Intitulé du document : N – 1.2.9 dispositions relatives au patrimoine bâti et naturel à préserver
Toute construction nouvelle édifiée à proximité d’un élément bâti ou au sein d’un ensemble patrimonial à préserver identifié par le règlement graphique du PLU doit tenir compte de ses caractéristiques architecturales et / ou paysagères (notamment en termes d'implantations, de volumes, de proportions, de matériaux, de teintes, ou de traitement paysager des abords).
Une réhabilitation, une extension ou une surélévation des bâtiments à préserver peut être refusée dès lors qu'elle porte atteinte, par son implantation, sa volumétrie ou le traitement des façades et toitures, à leur caractère culturel ou historique initial.
La démolition des éléments bâtis à préserver peut être autorisée exceptionnellement pour permettre la réalisation d’un projet d’intérêt collectif (équipement public ou infrastructure).
Au sein des ensembles patrimoniaux identifiés par le règlement graphique du PLU, sous réserve de respecter la trame végétale et la composition paysagère actuelle (jardins, parcs, cours, allées etc.), seuls sont autorisés les usages et occupations des sols suivants :
- les annexes et les extensions des constructions existantes ;
- les changements de destination vers l'habitation, les équipements d'intérêt collectif et les services publics et vers l'hébergement hôtelier et touristique ;
- les nouvelles constructions à usage d'équipements publics ;
- les constructions, installations, aménagements nécessaires à la gestion des espaces libres.
Avertissements relatifs aux sols argileux :
La zone N est située en zone d’aléa faible à fort pour le risque de mouvement de terrain lié au phénomène de « retrait-gonflement » des argiles. Il convient de se reporter à l’annexe du présent règlement détaillant le risque et les moyens de s’en prémunir.
Secteurs soumis au bruit des infrastructures terrestres :
Les nouvelles constructions situées à proximité des RD 2 et RD 938 doivent respecter les dispositions de l’arrêté préfectoral du 26 janvier 2016 portant révision du classement sonore des infrastructures de transports terrestres. Un plan en annexe du dossier de PLU précise les secteurs concernés.
PLU Plan local d’urbanisme – règlement – zone n#
N – 2. caractéristiques urbaines, architecturales environnementales et paysagères#
Les nouvelles constructions doivent respecter l’organisation du bâti (sur cour ouverte ou fermée, en "U", "L", etc.) et être implantées dans la continuité du bâti (fermer une cour, être dans le prolongement d'un volume existant, reprendre les implantations des annexes déjà existantes, etc.).
N – 2.1.5 IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UN MÊME TERRAIN L’implantation des constructions et installations doit être conçue de telle façon que les conditions de sécurité (incendie, protection civile) et de salubrité (ensoleillement) soient respectées. Les annexes des bâtiments à usage d'habitation doivent être implantées à une distance maximale de 20 mètres de la construction principale.
N – 2.2 aspect extérieur des constructions#
N – 2.2.1 DISPOSITIONS GÉNÉRALES Toute construction ou ouvrage doit : - être en cohérence avec l’environnement dans lequel il s'inscrit,
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- respecter la topographie du terrain sur lequel il est édifié,
- présenter une architecture correspondant à sa fonction.
Toute construction s'inspirant d'un style architectural traditionnel étranger à la région est interdite.
Toutes les constructions implantées sur un même terrain doivent être réalisées avec le même soin et en cohérence avec le traitement de la construction principale.
La conception et la réalisation des bâtiments et des installations doivent être soignées et permettre un vieillissement correct de l’ouvrage.
Il n'est pas fixé d'autres règles pour les installations et constructions nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif.
La règlementation qui s’applique aux bâtiments agricoles incluant ceux nécessaires aux CUMA est précisée au paragraphe 2.2.2.
La réglementation qui s'applique aux autres constructions est précisée aux articles 2.2.3 à 2.2.7, sachant que des adaptations pourront y être apportées si elles sont de nature à améliorer la qualité architecturale du projet et son intégration dans l'environnement.
