Intitulé du document : Obligations en matière d’infrastructures et réseaux de communications électroniques
Article non réglementé.
Titre III - effets des dispositions portees au document graphique#
Espaces Boisés Classés (EBC)
Le classement de certains bois, bosquets ou haies (haies bocagères, ripisylves, alignement…) est motivé par les enjeux suivants :
qualité paysagère :
- massifs boisés, bosquets et haies structurant le paysage ou jouant un rôle de masque visuel limitant l’impact paysager d’une construction ou d’un aménagement,
- haies ou boisements ayant un rôle de coupures d’urbanisation,
- vergers reliques pour leur qualité dans la composition paysagère autour de noyaux bâtis,
- plantations d’alignement remarquables ; préservation d’écosystèmes particuliers : ripisylves pour leurs rôles multiples (réduction des risques fort d’érosion latérale des berges, épuration), vergers pour leur rôle dans le maintien d’une diversité biologique ; maintien de corridors biologiques : notamment le long des cours d’eau où la ripisylve est protégée par un classement en EBC sur une largeur de 10 m de part et d’autre du lit mineur. Cet enjeu s’inscrit dans le cadre de la « Trame Verte » de la Loi portant engagement national pour l’environnement, dite Grenelle II ; protection contre les nuisances : haies, boisements ou vergers entre une infrastructure routière et une zone d’habitat ou une future zone d’habitat. Les demandes d’autorisation de défrichement sont irrecevables dans les Espaces Boisés Classés.
Les EBC du PLU (articles L. 130-1 et R. 123-11 a) du Code de l’Urbanisme) sont repérés dans le document graphique par les figurés suivants :
EBC surfacique (parcelle ou partie de parcelle)
EBC linéaire (haie, alignement)
Plan Local d’Urbanisme de Masléon (87) – Règlement
Liste des bâtiments agricoles qui peuvent faire l’objet d’un changement de destination
Liste des bâtiments agricoles situés en zone A qui, en raison de leur intérêt architectural ou patrimonial, peuvent faire l’objet d’un changement de destination :
Lieu-dit Las Clideas
Section A#
Parcelles 887
Nombre de bâtiments
1
Ces bâtiments sont reportés dans le document graphique avec le figuré suivant :
Nuancier départemental
Il est disponible sur simple demande auprès du CAUE de Haute-Vienne :
NUANCIER DEPARTEMENTAL pour une mise en couleur harmonisée des menuiseries et des enduits en Haute-Vienne
Conception réalisation : CAUE de la Haute-Vienne
Parution : 2007
Secteurs de plan de masse
Le plan de masse a pour objet de fixer, pour un secteur donné, les règles spéciales applicables aux constructions au moyen d’une représentation graphique volumétrique en trois dimensions. Il permet de s’affranchir de la structure foncière en déterminant concrètement l’urbanisation future du secteur.
Les règles résultant du plan de masse ont les mêmes portées et valeurs que les règles du règlement écrit. Le plan de masse exprime une règle spéciale qui déroge ponctuellement à la règle générale applicable à la zone dans l’objectif :
de favoriser la division parcellaire de grandes parcelles situées en cœur de zone constructibles, de maintenir des perceptions visuelles sur des éléments de paysage qualitatifs, d’encourager une implantation bioclimatique des futures constructions, de maintenir un corridor écologique à travers les jardins ou espaces verts imposés.
Un secteur de plan de masse au titre de l’article R.123-12 5 du code de l’urbanisme est défini dans le règlement graphique. Le plan de masse reporté ci-après présente le figuré suivant dans le règlement graphique :
Plan Local d’Urbanisme de Masléon (87) – Règlement
GEOSCOPE – M13-04 – Mars 2016
Glossaire#
Acrotère : mur ou murette en maçonnerie au-dessus d’une toiture terrasse ou en pente.
Bardage : revêtement de mur extérieur. Il a un double rôle, à la fois décoratif pour une meilleure intégration paysagère mais aussi de protection et d’isolant.
