Aller au contenu
Edifiable

Le règlement de Publier, texte intégral

88 articles repris mot pour mot du document opposable 74218_PLU_20260119, dans l'ordre du plan. Aucun résumé, aucun commentaire, aucun nombre tiré d'une phrase.

Sommaire

Dispositions générales

1 article, qui valent dans toutes les zones

Dispositions générales

Département de la Haute-Savoie (74) Ville de Publier

Plan Local d’Urbanisme Règlement Ecrit

Version arrêtée le 26/05/2025 et approuvée le 19/01/2026

VE2A | Page 2/402

Sommaire

Table des matières

Prise en main du Règlement Ecrit ....................................................................................... 4 Organisation et contenu du Règlement Ecrit ....................................................................... 5 Dispositions générales........................................................................................................ 7 Champ et modalités d’application territoriale du document ................................................ 8 Portée du Règlement Ecrit à l’égard d’autres législations relatives à l’occupation des sols ... 8 Périmètres visés par des mesures ou dispositions particulières ........................................... 9 Division du territoire en zones règlementaires .................................................................... 9 Autres dispositions figurant sur la pièce graphique du Règlement Ecrit.............................. 10 Dispositions applicables à toutes les zones ...................................................................... 12 Reconstruction à l’identique d’un bâtiment sinistré........................................................... 13 Adaptations mineures ....................................................................................................... 13 Infrastructures et ouvrages techniques des services publics ou d’intérêt collectif .............. 13 Axes bruyants ................................................................................................................... 13 Emplacements Réservés (ER) ............................................................................................ 14 Articulation avec les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP)................ 14 Servitude de cour commune ............................................................................................. 14 Projet Urbain Partenarial (PUP) ......................................................................................... 14 Dispositions architecturales, paysagères et urbanistiques générales .................................. 15 Protection des sites archéologiques .................................................................................. 15 Patrimoine à préserver ..................................................................................................... 16 Dispositions relatives aux bâtiments pouvant faire l’objet d’un changement de destination17 Coupes et abattages d’arbres / défrichements .................................................................. 17 Risques naturels prévisibles .............................................................................................. 19

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Dispositions applicables aux zones urbaines.....................................................................20 Zone UC ............................................................................................................................21 Zone UA ............................................................................................................................48 Zone UI .............................................................................................................................76 Zone UP ..........................................................................................................................104 Zone UH ..........................................................................................................................132 Zone UN ..........................................................................................................................161 Zone UR ..........................................................................................................................187 Zone UE...........................................................................................................................211 Zone UX ..........................................................................................................................227 Zone UF...........................................................................................................................255 Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures .............................................269 Zones 1AUA – 1AUC – 1AUD – 1AUE – 1AUXa – 1AUXb ....................................................270 Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles ..............................................314 Zone A.............................................................................................................................315 Zone N ............................................................................................................................341 Annexes règlementaires .................................................................................................367 Lexique ...........................................................................................................................368 Ensembles et éléments identifiés au titre du patrimoine remarquable et des continuités écologiques .....................................................................................................................388 Emplacements réservés...................................................................................................397

VE2A | Page 3/401

Prise en main du Règlement Ecrit

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 4/401

Organisation et contenu du Règlement Ecrit

Le Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme est structuré en différentes zones et souszones, contenant chacune 3 grandes sections :

Section 1 : l’affectation des zones et la destination des constructions

Qui répond aux questions : « dans quelle zone puis-je construire ? » et « qu’ai-je le droit de construire dans chaque zone ? », etc.

Section 2 : les caractéristiques urbaines, architecturales, naturelles et paysagères des constructions

Qui répond aux questions : « comment insérer ma construction dans le paysage naturel et urbain local ? », « comment intégrer un dispositif de production d’énergie renouvelable à ma construction ? », « quel doit être l’aspect extérieur de ma construction ? », etc.

Section 3 : les équipements et les réseaux

Qui répond aux questions : « comment dois-je raccorder ma construction aux réseaux d’alimentation (eau, électricité…) et d’assainissement existants ? », « comment accéder à ma construction ? », etc.

Prise en main du Règlement Ecrit

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 5/401

Prise en main du Règlement Ecrit

Afin de faciliter l’usage du Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme, le tableau ci-dessous illustre l’organisation de la règlementation applicable à une zone.

Section 1 : destinations des constructions, usages et affectations des sols et natures d’activités

Thématiques abordées

1-1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites 1-2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions 1-3 Mixité fonctionnelle et sociale

Section 2 : caractéristiques urbaines, architecturales, environnementales et paysagères

• Affectations et usages des sols, • Destinations et sous-destinations, • Opérations de diversité des activités artisanales, commerciales et industrielles • Programmes de diversité des offres de logements

Thématiques abordées

2-1 Volumes et implantations des constructions

2-2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

2-3 Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et des abords des constructions

2-4 Stationnement

Section 3 : équipements et réseaux

• Hauteur, • Implantations par rapport aux emprises et aux voies publiques et privées, aux

limites séparatives et entre constructions

• Densité, implantation et volume, • Toitures, • Façades, • Annexes, • Clôtures, • Eléments techniques, nouvelles technologies et énergies renouvelables • Emprise au sol, • Espaces libres, • Espaces végétalisés et plantations, • Performances énergétiques et environnementales

• Normes de stationnements pour les véhicules motorisés, • Normes de stationnement pour les deux roues non motorisés et outils de

mobilité individuelle

Thématiques abordées

3-1 Desserte par les voies publiques et privées, accès et obligations en infrastructures

3-2 Desserte par les réseaux publics : eau, énergie, assainissement et communications électroniques

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

• Conditions d’accès, • Caractéristiques des voies

• Eau potable, eaux usées, eaux pluviales, • Déchets, éclairage, défense contre le risque d’incendie • Electricité, internet et téléphonie

VE2A | Page 6/401

Dispositions générales

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 7/401

Dispositions générales

Champ et modalités d’application territoriale du document

Le présent Règlement Ecrit s’applique sur l’ensemble du territoire de la Commune de Publier. Les dispositions du Code de l’Urbanisme n’étant pas expressément modifiées par le présent Règlement Ecrit demeurent applicables de plein droit.

Portée du Règlement Ecrit à l’égard d’autres législations relatives à l’occupation des sols

Règles générales d’urbanisme

« Les règles de ce Plan Local d’Urbanisme se substituent aux dispositions antérieures des Plans d’Occupation des Sols et des Plans Locaux d’Urbanisme ainsi qu’aux « règles générales de l’Urbanisme », à savoir le Règlement National d’Urbanisme, faisant l’objet des articles R.1111 et suivants du Code de l’Urbanisme. »

Les articles suivants sont et demeurent toutefois applicables à l’ensemble du territoire couvert par le Plan Local d’Urbanisme :

• L’article L.111-11 : « Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le Permis de Construire ou d'Aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. Lorsqu'un projet fait l'objet d'une Déclaration Préalable, l'autorité compétente doit s'opposer à sa réalisation lorsque les conditions mentionnées au premier alinéa ne sont pas réunies. Les deux premiers alinéas s'appliquent aux demandes d'autorisation concernant les terrains aménagés pour permettre l'installation de résidences démontables constituant l'habitat permanent de leurs utilisateurs. Un décret en Conseil d'Etat définit pour ces projets les conditions dans lesquelles le demandeur s'engage, dans le dossier de demande d'autorisation, sur le respect des

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

conditions d'hygiène et de sécurité ainsi que les conditions de satisfaction des besoins en eau, assainissement et électricité des habitants, le cas échéant, fixées par le Plan Local d'Urbanisme. »

• L’article R.111-2 : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. »

• L’article R.111-4 : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature, par sa localisation et ses caractéristiques, à compromettre la conservation ou la mise en valeur d'un site ou de vestiges archéologiques. »

• L’article R.111-21 : « La densité de construction est définie par le rapport entre la surface de plancher de cette construction et la surface de terrain sur laquelle elle est ou doit être implantée. La superficie des terrains cédés gratuitement en application de l'article R.332-16 est prise en compte pour la définition de la densité de construction. »

• L’article R.111-26 : « Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable doit respecter les préoccupations d'environnement définies aux articles L.110-1 et L.1102 du Code de l'Environnement. Le projet peut n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si, par son importance, sa situation ou sa destination, il est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l'environnement. »

• L’article R.111-27 : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. »

VE2A | Page 8/402

Dispositions générales

Périmètres visés par des mesures ou dispositions particulières

Outre les dispositions précédentes, le territoire est concerné par un certain nombre de périmètres visés par les articles A.431-10 à A.462-4 (Servitudes d’Utilité Publique), L.210-1 à L.219-13 (Droit de Préemption Urbain) et L.151-38 à L.151-42 (Emplacements Réservés) du Code de l’Urbanisme :

Servitudes d’Utilité Publique (SUP)

« Les Servitudes d’Utilité Publique sont des limitations administratives au droit de propriété qui affectent l’utilisation du sol. Les règles du présent Règlement Ecrit peuvent voir leur application modifiée, restreinte ou annulée par les effets particuliers d’une Servitude d’Utilité Publique. Ces servitudes dites administratives sont établies au profit de la collectivité et se répartissent en 4 catégories :

• Conservation du patrimoine (naturel, culturel et sportif), • Utilisation de certaines ressources et équipements, • Défense nationale, • Salubrité et sécurité publiques. »

Elles constituent des charges qui grèvent de plein droit des bâtiments ou terrains et peuvent avoir pour effet :

• D’interdire ou limiter l’exercice par les propriétaires de leur droit d’occuper ou d’utiliser le sol,

• De les obliger à effectuer des travaux d’entretien, de réparation, de démolition, • De les obliger à laisser faire l’exécution de travaux ou l’installation de certains

ouvrages.

Conformément au Code de l’Urbanisme, la liste des Servitudes d’Utilité Publique affectant l’utilisation des sols est annexée au Plan Local d’Urbanisme.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Périmètres à l’intérieur desquels s’applique le Droit de Préemption Urbain (DPU)

Conformément aux articles L.210-1 à L.219-13 du Code de l’Urbanisme, « les communes dotées d'un Plan Local d'Urbanisme approuvé peuvent, par délibération, instituer un droit de préemption urbain sur tout ou partie des zones urbaines et des zones d'urbanisation future délimitées par ce plan ».

La commune a mis en place le Droit de Préemption Urbain sur l'ensemble du territoire communal (zones U et AU), en vertu de l’article L.211-1 du Code de l’Urbanisme.

Périmètres à l’intérieur desquels s’applique le Droit de Préemption Départemental (DPD) sur les Espaces Naturels Sensibles (ENS)

Le département est compétent pour élaborer et mettre en œuvre une politique de protection, de gestion et d'ouverture au public des Espaces Naturels Sensibles, boisés ou non, destinée à préserver la qualité des sites, des paysages, des milieux naturels et des champs naturels d'expansion des crues et d'assurer la sauvegarde des habitats naturels.

Pour mettre en œuvre cette politique, le département a institué une zone de préemption dans les conditions définies à l’article L.215-1 du Code de l’Urbanisme (document 5.1-2).

Division du territoire en zones règlementaires

Conformément au Code de l’Urbanisme, le Règlement Graphique délimite les zones urbaines (U), les zones à urbaniser (AU), les zones agricoles (A) et les zones naturelles et forestières (N) :

1. Les zones urbaines (indicées U) concernent les « secteurs déjà urbanisés » (article R.151-18 du Code de l’Urbanisme) : • La zone Uc, • La zone Ua, • La zone Ui, • La zone Uh, • La zone Un,

VE2A | Page 9/401

Dispositions générales

• La zone Up, • La zone Ur, • La zone Ue, • La zone Uf, • La zone Ux et les sous-zones :

o Uxc, o Uxm.

2. La zone à urbaniser (indicée AU) concernent les « secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter » (article R.151-18 du Code de l’Urbanisme) : • 1AUa, • 1AUc, • 1AUd, • 1AUe, • 1AUx.

3. La zone agricole (indicée A) et les sous-zones, concernent les « secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles » (article R.151-22 du Code l’Urbanisme) : • Abj, • Abj1, • Agv.

4. La zone naturelle et forestière (indicée N) et les sous-zones, concernent les « secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de l'existence d'une exploitation forestière, soit de leur caractère d'espaces naturels, soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles, soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues » (article R.151-24 et R.151-25 du Code

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

l’Urbanisme) : • Ne, • Ng, • Nh, • Nl, • Np, • Nr, • Ns, • Ntc.

Autres dispositions figurant sur la pièce graphique du Règlement Ecrit

Le plan de zonage fait également apparaître : • Les terrains identifiés comme Espaces Boisés Classés (EBC) à conserver, protéger ou créer au titre des articles L.113-1 et L.113-2 du Code de l’Urbanisme. Ce classement s'applique aux bois, forêts et parcs, mais aussi à des arbres isolés, des haies ou réseaux de haies ou des plantations d'alignements. Le régime des Espaces Boisés Classés vise à pérenniser l'affectation boisée du sol. Il interdit donc les défrichements. L'exploitation forestière normale ou l'abattage nécessaire d'arbres peuvent en revanche être autorisés, sous réserve de replantation, • Les terrains classés comme Eléments de Paysage Remarquables (EPR), soit les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques, au titre de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme, • Les éléments de paysage, quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme, • La limite de la bande littorale de 100 mètres au sein de laquelle les articles L.121-7 et L.121-16 à 20, ainsi que les articles L.121-31 à 37 relatifs à la loi Littoral s’appliquent, • La limite de l’espace proche du rivage au sein de laquelle les articles L.121-8 à 15

VE2A | Page 10/402

relatifs à la loi Littoral s’appliquent, • Les alignements commerciaux le long des axes et au sein des quartiers et îlots,

identifiés au titre de l’article L.151-16 du Code de l’Urbanisme, • Les marges de recul graphique le long des voies, en application de l’article R.123-9

tel qu’écrit dans le Code de l’Urbanisme en vigueur avant le 01/01/2016 et qui continue à s’appliquer dans le cas présent, • Les chemins piétonniers, existants ou à créer en application de l’article L.151-38 du Code de l’Urbanisme, • Les périmètres soumis à Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) définies aux articles L.151-6 à L.151-7-2 du Code de l’Urbanisme, conformément aux dispositions de l’article R.151-6 du Code de l’Urbanisme. Dans ces secteurs, les constructions nouvelles doivent être conformes aux dispositions du Règlement Ecrit de la zone dans laquelle elles s’implantent et être compatibles avec les dispositions de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation qui les concernent, • Les cônes de vue repérés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme : ils identifient la part d’un paysage qui se révèle signifiant à partir d’un point de vue privilégié. Il s’agit de points de vue attractifs sur le lac Léman (vue remarquable) devant être préservés, aucun obstacle matériel ne doit les remettre en cause,

• Des secteurs sur lesquels la mise à l'étude d'un projet a été prise en considération.

En vertu de l’article L.424-1 du Code de l’Urbanisme, cette identification permet, le cas échéant, à la collectivité d'opposer un sursis à statuer aux demandes d'autorisations d'utilisation ou d'occupation du sol qui seraient susceptibles de compromettre ou de rendre plus onéreuse une future opération d'aménagement.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Dispositions générales

VE2A | Page 11/401

VE2A | Page 12/401

Volet règlementaire – utilisations et occupations des sols

Reconstruction à l’identique d’un bâtiment sinistré

En vertu de l’article L.111-15 du Code de l’Urbanisme, à moins que le Plan Local d’Urbanisme (PLU) et/ou le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) prévisibles en disposent autrement, dès lors qu’il a été régulièrement édifié, la reconstruction à l’identique d’un bâtiment sinistré est autorisé aux conditions suivantes :

• Le sinistre ne résulte pas d’un aléa naturel lié aux risques évalués par le PPRN, • La destination et la sous-destination sont identiques, • La capacité des réseaux domestiques d’eau potable, des eaux usées et d’électricité

est estimée satisfaisante afin de répondre aux besoins de l’usage réel du bâtiment, • Le gabarit (densité, hauteur, implantation et volume) du bâtiment est identique, • L’emprise au sol et la surface de plancher sont identiques, • L’aspect architectural et paysager est conforme aux dispositions émises à la rubrique

2.2 de la zone concernée.

Adaptations mineures

Conformément à l’article L.152-3 du Code de l’Urbanisme, les règles et servitudes définies par un Plan Local d'Urbanisme :

• « Peuvent faire l'objet d'adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes,

• Ne peuvent faire l'objet d'aucune autre dérogation que celles prévues par les dispositions de la présente sous-section. »

Ces adaptations mineures susceptibles d’être accordées par la Commune sont toutefois limitées, puisque les projets :

• « Ne peuvent pas concerner l’article relatif à l’usage des sols et à la destination des constructions du présent règlement,

• Ne peuvent pas être cumulées, • Doivent déroger à la règle de manière très limitée, • Doivent être motivées dans la décision délivrée. »

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Infrastructures et ouvrages techniques des services publics ou d’intérêt collectif

Les infrastructures et les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif peuvent être accordés sur tout le territoire communal, sans appliquer les dispositions réglementaires des zones concernées.

Axes bruyants

Le territoire communal couvert par le Plan Local d'Urbanisme comprend le périmètre des secteurs situés au voisinage des infrastructures de transports terrestres (document 5.8), dans lequel existent des prescriptions acoustiques définies en application de l’article n°13 de la loi n°92-1444 du 31/12/1992 relative à la lutte contre le bruit. La commune de Publier est concernée par les arrêtés préfectoraux n°DDT-2021-0496 du 30/03/2021 (réseau routier) et n°DDT-2022-0313 du 15/02/2022 (partie ferroviaire) relatifs au classement sonore des infrastructures de transports terrestres du département de la Haute-Savoie.

En conséquence, des mesures d'isolement acoustique minimales afin de lutter contre les nuisances sonores extérieures sont exigées lors de tout dépôt d’un dossier de demande d’autorisation d’urbanisme concernant la destination « habitation. »

Réseau routier : • Sur une profondeur de 100 mètres de part et d'autre de la RD n°1005 (voie classée de catégorie n°3), du panneau de limitation 70 kilomètres par heure à la Rue des Fourches et de la Rue des Fourches à l’agglomération d’Amphion-les Bains, • Sur une profondeur de 100 mètres de part et d'autre de la RD n°11 (voie classée de catégorie n°3), de la Rue de Fresnes à l’agglomération d’Avulligoz et de la RD n°61 à l’agglomération d’Avulligoz, • Sur une profondeur de 30 mètres de part et d'autre de la Route d’Evian de l’Avenue de Thonon à limite communale avec Thonon-les-Bains (voie classée de catégorie n°4).

Réseau ferroviaire : • Sur une profondeur de 30 mètres de part et d’autre de la voie ferrée (voie classée de catégorie n°4) sur toute la commune.

VE2A | Page 13/401

Volet réglementaire – dispositifs et outils réglementaires

Emplacements Réservés (ER)

« Le Règlement Ecrit du PLU peut délimiter des emplacements réservés pouvant porter sur un terrain bâti ou non bâti, en vue de créer ou de modifier :

• Des voies publiques, • Des ouvrages publics, • Des installations d’intérêt général, • Des espaces verts, • Des espaces nécessaires aux continuités écologiques, • Des programmes de logements dans le respect des objectifs de mixité sociale en zone

U uniquement ».

Les emplacements réservés sont figurés au Règlement Graphique-plan de zonage par des trames et leur objet et bénéficiaire sont indiqués dans un tableau situé à la fin du présent Règlement.

A l’exception des autorisations accordées à titre précaire, la construction est interdite sur les terrains bâtis ou non, compris dans un emplacement réservé.

Le propriétaire d'un terrain réservé peut, à compter du jour où le Plan Local d’Urbanisme a été approuvé et rendu opposable aux tiers, exiger de la collectivité ou du service public au bénéfice duquel ce terrain a été réservé, qu'il soit procédé à son acquisition en application des dispositions du Code de l'Urbanisme. A défaut, l’Emplacement Réservé pourra ne plus être opposable.

Articulation avec les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP)

Certaines parties du territoire sont couvertes à la fois par le présent Règlement Ecrit et par une Orientation d’Aménagement et de Programmation (OAP). Les Orientations d’Aménagement et de Programmation sont opposables au projet dans le cadre d’un rapport de compatibilité et le Règlement Ecrit impose un rapport de conformité de tout projet.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Dans un souci de plus grande liberté dans les choix d’aménagement, le Règlement Ecrit détermine toujours des règles à l’échelle de l’ensemble de la zone (implantation, hauteur, etc.), mais le projet doit toujours rester également compatible avec les différentes Orientations d’Aménagement et de Programmation, qui modulent ponctuellement ces règles, le cas échéant, avec des variations possibles au sein du secteur. Les demandes d’autorisations d’urbanisme devront justifier de cette compatibilité.

Servitude de cour commune

Les propriétaires de terrains contigus peuvent ménager entre leurs bâtiments des servitudes visant à ne pas bâtir ou à ne pas dépasser une certaine hauteur en construisant. Ces servitudes dites de « cour commune » sont créées en vertu des articles L.471-1 et suivants du Code de l’Urbanisme. La servitude de cour commune est instituée par un acte notarié authentique.

Projet Urbain Partenarial (PUP)

Dans les zones urbaines (U) et les zones à urbaniser (AU) délimitées par le Plan Local d'Urbanisme, lorsqu'une ou plusieurs opérations d'aménagement, de construction ou d’installation nécessitent la réalisation d'équipements autres que les équipements propres mentionnés à l'article L.332-15 du Code de l’Urbanisme, le ou les propriétaire(s) des terrains, le ou les aménageur(s) et le ou les constructeur(s) peuvent conclure, avec la commune, une convention de Projet Urbain Partenarial (PUP) prévoyant la prise en charge financière de tout ou partie de ces équipements.

VE2A | Page 14/402

Volet architectural - protection du patrimoine bâti et non-bâti

Dispositions architecturales, paysagères et urbanistiques générales

La Mairie de Publier étant garante de la qualité architecturale, environnementale, patrimoniale, paysagère et urbanistique du territoire communal, la qualité d’un projet ne résulte pas uniquement de dispositions réglementaires mais également d’une insertion harmonieuse dans le site et ce, dans le respect des paysages agricoles, naturels et urbains existants. L’architecture et le paysagisme étant l’expression d’une culture, d’une tradition et d’un patrimoine, la commune veillera à préserver l’intérêt public du cadre de vie, en portant une attention particulière à la qualité et à l’insertion du projet dans son milieu.

L’aspect des aménagements, des constructions et des installations pourra être apprécié selon des critères autres que ceux précisés à la section : 2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions de chaque zone, lorsque le projet met en œuvre des matériaux, des procédés et des techniques liés aux économies d’énergie, aux énergies propres, aux énergies renouvelables, à la bioconstruction ou à la gestion des eaux de pluie du terrain.

Toutefois, le pétitionnaire n’est pas dispensé de proposer un projet s’insérant dans le site objet dudit projet et dans l’environnement alentour, malgré les dérogations énergétiques éventuelles. Pour ce faire, les équipements liés aux énergies renouvelables doivent être étudiés dans une logique d’intégration générale au projet, en tenant compte des critères architecturaux, environnementaux, patrimoniaux, paysagers et urbanistiques.

En effet, pour toute opération projetée, le bâti ancien traditionnel constitue le référentiel architectural local, devant nourrir la réflexion de la conception du projet à venir. Tous les projets, qu’ils soient situés ou non dans des secteurs soumis à Orientations d’Aménagement et de Programmation (document 3), doivent répondre à des principes généraux, tels que :

• La cohérence des gabarits vis-à-vis de ceux existants alentours, • L’insertion des bâtis dans le dénivelé des pentes existantes, • L’inscription des bâtis dans le respect des topographies actuelles, dont les déblais et

les remblais sont à limiter au maximum, • La limitation de l’artificialisation et de l’imperméabilisation des sols, via la mise en

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

œuvre de matériaux écologiques et perméables, • L’expression de l’architecture, adaptée au contexte paysager et urbain, • L’utilisation de matériaux authentiques et non de matériaux pastiches les imitant.

Les aménagements, les constructions et les installations en madriers pleins apparents assemblés à mi-bois de type chalet n’étant pas typiques des bords du Lac Léman ; par conséquent, ils sont prohibés afin de ne pas dévaloriser l’architecture traditionnelle lacustre. Les constructions ou les éléments de construction rappelant l’architecture typique d’autres régions françaises ou étrangères ne seront également pas permis. Dans cette même logique, l’emploi de l’enrochement ou des gabions afin de créer des murs de soutènement de terre est strictement prohibé.

De fait, les projets de rénovation et de réhabilitation des éléments patrimoniaux bâtis remarquables devront absolument préserver et valoriser leurs caractéristiques architecturales, patrimoniales et paysagères ; en aucun cas, les dénaturer. Par ailleurs, les aménagements, les constructions, les installations et les plantations devront s’implanter de manière à ne pas obstruer les perspectives inscrites dans les cônes de vue définis au Règlement Graphique.

Toute installation, modification ou remplacement d’un dispositif de clôture, à l’exception de ceux dédiés aux activités agricoles et forestières, fera l’objet d’une Déclaration Préalable (Délibération du Conseil Municipal du 25/09/2007).

Protection des sites archéologiques

Les sites archéologiques sont protégés par la Loi du 15/07/1980 relative à la protection des sites archéologiques et des collections publiques et par la Loi du 27/09/1941 relative à la réglementation des fouilles archéologiques. Tout dossier de demande d’autorisation d’urbanisme est soumis aux dispositions légales des articles L.521-1, L.523-1, L.523-4, L.5238, L.522-5, L.522-4, L.531-14 et R.523-1, R.523-14 du Code du Patrimoine, R.111-4 du Code de l’Urbanisme et L.122-1 du Code de l’Environnement.

Selon les dispositions de l’article n°1 du Décret n°86-192 du 05/02/1986 relatif à la prise en compte de la protection du périmètre archéologique applicable, la Commune de Publier est concernée par plusieurs niveaux de protection et par plusieurs secteurs géographiques de

VE2A | Page 15/401

lieux de fouilles préventives évoqués dans le Rapport de Présentation (documents 1.1, 1.2 et 1.3) et définies dans les Annexes et Servitudes (documents 5.4-1 et 5.4-2).

En vertu des arrêtés préfectoraux n°06-261 du 17/07/2006 et n°11-251 du 14/09/2011, les périmètres de présomption de prescriptions archéologiques sont :

• Zone n°1 – Rives,

• Zone n°6 – Brennaz,

• Zone n°2 – Morand,

• Zone n°7 – Blonay,

• Zone n°3 – Chef-lieu,

• Zone n°8 – Demay,

• Zone n°4 – Avonnay,

• Zone n°9 – Confrérie.

• Zone n°5 – Cartheray,

Par conséquent, toute découverte (monnaies, objets, structures…) doit être immédiatement signalée soit à la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) / Service Régional d’Archéologie (située à Le Grenier d’Abondance, 6 Quai Saint-Vincent, 69283 LYON CEDEX) soit à la Mairie de Publier ou à la Préfecture de Haute-Savoie. Les vestiges retrouvés ne doivent en aucun cas être dénaturés ou détruits avant examen de l’autorité institutionnelle compétente. Tout contrevenant est passible des peines prévues à l’article n°257 du Code Pénal.

Patrimoine à préserver

L’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme permet d’identifier, de localiser et de préserver des îlots, des immeubles, des monuments et des secteurs pour des motifs d’ordre architectural, culturel et historique. Ces éléments bâtis revêtent un caractère architectural remarquable et sont des témoins historiques d’un mode de vie ou d’un savoir-faire qu’il convient de conserver et de préserver.

L’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme permet d’identifier, de localiser et de préserver des éléments ponctuels et des secteurs globaux (notamment des paysages et des végétaux) pour des motifs d’ordre culturel, environnemental et historique. Tous les travaux affectant les paysages agricoles, naturels et urbains devront être préalablement déclarés puis accordés dans le respect de la sauvegarde de la qualité de ces espaces.

La liste des éléments et des ensembles bâtis et non-bâtis patrimoniaux remarquables est

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

consultable à la fin du présent document ainsi que leur inventaire joint en annexe (pièce 4.21) du présent Plan Local d’Urbanisme.

En complément de ces dispositions, les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) thématiques Architecture et Patrimoine et Trames Bleue, Verte et Noire (document 3) se doivent d’être strictement respectées pour tous aménagements, constructions et installations ou travaux.

Secteurs bâtis patrimoniaux remarquables

Les secteurs bâtis patrimoniaux remarquables sont majoritairement identifiés sous le zonage Uh – secteurs à vocations principale d’habitat à caractère patrimonial et via le marqueur « pointillés violet » au Règlement Graphique.

Ils obéissent aux mêmes règles que celles applicables aux éléments bâtis patrimoniaux remarquables, décrites dans le paragraphe ci-dessous.

Eléments bâtis patrimoniaux remarquables

Les éléments bâtis patrimoniaux remarquables sont identifiés via le marqueur « étoile à 5 branches rouge » au Règlement Graphique.

La démolition des éléments bâtis patrimoniaux remarquables n’est pas autorisée, à l’exception des bâtis menaçant ruine ou susceptibles d’engendrer un risque pour la sécurité tant publique que privée (article L.451-2 du Code de l’Urbanisme). Le cas échéant, la démolition est assujettie à l’obtention d’un Permis de Démolir.

En revanche, cette protection n’interdit pas l’évolution et la réfection du bâti. Celles-ci supposent cependant que les projets ne portent pas atteinte aux caractéristiques architecturales et patrimoniales desdits éléments remarquables. Il faudra donc veiller à mettre en œuvre les procédés et les techniques adéquates aux conditions d’accessibilité, d’habitabilité et de sécurité de la construction et ce, sans compromettre ses paramètres originels :

• Conserver l’aspect, la densité, la forme et la volumétrie d’origine du bâtiment, • Pérenniser les éléments singuliers identifiés comme « patrimoine remarquable » du

VE2A | Page 16/402

bâti, tels que les devantures, les façades, les fresques, les modénatures, les ouvertures et les toitures le composant, • Préserver la qualité patrimoniale de la construction en reprenant les matériaux, les procédés et les techniques originellement employées.

Les projets permettant la restitution des caractéristiques originelles dénaturées seront privilégiés. Des adaptations pourront éventuellement être envisagées dans le cadre où cellesci ne sont pas incompatibles avec le caractère patrimonial à protéger.

Eléments non-bâtis patrimoniaux remarquables

Les éléments non-bâtis patrimoniaux remarquables sont identifiés via le marqueur « étoile à 5 branches orange » au Règlement Graphique.

L’élagage, la coupe et l’abattage des éléments non-bâtis remarquables ne sont pas autorisés, à l’exception des ceux menaçant de tomber, susceptibles d’engendrer un risque pour la sécurité tant publique que privée. Le cas échéant, l’abattage est assujetti à l’obtention d’une Déclaration Préalable. En revanche, cette protection n’interdit pas l’entretien courant (tailles douces de formation, élagage des branches basses…) lorsque celui-ci n’altère pas la qualité sanitaire et donc la survie de cet élément végétal.

Dispositions relatives aux bâtiments pouvant faire l’objet d’un changement de destination

Selon l’article L.151-13 du Code de l’Urbanisme, au sein des zones à urbaniser (AU), des zones urbaine (U) et des Secteurs de Taille et de Capacité Limitées (STECAL), les changements de destination sont autorisés sans que les bâtiments soient identifiés dans le Règlement Graphique. Les changements de destination doivent être compatibles avec les destinations et les vocations de la zone (rubrique 1.1). En vertu de l’article L.151-11 du Code de l’Urbanisme, les bâtis situés en zones agricoles et naturelles pouvant faire l’objet d’un changement de destination sont identifiés via le marqueur « étoile à 5 branches verte » au Règlement Graphique.

Au préalable, le changement de destination est soumis à l’obtention d’un avis conforme favorable :

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

• En zone agricole, de la Commission Départementale de la Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF),

• En zone naturelle, de la Commission Départementale de la Nature, des Paysages et des Sites (CDNPS).

En outre, les changements de destination des bâtis identifiés sont donc autorisés, sous réserve que les destinations soient acceptées et que les conditions cumulatives suivantes soient strictement respectées :

• En zone agricole, la destination d’habitation sera soit affectée à du logement agricole soit affiliée à des activités touristiques agricoles (chambres d’hôtes, g

Zone UA

Ce que la zone UA autorise, en clair

UA 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activités

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

Destination Exploitation agricole et forestière Habitation

Commerce et activités de

services

Equipements d’intérêt collectif et

services publics

Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire

Sous-destination

Exploitation agricole

Exploitation forestière

Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

Hôtels Autres hébergements touristiques

Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public

des administrations publiques et assimilés

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés

Établissements d'enseignement, de santé et d’action sociale

Salles d'art et de spectacles Équipements sportifs Lieux de culte

Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau

Centre de congrès et d'exposition Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisée X X X

X

Autorisée sous conditions

(2) (1) (3)

Interdite X X

X X

X X

X X X X X X X X X X

Sont de plus interdits dans l’ensemble de la zone Ua :

• L’ouverture et l'exploitation de carrières,

• Les dépôts de véhicules, de matériaux inertes ou de récupération, les garages collectifs de véhicules particuliers ne correspondant pas aux besoins d'une opération de logements,

• Le stationnement, hors garage, supérieur à 3 mois, de caravanes isolées, tels que visés à l’article R.111-37 du Code de l’Urbanisme, qu’elles aient ou non conservé leur mobilité,

• Les garages collectifs de caravanes,

• Les nouveaux terrains de camping et de caravanage,

• Les habitations légères de loisirs et les résidences mobiles de loisirs,

• Les constructions et installations légères, transportables et non fondées, sauf dans le cas de chantiers provisoires, de bâtiments publics ou d'intérêt collectif,

• Toute construction et installations à usage d'activités ne répondant pas aux conditions définies dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ciaprès,

• Les affouillements et exhaussements de sol non autorisés dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ci- après,

• Dans les périmètres protégés de captage d'eau potable, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur (par arrêté préfectoral) :

o Sur le périmètre rapproché : les activités utilisant des produits toxiques ou polluants (traitement de surface, teinturerie, peinture et siccatifs, tannerie, etc.), les excavations et gros terrassements supérieurs à 1,5 mètre de profondeur, ainsi que les pompages privés de la nappe,

o Sur le périmètre éloigné : les activités polluantes et les prélèvements d’eau à la nappe.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 49/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

Sont autorisées sous conditions particulières les occupations et utilisations du sol suivantes :

(1) Les activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle se traduit par

« professions libérales » réglementées ou non réglementées (définition au lexique en annexe du document),

(2) Les activités artisanales et commerciales à condition que leur surface de vente soit inférieure à 500 mètres carrés, sous réserve que leurs fréquentations (clientèles et fournisseurs) n’induisent pas de risque pour la salubrité et la sécurité publiques.

(3) Les autres hébergements touristiques comprenant uniquement les chambres d’hôtes et les gîtes de tourisme.

Autres conditions particulières : Dans le cas d’une division foncière en vue de bâtir ou de lotir et en application des dispositions de l’article R.151-21 du Code de l’Urbanisme, les constructions et les installations sont accordées à condition qu’elles respectent l’ensemble des dispositions réglementaires de la zone à l’échelle de chaque lot détaché issu de la division foncière et non à l’échelle de l’unité foncière initiale.

Lorsqu’un bâti existant se révèle non-conforme aux dispositions réglementaires applicables à la zone, la demande d’autorisation d’urbanisme sera uniquement accordée dans le cadre de projets et de travaux ayant pour objet de ne pas aggraver et/ou de réduire les nonconformités avérées.

Sont de plus admis dans la zone Ua :

• Les exhaussements, les affouillements, remblais et déblais, à la condition qu’ils soient strictement nécessaires à la construction et à l’aménagement des bâtiments à construire. Ils devront respecter les dispositions à ce sujet, explicités dans les dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2),

• Les constructions principales et leurs constructions secondaires à destination d’habitation, limitées à 2 annexes maximum par construction principale à usage d’habitat individuel et limitées à une annexe maximum par logement issu d’une construction principale à usage d’habitat collectif,

• L’aménagement dans le volume bâti existant et l’extension limitée desdits bâtis existants ayant pour vocation de faire perdurer les activités économiques existantes autres que celles mentionnées ci-dessus,

• Les constructions, les aménagements, les occupations et les installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif,

• L’édification et la rénovation de clôtures, de portails et portillons, dans le respect des dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2).

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 50/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

UA 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : 1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

Conditions relatives aux logements

Typologie des logements : Dans toute la zone Ua, tout projet de construction, de réhabilitation ou de changement de destination à vocation d’habitation (individuelle, intermédiaire ou collective), à compter du seuil de 8 logements ou de 550 mètres carrés de surface de plancher, devra comporter a minima :

• 25 % de logements locatifs sociaux pérennes, • 25 % de logements en accession sociale pérennes.

Dans le cas où l’application du pourcentage de logements locatifs sociaux ou en accession sociale donnerait un résultat décimal, le nombre de logements à créer sera arrondi au supérieur.

Taille des logements : Tout projet de construction, de réhabilitation ou de changement de destination à vocation d’habitation (individuelle, intermédiaire ou collective), à compter du seuil de 8 logements ou de 550 mètres carrés de surface de plancher, devra comporter a minima :

• 10 % maximum de logements d’une pièce (T1) – surface de plancher moyenne de 25 mètres carrés,

• 30 % minimum de logements de 2 pièces (T2) – surface de plancher moyenne de 45 mètres carrés,

• 40 % minimum de logements de 3 pièces (T3) – surface de plancher moyenne de 65 mètres carrés,

• 20 % maximum de logements de 4 ou de 5 pièces (T4 / T5) – surface de plancher moyenne de 85 mètres carrés.

Une répartition différente de la typologie des logements pourra être envisagée, à condition que celle-ci soit soumise à l’appréciation de l’autorité compétente.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 51/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

UA 3Implantation des constructions

Intitulé du document : 2.1 Volumétrie et implantation des constructions

2.1 Volumétrie et implantation des constructions

Hauteur des constructions

Le plan altimétrique contenant les cotes topographiques sera employé afin de déterminer un point non-susceptible d’être modifié par les travaux projetés, servant de base de référence afin de calculer la hauteur.

La hauteur des constructions et des installations sera mesurée à compter du niveau du terrain naturel (avant travaux d’exhaussement et/ou d’affouillement de terre) jusqu’au point culminant (soit faîtage, soit égout du toit).

Dans le cadre d’un projet sur un tènement en déclivité, la hauteur sera mesurée à l’aplomb de tout point de la construction projetée.

Pour les constructions neuves, les combles et/ou les attiques ne comporteront qu’un seul et unique niveau au sein du bâtiment. Les attiques devront respecter un retrait minimal d’1,5 mètre à partir du nu externe des façades de l’étage inférieur et ne pas excéder une surface représentant 50 % de l’emprise au sol de la construction projetée.

Les édicules techniques (bouches d’aération, sorties de cheminée, antennes de télécoms, etc.) ne seront pas compris dans le calcul de la hauteur des bâtis.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la hauteur par rapport au niveau du terrain naturel, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Règle générale : La composition des constructions et des installations ne devra pas dépasser le volume ciénoncé : RDC + R1 + R2 + C/A ou RDJ + RDC + R1 + C/A (soit 3 niveaux visibles). La hauteur ne devra pas excéder 10 mètres à l’égout du toit et 13 mètres au faitage. En cas de toitureterrasse végétalisée, la hauteur des constructions ne devra pas dépasser 10 mètres à l’égout du toit.

Hauteur à l’égout d’une construction comportant une toiture plate Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant un attique

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 52/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

nu externe des façades des constructions principales ou secondaires et le cas échéant, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre et de leurs terrasses soutenues ou non par des poteaux de soutien.

Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne sont pas pris en compte. La hauteur des éléments en surplomb de l’espace public devra être de 4,5 mètres au minimum depuis le niveau du terrain achevé.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises publiques ou privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant des combles

Dispositions particulières : Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, la hauteur n’est pas plafonnée. Toutefois, la hauteur du bâti projeté devra être adaptée à l’usage et cohérente avec les bâtis alentours afin d’assurer une insertion qualitative dans l’environnement.

Le seuil de hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel pourra être dépassé dans l’hypothèse d’un besoin spécifique de gestion de la toiture, dûment justifié par des impératifs techniques ou des contraintes de fonctionnement et d’exploitation du bâtiment.

Implantation par rapport aux emprises publiques, aux voiries publiques et voies privées ouvertes ou fermées à la circulation générale

Le champ d’application du présent article englobe les emprises publiques, les voies publiques, les chemins ruraux et les voies privées, qu’elles soient ouvertes ou non à la circulation automobile (hors servitudes de passage).

Les constructions et les installations autorisées sur le domaine public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Au surplus des dispositions relatives au traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et des abords des constructions (2.3), afin de permettre le libre passage de l’eau et de la faune, les rives naturelles des cours d’eau doivent être entretenues en espaces libres de toute construction et de tout mouvement de terre inopportun, en respectant de facto un recul d’implantation vis-à-vis des cours d’eau. Celui-ci sera à adapter en fonction des situations topographiques et du caractère naturel des lieux d’implantation. Cette disposition réglementaire n’engage pas les ouvrages et infrastructures de franchissement des cours d’eau.

Règle générale : La distance d’implantation minimale des constructions et des installations vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique, les emprises publiques existantes ou projetées (emplacements réservés) ou la voirie privée sera de 4 mètres.

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 53/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

• Dans le cadre de constructions ou d’installations secondaires (carport, pergola, cabanon, appentis…) accolées ou non accolées, closes ou non-closes. La distance d’implantation minimale vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique ou privée devra être de 2 mètres minimum et ce, aux conditions cumulatives que la hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel et que la longueur de chaque façade de l’annexe n’excède pas 8 mètres,

• Dans le cas d’installation d’une piscine hors-sol, semi-enterrée ou enterrée, la distance minimale de retrait est de 4 mètres depuis la limite d’alignement, comptée depuis la margelle. Dans l’hypothèse d’une piscine enterrée dépourvue de margelles, la mesure sera effectuée depuis le rebord du bassin,

• Pour les tronçons repérés au document graphique (RD n°1005), les constructions projetées devront respecter une marge de recul minimale par rapport à la limite d’alignement de 8 mètres. Un aménagement paysager est requis au sein de cette bande de 8 mètres de large sur l’ensemble de la longueur de la propriété privée concernée.

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur la voirie de desserte

Dispositions particulières : 1. Pour les nouvelles constructions

La distance minimale d’implantation des constructions et des installations pourra être inférieure ou supérieure à celle imposée par la règle générale ci-dessus :

• Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

• Dans l’hypothèse d’aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite,

• Dans le cas de création d’emplacements de stationnement souterrains,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

2. Pour les extensions et les surélévations Afin de poursuivre et de pérenniser l’alignement des différentes façades créant un front bâti continu au sein des quartiers, les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie privée, la voie publique ou l’emprise publique ; aux conditions cumulatives que :

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’engendrent pas des problèmes de visibilité, de passage et donc de sécurité publique,

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’aggravent pas la situation préexistante.

Et également, dans le cas de figure où les extensions des constructions principales ou secondaires existantes comblent une dent creuse afin de constituer un front bâti.

Implantation des constructions vis-à-vis des limites séparatives

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires, de leurs balcons d’une

VE2A | Page 54/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

largeur supérieure à 1 mètre, de leurs terrasses soutenues ou non soutenues par des poteaux de soutien. Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne sont pas pris en compte.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions existantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Règle générale : La distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites de propriété privée séparatives devra être égale ou supérieure à la moitié de la hauteur de chaque façade attenante à chaque limite (d = h / 2), sans être inférieure à 4 mètres minimum.

privée séparatives, dans les cas de figure ci-après : • La construction de bâtis mitoyens, s’adossant à des délaissés de façade aveugles existants, • La construction dans les dents creuses, permettant de créer un front bâti continu sur la voirie, • Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques, • Les aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite, • Les servitudes de cour commune entre deux propriétés privées riveraines (les dispositions relatives à l’implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété sont par conséquent applicables au projet).

2. Pour les constructions secondaires Dans le cas de figure de constructions ou d’installations secondaires (carport, pergola, appentis, cabanon…) accolées ou non-accolées, closes ou non-closes, la distance d’implantation minimale vis-à-vis des limites de propriété privée pourra être de 2 mètres et ce, selon les conditions cumulatives suivantes :

• La hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel,

• La longueur de chaque façade de l’annexe ne dépasse pas 8 mètres.

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Dispositions particulières : 1. Pour les constructions principales

Les constructions et les installations pourront être admises jusqu’en limites de propriété

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 55/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

compte des éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture, de balcons ou de terrasses soutenues par des poteaux de soutien jusqu’à 1 mètre de largeur.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale entre chaque bâti existant sur une même propriété privée, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Implantation des constructions secondaires d’une hauteur au faîtage inférieure ou égale à 3,5 mètres vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Règle générale :

Excepté si elles sont accolées les unes par rapport aux autres, les constructions doivent respecter une distance de retrait minimale entres elles de :

• 6 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel des deux constructions excède 3,5 mètres,

• 3 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel de l’une des deux constructions n’excède pas 3,5 mètres.

La distance minimale d’implantation des piscines hors-sol, semi-enterrées ou enterrées, comportant ou non une margelle sera de 4 mètres, à compter du bord du bassin.

Afin d’éviter de les disséminer, les annexes devront, dans la mesure du possible, être regroupées au sein de la propriété privée.

3. Pour les extensions et les surélévations

Les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation vis-à-vis des limites séparatives ; sous réserve qu’elles n’aggravent pas la situation existante ou encore qu’elles permettent de combler une dent creuse afin de constituer un front bâti.

Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété privée

La distance de retrait minimale sera mesurée depuis le nu externe des façades, sans tenir

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 56/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

Implantation des constructions principales et secondaires entre elles sur une même propriété privée

Dispositions particulières : A la condition qu’ils soient fondamentalement structurels de l’ensemble bâti, les éléments de liaison projetés entre les différents corps de bâtiments seront considérés comme étant accolés.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 57/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

UA 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : 2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

Préambule : En tout état de cause, chaque projet (quelle que soit son ampleur) devra proposer une insertion recherchée et argumentée tant à l’échelle foncière que dans l’environnement alentour, afin de préserver la qualité architecturale, environnementale, patrimoniale, paysagère et urbanistique du territoire communal.

Les dispositions générales indiquées en préambule du présent règlement écrit devront être prises en compte dans tout projet de construction neuve ou de rénovation de bâtis existants.

Les dispositions des paragraphes ci-dessous exposées ne concernent pas les projets d’équipements publics et d’intérêts collectifs, qui par leur fonction et leur usage, induisent des typologies de densité, d’implantation, de volume, de façade, de toiture, d’annexe et de clôture spécifiques, devant être adaptés à leur nature propre.

Rénovation et réhabilitation : Concernant les réhabilitations et les rénovations des constructions traditionnelles existantes, repérées au titre des éléments patrimoniaux bâtis remarquables (liste dans l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Patrimoniaux Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et marqueurs « étoiles à 5 branches rouges » sur le Règlement Graphique), se référer à la section : « Dispositions applicables à toutes les zones » du présent Règlement Ecrit, rubriques : « Dispositions architecturales, paysagères et urbanistiques générales » et « Patrimoine à préserver. »

Densité, implantation et volume

L’implantation, la volumétrie et la densité de tout aménagement, de toute installation ou de toute construction devront être déterminées en tenant compte de la topographie de l’unité foncière, de l’environnement et des paysages alentours, de la culture architecturale préexistante et des perceptions lointaines et dominantes.

Le projet devra s’adapter au terrain naturel du site afin de réduire au maximum son impact paysager et l’artificialisation et l’imperméabilisation du terrain. Le niveau du terrain naturel

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

dans les marges de recul vis-à-vis des limites de propriété privée, définies par les dispositions relatives aux implantations des constructions (2.1), ne devra être en aucun cas modifié, excepté pour :

• La création des voies internes d’accès aux emplacements de stationnement des véhicules motorisés,

• L’édification d’espaces de vie extérieurs via le terrassement des talus, n’excédant pas 4 mètres de largeur depuis le nu externe des façades.

Cela ne dispense pas le porteur de projet de préserver le reste de l’emprise foncière de tout déblai et de tout remblai non-nécessaires à l’élaboration du projet.

Les enrochements sont strictement interdits, n’étant pas typiques de l’aménagement paysager des rives du lac Léman. Il est recommandé d’opter pour des palissades en bois naturel végétalisées ou des maçonneries enduites et/ou bardées, de préférence végétalisées. D’autres options pourront être accordées selon leur insertion dans leur environnement.

Les murs de soutènement de terre nécessaires à la conservation des talus existants au sein de l’unité foncière sont accordés, à la condition de respecter l’une des prescriptions indiquées ci-après :

• Un mur de soutènement de terre n’excédant pas une hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel défini à 1 mètre,

• Jusqu’à 3 murs de soutènement de terre, en forme de paliers successifs seront tolérés, sous réserves que leur hauteur par rapport au niveau du terrain naturel n’excède pas un mètre et que leur largeur minimale entre chaque palier soit d’un mètre, portant l’ensemble à un minimum de 3 mètres d’épaisseur. Ces paliers devront impérativement être végétalisés via des arbustes et des plantes grimpantes et/ou rampantes,

• Un mur de soutènement de terre d’une hauteur supérieure à un mètre vis-à-vis du niveau du terrain naturel sera accepté dans le cadre de la création d’une rampe d’accès des véhicules au garage en sous-sol enterré ou semi-enterré. La hauteur dudit mur de soutènement de terre sera adaptée aux besoins réels du projet. Des éléments d’habillage (enduits, bardages, parements) et/ou de végétalisation par des essences végétales grimpantes et/ou rampantes seront prévus.

VE2A | Page 58/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des façades devront être validées par l'autorité compétente via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de revêtements de façades brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

La longueur des façades d’une construction projetée ne peut excéder 25 mètres, en dehors des balcons d’une largeur inférieure ou égale à 1,2 mètre. Dans l’hypothèse de l’extension de bâtis existants ou de la construction d’annexes accolées aux bâtis existants, une homogénéité des façades est requise afin d’assurer la cohérence de l’ensemble.

Lorsque ces extensions ou ces annexes ne sont pas construites avec les mêmes matériaux et coloris que les façades existantes de la construction principale, une harmonie d’aspect doit être impérativement proposée. Dans tous les cas de figure, les matériaux extérieurs devront présenter un aspect fini (aucun matériau brut d’apparence ne sera toléré). La rénovation et la réhabilitation des éléments bâtis remarquables ne devront pas modifier leur aspect originel (pierres apparentes, encadrements d’ouvertures, etc.)

Implantation des murs de soutènement de terre en 3 paliers successifs par rapport au niveau du terrain naturel

Les murs de soutènement d’une hauteur supérieure à 1 mètre par rapport au niveau du terrain naturel devront se justifier tant sur l’aspect de la sécurité ou de l’accès à l’emprise foncière depuis la voirie, qu’elle soit publique ou privée. Ils pourront déroger à la règle énoncée ci-dessus dès lors qu’ils ne diminuent pas le cône de visibilité à l’entrée et à la sortie de la propriété privée et qu’ils ne génèrent pas de risques de sécurité routière et piétonne.

Façades

Aspect des façades :

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Composition des façades : La composition des façades (ouvertures, éléments de bâti et éléments de décor) doit assurer un équilibre, via l’homogénéité des dimensions, des proportions, des rythmes, des matériaux et des coloris.

Afin d’assurer l’équilibre et la régularité des ouvertures en façades, il est préconisé que les ouvertures soient centrées et alignées entre elles, dans un souci de cohérence entre les étages et les façades d’une même construction.

Il est recommandé de limiter le choix des dimensions et des formes des ouvertures (fenêtres, portes-fenêtres, baies vitrées et fenêtres de toit) sur les constructions. Il est conseillé que toutes les ouvertures présentent des caractéristiques similaires quant au nombre de vantaux et à l’orientation des menuiseries (horizontal ou vertical), à l’exception des portes d’entrée et des portes de garage.

VE2A | Page 59/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

Habillage des façades : La préservation et la restauration des éléments de décor, d’habillage et de modénatures existants est obligatoire. Les éléments d’habillage (tels que les bardages et les parements…) sont vivement encouragés sur les façades des constructions tant nouvelles qu’existantes.

Les cheneaux, les gouttières et les descentes des eaux de pluie récoltées par les toitures des constructions tant principales que secondaires devront être intégrées de manière qualitative à la composition architecturale des façades.

Concernant les constructions nouvelles, les caissons des volets roulants doivent être impérativement intégrés dans les murs de façades. Dans le cadre d’une réhabilitation ou d’une rénovation, les caissons des volets roulants doivent être a minima placés dans l’embrasure des ouvertures et, au mieux, encastrés dans les murs de façades ; à l’exception d’impossibilités techniques avérées à justifier par le porteur de projet. Afin de ne pas aggraver d’éventuelles non-conformités, il est fortement recommandé d’apposer des caissons et des volets d’une teinte identique à ceux existants.

Dans le cadre d’un immeuble comportant des logements collectifs, aucun projet individuel de transformation d’un balcon en loggia ne sera accordé : il devra concerner l’ensemble des résidents afin d’être accordé et ce, dans l’objectif de conserver une unité d’aspect du bâtiment.

Toitures

Aspect des toitures : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des toitures devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de couverture des toitures brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

Les matériaux et teintes des toitures devront être cohérents avec les matériaux et les coloris des couvertures de toiture alentours. L’emploi des tuiles en terre cuite ou d’aspect similaire, à moyen ou à petit moule, sera privilégié pour les couvertures des toitures et ce, dans une

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

teinte chaude (notamment rouge, marron ou brun).

Pour toute construction nouvelle, il est au minimum exigé une toiture à 2 pans, dont l’inclinaison sera comprise entre 40 et 60 %, végétalisée ou non-végétalisée. Les toitures plates ou à pans de faible inclinaison des constructions principales sont admises, à la condition qu’elles présentent une épaisseur de terre végétale et/ou substrat de 30 centimètres minimum. Dans le cadre d’une surélévation et/ou d’une réfection d’une toiture existante dont les inclinaisons de pente de toits ne sont pas réglementaires, il pourra être dérogé à la règle sous réserve de l’appréciation de l’autorité compétente.

Les faîtages des toitures des extensions de constructions principales ou de réalisation des constructions secondaires s’orientent dans le sens de celui utilisé pour la toiture de la construction principale, sauf si le projet architectural global le justifie.

Dans le respect des techniques constructives anciennes et caractéristiques du bâti ancien des rives du lac Léman, il est recommandé que les sens de faîtage des constructions principales et secondaires s’orientent :

• En cas de terrain plat, parallèlement à la voie, • En cas de terrain en déclivité, dans le sens de la plus grande pente.

La forme, le volume, la pente et le matériau des toitures des constructions secondaires pourront être différents de la construction principale, à la condition que les choix retenus soient harmonieux avec les bâtis existants.

Les constructions secondaires et les extensions des constructions principales d’une emprise au sol et/ou d’une surface de plancher inférieure à 50 mètres carrés pourront proposer une toiture plate non-végétalisée ou une toiture-terrasse accessible avec garde-corps et rambardes. En cas d’extension d’une construction principale, celle-ci se fera en continuité du volume de la construction existante de manière à éviter les décrochés.

Débords de toiture : La largeur des débords de toiture sera comprise entre 1 mètre et 1,2 mètre pour toute construction principale projetée. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale inférieure ou égale à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avant-toits

VE2A | Page 60/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

sera proportionnée au volume de ladite extension. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale supérieure à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avanttoits de celle-ci sera identique à celle des avant-toits de la construction principale existante.

La largeur des débords de toiture sera proportionnelle au volume et à la forme de la construction secondaire. Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier), les avant-toits pourront adopter une largeur différente à celle imposée, sous réserve de l’accord expresse du service instructeur. Concernant les toitures de jonction et de transition, des débords de toit différents pourront être admis.

Afin de conserver une unité de largeur des débords de toit des différents bâtis sur une même propriété privée, le service instructeur pourra également émettre des directives concernant l’homogénéité des largeurs des débords de toit entre les différentes constructions présentes et projetées et ce, selon leur usage propre.

Fenêtres de toit : Les fenêtres de toit doivent être positionnées de façon ordonnancée et continue afin de prendre en compte la composition des façades de la construction, ainsi que les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement.

toit devra être accolé à la façade de la construction principale. La toiture sera soit plate soit à 2 pans pour les cabanons de jardin. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et des bâtiments alentours.

Carports et pergolas : Les carports et les pergolas devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera de préférence plate pour les pergolas. Dans le cas de figure où la toiture est à un ou 2 pans pour les carports accolés, le faîtage devra être accolé à la façade de la construction principale. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et aux bâtiments alentours.

Couloirs de nage et piscines : Que le bassin de baignade soit hors-sol, semi-enterré ou enterré, sa forme devra être simple (carrée, rectangulaire ou ronde). Il devra être revêtu d’un liner de teinte gris clair ou bleu clair. Les margelles seront de préférence en bois ou en pierres, de nuances crème, beige, grège, marron, brun ou gris.

