source images : AURCA
Fiche 6a et b – Four à pain et pigeonnier / Valeur culturelle
Descriptif et historique : Matériaux :
Certains éléments faisaient partie de la vie Four à pain : ouvrage maçonné en pierres liés au mortier quotidienne de Llauro à l’époque où l’eau à la chaux, de forme carrée.
courante et l’électricité (réseau public) n’existaient Une partie de la couverture en tuiles canal de terre cuite pas encore. C’est le cas des fontaines ou puits et ressort sur la façade.
des fours à pain. Un four à pain de forme carrée est toujours visible sur la façade nord d’une Pigeonnier : Ouvrage réalisé avec briques de terre cuite habitation. Il est intégré au mur du bâtiment, qui maçonnés à l’intérieur du mur (pierres et chaux).
se trouve lui à l’intérieur de la cellera.
Un autre élément typique est le pigeonnier, Prescriptions :
intégré sur les murs ou bien sous forme de tour. A Eléments d’intérêt culturel à conserver et valoriser. Leur
Llauro on peut encore apprécier un pigeonnier destruction totale ou partielle est interdite.
intégré sur la façade d’un bâtiment d’habitation, Tous travaux de requalification doivent être entrepris sur la rue des Cerisiers. dans le respect de la forme et des matériaux originels de
Ces éléments ont une valeur culturelle qui mérite cet élément.
d’être conservée et valorisée.
Localisation : Des travaux de réhabilitation des façades peuvent
Four à pain (a): Dans la cellere, sur la façade de la nécessiter la réalisation d’un enduit afin de protéger les construction (n°4), située sur la parcelle n° A147, éléments maçonnés et les joints des intempéries et rue El Carrero. permettre une meilleure tenue dans le temps. Si tel est
Pigeonnier (b) : parcelle n°A107, habitation n° 1 de le cas, l’enduit devra être réalisé à la chaux, l’utilisation la rue des Chênes lièges. La vue du pigeonnier est du ciment sur ce type de constructions est proscrite.
sur la rue des Cerisiers
Four à pain(a) sur façade parcelle 147 / Image : AURCA
Source : AURCA, géoportail.fr, cadastre.gouv.fr
Pigeonnier intégré au mur d’un logement. Image: Mairie de
Llauro
Fiche 7a - c – Porches / Valeur architecturale
Descriptif et historique : Matériaux :
Les porches (a b et c) sont des éléments Constructions sous forme d’arc centré ou voute, réalisées d’architecture atypiques qui accrochés aux murs en pierres ou cayrou (brique de terre cuite).
des bâtiments privés surplombent l’espace public Le porche situé sur La Carrer dels dos Porxos est (voie, impasse) marquant tout simplement le accessible (privé) donc surmonté d’un garde-corps réalisé passage sur une voie ou bien l’entrée d’un îlot en cayrou maçonné.
d’habitations.
Ils sont à protéger par leur singularité architecturale, par ailleurs ils se trouvent à l’intérieur de la « cellera ».
Le troisième porche (c) est intégré au bâtiment de l’église, il a donc été traité dans la fiche n° 2 (église Saint Martin).
Localisation : Prescriptions :
L’un (a) localisé sur La Carrer dels dos Porxos, au Ces éléments d’intérêt architectural sont à conserver et nord de l’église, et bâti sur les parcelles n° 763 et requalifier si nécessaire. Tous travaux de requalification la petite parcelle n° 162. doivent être entrepris dans le respect de la forme et
Le deuxième (b) situé sur l’impasse des Acacias, l’aspect d’origine ; et réalisés avec des matériaux et accroché aux parcelles n° 140 et 141. techniques cohérentes avec l’ouvrage d’origine.
Le troisième (c), est accolé à l’église (traité en fiche n° 2)
Porche a Porche b
Source : AURCA, géoportail.fr
Porche c
Fiche 8a-g – Génoises peintes (avant-toit)/ Valeur architecturale et culturelle
Descriptif et historique : Matériaux :
Certaines constructions localisées dans le centre Eléments en terre cuite superposés et peints de ancien et la première extension villageoise, couleur blanche.
présentent des génoises (corniches maçonnées) en terre cuite peintes en blanc. Ces motifs offrent une diversité formelle et thématique : géométriques, floraux, animaliers…autant de réminiscences de croyances et superstitions populaires et païennes.
Ces éléments sont à protéger par leur singularité architecturale et leur symbolique culturelle.
Localisation :
7 constructions (a à g) localisées sur 7 parcelles du centre et sa première extension, ont été ciblées comme ayant des génoises (avant-toits) peintes à protéger : parcelles n° 10, 165, 167, 682, 155, partie des parcelles n°
29 et 59.