N – 2.2.2 BÂTIMENTS D’EXPLOITATION AGRICOLES Les bâtiments sont constitués de volumes bas, réduits ou fractionnés, s’inspirant le cas échéant du patrimoine bâti environnant, sauf en cas de nécessité technique.
Les matériaux employés doivent présenter un aspect fini, ce qui n’exclut pas l’utilisation de matériaux bruts, notamment le bois, sous réserve d’une mise en œuvre soignée.
Lorsqu’elles sont visibles, les toitures doivent présenter une teinte plus sombre que celle des façades.
N – 2.2.3 façades#
Toutes les façades (façades sur rue, façades arrière, pignons) ainsi que leurs soubassements sont traités avec le même soin.
Certains enduits ou habillages ou matériaux apparents peuvent être interdits en raison de leur grain, de leur matière, de leur brillance ou de leur couleur. Une harmonie doit être recherchée dans le traitement des bâtiments implantés sur un même terrain ou au sein d’une opération d’ensemble.
Les matériaux utilisés doivent notamment :
- s’harmoniser entre eux ;
- présenter un aspect fini : aucun matériau destiné à être recouvert ne doit rester nu ;
- ne pas occasionner de nuisances vis-à-vis de l’environnement (réverbérations ou couleurs vives ou inhabituelles notamment) ;
- permettre une bonne intégration du bâti dans l’environnement.
De manière générale, il sera imposé une qualité de matériaux permettant la pérennité des façades.
Les enduits doivent être de préférence lissés, brossés ou talochés.
Les matériaux traditionnels tels que la pierre de taille, la brique d’ornement ou l’enduit à la chaux ne doivent pas être recouverts.
Le choix des coloris doit permettre une intégration harmonieuse de la construction dans l’ambiance chromatique de la rue ou du site.
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L'aspect des façades doit respecter les rythmes verticaux (rythmes parcellaires, largeurs, ouvertures…) et horizontaux des façades existantes (ouvertures, chaînages, corniches…).
Les éléments d’architecture en saillie des façades (balcons, oriels, marquises, etc.) sont autorisés, sous réserve d’une inscription dans le contexte architectural et urbain du quartier et d’un traitement de qualité.
Les vérandas sont un élément accessoire de la construction, elles doivent avoir une largeur inférieure à celle de la façade sur laquelle elles s'appuient. Leur ossature doit être constituée d’éléments fins. Si celle-ci comporte un soubassement en maçonnerie, ce dernier doit être réalisé en harmonie avec les matériaux du bâtiment principal.
Les caissons des dispositifs d’occultation ou de fermeture des baies (volets roulants, rideaux de magasin…) doivent être posés à l’intérieur des constructions, sauf impossibilité technique pour un bâtiment existant. Dans ce dernier cas, ils pourront être posés entre les tableaux, sans saillie par rapport au nu de la façade.
Les branchements et raccordements des constructions aux réseaux sont enterrés ou intégrés aux façades.
Les évacuations des eaux pluviales s’inscrivent dans la composition des façades.
N – 2.2.4 toitures et couvertures#
Les constructions principales doivent être surmontées d’une toiture à deux pentes. La pente des toitures doit présenter un angle d'au moins 40°.
Les annexes doivent être surmontées d’une toiture constituée de 1 à 4 pans.
Les toitures-terrasses sont autorisées en complément d’une toiture à double pente ou en jonction de deux volumes plus importants et à condition de présenter un traitement minéral (béton, gravillons) ou végétal.
La couverture des constructions principales et des extensions doit être soit en ardoise, soit en tuile, soit dans un matériau d'aspect semblable. Les formes et tailles traditionnelles à la région doivent être respectées.
Les installations techniques en toiture (coffrets, conduits et gaines de ventilation, etc.) sont intégrées dans le volume de la toiture ou font l’objet d’un traitement architectural (formes, matériaux, couleurs) limitant leur impact visuel depuis le sol et depuis les constructions voisines.
