Rubrique ARCH 3Implantation des constructions
Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX ROUTES
Departementales
2.1. Règles générales
En-dehors des espaces urbanisés, et sauf stipulations différentes figurant sur les documents graphiques ou exception figurant dans le règlement écrit, les constructions ou installations (parkings, aires de stockage ou d’exposition, éléments publicitaires, installations techniques, dépôts de matériaux, …) sont interdites dans une bande de part et d’autre de l’axe le plus proche des routes départementales suivant le tableau ci-après :
Plan Local d’urbanisme
Commune de Pleudaniel
N° Route Départementale
RD n° 786
RD n° 787 RD n° 33 dans sa section comprise entre le bourg et la limite de Pleumeur-Gautier au Nord RD n° 72 RD n° 33 dans sa section comprise entre le bourg et la limite de Pouldouran à l’Ouest
Recul (habitations / autres)
75 m
Dérogation possible (habitations / autres)
35 m / 25 m 35 m / 25 m · - 15 m · -
Toutefois, cette interdiction ne s’applique pas :
- Aux constructions ou installations liées ou nécessaires aux infrastructures routières ;
- Aux services publics exigeant la proximité immédiate des infrastructures routières ;
- Aux bâtiments d’exploitation agricole ;
- Aux réseaux d’intérêt public ou pour les ouvrages de faible importance réalisés par une collectivité, un service public ou leur concessionnaire, dans un but d’intérêt général (poste de transformation EDF, abris voyageurs, …) pour des motifs techniques, de sécurité ou de fonctionnement de l’ouvrage ;
- A l’adaptation, au changement de destination, à la réfection ou à l’extension de constructions existantes sous réserve de ne pas conduire à une réduction du recul actuel ;
- Pour tenir compte de l’implantation des constructions voisines ou groupes de constructions voisins dès lors que la construction nouvelle s’insère au milieu de celles-ci.
Dans le cas des routes départementales dont les marges de recul sont de 75 m et conformément aux articles L 111-8 et L 111-10 du Code de l’Urbanisme (Routes classées à grande circulation) ainsi qu’au règlement de la voirie départementale (axes autres), des dispositions différentes doivent, pour être admises, être justifiées dans une étude intégrée au document d’urbanisme, sans que toutefois ces marges soient inférieures à 35 m pour les constructions à usage d’habitation et 25 m pour les autres constructions.
2.2. Projets urbains
La loi du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement et l’article L. 111-1-4 du Code de l’Urbanisme permet de diminuer la marge de recul, dans les limites visées ans le tableau ci-dessus (1. Marges de recul) lorsque les règles concernant ces zones sont justifiées et motivées au regard notamment des nuisances, de la sécurité, de la qualité architecturale ainsi que de la qualité de l’urbanisme et des paysages. Ces règles doivent être contenues dans le Plan Local d’Urbanisme ou un document d’urbanisme en tenant lieu.
La justification et la motivation de ces règles au niveau architectural, urbanistique et paysager doivent apparaître dans le projet d’aménagement intégrant l’ensemble des éléments précités.
Ainsi, le parti d’aménagement doit définir la composition urbaine de cet espace, se traduisant par un plan directeur, complété de coupes de principes, de notes d’intention et du cahier des charges ou règlement.
Plan Local d’urbanisme
Commune de Pleudaniel
Au niveau de l’urbanisme, le plan de composition et les grands principes d’aménagements des voies et des circulations doivent être définis ainsi que les aménagements envisagés le long de la voie vis-à-vis de laquelle la dérogation est demandée. Au niveau paysager, les structures existantes doivent, si possible, être réglementairement préservées (haies et talus bocagers) et servir de base au plan de composition. Les plantations proposées sur espaces privés ou publics doivent correspondre à l’échelle du projet d’aménagement, en privilégiant les espèces locales. Les clôtures et limites de propriétés doivent également être prises en compte dans le parti d’aménagement paysager des parcelles et réglementées. Au niveau architectural, la définition des implantations et de la volumétrie des bâtiments doit être en adéquation avec le site et les vues depuis les axes de circulation. La qualité architecturale du bâti doit également prendre en compte les coloris et les matériaux autorisés. Les enseignes doivent dans toute la mesure du possible être intégrées au bâti. S’agissant des dérogations aux marges de recul autorisées antérieurement au nouveau document d’urbanisme, le projet architectural, urbain et paysager qui avait permis cette dérogation doit être intégré dans le nouveau document d’urbanisme et la référence au projet urbain l’ayant autorisée doit être visée dans le règlement du P.L.U. pour la zone concernée. Cette disposition peut se traduire par des sous-zonages pour tenir compte des dispositions préalablement établies.