Les ouvertures en toiture doivent nécessairement être encastrées dans le plan du versant de la toiture à pans et ne pas comporter de volets roulants extérieurs, afin de ne pas engendrer de surépaisseur disgracieuse.

La surface dédiée aux fenêtres de toit, aux verrières, aux puits de lumière et aux lucarnes n’excèdera pas 25 % de la surface totale de la toiture. Leur installation est interdite sur les croupes.

Annexes

Appentis et cabanons de jardin : Les appentis et les cabanons de jardin devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera soit plate soit à un pan pour les appentis, dont le faîte de

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Clôtures

Dans une optique de précision des aspects et des coloris des matériaux et des essences végétales à feuillage persistant ou caduque devant être employés au sein du territoire communal de Publier, un Nuancier Communal et un Guide Communal des Essences Végétales Locales sont annexés au présent Règlement Ecrit.

L’installation de clôtures donnant sur l’alignement ou sur les limites de propriété privées séparatives n’est pas obligatoire. Tout projet de clôture ne pourra proposer plus de 2 modèles différents (l’un sur la limite d’alignement et l’autre sur les limites séparatives). Elles seront impérativement ajourées, sans comporter de dispositif occultant autre que végétal.

Les clôtures devront permettre le passage de la petite faune selon les principes émis au sein de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation thématique « Trames Vertes, Bleues et Noires. »

VE2A | Page 61/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

En cas de différence de niveau entre deux propriétés privées ou d’une propriété privée par rapport à la voirie, la hauteur de la clôture est mesurée à partir du point médian égal à la différence de niveau entre les deux terrains ou le terrain et la voirie.

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente abrupte)

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente douce)

Règle générale : Dans le cadre de l’installation d’une clôture, tant sur l’alignement donnant sur la voirie que sur les limites de propriété privée séparatives, elle devra se présenter selon l’une des dispositions ci-après :

• Une haie composée d’essences végétales variées tant à feuillage persistant qu’à

feuillage caduque, ne comportant pas d’espèces végétales invasives et/ou exotiques et n’excédant pas 2 mètres de hauteur. Les jeunes plans des arbustes et buissons devront être implantés au minimum à 80 centimètres afin qu’ils n’empiètent pas sur l’espace public une fois devenus adultes,

• Un grillage souple ou rigide d’une hauteur inférieure ou égale à 1,8 mètre par

rapport au niveau du terrain naturel, adjoint ou non d’une haie vive,

• Un muret bahut maçonné d’une hauteur inférieure ou égale à 80 centimètres par

rapport au niveau du terrain naturel, surmonté d’une clôture à claire-voie présentant un intervalle vide-plein régulier de 5 centimètres minimum, faiblement occultante (maximum 30 % d’occultation), adjoint ou non d’une haie vive ; l’ensemble ne dépassant pas 1,8 mètre de hauteur.

VE2A | Page 62/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

Afin de ne pas engendrer des risques de sécurité routière et piétonne, il est strictement interdit d’installer des systèmes occultants sur le dispositif de clôture donnant sur la voirie.

Les portails et les portillons pleins sont également interdits. Ils ne devront pas excéder une hauteur de 1,8 mètre par rapport au niveau du terrain naturel.

Les bâches, les panneaux opaques en ajout sur le grillage ou le dispositif à claire-voie et tout autre système occultant à apposer sur les dispositifs de clôture en vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives, autre qu’une haie vive, sont strictement proscrits.

Eléments techniques

Afin de préserver les perspectives et points de vue, les paysages urbains et naturels et la qualité architecturale et patrimoniale du territoire communal, toute installation d’ouvrages et d’éléments techniques seront limités au minimum et dans la mesure du possible dissimulés de façon à se fondre dans les façades, les toitures et les tènements. Ils devront donc respecter les directives ci-après.

En toiture : Les antennes et les paraboles ne devront pas dépasser la ligne du faîtage des toitures à pans, devront être discrètes lorsqu’elles sont installées sur des toitures plates et ne devront pas être visibles depuis les espaces publics.

Les édicules techniques installés en toitures (puits d’ascenseur, cage d’escalier, gaine et boîtier de ventilation, de climatisation, d’aération, etc.) devront être dissimulés au maximum, en tenant compte des percées visuelles au-dessus des bâtiments.

En façade : Les gaines et les boîtiers de ventilation, de climatisation, d’aération installés en façades des bâtiments devront être le plus discrets possibles, sans être visibles depuis les espaces publics. S’ils ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Les fils électriques et de télécoms devront être impérativement encastrés au sein des murs de façade. Dans l’hypothèse où une impossibilité technique est rencontrée (à justifier), le cheminement des fils devra être placés à la jonction des débords de toiture et des murs de façades afin de s’intégrer au mieux dans la composition extérieure.

Sur terrain : Les locaux techniques des pompes à chaleur devront être masqués par des aménagements paysagers. Les locaux techniques des piscines privées devront être les plus discrets possibles, notamment s’ils sont visibles depuis les espaces publics.

Les citernes de récupération des eaux de pluie ou autres cuves seront soit enterrées soit dissimulées via un écran naturel végétal ou un dispositif de pare-vue s’intégrant qualitativement au terrain, dès lors que celles-ci sont visibles depuis les espaces publics.

Sous réserve du respect du règlement intercommunal de la collecte des déchets, émis par la Communauté de Communes du Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les conteneurs à déchets ménagers privés devront être installés de façon accessible tout en étant dissimulés par des aménagements paysagers ou tout en étant intégrés soit à la construction d’un bâtiment dédié ou soit dans les immeubles collectifs.

Sur voirie : Les boîtiers de transformation électrique des logements individuels devront s’intégrer au mieux dans le paysage à proximité. Pour cela, l’intégration des boîtiers individuels dans les murets bahuts des clôtures sont vivement recommandées.

Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées en-dehors d’un lotissement devront être installées à l’entrée de la propriété privée, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des immeubles devront être installées soit à l’intérieur des halls d’entrée soit à l’entrée de la résidence, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées dans des lotissements devront être installées à l’entrée du lotissement, de préférence intégrées aux éléments de clôture.

VE2A | Page 63/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

Équipements relatifs aux nouvelles technologies et énergies renouvelables

Panneaux photovoltaïques : L’installation de panneaux photovoltaïques devra être de préférence intégrée à la couverture de la toiture. Elle sera cependant tolérée en surimposition de la couverture de la toiture. En aucun cas, les panneaux photovoltaïques ne seront accordés lorsqu’ils dépassent des acrotères et des faîtes de toit. Ils ne seront également pas tolérés en ajoutés de façades. Dans tous les cas de figure, leur coloris sera mat et devra s’approcher du coloris du revêtement de la toiture de la construction sur laquelle ils seront apposés.

Ils devront être positionnés de préférence sur les versants de toiture les moins exposés depuis les espaces publics. Ils devront être installés de façon ordonnancée et continue, afin de prendre en compte les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement. Les positionnements discontinus afin d’éviter les éventuels obstacles (conduits de cheminées, fenêtres de toit, édicules techniques…) ne seront pas acceptés.

Isolation thermique par l’extérieur (ITE) : L’intervention d’une isolation thermique par l’extérieur devra être uniquement envisagée dans le cadre où celle-ci ne dénature pas les attributs caractéristiques architecturaux et patrimoniaux de l’édifice.

Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur autorisent une épaisseur maximale de dépassement de 30 centimètres par rapport aux règles d’implantation des constructions par rapport aux limites d’alignement et aux limites séparatives (2.1) afin d’isoler les façades, surélever les toitures et installer des dispositifs de protection contre le rayonnement solaire.

En cas d’implantation au sol, la surface générée par l’installation de panneaux photovoltaïques au sol sera comptabilisée dans le calcul de l’emprise au sol du tènement.

Pompes à chaleur (PAC) :

Si les groupes externes des pompes à chaleur ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Le tracé des goulottes et des raccords nécessaires à l’installation et à l’utilisation d’une pompe à chaleur devra minimiser au maximum son impact sur l’aspect des façades et des toitures. Afin de réduire au minimum la visibilité de ces fils électriques sur les façades frontales (donnant sur les espaces publics), leur passage sera privilégié via les façades latérales voire arrières des bâtiments existants et futurs.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 64/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

UA 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : 2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

Emprise au sol

L’emprise au sol correspond à la projection verticale des volumes des constructions, tous débords et surplombs inclus. Les cas de figure ci-dessous ne sont pas compris dans le calcul de l’emprise au sol :

• Les portions entièrement enterrées des bâtis (places de parking et box, caves et locaux techniques…),

• Tous les éléments de modénature tels que les marquises, les bandeaux, les corniches,

• Les balcons et les terrasses surélevées d’une largeur inférieure ou égale à 1 mètre et les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements,

• Les ouvrages et les infrastructures techniques nécessaires au fonctionnement des équipements publics ou d’intérêt collectif.

Les escaliers extérieurs, les balcons, les terrasses surélevées et les avant-toits d’une largeur supérieure à 1 mètre, les constructions secondaires dites annexes, de même que les piscines enterrées, semi-enterrées ou hors-sol, sont comptabilisés dans le calcul de l’emprise au sol.

Le respect du pourcentage d’emprise au sol ne concerne pas les situations suivantes : • La reconstruction du bâti dans le volume existant après démolition, • La reconstruction du bâti dans le volume existant après destruction de celui-ci dans le cadre d’un sinistre survenu depuis moins de 10 années, • Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques.

Règle générale : L’emprise au sol des constructions ne doit pas excéder 35 % de la superficie totale de l’unité foncière.

Espaces libres

Les espaces libres correspondent à la superficie du terrain non-occupée par les constructions constitutives d’emprise au sol et les espaces verts, qu’ils soient de pleine terre ou non.

Les espaces perméables correspondent aux surfaces devant rester perméable aux eaux pluviales par un traitement de sol favorisant les infiltrations naturelles. Le terme d’espaces perméables désigne les surfaces permettant aux eaux de pluie et de ruissellement de s’infiltrer dans les sols. Il s’agit à la fois des espaces végétalisés de pleine terre et des espaces libres perméables (graviers tout venant, revêtement de type Evergreen, toitures plates végétalisées…)

De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement de ces espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Espaces végétalisés de pleine terre

Le terme d’espaces végétalisés indique les surfaces permettant à la biodiversité (faune et flore) de se constituer et de se reproduire, via la présence d’herbes, de fleurs, de légumes, de fruits, d’arbustes et d’arbres.

Un espace est considéré comme de pleine terre lorsqu'il n'existe aucune construction en sous-sol, ni en surplomb permettant d’assurer la continuité entre le sol et le sous-sol et ainsi d’exercer des fonctions associées à un sol naturel.

Règle générale : Dans le cadre d’un projet de construction neuve sur un terrain nu, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, la superficie dédiée aux espaces végétalisés devra représenter 45 % minimum de la surface totale de l’unité foncière, dont la moitié sera exigée en pleine terre.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 65/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

Dispositions particulières :

Dans le cadre d’un projet de construction sur un terrain bâti, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, dont la surface d’espaces végétalisés et/ou de pleine terre est d’ores et déjà inférieure à 35 % de la propriété privée : le projet pourra être accordé sous réserve qu’il ne diminue pas les espaces végétalisés et/ou de pleine terre existants, du respect des autres règles de la zone et des mesures compensatoires mises en œuvre, selon l’appréciation de l’autorité compétente.

• Un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte) par tranche de 4 places de parking extérieures,

• Pour tout projet de construction neuve à destination d’habitation, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres minimum à l’âge adulte) par tranche de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière,

• Les arbres devant être supprimés doivent être remplacés en nombre et en amplitude équivalents,

• Pour tout projet d’extension de constructions existantes d’une surface de plancher et/ou d’emprise au sol supérieur à 50 mètres carrés, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte minimum) doit être planté par tranche entamée de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière,

• Pour les projets supérieurs à 20 logements, des espaces communs végétalisés (aires de jeux pour enfants, jardins partagés ou vergers collectifs, parc arboré…) devront être créés, sans pouvoir être inférieurs au ratio minimal d’un mètre carré pour chaque logement. Ils devront nécessairement être paysagers et entretenus.

Tout projet d’aménagement, de construction, d’installation et de travaux devra être conçu afin de conserver au maximum les arbres et arbustes existants.

Les éléments non-bâtis patrimoniaux remarquables, de même que les Eléments de Paysage Remarquable (EPR), recensés au sein de l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et via le marqueur « étoile à 5 branches verte » du Règlement Graphique, ne pourront être abattus sans motif sanitaire et sécuritaire valables.

Ces arbres devront être choisis de façon diversifiée via le Guide Communal des Essences Locales Végétales, mis à disposition en annexe au Règlement Ecrit du PLU.

Résumé des pourcentages d’emprise au sol, d’espace libre et d’espace vert alloués à une propriété privée

Plantations

Il est imposé (nombre décimal à arrondir au supérieur, le cas échéant) :

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements en matière de performances énergétiques et environnementales

Constructions nouvelles : Les constructions neuves doivent s’élaborer dans le respect des normes établies par la Réglementation Environnementale (RE) en vigueur. Les volumes (hauteur, longueur, largeur) des projets doivent tendre à intégrer les principes de l’architecture bioclimatique afin

VE2A | Page 66/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

d’assurer le confort intérieur, tant en période hivernale qu’estivale. Les paramètres de dimensionnement, d’orientation, d’isolation des façades et de protection des ouvertures constituent également des outils pour optimiser les « apports passifs » en termes de chaleur, de fraîcheur et de luminosité. Le recours aux dispositifs de production d’énergies renouvelables est vivement conseillé. C’est pourquoi, dans le cadre d’un projet d’aménagement d’ensemble, différents modes de production pourront être regroupés dans l’enceinte de plusieurs bâtiments et/ou parkings au regard de leur localisation et/ou orientation.

Rénovation et réhabilitation : Dans le cas de figure d’un projet de rénovation et/ou de réhabilitation :

• Les travaux de ravalement de façade et/ou de réfection de toiture, d’aménagement de locaux afin de les rendre propres à l’habitat impliqueront le respect des normes de performances énergétiques en vigueur,

• Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur devront être qualitatifs en termes de confort de température et de renouvellement de l’air mais également en termes d’aspect architectural, notamment par un habillage et une animation des façades (pertinence des matériaux, éléments de décor…),

• Les travaux de remplacement des menuiseries et des vitrages devront respecter les caractéristiques thermiques réglementaires en vigueur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 67/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

UA 8Stationnement

Intitulé du document : 2.4 Stationnement

2.4 Stationnement

Les besoins de stationnement des véhicules automobiles ou motocycles des opérations projetées doivent être assurés en dehors des voies publiques et des dessertes collectives.

Tout emplacement de stationnement de véhicules, qu’il soit couvert ou non-couvert, devra respecter les dimensions minimales suivantes : 2,5 mètres de largeur sur 5 mètres de longueur. Les places de parking dites « en enfilade » ou « commandées » (uniquement accessibles via les places de parking les précédant) ne seront pas prises en compte dans le calcul du nombre d’emplacements de stationnement minimal requis.

Tout mètre carré dépassant les plafonds définis ci-après, qu’il s’agisse du nombre de logements ou de la surface de plancher, implique la création d’un emplacement de stationnement.

Dans l’hypothèse de projets de constructions n’étant pas réglementés, le nombre d’emplacements de stationnement de véhicules devra répondre impérativement aux besoins de l’opération projetée.

Dans le cadre de réhabilitation, de changement de destination et de sous-destination ou d’extension de bâtis existants, seules les surfaces de plancher créant de nouveaux logements ou de nouvelles activités seront prises en compte dans le calcul du nombre de places de parking.

Lorsqu’un espace de stationnement a été pris en compte dans le cadre d’une concession à long terme ou d’une acquisition, il ne pourra être pris en compte dans le contexte d’un nouveau projet.

A compter de 8 places de parking couvertes ou non-couvertes, quelle que soit la destination et la sous-destination du bâtiment, un dispositif de séparateur d’hydrocarbures devra être prévu.

Normes de stationnement pour les véhicules motorisés

Règle générale : Selon la typologie et la destination du bâti, il est exigé un nombre minimal de places de stationnement. Les tranches supplémentaires entamées seront systématiquement arrondies au supérieur.

1. Pour les constructions à usage d’habitation • 2 places de parking par logement créé d’habitat dit individuel, dont 50 % au

minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • 2,5 places de parking par logement créé d’habitat dit intermédiaire (2 pour les T1 /

T2), dont 50 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • 2,5 places de parking par logement créé d’habitat dit collectif (2 pour les T1 / T2), dont 75 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • A compter de 4 logements alloués à de l’habitat individuel, intermédiaire ou collectif, des emplacements de stationnement dits « banalisés » à disposition des visiteurs devront être prévus :

o A raison de 2 places de parking banalisées pour 4 logements, o A raison d’une place de parking banalisée par tranche supplémentaire de 4

logements. • 1 place de parking par logement créé d’habitat individuel, intermédiaire ou collectif

dans le cadre d’un projet de réhabilitation d’un bâtiment existant.

2. Pour les constructions à usage commercial et/ou touristique • 1 place de parking par chambre créée, dans le cas de figure d’un hébergement

touristique (chambres d’hôtes ou gîtes), • 1 place de parking par tranche de 15 mètres carrés de surface de plancher créée

pour les salles de restaurants.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 68/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

UA 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : 3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

Accès

Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Pour les projets de division foncière de tènements nus en vue de bâtir ou de Permis d’Aménager en vue de lotir, un seul et unique accès débouchant sur la voirie publique sera autorisé, sauf impossibilités techniques à justifier.

En cas de division foncière en vue de bâtir, dont le tènement existant avant division foncière dispose d’ores et déjà d’un accès routier, celui-ci devra être conservé et mutualisé afin de ne pas surcharger le réseau routier existant, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Concernant les projets de construction de maisons d’habitation individuelle, un seul et unique accès sera accepté. Le ou les accès d’ores et déjà existant(s) dans le cadre d’une réhabilitation devra / devront être conservé(s), à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous :

• Toute création d’accès au réseau routier public devra prévoir la collecte des eaux de pluie et de ruissellement à son entrée, via la mise en place d’une grille raccordée au dispositif d’évacuation des eaux pluviales de la propriété privée,

• Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant,

• Les groupements des garages ou des emplacements de stationnement de véhicules sont obligatoires afin de présenter un seul et unique accès sur la voirie publique, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent,

• Les sorties particulières des véhicules motorisés desservant une maison d’habitation individuelle doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 3,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs maisons d’habitation individuelle ou des bâtis d’habitation intermédiaire ou d’un seul immeuble d’habitation collective doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs immeubles d’habitation collective

VE2A | Page 70/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 6,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

Voirie

Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et aux particularités urbaines des quartiers d’habitat. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

• Pour un lotissement comportant plus de 4 maisons d’habitation individuelle ou pour

les bâtiments d’habitation intermédiaire (villas jumelées et immeuble collectif inférieur ou égal à 4 logements), une largeur de chaussée de 5 mètres minimum en tout point,

• Pour un immeuble d’habitation collective, comprenant plus de 4 logements, une

largeur de chaussée de 6,5 mètres minimum en tout point ; dont 1,5 mètre de cheminement piéton sécurisé exigé.

Et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins (véhicules de sécurité et de lutte contre les risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules légers de tourisme sans difficultés. Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément opérer un demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de retournement si nécessaire).

En tout état de cause, dans les périmètres de risques forts, identifiés via un zonage de coloris rouge, du Plan de Prévention des Risques, la création de nouvelles voies d’accès ne seront admises uniquement dans les cas de figure où elles ne peuvent être créées ailleurs et ce, aux conditions cumulatives suivantes :

• Leur création n’engendre pas de terrassement conséquent du terrain,

• Leur présence n’aggrave pas les risques naturels préexistants (à justifier par le

maître d’ouvrage).

Toute voie nouvelle (dont celles de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter :

• Pour les projets de constructions inférieurs ou égaux à 4 maisons d’habitation

individuelle, une largeur de chaussée de 3,5 mètres minimum en tout point,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 71/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

UA 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : 3.2 Desserte par les réseaux

3.2 Desserte par les réseaux

Eau potable

Toute construction à usage d’habitation ou d’activités doit être impérativement raccordée au réseau public d’eau potable, en respectant les normes de raccordements prescrites par son gestionnaire. Cependant, au titre des :

• Article L.2224-9 du Code des Collectivités Territoriales, l’utilisation d’une ressource propre en eau potable sur la propriété privée (prélèvement via puits ou forage), destinée à la consommation humaine et à un usage unifamilial, doit être déclarée auprès du service technique concerné de la Mairie de Publier,

• Articles L.1321-7 et R.1321-6 du Code de la Santé Publique, dans le contexte d’un usage collectif ou un objectif agroalimentaire, ce prélèvement devra au préalable être autorisé par un arrêté préfectoral.

réseau public d’assainissement collectif par un dispositif d’évacuation de typologie séparative, dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

A compter de 8 emplacements de stationnement de véhicules, tant intérieures qu’extérieures, un dispositif séparatif des hydrocarbures doit impérativement être installé.

En ce qui concerne les constructions existantes non-raccordées et ne pouvant être raccordées au réseau public d’assainissement collectif, les dispositifs d’assainissement non-collectif (fosses septiques) doit être conformes aux règlements sanitaires en vigueur.

Dans tous les cas de figure, l’évacuation des eaux usées non-traitées est interdite dans les ruisseaux, les fossés ou le réseau public des eaux pluviales.

La gestion du réseau public d’eau potable relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles auprès de cet unique interlocuteur.

L’adduction d’eau potable doit être assurée dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

Dans le cadre de la sécurité incendie, les emplacements d’implantation de bouches d’incendie sur les canalisations du réseau public communal d’eau potable et d’installation de dispositifs de lutte contre les incendies devront être préalablement déterminés avec le service technique compétent.

Eaux usées

La gestion du réseau public d’assainissement collectif relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles au sein du Règlement d’Assainissement Collectif rédigé par la CCPEVA, ci-annexé au présent Règlement Ecrit.

Toute construction générant des rejets d’eaux usées domestiques doit être raccordée au

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Eaux pluviales et de ruissellement

Tout projet de construction engendrant une diminution de la superficie permettant l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de l’emprise foncière devra comporter un dispositif d’évacuation des eaux pluviales assurant :

• Leur collecte (chéneaux, gouttières et canalisations), • Leur rétention (citerne, cuve de rétention ou bac de réemploi), • Leur infiltration ou leur rejet.

Les dispositifs de gestion écologique des eaux de pluie et de ruissellement, via des techniques dites alternatives, seront privilégiées notamment au moyen d’ouvrages superficiels intégrés dans le paysage (noues, mares, bassins paysagers, tranchées d’infiltration…). En outre, la réutilisation des eaux de pluie et de ruissellement collectées à l’unité foncière est vivement encouragée.

L’ensemble du dispositif sera conçu de telle façon que le débit de pointe généré par le projet soit inférieur ou égal au débit primitif relevé avant la concrétisation dudit projet sur l’emprise foncière et ce, sans pouvoir dépasser le seuil de 3 litres par seconde.

VE2A | Page 72/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

La conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace public pourra être éventuellement exigé.

1. Rétention puis infiltration Dans le cadre de difficultés à mettre en œuvre les dispositifs écologiques disponibles, le dispositif de gestion des eaux pluviales devra privilégier la méthode de l’infiltration dans le sol de l’unité foncière afin de ne pas saturer le réseau communal des eaux pluviales et par conséquent, de ne pas engendrer des travaux de redimensionnement dudit réseau.

Dans l’hypothèse d’un dispositif d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans un sol très peu perméable, l’excédent des eaux pluviales rencontrant des difficultés à s’infiltrer pourra être dirigé via une surverse dans l’exutoire à proximité, toujours à la condition de ne pas excéder le seuil de 3 litres par seconde.

Cette surverse et son débit de fuite seront rejetés : • Dans le réseau public des eaux pluviales, s’il existe, • Dans le fossé non-routier ou le ruisseau le plus proche, uniquement en l’absence de réseau communal des eaux pluviales.

2. Rétention puis rejet Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier) d’infiltrer les eaux de pluie et de ruissellement, démontrée par une étude hydrogéotechnique, le dispositif de gestion des eaux pluviales pourra se raccorder au réseau public d’évacuation des eaux pluviales après une latence dans une zone dite « tampon » créée par une cuve de rétention, sous réserve de l’accord du service technique concerné (service technique de la Mairie de Publier).

Lorsque les eaux de pluie collectées par les aménagements de la propriété privée (eaux de toiture, de voirie privée…) ne peuvent être rejetées dans le réseau communal des eaux pluviales ou en l’absence de celui-ci, elles devront être collectées par un dispositif individuel dimensionné selon les besoins du projet, sans être canalisées puis elles devront être rejetées dans le réseau d’évacuation propre à la voirie publique.

Cependant, il est strictement interdit de rejeter les eaux de pluie dans les dispositifs d’assainissement pluvial des routes départementales (destinées à recueillir uniquement les eaux pluviales des chaussées). Par ailleurs, les systèmes de pompe de relevage des eaux de pluie est prohibé.

Dispositif de rétention puis d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 73/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

Le débit de rejet de ces eaux de piscine devra être régulé à 3 litres par seconde dans chaque réseau correspondant, de façon à ne pas les surcharger.

Il est également possible d’infiltrer directement dans les sols non-saturés en eau de la propriété privée les eaux de baignade. Pour cela, il faudra au préalable s’assurer de la faisabilité du procédé (capacité d’absorption des sols, servitude d’écoulement des eaux) lors de la conception du projet de piscine.

Dispositif de rétention puis de rejet des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

3. Gestion des eaux de baignade, de nettoyage et de vidange de piscine • Les eaux de filtration seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées,

à l’exception des dispositifs de filtration ne nécessitant pas d’évacuation de leurs eaux (en exemple, les équipements de filtration tubulaire à cartouches), • Les eaux de nettoyage du bassin seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées, • Les eaux de baignade seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales, après la mise en œuvre du processus de déchloration ou de neutralisation du désinfectant utilisé, le cas échéant.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Electricité, téléphonie et télédistribution

Tout projet d’aménagement immobilier comportant un poste de transformation électrique, qu’il soit collectif ou un lotissement, devra :

• Soit l’intégrer au sein du corps d’une construction (immeuble), • Soit l’habiller et le dissimuler au mieux afin de ne pas dénaturer le site ni

l’environnement.

Excepté dans le cadre d’impossibilités techniques dûment justifiées, les raccordements aux réseaux câblés doivent être enterrés dans les propriétés privées, quel que soit le mode de distribution des réseaux publics.

Lorsqu’un projet prévoit la mise en œuvre d’un système d’éclairage privé, le dispositif devra se conformer aux dispositions communales en vigueur. Cet éclairage devra adapter la colorimétrie et la puissance lumineuse afin de ne pas engendrer de pollution lumineuse et de minimiser les impacts sur la faune et la flore locales.

Déchets

La collecte et la gestion des déchets domestiques relève de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), dont le règlement de collecte applicable est disponible auprès de cet unique interlocuteur.

Tout projet de construction de logements, qu’il soit collectif ou semi-collectif ou un lotissement de maisons d’habitation individuelles, doit être doté d’emplacements privilégiés afin d’aménager les conteneurs d’ordures ménagères et de tri sélectif des déchets

VE2A | Page 74/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

domestiques. Ceux-ci seront implantés à proximité des itinéraires de collecte, effectués le long des voies communales et départementales et ce, dans le respect des dispositions sanitaires.

Dans une démarche éco-responsable de mutualisation des impacts économiques (carburants), fonciers (consommation et imperméabilisation des sols) et temporels (réduction des tournées), les emplacements d’aménagement des conteneurs d’ordures ménagères de plusieurs opérations immobilières devront, dans la mesure du possible, être regroupés en respectant les directives du service technique compétent de la CCPEVA.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 75/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

Vocation et dispositions spécifiques

Zone UE

Ce que la zone UE autorise, en clair

UE 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Destination des constructions, usages des sols et natures des activités

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

Destination Exploitation agricole et forestière Habitation

Commerce et activités de

services

Equipements d’intérêt collectif et

services publics

Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire

Sous-destination

Exploitation agricole

Exploitation forestière

Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

Hôtels Autres hébergements touristiques

Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public

des administrations publiques et assimilés

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés Établissements d'enseignement, de santé

et d’action sociale Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs Lieux de culte

Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau

Centre de congrès et d'exposition Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisée

X X

X X X X X X X X

X X X

Autorisée sous conditions

(1) (2)

Interdite X X X X X X

X X

Sont de plus interdits dans l’ensemble de la zone Ue :

• L’ouverture et l'exploitation de carrières,

• Les dépôts de véhicules, de matériaux inertes ou de récupération, les garages collectifs de véhicules particuliers ne correspondant pas aux besoins d'une opération de logements,

• Le stationnement, hors garage, supérieur à 3 mois, de caravanes isolées, tels que visés à l’article R.111-37 du Code de l’Urbanisme, qu’elles aient ou non conservé leur mobilité,

• Les garages collectifs de caravanes,

• Les nouveaux terrains de camping et de caravanage,

• Les habitations légères de loisirs et les résidences mobiles de loisirs,

• Les constructions et installations légères, transportables et non fondées, sauf dans le cas de chantiers provisoires, de bâtiments publics ou d'intérêt collectif,

• Toute construction et installations à usage d'activités ne répondant pas aux conditions définies dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ciaprès,

• Les affouillements et exhaussements de sol non autorisés dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ci- après.

Dans les périmètres protégés de captage d'eau potable conformément aux dispositions réglementaires en vigueur (par arrêté préfectoral) :

• Sur le périmètre rapproché : les activités utilisant des produits toxiques ou polluants (traitement de surface, teinturerie, peinture et siccatifs, tannerie, etc.), les excavations et gros terrassements supérieurs à 1,5 mètre de profondeur, ainsi que les pompages privés de la nappe,

• Sur le périmètre éloigné : les activités polluantes et les prélèvements d’eau à la nappe.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 212/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

Sont autorisées sous conditions particulières les occupations et utilisations du sol suivantes :

(1) Les constructions principales et secondaires (dans la limite de 2 annexes) à destination d’habitation, dès lors que le personnel dédié à la gestion, au fonctionnement, à l’entretien et à la surveillance desdits équipements du service public ou d’intérêt collectif est présent de façon permanente. La surface de plancher allouée à chaque logement de fonction et ses éventuelles annexes sera limitée à 120 mètres carrés maximum,

(2) Les constructions et les installations à destination d’activités commerciales nécessaires au fonctionnement des équipements publics et d’intérêt général.

Sont de plus admis dans la zone Ue : • Les exhaussements, les affouillements, remblais et déblais, à la condition qu’ils soient strictement nécessaires à la construction et à l’aménagement des bâtiments à construire. Ils devront respecter les dispositions à ce sujet, explicités dans les dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2), • L’édification et la rénovation de clôtures, de portails et portillons, dans le respect des dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2).

Autres conditions particulières : Dans le cas de figure d’une division foncière en vue de bâtir ou de lotir et en application des dispositions de l’article R.151-21 du Code de l’Urbanisme, les constructions et les installations sont accordées à la condition qu’elles respectent l’ensemble des dispositions réglementaires de la zone à l’échelle de chaque lot détaché issu de la division foncière et non à l’échelle de l’unité foncière initiale.

Lorsqu’un bâti existant se révèle non-conforme aux dispositions réglementaires applicables à la zone, la demande d’autorisation d’urbanisme sera uniquement accordée dans le cadre de projets et de travaux ayant pour objet de ne pas aggraver et/ou de réduire les nonconformités avérées.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 213/401

Non réglementée.

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

UE 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : 1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 214/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

UE 3Implantation des constructions

Intitulé du document : 2.1 Volumétrie et implantation des constructions

2.1 Volumétrie et implantation des constructions

Hauteur des constructions

Non réglementée.

Implantation par rapport aux emprises publiques, aux voiries publiques et voies privées ouvertes ou fermées à la circulation générale

Le champ d’application du présent article englobe les emprises publiques, les voies publiques, les chemins ruraux et les voies privées, qu’elles soient ouvertes ou non à la circulation automobile (hors servitudes de passage).

facto un recul d’implantation vis-à-vis des cours d’eau. Celui-ci sera à adapter en fonction des situations topographiques et du caractère naturel des lieux d’implantation. Cette disposition réglementaire n’engage pas les ouvrages et infrastructures de franchissement des cours d’eau.

Règle générale : Les constructions et les installations projetées concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et les infrastructures techniques, pourront s’implanter jusqu’en limite d’alignement donnant sur la voirie publique, les emprises publiques existantes ou projetées (emplacements réservés) ou la voirie privée.

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires et le cas échéant, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre et de leurs terrasses soutenues ou non par des poteaux de soutien.

Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne seront pas pris en compte. La hauteur des éléments en surplomb de l’espace public devra être de 4,5 mètres au minimum depuis le niveau du terrain achevé.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises publiques ou privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Au surplus des dispositions relatives au traitement environnementale et paysager des espaces non bâtis et des abords des constructions (2.3), afin de permettre le libre passage de l’eau et de la faune, les rives naturelles des cours d’eau doivent être entretenues en espaces libres de toute construction et de tout mouvement de terre inopportun, en respectant de

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur la voirie de desserte

VE2A | Page 215/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

Dispositions particulières :

Afin de poursuivre et de pérenniser l’alignement des différentes façades créant un front bâti continu au sein des quartiers, les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie privée, la voie publique ou l’emprise publique ; à la condition que :

• Les constructions n’engendrent pas des problèmes de visibilité, de passage et donc de sécurité publique,

• Les constructions principales ou secondaires futures n’aggravent pas la situation existante,

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’aggravent pas la situation existante,

• Et dans l’hypothèse d’aménagements spécifiques dédiés aux personnes à mobilité réduite.

Règle générale :

La distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites de propriété privée séparatives devra être égale ou supérieure à la moitié de la hauteur de chaque façade attenante à chaque limite (d = h / 2), sans être inférieure à 3 mètres minimum.

Et également, dans le cas de figure où les extensions des constructions principales ou secondaires existantes comblent une dent creuse afin de constituer un front bâti.

Implantation des constructions vis-à-vis des limites séparatives

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre, de leurs terrasses soutenues ou non soutenues par des poteaux de soutien. Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne sont pas pris en compte.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres (hormis pour les constructions en bordure de voie).

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Dispositions particulières : Les constructions et les installations pourront être admises jusqu’en limites de propriété privée séparatives, dans les cas de figure ci-après :

• Les structures de stationnement souterrain de véhicules, • Les aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite, • Les servitudes de cour commune entre deux propriétés privées riveraines (les

dispositions relatives à l’implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété sont par conséquent applicables au projet).

VE2A | Page 216/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété privée

Non réglementée.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 217/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

UE 5Emprise au sol et pleine terre

Intitulé du document : 2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions Emprise au sol

Non réglementée.

Espaces libres

Les espaces libres correspondent à la superficie du terrain non-occupée par les constructions constitutives d’emprise au sol et les espaces verts, qu’ils soient de pleine terre ou non.

Ces arbres et arbustes devront être choisis de façon diversifiée via le Guide Communal des Essences Locales Végétales, mis à disposition en annexe au Règlement Ecrit du PLU.

Tout projet d’aménagement, de construction, d’installation et de travaux devra être conçu afin de conserver au maximum les arbres et arbustes existants.

Les éléments non-bâtis patrimoniaux remarquables, de même que les Eléments de Paysage Remarquable (EPR), recensés au sein de l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et via le marqueur « étoile à 5 branches verte » du Règlement Graphique, ne pourront être abattus sans motif sanitaire et sécuritaire valables.

Les espaces perméables correspondent aux surfaces devant rester perméable aux eaux pluviales par un traitement de sol favorisant les infiltrations naturelles. Le terme d’espaces perméables désigne les surfaces permettant aux eaux de pluie et de ruissellement de s’infiltrer dans les sols. Il s’agit à la fois des espaces végétalisés de pleine terre et des espaces libres perméables (graviers tout venant, revêtement de type Evergreen, toitures plates végétalisées…)

De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement de ces espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Espaces végétalisés de pleine terre

Non réglementés.

Plantations

Il est imposé (nombre décimal à arrondir au supérieur, le cas échéant) un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte) par tranche de 4 places de parking extérieures.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements en matière de performances énergétiques et environnementales

Constructions nouvelles :

Les constructions neuves doivent s’élaborer dans le respect des normes établies par la Réglementation Environnementale (RE) en vigueur. Les volumes (hauteur, longueur, largeur) des projets doivent tendre à intégrer les principes de l’architecture bioclimatique afin d’assurer le confort intérieur, tant en période hivernale qu’estivale. Les paramètres de dimensionnement, d’orientation, d’isolation des façades et de protection des ouvertures constituent également des outils pour optimiser les « apports passifs » en termes de chaleur, de fraîcheur et de luminosité. Le recours aux dispositifs de production d’énergies renouvelables est vivement conseillé. C’est pourquoi, dans le cadre d’un projet d’aménagement d’ensemble, différents modes de production pourront être regroupés dans l’enceinte de plusieurs bâtiments et/ou parkings au regard de leur localisation et/ou orientation.

Rénovation et réhabilitation :

Dans le cas de figure d’un projet de rénovation et/ou de réhabilitation :

• Les travaux de ravalement de façade et/ou de réfection de toiture, d’aménagement de locaux afin de les rendre propres à l’habitat impliqueront le respect des normes de performances énergétiques en vigueur,

• Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur devront être qualitatifs en termes de confort de température et de renouvellement de l’air mais également en termes d’aspect architectural, notamment par un habillage et une animation des façades

VE2A | Page 219/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

UE 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : 2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

La qualité architecturale ne résulte pas uniquement de dispositions réglementaires.

Les équipements autorisés dans la zone, par leur usage, l’importance de leurs programmes et de leurs surfaces, ainsi que leurs contraintes propres de fonctionnement et de structure, induisent des types architecturaux innovants et adaptés (façades, percements, toitures), notamment dans le cas de la mise en œuvre de matériaux ou de techniques liées aux économies d’énergies, aux énergies renouvelables, à la bioconstruction ou à la gestion des eaux pluviales.

En tout état de cause, une insertion dans le site doit être recherchée et argumentée, quant au choix des pentes de toitures, des matériaux employés et de leurs teintes.

Dans une optique de précision des aspects et des coloris des matériaux et des essences végétales à feuillage persistant ou caduque devant être employés au sein du territoire communal de Publier, un Nuancier Communal et un Guide Communal des Essences Végétales Locales sont annexés au présent Règlement Ecrit.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 218/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

UE 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : 2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

(pertinence des matériaux, éléments de décor…), • Les travaux de remplacement des menuiseries et des vitrages devront respecter les

caractéristiques thermiques réglementaires en vigueur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 220/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

UE 8Stationnement

Intitulé du document : 2.4 Stationnement

2.4 Stationnement

Les besoins de stationnement des véhicules automobiles ou motocycles des opérations projetées doivent être assurés en dehors des voies publiques et des dessertes collectives.

Tout emplacement de stationnement de véhicules, qu’il soit couvert ou non-couvert, sera de dimensions minimales : 2,5 mètres de largeur sur 5 mètres de longueur. Les places de parking dites « en enfilade » ou « commandées » (uniquement accessibles via les places de parking les précédant) ne seront pas prises en compte dans le calcul du nombre d’emplacements de stationnement minimal requis.

Le stationnement des véhicules n’est pas réglementé, mais doit être adapté aux besoins de chaque projet.

A compter de 8 places de parking couvertes ou non-couvertes, quelle que soit la destination et la sous-destination du bâtiment, un dispositif de séparateur d’hydrocarbures devra être prévu.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 221/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

UE 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : 3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

Accès

Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous : • Toute création d’accès au réseau routier public devra prévoir la collecte des eaux de

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

pluie et de ruissellement à son entrée, via la mise en place d’une grille raccordée au dispositif d’évacuation des eaux pluviales de la propriété privée, • Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant, • Les groupements de garages ou d’emplacements de stationnement de véhicules sont obligatoires afin de présenter un seul et unique accès sur la voirie publique, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent, • Les sorties particulières des véhicules motorisés doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée, • Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée, • Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

Voirie

Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et aux particularités urbaines des quartiers d’habitat. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

En tout état de cause, dans les périmètres de risques forts, identifiés via un zonage de coloris rouge, du Plan de Prévention des Risques, la création de nouvelles voies d’accès ne seront

VE2A | Page 222/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

admises uniquement dans les cas de figure où elles ne peuvent être créées ailleurs et ce, aux conditions cumulatives suivantes :

• Leur création n’engendre pas de terrassement conséquent du terrain, • Leur présence n’aggrave pas les risques naturels préexistants (à justifier par le

maître d’ouvrage).

Toute voie nouvelle (dont celles de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter une largeur de chaussée de 7,5 mètres minimum en tout point et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins (véhicules de sécurité et de lutte contre les risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules légers de tourisme sans difficultés.

Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément opérer un demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de retournement si nécessaire).

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 223/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

UE 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : 3.2 Desserte par les réseaux

3.2 Desserte par les réseaux

Eau potable

La gestion du réseau public d’eau potable relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles auprès de cet unique interlocuteur.

L’adduction d’eau potable doit être assurée dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

Dans le cadre de la sécurité incendie, les emplacements d’implantation de bouches d’incendie sur les canalisations du réseau public d’eau potable et d’installation de dispositifs de lutte contre les incendies devront être préalablement déterminés avec le service technique compétent.

Eaux usées

La gestion du réseau public d’assainissement collectif relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles au sein du Règlement d’Assainissement Collectif rédigé par la CCPEVA, ci-annexé au présent Règlement Ecrit.

Dans tous les cas de figure, l’évacuation des eaux usées non-traitées est interdite dans les ruisseaux, les fossés ou le réseau public des eaux pluviales.

Eaux pluviales et de ruissellement

Tout projet de construction engendrant une diminution de la superficie permettant l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de l’emprise foncière devra comporter un dispositif d’évacuation des eaux pluviales assurant :

• Leur collecte (chéneaux, gouttières et canalisations), • Leur rétention (citerne, cuve de rétention ou bac de réemploi), • Leur infiltration ou leur rejet.

Les dispositifs de gestion écologique des eaux de pluie et de ruissellement, via des techniques dites alternatives, seront privilégiées notamment au moyen d’ouvrages superficiels intégrés dans le paysage (noues, mares, bassins paysagers, tranchées d’infiltration…). En outre, la réutilisation des eaux de pluie et de ruissellement collectées à l’unité foncière est vivement encouragée.

L’ensemble du dispositif sera conçu de telle façon que le débit de pointe généré par le projet soit inférieur ou égal au débit primitif relevé avant la concrétisation dudit projet sur l’emprise foncière et ce, sans pouvoir dépasser le seuil de 3 litres par seconde.

Toute construction générant des rejets d’eaux usées domestiques doit être raccordée au réseau public d’assainissement collectif par un dispositif d’évacuation de typologie séparative, dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

A compter de 8 emplacements de stationnement de véhicules, tant intérieures qu’extérieures, un dispositif séparatif des hydrocarbures doit impérativement être installé.

En ce qui concerne les constructions existantes non-raccordées et ne pouvant être raccordées au réseau public d’assainissement collectif, les dispositifs d’assainissement non-collectif (fosses septiques) doit être conformes aux règlements sanitaires en vigueur.

La conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace public pourra être éventuellement exigé.

1. Rétention puis infiltration Dans le cadre de difficultés à mettre en œuvre les dispositifs écologiques disponibles, le dispositif de gestion des eaux pluviales devra privilégier la méthode de l’infiltration dans le sol de l’unité foncière afin de ne pas saturer le réseau communal des eaux pluviales et par conséquent, de ne pas engendrer des travaux de redimensionnement dudit réseau.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 224/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

2. Rétention puis rejet Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier) d’infiltrer les eaux de pluie et de ruissellement, démontrée par une étude hydrogéotechnique, le dispositif de gestion des eaux pluviales pourra se raccorder au réseau public d’évacuation des eaux pluviales après une latence dans une zone dite « tampon » créée par une cuve de rétention, sous réserve de l’accord du service technique concerné (service technique de la Mairie de Publier).

Dispositif de rétention puis d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Dans l’hypothèse d’un dispositif d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans un sol très peu perméable, l’excédent des eaux pluviales rencontrant des difficultés à s’infiltrer pourra être dirigé via une surverse dans l’exutoire à proximité, toujours à la condition de ne pas excéder le seuil de 3 litres par seconde.

Cette surverse et son débit de fuite seront rejetés : • Dans le réseau public des eaux pluviales, s’il existe, • Dans le fossé non-routier ou le ruisseau le plus proche, uniquement en l’absence de réseau communal des eaux pluviales.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Dispositif de rétention puis de rejet des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Lorsque les eaux de pluie collectées par les aménagements de la propriété privée (eaux de toiture, de voirie privée…) ne peuvent être rejetées dans le réseau communal des eaux pluviales ou en l’absence de celui-ci, elles devront être collectées par un dispositif individuel dimensionné selon les besoins du projet, sans être canalisées puis elles devront être rejetées

VE2A | Page 225/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

dans le réseau d’évacuation propre à la voirie publique.

Cependant, il est strictement interdit de rejeter les eaux de pluie dans les dispositifs d’assainissement pluvial des routes départementales (destinées à recueillir uniquement les eaux pluviales des chaussées). Par ailleurs, les systèmes de pompe de relevage des eaux de pluie est prohibé.

Electricité, téléphonie et télédistribution

Tout projet d’aménagement immobilier comportant un poste de transformation électrique, qu’il soit collectif ou un lotissement, devra :

• Soit l’intégrer au sein du corps d’une construction (immeuble), • Soit l’habiller et le dissimuler au mieux afin de ne pas dénaturer le site ni

l’environnement.

long des voies communales et départementales et ce, dans le respect des dispositions sanitaires.

Dans une démarche éco-responsable de mutualisation des impacts économiques (carburants), fonciers (consommation et imperméabilisation des sols) et temporels (réduction des tournées), les emplacements d’aménagement des conteneurs d’ordures ménagères de plusieurs opérations immobilières devront, dans la mesure du possible, être regroupés en respectant les directives du service technique compétent de la CCPEVA.

Excepté dans le cadre d’impossibilités techniques dûment justifiées, les raccordements aux réseaux câblés doivent être enterrés dans les propriétés privées, quel que soit le mode de distribution des réseaux publics.

Lorsqu’un projet d’intérêt général ou de service collectif prévoit la mise en œuvre d’un système d’éclairage privé, le dispositif devra se conformer aux dispositions communales en vigueur. Cet éclairage devra adapter la colorimétrie et la puissance lumineuse afin de ne pas engendrer de pollution lumineuse et de minimiser les impacts sur la faune et la flore locales.

Déchets

La collecte et la gestion des déchets domestiques relève de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), dont le règlement de collecte applicable est disponible auprès de cet unique interlocuteur.

Tout projet de construction de logements, qu’il soit collectif ou semi-collectif ou un lotissement de maisons d’habitation individuelles, doit être doté d’emplacements privilégiés afin d’aménager les conteneurs d’ordures ménagères et de tri sélectif des déchets domestiques. Ceux-ci seront implantés à proximité des itinéraires de collecte, effectués le

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 226/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

Vocation et dispositions spécifiques

Zone UF

Ce que la zone UF autorise, en clair

UF 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Destinations des constructions, usages des sols et natures des activités

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

Destination Exploitation agricole et forestière Habitation

Commerce et activités de

services

Equipements d’intérêt collectif et

services publics

Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire

Sous-destination

Exploitation agricole

Exploitation forestière

Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

Hôtels Autres hébergements touristiques

Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public

des administrations publiques et assimilés

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés Établissements d'enseignement, de santé

et d’action sociale Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs Lieux de culte

Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau

Centre de congrès et d'exposition Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisée

X X

Autorisée sous conditions

Interdite X X X X X X X X X X X

X

X X X X X X

X X X

Sont de plus interdits dans l’ensemble de la zone Uf :

Toutes les occupations et utilisations du sol qui ne sont pas nécessaires ou liées au fonctionnement du service ferroviaire.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 256/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UF

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

Sont autorisées sous conditions particulières les occupations et utilisations du sol suivantes :

• Les exhaussements, les affouillements, remblais et déblais, à la condition qu’ils soient strictement nécessaires à la construction et à l’aménagement des bâtiments à construire. Ils devront respecter les dispositions à ce sujet, explicités dans les dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2),

• Les équipements et les infrastructures affectés à la gestion, au fonctionnement, à l’entretien et à la surveillance du service public ferroviaire (accueil et hébergement des usagers, entreposage et stockage de matériel, conditionnement et chargement de marchandises…),

• Les espaces de stationnement de véhicules motorisés, à la condition que ceux-ci soient également dédiés aux usagers,

• Les constructions de toute nature, les installations et les dépôts à condition qu'ils soient nécessaires au fonctionnement du service public ferroviaire réalisés par l'exploitant,

• Les constructions, installations et dépôts à condition qu'ils soient réalisés pour l'exercice d'activités liées au service public ferroviaire concernant l'accueil et l'hébergement des voyageurs, l'entreposage, le stockage et le conditionnement des marchandises,

• Les aires de stationnement à condition qu'elles soient ouvertes aux usagers du service public ferroviaire,

• Les constructions et les installations à destination d’activités commerciales nécessaires au fonctionnement des équipements publics et d’intérêt général,

• L’installation de réservoirs d’hydrocarbures liquéfiés, à la condition sine qua none que ceux-ci soient dissimulés aux yeux du public et qu’ils soient isolés, sécurisés, inaccessibles en-dehors du personnel ferroviaire compétent,

• L’édification et la rénovation de clôtures, de portails et portillons, dans le respect des dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2).

Autres conditions particulières :

Lorsqu’un bâti existant se révèle non-conforme aux dispositions réglementaires applicables à la zone, la demande d’autorisation d’urbanisme sera uniquement accordée dans le cadre de projets et de travaux ayant pour objet de ne pas aggraver et/ou de réduire les nonconformités avérées.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 257/401

Non réglementée.

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UF

UF 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : 1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 258/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UF

UF 3Implantation des constructions

Intitulé du document : 2.1 Volumétrie et implantation des constructions

2.1 Volumétrie et implantation des constructions

Hauteur des constructions

Non réglementée.

Implantation par rapport aux emprises publiques, aux voiries publiques et voies privées ouvertes ou fermées à la circulation générale

Le champ d’application du présent article englobe les emprises publiques, les voies publiques, les chemins ruraux et les voies privées, qu’elles soient ouvertes ou non à la circulation automobile (hors servitudes de passage).

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires et le cas échéant, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre et de leurs terrasses soutenues ou non par des poteaux de soutien.

facto un recul d’implantation vis-à-vis des cours d’eau. Celui-ci sera à adapter en fonction des situations topographiques et du caractère naturel des lieux d’implantation. Cette disposition réglementaire n’engage pas les ouvrages et infrastructures de franchissement des cours d’eau.

Règle générale : Les constructions et installations ferroviaires, les constructions et installations projetées concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques, devront respecter une distance d’implantation minimale vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique, les emprises publiques existantes ou projetées (emplacements réservés) ou la voirie privée de 3 mètres.

Les constructions secondaires pourront quant à elles, s’implanter à 2 mètres minimum de retrait vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique, les emprises publiques existantes ou projetées (emplacements réservés) ou la voirie privée.

Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne seront pas pris en compte. La hauteur des éléments en surplomb de l’espace public devra être de 4,5 mètres au minimum depuis le niveau du terrain achevé.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises publiques ou privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Les constructions et les installations autorisées sur le domaine public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Au surplus des dispositions relatives au traitement environnementale et paysager des espaces non bâtis et des abords des constructions (2.3), afin de permettre le libre passage de l’eau et de la faune, les rives naturelles des cours d’eau doivent être entretenues en espaces libres de toute construction et de tout mouvement de terre inopportun, en respectant de

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 259/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UF

mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres (hormis pour les constructions en bordure de voie).

Les constructions et les installations autorisées sur le domaine public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Règle générale : La distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites de propriété privée séparatives devra être égale ou supérieure à la moitié de la hauteur de chaque façade attenante à chaque limite (d = h / 2), sans être inférieure à 3 mètres minimum.

Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété privée

Non réglementée.

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur la voirie de desserte

Implantation des constructions vis-à-vis des limites séparatives

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre, de leurs terrasses soutenues ou non soutenues par des poteaux de soutien. Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne sont pas pris en compte.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 260/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UF

UF 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : 2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

La qualité architecturale ne résulte pas uniquement de dispositions réglementaires.

Les équipements autorisés dans la zone, par leur usage, l’importance de leurs programmes et de leurs surfaces, ainsi que leurs contraintes propres de fonctionnement et de structure, induisent des types architecturaux innovants et adaptés (façades, percements, toitures), notamment dans le cas de la mise en œuvre de matériaux ou de techniques liées aux économies d’énergies, aux énergies renouvelables, à la bioconstruction ou à la gestion des eaux pluviales.

En tout état de cause, une insertion dans le site doit être recherchée et argumentée, quant au choix des pentes de toitures, des matériaux employés et de leurs teintes.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 261/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UF

UF 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : 2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

Emprise au sol

Non réglementée.

Espaces libres

Les espaces libres correspondent à la superficie du terrain non-occupée par les constructions constitutives d’emprise au sol et les espaces verts, qu’ils soient de pleine terre ou non.

Les espaces perméables correspondent aux surfaces devant rester perméable aux eaux pluviales par un traitement de sol favorisant les infiltrations naturelles. Le terme d’espaces perméables désigne les surfaces permettant aux eaux de pluie et de ruissellement de s’infiltrer dans les sols. Il s’agit à la fois des espaces végétalisés de pleine terre et des espaces libres perméables (graviers tout venant, revêtement de type Evergreen, toitures plates végétalisées…)

De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement de ces espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Plantations

Il est imposé (nombre décimal à arrondir au supérieur, le cas échéant) un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte) par tranche de 4 places de parking extérieures.

Ces arbres et arbustes devront être choisis de façon diversifiée via le Guide Communal des Essences Locales Végétales, mis à disposition en annexe au Règlement Ecrit du PLU.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Tout projet d’aménagement, de construction, d’installation et de travaux devra être conçu afin de conserver au maximum les arbres et arbustes existants.

Les éléments non-bâtis patrimoniaux remarquables, de même que les Eléments de Paysage Remarquable (EPR), recensés au sein de l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et via le marqueur « étoile à 5 branches verte » du Règlement Graphique, ne pourront être abattus sans motif sanitaire et sécuritaire valables.

Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements en matière de performances énergétiques et environnementales

Constructions nouvelles : Les constructions neuves doivent s’élaborer dans le respect des normes établies par la Réglementation Environnementale (RE) en vigueur. Les volumes (hauteur, longueur, largeur) des projets doivent tendre à intégrer les principes de l’architecture bioclimatique afin d’assurer le confort intérieur, tant en période hivernale qu’estivale. Les paramètres de dimensionnement, d’orientation, d’isolation des façades et de protection des ouvertures constituent également des outils pour optimiser les « apports passifs » en termes de chaleur, de fraîcheur et de luminosité. Le recours aux dispositifs de production d’énergies renouvelables est vivement conseillé. C’est pourquoi, dans le cadre d’un projet d’aménagement d’ensemble, différents modes de production pourront être regroupés dans l’enceinte de plusieurs bâtiments et/ou parkings au regard de leur localisation et/ou orientation.

Rénovation et réhabilitation : Dans le cas de figure d’un projet de rénovation et/ou de réhabilitation :

• Les travaux de ravalement de façade et/ou de réfection de toiture, d’aménagement de locaux afin de les rendre propres à l’habitat impliqueront le respect des normes de performances énergétiques en vigueur,

• Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur devront être qualitatifs en termes de confort de température et de renouvellement de l’air mais également en termes d’aspect architectural, notamment par un habillage et une animation des façades (pertinence des matériaux, éléments de décor…),

• Les travaux de remplacement des menuiseries et des vitrages devront respecter les caractéristiques thermiques réglementaires en vigueur.

VE2A | Page 262/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UF

UF 8Stationnement

Intitulé du document : 2.4 Stationnement

2.4 Stationnement

Les besoins de stationnement des véhicules automobiles ou motocycles des opérations projetées doivent être par principe assurés en dehors des voies publiques et des dessertes collectives.

Toutefois, les espaces de stationnement peuvent être admis sur des espaces publics limitrophes aux secteurs ferroviaires, sous réserve de l’accord de l’autorité publique compétente en la matière (commune ou département notamment). Les aires d’évolution nécessaires aux chargements et aux déchargements de marchandises peuvent être également admis sur des espaces publics limitrophes aux secteurs ferroviaires, sous réserve de l’autorité publique compétente en la matière.

Tout emplacement de stationnement de véhicules, qu’il soit couvert ou non-couvert, sera de dimensions minimales : 2,5 mètres de largeur sur 5 mètres de longueur. Les places de parking dites « en enfilade » ou « commandées » (uniquement accessibles via les places de parking les précédant) ne seront pas prises en compte dans le calcul du nombre d’emplacements de stationnement minimal requis.