Source : AURCA, géoportail.fr
Prescriptions :
Les génoises en tuiles peintes des bâtiments sont à conserver.
Des travaux de valorisation-requalification pourront être réalisés dans le respect des matériaux et de la forme d’origine.
Des éventuels travaux de rehaussement devront assurer le déplacement des tuiles pentes et son bon intégration dans le nouveau projet. Le cas échéant ces travaux ne pourront pas s’effectuer.
Source image : AURCA
Exemple de tuiles peintes.
Fiche 9 - Platane / Valeur paysagère et historique#
Descriptif : Essences :
Platane centenaire, élément paysager isolé marquant Platane la place attenante à l’église.
Localisation : Prescriptions :
Le platane est situé à l’intérieur de la « cellera » sur Conservation et protection de cet élément. Il est l’espace public, sur la Place portant son nom, comme interdit de l’endommager ou l’abattre.
il est indiqué sur les schémas ci-dessous.
L’arbre pourrait éventuellement être déplacé ou remplacé si son état sanitaire le rendrait nécessaire.
Platane centenaire au sud de l’église
Source cartes : AURCA, géoportail.fr, cadastre.gouv.fr
Source image : AURCA et commune de Llauro
Fiche 10 – Alignement de chênes lièges / Valeur paysagère et culturelle#
Descriptif : Essences :
Chênes lièges
L’alignement de chênes lièges centenaires situés en sur une partie des parcelles urbaines et naturelles est à protéger (cf. localisation sur schémas ci-dessous et plan de zonage du PLU).
Ces éléments représentent le patrimoine naturel de la commune ainsi qu’un passé industriel (fin XIXe et début XXe siècle) dans la fabrication des bouchons de liège.
Localisation : Prescriptions :
L’ensemble de chênes lièges se trouvent en Conservation et protection de ces éléments. Il est alignement sur une partie de la parcelle n° 2, 656 et interdit de les endommager ou de les abattre.
657. Sur deux zones U et N du plan de zonage.
Un ou plusieurs arbres pourraient être éventuellement déplacés ou remplacés si leur état sanitaire le rendrait nécessaire.
Chênes lièges centenaires
Source image : AURCA
Source cartes : AURCA, plan de zonage, géoportail.fr, Chênes lièges centenaires cadastre.gouv.fr Source image : Commune de Llauro
Fiche par élément et par catégorie, protégés au titre de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme pour des motifs d’ordre écologiques
Fiche 8 - Zones humides / Valeur écologique#
Descriptif :
Une zone humide est située à proximité immédiate de l’urbanisation au nord du village (à l’est du centre ancien). Des investigations de terrain ont en effet permis de confirmer la présence d’une zone humide potentielle identifiée par l’Atlas départemental de zones humides (zone « PLR0859 »).
Probablement alimentée par des eaux de ruissellement en provenance du village, cette zone constitue en réalité un petit linéaire qui rejoint ensuite le Monà en contrebas.
Les principales menaces concernent la destruction de ces espaces et le risque de pollution.
Localisation : Prescriptions :
Située sur une partie des parcelles n° 30, 31, 32, 293, 294, Identification et protection de cette zone
295, 980 et 1076. humide. Au sein de cette zone (surface localisée sur schéma ci-contre), tous dépôts, constructions, installations ou aménagements sont interdits à l’exception de ceux en faveur de sa préservation et de sa gestion.
Une attente particulière sera à porter lors de la réalisation du futur parking envisagé sur une partie de la parcelle n° 30 (ER n°2) à proximité de la zone humide, afin d’éviter toute incidence indirecte pour la zone humide (gestion des eaux de pluies sur site, diminution de l’imperméabilisation des sols…).
Source cartes : AURCA, géoportail.fr, cadastre.gouv.fr *Au titre de l’article L.211-1 du Code de l’Environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ». Les critères de détermination d’une zone humide sont donc d’ordre pédologique et floristique.
Zone humide / Source images : AURCA
Bibliographie
Sources bibliographiques :
D’ille et d’ailleurs, n° 27. Une ville, une histoire Llauro. L’industrie bouchonnière dans un village des Aspres. Revue réalisée au Collège P.