Bardeaux en bois : matériau de construction en bois de mélèze, de chêne, de châtaignier, ou même de sapin, utilisé en couverture sur les toitures voire sur les murs. Ce mode de couverture est d’une grande légèreté, résiste aux efforts du vent, et, lorsque le bois employé est d’une bonne qualité, il se conserve pendant plusieurs siècles.
Bardeaux en mélèze
Coefficient d’occupation des sols (COS) : rapport exprimant le nombre de mètres carrés de surface de plancher susceptibles d’être construits par mètre carré de sol.
Comble : volume compris entre le plancher haut du dernier étage d’un bâtiment et la toiture.
Dépôts : matériaux de nature à produire des effets nocifs sur le sol, la flore et la faune, à dégrader les sites ou les paysages, à polluer l’air ou les eaux, à engendrer des bruits et des odeurs.
Egout du toit : limite basse de toit d’où ruisselle l’eau de pluie récupérée par un chéneau ou une gouttière.
Éléments techniques et énergies renouvelables : Les éléments techniques sont des éléments destinés au fonctionnement de la construction ou au confort de ses occupants tels que : paraboles, antennes, ascenseurs, panneaux solaires, climatiseurs, pompes à chaleur, etc…
Emprise au sol des constructions : l’emprise au sol des constructions résulte du total des superficies de terrain occupées par les bâtiments édifiés sur une unité foncière.
L’emprise au sol s’exprime en valeur absolue (m²) ou en pourcentage par rapport à la surface de l’unité foncière.
Energie grise : quantité d’énergie issue des ressources fossiles nécessaire au cycle de vie d’un matériau ou d’un produit (production, extraction, transformation, fabrication, transport, mise en œuvre, utilisation, entretien et recyclage).
Epannelage : forme simplifiée des masses bâties constitutives d’un tissu urbain.
Espace Boisé Classé (EBC) : le classement d’une parcelle ou partie de parcelle en EBC interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.
Le classement en espace boisé d’une parcelle ou d’une partie de parcelle implique, en dehors des cas de dispense explicitement prévus par le code de l’urbanisme (article L.130-1) ou des arrêtés préfectoraux, que les coupes et abattages d’arbres en espace boisé à conserver doivent faire l’objet d’une déclaration préalable au titre de l’article R.421-23g du code de l’urbanisme depuis l’entrée en vigueur de la réforme des autorisations d’urbanisme au 1er octobre 2007.
Ces cas de dispense concernent : l’enlèvement des arbres dangereux, des chablis et des bois morts ; les coupes réalisées dans les forêts publiques bénéficiant du régime forestier et gérées par l’Office national des forêts, ainsi que celles prévues par un plan simple de gestion agréé en forêt privée ou d’un règlement type de gestion approuvé ; les coupes qui entrent dans le cadre d’une autorisation par arrêté préfectoral.
Etage d’attique : dernier étage d’un immeuble, situé au-dessus de l’entablement. Par extension, dans l’habitat traditionnel, typologie de dernier niveau possédant une hauteur et des ouvertures moindres que les étages courants.
Façades : toute élévation d’un bâtiment donnant sur les voies et espaces publics, ou sur les cours et jardins privés. Hauteur maximale des constructions.
Faîtage : arête supérieure d’une charpente, sommet d’un mur; par extension sommet d’un toit.
Hauteur d’une construction : différence d’altitude mesurée verticalement entre les points hauts de la construction et le niveau du sol (niveau du sol existant avant travaux).
Les constructions doivent respecter : Soit une hauteur de façade, mesurée depuis le niveau du sol au point le plus bas de la façade :
- à la corniche ou à l’égout dans le cas d’un toit en pente,
- à l’acrotère dans le cas d’une toiture terrasse. Soit une hauteur absolue, mesurée au point le plus élevé du bâtiment depuis le niveau du sol le plus bas.