A compter de 8 places de parking couvertes ou non-couvertes, quelle que soit la destination et la sous-destination du bâtiment, un dispositif de séparateur d’hydrocarbures devra être prévu.

Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, le nombre de places de parking sera défini afin de répondre aux besoins en stationnement du projet.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 263/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UF

UF 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : 3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

Accès

Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous :

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

• Toute création d’accès au réseau routier public devra prévoir la collecte des eaux de pluie et de ruissellement à son entrée, via la mise en place d’une grille raccordée au dispositif d’évacuation des eaux pluviales de la propriété privée,

• Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant,

• Les groupements des garages ou des emplacements de stationnement de véhicules sont obligatoires afin de présenter un seul et unique accès sur la voirie publique, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent,

• Les sorties particulières des véhicules motorisés desservant une maison d’habitation individuelle doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 3,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs maisons d’habitation individuelle ou des bâtis d’habitation intermédiaire ou d’un seul immeuble d’habitation collective doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs immeubles d’habitation collective doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 6,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

VE2A | Page 264/402

Voirie

Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et aux particularités urbaines des quartiers d’habitat. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

En tout état de cause, dans les périmètres de risques forts, identifiés via un zonage de coloris rouge, du Plan de Prévention des Risques, la création de nouvelles voies d’accès ne seront admises uniquement dans les cas de figure où elles ne peuvent être créées ailleurs et ce, aux conditions cumulatives suivantes :

• Leur création n’engendre pas de terrassement conséquent du terrain ;

• Leur présence n’aggrave pas les risques naturels préexistants (à justifier par le

maître d’ouvrage).

Toute voie nouvelle (dont celles de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter une largeur de chaussée de 7,5 mètres minimum en tout point et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins (véhicules de sécurité et de lutte contre les risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules légers de tourisme sans difficultés. Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément opérer un demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de retournement si nécessaire).

Dispositions applicables aux zones urbaines | UF

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 265/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UF

UF 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : 3.2 Desserte par les réseaux

3.2 Desserte par les réseaux

Eau potable

La gestion du réseau public d’eau potable relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles auprès de cet unique interlocuteur.

L’adduction d’eau potable doit être assurée dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

Dans le cadre de la sécurité incendie, les emplacements d’implantation de bouches d’incendie sur les canalisations du réseau public d’eau potable et d’installation de dispositifs de lutte contre les incendies devront être préalablement déterminés avec le service technique compétent.

Eaux usées

La gestion du réseau public d’assainissement collectif relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles au sein du Règlement d’Assainissement Collectif rédigé par la CCPEVA, ci-annexé au présent Règlement Ecrit.

Toute construction générant des rejets d’eaux usées domestiques doit être raccordée au réseau public d’assainissement collectif par un dispositif d’évacuation de typologie séparative, dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

En ce qui concerne les constructions existantes non-raccordées et ne pouvant être raccordées au réseau public d’assainissement collectif, les dispositifs d’assainissement non-collectif (fosses septiques) doit être conformes aux règlements sanitaires en vigueur.

Eaux pluviales et de ruissellement

Tout projet de construction engendrant une diminution de la superficie permettant l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de l’emprise foncière devra comporter un dispositif d’évacuation des eaux pluviales assurant :

• Leur collecte (chéneaux, gouttières et canalisations), • Leur rétention (citerne, cuve de rétention ou bac de réemploi), • Leur infiltration ou leur rejet.

Les dispositifs de gestion écologique des eaux de pluie et de ruissellement, via des techniques dites alternatives, seront privilégiées notamment au moyen d’ouvrages superficiels intégrés dans le paysage (noues, mares, bassins paysagers, tranchées d’infiltration…). En outre, la réutilisation des eaux de pluie et de ruissellement collectées à l’unité foncière est vivement encouragée.

L’ensemble du dispositif sera conçu de telle façon que le débit de pointe généré par le projet soit inférieur ou égal au débit primitif relevé avant la concrétisation dudit projet sur l’emprise foncière et ce, sans pouvoir dépasser le seuil de 3 litres par seconde.

La conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace public pourra être éventuellement exigé.

1. Rétention puis infiltration Dans le cadre de difficultés à mettre en œuvre les dispositifs écologiques disponibles, le dispositif de gestion des eaux pluviales devra privilégier la méthode de l’infiltration dans le sol de l’unité foncière afin de ne pas saturer le réseau communal des eaux pluviales et par conséquent, de ne pas engendrer des travaux de redimensionnement dudit réseau.

Dans tous les cas de figure, l’évacuation des eaux usées non-traitées est interdite dans les ruisseaux, les fossés ou le réseau public des eaux pluviales.

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 266/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | UF

2. Rétention puis rejet Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier) d’infiltrer les eaux de pluie et de ruissellement, démontrée par une étude hydrogéotechnique, le dispositif de gestion des eaux pluviales pourra se raccorder au réseau public d’évacuation des eaux pluviales après une latence dans une zone dite « tampon » créée par une cuve de rétention, sous réserve de l’accord du service technique concerné (service technique de la Mairie de Publier).

Dispositif de rétention puis d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Dans l’hypothèse d’un dispositif d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans un sol très peu perméable, l’excédent des eaux pluviales rencontrant des difficultés à s’infiltrer pourra être dirigé via une surverse dans l’exutoire à proximité, toujours à la condition de ne pas excéder le seuil de 3 litres par seconde.

Cette surverse et son débit de fuite seront rejetés : • Dans le réseau public des eaux pluviales, s’il existe, • Dans le fossé non-routier ou le ruisseau le plus proche, uniquement en l’absence de réseau communal des eaux pluviales.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Dispositif de rétention puis de rejet des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Lorsque les eaux de pluie collectées par les aménagements de la propriété privée (eaux de toiture, de voirie privée…) ne peuvent être rejetées dans le réseau communal des eaux pluviales ou en l’absence de celui-ci, elles devront être collectées par un dispositif individuel dimensionné selon les besoins du projet, sans être canalisées puis elles devront être rejetées

VE2A | Page 267/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UF

dans le réseau d’évacuation propre à la voirie publique.

Cependant, il est strictement interdit de rejeter les eaux de pluie dans les dispositifs d’assainissement pluvial des routes départementales (destinées à recueillir uniquement les eaux pluviales des chaussées). Par ailleurs, les systèmes de pompe de relevage des eaux de pluie est prohibé.

Electricité, téléphonie et télédistribution

Excepté dans le cadre d’impossibilités techniques dûment justifiées, les raccordements aux réseaux câblés doivent être enterrés dans les propriétés privées, quel que soit le mode de distribution des réseaux publics.

Lorsqu’un projet ferroviaire prévoit la mise en œuvre d’un système d’éclairage privé, le dispositif devra se conformer aux dispositions communales en vigueur. Cet éclairage devra

adapter la colorimétrie et la puissance lumineuse afin de ne pas engendrer de pollution lumineuse et de minimiser les impacts sur la faune et la flore locales.

Déchets

La collecte et la gestion des déchets domestiques relève de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), dont le règlement de collecte applicable est disponible auprès de cet unique interlocuteur.

Dans une démarche éco-responsable de mutualisation des impacts économiques (carburants), fonciers (consommation et imperméabilisation des sols) et temporels (réduction des tournées), les emplacements d’aménagement des conteneurs d’ordures ménagères de plusieurs opérations immobilières devront, dans la mesure du possible, être regroupés en respectant les directives du service technique compétent de la CCPEVA.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 268/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 269/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Vocation et dispositions spécifiques

Zone UH

Ce que la zone UH autorise, en clair

UH 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activités

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

Destination Exploitation agricole et forestière Habitation

Commerce et activités de

services

Equipements d’intérêt collectif et

services publics

Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire

Sous-destination

Exploitation agricole

Exploitation forestière

Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

Hôtels Autres hébergements touristiques

Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public

des administrations publiques et assimilés

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés Établissements d'enseignement, de santé

et d’action sociale Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs Lieux de culte

Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau

Centre de congrès et d'exposition Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisée

X X

Autorisée sous conditions

(3) (2)

(1)

Interdite X X

X X X

X

X

X

X

X X X X X X X

X X

Sont de plus interdits dans l’ensemble de la zone Uh :

• L’ouverture et l'exploitation de carrières,

• Les dépôts de véhicules, de matériaux inertes ou de récupération, les garages collectifs de véhicules particuliers ne correspondant pas aux besoins d'une opération de logements,

• Le stationnement, hors garage, supérieur à 3 mois, de caravanes isolées, tels que visés à l’article R.111-37 du Code de l’Urbanisme, qu’elles aient ou non conservé leur mobilité,

• Les garages collectifs de caravanes,

• Les nouveaux terrains de camping et de caravanage,

• Les habitations légères de loisirs et les résidences mobiles de loisirs,

• Les constructions et installations légères, transportables et non fondées, sauf dans le cas de chantiers provisoires, de bâtiments publics ou d'intérêt collectif,

• Toute construction et installations à usage d'activités ne répondant pas aux conditions définies dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ciaprès,

• Les affouillements et exhaussements de sol non autorisés dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ci- après,

• La démolition des constructions principales, excepté lorsque le péril est dûment justifié et qu’aucune solution technique ne peut être mise en œuvre afin de les conserver et de les réhabiliter,

• Dans les périmètres protégés de captage d'eau potable, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur (par arrêté préfectoral) :

o Sur le périmètre rapproché : les activités utilisant des produits toxiques ou polluants (traitement de surface, teinturerie, peinture et siccatifs, tannerie, etc.), les excavations et gros terrassements supérieurs à 1,5 mètre de profondeur, ainsi que les pompages privés de la nappe,

o Sur le périmètre éloigné : les activités polluantes et les prélèvements d’eau à la nappe.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 133/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

Sont autorisées sous conditions particulières les occupations et utilisations du sol suivantes :

(1) Les constructions secondaires rattachées aux constructions principales à destination d’activités de bureau, limitées à une annexe maximum par construction principale,

(2) Les autres hébergements touristiques comprenant uniquement les chambres d’hôtes et les gîtes de tourisme,

(3) Les activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle se traduit par « professions libérales » réglementées ou non réglementées (définition au lexique en annexe du document).

Sont de plus admis dans la zone Uh :

• Les exhaussements, les affouillements, remblais et déblais, à la condition qu’ils soient strictement nécessaires à la construction et à l’aménagement des bâtiments à construire. Ils devront respecter les dispositions à ce sujet, explicités dans les dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2),

• Les constructions principales et leurs constructions secondaires à destination d’habitation, limitées à 2 annexes maximum par construction principale à usage d’habitat individuel et limitées à une annexe maximum par logement issu d’une construction principale à usage d’habitat collectif,

• Les constructions, les aménagements, les occupations et les installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif,

• L’édification et la rénovation de clôtures, de portails et portillons, dans le respect des dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2),

• La démolition des constructions secondaires, via le dépôt d’un Permis de Démolir (comportant des raisons pertinentes) et d’une décision d’accord à celui-ci au préalable.

Autres conditions particulières : Dans le cas d’une division foncière en vue de bâtir ou de lotir et en application des dispositions de l’article R.151-21 du Code de l’Urbanisme, les constructions et les installations sont accordées à condition qu’elles respectent l’ensemble des dispositions réglementaires de la zone à l’échelle de chaque lot détaché issu de la division foncière et non à l’échelle de l’unité foncière initiale.

Lorsqu’un bâti existant se révèle non-conforme aux dispositions réglementaires applicables à la zone, la demande d’autorisation d’urbanisme sera uniquement accordée dans le cadre de projets et de travaux ayant pour objet de ne pas aggraver et/ou de réduire les nonconformités avérées.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 134/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

UH 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : 1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

Conditions relatives aux logements

Typologie des logements : Dans toute la zone Uh, tout projet de construction, de réhabilitation ou de changement de destination à vocation d’habitation (individuelle, intermédiaire ou collective), à compter du seuil de 8 logements ou de 550 mètres carrés de surface de plancher, devra comporter a minima :

• 25 % de logements locatifs sociaux pérennes, • 25 % de logements en accession sociale pérennes.

Dans le contexte où l’application du pourcentage de logements locatifs sociaux ou en accession sociale donnerait un résultat décimal, le nombre de logements à créer sera arrondi au supérieur.

Taille des logements : Tout projet de construction, de réhabilitation ou de changement de destination à vocation d’habitation (individuelle, intermédiaire ou collective), à compter du seuil de 8 logements ou de 550 mètres carrés de surface de plancher, devra comporter a minima :

• 10 % maximum de logements d’une pièce (T1) – surface de plancher moyenne de 25 mètres carrés,

• 30 % minimum de logements de 2 pièces (T2) – surface de plancher moyenne de 45 mètres carrés,

• 40 % minimum de logements de 3 pièces (T3) – surface de plancher moyenne de 65 mètres carrés,

• 20 % maximum de logements de 4 ou de 5 pièces (T4 / T5) – surface de plancher moyenne de 85 mètres carrés.

Une répartition différente de la typologie des logements pourra être envisagée, à condition que celle-ci soit soumise à l’appréciation de l'autorité compétente.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 135/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

UH 3Implantation des constructions

Intitulé du document : 2.1 Volumétrie et implantation des constructions

2.1 Volumétrie et implantation des constructions

Hauteur des constructions

Le plan altimétrique contenant les cotes topographiques sera employé afin de déterminer un point non-susceptible d’être modifié par les travaux projetés, servant de base de référence afin de calculer la hauteur.

La hauteur des constructions et des installations sera mesurée à compter du niveau du terrain naturel (avant travaux d’exhaussement et/ou d’affouillement de terre) jusqu’au point culminant (soit faîtage, soit égout du toit).

Dans le cadre d’un projet sur un tènement en déclivité, la hauteur sera mesurée à l’aplomb de tout point de la construction projetée.

Pour les constructions neuves, les combles et/ou les attiques ne comporteront qu’un seul et unique niveau au sein du bâtiment. Les attiques devront respecter un retrait minimal d’1,5 mètre à partir du nu externe des façades de l’étage inférieur et ne pas excéder une surface représentant 50 % de l’emprise au sol de la construction projetée.

Les édicules techniques (bouches d’aération, sorties de cheminée, antennes de télécoms, etc.) ne sont pas compris dans le calcul de la hauteur des bâtis.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la hauteur par rapport au niveau du terrain naturel, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Règle générale : La composition des constructions et des installations ne devra pas dépasser le volume ciénoncé : RDC + R1 + R2 + C/A ou RDJ + RDC + R1 + C/A (soit 3 niveaux visibles). La hauteur ne devra pas excéder 10 mètres à l’égout du toit et 13 mètres au faîtage. En cas de toitureterrasse végétalisée, la hauteur des constructions ne devra pas dépasser 10 mètres à l’égout du toit.

Hauteur à l’égout d’une construction comportant une toiture plate Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant des combles

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 136/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

Dispositions particulières : Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, la hauteur n’est pas plafonnée. Toutefois, la hauteur du bâti projeté devra être adaptée à l’usage et cohérente avec les bâtis alentours afin d’assurer une insertion qualitative dans l’environnement.

Le seuil de hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel pourra être dépassé dans l’hypothèse d’un besoin spécifique de gestion de la toiture, dûment justifié par des impératifs techniques ou des contraintes de fonctionnement et d’exploitation du bâtiment.

Implantation par rapport aux emprises publiques, aux voiries publiques et voies privées ouvertes ou fermées à la circulation générale

Le champ d’application du présent article englobe les emprises publiques, les voies publiques, les chemins ruraux et les voies privées, qu’elles soient ouvertes ou non à la circulation automobile (hors servitudes de passage).

Au surplus des dispositions relatives au traitement environnementale et paysager des espaces non-bâtis et des abords des constructions (2.3), afin de permettre le libre passage de l’eau et de la faune, les rives naturelles des cours d’eau doivent être entretenues en espaces libres de toute construction et de tout mouvement de terre inopportun, en respectant de facto un recul d’implantation vis-à-vis des cours d’eau. Celui-ci sera à adapter en fonction des situations topographiques et du caractère naturel des lieux d’implantation. Cette disposition réglementaire n’engage pas les ouvrages et infrastructures de franchissement des cours d’eau.

Règle générale :

La distance d’implantation minimale des constructions et des installations vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique, les emprises publiques existantes ou projetées (emplacements réservés) ou la voirie privée sera de 4 mètres.

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires et le cas échéant, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre et de leurs terrasses soutenues ou non par des poteaux de soutien.

Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne seront pas pris en compte. La hauteur des éléments en surplomb de l’espace public devra être de 4,5 mètres au minimum depuis le niveau du terrain achevé.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises publiques ou privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 137/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

• Dans l’hypothèse d’aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite,

• Dans le cadre de constructions ou d’installations secondaires (carport, pergola, cabanon, appentis…) accolées ou non accolées, closes ou non-closes. La distance d’implantation minimale vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique ou privée devra être de 2 mètres minimum et ce, aux conditions cumulatives que la hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel et que la longueur de chaque façade de l’annexe n’excède pas 8 mètres,

• Dans le cas d’installation d’une piscine hors-sol, semi-enterrée ou enterrée, la distance minimale de retrait est de 4 mètres depuis la limite d’alignement, comptée depuis la margelle. Dans l’hypothèse d’une piscine enterrée dépourvue de margelles, la mesure sera effectuée depuis le rebord du bassin.

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur la voirie de desserte

Dispositions particulières : 1. Pour les nouvelles constructions

La distance minimale d’implantation des constructions et des installations pourra être inférieure ou supérieure à celle imposée par la règle générale ci-dessus :

• Dans l’hypothèse où la construction permet de combler une dent creuse afin de constituer un front bâti,

• Dans le contexte d’une reconstruction à la suite d’une démolition, • Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages

et infrastructures techniques,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

2. Pour les extensions et les surélévations Afin de poursuivre et de pérenniser l’alignement des différentes façades créant un front bâti uni au sein des quartiers, les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation visà-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie privée, la voie publique ou l’emprise publique ; aux conditions cumulatives que :

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’engendrent pas des problèmes de visibilité, de passage et donc de sécurité publique,

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’aggravent pas la situation existante.

Et dans le cas de figure où les extensions des constructions principales ou secondaires existantes comblent une dent creuse afin de constituer un front bâti. Ou encore dans le contexte d’une reconstruction à la suite d’une démolition.

Implantation des constructions vis-à-vis des limites séparatives

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires et le cas échéant, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre et de leurs terrasses soutenues ou non par des poteaux de soutien.

VE2A | Page 138/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne seront pas pris en compte.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Règle générale : La distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites séparatives devra être égale ou supérieure à la moitié de la hauteur de chaque façade attenante à chaque limite séparative (d = h / 2), sans être inférieure à 4 mètres minimum.

Cependant, les constructions et les installations pourront être admises en limites de propriété privée séparatives, afin de permettre :

• La construction de bâtis mitoyens, créant un front bâti continu et/ou s’adossant à des façades aveugles existantes,

• La construction dans les dents creuses, permettant de créer un front bâti continu,

Aux conditions cumulatives suivantes :

• La hauteur des constructions projetées sera comparable à celle des bâtiments existants,

• La profondeur des constructions projetées n’excèdera pas 15 mètres depuis la limite d’alignement de voirie.

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

VE2A | Page 139/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

De même, au-delà du seuil de 15 mètres de profondeur depuis la limite d’alignement de voirie, la distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites de propriété privée séparatives devra être égale ou supérieure à la moitié de la hauteur de chaque façade attenante à chaque limite (d = h / 2), sans être inférieure à 4 mètres minimum.

Dispositions particulières :

1. Pour les constructions principales

Les constructions et les installations pourront également être admises en limites de propriété privée séparatives, dans les cas de figure ci-après :

• Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

• Les aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite,

• Les servitudes de cour commune entre deux propriétés privées riveraines (les dispositions relatives à l’implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété sont par conséquent applicables au projet),

• Pour les tronçons repérés au plan des emplacements réservés concernant la Route Départementale RD n°1005, les constructions projetées devront respecter une marge de recul minimale par rapport à la limite d’alignement de 8 mètres. Un aménagement paysager est requis au sein de cette bande de 8 mètres de large sur l’ensemble de la longueur de la propriété privée concernée.

Implantation des constructions secondaires d’une hauteur au faîtage inférieure ou égale à 3,5 mètres vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

La distance minimale d’implantation des piscines hors-sol, semi-enterrées ou enterrées, comportant ou non une margelle sera de 4 mètres, à compter du bord du bassin.

2. Pour les constructions secondaires

Dans le cas de figure de constructions ou d’installations secondaires (carport, pergola, appentis, cabanon…) accolées ou non-accolées, closes ou non-closes, la distance d’implantation minimale vis-à-vis des limites de propriété privée pourra être de 2 mètres et ce, selon les conditions cumulatives suivantes :

• La hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel,

• La longueur de chaque façade de l’annexe ne dépasse pas 8 mètres.

Afin d’éviter de les disséminer, les annexes devront, dans la mesure du possible, être regroupées au sein de la propriété privée.

3. Pour les extensions et les surélévations Les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation vis-à-vis des limites séparatives ; sous réserve qu’elles n’aggravent pas la situation existante ou encore qu’elles permettent de combler une dent creuse afin de constituer un front bâti.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété privée

La distance de retrait minimale sera mesurée depuis le nu externe des façades, sans tenir

VE2A | Page 140/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

compte des éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture, de balcons ou de terrasses soutenues par des poteaux de soutien jusqu’à 1 mètre de largeur.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale entre chaque bâti existant sur une même propriété privée, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Règle générale : Excepté si elles sont accolées les unes par rapport aux autres, les constructions doivent respecter une distance de retrait minimale entres elles de :

• 6 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel des deux constructions excède 3,5 mètres,

• 2 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel de l’une des deux constructions n’excède pas 3,5 mètres.

Implantation des constructions principales et secondaires entre elles sur une même propriété privée

Dispositions particulières : A la condition qu’ils soient fondamentalement structurels de l’ensemble bâti, les éléments de liaison projetés entre les différents corps de bâtiments seront considérés comme étant accolés.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 141/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

UH 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : 2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

Préambule : En tout état de cause, chaque projet (quelle que soit son ampleur) devra proposer une insertion recherchée et argumentée tant à l’échelle foncière que dans l’environnement alentour, afin de préserver la qualité architecturale, environnementale, patrimoniale, paysagère et urbanistique du territoire communal.

Les dispositions générales indiquées en préambule du présent Règlement Ecrit devront être prises en compte dans toute élaboration de projet ou dans toute rénovation de bâtis existants.

Les dispositions des paragraphes ci-dessous exposées ne concernent pas les projets d’équipements publics et d’intérêts collectifs, qui par leur fonction et leur usage, induisent des typologies de densité, d’implantation, de volume, de façade, de toiture, d’annexe et de clôture spécifiques, devant être adaptés à leur nature propre.

Rénovation et réhabilitation : Concernant les réhabilitations et les rénovations des constructions traditionnelles existantes, repérées au titre des éléments et des ensembles patrimoniaux bâtis remarquables (liste dans l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Patrimoniaux Bâtis et Non-Bâtis Remarquables, ainsi que les pointillés violets « secteurs de bâtis remarquables et les marqueurs « étoiles à 5 branches rouges » sur le Règlement Graphique), se référer à la section : « Dispositions applicables à toutes les zones » du présent Règlement Ecrit, rubriques : « Dispositions architecturales, paysagères et urbanistiques générales » et « Patrimoine à préserver. »

Densité, implantation et volume

L’implantation, la volumétrie et la densité de tout aménagement, de toute construction et de toute installation devront être déterminées en tenant compte de la topographie de l’unité foncière, de l’environnement et des paysages alentours, de la culture architecturale et patrimoniale préexistante, des perceptions lointaines et dominantes dudit projet appréhendé.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Le projet devra s’adapter au terrain naturel du site afin de réduire au maximum son impact paysager et l’artificialisation et l’imperméabilisation du terrain. Le niveau du terrain naturel dans les marges de recul vis-à-vis des limites de propriété privée, définies par les dispositions relatives à l'implantation des constructions (2.1), ne devra être en aucun cas modifié, excepté pour :

• La création des voies internes d’accès aux emplacements de stationnement des véhicules motorisés,

• L’édification d’espaces de vie extérieurs via le terrassement des talus, n’excédant pas 4 mètres de largeur depuis le nu externe des façades.

Cela ne dispense pas le porteur de projet de préserver le reste de l’emprise foncière de tout déblai et de tout remblai non-nécessaires à l’élaboration du projet.

Les enrochements sont strictement interdits, n’étant pas typiques de l’aménagement paysager des rives du lac Léman. Il est recommandé d’opter pour des palissades en bois naturel végétalisées ou des maçonneries enduites et/ou bardées, de préférence végétalisées. D’autres options pourront être accordées selon leur insertion dans leur environnement.

Les murs de soutènement de terre nécessaires à la conservation des talus existants au sein de l’unité foncière sont accordés, à la condition de respecter l’une des prescriptions indiquées ci-après :

• Un mur de soutènement de terre n’excédant pas une hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel défini à 1 mètre,

• Jusqu’à 3 murs de soutènement de terre, en forme de paliers successifs seront tolérés, sous réserves que leur hauteur par rapport au niveau du terrain naturel n’excède pas un mètre et que leur largeur minimale entre chaque palier soit d’un mètre, portant l’ensemble à un minimum de 3 mètres d’épaisseur. Ces paliers devront impérativement être végétalisés via des arbustes et des plantes grimpantes et/ou rampantes,

• Un mur de soutènement de terre d’une hauteur supérieure à un mètre vis-à-vis du niveau du terrain naturel sera accepté dans le cadre de la création d’une rampe d’accès des véhicules au garage en sous-sol enterré ou semi-enterré. La hauteur dudit mur de soutènement de terre sera adaptée aux besoins réels du projet. Des éléments d’habillage (enduits, bardages, parements) et/ou de végétalisation par des essences végétales grimpantes et/ou rampantes seront prévus.

VE2A | Page 142/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des façades devront être validées par l'autorité compétente via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de revêtements de façades brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

La longueur des façades d’une construction projetée ne peut excéder 25 mètres, en dehors des balcons d’une largeur inférieure ou égale à 1,2 mètre. Une longueur supérieure pourra toutefois être tolérée aux conditions cumulatives de création de décrochés de façade d’un mètre minimum et d’habillage et d’animation différents des façades, afin de rompre l’effet de masse. Dans l’hypothèse de l’extension de bâtis existants ou de la construction d’annexes accolées aux bâtis existants, une homogénéité des façades est requise afin d’assurer la cohérence de l’ensemble.

Lorsque ces extensions ou ces annexes ne sont pas construites avec les mêmes matériaux et coloris que les façades existantes de la construction principale, une harmonie d’aspect doit être impérativement proposée. Dans tous les cas de figure, les matériaux extérieurs devront présenter un aspect fini (aucun matériau brut d’apparence ne sera toléré). La rénovation et la réhabilitation des éléments bâtis remarquables ne devront pas modifier leur aspect originel (pierres apparentes, encadrements d’ouvertures, etc.)

Implantation des murs de soutènement de terre en 3 paliers successifs par rapport au niveau du terrain naturel

Les murs de soutènement d’une hauteur supérieure à 1 mètre par rapport au niveau du terrain naturel devront se justifier tant sur l’aspect de la sécurité ou de l’accès à l’emprise foncière depuis la voirie, qu’elle soit publique que privée. Ils pourront déroger à la règle énoncée ci-dessus dès lors qu’ils ne diminuent pas le cône de visibilité à l’entrée et à la sortie de la propriété privée et qu’ils ne génèrent pas de risques de sécurité routière et piétonne.

Composition des façades : La composition des façades (ouvertures, éléments de bâti et éléments de décor) doit assurer un équilibre, via l’homogénéité des dimensions, des proportions, des rythmes, des matériaux et des coloris.

Afin d’assurer l’équilibre et la régularité des ouvertures en façades, il est préconisé que les ouvertures soient centrées et alignées entre elles, dans un souci de cohérence entre les étages et les façades d’une même construction.

Façades

Aspect des façades :

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Il est recommandé de limiter le choix des dimensions et des formes des ouvertures (fenêtres, portes-fenêtres, baies vitrées et fenêtres de toit) sur les constructions. Il est conseillé que toutes les ouvertures présentent des caractéristiques similaires quant au nombre de vantaux

VE2A | Page 143/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

et à l’orientation des menuiseries (horizontal ou vertical), à l’exception des portes d’entrée et des portes de garage.

Habillage des façades : La préservation et la restauration des éléments de décor, d’habillage et de modénatures existants est obligatoire. Les éléments d’habillage (tels que le bardage et le parement…), de décor et de modénatures sont vivement encouragés sur les façades des constructions nouvelles, permettant ainsi de diversifier et de qualifier les futurs bâtis.

Les cheneaux, les gouttières et les descentes des eaux de pluie récoltées par les toitures des constructions tant principales que secondaires devront être intégrées de manière qualitative à la composition architecturale des façades.

Concernant les constructions nouvelles, les caissons des volets roulants doivent être impérativement intégrés dans les murs de façades. Dans le cadre d’une réhabilitation ou d’une rénovation, les caissons des volets roulants doivent être a minima placés dans l’embrasure des ouvertures et au mieux, encastrés dans les murs de façades ; à l’exception d’impossibilités techniques avérées à justifier par le porteur de projet. Afin de ne pas aggraver d’éventuelles non-conformités, il est fortement recommandé d’apposer des caissons et des volets d’une teinte identique à ceux existants.

Dans le cadre d’un immeuble comportant des logements collectifs, aucun projet individuel de transformation d’un balcon en loggia ne sera accordé : il devra concerner l’ensemble des résidents afin d’être accordé et ce, dans l’objectif de conserver une unité d’aspect du bâtiment.

Rénovation et réhabilitation : Concernant les rénovations et les réhabilitations des constructions traditionnelles existantes (dont notamment les éléments bâtis remarquables), il ne faudra en aucun cas de figure dénaturer le bâtiment existant. Il est donc demandé d’engager des travaux de mise en valeur, tels que :

• Respecter au maximum la structure, la forme, le volume et l’aspect du bâtiment existant,

• Effectuer le ravalement des façades avec des enduits dits lissés ou grattés fins,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

teintés de façon approchante ou identique aux coloris originels, en conservant en très bon état les décors peints, • Conserver les corbeaux, les clefs de voûte, les corniches, les encadrements d’ouverture, les ornements et les chaînages d’angle, • Maintenir les ouvertures existantes traditionnelles, dans la mesure du possible et réaliser de nouvelles ouvertures en cohérence avec celles existantes actuellement, • Restaurer les volets battants ou coulissants ; à moins d’installer des volets roulants dont les coffrets sont intégrés dans les murs de façades et ce, afin de protéger les ouvertures accessibles, sous réserve de leur intégration dans l’environnement patrimonial traditionnel et de la conservation des volets battants ou coulissants originels (pouvant être rendus immobiles via des fixations sur les façades), • Installer des bardages et des volets en bois naturel apparent, lasuré ou peint de nuances moyennes à sombres selon les coloris traditionnels locaux, • Apposer des garde-corps, des rambardes, des mains courantes en ferronnerie ou en bois naturel, à l’exception de ceux des escaliers extérieurs pouvant être maçonnés et enduits.

Toitures

Aspect des toitures : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des toitures devront être validées par l’autorité compétente via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de couverture des toitures brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

Les matériaux et teintes des toitures devront être cohérents avec les matériaux et les coloris des couvertures de toiture alentours. L’emploi des tuiles en terre cuite ou d’aspect similaire, à moyen ou à petit moule, sera privilégié pour les couvertures des toitures et ce, dans une teinte chaude (notamment rouge, marron ou brun).

Pour toute construction nouvelle, il est au minimum exigé une toiture à 2 pans, dont l’inclinaison sera comprise entre 40 et 60 %, végétalisée ou non-végétalisée. Les toitures

VE2A | Page 144/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

plates ou à pans de faible inclinaison des constructions principales sont admises, à la condition qu’elles présentent une épaisseur de terre végétale et/ou substrat de 30 centimètres minimum. Dans le cadre d’une extension/surélévation et/ou d’une réfection d’une toiture existante dont les inclinaisons de pente de toits ne sont pas réglementaires, il pourra être dérogé à la règle sous réserve de l’appréciation de l’autorité compétente.

La largeur des débords de toiture sera proportionnelle au volume et à la forme de la construction secondaire. Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier), les avant-toits pourront adopter une largeur différente à celle imposée, sous réserve de l’accord expresse du service instructeur. Concernant les toitures de jonction et de transition, des débords de toit différents pourront être admis.

Les faîtages des toitures des extensions de constructions principales ou de réalisation des constructions secondaires s’orientent dans le sens de celui utilisé pour la toiture de la construction principale, sauf si le projet architectural le justifie.

En respect des techniques constructives anciennes et caractéristiques du bâti ancien des rives du lac Léman ; il est recommandé que les sens de faîtage des constructions principales et secondaires s’orientent :

• En cas de terrain plat, parallèlement à la voie, • En cas de terrain en déclivité, dans le sens de la plus grande pente.

La forme, le volume, la pente et le matériau des toitures des constructions secondaires pourront être différents de la construction principale, à la condition que les choix retenus soient harmonieux avec les bâtis existants.

Les constructions secondaires et les extensions des constructions principales d’une emprise au sol et/ou d’une surface de plancher inférieure à 50 mètres carrés pourront proposer une toiture plate non-végétalisée ou une toiture-terrasse accessible avec garde-corps et rambardes. En cas d’extension d’une construction principale, celle-ci se fera en continuité du volume de la construction existante de manière à éviter les décrochés.

Débords de toiture : La largeur des débords de toiture sera comprise entre 1 mètre et 1,2 mètre pour toute construction principale projetée. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale inférieure ou égale à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avant-toits sera proportionnée au volume de ladite extension. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale égale ou supérieure à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avant-toits de celle-ci sera identique à celle des avant-toits de la construction principale existante.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Afin de conserver une unité de largeur des débords de toit des différents bâtis sur une même propriété privée, le service instructeur pourra également émettre des directives concernant l’homogénéité des largeurs des débords de toit entre les différentes constructions présentes et projetées et ce, selon leur usage propre.

Fenêtres de toit : Les fenêtres de toit doivent être positionnées de façon ordonnancée et continue afin de prendre en compte la composition des façades de la construction, ainsi que les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement.

Les ouvertures en toiture doivent nécessairement être encastrées dans le plan du versant de la toiture à pans et ne pas comporter de volets roulants extérieurs, afin de ne pas engendrer de surépaisseur disgracieuse.

La surface dédiée aux fenêtres de toit, aux verrières, aux puits de lumière et aux lucarnes n’excèdera pas 25 % de la surface totale de la toiture. Leur installation est interdite sur les croupes.

Rénovation et réhabilitation : Concernant les rénovations et les réhabilitations des constructions traditionnelles existantes (dont notamment les éléments bâtis remarquables), il ne faudra en aucun cas de figure dénaturer le bâtiment existant. Il est donc demandé d’engager des travaux de mise en valeur, tels que :

• Respecter au maximum la structure, la forme, le volume et l’aspect de la toiture existante,

• Limiter l’impact visuel engendré par l’installation de panneaux photovoltaïques, • Réduire l’impact visuel généré par le percement de fenêtres de toit dans le

revêtement de toiture,

VE2A | Page 145/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

• Créer les éléments de bâtis ci-après : porches, auvents, coyaux, marquises, levées de toiture…

Annexes

Appentis et cabanons de jardin : Les appentis et les cabanons de jardin devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera soit plate soit à un pan pour les appentis, dont le faîte de toit devra être accolé à la façade de la construction principale. La toiture sera soit plate soit à 2 pans pour les cabanons de jardin. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et des bâtiments alentours.

Carports et pergolas : Les carports et les pergolas devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera de préférence plate pour les pergolas. Dans le cas de figure où la toiture est à un ou 2 pans pour les carports accolés, le faîtage devra être accolé à la façade de la construction principale. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et aux bâtiments alentours.

L’installation de clôtures donnant sur l’alignement ou sur les limites de propriété privées séparatives n’est pas obligatoire.

Tout projet de clôture ne pourra proposer plus de 2 modèles différents (l’un sur la limite d’alignement et l’autre sur les limites séparatives). Elles seront impérativement ajourées, sans comporter de dispositif occultant autre que végétal.

Les clôtures devront permettre le passage de la petite faune selon les principes émis au sein de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation thématique « Trames Vertes, Bleues et Noires. »

En cas de différence de niveau entre deux propriétés privées ou d’une propriété privée par rapport à la voirie, la hauteur de la clôture est mesurée à partir du point médian égal à la différence de niveau entre les deux terrains ou le terrain et la voirie.

Couloirs de nage et piscines :

Que le bassin de baignade soit hors-sol, semi-enterré ou enterré, sa forme devra être simple (carrée, rectangulaire ou ronde). Il devra être revêtu d’un liner de teinte gris clair ou bleu clair. Les margelles seront de préférence en bois ou en pierres, de nuances crème, beige, grège, marron, brun ou gris.

Clôtures

Dans une optique de précision des aspects et des coloris des matériaux et des essences végétales à feuillage persistant ou caduque devant être employés au sein du territoire communal de Publier, un Nuancier Communal et un Guide Communal des Essences Végétales Locales sont annexés au présent Règlement Ecrit.

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente abrupte)

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 146/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

Afin de ne pas engendrer des risques de sécurité routière et piétonne, il est strictement interdit d’installer des systèmes occultants sur le dispositif de clôture donnant sur la voirie.

Les portails et les portillons pleins sont également interdits. Ils ne devront pas excéder une hauteur de 1,8 mètre par rapport au niveau du terrain naturel.

Les bâches, les panneaux opaques en ajout sur le grillage ou le dispositif à claire-voie et tout autre système occultant à apposer sur les dispositifs de clôture en vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives, autre qu’une haie vive, sont strictement proscrits.

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente douce)

Règle générale : Dans le cadre de l’installation d’une clôture, tant sur l’alignement donnant sur la voirie que sur les limites de propriété privée séparatives, elle devra se présenter selon l’une des dispositions ci-après :

• Une haie composée d’essences végétales variées tant à feuillage persistant qu’à

feuillage caduque, ne comportant pas d’espèces végétales invasives et/ou exotiques et n’excédant pas 2 mètres de hauteur. Les jeunes plans des arbustes et buissons devront être implantés au minimum à 80 centimètres afin qu’ils n’empiètent pas sur l’espace public une fois devenus adultes,

• Un grillage souple ou rigide d’une hauteur inférieure ou égale à 1,8 mètre par

rapport au niveau du terrain naturel, adjoint ou non d’une haie vive,

• Un muret bahut maçonné d’une hauteur inférieure ou égale à 80 centimètres par

rapport au niveau du terrain naturel, surmonté d’une clôture à claire-voie présentant un intervalle vide-plein régulier de 5 centimètres minimum, faiblement occultante (maximum 30 % d’occultation), adjoint ou non d’une haie vive ; l’ensemble ne dépassant pas 1,8 mètre de hauteur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Eléments techniques

Afin de préserver les points de vue, les paysages urbains et naturels et la qualité architecturale et patrimoniale du territoire communal, toute installation d’ouvrages et d’éléments techniques seront limités au minimum et dans la mesure du possible dissimulés de façon à se fondre dans les façades, les toitures et les tènements. Ils devront donc respecter les directives ci-après :

En toiture : Les antennes et les paraboles ne devront pas dépasser la ligne du faîtage des toitures à pans, devront être discrètes lorsqu’elles sont installées sur des toitures plates et ne devront pas être visibles depuis les espaces publics.

Les édicules techniques installés en toitures (puits d’ascenseur, cage d’escalier, gaine et boîtier de ventilation, de climatisation, d’aération, etc.) devront être dissimulés au maximum, en tenant compte des percées visuelles au-dessus des bâtiments.

En façade : Les gaines et les boîtiers de ventilation, de climatisation, d’aération installés en façades des bâtiments devront être le plus discrets possibles, sans être visibles depuis les espaces publics. S’ils ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

VE2A | Page 147/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

Les fils électriques et de télécoms devront être impérativement encastrés au sein des murs de façade. Dans l’hypothèse où une impossibilité technique est rencontrée (à justifier), le cheminement des fils devra être placés à la jonction des débords de toiture et des murs de façades afin de s’intégrer au mieux dans la composition extérieure.

Sur terrain : Les locaux techniques des piscines privées devront être les plus discrets possibles, de préférence enterrés ou intégrés à un édifice, notamment s’ils sont visibles depuis les espaces publics.

Les citernes de récupération des eaux de pluie ou autres cuves seront soit enterrées soit dissimulées via un écran naturel végétal ou un dispositif de pare-vue s’intégrant qualitativement au terrain, dès lors que celles-ci sont visibles depuis les espaces publics.

Sous réserve du respect du règlement intercommunal de la collecte des déchets, émis par la Communauté de Communes du Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les conteneurs à déchets ménagers privés devront être installés de façon accessible tout en étant dissimulés par des aménagements paysagers ou tout en étant intégrés soit à la construction d’un bâtiment dédié ou soit dans les immeubles collectifs.

Sur voirie : Les boîtiers de transformation électrique des logements individuels devront s’intégrer au mieux dans le paysage à proximité. Pour cela, l’intégration des boîtiers individuels dans les murets bahuts des clôtures sont vivement recommandées.

Équipements relatifs aux nouvelles technologies et énergies renouvelables

Panneaux photovoltaïques : L’installation de panneaux photovoltaïques devra être de préférence intégrée à la couverture de la toiture. Elle sera cependant tolérée en surimposition de la couverture de la toiture. En aucun cas, les panneaux photovoltaïques ne seront accordés lorsqu’ils dépassent des acrotères et des faîtes de toit. Ils ne seront également pas tolérés en ajoutés de façades. Dans tous les cas de figure, leur coloris sera mat et devra s’approcher du coloris du revêtement de la toiture de la construction sur laquelle ils seront apposés.

Ils devront être positionnés de préférence sur les versants de toiture les moins exposés depuis les espaces publics. Ils devront être installés de façon ordonnancée et continue, afin de prendre en compte les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement. Les positionnements discontinus afin d’éviter les éventuels obstacles (conduits de cheminées, fenêtres de toit, édicules techniques…) ne seront pas acceptés.

En cas d’implantation au sol, la surface générée par l’installation de panneaux photovoltaïques au sol sera comptabilisée dans le calcul de l’emprise au sol du tènement.

Pompes à chaleur (PAC) : Si les groupes externes des pompes à chaleur ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées en-dehors d’un lotissement devront être installées à l’entrée de la propriété privée, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées dans des lotissements devront être installées à l’entrée du lotissement, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des immeubles devront être installées soit à l’intérieur des halls d’entrée soit à l’entrée de la résidence, de préférence intégrées aux éléments de clôture.

Le tracé des goulottes et des raccords nécessaires à l’installation et à l’utilisation d’une pompe à chaleur devra minimiser au maximum son impact sur l’aspect des façades et des toitures. Afin de réduire au minimum la visibilité de ces fils électriques sur les façades frontales (donnant sur les espaces publics), leur passage sera privilégié via les façades latérales voire arrières des bâtiments existants et futurs.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 148/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

Isolation thermique par l’extérieur (ITE) : L’intervention d’une isolation thermique par l’extérieur devra être uniquement envisagée dans le cadre où celle-ci ne dénature pas les attributs caractéristiques architecturaux et patrimoniaux de l’édifice.

Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur autorisent une épaisseur maximale de dépassement de 30 centimètres par rapport aux règles d’implantation des constructions par rapport aux limites d’alignement et aux limites séparatives (2.1) afin d’isoler les façades, surélever les toitures et installer des dispositifs de protection contre le rayonnement solaire.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 149/401

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE UH

UH 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : 2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

Emprise au sol

L’emprise au sol correspond à la projection verticale des volumes des constructions, tous débords et surplombs inclus. Les cas de figure ci-dessous ne sont pas compris dans le calcul de l’emprise au sol :

• Les portions entièrement enterrées des bâtis (places de parking et box, caves et locaux techniques…),

• Tous les éléments de modénature tels que les marquises, les bandeaux, les corniches,

• Les balcons et les terrasses surélevées d’une largeur inférieure ou égale à 1 mètre et les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements,

• Les ouvrages et les infrastructures techniques nécessaires au fonctionnement des équipements publics ou d’intérêt collectif.

Les escaliers extérieurs, les balcons, les terrasses surélevées et les avant-toits d’une largeur supérieure à 1 mètre, les constructions secondaires dites annexes, de même que les piscines enterrées, semi-enterrées ou hors-sol, seront comptabilisés dans le calcul de l’emprise au sol.

Le respect du pourcentage d’emprise au sol ne concerne pas les situations suivantes : • La reconstruction du bâti dans le volume existant après démolition, • La reconstruction du bâti dans le volume existant après destruction de celui-ci dans le cadre d’un sinistre survenu depuis moins de 10 années, • Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques.

Règle générale : L’emprise au sol des constructions ne doit pas excéder 60 % de la superficie totale de l’unité foncière.

Espaces libres

Les espaces libres correspondent à la superficie du terrain non-occupée par les constructions constitutives d’emprise au sol et les espaces verts, qu’ils soient de pleine terre ou non.

Les espaces perméables correspondent aux surfaces devant rester perméable aux eaux pluviales par un traitement de sol favorisant les infiltrations naturelles. Le terme d’espaces perméables désigne les surfaces permettant aux eaux de pluie et de ruissellement de s’infiltrer dans les sols. Il s’agit à la fois des espaces végétalisés de pleine terre et des espaces libres perméables (graviers tout venant, revêtement de type Evergreen, toitures plates végétalisées…)

De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement de ces espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Espaces végétalisés de pleine terre

Le terme d’espaces végétalisés indique les surfaces permettant à la biodiversité (faune et flore) de se constituer et de se reproduire, via la présence d’herbes, de fleurs, de légumes, de fruits, d’arbustes et d’arbres.

Un espace est considéré comme de pleine terre lorsqu'il n'existe aucune construction en sous-sol, ni en surplomb permettant d’assurer la continuité entre le sol et le sous-sol et ainsi d’exercer des fonctions associées à un sol naturel.

Règle générale : Dans le cadre d’un projet de construction neuve sur un terrain nu, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, la totalité des espaces perméables devra être végétalisée et ce, de préférence en pleine terre, à hauteur de 40 % minimum de la superficie totale de l’unité foncière.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 150/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

Dispositions particulières :

Dans le cadre d’un projet de construction sur un terrain bâti, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, dont la surface d’espaces végétalisés et/ou de pleine terre est d’ores et déjà inférieure à 40 % de la propriété privée : le projet pourra être accordé sous réserve qu’il ne diminue pas les espaces végétalisés et/ou de pleine terre existants, du respect des autres règles de la zone et des mesures compensatoires mises en œuvre, selon l’appréciation de l’autorité compétente.

• Un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte) par tranche de 4 places de parking extérieures,

• Pour tout projet de construction neuve à destination d’habitation, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres minimum à l’âge adulte) par tranche de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière,

• Les arbres devant être supprimés doivent être remplacés en nombre et en amplitude équivalents,

• Pour tout projet d’extension de constructions existantes d’une surface de plancher et/ou d’emprise au sol supérieur à 50 mètres carrés, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte minimum) doit être planté par tranche entamée de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière,

• Pour les projets supérieurs à 20 logements, des espaces communs végétalisés (aires de jeux pour enfants, jardins partagés ou vergers collectifs, parc arboré…) devront être créés, sans pouvoir être inférieurs au ratio minimal d’un mètre carré pour chaque logement. Ils devront nécessairement être paysagers et entretenus.

Ces arbres devront être choisis de façon diversifiée via le Guide Communal des Essences Locales Végétales, mis à disposition en annexe au Règlement Ecrit du PLU.

Tout projet d’aménagement, de construction, d’installation et de travaux devra être conçu afin de conserver au maximum les arbres et arbustes existants.

Les éléments non-bâtis patrimoniaux remarquables, de même que les Eléments de Paysage Remarquable (EPR), recensés au sein de l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et via le marqueur « étoile à 5 branches verte » du Règlement Graphique, ne pourront être abattus sans motif sanitaire et sécuritaire valables.

Résumé des pourcentages d’emprise au sol, d’espace libre et d’espace vert alloués à une propriété privée

Plantations

Il est imposé (nombre décimal à arrondir au supérieur, le cas échéant) :

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements en matière de performances énergétiques et environnementales

Constructions nouvelles : Les constructions neuves doivent s’élaborer dans le respect des normes établies par la Réglementation Environnementale (RE) en vigueur. Les volumes (hauteur, longueur, largeur) des projets doivent tendre à intégrer les principes de l’architecture bioclimatique afin

VE2A | Page 151/401

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE UH

d’assurer le confort intérieur, tant en période hivernale qu’estivale. Les paramètres de dimensionnement, d’orientation, d’isolation des façades et de protection des ouvertures constituent également des outils pour optimiser les « apports passifs » en termes de chaleur, de fraîcheur et de luminosité. Le recours aux dispositifs de production d’énergies renouvelables est vivement conseillé. C’est pourquoi, dans le cadre d’un projet d’aménagement d’ensemble, différents modes de production pourront être regroupés dans l’enceinte de plusieurs bâtiments et/ou parkings au regard de leur localisation et/ou orientation.

Rénovation et réhabilitation : Dans le cas de figure d’un projet de rénovation et/ou de réhabilitation :

• Les travaux de ravalement de façade et/ou de réfection de toiture, d’aménagement de locaux afin de les rendre propres à l’habitat impliqueront le respect des normes de performances énergétiques en vigueur,

• Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur devront être qualitatifs en termes de confort de température et de renouvellement de l’air mais également en termes d’aspect architectural, notamment par un habillage et une animation des façades (pertinence des matériaux, éléments de décor…),

• Les travaux de remplacement des menuiseries et des vitrages devront respecter les caractéristiques thermiques réglementaires en vigueur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 152/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

UH 8Stationnement

Intitulé du document : 2.4 Stationnement

2.4 Stationnement

Les besoins de stationnement des véhicules automobiles ou motocycles des opérations projetées doivent être assurés en dehors des voies publiques et des dessertes collectives.

Tout emplacement de stationnement de véhicules, qu’il soit couvert ou non-couvert, devra respecter les dimensions minimales suivantes : 2,5 mètres de largeur sur 5 mètres de longueur. Les places de parking dites « en enfilade » ou « commandées » (uniquement accessibles via les places de parking les précédant) ne seront pas prises en compte dans le calcul du nombre d’emplacements de stationnement minimal requis.

Dans le cadre d’un projet de réhabilitation ou de rénovation d’un bâtiment existant, une seule place de parking sera exigée par unité de logement créée.

Dans le cadre de réhabilitation, de changement de destination et de sous-destination ou d’extension de bâtis existants, seules les surfaces de plancher créant de nouveaux logements ou de nouvelles activités seront prises en compte dans le calcul du nombre de places de parking.

Lorsqu’un espace de stationnement a été pris en compte, dans le cadre d’une concession à long terme ou d’une acquisition, il ne pourra être pris en compte dans le contexte d’un nouveau projet.

A compter de 8 places de parking couvertes ou non-couvertes, quelle que soit la destination et la sous-destination du bâtiment, un dispositif de séparateur d’hydrocarbures devra être prévu.

Normes de stationnement pour les véhicules motorisés

Règle générale : Selon la typologie et la destination du bâti, il est exigé un nombre minimal de places de stationnement. Les tranches supplémentaires entamées seront systématiquement arrondies au supérieur.

1. Pour les constructions à usage d’habitation • 2 places de parking par logement créé d’habitat dit individuel dans un bâtiment neuf, dont 50 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • 2,5 places de parking par logement créé d’habitat dit intermédiaire (2 places pour les T1/T2) dans un bâtiment neuf, dont 50 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • 2,5 places de parking par logement créé d’habitat dit collectif (2 places pour les T1/T2) dans un bâtiment neuf, dont 75 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • A compter de 4 logements alloués à de l’habitat individuel, intermédiaire ou collectif, des emplacements de stationnement dits « banalisés » à disposition des visiteurs devront être prévus : o A raison de 2 places de parking banalisées pour 4 logements, o A raison d’une place de parking banalisée par tranche supplémentaire de 4 logements. • 1 place de parking par logement créé d’habitat individuel, intermédiaire ou collectif dans le cadre d’un projet de réhabilitation d’un bâtiment existant.

2. Pour les constructions à usage touristique • 1 place de parking par chambre créée, dans le cas de figure d’un hébergement touristique (chambres d’hôtes ou gîtes).

Selon les besoins en places de parking, estimés en fonction de la surface utile des locaux d’activités ouverts à la clientèle, le projet devra prévoir un nombre d’emplacements de stationnement des véhicules motorisés en conséquence. Excepté si des espaces de stationnement publics existent à proximité, jugés d’une capacité satisfaisante par le Service de l’Urbanisme, afin de répondre aux besoins de l’activité.

Dispositions particulières : Il est exigé une seule et unique place de parking par logement locatif social, en application de l’article L.151-35 du Code de l’Urbanisme.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 153/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, le nombre de places de parking sera défini afin de répondre aux besoins en stationnement du projet.

Normes de stationnement pour les deux roues non motorisés et outils de mobilité individuelle

Pour les constructions à usage d’habitation, il est exigé 1,5 mètre carré par logement créé d’habitat dit intermédiaire ou collectif, via un local spécifique accessible aisément, mais sécurisé et fermé.

Normes de stationnement pour les bornes de rechargements de véhicules électriques

Les obligations imposées par le Code de la Construction et de l’Habitation vis-à-vis du nombre de bornes de recharge de véhicules électriques à installer devront être respectées par les opérations immobilières.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 154/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

UH 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : 3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

Accès

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Pour les projets de division foncière de tènements nus en vue de bâtir ou de Permis d’Aménager en vue de lotir, un seul et unique accès débouchant sur la voirie publique sera autorisé, sauf impossibilités techniques à justifier.

En cas de division foncière en vue de bâtir, dont le tènement existant avant division foncière dispose d’ores et déjà d’un accès routier, celui-ci devra être conservé et mutualisé afin de ne pas surcharger le réseau routier existant, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Concernant les projets de construction de maisons d’habitation individuelle, un seul et unique accès sera accepté. Le ou les accès d’ores et déjà existant(s) dans le cadre d’une réhabilitation devra / devront être conservé(s), à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous :

• Toute création d’accès au réseau routier public devra prévoir la collecte des eaux de pluie et de ruissellement à son entrée, via la mise en place d’une grille raccordée au dispositif d’évacuation des eaux pluviales de la propriété privée,

• Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant,

• Les groupements des garages ou des emplacements de stationnement de véhicules sont obligatoires afin de présenter un seul et unique accès sur la voirie publique, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent,

• Les sorties particulières des véhicules motorisés desservant une maison d’habitation individuelle doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 3,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs maisons d’habitation individuelle ou des bâtis d’habitation intermédiaire ou d’un seul immeuble d’habitation collective doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

VE2A | Page 155/401

Dispositions applicables aux zones urbaines| ZONE UH

• Les sorties particulières desservant plusieurs immeubles d’habitation collective doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 6,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

Voirie

Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et aux particularités urbaines des quartiers d’habitat. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

• Pour les projets de constructions inférieurs ou égaux à 4 maisons d’habitation

individuelle, une largeur de chaussée de 3,5 mètres minimum en tout point,

• Pour un lotissement comportant plus de 4 maisons d’habitation individuelle ou pour

les bâtiments d’habitation intermédiaire (villas jumelées et immeuble collectif inférieur ou égal à 4 logements), une largeur de chaussée de 5 mètres minimum en tout point,

• Pour un immeuble d’habitation collective, comprenant plus de 4 logements, une

largeur de chaussée de 6,5 mètres minimum en tout point ; dont 1,5 mètre de cheminement piéton sécurisé exigé.

Et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins (véhicules de sécurité et de lutte contre les risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules légers de tourisme sans difficultés. Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément opérer un demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de retournement si nécessaire).

En tout état de cause, dans les périmètres de risques forts, identifiés via un zonage de coloris rouge, du Plan de Prévention des Risques, la création de nouvelles voies d’accès ne seront admises uniquement dans les cas de figure où elles ne peuvent être créées ailleurs et ce, aux conditions cumulatives suivantes :

• Leur création n’engendre pas de terrassement conséquent du terrain,

• Leur présence n’aggrave pas les risques naturels préexistants (à justifier par le

maître d’ouvrage).

Toute voie nouvelle (dont celles de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter :

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 156/402

Eau potable

Toute construction à usage d’habitation ou d’activités doit être impérativement raccordée au réseau public d’eau potable, en respectant les normes de raccordements prescrites par son gestionnaire. Cependant, au titre des :

• Article L.2224-9 du Code des Collectivités Territoriales, l’utilisation d’une ressource propre en eau potable sur la propriété privée (prélèvement via puits ou forage) destinée à la consommation humaine et à un usage unifamilial doit être déclarée auprès du service technique concerné de la Mairie de Publier,

• Articles L.1321-7 et R.1321-6 du Code de la Santé Publique, dans le contexte d’un usage collectif ou un objectif agroalimentaire, ce prélèvement devra au préalable être autorisé par un arrêté préfectoral.