N – 2.2.5 percements#
Les baies doivent avoir la forme d'un rectangle plus haut que large. Les baies qui ne respectent pas ces proportions doivent être divisées en vantaux qui soient plus hauts que larges.
Les lucarnes doivent être proportionnelles aux baies de la façade sur laquelle elles s'appuient. Les lucarnes rampantes et les lucarnes dites en "chien assis" sont interdites.
Les châssis de toit doivent être encastrés dans le pan de la toiture.
En cas de réhabilitation ou d’extension, les nouvelles baies doivent reprendre les proportions (hauteur /largeur) des ouvertures existantes.
Dans le cas de la transformation d'une grange, l'esprit de la porte existante doit être préservé (paroi menuisée éventuellement percée d'une porte pleine du même matériau, maçonnerie traditionnelle cohérente avec le bâtiment existant, verrière, etc.). Les battants seront autant que possible gardés. En cas de remplacement, un matériau neuf similaire doit être utilisé.
Le nombre de baies doit être limité et réparti sur différentes façades. Elles doivent respecter une proportion hauteur / largeur minimale de 1,5 pour 1.
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N – 2.2.6 ANNEXES Les bâtiments annexes disjoints de la construction principale doivent avoir une qualité de matériaux suffisante. Sont exclus les parpaings non enduits, le béton brut, la tôle ondulée. Le bois brut ou peint est autorisé. La teinte choisie doit être neutre et permettre l’intégration de la construction dans son environnement.
N – 2.2.7 LOCAUX TECHNIQUES Les abris de stockage des containers des déchets ménagers ou assimilés sont intégrés dans le bâtiment principal ou dans un local annexe, à l'exception des mobiliers enterrés ou semienterrés. Les aires de présentation des containers des déchets ménagers ou assimilés sont intégrées avec discrétion dans l’aménagement du terrain et sont facilement accessibles par les agents chargés de la collecte.
N – 2.2.8 CLÔTURES Nota : Les travaux d’édification ou de modification de clôture sont soumis à déclaration préalable, excepté dans le cas où celles-ci sont liées à l’exploitation agricole. Les règles si après ne s’appliquent pas aux activités agricoles ou forestières. Les clôtures éventuelles doivent, par leurs matériaux et leurs proportions, s'intégrer convenablement à l'environnement et à l'ambiance de la rue. Elles doivent tenir compte des clôtures existantes de part et d’autre du terrain et de la construction devant laquelle elles viennent s’implanter. Les clôtures existantes traditionnelles maçonnées en pierre, en moellon ou en brique et les grilles en fer forgé doivent être conservées. Les clôtures éventuelles doivent être doublées d’une haie composée d’essences locales variées (voir liste des végétaux recommandés annexée au dossier de PLU).
Clôtures sur voies et emprises publiques
La hauteur maximale des clôtures sur voies et emprises publiques est de 1,50 mètre. Les clôtures peuvent être constituées : - d'un grillage ajouré doublé d’une haie ; - d'un muret d'une hauteur maximale de 50 centimètres surmonté par un grillage largement ajouré et doublé d’une haie ou par une grille ouvragée ; - d’un mur plein, si ce dernier est situé dans le prolongement d’un mur existant. Les coffrets techniques extérieurs (EDF-GDF, boîte aux lettres, compteurs, etc.) doivent être intégrés et regroupés dans un muret maçonné s’inscrivant dans la composition de la clôture.
Clôtures en limite séparative
La hauteur maximale des clôtures en limite séparative est de 1,80 mètre. Les clôtures peuvent être constituées : - d’un grillage ajouré doublé d’une haie ; - d'un muret d'une hauteur maximale de 50 centimètres surmonté par un grillage largement ajouré et doublé d’une haie ; - d’un mur plein, si ce dernier est situé dans le prolongement d’un mur existant.
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