Intitulé du document : Aspect extérieur des constructions - aménagements de leurs abords et prescriptions de protection
En référence à l’article R 111-21 du Code de l’Urbanisme : par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, les constructions doivent respecter le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, les sites, les paysages naturels ou urbains.
L’insertion de la construction dans son environnement naturel et bâti, doit être assurée conformément aux dispositions du présent article.
11-1 Intégration dans le site
L'implantation des constructions devra s'intégrer dans l'ordonnancement de la structure urbaine (rue, parcellaire, bâti existant, etc.).
Les constructions dont l'aspect général est d'un type régional affirmé étranger à la région sont interdites (exemple : mas provençal, chalet, style Louisiane, etc.). Doivent être recouverts d'un enduit, tous les matériaux qui par leur nature et par l'usage de la région sont destinés à l'être tels que le béton grossier, les briques creuses, les parpaings agglomérés, etc…
11-2 Adaptation au terrain naturel
Dans le cas d’un terrain plat ou avec une pente inférieure à 5%, les mouvements de sol supérieurs à 0,60m (déblais et remblais) susceptibles de porter atteinte au caractère d’un site naturel ou bâti sont interdits. Lorsqu’un terrain possède des parties en pente, la construction d’un bâtiment ne doit pas entraîner des mouvements de terre excessifs. Ni hauteur de déblais, ni hauteur de remblais ne devra excéder :
- 1 mètre pour des terrains dont la pente naturelle est égal ou inférieure à 15% - 1,50 mètres pour des terrains dont la pente naturelle est comprise entre 15% et 30% - 2 mètres pour des terrains dont la pente naturelle est supérieure à 30% Ces dispositions ne s’appliquent pas aux rampes de garages et aux murs de soutènement.
La pente des talus ne devra pas excéder 20% et ceux-ci devront être plantés. Les enrochements de type cyclopéens sont interdits. Seuls les ouvrages de soutènement de petits éléments, manipulables à bras d’homme sont autorisés, à l’image des murs de pierres sèches, des maçonneries de moellons enduits. Les gabions sont autorisés. Leur hauteur ne devra toutefois pas excéder 1,20 m de hauteur, tout comme les murs de soutènement.
Enrochement de type cyclopéen
Muret en gabion
Le Règlement 19
Les niveaux décalés dans les constructions et les murs de soutènement sont préférables aux talus dans les terrains pentus.
- Illustration de la règle : réduire les terrassements en s’adaptant à la pente
Source : Habiter en montagne référentielle d’architecture (PNRV ; PNRC CAUE 38, 73)
Les différents aménagements tels que les accès, les aires de stationnement, les espaces verts et plantations etc. devront faire l'objet d'une conception d'ensemble harmonieuse.
Illustration de la règle : mini-série l’impact de l’accès voiture
Source : habiter en montagne référentielle d’architecture (PNRV ; PNRC CAUE 38, 73)
11-3 Aspect général des bâtiments
11-3-1 Volumétrie
Les constructions doivent présenter une simplicité de volume tout en témoignant d’une recherche architecturale. Leurs gabarits doivent être adaptés à l’échelle générale des constructions avoisinantes. En outre, les volumes devront se démarquer parcelle par parcelle, tout en respectant la plus grande continuité possible entre les parcelles. Les décrochés de toitures se limiteront à 0,80 cm.
11-3-2 Façades
Les constructions s’inscrivant dans un front bâti ne doivent pas contrarier son ordonnancement. La composition de la façade doit prendre en compte le rythme des façades des constructions avoisinantes et ceci à l’échelle de la rue, les éléments de modénature des constructions avoisinantes, la densité et les proportions des baies des constructions voisines. Les ouvertures sont à maintenir dans leur proportion d’origine. Les niches de statues et les encadrements de baies anciennes (fenêtre à meneau, linteau mouluré) doivent être consolidés, restaurés et maintenus en l’état, respectant le principe des encadrements d’origine de l’immeuble. Doivent être recouverts d'un enduit, tous les matériaux qui, par leur nature ne doivent pas rester apparents (ex. : parpaings, béton grossier, etc.). Deux types de finitions de façades sont autorisés suivant les dispositions d’origine de l’immeuble :
- soit un enduit plein compatible avec la maçonnerie d’origine de préférence au mortier de chaux recouvert par un badigeon à la chaux ou par une peinture minérale
- soit en pierre apparente rejointoyé de préférence au mortier de chaux
Les murs en pierre de taille de bonne facture pourront rester en pierres apparentes.