La gestion du réseau public d’eau potable relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles auprès de cet unique interlocuteur.

L’adduction d’eau potable doit être assurée dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

Dans le cadre de la sécurité incendie, les emplacements d’implantation de bouches d’incendie sur les canalisations du réseau public d’eau potable et d’installation de dispositifs de lutte contre les incendies devront être préalablement déterminés avec le service technique compétent.

Eaux usées

La gestion du réseau public d’assainissement collectif relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles au sein du Règlement d’Assainissement Collectif rédigé par la CCPEVA, ci-annexé au présent Règlement Ecrit.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Toute construction générant des rejets d’eaux usées domestiques doit être raccordée au réseau public d’assainissement collectif par un dispositif d’évacuation de typologie séparative, dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

A compter de 8 emplacements de stationnement de véhicules, tant intérieures qu’extérieures, un dispositif séparatif des hydrocarbures doit impérativement être installé.

En ce qui concerne les constructions existantes non-raccordées et ne pouvant être raccordées au réseau public d’assainissement collectif, les dispositifs d’assainissement non-collectif (fosses septiques) doit être conformes aux règlements sanitaires en vigueur.

Dans tous les cas de figure, l’évacuation des eaux usées non-traitées est interdite dans les ruisseaux, les fossés ou le réseau public des eaux pluviales.

Eaux pluviales et de ruissellement

Tout projet de construction engendrant une diminution de la superficie permettant l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de l’emprise foncière devra comporter un dispositif d’évacuation des eaux pluviales assurant :

• Leur collecte (chéneaux, gouttières et canalisations), • Leur rétention (citerne, cuve de rétention ou bac de réemploi), • Leur infiltration ou leur rejet.

Les dispositifs de gestion écologique des eaux de pluie et de ruissellement, via des techniques dites alternatives, seront privilégiées notamment au moyen d’ouvrages superficiels intégrés dans le paysage (noues, mares, bassins paysagers, tranchées d’infiltration…). En outre, la réutilisation des eaux de pluie et de ruissellement collectées à l’unité foncière est vivement encouragée.

L’ensemble du dispositif sera conçu de telle façon que le débit de pointe généré par le projet soit inférieur ou égal au débit primitif relevé avant la concrétisation dudit projet sur l’emprise foncière et ce, sans pouvoir dépasser le seuil de 3 litres par seconde.

VE2A | Page 157/401

Dispositions applicables aux zones urbaines| ZONE UH

3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

Accès

Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Pour les projets de division foncière de tènements nus en vue de bâtir ou de Permis d’Aménager en vue de lotir, un seul et unique accès débouchant sur la voirie publique sera autorisé, sauf impossibilités techniques à justifier.

En cas de division foncière en vue de bâtir, dont le tènement existant avant division foncière dispose d’ores et déjà d’un accès routier, celui-ci devra être conservé et mutualisé afin de ne pas surcharger le réseau routier existant, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Concernant les projets de construction de maisons d’habitation individuelle, un seul et unique accès sera accepté. Le ou les accès d’ores et déjà existant(s) dans le cadre d’une réhabilitation devra / devront être conservé(s), à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous :

• Toute création d’accès au réseau routier public devra prévoir la collecte des eaux de pluie et de ruissellement à son entrée, via la mise en place d’une grille raccordée au dispositif d’évacuation des eaux pluviales de la propriété privée,

• Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant,

• Les groupements des garages ou des emplacements de stationnement de véhicules sont obligatoires afin de présenter un seul et unique accès sur la voirie publique, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent,

• Les sorties particulières des véhicules motorisés desservant une maison d’habitation individuelle doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 3,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs maisons d’habitation individuelle ou des bâtis d’habitation intermédiaire ou d’un seul immeuble d’habitation collective doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs immeubles d’habitation collective

VE2A | Page 181/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UN

doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 6,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

Voirie

Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et aux particularités urbaines des quartiers d’habitat. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

• Pour un lotissement comportant plus de 4 maisons d’habitation individuelle ou pour

les bâtiments d’habitation intermédiaire (villas jumelées et immeuble collectif inférieur ou égal à 4 logements), une largeur de chaussée de 5 mètres minimum en tout point,

• Pour un immeuble d’habitation collective, comprenant plus de 4 logements, une

largeur de chaussée de 6,5 mètres minimum en tout point ; dont 1,5 mètre de cheminement piéton sécurisé exigé,

Et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins (véhicules de sécurité et de lutte contre les risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules légers de tourisme sans difficultés. Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément opérer un demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de retournement si nécessaire).

En tout état de cause, dans les périmètres de risques forts, identifiés via un zonage de coloris rouge, du Plan de Prévention des Risques, la création de nouvelles voies d’accès ne seront admises uniquement dans les cas de figure où elles ne peuvent être créées ailleurs et ce, aux conditions cumulatives suivantes :

• Leur création n’engendre pas de terrassement conséquent du terrain ;

• Leur présence n’aggrave pas les risques naturels préexistants (à justifier par le

maître d’ouvrage).

Toute voie nouvelle (dont celles de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter :

• Pour les projets de constructions inférieurs ou égaux à 4 maisons d’habitation

individuelle, une largeur de chaussée de 3,5 mètres minimum en tout point,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 182/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UN

UH 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : 3.2 Desserte par les réseaux

La conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace public pourra être éventuellement exigé.

1. Rétention puis infiltration Dans le cadre de difficultés à mettre en œuvre les dispositifs écologiques disponibles, le dispositif de gestion des eaux pluviales devra privilégier la méthode de l’infiltration dans le sol de l’unité foncière afin de ne pas saturer le réseau communal des eaux pluviales et par conséquent, de ne pas engendrer des travaux de redimensionnement dudit réseau.

Dans l’hypothèse d’un dispositif d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans un sol très peu perméable, l’excédent des eaux pluviales rencontrant des difficultés à s’infiltrer pourra être dirigé via une surverse dans l’exutoire à proximité, toujours à la condition de ne pas excéder le seuil de 3 litres par seconde.

Cette surverse et son débit de fuite seront rejetés : • Dans le réseau public des eaux pluviales, s’il existe, • Dans le fossé non-routier ou le ruisseau le plus proche, uniquement en l’absence de réseau communal des eaux pluviales.

2. Rétention puis rejet Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier) d’infiltrer les eaux de pluie et de ruissellement, démontrée par une étude hydrogéotechnique, le dispositif de gestion des eaux pluviales pourra se raccorder au réseau public d’évacuation des eaux pluviales après une latence dans une zone dite « tampon » créée par une cuve de rétention, sous réserve de l’accord du service technique concerné (service technique de la Mairie de Publier).

Lorsque les eaux de pluie collectées par les aménagements de la propriété privée (eaux de toiture, de voirie privée…) ne peuvent être rejetées dans le réseau communal des eaux pluviales ou en l’absence de celui-ci, elles devront être collectées par un dispositif individuel dimensionné selon les besoins du projet, sans être canalisées puis elles devront être rejetées dans le réseau d’évacuation propre à la voirie publique.

Cependant, il est strictement interdit de rejeter les eaux de pluie dans les dispositifs d’assainissement pluvial des routes départementales (destinées à recueillir uniquement les eaux pluviales des chaussées). Par ailleurs, les systèmes de pompe de relevage des eaux de pluie est prohibé.

Dispositif de rétention puis d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 158/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

Le débit de rejet de ces eaux de piscine devra être régulé à 3 litres par seconde dans chaque réseau correspondant, de façon à ne pas les surcharger.

Il est également possible d’infiltrer directement dans les sols non-saturés en eau de la propriété privée les eaux de baignade. Pour cela, il faudra au préalable s’assurer de la faisabilité du procédé (capacité d’absorption des sols, servitude d’écoulement des eaux) lors de la conception du projet de piscine.

Dispositif de rétention puis de rejet des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

3. Gestion des eaux de baignade, de nettoyage et de vidange de piscine • Les eaux de filtration seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées,

à l’exception des dispositifs de filtration ne nécessitant pas d’évacuation de leurs eaux (en exemple, les équipements de filtration tubulaire à cartouches), • Les eaux de nettoyage du bassin seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées, • Les eaux de baignade seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales, après la mise en œuvre du processus de déchloration ou de neutralisation du désinfectant utilisé, le cas échéant.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Electricité, téléphonie et télédistribution

Tout projet d’aménagement immobilier comportant un poste de transformation électrique, qu’il soit collectif ou un lotissement, devra :

• Soit l’intégrer au sein du corps d’une construction (immeuble), • Soit l’habiller et le dissimuler au mieux afin de ne pas dénaturer le site ni

l’environnement.

Excepté dans le cadre d’impossibilités techniques dûment justifiées, les raccordements aux réseaux câblés doivent être enterrés dans les propriétés privées, quel que soit le mode de distribution des réseaux publics.

Lorsqu’un projet prévoit la mise en œuvre d’un système d’éclairage privé, le dispositif devra se conformer aux dispositions communales en vigueur. Cet éclairage devra adapter la colorimétrie et la puissance lumineuse afin de ne pas engendrer de pollution lumineuse et de minimiser les impacts sur la faune et la flore locales.

Déchets

La collecte et la gestion des déchets domestiques relève de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), dont le règlement de collecte applicable est disponible auprès de cet unique interlocuteur.

Tout projet de construction de logements, qu’il soit collectif ou semi-collectif ou un lotissement de maisons d’habitation individuelles, doit être doté d’emplacements privilégiés afin d’aménager les conteneurs d’ordures ménagères et de tri sélectif des déchets

VE2A | Page 159/401

Dispositions applicables aux zones urbaines| ZONE UH

domestiques. Ceux-ci seront implantés à proximité des itinéraires de collecte, effectués le long des voies communales et départementales et ce, dans le respect des dispositions sanitaires.

Dans une démarche éco-responsable de mutualisation des impacts économiques (carburants), fonciers (consommation et imperméabilisation des sols) et temporels (réduction des tournées), les emplacements d’aménagement des conteneurs d’ordures ménagères de plusieurs opérations immobilières devront, dans la mesure du possible, être regroupés en respectant les directives du service technique compétent de la CCPEVA

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 160/402

Zone UN

secteur à vocation d’habitat individuel

La zone Un concerne un secteur à dominante d’habitat individuel de moyenne densité (ancienne résidence touristique), dont les dispositions réglementaires visent essentiellement à gérer le bâti existant, sans possibilité de nouvelles constructions, ni de nouvelles extensions.

Dispositions spécifiques

Il est demandé de se reporter aux dispositions applicables à toute zone pour les règles relatives :

• Aux changements de destination permis par l’article L.151-11 du Code de l’Urbanisme,

• Aux éléments du patrimoine naturel protégés au titre des articles L.151-19 et L.15123 du Code de l’Urbanisme,

• Aux éléments du patrimoine bâtis identifiés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme,

• Aux cônes de vue, • Aux périmètres de sursis à statuer en vertu de l’article L.424-1 du Code de

l’Urbanisme, • Aux secteurs patrimoniaux bâtis et non-bâtis remarquables repérés au plan de

zonage du PLU en vertu des articles L.151-19 et L.151-23 du Code de l’Urbanisme, • Aux risques naturels prévisibles.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 161/401

Destination Exploitation agricole et forestière Habitation

Commerce et activités de

services

Equipements d’intérêt collectif et services publics

Autres activités des

secteurs primaire, secondaire ou tertiaire

Sous-destination

Exploitation agricole

Exploitation forestière

Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

Hôtels Autres hébergements touristiques

Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public

des administrations publiques et assimilés

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés Établissements d'enseignement, de santé

et d’action sociale Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs Lieux de culte

Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau

Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisée X

Autorisée sous conditions

Interdite X

X

X X X X X X X X

X

X

X X X X X X X X X

X

Sont de plus interdits dans l’ensemble de la zone Un :

Dans les périmètres protégés de captage d'eau potable conformément aux dispositions réglementaires en vigueur (par arrêté préfectoral) :

• Sur le périmètre rapproché : les activités utilisant des produits toxiques ou polluants (traitement de surface, teinturerie, peinture et siccatifs, tannerie, etc.), les excavations et gros terrassements supérieurs à 1,5 mètre de profondeur, ainsi que les pompages privés de la nappe,

• Sur le périmètre éloigné : les activités polluantes et les prélèvements d’eau à la nappe.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 162/401

Sont de plus admis dans la zone Un : • Les constructions principales et leurs constructions secondaires à destination d’habitation, limitées à 2 annexes maximum par construction principale à usage d’habitat individuel et limitées à une annexe maximum par logement issu d’une construction principale à usage d’habitat collectif, • Les constructions, les aménagements, les occupations et les installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif, • L’édification et la rénovation de clôtures, de portails et portillons, dans le respect des dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2).

Autres conditions particulières : Dans le cas de figure d’une division foncière en vue de bâtir ou de lotir et en application des dispositions de l’article R.151-21 du Code de l’Urbanisme, les constructions et les installations sont accordées à la condition qu’elles respectent l’ensemble des dispositions réglementaires de la zone à l’échelle de chaque lot détaché issu de la division foncière et non à l’échelle de l’unité foncière initiale.

Lorsqu’un bâti existant se révèle non-conforme aux dispositions réglementaires applicables à la zone, la demande d’autorisation d’urbanisme sera uniquement accordée dans le cadre de projets et de travaux ayant pour objet de ne pas aggraver et/ou de réduire les nonconformités avérées.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 163/401

Non réglementée.

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UN

3.2 Desserte par les réseaux

Eau potable

Toute construction à usage d’habitation ou d’activités doit être impérativement raccordée au réseau public d’eau potable, en respectant les normes de raccordements prescrites par son gestionnaire. Cependant, au titre des :

• Article L.2224-9 du Code des Collectivités Territoriales, l’utilisation d’une ressource propre en eau potable sur la propriété privée (prélèvement via puits ou forage) destinée à la consommation humaine et à un usage unifamilial doit être déclarée auprès du service technique concerné de la Mairie de Publier,

• Articles L.1321-7 et R.1321-6 du Code de la Santé Publique, dans le contexte d’un usage collectif ou un objectif agroalimentaire, ce prélèvement devra au préalable être autorisé par un arrêté préfectoral.

La gestion du réseau public d’eau potable relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles auprès de cet unique interlocuteur.

L’adduction d’eau potable doit être assurée dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

Dans le cadre de la sécurité incendie, les emplacements d’implantation de bouches d’incendie sur les canalisations du réseau public d’eau potable et d’installation de dispositifs de lutte contre les incendies devront être préalablement déterminés avec le service technique compétent.

réseau public d’assainissement collectif par un dispositif d’évacuation de typologie séparative, dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

En ce qui concerne les constructions existantes non-raccordées et ne pouvant être raccordées au réseau public d’assainissement collectif, les dispositifs d’assainissement non-collectif (fosses septiques) doit être conformes aux règlements sanitaires en vigueur.

Dans tous les cas de figure, l’évacuation des eaux usées non-traitées est interdite dans les ruisseaux, les fossés ou le réseau public des eaux pluviales.

Eaux pluviales et de ruissellement

Tout projet de construction engendrant une diminution de la superficie permettant l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de l’emprise foncière devra comporter un dispositif d’évacuation des eaux pluviales assurant :

• Leur collecte (chéneaux, gouttières et canalisations), • Leur rétention (citerne, cuve de rétention ou bac de réemploi), • Leur infiltration ou leur rejet.

Les dispositifs de gestion écologique des eaux de pluie et de ruissellement, via des techniques dites alternatives, seront privilégiées notamment au moyen d’ouvrages superficiels intégrés dans le paysage (noues, mares, bassins paysagers, tranchées d’infiltration…). En outre, la réutilisation des eaux de pluie et de ruissellement collectées à l’unité foncière est vivement encouragée.

Eaux usées

La gestion du réseau public d’assainissement collectif relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles au sein du Règlement d’Assainissement Collectif rédigé par la CCPEVA, ci-annexé au présent Règlement Ecrit.

Toute construction générant des rejets d’eaux usées domestiques doit être raccordée au

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

L’ensemble du dispositif sera conçu de telle façon que le débit de pointe généré par le projet soit inférieur ou égal au débit primitif relevé avant la concrétisation dudit projet sur l’emprise foncière et ce, sans pouvoir dépasser le seuil de 3 litres par seconde.

La conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace

VE2A | Page 183/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UN

public pourra être éventuellement exigé.

pas excéder le seuil de 3 litres par seconde.

1. Rétention puis infiltration

Dans le cadre de difficultés à mettre en œuvre les dispositifs écologiques disponibles, le dispositif de gestion des eaux pluviales devra privilégier la méthode de l’infiltration dans le sol de l’unité foncière afin de ne pas saturer le réseau communal des eaux pluviales et par conséquent, de ne pas engendrer des travaux de redimensionnement dudit réseau.

Cette surverse et son débit de fuite seront rejetés : • Dans le réseau public des eaux pluviales, s’il existe, • Dans le fossé non-routier ou le ruisseau le plus proche, uniquement en l’absence de réseau communal des eaux pluviales.

2. Rétention puis rejet Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier) d’infiltrer les eaux de pluie et de ruissellement, démontrée par une étude hydrogéotechnique, le dispositif de gestion des eaux pluviales pourra se raccorder au réseau public d’évacuation des eaux pluviales après une latence dans une zone dite « tampon » créée par une cuve de rétention, sous réserve de l’accord du service technique concerné (service technique de la Mairie de Publier).

Dispositif de rétention puis d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Dans l’hypothèse d’un dispositif d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans un sol très peu perméable, l’excédent des eaux pluviales rencontrant des difficultés à s’infiltrer pourra être dirigé via une surverse dans l’exutoire à proximité, toujours à la condition de ne

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 184/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UN

3. Gestion des eaux de baignade, de nettoyage et de vidange de piscine • Les eaux de filtration seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées,

à l’exception des dispositifs de filtration ne nécessitant pas d’évacuation de leurs eaux (en exemple, les équipements de filtration tubulaire à cartouches), • Les eaux de nettoyage du bassin seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées, • Les eaux de baignade seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales, après la mise en œuvre du processus de déchloration ou de neutralisation du désinfectant utilisé, le cas échéant.

Le débit de rejet de ces eaux de piscine devra être régulé à 3 litres par seconde dans chaque réseau correspondant, de façon à ne pas les surcharger.

Il est également possible d’infiltrer directement dans les sols non-saturés en eau de la propriété privée les eaux de baignade. Pour cela, il faudra au préalable s’assurer de la faisabilité du procédé (capacité d’absorption des sols, servitude d’écoulement des eaux) lors de la conception du projet de piscine.

Dispositif de rétention puis de rejet des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Lorsque les eaux de pluie collectées par les aménagements de la propriété privée (eaux de toiture, de voirie privée…) ne peuvent être rejetées dans le réseau communal des eaux pluviales ou en l’absence de celui-ci, elles devront être collectées par un dispositif individuel dimensionné selon les besoins du projet, sans être canalisées puis elles devront être rejetées dans le réseau d’évacuation propre à la voirie publique.

Cependant, il est strictement interdit de rejeter les eaux de pluie dans les dispositifs d’assainissement pluvial des routes départementales (destinées à recueillir uniquement les eaux pluviales des chaussées). Par ailleurs, les systèmes de pompe de relevage des eaux de pluie est prohibé.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Electricité, téléphonie et télédistribution

Tout projet d’aménagement immobilier comportant un poste de transformation électrique, qu’il soit collectif ou un lotissement, devra :

• Soit l’intégrer au sein du corps d’une construction (immeuble), • Soit l’habiller et le dissimuler au mieux afin de ne pas dénaturer le site ni

l’environnement.

Excepté dans le cadre d’impossibilités techniques dûment justifiées, les raccordements aux réseaux câblés doivent être enterrés dans les propriétés privées, quel que soit le mode de distribution des réseaux publics.

Lorsqu’un projet ou de résidence d’immeubles prévoit la mise en œuvre d’un système d’éclairage privé, le dispositif devra se conformer aux dispositions communales en vigueur. Cet éclairage devra adapter la colorimétrie et la puissance lumineuse afin de ne pas engendrer de pollution lumineuse et de minimiser les impacts sur la faune et la flore locales.

VE2A | Page 185/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UN

Déchets

La collecte et la gestion des déchets domestiques relève de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), dont le règlement de collecte applicable est disponible auprès de cet unique interlocuteur.

Tout projet de construction de logements, qu’il soit collectif ou semi-collectif ou un lotissement de maisons d’habitation individuelles, doit être doté d’emplacements privilégiés afin d’aménager les conteneurs d’ordures ménagères et de tri sélectif des déchets domestiques. Ceux-ci seront implantés à proximité des itinéraires de collecte, effectués le long des voies communales et départementales et ce, dans le respect des dispositions sanitaires.

Dans une démarche éco-responsable de mutualisation des impacts économiques (carburants), fonciers (consommation et imperméabilisation des sols) et temporels (réduction des tournées), les emplacements d’aménagement des conteneurs d’ordures ménagères de plusieurs opérations immobilières devront, dans la mesure du possible, être regroupés en respectant les directives du service technique compétent de la CCPEVA.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 186/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

Vocation et dispositions spécifiques

Zone UI

Ce que la zone UI autorise, en clair

UI 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activités

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

Destination Exploitation agricole et forestière Habitation

Commerce et activités de

services

Equipements d’intérêt collectif et

services publics

Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire

Sous-destination

Exploitation agricole

Exploitation forestière

Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

Hôtels Autres hébergements touristiques

Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public

des administrations publiques et assimilés

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés

Établissements d'enseignement, de santé et d’action sociale

Salles d'art et de spectacles Équipements sportifs Lieux de culte

Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau

Centre de congrès et d'exposition Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisée X X

X

Autorisée sous conditions

(3) (2)

(1)

Interdite X X

X X X

X X

X X X X X X X X

X X

Sont de plus interdits dans l’ensemble de la zone Ui :

• L’ouverture et l'exploitation de carrières,

• Les dépôts de véhicules, de matériaux inertes ou de récupération, les garages collectifs de véhicules particuliers ne correspondant pas aux besoins d'une opération de logements,

• Le stationnement, hors garage, supérieur à 3 mois, de caravanes isolées, tels que visés à l’article R.111-37 du Code de l’Urbanisme, qu’elles aient ou non conservé leur mobilité,

• Les garages collectifs de caravanes,

• Les nouveaux terrains de camping et de caravanage,

• Les habitations légères de loisirs et les résidences mobiles de loisirs,

• Les constructions et installations légères, transportables et non fondées, sauf dans le cas de chantiers provisoires, de bâtiments publics ou d'intérêt collectif,

• Toute construction et installations à usage d'activités ne répondant pas aux conditions définies dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ciaprès,

• Les affouillements et exhaussements de sol non autorisés dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ci- après,

• Dans les périmètres protégés de captage d'eau potable conformément aux dispositions réglementaires en vigueur (par arrêté préfectoral) :

o Sur le périmètre rapproché : les activités utilisant des produits toxiques ou polluants (traitement de surface, teinturerie, peinture et siccatifs, tannerie, etc.), les excavations et gros terrassements supérieurs à 1,5 mètre de profondeur, ainsi que les pompages privés de la nappe,

o Sur le périmètre éloigné : les activités polluantes et les prélèvements d’eau à la nappe.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 77/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

Sont autorisées sous conditions particulières les occupations et utilisations du sol suivantes :

(1) Les constructions secondaires rattachées aux constructions principales à destination

d’activités de bureau, limitées à une annexe maximum par construction principale. (2) Les autres hébergements touristiques comprenant uniquement les chambres

d’hôtes et les gîtes de tourisme,

(3) Les activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle se traduit par

« professions libérales » réglementées ou non réglementées (définition au lexique en annexe du document).

Sont de plus admis dans la zone UI : • Les exhaussements, les affouillements, remblais et déblais, à la condition qu’ils soient strictement nécessaires à la construction et à l’aménagement des bâtiments à construire. Ils devront respecter les dispositions à ce sujet, explicités dans les dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2), • Les constructions principales et leurs constructions secondaires à destination d’habitation, limitées à 2 annexes maximum par construction principale à usage d’habitat individuel et limitées à une annexe maximum par logement issu d’une construction principale à usage d’habitat collectif, • L’aménagement dans le volume bâti existant et l’extension limitée desdits bâtis existants ayant pour vocation de perdurer les activités économiques existantes autres que celles mentionnées ci-dessus, • L’édification et la rénovation de clôtures, de portails et portillons, dans le respect des dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2).

Autres conditions particulières : Dans le cas d’une division foncière en vue de bâtir ou de lotir et en application des dispositions de l’article R.151-21 du Code de l’Urbanisme, les constructions et les installations sont accordées à condition qu’elles respectent l’ensemble des dispositions réglementaires de la zone à l’échelle de chaque lot détaché issu de la division foncière et non à l’échelle de l’unité

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

foncière initiale. Lorsqu’un bâti existant se révèle non-conforme aux dispositions réglementaires applicables à la zone, la demande d’autorisation d’urbanisme sera uniquement accordée dans le cadre de projets et de travaux ayant pour objet de ne pas aggraver et/ou de réduire les nonconformités avérées.

VE2A | Page 78/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

UI 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : 1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

Conditions relatives aux logements

Typologie des logements : Dans toute la zone Ui, tout projet de construction, de réhabilitation ou de changement de destination à vocation d’habitation (individuelle, intermédiaire ou collective), à compter du seuil de 8 logements ou de 550 mètres carrés de surface de plancher, devra comporter a minima :

• 25 % de logements locatifs sociaux pérennes, • 25 % de logements en accession sociale pérennes.

Dans le contexte où l’application du pourcentage de logements locatifs sociaux ou en accession sociale donnerait un résultat décimal, le nombre de logements à créer sera arrondi au supérieur.

Taille des logements : Tout projet de construction, de réhabilitation ou de changement de destination à vocation d’habitation (individuelle, intermédiaire ou collective), à compter du seuil de 8 logements ou de 550 mètres carrés de surface de plancher, devra comporter a minima :

• 10 % maximum de logements d’une pièce (T1) – surface de plancher moyenne de 25 mètres carrés,

• 30 % minimum de logements de 2 pièces (T2) – surface de plancher moyenne de 45 mètres carrés,

• 40 % minimum de logements de 3 pièces (T3) – surface de plancher moyenne de 65 mètres carrés,

• 20 % maximum de logements de 4 ou de 5 pièces (T4 / T5) – surface de plancher moyenne de 85 mètres carrés.

Une répartition différente de la typologie des logements pourra être envisagée, à condition que celle-ci soit soumise à l’appréciation de l'autorité compétente.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 79/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

UI 3Implantation des constructions

Intitulé du document : 2.1 Volumétrie et implantation des constructions

2.1 Volumétrie et implantation des constructions

Hauteur des constructions

Le plan altimétrique contenant les cotes topographiques sera employé afin de déterminer un point non-susceptible d’être modifié par les travaux projetés, servant de base de référence afin de calculer la hauteur.

La hauteur des constructions et des installations sera mesurée à compter du niveau du terrain naturel (avant travaux d’exhaussement et/ou d’affouillement de terre) jusqu’au point culminant (soit faîtage, soit égout du toit).

Dans le cadre d’un projet sur un tènement en déclivité, la hauteur sera mesurée à l’aplomb de tout point de la construction projetée.

Pour les constructions neuves, les combles et/ou les attiques ne comporteront qu’un seul et unique niveau au sein du bâtiment. Les attiques devront respecter un retrait minimal d’1,5 mètre à partir du nu externe des façades de l’étage inférieur et ne pas excéder une surface représentant 50 % de l’emprise au sol de la construction projetée.

Les édicules techniques (bouches d’aération, sorties de cheminée, antennes de télécoms, etc.) ne sont pas compris dans le calcul de la hauteur des bâtis.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la hauteur par rapport au niveau du terrain naturel, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Règle générale : La composition des constructions et des installations ne devra pas dépasser le volume ciénoncé : RDC + R1 + C/A ou RDJ + RDC + C/A (soit 2 niveaux visibles). La hauteur ne devra pas excéder 7 mètres à l’égout du toit et 10 mètres au faitage. En cas de toiture-terrasse végétalisée, la hauteur des constructions ne devra pas dépasser 7 mètres à l’égout du toit.

Hauteur à l’égout d’une construction comportant une toiture plate Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant un attique

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 80/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

les chemins ruraux et les voies privées, qu’elles soient ouvertes ou non à la circulation automobile (hors servitudes de passage).

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires et le cas échéant, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre et de leurs terrasses soutenues ou non par des poteaux de soutien.

Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne seront pas pris en compte. La hauteur des éléments en surplomb de l’espace public devra être de 4,5 mètres au minimum depuis le niveau du terrain achevé.

Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant des combles

Dispositions particulières : Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, la hauteur n’est pas plafonnée. Toutefois, la hauteur du bâti projeté devra être adaptée à l’usage et cohérente avec les bâtis alentours afin d’assurer une insertion qualitative dans l’environnement.

Dans une bande de 100 mètres de largeur depuis les rives du lac Léman, la hauteur des constructions et des installations ne devra pas dépasser la hauteur des constructions et des installations existantes à proximité.

Le seuil de hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel pourra être dépassé dans l’hypothèse d’un besoin spécifique de gestion de la toiture, dûment justifié par des impératifs techniques ou des contraintes de fonctionnement et d’exploitation du bâtiment.

Implantation par rapport aux emprises publiques, aux voiries publiques et voies privées ouvertes ou fermées à la circulation générale

Le champ d’application du présent article englobe les emprises publiques, les voies publiques,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises publiques ou privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Au surplus des dispositions relatives au traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et des abords des constructions (2.3), afin de permettre le libre passage de l’eau et de la faune, les rives naturelles des cours d’eau doivent être entretenues en espaces libres de toute construction et de tout mouvement de terre inopportun, en respectant de facto un recul d’implantation vis-à-vis des cours d’eau. Celui-ci sera à adapter en fonction des situations topographiques et du caractère naturel des lieux d’implantation. Cette disposition réglementaire n’engage pas les ouvrages et infrastructures de franchissement des cours d’eau.

Règle générale : La distance d’implantation minimale des constructions et des installations vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique, les emprises publiques existantes ou projetées (emplacements réservés) ou la voirie privée sera de 4 mètres.

VE2A | Page 81/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur la voirie de desserte

Dispositions particulières : 1. Pour les nouvelles constructions

La distance minimale d’implantation des constructions et des installations pourra être inférieure ou supérieure à celle imposée par la règle générale ci-dessus :

• Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

• Dans l’hypothèse d’aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

• Dans le cas de création d’emplacements de stationnement souterrains, • Dans le cadre de constructions ou d’installations secondaires (carport, pergola,

cabanon, appentis…) accolées ou non accolées, closes ou non-closes. La distance d’implantation minimale vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique ou privée devra être de 2 mètres minimum et ce, aux conditions cumulatives que la hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel et que la longueur de chaque façade de l’annexe n’excède pas 8 mètres, • Dans le cas d’installation d’une piscine hors-sol, semi-enterrée ou enterrée la distance minimale de retrait est de 4 mètres depuis la limite d’alignement, comptée depuis la margelle. Dans l’hypothèse d’une piscine enterrée dépourvue de margelles, la mesure sera effectuée depuis le rebord du bassin.

2. Pour les extensions et les surélévations Afin de poursuivre et de pérenniser l’alignement des différentes façades créant un front bâti continu au sein des quartiers, les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie privée, la voie publique ou l’emprise publique ; aux conditions cumulatives que :

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’engendrent pas des problèmes de visibilité, de passage et donc de sécurité publique,

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’aggravent pas la situation préexistante.

Et également, dans le cas de figure où les extensions des constructions principales ou secondaires existantes comblent une dent creuse afin de constituer un front bâti.

Implantation des constructions vis-à-vis des limites séparatives

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre, de leurs terrasses soutenues ou non soutenues par des poteaux de soutien. Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne sont pas pris en compte.

VE2A | Page 82/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres (hormis pour les constructions en bordure de voie).

Les constructions et les installations autorisées sur le domaine public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Règle générale : La distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites de propriété privée séparatives devra être égale ou supérieure à la moitié de la hauteur de chaque façade attenante à chaque limite (d = h / 2), sans être inférieure à 5 mètres minimum.

privée séparatives, dans les cas de figure ci-après : • La construction de bâtis mitoyens, s’adossant à des délaissés de façade aveugles existants, • La construction dans les dents creuses, permettant de créer un front bâti continu sur la voirie, • Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques, • Les aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite, • Les servitudes de cour commune entre deux propriétés privées riveraines (les dispositions relatives à l’implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété sont par conséquent applicables au projet).

2. Pour les constructions secondaires Dans le cas de figure de constructions ou d’installations secondaires (carport, pergola, appentis, cabanon…) accolées ou non-accolées, closes ou non-closes, la distance d’implantation minimale vis-à-vis des limites de propriété privée pourra être de 2 mètres et ce, selon les conditions cumulatives suivantes :

• La hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel,

• La longueur de chaque façade de l’annexe ne dépasse pas 8 mètres.

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Dispositions particulières : 1. Pour les constructions principales

Les constructions et les installations pourront être admises jusqu’en limites de propriété

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 83/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

Implantation des constructions secondaires d’une hauteur au faîtage inférieure ou égale à 3,5 mètres vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

La distance minimale d’implantation des piscines hors-sol, semi-enterrées ou enterrées, comportant ou non une margelle sera de 4 mètres, à compter du bord du bassin.

Afin d’éviter de les disséminer, les annexes devront, dans la mesure du possible, être regroupées au sein de la propriété privée.

3. Pour les extensions et les surélévations Les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation vis-à-vis des limites séparatives ; sous réserve qu’elles n’aggravent pas la situation existante ou encore qu’elles permettent de combler une dent creuse afin de constituer un front bâti.

compte des éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture, de balcons ou de terrasses soutenues par des poteaux de soutien jusqu’à 1 mètre de largeur.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale entre chaque bâti existant sur une même propriété privée, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Règle générale : Excepté si elles sont accolées les unes par rapport aux autres, les constructions doivent respecter une distance de retrait minimale entres elles de :

• 6 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel des deux constructions excède 3,5 mètres,

• 3 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel de l’une des deux constructions n’excède pas 3,5 mètres.

Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété privée

La distance de retrait minimale sera mesurée depuis le nu externe des façades, sans tenir

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 84/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

Implantation des constructions principales et secondaires entre elles sur une même propriété privée

Dispositions particulières : A la condition qu’ils soient fondamentalement structurels de l’ensemble bâti, les éléments de liaison projetés entre les différents corps de bâtiments seront considérés comme étant accolés.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 85/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

UI 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : 2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

Préambule : En tout état de cause, chaque projet (quelle que soit son ampleur) devra proposer une insertion recherchée et argumentée tant à l’échelle foncière que dans l’environnement alentour, afin de préserver la qualité architecturale, environnementale, patrimoniale, paysagère et urbanistique du territoire communal.

Les dispositions générales indiquées en préambule du présent règlement écrit devront être prises en compte dans toute élaboration d’opérations immobilières ou dans toute rénovation de bâtis existants.

Les dispositions des paragraphes ci-dessous exposées ne concernent pas les projets d’équipements publics et d’intérêts collectifs, qui par leur fonction et leur usage, induisent des typologies de densité, d’implantation, de volume, de façade, de toiture, d’annexe et de clôture spécifiques, devant être adaptés à leur nature propre.

Rénovation et réhabilitation : Concernant les réhabilitations et les rénovations des constructions traditionnelles existantes, repérées au titre des éléments patrimoniaux bâtis remarquables (liste dans l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Patrimoniaux Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et marqueurs « étoiles à 5 branches rouges » sur le Règlement Graphique), se référer à la section : « Dispositions applicables à toutes les zones » du présent Règlement Ecrit, rubriques : « Dispositions architecturales, paysagères et urbanistiques générales » et « Patrimoine à préserver. »

Densité, implantation et volume

L’implantation, la volumétrie et la densité de tout aménagement, de toute installation ou de toute construction devront être déterminées en tenant compte de la topographie de l’unité foncière, de l’environnement et des paysages alentours, de la culture architecturale préexistante et des perceptions lointaines et dominantes dudit projet appréhendé.

Le projet devra s’adapter au terrain naturel du site afin de réduire au maximum son impact

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

paysager et l’artificialisation et l’imperméabilisation du terrain. Le niveau du terrain naturel dans les marges de recul vis-à-vis des limites de propriété privée, définies par les dispositions relatives aux implantations des constructions (2.1), ne devra être en aucun cas modifié, excepté pour :

• La création des voies internes d’accès aux emplacements de stationnement des véhicules motorisés,

• L’édification d’espaces de vie extérieurs via le terrassement des talus, n’excédant pas 4 mètres de largeur depuis le nu externe des façades.

Cela ne dispense pas le porteur de projet de préserver le reste de l’emprise foncière de tout déblai et de tout remblai non-nécessaires à l’élaboration du projet.

Les enrochements sont strictement interdits, n’étant pas typiques de l’aménagement paysager des rives du lac Léman. Il est recommandé d’opter pour des palissades en bois naturel végétalisées ou des maçonneries enduites et/ou bardées, de préférence végétalisées. D’autres options pourront être accordées selon leur insertion dans leur environnement.

Les murs de soutènement de terre nécessaires à la conservation des talus existants au sein de l’unité foncière sont accordés, à la condition de respecter l’une des prescriptions indiquées ci-après :

• Un mur de soutènement de terre n’excédant pas une hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel défini à 1 mètre,

• Jusqu’à 3 murs de soutènement de terre, en forme de paliers successifs seront tolérés, sous réserves que leur hauteur par rapport au niveau du terrain naturel n’excède pas un mètre et que leur largeur minimale entre chaque palier soit d’un mètre, portant l’ensemble à un minimum de 3 mètres d’épaisseur. Ces paliers devront impérativement être végétalisés via des arbustes et des plantes grimpantes et/ou rampantes,

• Un mur de soutènement de terre d’une hauteur supérieure à un mètre vis-à-vis du niveau du terrain naturel sera accepté dans le cadre de la création d’une rampe d’accès des véhicules au garage en sous-sol enterré ou semi-enterré. La hauteur dudit mur de soutènement de terre sera adaptée aux besoins réels du projet. Des éléments d’habillage (enduits, bardages, parements) et/ou de végétalisation par des essences végétales grimpantes et/ou rampantes seront prévus.

VE2A | Page 86/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de revêtements de façades brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

La longueur des façades d’une construction projetée ne peut excéder 25 mètres, en dehors des balcons d’une largeur inférieure ou égale à 1,2 mètre. Dans l’hypothèse de l’extension de bâtis existants ou de la construction d’annexes accolées aux bâtis existants, une homogénéité des façades est requise afin d’assurer la cohérence de l’ensemble.

Lorsque ces extensions ou ces annexes ne sont pas construites avec les mêmes matériaux et coloris que les façades existantes de la construction principale, une harmonie d’aspect doit être impérativement proposée. Dans tous les cas de figure, les matériaux extérieurs devront présenter un aspect fini (aucun matériau brut d’apparence ne sera toléré). La rénovation et la réhabilitation des éléments bâtis remarquables ne devront pas modifier leur aspect originel (pierres apparentes, encadrements d’ouvertures, etc.)

Implantation des murs de soutènement de terre en 3 paliers successifs par rapport au niveau du terrain naturel

Les murs de soutènement d’une hauteur supérieure à 1 mètre par rapport au niveau du terrain naturel devront se justifier tant sur l’aspect de la sécurité ou de l’accès à l’emprise foncière depuis la voirie, qu’elle soit publique ou privée. Ils pourront déroger à la règle énoncée ci-dessus dès lors qu’ils ne diminuent pas le cône de visibilité à l’entrée et à la sortie de la propriété privée et qu’ils ne génèrent pas de risques de sécurité routière et piétonne.

Façades

Aspect des façades : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des façades

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Composition des façades : La composition des façades (ouvertures, éléments de bâti et éléments de décor) doit assurer un équilibre, via l’homogénéité des dimensions, des proportions, des rythmes, des matériaux et des coloris.

Afin d’assurer l’équilibre et la régularité des ouvertures en façades, il est préconisé que les ouvertures soient centrées et alignées entre elles, dans un souci de cohérence entre les étages et les façades d’une même construction.

Il est recommandé de limiter le choix des dimensions et des formes des ouvertures (fenêtres, portes-fenêtres, baies vitrées et fenêtres de toit) sur les constructions. Il est conseillé que toutes les ouvertures présentent des caractéristiques similaires quant au nombre de vantaux et à l’orientation des menuiseries (horizontal ou vertical), à l’exception des portes d’entrée et des portes de garage. Habillage des façades : La préservation et la restauration des éléments de décor, d’habillage et de modénatures existants est obligatoire. Les éléments d’habillage (tels que les bardages et les parements…)

VE2A | Page 87/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

sont vivement encouragés sur les façades des constructions tant nouvelles qu’existantes.

Les cheneaux, les gouttières et les descentes des eaux de pluie récoltées par les toitures des constructions tant principales que secondaires devront être intégrées de manière qualitative à la composition architecturale des façades.

Concernant les constructions nouvelles, les caissons des volets roulants doivent être impérativement intégrés dans les murs de façades. Dans le cadre d’une réhabilitation ou d’une rénovation, les caissons des volets roulants doivent être a minima placés dans l’embrasure des ouvertures et au mieux, encastrés dans les murs de façades ; à l’exception d’impossibilités techniques avérées à justifier par le porteur de projet. Afin de ne pas aggraver d’éventuelles non-conformités, il est fortement recommandé d’apposer des caissons et des volets d’une teinte identique à ceux existants.

Dans le cadre d’un immeuble comportant des logements collectifs, aucun projet individuel de transformation d’un balcon en loggia ne sera accordé : il devra concerner l’ensemble des résidents afin d’être accordé et ce, dans l’objectif de conserver une unité d’aspect du bâtiment.

Toitures

Aspect des toitures : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des toitures devront être validées par l'autorité compétente via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de couverture des toitures brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

Les matériaux et teintes des toitures devront être cohérents avec les matériaux et les coloris des couvertures de toiture alentours. L’emploi des tuiles en terre cuite ou d’aspect similaire, à moyen ou à petit moule, sera privilégié pour les couvertures des toitures et ce, dans une teinte chaude (notamment rouge, marron ou brun).

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Pour toute construction nouvelle, il est au minimum exigé une toiture à 2 pans, dont l’inclinaison sera comprise entre 40 et 60 %, végétalisée ou non-végétalisée. Les toitures plates ou à pans de faible inclinaison des constructions principales sont admises, à la condition qu’elles présentent une épaisseur de terre végétale et/ou substrat de 30 centimètres minimum. Dans le cadre d’une extension/surélévation et/ou d’une réfection d’une toiture existante dont les inclinaisons de pente de toits ne sont pas réglementaires, il pourra être dérogé à la règle sous réserve de l’appréciation de l’autorité compétente.

Les faîtages des toitures des extensions de constructions principales ou de réalisation des constructions secondaires s’orientent dans le sens de celui utilisé pour la toiture de la construction principale, sauf si le projet architectural le justifie.

En respect des techniques constructives anciennes et caractéristiques du bâti ancien des rives du lac Léman, il est recommandé que les sens de faîtage des constructions principales et secondaires s’orientent :

• En cas de terrain plat, parallèlement à la voie, • En cas de terrain en déclivité, dans le sens de la plus grande pente.

La forme, le volume, la pente et le matériau des toitures des constructions secondaires pourront être différents de la construction principale, à la condition que les choix retenus soient harmonieux avec les bâtis existants.

Les constructions secondaires et les extensions des constructions principales d’une emprise au sol et/ou d’une surface de plancher inférieure à 50 mètres carrés pourront proposer une toiture plate non-végétalisée ou une toiture-terrasse accessible avec garde-corps et rambardes. En cas d’extension d’une construction principale, celle-ci se fera en continuité du volume de la construction existante de manière à éviter les décrochés.

Débords de toiture : La largeur des débords de toiture sera comprise entre 1 mètre et 1,2 mètre pour toute construction principale projetée. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale inférieure ou égale à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avant-toits sera proportionnée au volume de ladite extension. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale égale ou supérieure à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avant-toits de celle-ci sera identique à celle des avant-toits de la construction principale

VE2A | Page 88/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

existante.

La largeur des débords de toiture sera proportionnelle au volume et à la forme de la construction secondaire. Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier), les avant-toits pourront adopter une largeur différente à celle imposée, sous réserve de l’accord expresse du service instructeur. Concernant les toitures de jonction et de transition, des débords de toit différents pourront être admis.

Afin de conserver une unité de largeur des débords de toit des différents bâtis sur une même propriété privée, le service instructeur pourra également émettre des directives concernant l’homogénéité des largeurs des débords de toit entre les différentes constructions présentes et projetées et ce, selon leur usage propre.

Fenêtres de toit : Les fenêtres de toit doivent être positionnées de façon ordonnancée et continue afin de prendre en compte la composition des façades de la construction, ainsi que les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement.

harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et des bâtiments alentours.

Carports et pergolas : Les carports et les pergolas devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera de préférence plate pour les pergolas. Dans le cas de figure où la toiture est à un ou 2 pans pour les carports accolés, le faîtage devra être accolé à la façade de la construction principale. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et aux bâtiments alentours.

Couloirs de nage et piscines : Que le bassin de baignade soit hors-sol, semi-enterré ou enterré, sa forme devra être simple (carrée, rectangulaire ou ronde). Il devra être revêtu d’un liner de teinte gris clair ou bleu clair. Les margelles seront de préférence en bois ou en pierres, de nuances crème, beige, grège, marron, brun ou gris.

Les ouvertures en toiture doivent nécessairement être encastrées dans le plan du versant de la toiture à pans et ne pas comporter de volets roulants extérieurs, afin de ne pas engendrer de surépaisseur disgracieuse.

La surface dédiée aux fenêtres de toit, aux verrières, aux puits de lumière et aux lucarnes n’excèdera pas 25 % de la surface totale de la toiture. Leur installation est interdite sur les croupes.

Annexes

Appentis et cabanons de jardin : Les appentis et les cabanons de jardin devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera soit plate soit à un pan pour les appentis, dont le faîte de toit devra être accolé à la façade de la construction principale. La toiture sera soit plate soit à 2 pans pour les cabanons de jardin. Les matériaux et les coloris devront être choisis en

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Clôtures

Dans une optique de précision des aspects et des coloris des matériaux et des essences végétales à feuillage persistant ou caduque devant être employés au sein du territoire communal de Publier, un Nuancier Communal et un Guide Communal des Essences Végétales Locales sont annexés au présent Règlement Ecrit.

L’installation de clôtures donnant sur l’alignement ou sur les limites de propriété privées séparatives n’est pas obligatoire. Tout projet de clôture ne pourra proposer plus de 2 modèles différents (l’un sur la limite d’alignement et l’autre sur les limites séparatives). Elles seront impérativement ajourées, sans comporter de dispositif occultant autre que végétal.

Les clôtures devront permettre le passage de la petite faune selon les principes émis au sein de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation thématique « Trames Vertes, Bleues et Noires. »

VE2A | Page 89/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

En cas de différence de niveau entre deux propriétés privées ou d’une propriété privée par rapport à la voirie, la hauteur de la clôture est mesurée à partir du point médian égal à la différence de niveau entre les deux terrains ou le terrain et la voirie.

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente abrupte)

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente douce)

Règle générale : Dans le cadre de l’installation d’une clôture, tant sur l’alignement donnant sur la voirie que sur les limites de propriété privée séparatives, elle devra se présenter selon l’une des dispositions ci-après :

• Une haie composée d’essences végétales variées tant à feuillage persistant qu’à

feuillage caduque, ne comportant pas d’espèces végétales invasives et/ou exotiques et n’excédant pas 2 mètres de hauteur. Les jeunes plans des arbustes et buissons devront être implantés au minimum à 80 centimètres afin qu’ils n’empiètent pas sur l’espace public une fois devenus adultes,

• Un grillage souple ou rigide d’une hauteur inférieure ou égale à 1,8 mètre par

rapport au niveau du terrain naturel, adjoint ou non d’une haie vive,

• Un muret bahut maçonné d’une hauteur inférieure ou égale à 80 centimètres par

rapport au niveau du terrain naturel, surmonté d’une clôture à claire-voie présentant un intervalle vide-plein régulier de 5 centimètres minimum, faiblement occultante (maximum 30 % d’occultation), adjoint ou non d’une haie vive ; l’ensemble ne dépassant pas 1,8 mètre de hauteur.

VE2A | Page 90/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

Afin de ne pas engendrer des risques de sécurité routière et piétonne, il est strictement interdit d’installer des systèmes occultants sur le dispositif de clôture donnant sur la voirie.

Les portails et les portillons pleins sont également interdits. Ils ne devront pas excéder une hauteur de 1,8 mètre par rapport au niveau du terrain naturel.

Les bâches, les panneaux opaques en ajout sur le grillage ou le dispositif à claire-voie et tout autre système occultant à apposer sur les dispositifs de clôture en vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives, autre qu’une haie vive, sont strictement proscrits.

Eléments techniques

Afin de préserver les perspectives et points de vue, les paysages urbains et naturels et la qualité architecturale et patrimoniale du territoire communal, toute installation d’ouvrages et d’éléments techniques seront limités au minimum et dans la mesure du possible dissimulés de façon à se fondre dans les façades, les toitures et les tènements. Ils devront donc respecter les directives ci-après.

En toiture : Les antennes et les paraboles ne devront pas dépasser la ligne du faîtage des toitures à pans, devront être discrètes lorsqu’elles sont installées sur des toitures plates et ne devront pas être visibles depuis les espaces publics.

Les édicules techniques installés en toitures (puits d’ascenseur, cage d’escalier, gaine et boîtier de ventilation, de climatisation, d’aération, etc.) devront être dissimulés en maximum, en tenant compte des percées visuelles au-dessus des bâtiments.

En façade : Les gaines et les boîtiers de ventilation, de climatisation, d’aération installés en façades des bâtiments devront être le plus discrets possibles, sans être visibles depuis les espaces publics. S’ils ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Les fils électriques et de télécoms devront être impérativement encastrés au sein des murs de façade. Dans l’hypothèse où une impossibilité technique est rencontrée (à justifier), le cheminement des fils devra être placés à la jonction des débords de toiture et des murs de façades afin de s’intégrer au mieux dans la composition extérieure.

Sur terrain : Les locaux techniques des pompes à chaleur devront être masqués par des aménagements paysagers. Les locaux techniques des piscines privées devront être les plus discrets possibles, notamment s’ils sont visibles depuis les espaces publics.

Les citernes de récupération des eaux de pluie ou autres cuves seront soit enterrées soit dissimulées via un écran naturel végétal ou un dispositif de pare-vue s’intégrant qualitativement au terrain, dès lors que celles-ci sont visibles depuis les espaces publics.

Sous réserve du respect du règlement intercommunal de la collecte des déchets, émis par la Communauté de Communes du Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les conteneurs à déchets ménagers privés devront être installés de façon accessible tout en étant dissimulés par des aménagements paysagers ou tout en étant intégrés soit à la construction d’un bâtiment dédié ou soit dans les immeubles collectifs.

Sur voirie : Les boîtiers de transformation électrique des logements individuels devront s’intégrer au mieux dans le paysage à proximité. Pour cela, l’intégration des boîtiers individuels dans les murets bahuts des clôtures sont vivement recommandées.

Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées en-dehors d’un lotissement devront être installées à l’entrée de la propriété privée, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des immeubles devront être installées soit à l’intérieur des halls d’entrée soit à l’entrée de la résidence, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées dans des lotissements devront être installées à l’entrée du lotissement, de préférence intégrées aux éléments de clôture.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 91/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

Équipements relatifs aux nouvelles technologies et énergies renouvelables

Panneaux photovoltaïques : L’installation de panneaux photovoltaïques devra être de préférence intégrée à la couverture de la toiture. Elle sera cependant tolérée en surimposition de la couverture de la toiture. En aucun cas, les panneaux photovoltaïques ne seront accordés lorsqu’ils dépassent des acrotères et des faîtes de toit. Ils ne seront également pas tolérés en ajoutés de façades. Dans tous les cas de figure, leur coloris sera mat et devra s’approcher du coloris du revêtement de la toiture de la construction sur laquelle ils seront apposés.

Ils devront être positionnés de préférence sur les versants de toiture les moins exposés depuis les espaces publics. Ils devront être installés de façon ordonnancée et continue, afin de prendre en compte les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement. Les positionnements discontinus afin d’éviter les éventuels obstacles (conduits de cheminées, fenêtres de toit, édicules techniques…) ne seront pas acceptés.

Isolation thermique par l’extérieur (ITE) : L’intervention d’une isolation thermique par l’extérieur devra être uniquement envisagée dans le cadre où celle-ci ne dénature pas les attributs caractéristiques architecturaux et patrimoniaux de l’édifice.

Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur autorisent une épaisseur maximale de dépassement de 30 centimètres par rapport aux règles d’implantation des constructions par rapport aux limites d’alignement et aux limites séparatives (2.1) afin d’isoler les façades, surélever les toitures et installer des dispositifs de protection contre le rayonnement solaire.

En cas d’implantation au sol, la surface générée par l’installation de panneaux photovoltaïques au sol sera comptabilisée dans le calcul de l’emprise au sol du tènement.

Pompes à chaleur (PAC) :

Si les groupes externes des pompes à chaleur ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Le tracé des goulottes et des raccords nécessaires à l’installation et à l’utilisation d’une pompe à chaleur devra minimiser au maximum son impact sur l’aspect des façades et des toitures. Afin de réduire au minimum la visibilité de ces fils électriques sur les façades frontales (donnant sur les espaces publics), leur passage sera privilégié via les façades latérales voire arrières des bâtiments existants et futurs.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 92/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

UI 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : 2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

Emprise au sol

L’emprise au sol correspond à la projection verticale des volumes des constructions, tous débords et surplombs inclus. Les cas de figure ci-dessous ne sont pas compris dans le calcul de l’emprise au sol :

• Les portions entièrement enterrées des bâtis (places de parking et box, caves et locaux techniques…),

• Tous les éléments de modénature tels que les marquises, les bandeaux, les corniches,

• Les balcons et les terrasses surélevées d’une largeur inférieure ou égale à 1 mètre et les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements,

• Les ouvrages et les infrastructures techniques nécessaires au fonctionnement des équipements publics ou d’intérêt collectif.

Les escaliers extérieurs, les balcons, les terrasses surélevées et les avant-toits d’une largeur supérieure à 1 mètre, les constructions secondaires dites annexes, de même que les piscines enterrées, semi-enterrées ou hors-sol, seront comptabilisés dans le calcul de l’emprise au sol.

Le respect du pourcentage d’emprise au sol ne concerne pas les situations suivantes : • La reconstruction du bâti dans le volume existant après démolition, • La reconstruction du bâti dans le volume existant après destruction de celui-ci dans le cadre d’un sinistre survenu depuis moins de 10 années, • Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques.

Règle générale : L’emprise au sol des constructions ne doit pas excéder 30 % de la superficie totale de l’unité foncière.

Espaces libres

Les espaces libres correspondent à la superficie du terrain non-occupée par les constructions constitutives d’emprise au sol et les espaces verts, qu’ils soient de pleine terre ou non.

Les espaces perméables correspondent aux surfaces devant rester perméable aux eaux pluviales par un traitement de sol favorisant les infiltrations naturelles. Le terme d’espaces perméables désigne les surfaces permettant aux eaux de pluie et de ruissellement de s’infiltrer dans les sols. Il s’agit à la fois des espaces végétalisés de pleine terre et des espaces libres perméables (graviers tout venant, revêtement de type Evergreen, toitures plates végétalisées…)

De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement des espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Espaces végétalisés de pleine terre

Le terme d’espaces végétalisés indique les surfaces permettant à la biodiversité (faune et flore) de se constituer et de se reproduire, via la présence d’herbes, de fleurs, de légumes, de fruits, d’arbustes et d’arbres.

Un espace est considéré comme de pleine terre lorsqu'il n'existe aucune construction en sous-sol, ni en surplomb permettant d’assurer la continuité entre le sol et le sous-sol et ainsi d’exercer des fonctions associées à un sol naturel.

Règle générale : Dans le cadre d’un projet de construction neuve sur un terrain nu, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, la superficie dédiée aux espaces végétalisés devra représenter 50 % minimum de la surface totale de l’unité foncière, dont la moitié sera exigée en pleine terre.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 93/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

Dispositions particulières :

Dans le cadre d’un projet de construction sur un terrain bâti, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, dont la surface d’espaces végétalisés et/ou de pleine terre est d’ores et déjà inférieure à 50 % de la propriété privée : le projet pourra être accordé sous réserve qu’il ne diminue pas les espaces végétalisés et/ou de pleine terre existants, du respect des autres règles de la zone et des mesures compensatoires mises en œuvre, selon l’appréciation de l’autorité compétente.