Hauteur à la corniche ou à l’égout
Hauteur à l’acrotère
Les éléments techniques tels que cheminées, dispositifs nécessaires à l’utilisation des énergies renouvelables tels que les capteurs d’énergie solaire et les éléments de décor architecturaux ne sont pas pris en compte dans le calcul des hauteurs, sous réserve du respect des dispositions de l’article 11 de chaque zone.
Hauteur absolue
La hauteur des constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif telles que châteaux d’eau, pylônes antennes et téléphone mobile, éoliennes, n’est pas réglementée sous réserve des dispositions de l’article 11 de chaque zone.
Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives : les projets de constructions nouvelles doivent tenir compte de l’implantation et de l’orientation des constructions voisines afin de s’intégrer d’une manière ordonnée aux volumes existants et d’éviter de faire ombrage aux façades ensoleillées voisines.
Le retrait d’une construction par rapport aux limites séparatives latérales ou de fond de terrain est mesuré perpendiculairement, de tout point de la construction au point le plus proche de la limite concernée. Dans les cas où le retrait est dépendant de la hauteur de la construction, cette hauteur est mesurée au point le plus haut de la façade le plus proche de la limite.
Les règles d’implantation par rapport aux voies publiques ou privées et aux emprises publiques ne s’appliquent pas aux poteaux, pylônes, transformateurs et autres installations techniques nécessaires aux réseaux.
Plan Local d’Urbanisme de Masléon (87) – Règlement
Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques : Le recul d’une construction par rapport aux voies publiques ou privées et aux emprises publiques (actuelles ou projetées) est mesuré perpendiculairement de tout point de la construction au point le plus proche de la limite de la voie ou de l’emprise concernée.
Les règles d’implantation par rapport aux voies publiques ou privées et aux emprises publiques ne s’appliquent pas aux poteaux, pylônes, transformateurs et autres installations techniques nécessaires aux réseaux.
Installations diverses : installations dispensées de toute formalité au titre du code de l’urbanisme.
Jouée : paroi latérale d’une lucarne.
Limites latérales : limites du terrain qui ont un contact en un point avec la limite riveraine d’une voie ou d’une emprise publique.
Limites de fond de parcelle : limite opposée à celle par laquelle s’effectue l’accès des véhicules à la parcelle sur un terrain quadrilatère. Dans les autres cas, le fond de parcelle est constitué par la limite opposée la plus éloignée de celle supportant cet accès véhicule, à l’exception des terrains de forme triangulaire pour lesquels il n’y a pas de fond de parcelle.
Limites séparatives : limites entre deux propriétés voisines. Elles comprennent les limites latérales et les limites de fond de parcelle.
Lit mineur : espace d’écoulement des eaux d’un cours d’eau limitée par ses berges.
Lucarnes : La typologie de lucarne à privilégier est la lucarne dite à capucine. Les lucarnes doivent être à deux ou trois pentes et respecter les axes de composition de la façade. Les lucarnes ne peuvent pas être plus larges que les fenêtres des étages inférieurs, elles doivent avoir une proportion plus haute que large.
à capucine
Lucarnes…
à deux pans
engagée
Modénature : contraste de saillies et de retraits obtenu par le choix tant des profils que des proportions de la mouluration (ligne d’architecture exprimée par un ornement allongé et en relief).
Mur bahut : mur de faible hauteur (garde corps, margelle...).
Mur gouttereau : mur porteur en façade dans l’axe de l’édifice.
Mur pignon : le pignon est une façade, le plus souvent aveugle, qui porte les pannes d’un comble et dont les contours épousent les formes de ce comble.
Nu du mur : surface
Mur pignon
Mur gouttereau externe plate d’un mur en référence hors saillies pour les mesures.
Nu intérieur dans une pièce. Nu extérieur en façade.
Outeau : Petite ouverture plate fermée par une grille ou une planche de bois et insérée dans une toiture en ardoise ajustées pour effectuer la ventilation des combles.