Fouché d’Ille-sur-Tet. Juillet 1992
Llauro village des Aspres, Claude Parayre, septembre 2011
Site internet « Pyrénées Catalanes » : http://pyreneescatalanes.free.fr/Villages/Histoire/StEsteve.php
Site internet du « Conseil Départemental des Pyrénées Orientales » : http://www.ledepartement66.fr
Denis Fontaine, spécialiste, article l’Indépendant : http://www.lindependant.fr/2012/09/19/puits-un-expose-rafraichissant-signe-duspecialiste-denis-fontaine,165852.php
Sources pour l’élaboration des cartes : AURCA, Géoportail.fr, Cadastre.gouv.fr, Commune de Llauro
Dispositions applicables a certains travaux#
Reconstruction d’un batiment detruit ou demoli depuis moins de 10 ans#
La reconstruction à l’identique d’un bâtiment détruit ou démoli depuis moins de 10 ans peut-être autorisée dès lors qu’il a été régulièrement édifié conformément aux dispositions de l’art. L111-15 du Code de l’Urbanisme en vigueur au moment de l’approbation du PLU : « Lorsqu'un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si la carte communale, le plan local d'urbanisme ou le plan de prévention des risques naturels prévisibles en dispose autrement. »
Les emplacements reserves#
Les Emplacements Réservés (ER) figurent sur le plan de zonage du Plan Local d’Urbanisme et sont représentés par ce figuré .
Ils sont numérotés et classés dans la liste ci-après. Cette liste comprend la finalité de chaque Emplacement
Réservé et donc l’opération projetée.
Ces Emplacements Réservés sont soumis aux dispositions du Code de l'Urbanisme.
Chapitre I : Contenu du PLU – Section 4 Règlement – Sous-section 3 Equipements, réseaux et emplacements réservés.
« Le règlement peut délimiter des terrains sur lesquels sont institués :
1° Des emplacements réservés aux voies et ouvrages publics dont il précise la localisation et les caractéristiques ;
2° Des emplacements réservés aux installations d'intérêt général à créer ou à modifier ;
3° Des emplacements réservés aux espaces verts à créer ou à modifier ou aux espaces nécessaires aux continuités écologiques ;
4° Dans les zones urbaines et à urbaniser, des emplacements réservés en vue de la réalisation, dans le respect des objectifs de mixité sociale, de programmes de logements qu'il définit ;
5° Dans les zones urbaines et à urbaniser, des servitudes interdisant, sous réserve d'une justification particulière, pour une durée au plus de cinq ans dans l'attente de l'approbation par la commune d'un projet d'aménagement global, les constructions ou installations d'une superficie supérieure à un seuil défini par le règlement. Ces servitudes ne peuvent avoir pour effet d'interdire les travaux ayant pour objet l'adaptation, le changement de destination, la réfection ou l'extension limitée des constructions existantes. » Article L.151-41 du Code de l’Urbanisme.
Chapitre II : Effets du PLU - Section 1 Respect du PLU#
« Le propriétaire d'un terrain bâti ou non bâti réservé par un plan local d'urbanisme en application de l'article L.
151-41 peut, dès que ce plan est opposable aux tiers, et même si une décision de sursis à statuer qui lui a été opposée est en cours de validité, exiger de la collectivité ou du service public au bénéfice duquel le terrain a été réservé qu'il soit procédé à son acquisition dans les conditions et délais mentionnés aux articles L. 230-1 et suivants.
Lorsqu'une servitude mentionnée à l'article L. 151-41 est instituée, les propriétaires des terrains concernés peuvent mettre en demeure la commune de procéder à l'acquisition de leur terrain, dans les conditions et délais prévus aux articles L. 230-1 et suivants.» Article L.152-2 du Code de l’Urbanisme.
N° Désignation Bénéficiaire Superficie
(m²)
1 Aménagement d’un parking public Commune de#
Llauro 385,49
1543,51
2 Aménagement d’un parking public Commune de 1184,39#
Llauro 410,57
581,67
3 Aménagement d’un parking public Commune de 1649,78#
Llauro 7245,14
3672,12
4 Aménagement d’un cheminement piétonnier et cyclable Commune de 594,25#
Llauro
5 Aménagement d’une aire de pique nique et mis en valeur de la Commune de fontaine de l’écureuil Llauro#
6 Aménagement de l’impasse des mimosas jusqu’à la voie communale de Commune de l’ancienne station sur une emprise de 4 mètres Llauro
7 Aménagement du chemin de Tordères sur une emprise de 5 mètres Commune de#
Llauro
8 Aménagement d’une piste DFCI Commune de#
Llauro
9 Création de jardins familiaux Commune de#
Llauro
Risque incendie de foret#
La commune de Llauro est exposée au risque d'incendie de forêt. L'application des dispositions légales notamment en matière de débroussaillement (arrêté préfectoral n°2013 238-0011 du 26 août 2013 relatif aux mesures de prévention des incendies et milieux naturels) est obligatoire sur la totalité du territoire communal.
Composition du reglement#
Chapitre I. Usage des sols et destination des constructions.
Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités.
Chapitre II. Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère.
Volumétrie et implantation des constructions.
Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère.
Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions.
Stationnement.
Chapitre III. Equipements et réseaux#
Desserte par les voies publiques ou privées.
Desserte par les réseaux.