Plantations

Il est imposé (nombre décimal à arrondir au supérieur, le cas échéant) :

• Un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte) par tranche de 4 places de parking extérieures,

• Pour tout projet de construction neuve à destination d’habitation, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres minimum à l’âge adulte) par tranche de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière,

• Les arbres devant être supprimés doivent être remplacés en nombre et en amplitude équivalents,

• Pour tout projet d’extension de constructions existantes d’une surface de plancher et/ou d’emprise au sol supérieur à 50 mètres carrés, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte minimum) doit être planté par tranche entamée de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière,

• Pour les projets supérieurs à 20 logements, des espaces communs végétalisés (aires de jeux pour enfants, jardins partagés ou vergers collectifs, parc arboré…) devront être créés, sans pouvoir être inférieurs au ratio minimal d’un mètre carré pour chaque logement. Ils devront nécessairement être paysagers et entretenus.

Ces arbres devront être choisis de façon diversifiée via le guide communal des essences locales végétales, mis à disposition en annexe au Règlement Ecrit du PLU.

Tout projet d’aménagement, de construction, d’installation et de travaux devra être conçu afin de conserver au maximum les arbres et arbustes existants.

Les éléments non-bâtis patrimoniaux remarquables, de même que les Eléments de Paysage Remarquable (EPR), recensés au sein de l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et via le marqueur « étoile à 5 branches verte » du Règlement Graphique, ne pourront être abattus sans motif sanitaire et sécuritaire valables.

Résumé des pourcentages d’emprise au sol, d’espace libre et d’espace vert alloués à une propriété privée

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 94/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements en matière de performances énergétiques et environnementales

Constructions nouvelles : Les constructions neuves doivent s’élaborer dans le respect des normes établies par la Réglementation Environnementale (RE) en vigueur. Les volumes (hauteur, longueur, largeur) des projets doivent tendre à intégrer les principes de l’architecture bioclimatique afin d’assurer le confort intérieur, tant en période hivernale qu’estivale. Les paramètres de dimensionnement, d’orientation, d’isolation des façades et de protection des ouvertures constituent également des outils pour optimiser les « apports passifs » en termes de chaleur, de fraîcheur et de luminosité. Le recours aux dispositifs de production d’énergies renouvelables est vivement conseillé. C’est pourquoi, dans le cadre d’un projet d’aménagement d’ensemble, différents modes de production pourront être regroupés dans l’enceinte de plusieurs bâtiments et/ou parkings au regard de leur localisation et/ou orientation.

Rénovation et réhabilitation : Dans le cas de figure d’un projet de rénovation et/ou de réhabilitation :

• Les travaux de ravalement de façade et/ou de réfection de toiture, d’aménagement de locaux afin de les rendre propres à l’habitat impliqueront le respect des normes de performances énergétiques en vigueur,

• Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur devront être qualitatifs en termes de confort de température et de renouvellement de l’air mais également en termes d’aspect architectural, notamment par un habillage et une animation des façades (pertinence des matériaux, éléments de décor…),

• Les travaux de remplacement des menuiseries et des vitrages devront respecter les caractéristiques thermiques réglementaires en vigueur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 95/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

UI 8Stationnement

Intitulé du document : 2.4 Stationnement

2.4 Stationnement

Les besoins de stationnement des véhicules automobiles ou motocycles des opérations projetées doivent être assurés en dehors des voies publiques et des dessertes collectives.

Tout emplacement de stationnement de véhicules, qu’il soit couvert ou non-couvert, devra respecter les dimensions minimales suivantes : 2,5 mètres de largeur sur 5 mètres de longueur. Les places de parking dites « en enfilade » ou « commandées » (uniquement accessibles via les places de parking les précédant) ne seront pas prises en compte dans le calcul du nombre d’emplacements de stationnement minimal requis.

Tout mètre carré dépassant les plafonds définis ci-après, qu’il s’agisse du nombre de logements ou de la surface de plancher, implique la création d’un emplacement de stationnement.

Dans l’hypothèse de projets de constructions n’étant pas réglementés, le nombre d’emplacements de stationnement de véhicules devra répondre impérativement aux besoins de l’opération projetée.

Dans le cadre de réhabilitation, de changement de destination et de sous-destination ou d’extension de bâtis existants, seules les surfaces de plancher créant de nouveaux logements ou de nouvelles activités seront prises en compte dans le calcul du nombre de places de parking.

Lorsqu’un espace de stationnement a été pris en compte, dans le cadre d’une concession à long terme ou d’une acquisition, il ne pourra être pris en compte dans le contexte d’un nouveau projet.

A compter de 8 places de parking couvertes ou non-couvertes, quelle que soit la destination et la sous-destination du bâtiment, un dispositif de séparateur d’hydrocarbures devra être prévu.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Normes de stationnement pour les véhicules motorisés

Règle générale : Selon la typologie et la destination du bâti, il est exigé un nombre minimal de places de stationnement. Les tranches supplémentaires entamées seront systématiquement arrondies au supérieur.

1. Pour les constructions à usage d’habitation • 2 places de parking par logement créé d’habitat dit individuel, dont 50 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • 2,5 places de parking par logement créé d’habitat dit intermédiaire (2 pour les T1 / T2), dont 50 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • 2,5 places de parking par logement créé d’habitat dit collectif (2 pour les T1 / T2), dont 75 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • A compter de 4 logements alloués à de l’habitat individuel, intermédiaire ou collectif, des emplacements de stationnement dits « banalisés » à disposition des visiteurs devront être prévus : o A raison de 2 places de parking banalisées pour 4 logements, o A raison d’une place de parking banalisée par tranche supplémentaire de 4 logements. • 1 place de parking par logement créé d’habitat individuel, intermédiaire ou collectif dans le cadre d’un projet de réhabilitation d’un bâtiment existant.

2. Pour les constructions à usage commercial et/ou touristique • 1 place de parking par chambre créée, dans le cas de figure d’un hébergement touristique (chambres d’hôtes ou gîtes), • 1 place de parking par tranche de 15 mètres carrés de surface de plancher créée pour les salles de restaurants.

Selon les besoins en places de parking, estimés en fonction de la surface utile des locaux artisanaux, commerciaux ou d’activités, ouverts à la clientèle, le projet devra prévoir un nombre d’emplacements de stationnement des véhicules motorisés en conséquence.

VE2A | Page 96/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

Excepté si des espaces de stationnement publics existent à proximité, jugés d’une capacité satisfaisante par le Service de l’Urbanisme, afin de répondre aux besoins de l’activité.

Dispositions particulières : Il est exigé une seule et unique place de parking par logement locatif social, en application de l’article L.151-35 du Code de l’Urbanisme.

Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, le nombre de places de parking sera défini afin de répondre aux besoins en stationnement du projet.

Normes de stationnement pour les deux roues non motorisés et outils de mobilité individuelle

Pour les constructions à usage d’habitation, il est exigé 1,5 mètre carré par logement créé d’habitat dit intermédiaire ou collectif, via un local spécifique accessible aisément, mais sécurisé et fermé.

Normes de stationnement pour les bornes de rechargements de véhicules électriques

Les obligations imposées par le Code de la Construction et de l’Habitation vis-à-vis du nombre de bornes de recharge de véhicules électriques à installer devront être respectées.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 97/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

UI 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : 3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

Accès

Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Pour les projets de division foncière de tènements nus en vue de bâtir ou de Permis d’Aménager en vue de lotir, un seul et unique accès débouchant sur la voirie publique sera autorisé, sauf impossibilités techniques à justifier.

En cas de division foncière en vue de bâtir, dont le tènement existant avant division foncière dispose d’ores et déjà d’un accès routier, celui-ci devra être conservé et mutualisé afin de ne pas surcharger le réseau routier existant, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Concernant les projets de construction de maisons d’habitation individuelle, un seul et unique accès sera accepté. Le ou les accès d’ores et déjà existant(s) dans le cadre d’une réhabilitation devra / devront être conservé(s), à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous :

• Toute création d’accès au réseau routier public devra prévoir la collecte des eaux de pluie et de ruissellement à son entrée, via la mise en place d’une grille raccordée au dispositif d’évacuation des eaux pluviales de la propriété privée,

• Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant,

• Les groupements des garages ou des emplacements de stationnement de véhicules sont obligatoires afin de présenter un seul et unique accès sur la voirie publique, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent,

• Les sorties particulières des véhicules motorisés desservant une maison d’habitation individuelle doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 3,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs maisons d’habitation individuelle ou des bâtis d’habitation intermédiaire ou d’un seul immeuble d’habitation collective doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs immeubles d’habitation collective

VE2A | Page 98/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 6,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

Voirie

Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et aux particularités urbaines des quartiers d’habitat. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

• Pour un lotissement comportant plus de 4 maisons d’habitation individuelle ou pour

les bâtiments d’habitation intermédiaire (villas jumelées et immeuble collectif inférieur ou égal à 4 logements), une largeur de chaussée de 5 mètres minimum en tout point,

• Pour un immeuble d’habitation collective, comprenant plus de 4 logements, une

largeur de chaussée de 6,5 mètres minimum en tout point ; dont 1,5 mètre de cheminement piéton sécurisé exigé.

Et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins (véhicules de sécurité et de lutte contre les risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules légers de tourisme sans difficultés. Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément opérer un demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de retournement si nécessaire).

En tout état de cause, dans les périmètres de risques forts, identifiés via un zonage de coloris rouge, du Plan de Prévention des Risques, la création de nouvelles voies d’accès ne seront admises uniquement dans les cas de figure où elles ne peuvent être créées ailleurs et ce, aux conditions cumulatives suivantes :

• Leur création n’engendre pas de terrassement conséquent du terrain,

• Leur présence n’aggrave pas les risques naturels préexistants (à justifier par le

maître d’ouvrage).

Toute voie nouvelle (dont celles de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter :

• Pour les projets de constructions inférieurs ou égaux à 4 maisons d’habitation

individuelle, une largeur de chaussée de 3,5 mètres minimum en tout point,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 99/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

UI 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : 3.2 Desserte par les réseaux

3.2 Desserte par les réseaux

Eau potable

Toute construction à usage d’habitation ou d’activités doit être impérativement raccordée au réseau public d’eau potable, en respectant les normes de raccordements prescrites par son gestionnaire. Cependant, au titre des :

• Article L.2224-9 du Code des Collectivités Territoriales, l’utilisation d’une ressource propre en eau potable sur la propriété privée (prélèvement via puits ou forage) destinée à la consommation humaine et à un usage unifamilial doit être déclarée auprès du service technique de la Mairie de Publier,

• Articles L.1321-7 et R.1321-6 du Code de la Santé Publique, dans le contexte d’un usage collectif ou un objectif agroalimentaire, ce prélèvement devra au préalable être autorisé par un arrêté préfectoral.

La gestion du réseau public d’eau potable relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles auprès de cet unique interlocuteur.

L’adduction d’eau potable doit être assurée dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

Dans le cadre de la sécurité incendie, les emplacements d’implantation de bouches d’incendie sur les canalisations du réseau public d’eau potable et d’installation de dispositifs de lutte contre les incendies devront être préalablement déterminés avec le service technique compétent.

Eaux usées

La gestion du réseau public d’assainissement collectif relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles au sein du Règlement d’Assainissement Collectif rédigé par la CCPEVA, ci-annexé au présent Règlement Ecrit.

Toute construction générant des rejets d’eaux usées domestiques doit être raccordée au réseau public d’assainissement collectif par un dispositif d’évacuation de typologie séparative, dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

A compter de 8 emplacements de stationnement de véhicules, tant intérieures qu’extérieures, un dispositif séparatif des hydrocarbures doit impérativement être installé.

En ce qui concerne les constructions existantes non-raccordées et ne pouvant être raccordées au réseau public d’assainissement collectif, les dispositifs d’assainissement non-collectif (fosses septiques) doit être conformes aux règlements sanitaires en vigueur.

Dans tous les cas de figure, l’évacuation des eaux usées non-traitées est interdite dans les ruisseaux, les fossés ou le réseau public des eaux pluviales.

Eaux pluviales et de ruissellement

Tout projet de construction engendrant une diminution de la superficie permettant l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de l’emprise foncière devra comporter un dispositif d’évacuation des eaux pluviales assurant :

• Leur collecte (chéneaux, gouttières et canalisations), • Leur rétention (citerne, cuve de rétention ou bac de réemploi), • Leur infiltration ou leur rejet.

Les dispositifs de gestion écologique des eaux de pluie et de ruissellement, via des techniques dites alternatives, seront privilégiées notamment au moyen d’ouvrages superficiels intégrés dans le paysage (noues, mares, bassins paysagers, tranchées d’infiltration…). En outre, la réutilisation des eaux de pluie et de ruissellement collectées à l’unité foncière est vivement encouragée.

L’ensemble du dispositif sera conçu de telle façon que le débit de pointe généré par le projet soit inférieur ou égal au débit primitif relevé avant la concrétisation dudit projet sur l’emprise foncière et ce, sans pouvoir dépasser le seuil de 3 litres par seconde.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 100/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

La conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace public pourra être éventuellement exigé.

1. Rétention puis infiltration Dans le cadre de difficultés à mettre en œuvre les dispositifs écologiques disponibles, le dispositif de gestion des eaux pluviales devra privilégier la méthode de l’infiltration dans le sol de l’unité foncière afin de ne pas saturer le réseau communal des eaux pluviales et par conséquent, de ne pas engendrer des travaux de redimensionnement dudit réseau.

Dans l’hypothèse d’un dispositif d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans un sol très peu perméable, l’excédent des eaux pluviales rencontrant des difficultés à s’infiltrer pourra être dirigé via une surverse dans l’exutoire à proximité, toujours à la condition de ne pas excéder le seuil de 3 litres par seconde.

Cette surverse et son débit de fuite seront rejetés : • Dans le réseau public des eaux pluviales, s’il existe, • Dans le fossé non-routier ou le ruisseau le plus proche, uniquement en l’absence de réseau communal des eaux pluviales.

2. Rétention puis rejet Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier) d’infiltrer les eaux de pluie et de ruissellement, démontrée par une étude hydrogéotechnique, le dispositif de gestion des eaux pluviales pourra se raccorder au réseau public d’évacuation des eaux pluviales après une latence dans une zone dite « tampon » créée par une cuve de rétention, sous réserve de l’accord du service technique concerné (service technique de la Mairie de Publier).

Dispositif de rétention puis d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 101/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

3. Gestion des eaux de baignade, de nettoyage et de vidange de piscine • Les eaux de filtration seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées,

à l’exception des dispositifs de filtration ne nécessitant pas d’évacuation de leurs eaux (en exemple, les équipements de filtration tubulaire à cartouches), • Les eaux de nettoyage du bassin seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées, • Les eaux de baignade seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales, après la mise en œuvre du processus de déchloration ou de neutralisation du désinfectant utilisé, le cas échéant.

Le débit de rejet de ces eaux de piscine devra être régulé à 3 litres par seconde dans chaque réseau correspondant, de façon à ne pas les surcharger.

Il est également possible d’infiltrer directement dans les sols non-saturés en eau de la propriété privée les eaux de baignade. Pour cela, il faudra au préalable s’assurer de la faisabilité du procédé (capacité d’absorption des sols, servitude d’écoulement des eaux) lors de la conception du projet de piscine.

Dispositif de rétention puis de rejet des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Lorsque les eaux de pluie collectées par les aménagements de la propriété privée (eaux de toiture, de voirie privée…) ne peuvent être rejetées dans le réseau communal des eaux pluviales ou en l’absence de celui-ci, elles devront être collectées par un dispositif individuel dimensionné selon les besoins du projet, sans être canalisées puis elles devront être rejetées dans le réseau d’évacuation propre à la voirie publique.

Cependant, il est strictement interdit de rejeter les eaux de pluie dans les dispositifs d’assainissement pluvial des routes départementales (destinées à recueillir uniquement les eaux pluviales des chaussées). Par ailleurs, les systèmes de pompe de relevage des eaux de pluie est prohibé.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Electricité, téléphonie et télédistribution

Tout projet d’aménagement immobilier comportant un poste de transformation électrique, qu’il soit collectif ou un lotissement, devra :

• Soit l’intégrer au sein du corps d’une construction (immeuble), • Soit l’habiller et le dissimuler au mieux afin de ne pas dénaturer le site ni

l’environnement.

Excepté dans le cadre d’impossibilités techniques dûment justifiées, les raccordements aux réseaux câblés doivent être enterrés dans les propriétés privées, quel que soit le mode de distribution des réseaux publics.

Lorsqu’un projet prévoit la mise en œuvre d’un système d’éclairage privé, le dispositif devra se conformer aux dispositions communales en vigueur. Cet éclairage devra adapter la colorimétrie et la puissance lumineuse afin de ne pas engendrer de pollution lumineuse et de minimiser les impacts sur la faune et la flore locales.

VE2A | Page 102/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UI

Déchets

La collecte et la gestion des déchets domestiques relève de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), dont le règlement de collecte applicable est disponible auprès de cet unique interlocuteur.

Tout projet de construction de logements, qu’il soit collectif ou semi-collectif ou un lotissement de maisons d’habitation individuelles, doit être doté d’emplacements privilégiés afin d’aménager les conteneurs d’ordures ménagères et de tri sélectif des déchets domestiques.

Ceux-ci seront implantés à proximité des itinéraires de collecte, effectués le long des voies communales et départementales et ce, dans le respect des dispositions sanitaires.

Dans une démarche éco-responsable de mutualisation des impacts économiques (carburants), fonciers (consommation et imperméabilisation des sols) et temporels (réduction des tournées), les emplacements d’aménagement des conteneurs d’ordures ménagères de plusieurs opérations immobilières devront, dans la mesure du possible, être regroupés en respectant les directives du service technique compétent de la CCPEVA.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 103/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

Vocation et dispositions spécifiques

Zone UP

Ce que la zone UP autorise, en clair

UP 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Destinations des constructions, usages des sols et natures des activités

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

Destination Exploitation agricole et forestière Habitation

Commerce et activités de

services

Equipements d’intérêt collectif et

services publics

Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire

Sous-destination

Exploitation agricole

Exploitation forestière

Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

Hôtels Autres hébergements touristiques

Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public

des administrations publiques et assimilés

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés

Établissements d'enseignement, de santé et d’action sociale

Salles d'art et de spectacles Équipements sportifs Lieux de culte

Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau

Centre de congrès et d'exposition Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisée

X X

Autorisée sous conditions

(3) (2)

(1)

Interdite X X

X X X

X

X

X

X

X X X X X X X

X X

Sont de plus interdits dans l’ensemble de la zone Up :

• L’ouverture et l'exploitation de carrières,

• Les dépôts de véhicules, de matériaux inertes ou de récupération, les garages collectifs de véhicules particuliers ne correspondant pas aux besoins d'une opération de logements,

• Le stationnement, hors garage, supérieur à 3 mois, de caravanes isolées, tels que visés à l’article R.111-37 du Code de l’Urbanisme, qu’elles aient ou non conservé leur mobilité,

• Les garages collectifs de caravanes,

• Les nouveaux terrains de camping et de caravanage,

• Les habitations légères de loisirs et les résidences mobiles de loisirs,

• Les constructions et installations légères, transportables et non fondées, sauf dans le cas de chantiers provisoires, de bâtiments publics ou d'intérêt collectif,

• Toute construction et installations à usage d'activités ne répondant pas aux conditions définies dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ciaprès,

• Les affouillements et exhaussements de sol non autorisés dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ci- après,

• Dans les périmètres protégés de captage d'eau potable, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur (par arrêté préfectoral) :

o Sur le périmètre rapproché : les activités utilisant des produits toxiques ou polluants (traitement de surface, teinturerie, peinture et siccatifs, tannerie, etc.), les excavations et gros terrassements supérieurs à 1,5 mètre de profondeur, ainsi que les pompages privés de la nappe,

o Sur le périmètre éloigné : les activités polluantes et les prélèvements d’eau à la nappe.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 105/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

Sont autorisées sous conditions particulières les occupations et utilisations du sol suivantes :

(1) Les constructions secondaires rattachées aux constructions principales à destination d’activités de bureau, limitées à une annexe maximum par construction principale,

(2) Les autres hébergements touristiques comprenant uniquement les chambres d’hôtes et les gîtes de tourisme,

(3) Les activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle se traduit par

« professions libérales » réglementées ou non réglementées (définition au lexique en annexe du document).

Autres conditions particulières : Dans le cas d’une division foncière en vue de bâtir ou de lotir et en application des dispositions de l’article R.151-21 du Code de l’Urbanisme, les constructions et les installations sont accordées à condition qu’elles respectent l’ensemble des dispositions réglementaires de la zone à l’échelle de chaque lot détaché issu de la division foncière et non à l’échelle de l’unité foncière initiale.

Lorsqu’un bâti existant se révèle non-conforme aux dispositions réglementaires applicables à la zone, la demande d’autorisation d’urbanisme sera uniquement accordée dans le cadre de projets et de travaux ayant pour objet de ne pas aggraver et/ou de réduire les nonconformités avérées.

Sont de plus admis dans la zone Up :

• Les exhaussements, les affouillements, remblais et déblais, à la condition qu’ils soient strictement nécessaires à la construction et à l’aménagement des bâtiments à construire. Ils devront respecter les dispositions à ce sujet, explicités dans les dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2),

• Les constructions principales et leurs constructions secondaires à destination d’habitation, limitées à 2 annexes maximum par construction principale à usage d’habitat individuel et limitées à une annexe maximum par logement issu d’une construction principale à usage d’habitat collectif,

• L’aménagement dans le volume bâti existant et l’extension limitée desdits bâtis existants ayant pour vocation de perdurer les activités économiques existantes autres que celles mentionnées ci-dessus,

• Les constructions, les aménagements, les occupations et les installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif,

• L’édification et la rénovation de clôtures, de portails et portillons, dans le respect des dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2).

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 106/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

UP 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : 1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

Conditions relatives aux logements

Typologie des logements : Dans toute la zone Up, tout projet de construction, de réhabilitation ou de changement de destination à vocation d’habitation (individuelle, intermédiaire ou collective), à compter du seuil de 8 logements ou de 550 mètres carrés de surface de plancher, devra comporter a minima :

• 25 % de logements locatifs sociaux pérennes, • 25 % de logements en accession sociale pérennes.

Dans le contexte où l’application du pourcentage de logements locatifs sociaux ou en accession sociale donnerait un résultat décimal, le nombre de logements à créer sera arrondi au supérieur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 107/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

UP 3Implantation des constructions

Intitulé du document : 2.1 Volumétrie et implantation des constructions

2.1 Volumétrie et implantation des constructions

Hauteur des constructions

Le plan altimétrique contenant les cotes topographiques sera employé afin de déterminer un point non-susceptible d’être modifié par les travaux projetés, servant de base de référence afin de calculer la hauteur.

La hauteur des constructions et des installations sera mesurée à compter du niveau du terrain naturel (avant travaux d’exhaussement et/ou d’affouillement de terre) jusqu’au point culminant (soit faîtage, soit égout du toit).

Dans le cadre d’un projet sur un tènement en déclivité, la hauteur sera mesurée à l’aplomb de tout point de la construction projetée.

Pour les constructions neuves, les combles et/ou les attiques ne comporteront qu’un seul et unique niveau au sein du bâtiment. Les attiques devront respecter un retrait minimal d’1,5 mètre à partir du nu externe des façades de l’étage inférieur et ne pas excéder une surface représentant 50 % de l’emprise au sol de la construction projetée.

Les édicules techniques (bouches d’aération, sorties de cheminée, antennes de télécoms, etc.) ne seront pas compris dans le calcul de la hauteur des bâtis.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la hauteur par rapport au niveau du terrain naturel, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Règle générale : La composition des constructions et des installations ne devra pas dépasser le volume ciénoncé : RDC + R1 + C/A ou RDJ + RDC + C/A (soit 2 niveaux visibles). La hauteur au faîte de toit ne devra pas excéder 9 mètres. En cas de toiture-terrasse végétalisée, la hauteur des constructions ne devra pas dépasser 7 mètres à l’égout du toit.

Hauteur à l’égout d’une construction comportant une toiture plate Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant un attique

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 108/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

les chemins ruraux et les voies privées, qu’elles soient ouvertes ou non à la circulation automobile (hors servitudes de passage).

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires et le cas échéant, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre et de leurs terrasses soutenues ou non par des poteaux de soutien.

Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne seront pas pris en compte. La hauteur des éléments en surplomb de l’espace public devra être de 4,5 mètres au minimum depuis le niveau du terrain achevé.

Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant des combles

Dispositions particulières : Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, la hauteur n’est pas plafonnée. Toutefois, la hauteur du bâti projeté devra être adaptée à l’usage et cohérente avec les bâtis alentours afin d’assurer une insertion qualitative dans l’environnement.

Dans une bande de 100 mètres de largeur depuis les rives du lac Léman, la hauteur des constructions et des installations ne devra pas dépasser la hauteur des constructions et des installations existantes à proximité.

Le seuil de hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel pourra être dépassé dans l’hypothèse d’un besoin spécifique de gestion de la toiture, dûment justifié par des impératifs techniques ou des contraintes de fonctionnement et d’exploitation du bâtiment.

Implantation par rapport aux emprises publiques, aux voiries publiques et voies privées ouvertes ou fermées à la circulation générale

Le champ d’application du présent article englobe les emprises publiques, les voies publiques,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises publiques ou privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Au surplus des dispositions relatives au traitement environnementale et paysager des espaces non bâtis et des abords des constructions (2.3), afin de permettre le libre passage de l’eau et de la faune, les rives naturelles des cours d’eau doivent être entretenues en espaces libres de toute construction et de tout mouvement de terre inopportun, en respectant de facto un recul d’implantation vis-à-vis des cours d’eau. Celui-ci sera à adapter en fonction des situations topographiques et du caractère naturel des lieux d’implantation. Cette disposition réglementaire n’engage pas les ouvrages et infrastructures de franchissement des cours d’eau.

Règle générale : La distance d’implantation minimale des constructions et des installations vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique, les emprises publiques existantes ou projetées (emplacements réservés) ou la voirie privée sera de 4 mètres.

VE2A | Page 109/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

• Dans le cas de création d’emplacements de stationnement souterrains,

• Dans le cadre de constructions ou d’installations secondaires (carport, pergola, cabanon, appentis…) accolées ou non accolées, closes ou non-closes. La distance d’implantation minimale vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique ou privée devra être de 2 mètres minimum et ce, aux conditions cumulatives que la hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel et que la longueur de chaque façade de l’annexe n’excède pas 8 mètres,

• Dans le cas d’installation d’une piscine hors-sol, semi-enterrée ou enterrée, la distance minimale de retrait est de 4 mètres depuis la limite d’alignement, comptée depuis la margelle. Dans l’hypothèse d’une piscine enterrée dépourvue de margelles, la mesure sera effectuée depuis le rebord du bassin.

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur la voirie de desserte

Dispositions particulières : 1. Pour les nouvelles constructions

L’implantation des constructions et des installations pourra être différente de celle imposée par la règle générale ci-dessus :

• Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

• Dans l’hypothèse d’aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

2. Pour les extensions et les surélévations Afin de poursuivre et de pérenniser l’alignement des différentes façades créant un front bâti uni au sein des quartiers, les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation visà-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie privée, la voie publique ou l’emprise publique ; aux conditions cumulatives que :

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’engendrent pas des problèmes de visibilité, de passage et donc de sécurité publique,

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’aggravent pas la situation préexistante.

Et également, dans le cas de figure où les extensions des constructions principales ou secondaires existantes comblent une dent creuse afin de constituer un front bâti.

Implantation des constructions vis-à-vis des limites séparatives

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre, de leurs terrasses soutenues ou non soutenues par des poteaux de soutien. Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne sont pas pris en compte.

VE2A | Page 110/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres (hormis pour les constructions en bordure de voie).

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Règle générale : La distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites de propriété privée séparatives devra être de 6 mètres minimum.

privée séparatives, dans les cas de figure ci-après : • La construction de bâtis mitoyens, s’adossant à des délaissés de façade aveugles existants, • La construction dans les dents creuses, permettant de créer un front bâti continu sur la voirie, • Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques, • Les aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite, • Les servitudes de cour commune entre deux propriétés privées riveraines (les dispositions relatives à l’implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété sont par conséquent applicables au projet).

2. Pour les constructions secondaires Dans le cas de figure de constructions ou d’installations secondaires (carport, pergola, appentis, cabanon…) accolées ou non-accolées, closes ou non-closes, la distance d’implantation minimale vis-à-vis des limites de propriété privée pourra être de 2 mètres et ce, selon les conditions cumulatives suivantes :

• La hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel,

• La longueur de chaque façade de l’annexe ne dépasse pas 8 mètres.

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Dispositions particulières : 1. Pour les constructions principales

Les constructions et les installations pourront être admises jusqu’en limites de propriété

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 111/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

compte des éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture, de balcons ou de terrasses soutenues par des poteaux de soutien jusqu’à 1 mètre de largeur.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale entre chaque bâti existant sur une même propriété privée, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Implantation des constructions secondaires d’une hauteur au faîtage inférieure ou égale à 3,5 mètres vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Règle générale :

Excepté si elles sont accolées les unes par rapport aux autres, les constructions doivent respecter une distance de retrait minimale entres elles de :

• 6 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel des deux constructions excède 3,5 mètres,

• 2 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel de l’une des deux constructions n’excède pas 3,5 mètres.

La distance minimale d’implantation des piscines hors-sol, semi-enterrées ou enterrées, comportant ou non une margelle sera de 4 mètres, à compter du bord du bassin.

Afin d’éviter de les disséminer, les annexes devront, dans la mesure du possible, être regroupées au sein de la propriété privée.

3. Pour les extensions et les surélévations

Les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation vis-à-vis des limites séparatives ; sous réserve qu’elles n’aggravent pas la situation existante ou encore qu’elles permettent de combler une dent creuse afin de constituer un front bâti.

Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété privée

La distance de retrait minimale sera mesurée depuis le nu externe des façades, sans tenir

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 112/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

Implantation des constructions principales et secondaires entre elles sur une même propriété privée

Dispositions particulières : A la condition qu’ils soient fondamentalement structurels de l’ensemble bâti, les éléments de liaison projetés entre les différents corps de bâtiments seront considérés comme étant accolés.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 113/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

UP 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : 2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

Préambule : En tout état de cause, chaque projet (quelle que soit son ampleur) devra proposer une insertion recherchée et argumentée tant à l’échelle foncière que dans l’environnement alentour, afin de préserver la qualité architecturale, environnementale, patrimoniale, paysagère et urbanistique du territoire communal.

Les dispositions générales indiquées en préambule du présent règlement écrit devront être prises en compte dans toute élaboration d’opérations immobilières ou dans toute rénovation de bâtis existants.

Les dispositions des paragraphes ci-dessous exposées ne concernent pas les projets d’équipements publics et d’intérêts collectifs, qui par leur fonction et leur usage, induisent des typologies de densité, d’implantation, de volume, de façade, de toiture, d’annexe et de clôture spécifiques, devant être adaptés à leur nature propre.

Rénovation et réhabilitation : Concernant les réhabilitations et les rénovations des constructions traditionnelles existantes, repérées au titre des éléments patrimoniaux bâtis remarquables (liste dans l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Patrimoniaux Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et marqueurs « étoiles à 5 branches rouges » sur le Règlement Graphique), se référer à la section : « Dispositions applicables à toutes les zones » du présent Règlement Ecrit, rubriques : « Dispositions architecturales, paysagères et urbanistiques générales » et « Patrimoine à préserver. »

Densité, implantation et volume

L’implantation, la volumétrie et la densité de tout aménagement, de toute installation ou de toute construction devront être déterminées en tenant compte de la topographie de l’unité foncière, de l’environnement et des paysages alentours, de la culture architecturale préexistante et des perceptions lointaines et dominantes dudit projet appréhendé.

Le projet devra s’adapter au terrain naturel du site afin de réduire au maximum son impact

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

paysager et l’artificialisation et l’imperméabilisation du terrain. Le niveau du terrain naturel dans les marges de recul vis-à-vis des limites de propriété privée, définies par les dispositions relatives aux implantations des constructions (2.1), ne devra être en aucun cas modifié, excepté pour :

• La création des voies internes d’accès aux emplacements de stationnement des véhicules motorisés,

• L’édification d’espaces de vie extérieurs via le terrassement des talus, n’excédant pas 4 mètres de largeur depuis le nu externe des façades.

Cela ne dispense pas le porteur de projet de préserver le reste de l’emprise foncière de tout déblai et de tout remblai non-nécessaires à l’élaboration du projet.

Les enrochements sont strictement interdits, n’étant pas typiques de l’aménagement paysager des rives du lac Léman. Il est recommandé d’opter pour des palissades en bois naturel végétalisées ou des maçonneries enduites et/ou bardées, de préférence végétalisées. D’autres options pourront être accordées selon leur insertion dans leur environnement.

Les murs de soutènement de terre nécessaires à la conservation des talus existants au sein de l’unité foncière sont accordés, à la condition de respecter l’une des prescriptions indiquées ci-après :

• Un mur de soutènement de terre n’excédant pas une hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel défini à 1 mètre,

• Jusqu’à 3 murs de soutènement de terre, en forme de paliers successifs seront tolérés, sous réserves que leur hauteur par rapport au niveau du terrain naturel n’excède pas un mètre et que leur largeur minimale entre chaque palier soit d’un mètre, portant l’ensemble à un minimum de 3 mètres d’épaisseur. Ces paliers devront impérativement être végétalisés via des arbustes et des plantes grimpantes et/ou rampantes,

• Un mur de soutènement de terre d’une hauteur supérieure à un mètre vis-à-vis du niveau du terrain naturel sera accepté dans le cadre de la création d’une rampe d’accès des véhicules au garage en sous-sol enterré ou semi-enterré. La hauteur dudit mur de soutènement de terre sera adaptée aux besoins réels du projet. Des éléments d’habillage (enduits, bardages, parements) et/ou de végétalisation par des essences végétales grimpantes et/ou rampantes seront prévus.

VE2A | Page 114/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de revêtements de façades brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

La longueur des façades d’une construction projetée ne peut excéder 25 mètres, en dehors des balcons d’une largeur inférieure ou égale à 1,2 mètre. Dans l’hypothèse de l’extension de bâtis existants ou de la construction d’annexes accolées aux bâtis existants, une homogénéité des façades est requise afin d’assurer la cohérence de l’ensemble.

Lorsque ces extensions ou ces annexes ne sont pas construites avec les mêmes matériaux et coloris que les façades existantes de la construction principale, une harmonie d’aspect doit être impérativement proposée. Dans tous les cas de figure, les matériaux extérieurs devront présenter un aspect fini (aucun matériau brut d’apparence ne sera toléré). La rénovation et la réhabilitation des éléments bâtis remarquables ne devront pas modifier leur aspect originel (pierres apparentes, encadrements d’ouvertures, etc.)

Implantation des murs de soutènement de terre en 3 paliers successifs par rapport au niveau du terrain naturel

Les murs de soutènement d’une hauteur supérieure à 1 mètre par rapport au niveau du terrain naturel devront se justifier tant sur l’aspect de la sécurité ou de l’accès à l’emprise foncière depuis la voirie, qu’elle soit publique ou privée. Ils pourront déroger à la règle énoncée ci-dessus dès lors qu’ils ne diminuent pas le cône de visibilité à l’entrée et à la sortie de la propriété privée et qu’ils ne génèrent pas de risques de sécurité routière et piétonne.

Façades

Aspect des façades : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des façades

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Composition des façades : La composition des façades (ouvertures, éléments de bâti et éléments de décor) doit assurer un équilibre, via l’homogénéité des dimensions, des proportions, des rythmes, des matériaux et des coloris.

Afin d’assurer l’équilibre et la régularité des ouvertures en façades, il est préconisé que les ouvertures soient centrées et alignées entre elles, dans un souci de cohérence entre les étages et les façades d’une même construction.

Il est recommandé de limiter le choix des dimensions et des formes des ouvertures (fenêtres, portes-fenêtres, baies vitrées et fenêtres de toit) sur les constructions. Il est conseillé que toutes les ouvertures présentent des caractéristiques similaires quant au nombre de vantaux et à l’orientation des menuiseries (horizontal ou vertical), à l’exception des portes d’entrée et des portes de garage.

Habillage des façades :

VE2A | Page 115/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

La préservation et la restauration des éléments de décor, d’habillage et de modénatures existants est obligatoire. Les éléments d’habillage (tels que les bardages et les parements…) sont vivement encouragés sur les façades des constructions tant nouvelles qu’existantes.

Les cheneaux, les gouttières et les descentes des eaux de pluie récoltées par les toitures des constructions tant principales que secondaires devront être intégrées de manière qualitative à la composition architecturale des façades.

Concernant les constructions nouvelles, les caissons des volets roulants doivent être impérativement intégrés dans les murs de façades. Dans le cadre d’une réhabilitation ou d’une rénovation, les caissons des volets roulants doivent être a minima placés dans l’embrasure des ouvertures et au mieux, encastrés dans les murs de façades ; à l’exception d’impossibilités techniques avérées à justifier par le porteur de projet. Afin de ne pas aggraver d’éventuelles non-conformités, il est fortement recommandé d’apposer des caissons et des volets d’une teinte identique à ceux existants.

Dans le cadre d’un immeuble comportant des logements collectifs, aucun projet individuel de transformation d’un balcon en loggia ne sera accordé : il devra concerner l’ensemble des résidents afin d’être accordé et ce, dans l’objectif de conserver une unité d’aspect du bâtiment.

Toitures

Aspect des toitures : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des toitures devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de couverture des toitures brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

Les matériaux et teintes des toitures devront être cohérents avec les matériaux et les coloris des couvertures de toiture alentours. L’emploi des tuiles en terre cuite ou d’aspect similaire, à moyen ou à petit moule, sera privilégié pour les couvertures des toitures et ce, dans une teinte chaude (notamment rouge, marron ou brun).

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Pour toute construction nouvelle, il est au minimum exigé une toiture à 2 pans, dont l’inclinaison sera comprise entre 40 et 60 %, végétalisée ou non-végétalisée. Les toitures plates ou à pans de faible inclinaison des constructions principales sont admises, à la condition qu’elles présentent une épaisseur de terre végétale et/ou substrat de 30 centimètres minimum. Dans le cadre d’une extension/surélévation et/ou d’une réfection d’une toiture existante dont les inclinaisons de pente de toits ne sont pas réglementaires, il pourra être dérogé à la règle sous réserve de l’appréciation de l’autorité compétente.

Les faîtages des toitures des extensions de constructions principales ou de réalisation des constructions secondaires s’orientent dans le sens de celui utilisé pour la toiture de la construction principale, sauf si le projet architectural global le justifie.

Dans le respect des techniques constructives anciennes et caractéristiques du bâti ancien des rives du lac Léman, il est recommandé que les sens de faîtage des constructions principales et secondaires s’orientent :

• En cas de terrain plat, parallèlement à la voie, • En cas de terrain en déclivité, dans le sens de la plus grande pente.

La forme, le volume, la pente et le matériau des toitures des constructions secondaires pourront être différents de la construction principale, à la condition que les choix retenus soient harmonieux avec les bâtis existants.

Les constructions secondaires et les extensions des constructions principales d’une emprise au sol et/ou d’une surface de plancher inférieure à 50 mètres carrés pourront proposer une toiture plate non-végétalisée ou une toiture-terrasse accessible avec garde-corps et rambardes. En cas d’extension d’une construction principale, celle-ci se fera en continuité du volume de la construction existante de manière à éviter les décrochés.

Débords de toiture : La largeur des débords de toiture sera comprise entre 1 mètre et 1,2 mètre pour toute construction principale projetée. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale inférieure ou égale à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avant-toits sera proportionnée au volume de ladite extension. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale supérieure à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avanttoits de celle-ci sera identique à celle des avant-toits de la construction principale existante.

VE2A | Page 116/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

La largeur des débords de toiture sera proportionnelle au volume et à la forme de la construction secondaire. Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier), les avant-toits pourront adopter une largeur différente à celle imposée, sous réserve de l’accord expresse du service instructeur. Concernant les toitures de jonction et de transition, des débords de toit différents pourront être admis.

Afin de conserver une unité de largeur des débords de toit des différents bâtis sur une même propriété privée, le service instructeur pourra également émettre des directives concernant l’homogénéité des largeurs des débords de toit entre les différentes constructions présentes et projetées et ce, selon leur usage propre.

Fenêtres de toit : Les fenêtres de toit doivent être positionnées de façon ordonnancée et continue afin de prendre en compte la composition des façades de la construction, ainsi que les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement.

Les ouvertures en toiture doivent nécessairement être encastrées dans le plan du versant de la toiture à pans et ne pas comporter de volets roulants extérieurs, afin de ne pas engendrer de surépaisseur disgracieuse.

La surface dédiée aux fenêtres de toit, aux verrières, aux puits de lumière et aux lucarnes n’excèdera pas 25 % de la surface totale de la toiture. Leur installation est interdite sur les croupes.

Annexes

Appentis et cabanons de jardin : Les appentis et les cabanons de jardin devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera soit plate soit à un pan pour les appentis, dont le faîte de toit devra être accolé à la façade de la construction principale. La toiture sera soit plate soit à 2 pans pour les cabanons de jardin. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et des bâtiments alentours.

Carports et pergolas : Les carports et les pergolas devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera de préférence plate pour les pergolas. Dans le cas de figure où la toiture est à un ou 2 pans pour les carports accolés, le faîtage devra être accolé à la façade de la construction principale. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et aux bâtiments alentours.

Couloirs de nage et piscines : Que le bassin de baignade soit hors-sol, semi-enterré ou enterré, sa forme devra être simple (carrée, rectangulaire ou ronde). Il devra être revêtu d’un liner de teinte gris clair ou bleu clair. Les margelles seront de préférence en bois ou en pierres, de nuances crème, beige, grège, marron, brun ou gris.

Clôtures

Dans une optique de précision des aspects et des coloris des matériaux et des essences végétales à feuillage persistant ou caduque devant être employés au sein du territoire communal de Publier, un Nuancier Communal et un Guide Communal des Essences Végétales Locales sont annexés au présent Règlement Ecrit.

L’installation de clôtures donnant sur l’alignement ou sur les limites de propriété privées séparatives n’est pas obligatoire. Tout projet de clôture ne pourra proposer plus de 2 modèles différents (l’un sur la limite d’alignement et l’autre sur les limites séparatives). Elles seront impérativement ajourées, sans comporter de dispositif occultant autre que végétal.

Les clôtures devront permettre le passage de la petite faune selon les principes émis au sein de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation thématique « Trames Vertes, Bleues et Noires. »

En cas de différence de niveau entre deux propriétés privées ou d’une propriété privée par rapport à la voirie, la hauteur de la clôture est mesurée à partir du point médian égal à la différence de niveau entre les deux terrains ou le terrain et la voirie.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 117/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente abrupte)

Règle générale :

Dans le cadre de l’installation d’une clôture, tant sur l’alignement donnant sur la voirie que sur les limites de propriété privée séparatives, elle devra se présenter selon l’une des dispositions ci-après :

• Une haie composée d’essences végétales variées tant à feuillage persistant qu’à

feuillage caduque, ne comportant pas d’espèces végétales invasives et/ou exotiques et n’excédant pas 2 mètres de hauteur. Les jeunes plants des arbustes et buissons devront être implantés au minimum à 80 centimètres afin qu’ils n’empiètent pas sur l’espace public une fois devenus adultes,

• Un grillage souple ou rigide d’une hauteur inférieure ou égale à 1,8 mètre par

rapport au niveau du terrain naturel, adjoint ou non d’une haie vive,

• Un muret bahut maçonné d’une hauteur inférieure ou égale 80 centimètres par

rapport au niveau du terrain naturel, surmonté d’une clôture à claire-voie présentant un intervalle vide-plein régulier de 5 centimètres minimum, faiblement occultante (maximum 30 % d’occultation), adjoint ou non d’une haie vive ; l’ensemble ne dépassant pas 1,8 mètre de hauteur.

Afin de ne pas engendrer des risques de sécurité routière et piétonne, il est strictement interdit d’installer des systèmes occultants sur le dispositif de clôture donnant sur la voirie.

Les portails et les portillons pleins sont également interdits. Ils ne devront pas excéder une hauteur de 1,8 mètre par rapport au niveau du terrain naturel.

Les bâches, les panneaux opaques en ajout sur le grillage ou le dispositif à claire-voie et tout autre système occultant à apposer sur les dispositifs de clôture en vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives, autre qu’une haie vive, sont strictement proscrits.

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente douce)

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Eléments techniques

Afin de préserver les perspectives et points de vue, les paysages urbains et naturels et la qualité architecturale et patrimoniale du territoire communal, toute installation d’ouvrages et d’éléments techniques seront limités au minimum et dans la mesure du possible dissimulés de façon à se fondre dans les façades, les toitures et les tènements. Ils devront donc respecter les directives ci-après.

VE2A | Page 118/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

En toiture : Les antennes et les paraboles ne devront pas dépasser la ligne du faîtage des toitures à pans, devront être discrètes lorsqu’elles sont installées sur des toitures plates et ne devront pas être visibles depuis les espaces publics.

Les édicules techniques installés en toitures (puits d’ascenseur, cage d’escalier, gaine et boîtier de ventilation, de climatisation, d’aération, etc.) devront être dissimulés au maximum, en tenant compte des percées visuelles au-dessus des bâtiments.

En façade : Les gaines et les boîtiers de ventilation, de climatisation, d’aération installés en façades des bâtiments devront être le plus discrets possibles, sans être visibles depuis les espaces publics. S’ils ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Les fils électriques et de télécoms devront être impérativement encastrés au sein des murs de façade. Dans l’hypothèse où une impossibilité technique est rencontrée (à justifier), le cheminement des fils devra être placés à la jonction des débords de toiture et des murs de façades afin de s’intégrer au mieux dans la composition extérieure.

Sur terrain : Les locaux techniques des pompes à chaleur devront être masqués par des aménagements paysagers. Les locaux techniques des piscines devront être les plus discrets possibles, notamment s’ils sont visibles depuis les espaces publics.

Les citernes de récupération des eaux de pluie ou autres cuves seront soit enterrées soit dissimulées via un écran naturel végétal ou un dispositif de pare-vue s’intégrant qualitativement au terrain, dès lors que celles-ci sont visibles depuis les espaces publics.

Sous réserve du respect du règlement intercommunal de la collecte des déchets, émis par la Communauté de Communes du Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les conteneurs à déchets ménagers privés devront être installés de façon accessible tout en étant dissimulés

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

par des aménagements paysagers ou tout en étant intégrés soit à la construction d’un bâtiment dédié ou soit dans les immeubles collectifs.

Sur voirie : Les boîtiers de transformation électrique des logements individuels devront s’intégrer au mieux dans le paysage à proximité. Pour cela, l’intégration des boîtiers individuels dans les murets bahuts des clôtures sont vivement recommandées.

Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées en-dehors d’un lotissement devront être installées à l’entrée de la propriété privée, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des immeubles devront être installées soit à l’intérieur des halls d’entrée soit à l’entrée de la résidence, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées dans des lotissements devront être installées à l’entrée du lotissement, de préférence intégrées aux éléments de clôture.

Équipements relatifs aux nouvelles technologies et énergies renouvelables

Panneaux photovoltaïques : L’installation de panneaux photovoltaïques devra être de préférence intégrée à la couverture de la toiture. Elle sera cependant tolérée en surimposition de la couverture de la toiture. En aucun cas, les panneaux photovoltaïques ne seront accordés lorsqu’ils dépassent des acrotères et des faîtes de toit. Ils ne seront également pas tolérés en ajoutés de façades. Dans tous les cas de figure, leur coloris sera mat et devra s’approcher du coloris du revêtement de la toiture de la construction sur laquelle ils seront apposés.

Ils devront être positionnés de préférence sur les versants de toiture les moins exposés depuis les espaces publics. Ils devront être installés de façon ordonnancée et continue, afin de prendre en compte les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement. Les positionnements discontinus afin d’éviter les éventuels obstacles (conduits de cheminées, fenêtres de toit, édicules techniques…) ne seront pas acceptés.

En cas d’implantation au sol, la surface générée par l’installation de panneaux photovoltaïques au sol sera comptabilisée dans le calcul de l’emprise au sol du tènement.

VE2A | Page 119/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

Pompes à chaleur (PAC) : Si les groupes externes des pompes à chaleur ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Le tracé des goulottes et des raccords nécessaires à l’installation et à l’utilisation d’une pompe à chaleur devra minimiser au maximum son impact sur l’aspect des façades et des toitures. Afin de réduire au minimum la visibilité de ces fils électriques sur les façades frontales (donnant sur les espaces publics), leur passage sera privilégié via les façades latérales voire arrières des bâtiments existants et futurs.

Isolation thermique par l’extérieur (ITE) : L’intervention d’une isolation thermique par l’extérieur devra être uniquement envisagée dans le cadre où celle-ci ne dénature pas les attributs caractéristiques architecturaux et patrimoniaux de l’édifice.

Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur autorisent une épaisseur maximale de dépassement de 30 centimètres par rapport aux règles d’implantation des constructions par rapport aux limites d’alignement et aux limites séparatives (2.1) afin d’isoler les façades, surélever les toitures et installer des dispositifs de protection contre le rayonnement solaire.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 120/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

UP 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : 2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

Emprise au sol

L’emprise au sol correspond à la projection verticale des volumes des constructions, tous débords et surplombs inclus. Les cas de figure ci-dessous ne sont pas compris dans le calcul de l’emprise au sol :

• Les portions entièrement enterrées des bâtis (places de parking et box, caves et locaux techniques…),

• Tous les éléments de modénature tels que les marquises, les bandeaux, les corniches,

• Les balcons et les terrasses surélevées d’une largeur inférieure ou égale à 1 mètre et les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements,

• Les ouvrages et les infrastructures techniques nécessaires au fonctionnement des équipements publics ou d’intérêt collectif.

Les escaliers extérieurs, les balcons, les terrasses surélevées et les avant-toits d’une largeur supérieure à 1 mètre, les constructions secondaires dites annexes, de même que les piscines enterrées, semi-enterrées ou hors-sol, seront comptabilisés dans le calcul de l’emprise au sol.

Le respect du pourcentage d’emprise au sol ne concerne pas les situations suivantes : • La reconstruction du bâti dans le volume existant après démolition, • La reconstruction du bâti dans le volume existant après destruction de celui-ci dans le cadre d’un sinistre survenu depuis moins de 10 années, • Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques.

Règle générale : L’emprise au sol des constructions ne doit pas excéder 25 % de la superficie totale de l’unité foncière.

Espaces libres

Les espaces libres correspondent à la superficie du terrain non-occupée par les constructions constitutives d’emprise au sol et les espaces verts, qu’ils soient de pleine terre ou non.

Les espaces perméables correspondent aux surfaces devant rester perméable aux eaux pluviales par un traitement de sol favorisant les infiltrations naturelles. Le terme d’espaces perméables désigne les surfaces permettant aux eaux de pluie et de ruissellement de s’infiltrer dans les sols. Il s’agit à la fois des espaces végétalisés de pleine terre et des espaces libres perméables (graviers tout venant, revêtement de type Evergreen, toitures plates végétalisées…)

De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement de ces espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Espaces végétalisés de pleine terre

Le terme d’espaces végétalisés indique les surfaces permettant à la biodiversité (faune et flore) de se constituer et de se reproduire, via la présence d’herbes, de fleurs, de légumes, de fruits, d’arbustes et d’arbres.

Un espace est considéré comme de pleine terre lorsqu'il n'existe aucune construction en sous-sol, ni en surplomb permettant d’assurer la continuité entre le sol et le sous-sol et ainsi d’exercer des fonctions associées à un sol naturel.

Règle générale : Dans le cadre d’un projet de construction neuve sur un terrain nu, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, la superficie dédiée aux espaces végétalisés de pleine terre devra représenter 60 % minimum de la surface totale de l’unité foncière.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 121/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

Dispositions particulières :

Dans le cadre d’un projet de construction sur un terrain bâti, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, dont la surface d’espaces végétalisés et/ou de pleine terre est d’ores et déjà inférieure à 60 % de la propriété privée : le projet pourra être accordé sous réserve qu’il ne diminue pas les espaces végétalisés et/ou de pleine terre existants, du respect des autres règles de la zone et des mesures compensatoires mises en œuvre, selon l’appréciation de l’autorité compétente.

tranche de 4 places de parking extérieures,

• Pour tout projet de construction neuve à destination d’habitation, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres minimum à l’âge adulte) par tranche de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière,

• Les arbres devant être supprimés doivent être remplacés en nombre et en amplitude équivalents,

• Pour tout projet d’extension de constructions existantes d’une surface de plancher et/ou d’emprise au sol supérieur à 50 mètres carrés, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte minimum) doit être planté par tranche entamée de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière,

• Pour les projets supérieurs à 20 logements, des espaces communs végétalisés (aires de jeux pour enfants, jardins partagés ou vergers collectifs, parc arboré…) devront être créés, sans pouvoir être inférieurs au ratio minimal d’un mètre carré pour chaque logement. Ils devront nécessairement être paysagers et entretenus.

Ces arbres devront être choisis de façon diversifiée via le Guide Communal des Essences Locales Végétales, mis à disposition en annexe au Règlement Ecrit du PLU.

Tout projet d’aménagement, de construction, d’installation et de travaux devra être conçu afin de conserver au maximum les arbres et arbustes existants.

Les éléments non-bâtis patrimoniaux remarquables, de même que les Eléments de Paysage Remarquable (EPR), recensés au sein de l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et via le marqueur « étoile à 5 branches verte » du Règlement Graphique, ne pourront être abattus sans motif sanitaire et sécuritaire valables.

Résumé des pourcentages d’emprise au sol, d’espace libre et d’espace vert alloués à une propriété privée

Plantations

Il est imposé (nombre décimal à arrondir au supérieur, le cas échéant) : • Un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte) par

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements en matière de performances énergétiques et environnementales

Constructions nouvelles : Les constructions neuves doivent s’élaborer dans le respect des normes établies par la Réglementation Environnementale (RE) en vigueur. Les volumes (hauteur, longueur, largeur) des projets doivent tendre à intégrer les principes de l’architecture bioclimatique afin d’assurer le confort intérieur, tant en période hivernale qu’estivale. Les paramètres de

VE2A | Page 122/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

dimensionnement, d’orientation, d’isolation des façades et de protection des ouvertures constituent également des outils pour optimiser les « apports passifs » en termes de chaleur, de fraîcheur et de luminosité. Le recours aux dispositifs de production d’énergies renouvelables est vivement conseillé. C’est pourquoi, dans le cadre d’un projet d’aménagement d’ensemble, différents modes de production pourront être regroupés dans l’enceinte de plusieurs bâtiments et/ou parkings au regard de leur localisation et/ou orientation.

Rénovation et réhabilitation : Dans le cas de figure d’un projet de rénovation et/ou de réhabilitation :

• Les travaux de ravalement de façade et/ou de réfection de toiture, d’aménagement de locaux afin de les rendre propres à l’habitat impliqueront le respect des normes de performances énergétiques en vigueur,

• Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur devront être qualitatifs en termes de confort de température et de renouvellement de l’air mais également en termes d’aspect architectural, notamment par un habillage et une animation des façades (pertinence des matériaux, éléments de décor…),

• Les travaux de remplacement des menuiseries et des vitrages devront respecter les caractéristiques thermiques réglementaires en vigueur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 123/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

UP 8Stationnement

Intitulé du document : 2.4 Stationnement

2.4 Stationnement

Les besoins de stationnement des véhicules automobiles ou motocycles des opérations projetées doivent être assurés en dehors des voies publiques et des dessertes collectives.

Tout emplacement de stationnement de véhicules, qu’il soit couvert ou non-couvert, devra respecter les dimensions minimales suivantes : 2,5 mètres de largeur sur 5 mètres de longueur. Les places de parking dites « en enfilade » ou « commandées » (uniquement accessibles via les places de parking les précédant) ne seront pas prises en compte dans le calcul du nombre d’emplacements de stationnement minimal requis.

Tout mètre carré dépassant les plafonds définis ci-après, qu’il s’agisse du nombre de logements ou de la surface de plancher, implique la création d’un emplacement de stationnement.

Dans l’hypothèse de projets de constructions n’étant pas réglementés, le nombre d’emplacements de stationnement de véhicules devra répondre impérativement aux besoins de l’opération projetée.

Dans le cadre de réhabilitation, de changement de destination et de sous-destination ou d’extension de bâtis existants, seules les surfaces de plancher créant de nouveaux logements ou de nouvelles activités seront prises en compte dans le calcul du nombre de places de parking.

Lorsqu’un espace de stationnement a été pris en compte, dans le cadre d’une concession à long terme ou d’une acquisition, il ne pourra être pris en compte dans le contexte d’un nouveau projet.

A compter de 8 places de parking couvertes ou non-couvertes, quelle que soit la destination et la sous-destination du bâtiment, un dispositif de séparateur d’hydrocarbures devra être prévu.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Normes de stationnement pour les véhicules motorisés

Règle générale : Selon la typologie et la destination du bâti, il est exigé un nombre minimal de places de stationnement. Les tranches supplémentaires entamées seront systématiquement arrondies au supérieur.