Recul : la notion de retrait des façades des constructions par rapport aux voies, aux emprises publiques, aux limites séparatives et à l’implantation des constructions les unes par rapport aux autres (articles 6, 7 et 8 des règlements de zone) s’applique au nu* de la façade concernée, c’est-à-dire hors éléments de construction en saillie de la façade.
Ripisylve : au sens littéral « bois de berges ». Boisement linéaire qui se développe en bordure de cours d’eau.
Sablière : longue poutre horizontale, sur laquelle s’appuient les autres pièces d’une charpente.
Secteur : subdivision d’une zone qui se distingue du régime général de celle-ci ou de celui d’autres secteurs par des dispositions réglementaires sans que le caractère et les formes générales ne changent significativement.
Surface de plancher d’une construction : somme des surfaces de plancher closes et couvertes, sous une hauteur de plafond supérieure à 1,80 m, calculée à partir du nu intérieur des façades du bâtiment et dont on déduit :
l’épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l’extérieur, les vides et les trémies afférentes aux escaliers et ascenseurs, les surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non, les surfaces de plancher des combles non aménageables pour l’habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial, les surfaces de plancher des locaux techniques nécessaires au fonctionnement d’un groupe de bâtiments ou d’un immeuble autre qu’une maison individuelle les surfaces de plancher des caves ou des celliers, annexes à des logements, dès lors que ces locaux sont desservis uniquement par une partie commune, une surface égale à 10 % des surfaces de plancher affectées à l’habitation telles qu’elles résultent le cas échéant de l’application des alinéas précédents, dès lors que les logements sont desservis par des parties communes intérieures.
Plan Local d’Urbanisme de Masléon (87) – Règlement
Toit : Les toits autorisés sont à deux pans et croupes ou demi croupes, ou à deux pans et pignons droit.
Toits à 2 pans
Toiture-réservoir : une des
techniques
alternatives possibles pour une gestion plus durable des eaux pluviales
2 pignons droits#
2 demi-croupes#
2 croupes (avec les citernes d’eau de pluie, les chaussées à structures réservoirs et revêtements perméables, etc.). Elles ont pour objet, d’une part, de réduire en amont l’impact de l’urbanisation et de l’imperméabilisation des surfaces, notamment en termes d’inondations et de saturation des réseaux d’assainissement, par infiltration et rétention pour réduire les flux que le réseau doit prendre en charge, et d’autre part d’économiser la ressource en eau par utilisation de l’eau stockée pour les usages non nobles.
Travaux et ouvrages divers : ouvrages ou installations de stockage de gaz ou fluides et les canalisations, lignes ou câbles ; ouvrages d'infrastructure des voies de communication ferroviaires, fluviales, routières ou piétonnières, publiques ou privées, ainsi que les ouvrages d'infrastructure portuaire ou aéroportuaire ; installations temporaires implantées sur les chantiers et directement nécessaires à la conduite des travaux ainsi que les installations temporaires liées à la commercialisation d'un bâtiment en cours de construction ; les modèles de construction implantés temporairement dans le cadre de foires-expositions et pendant leur durée ; le mobilier urbain implanté sur le domaine public ; les statues, monuments ou œuvres d'art, lorsqu'ils ont une hauteur inférieure ou égale à 12 mètres au-dessus du sol et moins de 40 mètres cubes de volume ; les terrasses dont la hauteur au-dessus du sol n'excède pas 0,60 mètre ; les poteaux, pylônes, candélabres ou éoliennes d'une hauteur inférieure ou égale à 12 mètres au-dessus du sol, ainsi que les antennes d'émission ou de réception de signaux radioélectriques dont aucune dimension n'excède 4 mètres et, dans le cas où l'antenne comporte un réflecteur, lorsque aucune dimension de ce dernier n'excède un mètre ; les ouvrages non prévus ci-avant dont la surface au sol est inférieure à 2 mètres carrés et dont la hauteur ne dépasse pas 1,50 mètre au-dessus du sol.
Unité foncière ou terrain : est considéré comme unité foncière ou terrain, tout bien foncier d’un seul tenant appartenant à un même propriétaire.