Le Règlement 20
Les gaines de cheminée en saillie, en pignon ou en façade sont interdites, sauf impératif technique. Dans ce cas, elles seront enduites dans la même tonalité que la façade ou seront en briques apparentes. Les conduits de cheminées anciennes seront à conserver et à restaurer. La configuration des nouveaux conduits sera conforme aux dispositions d’origine (boisseau de proportion rectangulaire) Les menuiseries devront respecter les formes d’origine (profil, matériaux, teinte, dessin, composition…) :
- à deux vantaux composés de 2,3 carreaux égaux pour les fenêtres à proportion verticale, - pleine ou avec imposte vitrée pour les portes, Les portes de garage sont à traiter en accord avec les autres menuiseries selon un dessin sobre et traditionnel. Les volets roulants ou rideaux métalliques sont interdits.
Les gouttières nouvelles correspondront aux dispositions traditionnelles du bâti ancien.
Dans le secteur 1UA Ouvrages en saillie ou en retrait La création d’ouvrage en saillie (balcon, auvents, bow-windows) est interdite. Les loggias et les balcons intégrés dans le volume bâti sont autorisés. Les garde-corps devront présenter une composition sobre et épurée en harmonie avec le contexte du vieux bourg (ouvrages simples).
Volets Les volets doivent être à un ou deux battants et se rabattre sur la façade à l’exception des baies en rez de chaussée en respect des dispositions d’origine de l’immeuble.
Les volets roulants ou accordéon sont interdits. Les jalousies (stores à lames orientables) sont susceptibles d’être acceptées en cas d’impossibilité de volets à la française. Elles doivent être intégrées à l’arrière d’un lambrequin.
Dans le secteur 2UA Les ouvertures rondes, type hublots sont interdites. Ouvrage en saillie ou en retrait La création d’ouvrage en saillie (balcons, auvents, bow-windows, terrasses…) est interdite. Les balcons filants ou non, inférieurs à 50cm de profondeur sont tolérés, sans allège. Les loggias intégrées dans le volume bâti sont autorisées.
Volets Les volets doivent être à un ou deux battants et se rabattre sur la façade à l’exception des baies en rez de chaussée. Les volets à un seul battant sont acceptés pour des ouvertures inférieures ou égales à 40 cm de largeur.
Pour les constructions neuves, les jalousies, les brises soleils orientables et de type accordéons sont autorisés. Les volets roulants sont autorisés s’ils sont masqués par un lambrequin ou intégrés dans la maçonnerie.
11-3-3 Toitures
Les toitures doivent avoir un, deux, trois pans par volume dans le sens convexe selon leur localisation dans le tissu urbain pour le secteur 1UA. Dans le secteur 2UA, lorsque la construction est isolée, elle peut être à 4 pans. La pente du toit doit être comprise entre 25 et 35% avec un faîtage réalisé dans le sens de la plus grande dimension et autant que possible parallèle à la rue. La pente des toitures doit autant que possible être en continuité avec les pans de toitures voisines.
Le Règlement 21
Dans le secteur 1UA, en couvert et en courant, les toitures doivent être couvertes de tuiles creuses. Elles doivent être en terre cuite ou matériaux similaires présentant les mêmes caractéristiques de forme et d’aspect que les tuiles en terre cuite traditionnelles. La couverture peut être panachée de ton rouge vieilli et ton rouge.
Dans le secteur 2UA, les couvertures doivent être couvertes par la tuile canal creuse, au moins en couvert. Les tuiles demi-ronde type romane sont tolérées. Elles doivent être soit panachées ton rouge vieilli soit ton rouge. Les toits terrasses sont autorisés pour une annexe d’un seul niveau, si celle-ci n’est pas visible depuis la rue. Des couvertures différentes et des pentes moindres sont autorisées pour des constructions accoléesde type véranda. Dans le sous secteur 2UAoap, les toits terrasses sont autorisés sous réserve que leur intégration dans l’environnement bâti soit démontrée.
Dans la zone UA, les toitures à une pente sont autorisées pour les volumes annexes lorsque ceux-ci sont accolés à une construction de taille plus importante.
Les conduits de cheminées anciennes seront à conserver et à restaurer. La configuration des nouveaux conduits seront conformes aux dispositions d’origine (boisseau de proportion rectangulaire, briques jointoyées…)
Dépassée de toiture
Elle ne peut excéder 50 cm de profondeur et sa dimension doit tenir compte des dépassées voisines. En forjet, elle ne peut être inférieure à 35 cm.