1. Pour les constructions à usage d’habitation • 2 places de parking par logement créé d’habitat dit individuel, dont 50 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • 2,5 places de parking par logement créé d’habitat dit intermédiaire (2 pour les T1 / T2), dont 50 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • 2,5 places de parking par logement créé d’habitat dit collectif (2 pour les T1 / T2), dont 75 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • A compter de 4 logements alloués à de l’habitat individuel, intermédiaire ou collectif, des emplacements de stationnement dits « banalisés » à disposition des visiteurs devront être prévus : o A raison de 2 places de parking banalisées pour 4 logements, o A raison d’une place de parking banalisée par tranche supplémentaire de 4 logements. • 1 place de parking par logement créé d’habitat individuel, intermédiaire ou collectif dans le cadre d’un projet de réhabilitation d’un bâtiment existant.

2. Pour les constructions à usage touristique : • 1 place de parking par chambre créée, dans le cas de figure d’un hébergement touristique (chambres d’hôtes ou gîtes).

Selon les besoins en places de parking, estimés en fonction de la surface utile des locaux d’activités ouverts à la clientèle, le projet devra prévoir un nombre d’emplacements de stationnement des véhicules motorisés en conséquence. Excepté si des espaces de stationnement publics existent à proximité, jugés d’une capacité satisfaisante par le Service de l’Urbanisme, afin de répondre aux besoins de l’activité.

VE2A | Page 124/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

Dispositions particulières : Il est exigé une seule et unique place de parking par logement locatif social, en application de l’article L.151-35 du Code de l’Urbanisme.

Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, le nombre de places de parking sera défini afin de répondre aux besoins en stationnement du projet.

Normes de stationnement pour les deux roues non motorisés et outils de mobilité individuelle

Pour les constructions à usage d’habitation, il est exigé 1,5 mètre carré par logement créé d’habitat dit intermédiaire ou collectif, via un local spécifique accessible aisément, mais sécurisé et fermé.

Normes de stationnement pour les bornes de rechargements de véhicules électriques

Les obligations imposées par le Code de la Construction et de l’Habitation vis-à-vis du nombre de bornes de recharge de véhicules électriques à installer devront être respectées par les opérations immobilières.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 125/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

UP 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : 3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

Accès

Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Pour les projets de division foncière de tènements nus en vue de bâtir ou de Permis d’Aménager en vue de lotir, un seul et unique accès débouchant sur la voirie publique sera autorisé, sauf impossibilités techniques à justifier.

En cas de division foncière en vue de bâtir, dont le tènement existant avant division foncière dispose d’ores et déjà d’un accès routier, celui-ci devra être conservé et mutualisé afin de ne pas surcharger le réseau routier existant, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Concernant les projets de construction de maisons d’habitation individuelle, un seul et unique accès sera accepté. Le ou les accès d’ores et déjà existant(s) dans le cadre d’une réhabilitation devra / devront être conservé(s), à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous :

• Toute création d’accès au réseau routier public devra prévoir la collecte des eaux de pluie et de ruissellement à son entrée, via la mise en place d’une grille raccordée au dispositif d’évacuation des eaux pluviales de la propriété privée,

• Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant,

• Les groupements des garages ou des emplacements de stationnement de véhicules sont obligatoires afin de présenter un seul et unique accès sur la voirie publique, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent,

• Les sorties particulières des véhicules motorisés desservant une maison d’habitation individuelle doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 3,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs maisons d’habitation individuelle ou des bâtis d’habitation intermédiaire ou d’un seul immeuble d’habitation collective doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs immeubles d’habitation collective

VE2A | Page 126/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 6,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

Voirie

Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et aux particularités urbaines des quartiers d’habitat. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

• Pour un lotissement comportant plus de 4 maisons d’habitation individuelle ou pour

les bâtiments d’habitation intermédiaire (villas jumelées et immeuble collectif inférieur ou égal à 4 logements), une largeur de chaussée de 5 mètres minimum en tout point,

• Pour un immeuble d’habitation collective, comprenant plus de 4 logements, une

largeur de chaussée de 6,5 mètres minimum en tout point ; dont 1,5 mètre de cheminement piéton sécurisé exigé.

Et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins (véhicules de sécurité et de lutte contre les risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules légers de tourisme sans difficultés. Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément opérer un demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de retournement si nécessaire).

En tout état de cause, dans les périmètres de risques forts, identifiés via un zonage de coloris rouge, du Plan de Prévention des Risques, la création de nouvelles voies d’accès ne seront admises uniquement dans les cas de figure où elles ne peuvent être créées ailleurs et ce, aux conditions cumulatives suivantes :

• Leur création n’engendre pas de terrassement conséquent du terrain,

• Leur présence n’aggrave pas les risques naturels préexistants (à justifier par le

maître d’ouvrage).

Toute voie nouvelle (dont celles de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter :

• Pour les projets de constructions inférieurs ou égaux à 4 maisons d’habitation

individuelle, une largeur de chaussée de 3,5 mètres minimum en tout point,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 127/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

UP 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : 3.2 Desserte par les réseaux

3.2 Desserte par les réseaux

Eau potable

Toute construction à usage d’habitation ou d’activités doit être impérativement raccordée au réseau public d’eau potable, en respectant les normes de raccordements prescrites par son gestionnaire. Cependant, au titre des :

• Article L.2224-9 du Code des Collectivités Territoriales, l’utilisation d’une ressource propre en eau potable sur la propriété privée (prélèvement via puits ou forage) destinée à la consommation humaine et à un usage unifamilial doit être déclarée auprès du service technique de la Mairie de Publier,

• Articles L.1321-7 et R.1321-6 du Code de la Santé Publique, dans le contexte d’un usage collectif ou un objectif agroalimentaire, ce prélèvement devra au préalable être autorisé par un arrêté préfectoral.

La gestion du réseau public d’eau potable relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles auprès de cet unique interlocuteur.

L’adduction d’eau potable doit être assurée dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

Dans le cadre de la sécurité incendie, les emplacements d’implantation de bouches d’incendie sur les canalisations du réseau public d’eau potable et d’installation de dispositifs de lutte contre les incendies devront être préalablement déterminés avec le service technique compétent.

Eaux usées

La gestion du réseau public d’assainissement collectif relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles au sein du Règlement d’Assainissement Collectif rédigé par la CCPEVA, ci-annexé au présent Règlement Ecrit.

Toute construction générant des rejets d’eaux usées domestiques doit être raccordée au réseau public d’assainissement collectif par un dispositif d’évacuation de typologie séparative, dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

A compter de 8 emplacements de stationnement de véhicules, tant intérieures qu’extérieures, un dispositif séparatif des hydrocarbures doit impérativement être installé.

En ce qui concerne les constructions existantes non-raccordées et ne pouvant être raccordées au réseau public d’assainissement collectif, les dispositifs d’assainissement non-collectif (fosses septiques) doit être conformes aux règlements sanitaires en vigueur.

Dans tous les cas de figure, l’évacuation des eaux usées non-traitées est interdite dans les ruisseaux, les fossés ou le réseau public des eaux pluviales.

Eaux pluviales et de ruissellement

Tout projet de construction engendrant une diminution de la superficie permettant l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de l’emprise foncière devra comporter un dispositif d’évacuation des eaux pluviales assurant :

• Leur collecte (chéneaux, gouttières et canalisations), • Leur rétention (citerne, cuve de rétention ou bac de réemploi), • Leur infiltration ou leur rejet.

Les dispositifs de gestion écologique des eaux de pluie et de ruissellement, via des techniques dites alternatives, seront privilégiées notamment au moyen d’ouvrages superficiels intégrés dans le paysage (noues, mares, bassins paysagers, tranchées d’infiltration…). En outre, la réutilisation des eaux de pluie et de ruissellement collectées à l’unité foncière est vivement encouragée.

L’ensemble du dispositif sera conçu de telle façon que le débit de pointe généré par le projet soit inférieur ou égal au débit primitif relevé avant la concrétisation dudit projet sur l’emprise foncière et ce, sans pouvoir dépasser le seuil de 3 litres par seconde.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 128/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

La conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace public pourra être éventuellement exigé.

1. Rétention puis infiltration Dans le cadre de difficultés à mettre en œuvre les dispositifs écologiques disponibles, le dispositif de gestion des eaux pluviales devra privilégier la méthode de l’infiltration dans le sol de l’unité foncière afin de ne pas saturer le réseau communal des eaux pluviales et par conséquent, de ne pas engendrer des travaux de redimensionnement dudit réseau.

Dans l’hypothèse d’un dispositif d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans un sol très peu perméable, l’excédent des eaux pluviales rencontrant des difficultés à s’infiltrer pourra être dirigé via une surverse dans l’exutoire à proximité, toujours à la condition de ne pas excéder le seuil de 3 litres par seconde.

Cette surverse et son débit de fuite seront rejetés : • Dans le réseau public des eaux pluviales, s’il existe, • Dans le fossé non-routier ou le ruisseau le plus proche, uniquement en l’absence de réseau communal des eaux pluviales.

2. Rétention puis rejet Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier) d’infiltrer les eaux de pluie et de ruissellement, démontrée par une étude hydrogéotechnique, le dispositif de gestion des eaux pluviales pourra se raccorder au réseau public d’évacuation des eaux pluviales après une latence dans une zone dite « tampon » créée par une cuve de rétention, sous réserve de l’accord du service technique concerné (service technique de la Mairie de Publier).

Dispositif de rétention puis d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 129/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

3. Gestion des eaux de baignade, de nettoyage et de vidange de piscine • Les eaux de filtration seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées,

à l’exception des dispositifs de filtration ne nécessitant pas d’évacuation de leurs eaux (en exemple, les équipements de filtration tubulaire à cartouches), • Les eaux de nettoyage du bassin seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées, • Les eaux de baignade seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales, après la mise en œuvre du processus de déchloration ou de neutralisation du désinfectant utilisé, le cas échéant.

Le débit de rejet de ces eaux de piscine devra être régulé à 3 litres par seconde dans chaque réseau correspondant, de façon à ne pas les surcharger.

Il est également possible d’infiltrer directement dans les sols non-saturés en eau de la propriété privée les eaux de baignade. Pour cela, il faudra au préalable s’assurer de la faisabilité du procédé (capacité d’absorption des sols, servitude d’écoulement des eaux) lors de la conception du projet de piscine.

Dispositif de rétention puis de rejet des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Lorsque les eaux de pluie collectées par les aménagements de la propriété privée (eaux de toiture, de voirie privée…) ne peuvent être rejetées dans le réseau communal des eaux pluviales ou en l’absence de celui-ci, elles devront être collectées par un dispositif individuel dimensionné selon les besoins du projet, sans être canalisées puis elles devront être rejetées dans le réseau d’évacuation propre à la voirie publique.

Cependant, il est strictement interdit de rejeter les eaux de pluie dans les dispositifs d’assainissement pluvial des routes départementales (destinées à recueillir uniquement les eaux pluviales des chaussées). Par ailleurs, les systèmes de pompe de relevage des eaux de pluie est prohibé.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Electricité, téléphonie et télédistribution

Tout projet d’aménagement immobilier comportant un poste de transformation électrique, qu’il soit collectif ou un lotissement, devra :

• Soit l’intégrer au sein du corps d’une construction (immeuble), • Soit l’habiller et le dissimuler au mieux afin de ne pas dénaturer le site ni

l’environnement.

Excepté dans le cadre d’impossibilités techniques dûment justifiées, les raccordements aux réseaux câblés doivent être enterrés dans les propriétés privées, quel que soit le mode de distribution des réseaux publics.

Lorsqu’un projet prévoit la mise en œuvre d’un système d’éclairage privé, le dispositif devra se conformer aux dispositions communales en vigueur. Cet éclairage devra adapter la colorimétrie et la puissance lumineuse afin de ne pas engendrer de pollution lumineuse et de minimiser les impacts sur la faune et la flore locales.

VE2A | Page 130/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UP

Déchets

La collecte et la gestion des déchets domestiques relève de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), dont le règlement de collecte applicable est disponible auprès de cet unique interlocuteur.

Tout projet de construction de logements, qu’il soit collectif ou semi-collectif ou un lotissement de maisons d’habitation individuelles, doit être doté d’emplacements privilégiés afin d’aménager les conteneurs d’ordures ménagères et de tri sélectif des déchets domestiques. Ceux-ci seront implantés à proximité des itinéraires de collecte, effectués le long des voies communales et départementales et ce, dans le respect des dispositions sanitaires.

Dans une démarche éco-responsable de mutualisation des impacts économiques (carburants), fonciers (consommation et imperméabilisation des sols) et temporels (réduction des tournées), les emplacements d’aménagement des conteneurs d’ordures ménagères de plusieurs opérations immobilières devront, dans la mesure du possible, être regroupés en respectant les directives du service technique compétent de la CCPEVA.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 131/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UH

Vocation et dispositions spécifiques

Zone UR

Ce que la zone UR autorise, en clair

UR 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Destination des constructions, usages des sols et natures des activités

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

Destination Exploitation agricole et forestière Habitation

Commerce et activités de

services

Equipements d’intérêt collectif et

services publics

Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire

Sous-destination

Exploitation agricole

Exploitation forestière

Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

Hôtels Autres hébergements touristiques

Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public

des administrations publiques et assimilés

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés Établissements d'enseignement, de santé

et d’action sociale Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs Lieux de culte

Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau

Centre de congrès et d'exposition Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisée

Autorisée sous conditions

(1) (1)

Interdite X X

X X X X X X X

X

X

X X X X X X X X X X

Sont de plus interdits dans l’ensemble de la zone Ur :

• Les stations de lavage de véhicules,

• Les travaux, installations et aménagements visés aux c) à j) de l'article R.421-19 ou aux c) et d) de l'article R.421-23 du Code de l'Urbanisme.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 188/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

Sont de plus admis sous conditions particulières dans la zone Ur :

• Les exhaussements, affouillements, remblais et déblais, visés aux articles R.421-19 k) et R.421-23 f) du Code de l’Urbanisme en vigueur, aux conditions cumulatives exposées ci-après : o Qu’ils doivent s’inscrire dans un schéma de valorisation architecturale, environnementale et paysagère de la propriété privée,

o Qu’ils ne doivent pas perturber le contexte hydrologique et géologique du secteur naturel protégé,

o Qu’ils ne doivent pas aggraver les risques naturels identifiés au Plan de Prévention des Risques (PPR),

(1) Les projets d’extension modérée des constructions principales et secondaires, de réhabilitation et de rénovation des bâtis existants, les travaux d’amélioration du confort, de la solidité et de la pérennité des bâtis existants. Cependant, il est fondamentalement prohibé de bâtir une construction principale ou secondaire endessous du niveau du terrain naturel ou d’excaver une construction principale ou secondaire existante afin de créer un sous-sol ou un garage,

(1) Les constructions secondaires aux constructions principales à destination d’habitation, limitées à 2 annexes maximum par construction principale à usage d’habitat individuel et limitées à une annexe maximum par logement issu d’une construction principale à usage d’habitat collectif. En revanche, les constructions secondaires telles que les piscines enterrées, semi-enterrées ou hors-sols sont strictement interdites,

• Les constructions, les aménagements, les occupations et les installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif,

• L’édification et la rénovation de clôtures, de portails et portillons, dans le respect des dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2).

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 189/401

Non réglementée.

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

UR 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : 1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 190/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

UR 3Implantation des constructions

Intitulé du document : 2.1 Volumétrie et implantation des constructions

2.1 Volumétrie et implantation des constructions

Hauteur des constructions

Le plan altimétrique contenant les cotes topographiques sera employé afin de déterminer un point non-susceptible d’être modifié par les travaux projetés, servant de base de référence afin de calculer la hauteur.

La hauteur des constructions et des installations sera mesurée à compter du niveau du terrain naturel (avant travaux d’exhaussement et/ou d’affouillement de terre) jusqu’au point culminant (soit faîtage, soit égout du toit). Dans le cadre d’un projet sur un tènement en déclivité, la hauteur sera mesurée à l’aplomb de tout point de la construction projetée.

Les combles ne comporteront qu’un seul et unique niveau au sein du bâtiment. Les attiques, n’étant pas typiques de la marina de Port Ripaille, sont strictement interdits.

Les édicules techniques de moindres dimensions (bouches d’aération, sorties de cheminée, antennes de télécoms, etc.) ne sont pas compris dans le calcul de la hauteur des bâtis. En revanche, sont compris dans le calcul de la hauteur des constructions les édicules techniques tels que les dispositifs d’ascenseur et les systèmes de chauffage, de climatisation et de ventilation.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la hauteur par rapport au niveau du terrain naturel, dans la limite d’une surépaisseur de 20 centimètres.

Règle générale : Concernant les constructions principales d’habitation collectives, la hauteur au faîte de toit ne devra pas dépasser 12 mètres par rapport au niveau du terrain naturel. Concernant les constructions principales d’habitation individuelles, la hauteur au faîte de toit ne devra pas dépasser 9 mètres par rapport au niveau du terrain naturel. Concernant les extensions aux constructions principales d’habitation individuelle, la hauteur au faîtage ne devra pas dépasser 4 mètres par rapport au niveau du terrain naturel.

Hauteur au faîtage des immeubles d’habitation collective Hauteur au faîtage des maisons d’habitation individuelle

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 191/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

les chemins ruraux et les voies privées, qu’elles soient ouvertes ou non à la circulation automobile (hors servitudes de passage).

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires et le cas échéant, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre et de leurs terrasses soutenues ou non par des poteaux de soutien.

Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne seront pas pris en compte. La hauteur des éléments en surplomb de l’espace public devra être de 4,5 mètres au minimum depuis le niveau du terrain achevé.

Hauteur au faîtage des extensions aux maisons d’habitation individuelle

Concernant les constructions secondaires tant des habitations individuelles que collectives, la hauteur au faîtage ne devra pas dépasser celles explicitées par les dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2), selon la typologie d’annexe et le modèle choisi.

Dispositions particulières : Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, la hauteur n’est pas plafonnée. Toutefois, la hauteur du bâti projeté devra être adaptée à l’usage et cohérente avec les bâtis alentours afin de garantir une insertion qualitative dans l’environnement.

Les constructions et les installations autorisées dans les espaces communs de l’Union Syndicale ne sont également pas concernées par ces règles d’implantation.

Implantation des constructions par rapport aux emprises publiques, aux voies publiques ou privées ouvertes ou fermées à la circulation générale

Le champ d’application du présent article englobe les emprises publiques, les voies publiques,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises publiques ou privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 20 centimètres.

Au surplus des dispositions relatives au traitement environnementale et paysager des espaces non bâtis et des abords des constructions (2.3), afin de permettre le libre passage de l’eau et de la faune, les rives naturelles des cours d’eau doivent être entretenues en espaces libres de toute construction et de tout mouvement de terre inopportun, en respectant de facto un recul d’implantation vis-à-vis des cours d’eau. Celui-ci sera à adapter en fonction des situations topographiques et du caractère naturel des lieux d’implantation. Cette disposition réglementaire n’engage pas les ouvrages et infrastructures de franchissement des cours d’eau.

Règle générale : Les futures constructions et installations devront être implantées à 25 mètres minimum de la ligne de niveau des plus hautes eaux du lac Léman, soit en-dehors de la sous-trame littorale.

La distance d’implantation minimale des constructions et des installations vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique ou la voirie privée sera identique à la distance observée par les constructions principales à destination d’habitation existantes.

VE2A | Page 192/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

Dans le cas de figure de constructions secondaires à usage d’emplacements de stationnement des véhicules (de type carport ou garage…), elles devront s’implanter en tout point sur la limite d’alignement lorsque la voirie de desserte est perpendiculaire aux limites séparatives des lots de copropriété ou au minimum en un point lorsque la voirie de desserte est parallèle aux limites de lots.

Dans le cas de figure de constructions secondaires (de type pergola, cabanon, appentis…), elles devront observer une distance minimale de recul de 2 mètres depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie publique ou privée.

par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres (hormis pour les constructions en bordure de voie).

Règle générale : La distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites de propriété privée séparatives devra être de 4 mètres minimum.

Dispositions particulières :

La distance minimale d’implantation des constructions principales tout comme la distance minimale d’implantation des constructions secondaires, pourra être inférieure ou supérieure à celle imposée par la règle générale ci-dessus concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques.

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Les constructions et les installations autorisées dans les espaces communs de l’Union Syndicale ne sont également pas concernées par ces règles d’implantation.

Implantation des constructions vis-à-vis des limites séparatives

Le présent article s’applique à la fois aux limites de propriété privée séparatives et aux limites séparatives entre les différents lots internes à une même copropriété.

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre, de leurs terrasses soutenues ou non soutenues par des poteaux de soutien. Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne sont pas pris en compte.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Concernant l’extension d'une construction principale, l’implantation pourra s’effectuer jusqu’en limites de lots.

Dans le cas de figure de constructions ou d’installations secondaires (de type appentis, cabanon, carport, pergola…) accolées ou non-accolées, closes ou non-closes, la distance d’implantation minimale vis-à-vis des limites séparatives des différents lots sera possible jusqu'en limites de lots.

VE2A | Page 193/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

Toutefois, il est recommandé d’observer une distance minimale de recul vis-à-vis des limites de lots de 75 centimètres ; afin d’encourager la plantation et l’entretien d’une haie commune composée d’essences locales et diversifiées d’une largeur maximale de 1,5 mètre.

Dispositions particulières : La distance minimale d’implantation des constructions principales tout comme la distance minimale d’implantation des constructions secondaires, pourra être inférieure ou supérieure à celle imposée par la règle générale ci-dessus concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques.

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Les constructions et les installations autorisées dans les espaces communs de l’Union Syndicale ne sont également pas concernées par ces règles d’implantation.

Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété privée

Non réglementée.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 194/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

UR 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : 2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

Préambule : En tout état de cause, les programmes immobiliers devront proposer une insertion recherchée et argumentée tant à l’échelle foncière que dans l’environnement alentour afin de préserver la qualité architecturale, environnementale, paysagère et urbanistique du territoire communal.

Les dispositions générales indiquées en préambule du présent Règlement Ecrit devront être prises en compte dans toute élaboration d’opérations immobilières.

Les dispositions des paragraphes ci-dessous exposées ne concernent pas les projets d’équipements publics et d’intérêts collectifs, qui par leur fonction et leur usage, induisent des typologies de densité, d’implantation, de volume, de façade, de toiture et de clôture spécifiques, devant être adaptés à leur nature propre.

Densité, implantation et volume

L’implantation, la volumétrie et la densité de tout aménagement, de toute installation ou de toute construction devront être déterminées en tenant compte de la topographie de l’unité foncière, de l’environnement et des paysages alentours, de la culture architecturale préexistante et des perceptions lointaines et dominantes dudit projet appréhendé.

Le projet devra s’adapter au terrain naturel du site afin de réduire au maximum son impact paysager et l’artificialisation et l’imperméabilisation du terrain. Le niveau du terrain naturel dans les marges de recul vis-à-vis des limites de propriété privée, définies par les dispositions relatives aux implantations des constructions (2.1), ne devra être en aucun cas modifié, excepté pour :

• La création des voies internes d’accès aux emplacements de stationnement des véhicules motorisés,

• L’édification d’espaces de vie extérieurs via le terrassement des talus, n’excédant pas 4 mètres de largeur depuis le nu externe des façades.

Cela ne dispense pas le porteur de projet de préserver le reste de l’emprise foncière de tout

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

déblai et de tout remblai non-nécessaires à l’élaboration du projet.

Côté canal, les murets de soutènement et de délimitation des terrasses, d’une hauteur maximale de 1 mètre par rapport au niveau du terrain naturel, seront constitués d’empilement de pierres sèches, de plots préfabriqués ou de béton coulé. Ils seront habillés de bois et recouverts de plantes grimpantes et/ou rampantes.

Façades

Aspect des façades : 1. Ravalements, ouvertures et occultants

La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des façades devront être validées par le Service de l’Urbanisme via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Les matériaux de revêtements de façades brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont également proscrits. La réfection des façades d’un immeuble ou d’un groupement d’immeubles pourra être accordée uniquement dans l’hypothèse où celle-ci concerne l’intégralité des façades de l’unité bâtie.

Dans le cadre d’un projet de réfection des façades d’une maison d’habitation groupée, le ravalement de façades sera accordé à la condition sine qua none que la granulométrie et la teinte de l’enduit soient identiques à celles des autres maisons d’habitations groupées.

Les interventions sur les murs de façade (notamment le ravalement et l’isolation thermique par l’extérieur) devront reproduire à l’identique les caractéristiques originelles de la construction (granulométrie identique ou adaptée et coloris de l’enduit à choisir dans le panel existant de coloris allant de blanc cassé (RAL 9016) à beige clair). Les bandeaux en béton brut existants devront conserver leur aspect brut en étant non-peints. Dans l’hypothèse d’un projet d’Isolation Thermique par l’Extérieur (ITE), la surépaisseur engendrée ne pourra excéder 20 centimètres et les bandeaux en béton brut existants devront être restitués en proposant un rendu d’aspect identique à l’originel.

La composition des façades (ouvertures, éléments de bâti et éléments de décor) doit assurer un équilibre, via l’homogénéité des dimensions, des proportions, des rythmes, des matériaux et des coloris. Le comblement intégral ou partiel des ouvertures existantes ne pourra être

VE2A | Page 195/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

accordé, à l’exception d’une restitution des dimensions originelles desdites ouvertures. Le percement de nouvelles ouvertures est interdit pour les murs à gouttereau et est autorisé pour les murs à pignon, dans le respect des conditions ci-après :

• Uniquement au rez-de-chaussée :

o Soit leur hauteur sera de 1,4 mètre et leur longueur sera de 1,7 mètre,

devant être divisé en 2 ou 3 vantaux vitrés, oscillo-battants ou coulissants,

o Soit leur hauteur sera de 2,1 mètres et leur longueur sera de 1 mètre,

devant être à un vantail,

o Soit leur hauteur sera de 2,1 mètres et leur longueur sera de 1,7 mètre,

devant être divisé en 2 ou 3 vantaux vitrés, oscillo-battants ou coulissants. • Uniquement aux étages : leur hauteur sera de 40 centimètres et leur longueur de 1

mètre.

Les nuances des menuiseries des ouvertures devront être d’aspect similaire à celles existantes, soit en métal peint ou soit en bois lasuré dans les tons brun foncé. Les descentes d’eaux pluviales (cheneaux et gouttières) des constructions seront en acier galvanisé ou en cuivre, de teinte brun foncé approchant du RAL 8019.

Les caissons des volets roulants sont strictement interdits, hormis les caissons des volets roulants en aluminium à lamelles horizontales de coloris brun foncé devant être encastrés dans les murs de façade. Il est cependant vivement recommandé que les ouvertures soient équipées de volets traditionnels battants à double lambris avec écharpe en Z en bois, de teinte brun foncé identique à celle existante.

Les stores toilés (couleurs brun, rouge, orange, crème) devront être de modèle identique au sein d’une même et seule unité de construction d’habitation individuelle. Ils seront situés au niveau des baies du rez-de-chaussée, limités aux dimensions des ouvertures au-dessus desquelles ils seront positionnés ou limités à l’intérieur d’une travée ou sous le balcon. Leurs coffrets devront être teintés en brun foncé. Concernant les immeubles de logements collectifs, les stores toilés sont accordés uniquement en façades comportant des balcons, dans des conditions identiques aux constructions d’habitation individuelle.

2. Auvents, balcons, loggias et vérandas Les auvents sont interdits aux étages. Ils sont autorisés en applique au-dessus de la porte d’accès tant du mur de pignon que du mur à gouttereau, à condition de respecter les critères

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

ci-indiqués : • Ils seront limités aux dimensions des ouvertures au-dessus desquelles ils seront positionnés, • Ils ne dépasseront pas le niveau de la dalle du premier étage, • Ils auront une couverture identique à celles existantes ou seront intégralement vitrés (de préférence en vitrage opaque).

Dans le cadre d’une maison d’habitation individuelle, la transformation d’un balcon existant en loggia sera autorisée. Dans le cadre d’un immeuble comportant des logements collectifs, aucun projet individuel ou collectif de transformation d’un balcon existant en loggia en façade donnant sur voirie ou donnant sur canal ne sera accordé. Il devra concerner l’ensemble des logements afin d’être accordé et ce, dans l’objectif de conserver une unité d’aspect du bâtiment.

Dans tous les cas de figure, l’installation et le remplacement des garde-corps des balcons devra être d’esthétique (coloris, formes et matériaux) identique à ceux existant, ayant tout de même la possibilité de supprimer la planche la plus haute (sur les 3 planches traditionnelles) dudit garde-corps en la substituant par 2 câbles fins en inox et ce, à la condition que toutes constructions accolées procèdent à ce changement de façon uniforme.

En façades donnant sur voirie ou donnant sur canal, une véranda d’une largeur de 1,25 mètre ou de 2,5 mètres maximum pourra être autorisée, aux conditions suivantes :

• Soit une baie vitrée à 4 vantaux, englobant toute la longueur et la largeur de la façade,

• Soit une baie vitrée à 3 vantaux, englobant toute la longueur de la façade, supportée par les 2 extrémités (largeur comprise entre 90 centimètres et 1 mètre) maçonnées et enduites à l’identique du ravalement de façades,

• Soit couverte par l’existence ou la création d’un balcon (d’une largeur de 1,25 ou de 2,5 mètres) assurant l’étanchéité de ladite véranda ; la superficie de la véranda correspondant en tout point à l’emprise générée par le balcon existant ou futur,

• Soit couverte par une toiture à un pan unique d’une couverture identique à la toiture principale (bac acier, bardeaux ou polytuiles de teinte brun foncé) et ne pouvant dépasser le niveau de la dalle du premier étage,

• Soit couverte par une toiture à un pan unique entièrement vitrée (de préférence en

VE2A | Page 196/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

vitrage opaque) composée et alignée en 3 ou en 4 vantaux, afin de s’harmonier au nombre de vantaux de la longueur de la véranda et des ouvertures existantes.

Concernant les menuiseries des vérandas et des loggias, leur cadre sera de profil le plus fin possible, dans les tons bois foncé. Concernant le garde-corps des balcons, il devra être identique au modèle originel, en acier peint ou en lisses de bois dans les tons brun foncé.

3. Extensions et constructions secondaires Concernant les constructions principales d’habitation individuelle disposant d’une façade en pignon, il sera possible de construire une extension à celle-ci, dans la limite de 5,5 mètres de longueur, de 2,5 à 3,6 mètres de largeur et de 4 mètres maximum de hauteur au faîtage par rapport au niveau du terrain naturel et ce, en fonction de la superficie disponible en limites de lot. L’extension sera ravalée par un enduit de granulométrie et de teinte identiques à la construction principale existante et sera couverte par une toiture à double pans asymétriques d’une inclinaison égale à 20° (36,4 %).

Concernant les constructions secondaires aux constructions principales d’habitation individuelle, elles sont limitées à :

• Un local de rangement non-accolé à la construction principale, • Un local de rangement accolé à la façade en pignon de la construction principale, • Un local de stationnement.

Concernant les constructions secondaires aux constructions principales d’habitation collective, seuls les appentis de rangement de type n°2 ou de type n°3 seront autorisés en pignons d’immeuble.

Constructions secondaires dédiées au stationnement : • Les annexes de type n°1 seront constituées de bois de charpente. Leurs toitures respecteront une inclinaison de 20° (36,4 %), pourront être couvertes par une couverture en cuivre, en bac acier à emboîtements sandwich ou par des panneaux ou des tuiles photovoltaïques de couleur sombre installé(e)s à l’horizontale en toiture ou encore par de la végétalisation dite pérenne (dont l’épaisseur du substrat de terre ne dépassera pas l’épaisseur de la panne de bois horizontale de l’annexe). Leurs dimensions maximales seront de 3,6 mètres en largeur, de 6 mètres en

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

longueur et de 2,3 mètres de hauteur à l’égout du toit par rapport au niveau du terrain naturel. Elles pourront être partiellement fermées sur 2 côtés au maximum par des dispositifs ajourés en bois de teinte brun foncé.

• Les annexes de type n°2 comprendront ou non une construction de type n°1 destinée au rangement. Elles seront constituées de parties maçonnées enduites ou en ossature en bois lasuré et de parties verticales recouvertes d’un matériau et d’une teinte autorisés en toiture. Leurs toitures respecteront une inclinaison de 20° (36,4 %) et seront recouvertes d’un matériau et d’une teinte autorisés en toiture. Leurs dimensions maximales seront de 3,6 mètres en largeur, de 6 mètres en longueur (avec le local de rangement inclus) pour une hauteur maximale de 2,3 mètres à l’égout du toit par rapport au niveau du terrain naturel.

Constructions secondaires dédiées au rangement :

• Les annexes de type n°1 seront recouvertes d’une toiture à un pan avec une pente

de 20° (36,4 %) et couvertes d’un matériau et d’une teinte autorisés en toiture. Elles seront constituées de parties maçonnées et bardées ou en ossature bois et enduites. Ces constructions seront implantées, côté rue, séparément de l’unité d’habitation et parallèlement à l’une des façades de celle-ci ou incluses à une annexe de type n°2 destinée au stationnement. Lorsque le local de rangement est incorporé à l’abri pour véhicules (type n°2), il ne sera pas admis de local de rangement de type n°1 supplémentaire. Les dimensions maximales de ces constructions seront de 3,2 mètres en longueur et de :

o Soit 1 mètre en largeur, avec une hauteur maximale à l’égout de toit de 1,8 mètre par rapport au niveau du terrain naturel, de 2,35 mètres au faîte de toit et d’une pente de toit de 20° (36,4 %),

o Soit 1,5 mètre en largeur, avec une hauteur maximale à la gouttière de 1,9 mètre ou 2,65 mètres au faîtage et une pente de toit de 20° (36,4 %). Afin de permettre le stockage de bois, ce modèle pourra recevoir un seul débord de toiture, côté rue, d’une largeur de 50 centimètres.

• Les annexes de type n°2 seront constituées de parties maçonnées ou à ossature bois enduites et de parties verticales recouvertes d’un matériau et d’une teinte autorisés en toiture. Les toitures auront des pans de toiture symétriques qui respecteront une

VE2A | Page 197/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

pente de 20° (36,4 %) et seront recouvertes d’un matériau et d’une teinte autorisés en toiture. Ces constructions seront implantées accolées au pignon. Les dimensions maximales de ces annexes seront de 1,8 mètre en largeur et 5,5 mètres en longueur avec une hauteur maximale de 2,4 mètres à l’égout du toit par rapport au niveau du terrain naturel.

La réfection de la toiture d’un immeuble ou d’un groupement d’immeubles pourra être accordée uniquement dans l’hypothèse où celle-ci concerne l’intégralité de la toiture de l’unité bâtie. Dans le cadre d’un projet de réfection de la toiture d’une maison d’habitation groupée, le revêtement de la toiture sera accordé à la condition sine qua none que le matériau et la teinte soient identiques à celles des autres maisons d’habitations groupées.

• Les annexes de type n°3 seront constituées de parties maçonnées ou à ossature bois enduites dans la même finition et même teinte que les façades de l’habitation. Les toitures auront des pans asymétriques qui respecteront une pente de 20° (36,4 %) et seront recouvertes d’un matériau et d’une teinte autorisés en toiture. Ces constructions seront implantées accolées au pignon. Les dimensions maximales de ces annexes seront de 1,8 mètre en largeur et 5,5 mètres en longueur avec une hauteur maximale de 2,4 mètres à l’égout du toit par rapport au niveau du terrain naturel.

Les appentis seront uniquement implantés en mur pignon. Leurs dimensions maximales seront de 5,5 mètres de long, de 1,8 mètre de large et de 2,4 mètres de haut à l’égout de toit par rapport au niveau du terrain naturel. Ils seront soit complètement clos et couverts ou clos et couverts sur la moitié de leur emprise totale. Leurs façades seront maçonnées et enduites dans un coloris identique à celui de la maison d’habitation individuelle, avec ou sans bardage en bois de ton brun foncé. Leur couverture sera à double pans et d’une inclinaison de 20° (36,4 %) en bac acier ou en bardeaux foncés, leur faîtage sera parallèle à la toiture de la construction principale existante.

Les pergolas seront construites en bois de charpente, dans les tons brun foncé.

Toitures

Aspect des toitures : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des toitures devront être validées par le Service de l’Urbanisme via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Les matériaux de couverture des toitures brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Toitures et débords : Pour toute réhabilitation et toute rénovation d’une construction, il est exigé une toiture à double pans, dont l’inclinaison sera égale à 36,4 % (soit 20°).

La couverture de la toiture des constructions principales sera constituée de bardeaux bitumeux canadiens, de tavaillons de bois ou de tuiles plates ou de tuiles à emboîtements en acier, de teinte brun foncé (RAL 8019). La largeur des débords de toiture sera identique à celle d’origine. Les descentes d’eaux pluviales (cheneaux et gouttières) seront en cuivre ou en acier galvanisé peint en brun foncé.

La couverture de la toiture des constructions secondaires pourra admettre, en plus des matériaux d’ores et déjà autorisés pour les toitures des constructions principales, le bac acier et les polytuiles.

Les surélévations et les créations de toiture-terrasse sont proscrites.

Fenêtres de toiture : Les fenêtres de toit doivent être positionnées de façon ordonnancée et continue afin de prendre en compte la composition des façades de la construction, ainsi que les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement.

Sur un même pan de toit d’une construction principale, au maximum 2 châssis de toit seront alignés sur une seule ligne horizontale. Les ouvertures en toiture doivent nécessairement être encastrées dans le plan du versant de la toiture à pans et ne pas comporter de volets roulants extérieurs, afin de ne pas engendrer de surépaisseur disgracieuse.

Les lucarnes seront exclusivement de type « chien-assis » dans la limite d’un chien-assis par plan de toit d’une même construction, placées au centre du plan de toiture à compter du

VE2A | Page 198/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

repère de la panne faîtière. Elles seront composées de 4 vantaux vitrés ouvrants à la française ou coulissants, d’une largeur de 3 mètres et d’une hauteur de 1,7 mètre, pourvues ou dépourvues de volets roulants (coffre d’enroulage encastré à la façade ou installé en interne) et dont la couverture sera identique au reste de la toiture et à joues pleines.

Les fenêtres de toit sont tolérées sur les toitures des constructions secondaires (carports et garages). Leur installation est totalement interdite sur les croupes.

Clôtures

Dans une optique de précision des essences végétales à feuillage persistant ou caduque devant être employés au sein du territoire communal de Publier, un Guide Communal des Essences Végétales Locales est annexé au présent Règlement Ecrit.

L’installation de clôtures donnant sur l’alignement, sur les limites de propriété privées séparatives ou entre les limites de lot n’est absolument pas obligatoire. Elles seront impérativement ajourées, sans comporter de dispositif occultant autre que végétal. Il est strictement prohibé d’installer des systèmes occultants sur le dispositif de clôture donnant sur la voirie, afin de ne pas engendrer des risques de sécurité routière et piétonne. Les bâches, les panneaux opaques en ajout sur le grillage ou le dispositif à claire-voie et tout autre système occultant à apposer sur les dispositifs de clôture en vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives ou des limites séparatives entre lots, autre qu’une haie vive plantée en pleine terre, sont strictement proscrits. Les écrans végétaux plantés en bacs sont donc interdits.

Les clôtures devront privilégier le passage de la petite faune d’une propriété privée à celles attenantes selon les principes émis au sein de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation thématique « Trames Vertes, Bleues et Noires ».

Dans le cadre de l’installation d’une clôture côté canal, elle devra se présenter selon l’une des dispositions ci-après :

• Donnant sur le fond de parcelle, en grillage souple torsadé de coloris vert ou gris

doublé d’une haie, avec ou sans portillon, dont la hauteur sera de 1 mètre maximum par rapport au niveau du terrain naturel,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

• Donnant sur les limites séparatives (de propriété privée ou de lots de copropriété),

en grillage souple torsadé de coloris vert ou gris doublé d’une haie, dont la hauteur sera de 1,8 mètre maximum par rapport au niveau du terrain naturel (à la condition que la distance minimale entre le dispositif de clôture et le nu externe de la façade soit de 2 mètres).

Dans le cadre de l’installation d’une clôture donnant sur la limite d’alignement ou sur les limites séparatives (de propriété privée ou de lots de copropriété), elle devra se présenter ainsi : un grillage souple torsadé de coloris vert ou gris doublé d’une haie, dont la hauteur sera comprise entre 1,2 mètre et 1,5 mètre par rapport au niveau du terrain naturel.

L’installation de portails et de portillons pleins sont également interdits. Côté rue, un seul portillon et un seul portail à deux vantaux battants ou coulissants seront tolérés pour les maisons d’habitation individuelles, aux conditions cumulatives qu’ils soient réalisés en palines verticales en bois (ou matériau d’aspect similaire) lasurées avec les références « noyer », « chêne doré », « chêne foncé », « chêne rustique », « chêne moyen » et « palissandre » ; et d’une hauteur comprise entre 1,2 mètre et 1,5 mètre par rapport au niveau du terrain naturel.

Les maisons d’habitation individuelle groupées et les immeubles collectifs ne pourront concevoir qu’un portillon en lattis bois vertical (ou matériau d’aspect similaire) ou en barreaudage (teintes admises verte, brune ou grise). A l’exception des maisons d’habitation individuelles, les portails coulissants sont prohibés.

Eléments techniques

Afin de préserver les perspectives et points de vue, les paysages urbains et naturels et la qualité architecturale et patrimoniale du territoire communal, toute installation d’ouvrages et d’éléments techniques seront limités au minimum et dans la mesure du possible dissimulés de façon à se fondre dans les façades, les toitures et les tènements. Ils devront donc respecter les directives ci-après.

En toiture : Les antennes et les paraboles ne devront pas dépasser la ligne du faîtage des toitures à pans, devront être discrètes lorsqu’elles sont installées sur des toitures plates et ne devront pas

VE2A | Page 199/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

être visibles depuis les espaces publics.

Les édicules techniques installés en toitures (puits d’ascenseur, cage d’escalier, gaine et boîtier de ventilation, de climatisation, d’aération, etc.) devront être dissimulés au maximum, en tenant compte des percées visuelles au-dessus des bâtiments.

En façade : Les gaines et les boîtiers de ventilation, de climatisation, d’aération installés en façades des bâtiments devront être le plus discrets possibles, sans être visibles depuis les espaces publics. S’ils ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Les fils électriques et de télécoms devront être impérativement encastrés au sein des murs de façade. Dans l’hypothèse où une impossibilité technique est rencontrée (à justifier), le cheminement des fils devra être placés à la jonction des débords de toiture et des murs de façades afin de s’intégrer au mieux dans la composition extérieure.

Sur terrain : Les locaux techniques des pompes à chaleur devront être masqués par des aménagements paysagers. Les locaux techniques des piscines devront être les plus discrets possibles, notamment s’ils sont visibles depuis les espaces publics.

Les citernes de récupération des eaux de pluie ou autres cuves seront soit enterrées soit dissimulées via un écran naturel végétal ou un dispositif de pare-vue s’intégrant qualitativement au terrain, dès lors que celles-ci sont visibles depuis les espaces publics. Sous réserve du respect du règlement intercommunal de la collecte des déchets, émis par la Communauté de Communes du Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les conteneurs à déchets ménagers privés devront être installés de façon accessible tout en étant dissimulés par des aménagements paysagers ou tout en étant intégrés soit à la construction d’un bâtiment dédié ou soit dans les immeubles collectifs.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Sur voirie : Les boîtiers de transformation électrique des logements individuels devront s’intégrer au mieux dans le paysage à proximité. Pour cela, l’intégration des boîtiers individuels dans les murets bahuts des clôtures sont vivement recommandées.

Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées en-dehors d’un lotissement devront être installées à l’entrée de la propriété privée, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des immeubles devront être installées soit à l’intérieur des halls d’entrée soit à l’entrée de la résidence, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées dans des lotissements devront être installées à l’entrée du lotissement, de préférence intégrées aux éléments de clôture.

Équipements relatifs aux nouvelles technologies et énergies renouvelables

Panneaux photovoltaïques : L’installation de panneaux photovoltaïques devra être de préférence intégrée à la couverture de la toiture. Elle sera cependant tolérée en surimposition de la couverture de la toiture. En aucun cas, les panneaux photovoltaïques ne seront accordés lorsqu’ils dépassent des acrotères et des faîtes de toit. Ils ne seront également pas tolérés en ajoutés de façades. Dans tous les cas de figure, leur coloris sera mat et devra s’approcher du coloris du revêtement de la toiture de la construction sur laquelle ils seront apposés.

Ils devront être positionnés de préférence sur les versants de toiture les moins exposés depuis les espaces publics. Ils devront être installés de façon ordonnancée et continue, afin de prendre en compte les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement. Les positionnements discontinus afin d’éviter les éventuels obstacles (conduits de cheminées, fenêtres de toit, édicules techniques…) ne seront pas acceptés.

En cas d’implantation au sol, la surface générée par l’installation de panneaux photovoltaïques au sol sera comptabilisée dans le calcul de l’emprise au sol du tènement.

Pompes à chaleur (PAC) : Si les groupes externes des pompes à chaleur ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être

VE2A | Page 200/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Le tracé des goulottes et des raccords nécessaires à l’installation et à l’utilisation d’une pompe à chaleur devra minimiser au maximum son impact sur l’aspect des façades et des toitures. Afin de réduire au minimum la visibilité de ces fils électriques sur les façades frontales (donnant sur les espaces publics), leur passage sera privilégié via les façades latérales voire arrières des bâtiments existants et futurs.

Isolation thermique par l’extérieur (ITE) : L’intervention d’une isolation thermique par l’extérieur devra être uniquement envisagée dans le cadre où celle-ci ne dénature pas les attributs caractéristiques architecturaux et patrimoniaux de l’édifice.

Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur autorisent une épaisseur maximale de dépassement de 30 centimètres par rapport aux règles d’implantation des constructions par rapport aux limites d’alignement et aux limites séparatives (2.1) afin d’isoler les façades, surélever les toitures et installer des dispositifs de protection contre le rayonnement solaire.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 201/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

UR 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : 2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

Emprise au sol

Non réglementée.

Espaces libres

Les espaces libres correspondent à la superficie du terrain non-occupée par les constructions constitutives d’emprise au sol et les espaces verts, qu’ils soient de pleine terre ou non.

Les espaces perméables correspondent aux surfaces devant rester perméable aux eaux pluviales par un traitement de sol favorisant les infiltrations naturelles. Le terme d’espaces perméables désigne les surfaces permettant aux eaux de pluie et de ruissellement de s’infiltrer dans les sols. Il s’agit à la fois des espaces végétalisés de pleine terre et des espaces libres perméables (graviers tout venant, revêtement de type Evergreen, toitures plates végétalisées…)

De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement de ces espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Espaces végétalisés de pleine terre

Le terme d’espaces végétalisés indique les surfaces permettant à la biodiversité (faune et flore) de se constituer et de se reproduire, via la présence d’herbes, de fleurs, de légumes, de fruits, d’arbustes et d’arbres.

Un espace est considéré comme de pleine terre lorsqu'il n'existe aucune construction en sous-sol, ni en surplomb permettant d’assurer la continuité entre le sol et le sous-sol et ainsi d’exercer des fonctions associées à un sol naturel.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Règle générale : Dans le cadre d’un projet de construction neuve sur un terrain nu, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, les espaces libres de constructions seront gérés en espaces végétalisés. Les enrobés et les bétons sont interdits en tant que revêtements de sols.

• Du côté du canal, les terrasses seront construites avec des matériaux perméables, • Du côté de la voie, un emplacement de stationnement par logement sera

imperméabilisé par du dallage.

Plantations

Les limites séparatives entre les lots seront marquées par la plantation et l’entretien d’haie vive d’essences végétales locales d’1,5 mètre de large (75 centimètres sur chaque lot). La hauteur des haies vives par rapport au niveau du terrain naturel sera comprise entre 1,2 mètre et 1,8 mètre.

Les arbres devant être supprimés (nombre décimal à arrondir au supérieur, le cas échéant) doivent être remplacés en nombre et en amplitude équivalents (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte minimum) sur le même lot.

Tout projet d’aménagement, de construction, d’installation et de travaux devra être conçu afin de conserver au maximum les arbres et arbustes existants.

Les éléments non-bâtis patrimoniaux remarquables, de même que les Eléments de Paysage Remarquable (EPR), recensés au sein de l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et via le marqueur « étoile à 5 branches verte » du Règlement Graphique, ne pourront être abattus sans motif sanitaire et sécuritaire valables.

Ces arbres devront être choisis de façon diversifiée via le Guide Communal des Essences Locales Végétales, mis à disposition en annexe au Règlement Ecrit du PLU.

Dispositions particulières : Des mesures compensatoires peuvent être accordées dans l’optique où elles seront jugées satisfaisantes par le service instructeur.

VE2A | Page 202/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements en matière de performances énergétiques et environnementales

Constructions nouvelles : Les constructions neuves doivent s’élaborer dans le respect des normes établies par la Réglementation Environnementale (RE) en vigueur. Les volumes (hauteur, longueur, largeur) des projets doivent tendre à intégrer les principes de l’architecture bioclimatique afin d’assurer le confort intérieur, tant en période hivernale qu’estivale. Les paramètres de dimensionnement, d’orientation, d’isolation des façades et de protection des ouvertures constituent également des outils pour optimiser les « apports passifs » en termes de chaleur, de fraîcheur et de luminosité. Le recours aux dispositifs de production d’énergies renouvelables est vivement conseillé. C’est pourquoi, dans le cadre d’un projet d’aménagement d’ensemble, différents modes de production pourront être regroupés dans l’enceinte de plusieurs bâtiments et/ou parkings au regard de leur localisation et/ou orientation.

Rénovation et réhabilitation :

• Les travaux de ravalement de façade et/ou de réfection de toiture, d’aménagement de locaux afin de les rendre propres à l’habitat impliqueront le respect des normes de performances énergétiques en vigueur,

• Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur ne devront pas excéder une surépaisseur de 20 centimètres et devront être qualitatifs en termes de confort de température et de renouvellement de l’air mais également en termes d’aspect architectural, notamment par un habillage et une animation des façades (pertinence des matériaux, éléments de décor…),

• Les travaux de remplacement des menuiseries et des vitrages devront respecter les caractéristiques thermiques réglementaires en vigueur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 203/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

UR 8Stationnement

Intitulé du document : 2.4 Stationnement

2.4 Stationnement

Les besoins de stationnement des véhicules automobiles ou motocycles des opérations projetées doivent être assurés en dehors des voies publiques et des dessertes collectives. Lorsqu’une construction accueille plusieurs destinations et sous-destinations, le nombre total des emplacements de stationnement exigibles sera défini en fonction de chaque norme applicable à chacune d’entre elles.

Tout emplacement de stationnement de véhicules, qu’il soit couvert ou non-couvert, sera de dimensions minimales : 2,5 mètres de largeur sur 5 mètres de longueur (soit une surface totale minimale de 12,5 mètres carrés). Les dimensions minimales des emplacements de stationnement dédiées aux personnes à mobilité réduite seront de : 3,3 mètres de largeur sur 5 mètres de longueur (soit une surface totale minimale de 16,5 mètres carrés).

Lorsqu’un espace de stationnement a été pris en compte, dans le cadre d’une concession à long terme ou d’une acquisition, il ne pourra être pris en compte dans le contexte d’un nouveau projet.

A compter de 8 places de parking couvertes ou non-couvertes, quelle que soit la destination et la sous-destination du bâtiment, un dispositif de séparateur d’hydrocarbures devra être prévu.

Règle générale : Selon la typologie et la destination du bâti, il est exigé un nombre minimal de 2 places de parking par logement créé d’habitat individuel ou collectif, dont 50 % au minimum devra être intégrée au volume de la construction ou couvertes.

Les places de parking dites « en enfilade » ou « commandées » (uniquement accessibles via les places de parking les précédant) ne seront pas prises en compte dans le calcul du nombre d’emplacements de stationnement minimal requis.

De préférence, les emplacements de stationnement des véhicules motorisés devront observer une distance minimale de recul de 75 centimètres vis-à-vis des limites séparatives entre les lots afin de permettre la plantation et l’entretien d’une haie.

Les emplacements de stationnement extérieurs devront être végétalisés et être paysagés afin de s’intégrer au mieux à leur environnement à proximité. Un arbre de moyenne à haute-tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte) devra être planté pour chaque tranche de 4 places de parking externes.

Dispositions particulières :

Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, le nombre de places de parking sera défini afin de répondre aux besoins en stationnement du projet.

Tout mètre carré dépassant les plafonds définis, qu’il s’agisse du nombre de logements ou de la surface de plancher, implique la création d’un emplacement de stationnement.

Dans l’hypothèse de projets de constructions n’étant pas réglementés, le nombre d’emplacements de stationnement de véhicules devra répondre impérativement aux besoins de l’opération projetée.

Dans le cadre de réhabilitation, de changement de destination et de sous-destination ou d’extension de bâtis existants, seules les surfaces de plancher créées ou créant de nouveaux logements ou de nouvelles activités seront prises en compte dans le calcul du nombre de places de parking.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 204/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

UR 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : 3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

Accès

Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Pour les projets de division foncière de tènements nus en vue de bâtir ou de Permis d’Aménager en vue de lotir, un seul et unique accès débouchant sur la voirie publique sera autorisé, sauf impossibilités techniques à justifier.

En cas de division foncière en vue de bâtir, dont le tènement existant avant division foncière dispose d’ores et déjà d’un accès routier, celui-ci devra être conservé et mutualisé afin de ne pas surcharger le réseau routier existant, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Concernant les projets de construction de maisons d’habitation individuelle, un seul et unique accès sera accepté. Le ou les accès d’ores et déjà existant(s) dans le cadre d’une réhabilitation devra / devront être conservé(s), à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous :

• Toute création d’accès au réseau routier public devra prévoir la collecte des eaux de pluie et de ruissellement à son entrée, via la mise en place d’une grille raccordée au dispositif d’évacuation des eaux pluviales de la propriété privée,

• Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant,

• Les groupements des garages ou des emplacements de stationnement de véhicules sont obligatoires afin de présenter un seul et unique accès sur la voirie publique, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent,

• Les sorties particulières des véhicules motorisés desservant une maison d’habitation individuelle doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 3,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs maisons d’habitation individuelle ou des bâtis d’habitation intermédiaire ou d’un seul immeuble d’habitation collective doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs immeubles d’habitation collective

VE2A | Page 205/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 6,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

(véhicules de sécurité et de lutte contre les risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules légers de tourisme sans difficultés.

Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément opérer un demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de retournement si nécessaire).

Voirie

Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et aux particularités urbaines des quartiers d’habitat. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

Toute voie nouvelle (dont celles de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter :

• Pour les projets de constructions inférieurs ou égaux à 4 maisons d’habitation individuelle, une largeur de chaussée de 3,5 mètres minimum en tout point,

• Pour un lotissement comportant plus de 4 maisons d’habitation individuelle ou pour les bâtiments d’habitation intermédiaire (villas jumelées et immeuble collectif inférieur ou égal à 4 logements), une largeur de chaussée de 5 mètres minimum en tout point,

• Pour un immeuble d’habitation collective, comprenant plus de 4 logements, une largeur de chaussée de 6,5 mètres minimum en tout point ; dont 1,5 mètre de cheminement piéton sécurisé exigé,

• Et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 206/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

UR 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : 3.2 Desserte par les réseaux

3.2 Desserte par les réseaux

Eau potable

Toute construction à usage d’habitation ou d’activités doit être impérativement raccordée au réseau public d’eau potable, en respectant les normes de raccordements prescrites par son gestionnaire. Cependant, au titre des :

• Article L.2224-9 du Code des Collectivités Territoriales, l’utilisation d’une ressource propre en eau potable sur la propriété privée (prélèvement via puits ou forage) destinée à la consommation humaine et à un usage unifamilial doit être déclarée auprès du service technique concerné de la Mairie de Publier,

• Articles L.1321-7 et R.1321-6 du Code de la Santé Publique, dans le contexte d’un usage collectif ou un objectif agroalimentaire, ce prélèvement devra au préalable être autorisé par un arrêté préfectoral.

réseau public d’assainissement collectif par un dispositif d’évacuation de typologie séparative, dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

A compter de 8 emplacements de stationnement de véhicules, tant intérieures qu’extérieures, un dispositif séparatif des hydrocarbures doit impérativement être installé.

En ce qui concerne les constructions existantes non-raccordées et ne pouvant être raccordées au réseau public d’assainissement collectif, les dispositifs d’assainissement non-collectif (fosses septiques) doit être conformes aux règlements sanitaires en vigueur.

Dans tous les cas de figure, l’évacuation des eaux usées non-traitées est interdite dans les ruisseaux, les fossés ou le réseau public des eaux pluviales.

La gestion du réseau public d’eau potable relevant de la compétence de l'autorité compétente en la matière, les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles auprès de cet unique interlocuteur.

L’adduction d’eau potable doit être assurée dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

Dans le cadre de la sécurité incendie, les emplacements d’implantation de bouches d’incendie sur les canalisations du réseau public communal d’eau potable et d’installation de dispositifs de lutte contre les incendies devront être préalablement déterminés avec le service technique compétent.