3. Clotures en bordure de route departementale
Afin de ne pas dégrader les conditions de visibilité, notamment des accès existants, toute réalisation de clôture ou de haie en bordure de route départementale pourra être limitée en hauteur et l'utilisation de certains matériaux ou végétaux interdits.
4. Eaux pluviales
Pour toute opération d’urbanisation, il doit être indiqué s’il est envisagé que le réseau routier départemental constitue l’exutoire des eaux pluviales. Tout rejet d’eaux pluviales dans le réseau départemental doit être limité en quantité et la qualité doit être garantie. L’avis du gestionnaire de voirie doit être sollicité. Il convient également de préciser, dans la mesure du possible, si l’opération d’urbanisation doit faire l’objet d’une instruction au titre de la loi sur l’eau. Conformément à la rubrique 2.1.5.0 de l’article R 214-1 du Code de l’Environnement (rejet d’eaux pluviales dans les eaux douces superficielles ou sur le sol ou dans le sous-sol, la surface totale du projet, augmentée de la surface correspondant à la partie du bassin versant naturel dont les écoulements sont interceptés par le projet, étant supérieure à 1 ha), toute opération d’aménagement répondant à ces critères doit faire l’objet d’une étude hydraulique spécifique. Celle-ci doit permettre de s’assurer que le réseau récepteur existant ne subira pas de saturation du fait d’arrivées d’eaux nouvelles (débordement sur les routes départementales). Cette étude est transmise à la Maison du Département – Agence technique. Si elle conclut à la nécessité de création d’ouvrages de rétention, ces derniers devront être implantés suivant les règles définies dans le règlement de la voirie départementale.
Plan Local d’urbanisme
Commune de Pleudaniel
Les caractéristiques des eaux pluviales doivent être compatibles avec le milieu récepteur. La mise en place d’ouvrage de prétraitement de type débourdeurs, déshuileurs, etc. peut être imposée pour certains usages tels que les garages, les stations-services, les constructions destinées à l’industrie ou à l’artisanat, les aires de stationnement de plus de 10 places, avant le rejet dans le réseau collecteur. Les techniques à mettre en œuvre doivent être conformes à la réglementation en vigueur.
5. Eaux usees
Dans le cas d’assainissement autonome, il doit être précisé si le réseau routier départemental constitue l’exutoire des eaux épurées. Dans tous les cas, l’avis du gestionnaire de la voirie doit être sollicité lors de l’instruction des autorisations d’urbanisme.
L’implantation des éoliennes le long des Routes départementales devra respecter les reculs suivants :
- Aux abords de la route départementale n° 786 et 787, le recul minimum entre le bord de la chaussée la plus proche et le pied du mât de l’éolienne et égale à la hauteur « mat + pâle » ;
- Aux abords des routes départementales n° 33 et 72, le recul minimum entre le bord de la chaussée la plus proche et le pied du mât de l’éolienne est égal à la hauteur « mat + pâle », ce recul étant susceptible d’être réduit au vu de l’étude de danger du dossier d’Installation Classée pour la Protection de l’Environnement. Toutefois, ce recul mesuré depuis le bord de chaussée ne pourra être inférieur à la marge de recul (stipulée du document graphique et au chapitre 5 du règlement) majorée d’une longueur de pâle.
Plan Local d’urbanisme
Commune de Pleudaniel