Ouverture dans le toit
Les fenêtres de toiture d’une dimension maximum de 55x78 cm pourront être tolérées à condition d’être intégrées dans le plan de la toiture et de positionner la longueur dans le sens de la pente de la toiture. Un maximum de deux ouvertures par pan de toiture est autorisé. Elles doivent être axées avec les fenêtres de façade. Les systèmes d’occultation extérieure sont interdits.
11-4 Clôtures
Il est rappelé que les clôtures ne sont pas obligatoires.
Les clôtures participent à la composition du paysage urbain. Elles constituent un premier plan par rapport à un jardin ou à une façade en retrait.
Plus largement elles prennent place dans l’environnement bâti de la rue et participent fortement à son identité. En conséquence, il est exigé le plus grand soin quant au choix des styles et des matériaux dont la mise en œuvre doit s’harmoniser avec celle des façades des constructions voisines et le paysage dans lequel s’insère la propriété.
Au centre du village, en particulier, la clôture permet, lorsque le bâti n’est pas continu, d’assurer la continuité de la rue par le maintien de l’alignement. Les clôtures doivent être de conception simple.
Tout élément de clôture d'un style étranger à la région est interdit. L'harmonie doit être recherchée :
- dans leur conception pour assurer une continuité du cadre paysager notamment avec les clôtures avoisinantes ;
- dans leur aspect (couleur, matériaux, etc.) avec la construction principale.
11-4-1 Clôtures implantées en bordure de voie Les clôtures doivent être réalisées par un mur en maçonnerie pleine enduite, si elles ne sont pas réalisées en pierres. La hauteur totale est comprise entre 1,50 mètres et 2,00 mètres. Les murs seront recouverts d’une couvertine en tuiles à 1 ou 2 pans
Les supports de coffrets EDF, boîtes à lettres, commandes d'accès, etc. doivent être intégrés au dispositif de clôture à proximité de l'entrée principale.
11-4-2 Clôtures implantées en limite séparative Les clôtures seront composées :
- soit par un mur en maçonnerie pleine enduite dont la hauteur est comprise entre 1,50m et 2,00m - soit par un muret d’une hauteur maximum de 0,50m surmonté d’une grille en ferronnerie ou d’un grillage ou d’un dispositif à claire-voie d’une hauteur totale comprise entre 1,50 et 2,00m - soit par un grillage doublé d’une haie végétale (hauteur comprise entre 1,50 et 2,00 m)
Le Règlement 22
Dans le cas où il existe une différence altimétrique de plus de 1 mètre (distance prise sur la limite) entre deux terrains voisins et en présence d’un mur de soutènement, la clôture ne peut être composée que d’un grillage doublé d’une haie végétale ou d’un muret de 0.50 surmonté d’une grille en ferronnerie dont la hauteur totale ne peut dépasser 1,50 m.
11-4-3 Sont interdits pour les clôtures sur rue et en limites séparatives - les associations de matériaux hétéroclites, - l’emploi à nu de matériaux destinés à être recouvert : carreaux de plâtre, agglomérés, parpaing, fibrociment, enduit ciment gris…
Tout type de pare vue plaqué contre la clôture est interdit sur les clôtures en lien avec les voies et emprises publiques
>Illustration de la règle : Exemples de pare-vues plaqués interdits
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11-4-4 Murs patrimoniaux préservés au titre du L123-1-5 III 2°
Les murs patrimoniaux en pierres à préserver, localisés au plan de zonage au titre de l’article L 123-1-5-III-2° du Code de l’urbanisme, doivent faire l’objet d’une préservation et d’une mise en valeur.
D’une manière générale, il conviendra de limiter les percements pour la réalisation d’accès à travers les murs patrimoniaux repérés. Cependant ces derniers sont autorisés s’ils ne dépassent pas 3,50 mètres de largeur.
11-5 Energie renouvelable
L’implantation de panneaux solaires devra faire l’objet d’un soin particulier: - En toiture, ces panneaux seront intégrés dans la pente de la toiture et de préférence dans son épaisseur et en bas de pente. Ils seront le moins visible possible depuis l’espace public. Une harmonie avec les ouvertures en façade sera recherchée, - En façade, ils seront implantés en cohérence avec la composition de la façade et des ouvertures - Au sol, ils pourront s’adosser à un élément d’architecture (mur, façade), à un talus ou tout autre élément de paysage susceptible de les mettre en scène ou les dissimuler.
Les éoliennes en toiture sont interdites. Ces équipements sont interdits sans le secteur 1UA et le sous-secteur 1UAa.