Eaux usées

La gestion du réseau public d’assainissement collectif relevant l'autorité compétente en la matière, les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles au sein du Règlement d’Assainissement Collectif rédigé par la CCPEVA, ci-annexé au présent Règlement Ecrit.

Toute construction générant des rejets d’eaux usées domestiques doit être raccordée au

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Eaux pluviales et de ruissellement

Tout projet de construction engendrant une diminution de la superficie permettant l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de l’emprise foncière devra comporter un dispositif d’évacuation des eaux pluviales assurant :

• Leur collecte (chéneaux, gouttières et canalisations), • Leur rétention (citerne, cuve de rétention ou bac de réemploi), • Leur infiltration ou leur rejet.

Les dispositifs de gestion écologique des eaux de pluie et de ruissellement, via des techniques dites alternatives, seront privilégiées notamment au moyen d’ouvrages superficiels intégrés dans le paysage (noues, mares, bassins paysagers, tranchées d’infiltration…). En outre, la réutilisation des eaux de pluie et de ruissellement collectées à l’unité foncière est vivement encouragée.

L’ensemble du dispositif sera conçu de telle façon que le débit de pointe généré par le projet soit inférieur ou égal au débit primitif relevé avant la concrétisation dudit projet sur l’emprise foncière et ce, sans pouvoir dépasser le seuil de 3 litres par seconde.

VE2A | Page 207/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

La conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace public pourra être éventuellement exigé.

1. Rétention puis infiltration Dans le cadre de difficultés à mettre en œuvre les dispositifs écologiques disponibles, le dispositif de gestion des eaux pluviales devra privilégier la méthode de l’infiltration dans le sol de l’unité foncière afin de ne pas saturer le réseau communal des eaux pluviales et par conséquent, de ne pas engendrer des travaux de redimensionnement dudit réseau.

Dans l’hypothèse d’un dispositif d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans un sol très peu perméable, l’excédent des eaux pluviales rencontrant des difficultés à s’infiltrer pourra être dirigé via une surverse dans l’exutoire à proximité, toujours à la condition de ne pas excéder le seuil de 3 litres par seconde.

Cette surverse et son débit de fuite seront rejetés : • Dans le réseau public des eaux pluviales, s’il existe, • Dans le fossé non-routier ou le ruisseau le plus proche, uniquement en l’absence de réseau communal des eaux pluviales.

2. Rétention puis rejet Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier) d’infiltrer les eaux de pluie et de ruissellement, démontrée par une étude hydrogéotechnique, le dispositif de gestion des eaux pluviales pourra se raccorder au réseau public d’évacuation des eaux pluviales après une latence dans une zone dite « tampon » créée par une cuve de rétention, sous réserve de l’accord du service technique concerné (service technique de la Mairie de Publier).

Dispositif de rétention puis d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 208/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

3. Gestion des eaux de baignade, de nettoyage et de vidange de piscine • Les eaux de filtration seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées,

à l’exception des dispositifs de filtration ne nécessitant pas d’évacuation de leurs eaux (en exemple, les équipements de filtration tubulaire à cartouches), • Les eaux de nettoyage du bassin seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées, • Les eaux de baignade seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales, après la mise en œuvre du processus de déchloration ou de neutralisation du désinfectant utilisé, le cas échéant.

Le débit de rejet de ces eaux de piscine devra être régulé à 3 litres par seconde dans chaque réseau correspondant, de façon à ne pas les surcharger.

Il est également possible d’infiltrer directement dans les sols non-saturés en eau de la propriété privée les eaux de baignade. Pour cela, il faudra au préalable s’assurer de la faisabilité du procédé (capacité d’absorption des sols, servitude d’écoulement des eaux) lors de la conception du projet de piscine.

Dispositif de rétention puis de rejet des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Lorsque les eaux de pluie collectées par les aménagements de la propriété privée (eaux de toiture, de voirie privée…) ne peuvent être rejetées dans le réseau communal des eaux pluviales ou en l’absence de celui-ci, elles devront être collectées par un dispositif individuel dimensionné selon les besoins du projet, sans être canalisées puis elles devront être rejetées dans le réseau d’évacuation propre à la voirie publique.

Cependant, il est strictement interdit de rejeter les eaux de pluie dans les dispositifs d’assainissement pluvial des routes départementales (destinées à recueillir uniquement les eaux pluviales des chaussées). Par ailleurs, les systèmes de pompe de relevage des eaux de pluie est prohibé.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Déchets

La collecte et la gestion des déchets domestiques relevant de la compétence l'autorité compétente en la matière, dont le règlement de collecte applicable est disponible auprès de cet unique interlocuteur.

Tout projet de construction de logements, qu’il soit collectif ou semi-collectif ou un lotissement de maisons d’habitation individuelles, doit être doté d’emplacements privilégiés afin d’aménager les conteneurs d’ordures ménagères et de tri sélectif des déchets domestiques. Ceux-ci seront implantés à proximité des itinéraires de collecte, effectués le long des voies communales et départementales et ce, dans le respect des dispositions sanitaires.

Dans une démarche éco-responsable de mutualisation des impacts économiques (carburants), fonciers (consommation et imperméabilisation des sols) et temporels (réduction des tournées), les emplacements d’aménagement des conteneurs d’ordures

VE2A | Page 209/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UR

ménagères de plusieurs opérations immobilières devront, dans la mesure du possible, être regroupés en respectant les directives du service technique compétent de la CCPEVA.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 210/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UE

Vocation et dispositions spécifiques

Zone UX

Ce que la zone UX autorise, en clair

UX 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activités

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

Destination

Sous-destination

Autorisée

Exploitation agricole et forestière

Exploitation agricole Exploitation forestière

Habitation

Logement Hébergement

Artisanat et commerce de détail

Commerce et activités de

services

Restauration

Commerce de gros Activités de services où s’effectue

l’accueil d’une clientèle

Hôtels

UXc, UXm UXc

UXm

UXm, UXc

Autres hébergements touristiques

Equipements d’intérêt collectif et

services publics

Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public

des administrations publiques et assimilés

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés Établissements d'enseignement, de santé

et d’action sociale

Salles d'art et de spectacles

Équipements sportifs

UXc

UXc, UXm, UX

UXc, UXm

UX,UXc, UXm

Lieux de culte

Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou

Autres équipements recevant du public

Industrie Entrepôt Bureau

UXc, UXm UX UX, UXc UX, UXm, UXc

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Autorisée sous conditions

(1) UXm, UX, UXc

(2) UXc, UXm, UX

Interdite UX, UXc,

UXm UX, UXc,

UXm

UX, UXm, UXc

UX UXm, UX UX, UXc

UX UXc, UXm,

UX UXm, UX UX, UXc,

UXm

UX UXc, UXm,

UX

UXc, UXm, UX UX

UXc, UXm UXm

tertiaire

Centre de congrès et d'exposition Cuisine dédiée à la vente en ligne

UXm UX, UXc

UXc, UX UXm

Sont de plus interdits dans l’ensemble de la zone Ux :

• L’ouverture et l'exploitation de carrières,

• Les dépôts de véhicules, de matériaux inertes ou de récupération, les garages collectifs de véhicules particuliers ne correspondant pas aux besoins d'une opération de logements,

• Le stationnement, hors garage, supérieur à trois mois, de caravanes isolées, tels que visés à l’article R. 111-37 du Code de l’Urbanisme, qu’elles aient ou non conservé leur mobilité,

• Les garages collectifs de caravanes,

• Les nouveaux terrains de camping et de caravanage,

• Les habitations légères de loisirs et les résidences mobiles de loisirs,

• Les constructions et installations légères, transportables et non fondées, sauf dans le cas de chantiers provisoires, de bâtiments publics ou d'intérêt collectif,

• Les affouillements et exhaussements de sol non autorisés dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ci- après.

• Dans les périmètres protégés de captage d'eau potable, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur (par arrêté préfectoral) :

o Sur le périmètre rapproché : les activités utilisant des produits toxiques ou polluants (traitement de surface, teinturerie, peinture et siccatifs, tannerie, etc.), les excavations et gros terrassements supérieurs à 1,5 mètre de profondeur, ainsi que les pompages privés de la nappe,

o Sur le périmètre éloigné : les activités polluantes et les prélèvements d’eau à la nappe.

VE2A | Page 228/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

Sont autorisées sous conditions particulières les occupations et utilisations du sol suivantes :

• Les constructions à usage d’habitation à condition d’être nécessaires au fonctionnement des activités présentes (logements de fonction d’une surface maximale de 50 mètres carrés de surface de plancher) ou destinées à accueillir les employés des entreprises présentes dans la zone (logements d’entreprise d’une surface maximale de 80 mètres carrés, sous réserve que les baux soient strictement liés à des contrats de travail ; à l’appréciation de l’autorité compétente),

• En UXm : les activités artisanales et commerciales à condition que leur surface de vente soit inférieure à 500 mètres carrés,

• En UXc : les activités artisanales et commerciales à condition que leur surface de vente soit supérieure à 500 mètres carrés,

• En UX : seules les activités artisanales sont autorisées.

Sont de plus admis dans la zone Ux :

• Les exhaussements, les affouillements, remblais et déblais, à la condition qu’ils soient strictement nécessaires à la construction et à l’aménagement des bâtiments à construire. Ils devront respecter les dispositions relatives à l’insertion architecturales, urbaine et paysagère des constructions,

• Les constructions et les installations essentielles à la production, au transport, à la distribution et au stockage d’énergies,

• Les constructions secondaires aux constructions principales existantes à destination d’habitation, limitées à 2 annexes maximum par construction principale à usage d’habitat individuel.

• L’édification et la rénovation de clôtures, de portails et portillons, dans le respect des dispositions relatives à l’insertion architecturales, urbaine et paysagère des constructions.

Sont autorisés selon les conditions exposées ci-après, les projets localisés dans la ZAE des Vignes Rouges :

Les Règlements d’Urbanisme des lotissements (pièces PA10) issus des Permis d’Aménager n°074 218 19 A 0002 et n°074 218 19 A 0003, concernant la Zone d’Activités Economiques (ZAE) des Vignes Rouges située dans la Plaine d’Amphion-les-Bains, gérés par la Communauté de Communes du Pays d’Evian – Vallée d’Abondance (CCPEVA) devront être respectés en tout point par les projets futurs. Ils sont disponibles au sein de l’annexe n°4 au Règlement Ecrit du présent PLU.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 229/401

Non réglementée.

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

UX 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : 1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 230/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

UX 3Implantation des constructions

Intitulé du document : 2.1 Volumétrie et implantation des constructions

Volumétrie et implantation des constructions

Hauteur des constructions

Le plan altimétrique contenant les cotes topographiques sera employé afin de déterminer un point non-susceptible d’être modifié par les travaux projetés, servant de base de référence afin de calculer la hauteur.

mètres au faîtage. En cas de toiture-terrasse végétalisée, la hauteur des constructions ne devra pas dépasser 15 mètres à l’égout du toit.

La hauteur des constructions et des installations sera mesurée à compter du niveau du terrain naturel (avant travaux d’exhaussement et/ou d’affouillement de terre) jusqu’au point culminant.

Dans une bande de 100 mètres de largeur depuis les rives du lac Léman, la hauteur des constructions et des installations ne devra pas dépasser la hauteur des constructions et des installations existantes à proximité.

Dans le cadre d’un projet sur un tènement en déclivité, la hauteur sera mesurée à l’aplomb de tout point de la construction projetée.

Pour les constructions neuves, les combles et/ou les attiques ne comporteront qu’un seul et unique niveau au sein du bâtiment. Les attiques devront respecter un retrait minimal d’1,5 mètre à partir du nu externe des façades de l’étage inférieur et ne pas excéder une surface représentant 50 % de l’emprise au sol de la construction projetée.

Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant des combles

Les édicules techniques (bouches d’aération, sorties de cheminée, antennes de télécoms, etc.) ne sont pas compris dans le calcul de la hauteur des bâtis.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de leur hauteur, à la condition de ne pas excéder 30 centimètres de surépaisseur de toiture.

Règle générale : Dans la zone Ux, la hauteur des constructions et des installations ne devra pas excéder 15

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Hauteur à l’égout d’une construction comportant une toiture plate

VE2A | Page 231/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

Au sein des zones UXc et UXm, la hauteur des constructions et des installations ne devra pas excéder 14 mètres au faîtage. En cas de toiture-terrasse végétalisée, la hauteur des constructions ne devra pas dépasser 14 mètres à l’égout du toit.

Dispositions particulières :

Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, la hauteur n’est pas plafonnée. Toutefois, la hauteur du bâti projeté devra être adaptée à l’usage et cohérente avec les bâtis alentours afin d’assurer une insertion qualitative dans l’environnement.

Le seuil de hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel pourra être dépassé dans l’hypothèse d’un besoin spécifique de gestion de la toiture, dûment justifié par des impératifs techniques ou des contraintes de fonctionnement et d’exploitation du bâtiment.

Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant des combles

Hauteur à l’égout d’une construction comportant une toiture plate

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation par rapport aux emprises publiques, aux voiries publiques et voies privées ouvertes ou fermées à la circulation générale

Le champ d’application du présent article englobe les emprises publiques, les voies publiques, les chemins ruraux et les voies privées, qu’elles soient ouvertes ou non à la circulation automobile (hors servitudes de passage).

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires et le cas échéant, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre et de leurs terrasses soutenues ou non par des poteaux de soutien.

Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne seront pas pris en compte. La hauteur des éléments en surplomb de l’espace public devra être de 4,5 mètres au minimum depuis le niveau du terrain achevé.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises publiques ou privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation. Au surplus des dispositions relatives au traitement environnementale et paysager des

VE2A | Page 232/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

espaces non bâtis et des abords des constructions (2.3), afin de permettre le libre passage de l’eau et de la faune, les rives naturelles des cours d’eau doivent être entretenues en espaces libres de toute construction et de tout mouvement de terre inopportun, en respectant de facto un recul d’implantation vis-à-vis des cours d’eau. Celui-ci sera à adapter en fonction des situations topographiques et du caractère naturel des lieux d’implantation. Cette disposition réglementaire n’engage pas les ouvrages et infrastructures de franchissement des cours d’eau.

Règle générale : Dans l’ensemble de la zone Ux, la distance d’implantation minimale des constructions et des installations vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique, les emprises publiques existantes ou projetées (emplacements réservés) ou la voirie privée sera de 4 mètres.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur la voirie de desserte

Dispositions particulières : 1. Pour les nouvelles constructions

La distance minimale d’implantation des constructions et des installations, pourra être inférieure ou supérieure à celle imposée par la règle générale ci-dessus :

• Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

• Dans l’hypothèse d’aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite,

• Dans le cas de création d’emplacements de stationnement souterrains,

VE2A | Page 233/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

• Dans le cadre de constructions ou d’installations secondaires (carport, pergola, cabanon, appentis…) accolées ou non accolées, closes ou non-closes. La distance d’implantation minimale vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique ou privée devra être de 2 mètres minimum et ce, aux conditions cumulatives que la hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel et que la longueur de chaque façade de l’annexe n’excède pas 8 mètres,

• Dans le cas d’installation d’une piscine hors-sol, semi-enterrée ou enterrée, la distance minimale de retrait est de 4 mètres depuis la limite d’alignement, comptée depuis la margelle. Dans l’hypothèse d’une piscine enterrée dépourvue de margelles, la mesure sera effectuée depuis le rebord du bassin.

2. Pour les extensions et les surélévations

Afin de poursuivre et de pérenniser l’alignement des différentes façades créant un front bâti continu, les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie privée, la voie publique ou l’emprise publique ; aux conditions cumulatives que :

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’engendrent pas des problèmes de visibilité, de passage et donc de sécurité publique,

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’aggravent pas la situation existante.

par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres (hormis pour les constructions en bordure de voie).

Les constructions et les installations autorisées sur le domaine public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Règle générale : La distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites de propriété privée séparatives devra être égale ou supérieure à la moitié de la hauteur de chaque façade attenante à chaque limite (d = h / 2), sans être inférieure à 5 mètres minimum.

Et également, dans le cas de figure où les extensions des constructions principales ou secondaires existantes comblent une dent creuse afin de constituer un front bâti.

Implantation des constructions vis-à-vis des limites séparatives

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre, de leurs terrasses soutenues ou non soutenues par des poteaux de soutien. Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne sont pas pris en compte.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Dispositions particulières : 1. Pour les constructions principales

Les constructions et les installations pourront être admises jusqu’en limites de propriété privée séparatives, dans les cas de figure ci-après :

VE2A | Page 234/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

• La construction de bâtis mitoyens, s’adossant à des délaissés de façade aveugles existants,

• La construction dans les dents creuses, permettant de créer un front bâti continu sur la voirie,

• Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

• Les aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite,

• Les servitudes de cour commune entre deux propriétés privées riveraines (les dispositions relatives à l’implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété sont par conséquent applicables au projet).

2. Pour les constructions secondaires

Dans le cas de figure de constructions secondaires (carport, pergola, appentis, cabanon…) accolées ou non-accolées, closes ou non-closes, la distance d’implantation minimale vis-à-vis des limites de propriété privée pourra être de 2 mètres et ce, selon les conditions cumulatives suivantes :

• La hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel,

• La longueur de chaque façade de l’annexe ne dépasse pas 8 mètres.

Implantation des constructions secondaires d’une hauteur au faîtage inférieure ou égale à 3,5 mètres vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

La distance minimale d’implantation des piscines hors-sol, semi-enterrées ou enterrées, comportant ou non une margelle sera de 4 mètres, à compter du bord du bassin.

Afin d’éviter de les disséminer, les annexes devront, dans la mesure du possible, être regroupées au sein de la propriété privée.

3. Pour les extensions et les surélévations

Les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation vis-à-vis des limites séparatives ; sous réserve qu’elles n’aggravent pas la situation existante ou encore qu’elles permettent de combler une dent creuse afin de constituer un front bâti.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 235/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété privée

La distance de retrait minimale sera mesurée depuis le nu externe des façades, sans tenir compte des éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture, de balcons ou de terrasses soutenues par des poteaux de soutien jusqu’à 1 mètre de largeur.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale entre chaque bâti existant sur une même propriété privée, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Règle générale : Excepté si elles sont accolées les unes par rapport aux autres, les constructions doivent respecter une distance de retrait minimale entres elles de :

• 6 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel des deux constructions excède 3,5 mètres,

• 2 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel de l’une des deux constructions n’excède pas 3,5 mètres.

Implantation des constructions principales et secondaires entre elles sur une même propriété privée

Dispositions particulières : A la condition qu’ils soient fondamentalement structurels de l’ensemble bâti, les éléments de liaison projetés entre les différents corps de bâtiments seront considérés comme étant accolés.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 236/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

UX 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : 2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

Préambule : En tout état de cause, chaque projet (quelle que soit son ampleur) devra proposer une insertion recherchée et argumentée tant à l’échelle foncière que dans l’environnement alentour, afin de préserver la qualité architecturale, environnementale, patrimoniale, paysagère et urbanistique du territoire communal.

Les dispositions générales indiquées en préambule du présent règlement écrit devront être prises en compte dans toute élaboration d’opérations immobilières ou dans toute rénovation de bâtis existants.

Les dispositions des paragraphes ci-dessous exposées ne concernent pas les projets d’équipements publics et d’intérêts collectifs, qui par leur fonction et leur usage, induisent des typologies de densité, d’implantation, de volume, de façade, de toiture, d’annexe et de clôture spécifiques, devant être adaptés à leur nature propre.

paysager et l’artificialisation et l’imperméabilisation du terrain. Le niveau du terrain naturel dans les marges de recul vis-à-vis des limites de propriété privée, définies par les dispositions relatives aux implantations des constructions (2.1), ne devra être en aucun cas modifié, excepté pour :

• La création des voies internes d’accès aux emplacements de stationnement des véhicules motorisés,

• L’édification d’espaces de vie extérieurs via le terrassement des talus, n’excédant pas 4 mètres de largeur depuis le nu externe des façades.

Cela ne dispense pas le porteur de projet de préserver le reste de l’emprise foncière de tout déblai et de tout remblai non-nécessaires à l’élaboration du projet.

Tout projet d’édification de murs de soutènement de terre sera accordé : • A la condition de justifier leur nécessité au projet, • Sous réserve d’une intégration qualitative dans l’environnement tant proche qu’éloigné.

Rénovation et réhabilitation : Concernant les réhabilitations et les rénovations des constructions traditionnelles existantes, repérées au titre des éléments patrimoniaux bâtis remarquables (liste dans l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Patrimoniaux Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et marqueurs « étoiles à 5 branches rouges » sur le Règlement Graphique), se référer à la section : « Dispositions applicables à toutes les zones » du présent Règlement Ecrit, rubriques : « Dispositions architecturales, paysagères et urbanistiques générales » et « Patrimoine à préserver. »

Densité, implantation et volume

L’implantation, la volumétrie et la densité de tout aménagement, de toute installation ou de toute construction devront être déterminées en tenant compte de la topographie de l’unité foncière, de l’environnement et des paysages alentours, de la culture architecturale préexistante et des perceptions lointaines et dominantes dudit projet appréhendé.

Le projet devra s’adapter au terrain naturel du site afin de réduire au maximum son impact

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Les enrochements sont strictement interdits, n’étant pas typiques de l’aménagement paysager des rives du lac Léman. Il est recommandé d’opter pour des palissades en bois naturel végétalisées ou des maçonneries enduites et/ou bardées. D’autres options pourront être accordées selon leur insertion dans leur environnement.

Façades

Aspect des façades : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des façades devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de revêtements de façades brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

La longueur des façades d’une construction projetée ne peut excéder 25 mètres, en dehors des balcons d’une largeur inférieure ou égale à 1,2 mètre. Une longueur supérieure sera

VE2A | Page 237/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

tolérée aux conditions cumulatives de création de décrochés de façade d’un mètre minimum et d’habillage et d’animation différents des façades, afin de rompre l’effet de masse. Dans l’hypothèse de l’extension de bâtis existants ou de la construction d’annexes accolées aux bâtis existants, une homogénéité des façades est requise afin d’assurer la cohérence de l’ensemble.

Lorsque ces extensions ou ces annexes ne sont pas construites avec les mêmes matériaux et coloris que les façades existantes de la construction principale, une harmonie d’aspect doit être impérativement proposée. Dans tous les cas de figure, les matériaux extérieurs devront présenter un aspect fini (aucun matériau brut d’apparence ne sera toléré). La rénovation et la réhabilitation des éléments bâtis remarquables ne devront pas modifier leur aspect originel (pierres apparentes, encadrements d’ouvertures, etc.)

Composition des façades : La composition des façades (ouvertures, éléments de bâti et éléments de décor) doit assurer un équilibre, via l’homogénéité des dimensions, des proportions, des rythmes, des matériaux et des coloris.

Afin d’assurer l’équilibre et la régularité des ouvertures en façades, il est préconisé que les ouvertures soient centrées et alignées entre elles, dans un souci de cohérence entre les étages et les façades d’une même construction.

Il est recommandé de limiter le choix des dimensions et des formes des ouvertures (fenêtres, portes-fenêtres, baies vitrées et fenêtres de toit) sur les constructions. Il est conseillé que toutes les ouvertures présentent des caractéristiques similaires quant à nombre de vantaux et à l’orientation des menuiseries (horizontal ou vertical), à l’exception des portes d’entrée et des portes de garage.

Habillage des façades : La préservation et la restauration des éléments de décor, d’habillage et de modénatures existants est obligatoire. Les éléments d’habillage (tels que les bardages et les parements…) sont vivement encouragés sur les façades des constructions tant nouvelles qu’existantes.

Les cheneaux, les gouttières et les descentes des eaux de pluie récoltées par les toitures des

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

constructions tant principales que secondaires devront être intégrées de manière qualitative à la composition architecturale des façades.

Concernant les constructions nouvelles, les caissons des volets roulants doivent être impérativement intégrés dans les murs de façades. Dans le cadre d’une réhabilitation ou d’une rénovation, les caissons des volets roulants doivent être a minima placés dans l’embrasure des ouvertures et au mieux, encastrés dans les murs de façades ; à l’exception d’impossibilités techniques avérées à justifier par le porteur de projet. Afin de ne pas aggraver d’éventuelles non-conformités, il est fortement recommandé d’apposer des caissons et des volets d’une teinte identique à ceux existants.

Dans le cadre d’un immeuble comportant des logements collectifs, aucun projet individuel de transformation d’un balcon en loggia ne sera accordé : il devra concerner l’ensemble des résidents afin d’être accordé et ce, dans l’objectif de conserver une unité d’aspect du bâtiment.

Toitures

Aspect des toitures : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des toitures devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de couverture des toitures brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

Les matériaux et teintes des toitures devront être cohérents avec les matériaux et les coloris des couvertures de toiture alentours. L’emploi des tuiles en terre cuite ou d’aspect similaire, à moyen ou à petit moule, sera privilégié pour les couvertures des toitures et ce, dans une teinte chaude (notamment rouge, marron ou brun).

Pour toute construction nouvelle, il est au minimum exigé une toiture à 2 pans, dont l’inclinaison sera comprise entre 40 et 60 %, végétalisée ou non-végétalisée. Les toitures plates ou à pans de faible inclinaison des constructions principales sont admises, à la condition qu’elles présentent une épaisseur de terre végétale et/ou substrat de 30

VE2A | Page 238/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

centimètres minimum. Dans le cadre d’une extension/surélévation et/ou d’une réfection d’une toiture existante dont les inclinaisons de pente de toits ne sont pas réglementaires, il pourra être dérogé à la règle sous réserve de l’appréciation de l’autorité compétente.

avant-toits pourront adopter une largeur différente à celle imposée, sous réserve de l’accord expresse du service instructeur. Concernant les toitures de jonction et de transition, des débords de toit différents pourront être admis.

Les faîtages des toitures des extensions de constructions principales ou de réalisation des constructions secondaires s’orientent dans le sens de celui utilisé pour la toiture de la construction principale, sauf si le projet architectural global le justifie.

Dans le respect des techniques constructives anciennes et caractéristiques du bâti ancien des rives du lac Léman, il est recommandé que les sens de faîtage des constructions principales et secondaires s’orientent :

• En cas de terrain plat, parallèlement à la voie, • En cas de terrain en déclivité, dans le sens de la plus grande pente.

La forme, le volume, la pente et le matériau des toitures des constructions secondaires pourront être différents de la construction principale, à la condition que les choix retenus soient harmonieux avec les bâtis existants.

Les constructions secondaires et les extensions des constructions principales d’une emprise au sol et/ou d’une surface de plancher inférieure à 50 mètres carrés pourront proposer une toiture plate non-végétalisée ou une toiture-terrasse accessible avec garde-corps et rambardes. En cas d’extension d’une construction principale, celle-ci se fera en continuité du volume de la construction existante de manière à éviter les décrochés.

Débords de toiture : La largeur des débords de toiture sera comprise entre 1 mètre et 1,2 mètre pour toute construction principale projetée. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale inférieure ou égale à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avant-toits sera proportionnée au volume de ladite extension. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale supérieure à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avanttoits de celle-ci sera identique à celle des avant-toits de la construction principale existante.

La largeur des débords de toiture sera proportionnelle au volume et à la forme de la construction secondaire. Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier), les

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Afin de conserver une unité de largeur des débords de toit des différents bâtis sur une même propriété privée, le service instructeur pourra également émettre des directives concernant l’homogénéité des largeurs des débords de toit entre les différentes constructions présentes et projetées et ce, selon leur usage propre.

Fenêtres de toit : Les fenêtres de toit doivent être positionnées de façon ordonnancée et continue afin de prendre en compte la composition des façades de la construction, ainsi que les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement.

Les ouvertures en toiture doivent nécessairement être encastrées dans le plan du versant de la toiture à pans et ne pas comporter de volets roulants extérieurs, afin de ne pas engendrer de surépaisseur disgracieuse.

La surface dédiée aux fenêtres de toit, aux verrières, aux puits de lumière et aux lucarnes n’excèdera pas 25 % de la surface totale de la toiture. Leur installation est interdite sur les croupes.

Annexes

Les règles ci-dessous s’appliquent uniquement pour les constructions secondaires des constructions principales à destination et usage d’habitation.

Appentis et cabanons de jardin : Les appentis et les cabanons de jardin devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera soit plate soit à un pan pour les appentis, dont le faîte de toit devra être accolé à la façade de la construction principale. La toiture sera soit plate soit à 2 pans pour les cabanons de jardin. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et des bâtiments alentours.

VE2A | Page 239/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

Carports et pergolas :

Les carports et les pergolas devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera de préférence plate pour les pergolas. Dans le cas de figure où la toiture est à un ou 2 pans pour les carports accolés, le faîtage devra être accolé à la façade de la construction principale. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et aux bâtiments alentours.

Couloirs de nage et piscines :

Que le bassin de baignade soit hors-sol, semi-enterré ou enterré, sa forme devra être simple (carrée, rectangulaire ou ronde). Il devra être revêtu d’un liner de teinte gris clair ou bleu clair. Les margelles seront de préférence en bois ou en pierres, de nuances crème, beige, grège, marron, brun ou gris.

Clôtures

Dans une optique de précision des aspects et des coloris des matériaux et des essences végétales à feuillage persistant ou caduque devant être employés au sein du territoire communal de Publier, un Nuancier Communal et un Guide Communal des Essences Végétales Locales sont annexés au présent Règlement Ecrit.

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente abrupte)

L’installation de clôtures donnant sur l’alignement ou sur les limites de propriété privées séparatives n’est pas obligatoire. Elles seront impérativement ajourées, sans comporter de dispositif occultant autre que végétal.

Les clôtures devront privilégier le passage de la petite faune d’une propriété privée à celles attenantes selon les principes émis au sein de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation thématique « Trames Vertes, Bleues et Noires. »

En cas de différence de niveau entre 2 propriétés privées ou d’une propriété privée par rapport à la voirie, la hauteur de la clôture est mesurée à partir du point médian égal à la différence de niveau entre les 2 terrains ou le terrain et la voirie.

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente douce)

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 240/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

Règle générale :

Dans le cadre de l’installation d’une clôture, tant sur l’alignement donnant sur la voirie que sur les limites de propriété privée séparatives, elle devra se présenter selon l’une des dispositions ci-après :

• Une haie composée d’essences végétales variées tant à feuillage persistant qu’à

feuillage caduque, ne comportant pas d’espèces végétales invasives et/ou exotiques et n’excédant pas 2 mètres de hauteur. Les jeunes plants des arbustes et buissons devront être implantés au minimum à 80 centimètres afin qu’ils n’empiètent pas sur l’espace public une fois devenus adultes,

• Un grillage souple ou rigide d’une hauteur inférieure ou égale à 2 mètres par rapport

au niveau du terrain naturel, adjoint ou non d’une haie vive,

• Un muret bahut maçonné d’une hauteur inférieure ou égale 80 centimètres par

rapport au niveau du terrain naturel, surmonté d’une clôture à claire-voie présentant un intervalle vide-plein régulier de 5 centimètres minimum, faiblement occultante (maximum 30 % d’occultation), adjoint ou non d’une haie vive ; l’ensemble ne dépassant pas 2 mètres de hauteur.

En toiture : Les antennes et les paraboles ne devront pas dépasser la ligne du faîtage des toitures à pans, devront être discrètes lorsqu’elles sont installées sur des toitures plates et ne devront pas être visibles depuis les espaces publics.

Les édicules techniques installés en toitures (puits d’ascenseur, cage d’escalier, gaine et boîtier de ventilation, de climatisation, d’aération, etc.) devront s’intégrer au mieux dans leur environnement, en tenant compte des percées visuelles au-dessus des bâtiments.

En façade : Les gaines et les boîtiers de ventilation, de climatisation, d’aération installés en façades des bâtiments devront être le plus discrets possibles, sans être visibles depuis les espaces publics. S’ils ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Afin de ne pas engendrer des risques de sécurité routière et piétonne, il est strictement interdit d’installer des systèmes occultants sur le dispositif de clôture donnant sur la voirie.

Les portails et les portillons pleins sont également interdits. Ils ne devront pas excéder une hauteur de 2 mètres par rapport au niveau du terrain naturel.

Les bâches, les panneaux opaques en ajout sur le grillage ou le dispositif à claire-voie et tout autre système occultant à apposer sur les dispositifs de clôture en vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives, autre qu’une haie vive, sont strictement proscrits.

Les fils électriques et de télécoms devront être impérativement encastrés au sein des murs de façade. Dans l’hypothèse où une impossibilité technique est rencontrée (à justifier), le cheminement des fils devra être placés à la jonction des débords de toiture et des murs de façades afin de s’intégrer au mieux dans la composition extérieure.

Sur terrain : Les locaux techniques des pompes à chaleur devront être masqués par des aménagements paysagers. Les locaux techniques des piscines devront être les plus discrets possibles, notamment s’ils sont visibles depuis les espaces publics.

Eléments techniques

Afin de préserver les perspectives et points de vue, les paysages urbains et naturels et la qualité architecturale et patrimoniale du territoire communal, toute installation d’ouvrages et d’éléments techniques seront limités au minimum et dans la mesure du possible dissimulés de façon à se fondre dans les façades, les toitures et les tènements. Ils devront donc respecter les directives ci-après.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Les citernes de récupération des eaux de pluie ou autres cuves seront soit enterrées soit dissimulées via un écran naturel végétal ou un dispositif de pare-vue s’intégrant qualitativement au terrain, dès lors que celles-ci sont visibles depuis les espaces publics.

Sous réserve du respect du règlement intercommunal de la collecte des déchets, émis par la Communauté de Communes du Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les conteneurs à déchets ménagers privés devront être installés de façon accessible tout en étant dissimulés

VE2A | Page 241/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

par des aménagements paysagers ou tout en étant intégrés soit à la construction d’un bâtiment dédié ou soit dans les immeubles collectifs.

Sur voirie : Les boîtiers de transformation électrique des logements individuels devront s’intégrer au mieux dans le paysage à proximité. Pour cela, l’intégration des boîtiers individuels dans les murets bahuts des clôtures sont vivement recommandées.

Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées en-dehors d’un lotissement devront être installées à l’entrée de la propriété privée, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des immeubles devront être installées soit à l’intérieur des halls d’entrée soit à l’entrée de la résidence, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées dans des lotissements devront être installées à l’entrée du lotissement, de préférence intégrées aux éléments de clôture.

Équipements relatifs aux nouvelles technologies et énergies renouvelables

Panneaux photovoltaïques : L’installation de panneaux photovoltaïques devra être de préférence intégrée à la couverture de la toiture. Elle sera cependant tolérée en surimposition de la couverture de la toiture. En aucun cas, les panneaux photovoltaïques ne seront accordés lorsqu’ils dépassent des acrotères et des faîtes de toit. Ils ne seront également pas tolérés en ajoutés de façades. Dans tous les cas de figure, leur coloris sera mat et devra s’approcher du coloris du revêtement de la toiture de la construction sur laquelle ils seront apposés.

Pompes à chaleur (PAC) : Si les groupes externes des pompes à chaleur ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Le tracé des goulottes et des raccords nécessaires à l’installation et à l’utilisation d’une pompe à chaleur devra minimiser au maximum son impact sur l’aspect des façades et des toitures. Afin de réduire au minimum la visibilité de ces fils électriques sur les façades frontales (donnant sur les espaces publics), leur passage sera privilégié via les façades latérales voire arrières des bâtiments existants et futurs.

Isolation thermique par l’extérieur (ITE) : L’intervention d’une isolation thermique par l’extérieur devra être uniquement envisagée dans le cadre où celle-ci ne dénature pas les attributs caractéristiques architecturaux et patrimoniaux de l’édifice.

Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur autorisent une épaisseur maximale de dépassement de 30 centimètres par rapport aux règles d’implantation des constructions par rapport aux limites d’alignement et aux limites séparatives (2.1) afin d’isoler les façades, surélever les toitures et installer des dispositifs de protection contre le rayonnement solaire.

Ils devront être positionnés de préférence sur les versants de toiture les moins exposés depuis les espaces publics. Ils devront être installés de façon ordonnancée et continue, afin de prendre en compte les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement. Les positionnements discontinus afin d’éviter les éventuels obstacles (conduits de cheminées, fenêtres de toit, édicules techniques…) ne seront pas acceptés.

En cas d’implantation au sol, la surface générée par l’installation de panneaux photovoltaïques au sol sera comptabilisée dans le calcul de l’emprise au sol du tènement.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 242/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

UX 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : 2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

Emprise au sol

L’emprise au sol correspond à la projection verticale des volumes des constructions, tous débords et surplombs inclus. Les cas de figure ci-dessous ne sont pas compris dans le calcul de l’emprise au sol :

• Les portions entièrement enterrées des bâtis (places de parking et box, caves et locaux techniques…),

• Tous les éléments de modénature tels que les marquises, les bandeaux, les corniches,

• Les balcons et les terrasses surélevées d’une largeur inférieure ou égale à 1 mètre et les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements,

• Les ouvrages et les infrastructures techniques nécessaires au fonctionnement des équipements publics ou d’intérêt collectif.

Les escaliers extérieurs, les balcons, les terrasses surélevées et les avant-toits d’une largeur supérieure à 1 mètre, les constructions secondaires dites annexes, de même que les piscines enterrées, semi-enterrées ou hors-sol, seront comptabilisés dans le calcul de l’emprise au sol.

Le respect du pourcentage d’emprise au sol ne concerne pas les situations suivantes : • La reconstruction du bâti dans le volume existant après démolition, • La reconstruction du bâti dans le volume existant après destruction de celui-ci dans le cadre d’un sinistre survenu depuis moins de 10 années, • Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques.

Règle générale : Dans la zone Ux : L’emprise au sol des constructions ne doit pas excéder 50 % de la superficie totale de l’unité foncière.

Dans la zone UXc : L’emprise au sol des constructions ne doit pas excéder 40 % de la superficie totale de l’unité foncière.

Dans la zone UXm : L’emprise au sol des constructions ne doit pas excéder 60 % de la superficie totale de l’unité foncière.

Espaces libres

Les espaces libres correspondent à la superficie du terrain non-occupée par les constructions constitutives d’emprise au sol et les espaces verts, qu’ils soient de pleine terre ou non.

Les espaces perméables correspondent aux surfaces devant rester perméable aux eaux pluviales par un traitement de sol favorisant les infiltrations naturelles. Le terme d’espaces perméables désigne les surfaces permettant aux eaux de pluie et de ruissellement de s’infiltrer dans les sols. Il s’agit à la fois des espaces végétalisés de pleine terre et des espaces libres perméables (graviers tout venant, revêtement de type Evergreen, toitures plates végétalisées…)

De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement de ces espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Les projets industriels, artisanaux et commerciaux devront répondre à l’exigence d’aménagements d’espaces verts paysagers adéquate selon leurs paramètres fondateurs (nature, fonction, volumétrie et aspect…) et leur environnement proche. Toutefois, ces aménagements paysagers ne devront pas remettre en cause la faisabilité du projet, ils devront demeurer compatibles avec les impératifs techniques rencontrés en cours de conception, de construction et d’usage desdits projets. Les surfaces libres de toute construction seront aménagées et plantées.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 243/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

Espaces végétalisés de pleine terre

Le terme d’espaces végétalisés indique les surfaces permettant à la biodiversité (faune et flore) de se constituer et de se reproduire, via la présence d’herbes, de fleurs, de légumes, de fruits, d’arbustes et d’arbres.

Un espace est considéré comme de pleine terre lorsqu'il n'existe aucune construction en sous-sol, ni en surplomb permettant d’assurer la continuité entre le sol et le sous-sol et ainsi d’exercer des fonctions associées à un sol naturel.

Règle générale : Dans la zone Ux :

1. Pour toutes constructions projetées : Dans le cadre d’un projet de construction neuve sur un terrain nu, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, la superficie dédiée aux espaces végétalisés de pleine terre devra représenter 20 % minimum de la surface totale de l’unité foncière.

construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, la superficie dédiée aux espaces végétalisés de pleine-terre devra représenter 20 % minimum de la surface totale de l’unité foncière.

Dispositions particulières : Dans le cadre d’un projet de construction sur un terrain bâti, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, dont la surface d’espaces végétalisés et/ou de pleine terre est d’ores et déjà inférieure au pourcentage minimal requis : le projet pourra être accordé sous réserve qu’il ne diminue pas les espaces végétalisés et/ou de pleine terre existants, du respect des autres règles de la zone et des mesures compensatoires mises en œuvre, selon l’appréciation de l’autorité compétente.

En tout état de cause, la végétalisation et la plantation seront prévues :

• Les marges correspondant à la distance de retrait minimal d’implantation exigée visà-vis des limites de propriété privée donnant sur l’alignement de voirie et séparatives feront l’objet d’espaces végétalisés,

• Des haies d’essences locales peuvent être imposées afin de masquer les bâtiments et les installations à destinations industrielle et artisanale.

2. Pour les constructions existantes à destination d’habitation (non-liées à des activités artisanales, commerciales et industrielles) :

Dans le cadre d’un projet de construction neuve sur un terrain nu, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, la superficie dédiée aux espaces végétalisés de pleine-terre devra représenter 30 % minimum de la surface totale de l’unité foncière.

Dans les zones UXc et UXm : Dans le cadre d’un projet de construction neuve sur un terrain nu, d’édification d’une

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

En zone Ux, concernant les activités : Résumé des pourcentages d’emprise au sol, d’espace libre et d’espace vert alloués à une propriété privée

VE2A | Page 244/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

En zone Ux, concernant les habitations : Résumé des pourcentages d’emprise au sol, d’espace libre et d’espace vert alloués à une propriété privée

En zone UXc : Résumé des pourcentages d’emprise au sol, d’espace libre et d’espace vert alloués à une propriété privée

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 245/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres minimum à l’âge adulte) à croissance rapide et d’essence locale ; ils seront plantés sur l’intégralité des marges de reculement ou d’isolement desdits lieux à dissimuler,

• Le long des berges du cours d’eau et du delta de la Dranse, une couverture végétale composée d’essences persistantes sera créée et entretenue depuis une marge de 5 mètres de largeur à compter de la rive, en-dehors des espaces déjà imperméabilisés (bâtiments, stationnements, clôtures),

• Les arbres devant être supprimés doivent être remplacés en nombre et en amplitude équivalents.

Ces arbres devront être choisis de façon diversifiée via le Guide Communal des Essences Locales Végétales, mis à disposition en annexe au Règlement Ecrit du PLU.

Tout projet d’aménagement, de construction, d’installation et de travaux devra être conçu afin de conserver au maximum les arbres et arbustes existants.

Les éléments non-bâtis patrimoniaux remarquables, de même que les Eléments de Paysage Remarquable (EPR), recensés au sein de l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et via le marqueur « étoile à 5 branches verte » du Règlement Graphique, ne pourront être abattus sans motif sanitaire et sécuritaire valables.

En zone UXm : Résumé des pourcentages d’emprise au sol, d’espace libre et d’espace vert alloués à une propriété privée

Plantations

Il est imposé (nombre décimal à arrondir au supérieur, le cas échéant) : • Un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte) pour chaque tranche de 4 places de parking extérieures, • Pour tout projet de construction neuve à destination d’habitation, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte minimum) par tranche de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière, • Les dépôts et les décharges à l’air libre autorisées préalablement devront être dissimulés par des écrans de verdure via la plantation d’arbre de moyenne à haute

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements en matière de performances énergétiques et environnementales

Constructions nouvelles :

Les constructions neuves doivent s’élaborer dans le respect des normes établies par la Réglementation Environnementale (RE) en vigueur. Les volumes (hauteur, longueur, largeur) des projets doivent tendre à intégrer les principes de l’architecture bioclimatique afin d’assurer le confort intérieur, tant en période hivernale qu’estivale. Les paramètres de dimensionnement, d’orientation, d’isolation des façades et de protection des ouvertures constituent également des outils pour optimiser les « apports passifs » en termes de chaleur, de fraîcheur et de luminosité. Le recours aux dispositifs de production d’énergies renouvelables est vivement conseillé. C’est pourquoi, dans le cadre d’un projet d’aménagement d’ensemble, différents modes de production pourront être regroupés dans l’enceinte de plusieurs bâtiments et/ou parkings au regard de leur localisation et/ou

VE2A | Page 246/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

orientation.

Rénovation et réhabilitation : • Les travaux de ravalement de façade et/ou de réfection de toiture, d’aménagement de locaux afin de les rendre propres à l’habitat impliqueront le respect des normes de performances énergétiques en vigueur, • Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur devront être qualitatifs en termes de confort de température et de renouvellement de l’air mais également en termes d’aspect architectural, notamment par un habillage et une animation des façades (pertinence des matériaux, éléments de décor…), • Les travaux de remplacement des menuiseries et des vitrages devront respecter les caractéristiques thermiques réglementaires en vigueur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 247/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

UX 8Stationnement

Intitulé du document : 2.4 Stationnement

2.4 Stationnement

Les besoins de stationnement des véhicules automobiles ou motocycles des opérations projetées doivent être assurés en dehors des voies publiques et des dessertes collectives.

Tout emplacement de stationnement de véhicules, qu’il soit couvert ou non-couvert, sera de dimensions minimales : 2,5 mètres de largeur sur 5 mètres de longueur. Les places de parking dites « en enfilade » ou « commandées » (uniquement accessibles via les places de parking les précédant) ne seront pas prises en compte dans le calcul du nombre d’emplacements de stationnement minimal requis.

Lorsqu’un espace de stationnement a été pris en compte, dans le cadre d’une concession à long terme ou d’une acquisition, il ne pourra être pris en compte dans le contexte d’un nouveau projet.

A compter de 8 places de parking couvertes ou non-couvertes, quelle que soit la destination et la sous-destination du bâtiment, un dispositif de séparateur d’hydrocarbures devra être prévu.

Le stationnement des véhicules n’est pas réglementé, mais doit être adapté aux besoins de chaque projet.

Dans le cadre d’un projet de réaménagement ou d’extension d’un bâtiment existant, les surfaces de plancher nouvellement créées et/ou créant de nouvelles unités de logements ou d’activités doivent prévoir les emplacements de stationnement adéquats.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 248/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

UX 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : 3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

Accès

Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Pour les projets de division foncière de tènements nus en vue de bâtir ou de Permis d’Aménager en vue de lotir, un seul et unique accès débouchant sur la voirie publique sera autorisé, sauf impossibilités techniques à justifier.

En cas de division foncière en vue de bâtir, dont le tènement existant avant division foncière dispose d’ores et déjà d’un accès routier, celui-ci devra être conservé et mutualisé afin de ne pas surcharger le réseau routier existant, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Concernant les projets de construction de maisons d’habitation individuelle, un seul et unique accès sera accepté. Le ou les accès d’ores et déjà existant(s) dans le cadre d’une réhabilitation devra / devront être conservé(s), à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous :

• Toute création d’accès au réseau routier public devra prévoir la collecte des eaux de pluie et de ruissellement à son entrée, via la mise en place d’une grille raccordée au dispositif d’évacuation des eaux pluviales de la propriété privée,

• Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant,

• Les groupements des garages ou des emplacements de stationnement de véhicules sont obligatoires afin de présenter un seul et unique accès sur la voirie publique, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent,

• Les sorties particulières des véhicules motorisés desservant une maison d’habitation individuelle doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 3,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs maisons d’habitation individuelle ou des bâtis d’habitation intermédiaire ou d’un seul immeuble d’habitation collective doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs immeubles d’habitation collective

VE2A | Page 249/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 6,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules poids lourds sans difficultés.

Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément opérer un demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de retournement si nécessaire).

Voirie

Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et aux particularités urbaines des quartiers d’habitat. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

En tout état de cause, dans les périmètres de risques forts, identifiés via un zonage de coloris rouge, du Plan de Prévention des Risques, la création de nouvelles voies d’accès ne seront admises uniquement dans les cas de figure où elles ne peuvent être créées ailleurs et ce, aux conditions cumulatives suivantes :

• Leur création n’engendre pas de terrassement conséquent du terrain ; • Leur présence n’aggrave pas les risques naturels préexistants (à justifier par le

maître d’ouvrage).

Toute voie nouvelle (dont celles de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter une largeur de chaussée de 7,5 mètres minimum en tout point et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins (véhicules de sécurité et de lutte contre les

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 250/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

UX 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : 3.2 Desserte par les réseaux

3.2 Desserte par les réseaux

Eau potable

Toute construction à usage d’habitation ou d’activités doit être impérativement raccordée au réseau public d’eau potable, en respectant les normes de raccordements prescrites par son gestionnaire. Cependant, au titre des :

• Article L.2224-9 du Code des Collectivités Territoriales, l’utilisation d’une ressource propre en eau potable sur la propriété privée (prélèvement via puits ou forage) destinée à la consommation humaine et à un usage unifamilial, doit être déclarée auprès du service technique concerné de la Mairie de Publier,

• Articles L.1321-7 et R.1321-6 du Code de la Santé Publique, dans le contexte d’un usage collectif ou un objectif agroalimentaire, ce prélèvement devra au préalable être autorisé par un arrêté préfectoral.

réseau public d’assainissement collectif par un dispositif d’évacuation de typologie séparative, dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

A compter de 8 emplacements de stationnement de véhicules, tant intérieures qu’extérieures, un dispositif séparatif des hydrocarbures doit impérativement être installé.

En ce qui concerne les constructions existantes non-raccordées et ne pouvant être raccordées au réseau public d’assainissement collectif, les dispositifs d’assainissement non-collectif (fosses septiques) doit être conformes aux règlements sanitaires en vigueur.

Dans tous les cas de figure, l’évacuation des eaux usées non-traitées est interdite dans les ruisseaux, les fossés ou le réseau public des eaux pluviales.

La gestion du réseau public d’eau potable relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles auprès de cet unique interlocuteur.

L’adduction d’eau potable doit être assurée dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

Dans le cadre de la sécurité incendie, les emplacements d’implantation de bouches d’incendie sur les canalisations du réseau public d’eau potable et d’installation de dispositifs de lutte contre les incendies devront être préalablement déterminés avec le service technique compétent.

Eaux usées

La gestion du réseau public d’assainissement collectif relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles au sein du Règlement d’Assainissement Collectif rédigé par la CCPEVA, ci-annexé au présent Règlement Ecrit.

Toute construction générant des rejets d’eaux usées domestiques doit être raccordée au

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Eaux pluviales et de ruissellement

Tout projet de construction engendrant une diminution de la superficie permettant l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de l’emprise foncière devra comporter un dispositif d’évacuation des eaux pluviales assurant :

• Leur collecte (chéneaux, gouttières et canalisations), • Leur rétention (citerne, cuve de rétention ou bac de réemploi), • Leur infiltration ou leur rejet.

Les dispositifs de gestion écologique des eaux de pluie et de ruissellement, via des techniques dites alternatives, seront privilégiées notamment au moyen d’ouvrages superficiels intégrés dans le paysage (noues, mares, bassins paysagers, tranchées d’infiltration…). En outre, la réutilisation des eaux de pluie et de ruissellement collectées à l’unité foncière est vivement encouragée.

L’ensemble du dispositif sera conçu de telle façon que le débit de pointe généré par le projet soit inférieur ou égal au débit primitif relevé avant la concrétisation dudit projet sur l’emprise foncière et ce, sans pouvoir dépasser le seuil de 3 litres par seconde.

VE2A | Page 251/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace public pourra être éventuellement exigé.

1. Rétention puis infiltration Dans le cadre de difficultés à mettre en œuvre les dispositifs écologiques disponibles, le dispositif de gestion des eaux pluviales devra privilégier la méthode de l’infiltration dans le sol de l’unité foncière afin de ne pas saturer le réseau communal des eaux pluviales et par conséquent, de ne pas engendrer des travaux de redimensionnement dudit réseau.

Dans l’hypothèse d’un dispositif d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans un sol très peu perméable, l’excédent des eaux pluviales rencontrant des difficultés à s’infiltrer pourra être dirigé via une surverse dans l’exutoire à proximité, toujours à la condition de ne pas excéder le seuil de 3 litres par seconde.

Cette surverse et son débit de fuite seront rejetés : • Dans le réseau public des eaux pluviales, s’il existe, • Dans le fossé non-routier ou le ruisseau le plus proche, uniquement en l’absence de réseau communal des eaux pluviales.

2. Rétention puis rejet Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier) d’infiltrer les eaux de pluie et de ruissellement, démontrée par une étude hydrogéotechnique, le dispositif de gestion des eaux pluviales pourra se raccorder au réseau public d’évacuation des eaux pluviales après une latence dans une zone dite « tampon » créée par une cuve de rétention, sous réserve de l’accord du service technique concerné (service technique de la Mairie de Publier).

Dispositif de rétention puis d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 252/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

La conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace public pourra être éventuellement exigé.

3. Gestion des eaux de baignade, de nettoyage et de vidange de piscine

• Les eaux de filtration seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées, à l’exception des dispositifs de filtration ne nécessitant pas d’évacuation de leurs eaux (en exemple, les équipements de filtration tubulaire à cartouches),

• Les eaux de nettoyage du bassin seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées,

• Les eaux de baignade seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales, après la mise en œuvre du processus de déchloration ou de neutralisation du désinfectant utilisé, le cas échéant.

Le débit de rejet de ces eaux de piscine devra être régulé à 3 litres par seconde dans chaque réseau correspondant, de façon à ne pas les surcharger.

Dispositif de rétention puis de rejet des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Il est également possible d’infiltrer directement dans les sols non-saturés en eau de la propriété privée les eaux de baignade. Pour cela, il faudra au préalable s’assurer de la faisabilité du procédé (capacité d’absorption des sols, servitude d’écoulement des eaux) lors de la conception du projet de piscine.

Lorsque les eaux de pluie collectées par les aménagements de la propriété privée (eaux de toiture, de voirie privée…) ne peuvent être rejetées dans le réseau communal des eaux pluviales ou en l’absence de celui-ci, elles devront être collectées par un dispositif individuel dimensionné selon les besoins du projet, sans être canalisées puis elles devront être rejetées dans le réseau d’évacuation propre à la voirie publique.

Cependant, il est strictement interdit de rejeter les eaux de pluie dans les dispositifs d’assainissement pluvial des routes départementales (destinées à recueillir uniquement les eaux pluviales des chaussées). Par ailleurs, les systèmes de pompe de relevage des eaux de pluie est prohibé.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Electricité, téléphonie et télédistribution

Tout projet d’aménagement immobilier comportant un poste de transformation électrique, qu’il soit collectif ou un lotissement, devra :

• Soit l’intégrer au sein du corps d’une construction (immeuble), • Soit l’habiller et le dissimuler au mieux afin de ne pas dénaturer le site ni

l’environnement.

Excepté dans le cadre d’impossibilités techniques dûment justifiées, les raccordements aux réseaux câblés doivent être enterrés dans les propriétés privées, quel que soit le mode de

VE2A | Page 253/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UX

distribution des réseaux publics.

Lorsqu’un projet prévoit la mise en œuvre d’un système d’éclairage privé, le dispositif devra se conformer aux dispositions communales en vigueur. Cet éclairage devra adapter la colorimétrie et la puissance lumineuse afin de ne pas engendrer de pollution lumineuse et de minimiser les impacts sur la faune et la flore locales.

Déchets

La collecte et la gestion des déchets domestiques relève de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), dont le règlement de collecte applicable est disponible auprès de cet unique interlocuteur.

Tout projet de construction de logements, qu’il soit collectif ou semi-collectif ou un lotissement de maisons d’habitation individuelles, doit être doté d’emplacements privilégiés afin d’aménager les conteneurs d’ordures ménagères et de tri sélectif des déchets domestiques. Ceux-ci seront implantés à proximité des itinéraires de collecte, effectués le long des voies communales et départementales et ce, dans le respect des dispositions sanitaires.

Dans une démarche éco-responsable de mutualisation des impacts économiques (carburants), fonciers (consommation et imperméabilisation des sols) et temporels (réduction des tournées), les emplacements d’aménagement des conteneurs d’ordures ménagères de plusieurs opérations immobilières devront, dans la mesure du possible, être regroupés en respectant les directives du service technique compétent de la CCPEVA.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 254/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UF

Vocation et dispositions spécifiques

Zone AM

Ce que la zone AM autorise, en clair

AM 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Destinations des constructions, usages de sols et natures d’activités

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

Destination Exploitation agricole et forestière Habitation

Commerce et activités de

services

Equipements d’intérêt collectif et

services publics

Autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire

Sous-destination

Exploitation agricole

Exploitation forestière

Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

Hôtels Autres hébergements touristiques

Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public

des administrations publiques et assimilés

Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés

Établissements d'enseignement, de santé et d’action sociale

Salles d'art et de spectacles Équipements sportifs Lieux de culte

Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau

Centre de congrès et d'exposition Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisée

X X

X

X X X X X

X X X X X X

X X

Autorisée sous conditions

(1)

Interdite X X X

X X X

Sont de plus interdits dans l’ensemble de la zone Uc :

• L’ouverture et l'exploitation de carrières,

• Les dépôts de véhicules, de matériaux inertes ou de récupération, les garages collectifs de véhicules particuliers ne correspondant pas aux besoins d'une opération de logements,

• Le stationnement, hors garage, supérieur à 3 mois, de caravanes isolées, tels que visés à l’article R.111-37 du Code de l’Urbanisme, qu’elles aient ou non conservé leur mobilité,

• Les garages collectifs de caravanes,

• Les nouveaux terrains de camping et de caravanage,

• Les Habitations Légères de Loisirs (HLL) et les résidences mobiles de loisirs,

• Les constructions et installations légères, transportables et non fondées, sauf dans le cas de chantiers provisoires, de bâtiments publics ou d'intérêt collectif,

• Toute construction et installations à usage d'activités ne répondant pas aux conditions définies dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ciaprès,

• Les affouillements et exhaussements de sol non-autorisés dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ci- après.

• Dans les périmètres protégés de captage d'eau potable, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur (par arrêté préfectoral) :

o Sur le périmètre rapproché : les activités utilisant des produits toxiques ou polluants (traitement de surface, teinturerie, peinture et siccatifs, tannerie, etc.), les excavations et gros terrassements supérieurs à 1,5 mètre de profondeur, ainsi que les pompages privés de la nappe,

o Sur le périmètre éloigné : les activités polluantes et les prélèvements d’eau à la nappe.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 22/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UC

AM 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : 1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

Sont autorisées sous conditions particulières les occupations et utilisations du sol suivantes :

(1) Les activités artisanales et commerciales à condition que leur surface de vente soit inférieure à 500 mètres carrés, sous réserve que lesdites activités constituent des services de proximité et que leurs fréquentations (clientèles et fournisseurs) n’induisent pas de risque pour la salubrité et la sécurité publiques.

zone à l’échelle de chaque lot détaché issu de la division foncière et non à l’échelle de l’unité foncière initiale.

Lorsqu’un bâti existant se révèle non-conforme aux dispositions réglementaires applicables à la zone, la demande d’autorisation d’urbanisme sera uniquement accordée dans le cadre de projets et de travaux ayant pour objet de ne pas aggraver et/ou de réduire les nonconformités avérées.

Sont de plus admis dans la zone Uc :

• Les exhaussements, les affouillements, remblais et déblais, à la condition qu’ils soient strictement nécessaires à la construction et à l’aménagement des bâtiments à construire. Ils devront respecter les dispositions à ce sujet, précisées dans les dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2),

• Les constructions principales et leurs constructions secondaires à destination d’habitation, limitées à 2 annexes maximum non-accolées par construction principale à usage d’habitat individuel et limitées à une annexe maximum par logement issu d’une construction principale à usage d’habitat collectif,

• Les constructions secondaires rattachées aux constructions principales à destination d’activités de bureau, de commerce de proximité et d’artisanat, limitées à une annexe maximum par construction principale,

• L’aménagement dans le volume bâti existant et l’extension limitée desdits bâtis existants ayant pour vocation de faire perdurer les activités économiques existantes autres que celles mentionnées ci-dessus,

• Les constructions, les aménagements, les occupations et les installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif,

• L’édification et la rénovation de clôtures, de portails et portillons, dans le respect des dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2).

Autres conditions particulières : Dans le cas d’une division foncière en vue de bâtir ou de lotir et en application des dispositions de l’article R.151-21 du Code de l’Urbanisme, les constructions et les installations sont accordées à condition qu’elles respectent l’ensemble des dispositions réglementaires de la

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 23/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

Conditions relatives aux logements

Le secteur Uc nommé « Chef-Lieu » se distingue par certaines dispositions ou règles particulières décrites au sein de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation (OAP) portant le même intitulé.

Typologie des logements : Dans toute la zone Uc (hors périmètre de l’OAP « Chef-Lieu »), tout projet de construction, de réhabilitation ou de changement de destination à vocation d’habitation (individuelle, intermédiaire ou collective), à compter du seuil de 8 logements ou de 550 mètres carrés de surface de plancher, devra comporter a minima :

• 25 % de logements locatifs sociaux pérennes, • 25 % de logements en accession sociale pérennes.

Dans le cas où l’application du pourcentage de logements locatifs sociaux ou en accession sociale donnerait un résultat décimal, le nombre de logements à créer sera arrondi au supérieur.

Une répartition différente de la typologie des logements pourra être envisagée, à condition que celle-ci soit soumise à l’appréciation de l’autorité compétente.

Conditions relatives aux commerces

Changement de destination : Au rez-de-chaussée des constructions concernées par des linéaires identifiés au titre de la préservation de la diversité commerciale, le changement de destination des locaux existants affectés au commerce, à l'artisanat, aux services, de proximité, vers une destination autre que commerciale, artisanale ou de services de proximité est interdit.

Construction neuve : Le long des linéaires identifiés au titre de la préservation de la diversité commerciale, les projets de constructions sont accordés à la condition que l’intégralité des locaux situés au rez-de-chaussée soient affectés aux activités de commerce de proximité et d’artisanat.

Taille des logements :

Tout projet de construction, de réhabilitation ou de changement de destination à vocation d’habitation (individuelle, intermédiaire ou collective), à compter du seuil de 8 logements ou de 550 mètres carrés de surface de plancher, devra comporter a minima :

• 10 % maximum de logements d’une pièce (T1) – surface de plancher moyenne de 25 mètres carrés,

• 30 % minimum de logements de 2 pièces (T2) – surface de plancher moyenne de 45 mètres carrés,

• 40 % minimum de logements de 3 pièces (T3) – surface de plancher moyenne de 65 mètres carrés,

• 20 % maximum de logements de 4 ou de 5 pièces (T4 / T5) – surface de plancher moyenne de 85 mètres carrés.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 24/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

AM 3Implantation des constructions

Intitulé du document : 2.1 Volumétrie et implantation des constructions

2.1 Volumétrie et implantation des constructions

Hauteur des constructions

Le plan altimétrique contenant les cotes topographiques sera utilisé afin de déterminer un point non-susceptible d’être modifié par les travaux projetés, servant de base de référence pour le calcul de la hauteur.

La hauteur des constructions et des installations sera mesurée à compter du niveau du terrain naturel (avant travaux d’exhaussement et/ou d’affouillement de terre) jusqu’au point culminant (soit au faitage, soit à l’égout du toit).

Dans le cadre d’un projet sur un tènement en déclivité, la hauteur sera mesurée à l’aplomb de tout point de la construction projetée.

Pour les constructions neuves, les combles et/ou les attiques ne comporteront qu’un seul et unique niveau au sein du bâtiment. Les attiques devront respecter un retrait minimal d’1,5 mètre à partir du nu externe des façades de l’étage inférieur et ne pas excéder une surface représentant 50 % de l’emprise au sol de la construction projetée.

Hauteur à l’égout d’une construction comportant une toiture plate

Les édicules techniques (bouches d’aération, sorties de cheminée, antennes de télécoms, etc.) ne sont pas compris dans le calcul de la hauteur des bâtis.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions existantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la hauteur par rapport au niveau du terrain naturel, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Règle générale :

La composition des constructions et des installations ne devra pas dépasser le volume ciénoncé : RDC + R1 + R2 + R3 + C/A ou RDJ + RDC + R1 + R2 + C/A (soit 4 niveaux visibles). La hauteur ne devra pas excéder 13 mètres à l’égout du toit et 16 mètres au faitage. En cas de toiture-terrasse végétalisée, la hauteur des constructions ne devra pas dépasser 13 mètres à l’égout du toit.

Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant un attique

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 25/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

les chemins ruraux et les voies privées, qu’elles soient ouvertes ou non à la circulation automobile (hors servitudes de passage).

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires et le cas échéant, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre et de leurs terrasses soutenues ou non par des poteaux de soutien.

Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne sont pas pris en compte. La hauteur des éléments en surplomb de l’espace public devra être de 4,5 mètres au minimum depuis le niveau du terrain achevé.

Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant des combles

Dispositions particulières : Dans une bande de 100 mètres de largeur depuis les rives du lac Léman, la hauteur des constructions et des installations ne devra pas dépasser la hauteur des constructions et des installations existantes à proximité.

Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, la hauteur n’est pas plafonnée. Toutefois, la hauteur du bâti projeté devra être adaptée à l’usage et cohérente avec les bâtis alentours afin d’assurer une insertion qualitative dans l’environnement.

Le seuil de hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel pourra être dépassé dans l’hypothèse d’un besoin spécifique de gestion de la toiture, dûment justifié par des impératifs techniques ou des contraintes de fonctionnement et d’exploitation du bâtiment.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions existantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises publiques ou privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres (hormis pour les constructions en bordure de voie).

Les constructions et les installations autorisées sur le domaine public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Au surplus des dispositions relatives au traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et des abords des constructions (2.3), afin de permettre le libre passage de l’eau et de la faune, les rives naturelles des cours d’eau doivent être entretenues en espaces libres de toute construction et de tout mouvement de terre inopportun, en respectant de facto un recul d’implantation vis-à-vis des cours d’eau. Celui-ci sera à adapter en fonction des situations topographiques et du caractère naturel des lieux d’implantation. Cette disposition réglementaire n’engage pas les ouvrages et infrastructures de franchissement des cours d’eau.

Implantation par rapport aux emprises publiques, aux voiries publiques et voies privées ouvertes ou fermées à la circulation générale

Le champ d’application du présent article englobe les emprises publiques, les voies publiques,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Règle générale : Les constructions et les installations s’implanteront sur la limite d’alignement (actuelle ou future) donnant sur la voirie publique, afin de pouvoir créer des locaux d’activités, de

VE2A | Page 26/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

commerces et de services de proximité en rez-de-chaussée. Pour les autres emprises publiques, l’implantation des constructions et installations est libre.

• Dans l’hypothèse d’aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite,

• Dans le cas de création d’emplacements de stationnement souterrains,

• Dans le cas d’installation d’une piscine hors-sol, semi-enterrée ou enterrée, la distance minimale de retrait est de 4 mètres depuis la limite d’alignement, comptée depuis la margelle. Dans l’hypothèse d’une piscine enterrée dépourvue de margelles, la mesure sera effectuée depuis le rebord du bassin.

2. Pour les extensions et les surélévations

Afin de poursuivre et de pérenniser l’alignement des différentes façades créant un front bâti continu, les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voie publique, l’emprise publique ou la voie privée ; aux conditions cumulatives que :

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’engendrent pas des problèmes de visibilité, de passage ou de sécurité publique,

• Les extensions des constructions principales ou secondaires existantes n’aggravent pas la situation existante.

Et également, dans le cas de figure où les extensions des constructions principales ou secondaires existantes comblent une dent creuse afin de constituer un front bâti.

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur la voirie de desserte

Dispositions particulières : 1. Pour les nouvelles constructions

L’implantation des constructions et des installations pourra être différente de celle imposée par la règle générale ci-dessus :

• Pour les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions vis-à-vis des limites séparatives

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre, de leurs terrasses soutenues ou non soutenues par des poteaux de soutien. Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne seront pas pris en compte. Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

VE2A | Page 27/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

Règle générale :

La distance d’implantation minimale par rapport aux limites séparatives devra être égale ou supérieure à la moitié de la hauteur de chaque façade attenante à chaque limite (d = h / 2), sans être inférieure à 4 mètres minimum.

dispositions relatives à l’implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété sont par conséquent applicables au projet).

2. Pour les constructions secondaires

Dans le cas de figure de constructions ou d’installations secondaires (carport, pergola, appentis, cabanon…) accolées ou non-accolées, closes ou non-closes, la distance d’implantation minimale vis-à-vis des limites de propriété privée pourra être de 2 mètres, selon les conditions cumulatives suivantes :

• La hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel,

• La longueur de chaque façade de l’annexe ne dépasse pas 8 mètres.

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Dispositions particulières : 1. Pour les constructions principales

Les constructions et les installations pourront être admises jusqu’en limites séparatives, dans les cas de figure ci-après :

• La construction de bâtis mitoyens créant un front bâti continu notamment en termes de hauteur et/ou s’adossant à des façades aveugles existantes,

• La construction dans les dents creuses permettant de créer un front bâti continu, • Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et

infrastructures techniques, • Les aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite, • Les servitudes de cour commune entre deux propriétés privées riveraines (les

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions secondaires d’une hauteur au faîtage inférieure ou égale à 3,5 mètres vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Afin d’éviter de les disséminer, les annexes devront, dans la mesure du possible, être regroupées au sein de la propriété privée.

La distance minimale d’implantation des piscines hors-sol, semi-enterrées ou enterrées, comportant ou non une margelle sera de 4 mètres, à compter du bord du bassin.

VE2A | Page 28/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

3. Pour les extensions et les surélévations Les extensions (dont les surélévations) de constructions principales et secondaires existantes pourront déroger à la règle générale concernant l’implantation vis-à-vis des limites séparatives ; sous réserve qu’elles n’aggravent pas la situation existante ou encore qu’elles permettent de combler une dent creuse afin de constituer un front bâti.

Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété privée

La distance de retrait minimale sera mesurée depuis le nu externe des façades, sans tenir compte des éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture, de balcons ou de terrasses soutenues par des poteaux de soutien jusqu’à 1 mètre de largeur.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale entre chaque bâti existant sur une même propriété privée, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Règle générale : Excepté si elles sont accolées les unes par rapport aux autres, les constructions doivent respecter une distance de retrait minimale entres elles de :

• 6 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel des deux constructions excède 3,5 mètres,

• 2 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel de l’une des deux constructions n’excède pas 3,5 mètres.

Implantation des constructions principales et secondaires entre elles sur une même propriété privée

Dispositions particulières : A la condition qu’ils soient fondamentalement structurels de l’ensemble bâti, les éléments de liaison projetés entre les différents corps de bâtiments seront considérés comme étant accolés.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 29/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

AM 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : 2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

Préambule : En tout état de cause, chaque projet (quelle que soit son ampleur) devra proposer une insertion recherchée et argumentée tant à l’échelle foncière que dans l’environnement alentour, afin de préserver la qualité architecturale, environnementale, patrimoniale, paysagère et urbanistique du territoire communal.

Les dispositions générales indiquées en préambule du présent règlement écrit devront être prises en compte dans tout projet de construction neuve ou de rénovation de bâtis existants.

Les dispositions des paragraphes ci-dessous exposées ne concernent pas les projets d’équipements publics et d’intérêts collectifs, qui par leur fonction et leur usage, induisent des typologies de densité, d’implantation, de volume, de façade, de toiture, d’annexe et de clôture spécifiques, devant être adaptés à leur nature propre.

Rénovation et réhabilitation : Concernant les réhabilitations et les rénovations des constructions traditionnelles existantes, repérées au titre des éléments patrimoniaux bâtis remarquables (liste dans l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Patrimoniaux Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et marqueurs « étoiles à 5 branches rouges » sur le Règlement Graphique), se référer à la section : « Dispositions applicables à toutes les zones » du présent Règlement Ecrit, rubriques : « Dispositions architecturales, paysagères et urbanistiques générales » et « Patrimoine à préserver. »

Densité, implantation et volume

L’implantation, la volumétrie et la densité de tout aménagement, de toute installation ou de toute construction devront être déterminées en tenant compte de la topographie de l’unité foncière, de l’environnement et des paysages alentours, de la culture architecturale préexistante et des perceptions lointaines et dominantes.

Le projet devra s’adapter au terrain naturel du site afin de réduire au maximum son impact paysager ainsi que l’artificialisation et l’imperméabilisation du terrain. Le niveau du terrain

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

naturel dans les marges de recul vis-à-vis des limites de propriété privée, définies par les dispositions relatives aux implantations des constructions (2.1), ne devra être en aucun cas modifié, excepté pour :

• La création des voies internes d’accès aux emplacements de stationnement des véhicules motorisés,

• L’édification d’espaces de vie extérieurs via le terrassement des talus, n’excédant pas 4 mètres de largeur depuis le nu externe des façades.

Cela ne dispense pas le porteur de projet de préserver le reste de l’emprise foncière de tout déblai et de tout remblai non-nécessaires à l’élaboration du projet.

Les enrochements sont strictement interdits, n’étant pas typiques de l’aménagement paysager des rives du lac Léman. Il est recommandé d’opter pour des palissades en bois naturel végétalisées ou des maçonneries enduites et/ou bardées, de préférence végétalisées. D’autres options pourront être accordées selon leur insertion dans leur environnement.

Les murs de soutènement de terre nécessaires à la conservation des talus existants au sein de l’unité foncière sont accordés, à la condition de respecter l’une des prescriptions indiquées ci-après :

• Un mur de soutènement de terre n’excédant pas une hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel défini à 1 mètre,

• Jusqu’à 3 murs de soutènement de terre, en forme de paliers successifs, seront tolérés, sous réserves que leur hauteur par rapport au niveau du terrain naturel n’excède pas un mètre et que leur largeur minimale entre chaque palier soit d’un mètre, portant l’ensemble à un minimum de 2 mètres d’épaisseur. Ces paliers devront impérativement être végétalisés via des arbustes et des plantes grimpantes et/ou rampantes,

• Un mur de soutènement de terre d’une hauteur supérieure à un mètre vis-à-vis du niveau du terrain naturel sera accepté dans le cadre de la création d’une rampe d’accès des véhicules au garage en sous-sol enterré ou semi-enterré. La hauteur dudit mur de soutènement de terre sera adaptée aux besoins réels du projet. Des éléments d’habillage (enduits, bardages, parements) et/ou de végétalisation par des essences végétales grimpantes et/ou rampantes seront prévus.

VE2A | Page 30/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

Façades

Aspect des façades :

La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des façades devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de revêtements de façades brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

La longueur des façades d’une construction projetée ne peut excéder 25 mètres, en dehors des balcons d’une largeur inférieure ou égale à 1,2 mètre. Une longueur supérieure pourra toutefois être tolérée aux conditions cumulatives de création de décrochés de façade d’un mètre minimum et d’habillage et d’animation différents des façades, afin de rompre l’effet de masse. Dans l’hypothèse de l’extension de bâtis existants ou de la construction d’annexes accolées aux bâtis existants, une homogénéité des façades est requise afin d’assurer la cohérence de l’ensemble.

Implantation des murs de soutènement de terre en 3 paliers successifs par rapport au niveau du terrain naturel

Les murs de soutènement d’une hauteur supérieure à 1 mètre par rapport au niveau du terrain naturel devront se justifier tant sur l’aspect de la sécurité ou de l’accès à l’emprise foncière depuis la voirie, qu’elle soit publique ou privée. Ils pourront déroger à la règle énoncée ci-dessus dès lors qu’ils ne diminuent pas le cône de visibilité à l’entrée et à la sortie de la propriété privée et qu’ils ne génèrent pas de risques de sécurité routière et piétonne.

Lorsque ces extensions ou ces annexes ne sont pas construites avec les mêmes matériaux et coloris que les façades existantes de la construction principale, une harmonie d’aspect doit être impérativement proposée. Dans tous les cas de figure, les matériaux extérieurs devront présenter un aspect fini (aucun matériau brut d’apparence ne sera toléré). La rénovation et la réhabilitation des éléments bâtis remarquables ne devront pas modifier leur aspect originel (pierres apparentes, encadrements d’ouvertures, etc.)

Composition des façades : La composition des façades (ouvertures, éléments de bâti et éléments de décor) doit assurer un équilibre, via l’homogénéité des dimensions, des proportions, des rythmes, des matériaux et des coloris.

Afin d’assurer l’équilibre et la régularité des ouvertures en façades, il est préconisé que les ouvertures soient centrées et alignées entre elles, dans un souci de cohérence entre les étages et les façades d’une même construction.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Il est recommandé de limiter le choix des dimensions et des formes des ouvertures (fenêtres,

VE2A | Page 31/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

portes-fenêtres, baies vitrées et fenêtres de toit). Il est conseillé que toutes les ouvertures présentent des caractéristiques similaires quant au nombre de vantaux et à l’orientation des menuiseries (horizontal ou vertical), à l’exception des portes d’entrée et des portes de garage.

Habillage des façades : La préservation et la restauration des éléments de décor, d’habillage et de modénatures existants est obligatoire. Les éléments d’habillage (tels que les bardages et les parements…) sont vivement encouragés sur les façades des constructions tant nouvelles qu’existantes.

Les cheneaux, les gouttières et les descentes des eaux de pluie récoltées par les toitures des constructions tant principales que secondaires devront être intégrées de manière qualitative à la composition architecturale des façades.

Concernant les constructions nouvelles, les caissons des volets roulants doivent être impérativement intégrés dans les murs de façades. Dans le cadre d’une réhabilitation ou d’une rénovation, les caissons des volets roulants doivent être a minima placés dans l’embrasure des ouvertures et, au mieux, encastrés dans les murs de façades ; à l’exception d’impossibilités techniques avérées à justifier par le porteur de projet. Afin de ne pas aggraver d’éventuelles non-conformités, il est fortement recommandé d’apposer des caissons et des volets d’une teinte identique à ceux existants.

Dans le cadre d’un immeuble comportant des logements collectifs, aucun projet individuel de transformation d’un balcon en loggia ne sera accordé : il devra concerner l’ensemble des résidents afin d’être accordé et ce, dans l’objectif de conserver une unité d’aspect du bâtiment.

Toitures

Aspect des toitures : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des toitures devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de couverture des toitures brillants et/ou réfléchissants sont

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

Les matériaux et teintes des toitures devront être cohérents avec les matériaux et les coloris des couvertures de toiture alentours. L’emploi des tuiles en terre cuite ou d’aspect similaire, à moyen ou à petit moule, sera privilégié pour les couvertures des toitures et ce, dans une teinte chaude (notamment rouge, marron ou brun).

Pour toute construction nouvelle, il est au minimum exigé une toiture à 2 pans, dont l’inclinaison sera comprise entre 40 et 60 %, végétalisée ou non-végétalisée. Les toitures plates ou à pans de faible inclinaison des constructions principales sont admises, à la condition qu’elles présentent une épaisseur de terre végétale et/ou substrat de 30 centimètres minimum. Dans le cadre d’une extension/surélévation et/ou d’une réfection d’une toiture existante dont les inclinaisons de pente de toits ne sont pas réglementaires, il pourra être dérogé à la règle sous réserve de l’appréciation de l’autorité compétente.

Les faîtages des toitures des extensions de constructions principales ou de réalisation des constructions secondaires s’orientent dans le sens de celui utilisé pour la toiture de la construction principale, sauf si le projet architectural global le justifie.

Dans le respect des techniques constructives anciennes et caractéristiques du bâti ancien des rives du lac Léman, il est recommandé que les sens de faîtage des constructions principales et secondaires s’orientent :

• En cas de terrain plat, parallèlement à la voie, • En cas de terrain en déclivité, dans le sens de la plus grande pente.

La forme, le volume, la pente et le matériau des toitures des constructions secondaires pourront être différents de la construction principale, à la condition que les choix retenus soient harmonieux avec les bâtis existants.

Les constructions secondaires et les extensions des constructions principales d’une emprise au sol et/ou d’une surface de plancher inférieure à 50 mètres carrés pourront proposer une toiture plate non-végétalisée ou une toiture-terrasse accessible avec garde-corps et rambardes. En cas d’extension d’une construction principale, celle-ci se fera en continuité du volume de la construction existante de manière à éviter les décrochés.

VE2A | Page 32/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

Débords de toiture : La largeur des débords de toiture sera comprise entre 1 mètre et 1,2 mètre pour toute construction principale projetée. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale inférieure ou égale à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avant-toits sera proportionnée au volume de ladite extension. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale supérieure à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avanttoits de celle-ci sera identique à celle des avant-toits de la construction principale existante.

La largeur des débords de toiture sera proportionnelle au volume et à la forme de la construction secondaire. Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier), les avant-toits pourront adopter une largeur différente à celle imposée, sous réserve de l’accord du service instructeur. Concernant les toitures de jonction et de transition, des débords de toit différents pourront être admis.

Afin de conserver une unité de largeur des débords de toit des différents bâtis sur une même propriété privée, le service instructeur pourra également émettre des directives concernant l’homogénéité des largeurs des débords de toit entre les différentes constructions présentes et projetées et ce, selon leur usage propre.

Annexes

Appentis et cabanons de jardin :

Les appentis et les cabanons de jardin devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera soit plate soit à un pan pour les appentis, dont le faîte de toit devra être accolé à la façade de la construction principale. La toiture sera soit plate soit à 2 pans pour les cabanons de jardin. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et des bâtiments alentours.

Carports et pergolas :

Les carports et les pergolas devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera de préférence plate pour les pergolas. Dans le cas de figure où la toiture est à un ou 2 pans pour les carports accolés, le faîtage devra être accolé à la façade de la construction principale. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et aux bâtiments alentours.

Fenêtres de toit : Les fenêtres de toit doivent être positionnées de façon ordonnancée et continue afin de prendre en compte la composition des façades de la construction, ainsi que les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement.

Les ouvertures en toiture doivent nécessairement être encastrées dans le plan du versant de la toiture à pans et ne pas comporter de volets roulants extérieurs, afin de ne pas engendrer de surépaisseur disgracieuse.

La surface dédiée aux fenêtres de toit, aux verrières, aux puits de lumière et aux lucarnes n’excèdera pas 25 % de la surface totale de la toiture. Leur installation est interdite sur les croupes.

Couloirs de nage et piscines : Que le bassin de baignade soit hors-sol, semi-enterré ou enterré, sa forme devra être simple (carrée, rectangulaire ou ronde). Il devra être revêtu d’un liner de teinte gris clair ou bleu clair. Les margelles seront de préférence en bois ou en pierres, de nuances crème, beige, grège, marron, brun ou gris.

Clôtures

Dans une optique de précision des aspects et des coloris des matériaux et des essences végétales à feuillage persistant ou caduque devant être employés au sein du territoire communal de Publier, un Nuancier Communal et un Guide Communal des Essences Végétales Locales sont annexés au présent Règlement Ecrit.

L’installation de clôtures donnant sur l’alignement ou sur les limites de propriété privées séparatives n’est pas obligatoire. Tout projet de clôture ne pourra proposer plus de 2 modèles

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 33/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

différents (l’un sur la limite d’alignement et l’autre sur les limites séparatives). Elles seront impérativement ajourées, sans comporter de dispositif occultant autre que végétal.

Les clôtures devront permettre le passage de la petite faune selon les principes émis au sein de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation thématique « Trames Vertes, Bleues et Noires. »

En cas de différence de niveau entre 2 propriétés privées ou d’une propriété privée par rapport à la voirie, la hauteur de la clôture est mesurée à partir du point médian égal à la différence de niveau entre les 2 terrains ou le terrain et la voirie.

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente abrupte)

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente douce)

Règle générale : Dans le cadre de l’installation d’une clôture, tant sur l’alignement donnant sur la voirie que sur les limites de propriété privée séparatives, elle devra se présenter selon l’une des dispositions ci-après :

• Une haie composée d’essences végétales variées tant à feuillage persistant qu’à

feuillage caduque, ne comportant pas d’espèces végétales invasives et/ou exotiques et n’excédant pas 2 mètres de hauteur. Les jeunes plants des arbustes et buissons devront être implantés au minimum à 80 centimètres afin qu’ils n’empiètent pas sur l’espace public une fois devenus adultes,

• Un grillage souple ou rigide d’une hauteur inférieure ou égale à 1,8 mètre par

rapport au niveau du terrain naturel, adjoint ou non d’une haie vive,

• Un muret bahut maçonné d’une hauteur inférieure ou égale 80 centimètres par

rapport au niveau du terrain naturel, surmonté d’une clôture à claire-voie présentant un intervalle vide-plein régulier de 5 centimètres minimum, faiblement occultante (maximum 30 % d’occultation), adjoint ou non d’une haie vive ; l’ensemble ne dépassant pas 1,8 mètre de hauteur.

VE2A | Page 34/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

Afin de ne pas engendrer des risques de sécurité routière et piétonne, il est strictement interdit d’installer des systèmes occultants sur le dispositif de clôture donnant sur la voirie.

Les portails et les portillons pleins sont également interdits. Ils ne devront pas excéder une hauteur de 1,8 mètre par rapport au niveau du terrain naturel.

Les bâches, les panneaux opaques en ajout sur le grillage ou le dispositif à claire-voie et tout autre système occultant à apposer sur les dispositifs de clôture en vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives, autre qu’une haie vive, sont strictement proscrits.

Les fils électriques et de télécoms devront être impérativement encastrés au sein des murs de façade. Dans l’hypothèse où une impossibilité technique est rencontrée (à justifier), le cheminement des fils devra être placés à la jonction des débords de toiture et des murs de façades afin de s’intégrer au mieux dans la composition extérieure.

Sur terrain : Les locaux techniques des pompes à chaleur devront être masqués par des aménagements paysagers. Les locaux techniques des piscines devront être les plus discrets possibles, notamment s’ils sont visibles depuis les espaces publics.

Eléments techniques

Afin de préserver les perspectives et points de vue, les paysages urbains et naturels et la qualité architecturale et patrimoniale du territoire communal, toute installation d’ouvrages et d’éléments techniques seront limités au minimum et dans la mesure du possible dissimulés de façon à se fondre dans les façades, les toitures et les tènements. Ils devront donc respecter les directives ci-après.

En toiture : Les antennes et les paraboles ne devront pas dépasser la ligne du faîtage des toitures à pans, devront être discrètes lorsqu’elles sont installées sur des toitures plates et ne devront pas être visibles depuis les espaces publics.

Les édicules techniques installés en toitures (puits d’ascenseur, cage d’escalier, gaine et boîtier de ventilation, de climatisation, d’aération, etc.) devront être dissimulés au maximum, en tenant compte des percées visuelles au-dessus des bâtiments.

En façade : Les gaines et les boîtiers de ventilation, de climatisation, d’aération installés en façades des bâtiments devront être le plus discrets possibles, sans être visibles depuis les espaces publics. S’ils ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Les citernes de récupération des eaux de pluie ou autres cuves seront soit enterrées soit dissimulées via un écran naturel végétal ou un dispositif de pare-vue s’intégrant qualitativement au terrain, dès lors que celles-ci sont visibles depuis les espaces publics.

Sous réserve du respect du règlement intercommunal de la collecte des déchets, émis par la Communauté de Communes du Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les conteneurs à déchets ménagers privés devront être installés de façon accessible tout en étant dissimulés par des aménagements paysagers ou tout en étant intégrés soit à la construction d’un bâtiment dédié ou soit dans les immeubles collectifs.

Sur voirie : Les boîtiers de transformation électrique des logements individuels devront s’intégrer au mieux dans le paysage à proximité. Pour cela, l’intégration des boîtiers individuels dans les murets bahuts des clôtures est vivement recommandée.

Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées en-dehors d’un lotissement devront être installées à l’entrée de la propriété privée, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des immeubles devront être installées soit à l’intérieur des halls d’entrée soit à l’entrée de la résidence, de préférence intégrées aux éléments de clôture. Les boîtes aux lettres des maisons d’habitation individuelle situées dans des lotissements devront être installées à l’entrée du lotissement, de préférence intégrées aux éléments de clôture.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 35/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

Équipements relatifs aux nouvelles technologies et énergies renouvelables

Panneaux photovoltaïques : L’installation de panneaux photovoltaïques devra être de préférence intégrée à la couverture de la toiture. Elle sera cependant tolérée en surimposition de la couverture de la toiture. En aucun, les panneaux photovoltaïques ne seront accordés lorsqu’ils dépassent des acrotères et des faîtes de toit. Ils ne seront également pas tolérés en ajoutés de façades. Dans tous les cas de figure, leur coloris sera mat et devra s’approcher du coloris du revêtement de la toiture de la construction sur laquelle ils seront apposés.

Ils devront être positionnés de préférence sur les versants de toiture les moins exposés depuis les espaces publics. Ils devront être installés de façon ordonnancée et continue, afin de prendre en compte les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement. Les positionnements discontinus afin d’éviter les éventuels obstacles (conduits de cheminées, fenêtres de toit, édicules techniques…) ne seront pas acceptés.

Isolation thermique par l’extérieur (ITE) : L’intervention d’une isolation thermique par l’extérieur devra être uniquement envisagée dans le cas où celle-ci ne dénature pas les attributs caractéristiques architecturaux et patrimoniaux de la construction.

Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur autorisent une épaisseur maximale de dépassement de 30 centimètres par rapport aux règles d’implantation des constructions par rapport aux limites d’alignement et aux limites séparatives (2.1) afin d’isoler les façades, surélever les toitures et installer des dispositifs de protection contre le rayonnement solaire.

En cas d’implantation au sol, la surface générée par l’installation de panneaux photovoltaïques au sol sera comptabilisée dans le calcul de l’emprise au sol du tènement.

Pompes à chaleur (PAC) :

Si les groupes externes des pompes à chaleur ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Le tracé des goulottes et des raccords nécessaires à l’installation et à l’utilisation d’une pompe à chaleur devra minimiser au maximum son impact sur l’aspect des façades et des toitures. Afin de réduire au minimum la visibilité de ces fils électriques sur les façades frontales (donnant sur les espaces publics), leur passage sera privilégié via les façades latérales voire arrières des bâtiments existants et futurs.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 36/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

AM 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : 2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords de constructions

2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

Emprise au sol

L’emprise au sol correspond à la projection verticale des volumes des constructions, tous débords et surplombs inclus. Les éléments ci-dessous ne sont pas compris dans le calcul de l’emprise au sol :

• Les portions entièrement enterrées des bâtis (places de parking et box, caves et locaux techniques…),

• Tous les éléments de modénature tels que les marquises, les bandeaux, les corniches,

• Les balcons et les terrasses surélevées d’une largeur inférieure ou égale à 1 mètre et les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements,

• Les ouvrages et les infrastructures techniques nécessaires au fonctionnement des équipements publics ou d’intérêt collectif.

Les escaliers extérieurs, les balcons, les terrasses surélevées et les avant-toits d’une largeur supérieure à 1 mètre, les constructions secondaires dites annexes, de même que les piscines enterrées, semi-enterrées ou hors-sol, sont comptabilisés dans le calcul de l’emprise au sol.

Le respect du pourcentage d’emprise au sol ne concerne pas les situations suivantes : • La reconstruction du bâti dans le volume existant après démolition, • La reconstruction du bâti dans le volume existant après destruction de celui-ci dans le cadre d’un sinistre survenu depuis moins de 10 années, • Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques.

Règle générale : L’emprise au sol des constructions ne doit pas excéder 40 % de la superficie totale de l’unité foncière.

Espaces libres

Les espaces libres correspondent à la superficie du terrain non-occupée par les constructions constitutives d’emprise au sol et les espaces verts, qu’ils soient de pleine terre ou non.

Les espaces perméables correspondent aux surfaces devant rester perméable aux eaux pluviales par un traitement de sol favorisant les infiltrations naturelles. Le terme d’espaces perméables désigne les surfaces permettant aux eaux de pluie et de ruissellement de s’infiltrer dans les sols. Il s’agit à la fois des espaces végétalisés de pleine terre et des espaces libres perméables (graviers tout venant, revêtement de type Evergreen, toitures plates végétalisées…)

De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement paysager des espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Espaces végétalisés de pleine terre

Le terme d’espaces végétalisés indique les surfaces permettant à la biodiversité (faune et flore) de se constituer et de se reproduire, via la présence d’herbes, de fleurs, de légumes, de fruits, d’arbustes et d’arbres.

Un espace est considéré comme de pleine terre lorsqu'il n'existe aucune construction en sous-sol, ni en surplomb permettant d’assurer la continuité entre le sol et le sous-sol et ainsi d’exercer des fonctions associées à un sol naturel.

Règle générale : Dans le cadre d’un projet de construction neuve sur un terrain nu, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, la superficie dédiée aux espaces végétalisés devra représenter 40 % minimum de la surface totale de l’unité foncière, dont la moitié sera exigée en pleine terre.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 37/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

Dispositions particulières :

Dans le cadre d’un projet de construction sur un terrain bâti, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, dont la surface d’espaces végétalisés et/ou de pleine terre est d’ores et déjà inférieure à 40 % de la propriété privée : le projet pourra être accordé sous réserve qu’il ne diminue pas les espaces végétalisés et/ou de pleine terre existants, du respect des autres règles de la zone et des mesures compensatoires mises en œuvre, selon l’appréciation de l’autorité compétente.

• Un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte) par tranche de 4 places de parking extérieures,

• Pour tout projet de construction neuve à destination d’habitation, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres minimum à l’âge adulte) par tranche de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière,

• Les arbres devant être supprimés doivent être remplacés en nombre et en amplitude équivalents,

• Pour tout projet d’extension de constructions existantes d’une surface de plancher et/ou d’emprise au sol supérieur à 50 mètres carrés, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte minimum) doit être planté par tranche entamée de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière,

• Pour les projets supérieurs à 20 logements, des espaces communs végétalisés (aires de jeux pour enfants, jardins partagés ou vergers collectifs, parc arboré…) devront être créés, sans pouvoir être inférieurs au ratio minimal d’un mètre carré pour chaque logement. Ils devront nécessairement être paysagers et entretenus.

Ces arbres devront être choisis de façon diversifiée via le Guide Communal des Essences Locales Végétales, mis à disposition en annexe au Règlement Ecrit du PLU. Tout projet d’aménagement, de construction, d’installation et de travaux devra être conçu afin de conserver au maximum les arbres et arbustes existants.

Les éléments non-bâtis patrimoniaux remarquables, de même que les Eléments de Paysage Remarquable (EPR), recensés au sein de l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et via le marqueur « étoile à 5 branches verte » du Règlement Graphique, ne pourront être abattus sans motif sanitaire et sécuritaire valables.

Résumé des pourcentages d’emprise au sol, d’espace libre et d’espace vert alloués à une propriété privée

Plantations

Il est imposé (nombre décimal à arrondir au supérieur, le cas échéant) :

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements en matière de performances énergétiques et environnementales

Constructions nouvelles : Les constructions neuves doivent s’élaborer dans le respect des normes établies par la Réglementation Environnementale (RE) en vigueur. Les volumes (hauteur, longueur, largeur) des projets doivent tendre à intégrer les principes de l’architecture bioclimatique afin d’assurer le confort intérieur, tant en période hivernale qu’estivale. Les paramètres de dimensionnement, d’orientation, d’isolation des façades et de protection des ouvertures

VE2A | Page 38/402

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

constituent également des outils pour optimiser les « apports passifs » en termes de chaleur, de fraîcheur et de luminosité. Le recours aux dispositifs de production d’énergies renouvelables est vivement conseillé. C’est pourquoi, dans le cadre d’un projet d’aménagement d’ensemble, différents modes de production pourront être regroupés dans l’enceinte de plusieurs bâtiments et/ou parkings au regard de leur localisation et/ou orientation.

Rénovation et réhabilitation : • Les travaux de ravalement de façade et/ou de réfection de toiture, d’aménagement de locaux afin de les rendre propres à l’habitat impliqueront le respect des normes de performances énergétiques en vigueur, • Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur devront être qualitatifs en termes de confort de température et de renouvellement de l’air mais également en termes d’aspect architectural, notamment par un habillage et une animation des façades (pertinence des matériaux, éléments de décor…), • Les travaux de remplacement des menuiseries et des vitrages devront respecter les caractéristiques thermiques réglementaires en vigueur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 39/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

AM 8Stationnement

Intitulé du document : 2.4 Stationnement

2.4 Stationnement

Les besoins de stationnement des véhicules automobiles ou motocycles des opérations projetées doivent être assurés en dehors des voies publiques et des dessertes collectives.

Tout emplacement de stationnement de véhicules, qu’il soit couvert ou non-couvert, devra respecter les dimensions minimales suivantes : 2,5 mètres de largeur sur 5 mètres de longueur. Les places de parking dites « en enfilade » ou « commandées » (uniquement accessibles via les places de parking les précédant) ne sont pas prises en compte dans le calcul du nombre d’emplacements de stationnement minimal requis.

Tout mètre carré dépassant les plafonds définis ci-après, qu’il s’agisse du nombre de logements ou de la surface de plancher, implique la création d’un emplacement de stationnement.

Dans l’hypothèse de projets de constructions n’étant pas réglementés, le nombre d’emplacements de stationnement de véhicules devra répondre impérativement aux besoins de l’opération projetée.

Dans le cadre de réhabilitation, de changement de destination et de sous-destination ou d’extension de bâtis existants, seules les surfaces de plancher créant de nouveaux logements ou de nouvelles activités seront prises en compte dans le calcul du nombre de places de parking.

Lorsqu’un espace de stationnement a été pris en compte dans le cadre d’une concession à long terme ou d’une acquisition, il ne pourra être pris en compte dans le contexte d’un nouveau projet.

A compter de 8 places de parking couvertes ou non-couvertes, quelle que soit la destination et la sous-destination du bâtiment, un dispositif de séparateur d’hydrocarbures devra être prévu.

Normes de stationnement pour les véhicules motorisés

Règle générale : Selon la typologie et la destination du bâti, il est exigé un nombre minimal de places de stationnement. Les tranches supplémentaires entamées seront systématiquement arrondies au supérieur.

1. Pour les constructions à usage d’habitation • 2 places de parking par logement créé d’habitat dit individuel, dont 50 % au

minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • 2,5 places de parking par logement créé d’habitat dit intermédiaire (2 pour les T1 /

T2), dont 50 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • 2,5 places de parking par logement créé d’habitat dit collectif (2 pour les T1 / T2), dont 75 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • A compter de 4 logements alloués à de l’habitat individuel, intermédiaire ou collectif, des emplacements de stationnement dits « banalisés » à disposition des visiteurs devront être prévus :

o A raison de 2 places de parking banalisées pour 4 logements, o A raison d’une place de parking banalisée par tranche supplémentaire de 4

logements. • 1 place de parking par logement créé d’habitat individuel, intermédiaire ou collectif

dans le cadre d’un projet de réhabilitation d’un bâtiment existant.

2. Pour les constructions à usage commercial et/ou touristique • 1 place de parking par chambre créée, dans le cas de figure d’un hébergement

touristique (chambres d’hôtes, hôtels ou gîtes), • 1 place de parking par tranche de 15 mètres carrés de surface de plancher créée

pour les salles de restaurants.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Selon les besoins en places de parking, estimés en fonction de la surface utile des locaux artisanaux, commerciaux ou d’activités, ouverts à la clientèle, le projet devra prévoir un nombre d’emplacements de stationnement des véhicules motorisés en conséquence.

VE2A | Page 40/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

Dispositions particulières : Il est exigé une seule et unique place de parking par logement locatif social, en application de l’article L.151-35 du Code de l’Urbanisme.

Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, le nombre de places de parking sera défini afin de répondre aux besoins en stationnement du projet.

Normes de stationnement pour les deux roues non motorisés et outils de mobilité individuelle

Pour les constructions à usage d’habitation, il est exigé 1,5 mètre carré par logement créé d’habitat dit intermédiaire ou collectif, via un local spécifique accessible aisément, mais sécurisé et fermé.

Normes de stationnement pour les bornes de rechargements de véhicules électriques

Les obligations imposées par le Code de la Construction et de l’Habitation vis-à-vis du nombre de bornes de recharge de véhicules électriques à installer devront être respectées.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 41/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

AM 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : 3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

Accès

Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Pour les projets de division foncière de tènements nus en vue de bâtir ou de Permis d’Aménager en vue de lotir, un seul et unique accès débouchant sur la voirie publique sera autorisé, sauf impossibilités techniques à justifier.

En cas de division foncière en vue de bâtir, dont le tènement existant avant division foncière dispose d’ores et déjà d’un accès routier, celui-ci devra être conservé et mutualisé afin de ne pas surcharger le réseau routier existant, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Concernant les projets de construction de maisons d’habitation individuelle, un seul et unique accès sera accepté. Le ou les accès d’ores et déjà existant(s) dans le cadre d’une réhabilitation devra / devront être conservé(s), à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous :

• Toute création d’accès au réseau routier public devra prévoir la collecte des eaux de pluie et de ruissellement à son entrée, via la mise en place d’une grille raccordée au dispositif d’évacuation des eaux pluviales de la propriété privée,

• Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant,

• Les groupements des garages ou des emplacements de stationnement de véhicules sont obligatoires afin de présenter un seul et unique accès sur la voirie publique, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent,

• Les sorties particulières des véhicules motorisés desservant une maison d’habitation individuelle doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 3,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs maisons d’habitation individuelle ou des bâtis d’habitation intermédiaire ou d’un seul immeuble d’habitation collective doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Les sorties particulières desservant plusieurs immeubles d’habitation collective

VE2A | Page 42/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 6,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

Voirie

Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et aux particularités urbaines des quartiers d’habitat. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

• Pour un lotissement comportant plus de 4 maisons d’habitation individuelle ou pour les bâtiments d’habitation intermédiaire (villas jumelées et immeuble collectif inférieur ou égal à 4 logements), une largeur de chaussée de 5 mètres minimum en tout point,

• Pour un immeuble d’habitation collective, comprenant plus de 4 logements, une largeur de chaussée de 6,5 mètres minimum en tout point ; dont 1,5 mètre de cheminement piéton sécurisé exigé.

Et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins (véhicules de sécurité et de lutte contre les risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules légers de tourisme sans difficultés. Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément opérer un demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de retournement si nécessaire).

En tout état de cause, dans les périmètres de risques forts, identifiés via un zonage de coloris rouge, du Plan de Prévention des Risques Naturels prévisibles, la création de nouvelles voies d’accès ne seront admises uniquement dans les cas de figure où elles ne peuvent être créées ailleurs et ce, aux conditions cumulatives suivantes :

• Leur création n’engendre pas de terrassement conséquent du terrain,

• Leur présence n’aggrave pas les risques naturels préexistants (à justifier par le maître d’ouvrage).

Toute voie nouvelle (dont celle de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter :

• Pour les projets de constructions inférieurs ou égaux à 4 maisons d’habitation individuelle, une largeur de chaussée de 3,5 mètres minimum en tout point,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 43/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

AM 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : 3.2 Desserte par les réseaux

3.2 Desserte par les réseaux

Eau potable

Toute construction à usage d’habitation ou d’activités doit être impérativement raccordée au réseau public d’eau potable, en respectant les normes de raccordements prescrites par son gestionnaire. Cependant, au titre des :

• Article L.2224-9 du Code des Collectivités Territoriales, l’utilisation d’une ressource propre en eau potable sur la propriété privée (prélèvement via puits ou forage) destinée à la consommation humaine et à un usage unifamilial doit être déclarée auprès du service technique concerné de la Mairie de Publier,

• Articles L.1321-7 et R.1321-6 du Code de la Santé Publique, dans le contexte d’un usage collectif ou un objectif agroalimentaire, ce prélèvement devra au préalable être autorisé par un arrêté préfectoral.

réseau public d’assainissement collectif par un dispositif d’évacuation de typologie séparative, dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

A compter de 8 emplacements de stationnement de véhicules, tant intérieures qu’extérieures, un dispositif séparatif des hydrocarbures doit impérativement être installé.

En ce qui concerne les constructions existantes non-raccordées et ne pouvant être raccordées au réseau public d’assainissement collectif, les dispositifs d’assainissement non-collectif (fosses septiques) doivent être conformes aux règlements sanitaires en vigueur.

Dans tous les cas de figure, l’évacuation des eaux usées non-traitées est interdite dans les ruisseaux, les fossés ou le réseau public des eaux pluviales.

La gestion du réseau public d’eau potable relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles auprès de cet unique interlocuteur.

L’adduction d’eau potable doit être assurée dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

Dans le cadre de la sécurité incendie, les emplacements d’implantation de bouches d’incendie sur les canalisations du réseau public d’eau potable et d’installation de dispositifs de lutte contre les incendies devront être préalablement déterminés avec le service technique compétent.

Eaux usées

La gestion du réseau public d’assainissement collectif relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles au sein du Règlement d’Assainissement Collectif rédigé par la CCPEVA, ci-annexé au présent Règlement Ecrit.

Toute construction générant des rejets d’eaux usées domestiques doit être raccordée au

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Eaux pluviales et de ruissellement

Tout projet de construction, engendrant une diminution de la superficie permettant l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de l’emprise foncière, devra comporter un dispositif d’évacuation des eaux pluviales assurant :

• Leur collecte (chéneaux, gouttières et canalisations), • Leur rétention (citerne, cuve de rétention ou bac de réemploi), • Leur infiltration ou leur rejet.

Les dispositifs de gestion écologique des eaux de pluie et de ruissellement, via des techniques dites alternatives, seront privilégiées notamment au moyen d’ouvrages superficiels intégrés dans le paysage (noues, mares, bassins paysagers, tranchées d’infiltration…). En outre, la réutilisation des eaux de pluie et de ruissellement collectées à l’unité foncière est vivement encouragée.

L’ensemble du dispositif sera conçu de telle façon que le débit de pointe généré par le projet soit inférieur ou égal au débit primitif relevé avant la concrétisation dudit projet sur l’emprise foncière et ce, sans pouvoir dépasser le seuil de 3 litres par seconde.

VE2A | Page 44/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

La conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace public pourra être éventuellement exigé.

1. Rétention puis infiltration Dans le cadre de difficultés à mettre en œuvre les dispositifs écologiques disponibles, le dispositif de gestion des eaux pluviales devra privilégier la méthode de l’infiltration dans le sol de l’unité foncière afin de ne pas saturer le réseau communal des eaux pluviales et par conséquent, de ne pas engendrer des travaux de redimensionnement dudit réseau.

Dans l’hypothèse d’un dispositif d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans un sol très peu perméable, l’excédent des eaux pluviales rencontrant des difficultés à s’infiltrer pourra être dirigé via une surverse dans l’exutoire à proximité, toujours à la condition de ne pas excéder le seuil de 3 litres par seconde.

Cette surverse et son débit de fuite seront rejetés : • Dans le réseau public des eaux pluviales, s’il existe, • Dans le fossé non-routier ou le ruisseau le plus proche, uniquement en l’absence de réseau communal des eaux pluviales.

2. Rétention puis rejet Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier) d’infiltrer les eaux de pluie et de ruissellement, démontrée par une étude hydrogéotechnique, le dispositif de gestion des eaux pluviales pourra se raccorder au réseau public d’évacuation des eaux pluviales après une latence dans une zone dite « tampon » créée par une cuve de rétention, sous réserve de l’accord du service technique concerné (service technique de la Mairie de Publier).

Dispositif de rétention puis d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 45/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

Dispositif de rétention puis de rejet des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Lorsque les eaux de pluie collectées par les aménagements de la propriété privée (eaux de toiture, de voirie privée…) ne peuvent être rejetées dans le réseau communal des eaux pluviales ou en l’absence de celui-ci, elles devront être collectées par un dispositif individuel dimensionné selon les besoins du projet, sans être canalisées puis elles devront être rejetées dans le réseau d’évacuation propre à la voirie publique.

Cependant, il est strictement interdit de rejeter les eaux de pluie dans les dispositifs d’assainissement pluvial des routes départementales (destinées à recueillir uniquement les eaux pluviales des chaussées). Par ailleurs, les systèmes de pompe de relevage des eaux de pluie est prohibé.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

3. Gestion des eaux de baignade, de nettoyage et de vidange de piscine • Les eaux de filtration seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées,

à l’exception des dispositifs de filtration ne nécessitant pas d’évacuation de leurs eaux (en exemple, les équipements de filtration tubulaire à cartouches), • Les eaux de nettoyage du bassin seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées, • Les eaux de baignade seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales, après la mise en œuvre du processus de déchloration ou de neutralisation du désinfectant utilisé, le cas échéant.

Le débit de rejet de ces eaux de piscine devra être régulé à 3 litres par seconde dans chaque réseau correspondant, de façon à ne pas les surcharger.

Il est également possible d’infiltrer directement dans les sols non-saturés en eau de la propriété privée les eaux de baignade. Pour cela, il faudra au préalable s’assurer de la faisabilité du procédé (capacité d’absorption des sols, servitude d’écoulement des eaux) lors de la conception du projet de piscine.

Electricité, téléphonie et télédistribution

Tout projet d’aménagement immobilier comportant un poste de transformation électrique, qu’il soit collectif ou un lotissement, devra :

• Soit l’intégrer au sein du corps d’une construction (immeuble), • Soit l’habiller et le dissimuler au mieux afin de ne pas dénaturer le site ni

l’environnement.

Excepté dans le cadre d’impossibilités techniques dûment justifiées, les raccordements aux réseaux câblés doivent être enterrés dans les propriétés privées, quel que soit le mode de distribution des réseaux publics.

Lorsqu’un projet prévoit la mise en œuvre d’un système d’éclairage privé, le dispositif devra se conformer aux dispositions communales en vigueur. Cet éclairage devra adapter la colorimétrie et la puissance lumineuse afin de ne pas engendrer de pollution lumineuse et de

VE2A | Page 46/402

minimiser les impacts sur la faune et la flore locales.

Dispositions applicables aux zones urbaines | Zone UC

Déchets

La collecte et la gestion des déchets domestiques relève de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), dont le règlement de collecte applicable est disponible auprès de cet unique interlocuteur.

Tout projet de construction de logements, qu’il soit collectif ou semi-collectif ou un lotissement de maisons d’habitation individuelles, doit être doté d’emplacements privilégiés afin d’aménager les conteneurs d’ordures ménagères et de tri sélectif des déchets domestiques. Ceux-ci seront implantés à proximité des itinéraires de collecte, effectués le long des voies communales et départementales et ce, dans le respect des dispositions sanitaires.

Dans une démarche éco-responsable de mutualisation des impacts économiques (carburants), fonciers (consommation et imperméabilisation des sols) et temporels (réduction des tournées), les emplacements d’aménagement des conteneurs d’ordures ménagères de plusieurs opérations immobilières devront, dans la mesure du possible, être regroupés en respectant les directives du service technique compétent de la CCPEVA.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 47/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE UA

Vocation et dispositions spécifiques

Zone 1AUA

Ce que la zone 1AUA autorise, en clair

1AUA 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Destinations des constructions, usages des sols et natures des activités

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

Destination

Sous-destination

Autorisée

Exploitation agricole et forestière

Habitation

Exploitation agricole

Exploitation forestière Logement

Hébergement Artisanat et commerce de détail

Restauration

1AUa, 1AUc, 1AUd

1AUa, 1AUc, 1AUd

1AUd

1AUd

Commerce et activités de services

Commerce de gros

Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle Hôtels

1AUd 1AUd

Autres hébergements touristiques

Cinéma

1AUd

Equipements d’intérêt collectif et services publics

Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques

et assimilés Locaux techniques et industriels des

administrations publiques et assimilés

Établissements d'enseignement, de santé et d’action sociale

Salles d'art et de spectacles

1AUd, 1AUe

1AUe,1AUx 1AUd, 1AUe 1AUd, 1AUe

Équipements sportifs

1AUd, 1AUx, 1AUe

Lieux de culte

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

Autorisée sous conditions

(1) 1AUx, 1AUe (2) 1AUx

(3) 1AUa, 1AUc

Interdite

1AUa, 1AUc, 1AUd, 1AUx,

1AUe 1AUa, 1AUc, 1AUd, 1AUx,

1AUe

1AUx, 1AUe

1AUa, 1AUc, 1AUe

1AUa, 1AUc, 1AUx, 1AUe 1AUa, 1AUc, 1AUd, 1AUx,

1AUe

1AUx, 1AUe

1AUa, 1AUc, 1AUx, 1AUe 1AUa, 1AUc, 1AUd, 1Aux,

1AUe 1AUa, 1AUc, 1AUx, 1AUe

1AUa, 1AUc, 1AUx

1AUa, 1AUc, 1AUd

1AUa, 1AUc, 1AUx

1AUa, 1AUc, 1AUx

1AUa, 1AUc

1AUa, 1AUc,

Autres activités des

secteurs primaire, secondaire ou tertiaire

Autres équipements recevant du public

Industrie

Entrepôt

Bureau

Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

1AUd, 1AUx, 1AUe 1AUx

1AUx

1AUx

1AUd, 1AUe

1AUx

1AUd, 1AUx, 1AUe

1AUa, 1AUc 1AUa, 1AUc, 1AUd,1AUe 1AUa, 1AUc, 1AUd,1AUe 1AUa, 1AUc, 1AUd, 1AUe 1AUa, 1AUc,

1AUx 1AUa, 1AUc, 1AUd, 1Aue

VE2A | Page 271/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

Sont de plus interdits dans l’ensemble de la zone 1AU : • L’ouverture et l'exploitation de carrières, • Les dépôts de véhicules, de matériaux inertes ou de récupération, les garages collectifs de véhicules particuliers ne correspondant pas aux besoins d'une opération de logements, • Le stationnement, hors garage, supérieur à trois mois, de caravanes isolées, tels que visés à l’article R.111-37 du Code de l’Urbanisme, qu’elles aient ou non conservé leur mobilité, • Les garages collectifs de caravanes, • Les nouveaux terrains de camping et de caravanage, • Les habitations légères de loisirs et les résidences mobiles de loisirs, • Les constructions et installations légères, transportables et non fondées, sauf dans le cas de chantiers provisoires, de bâtiments publics ou d'intérêt collectif, • Toute construction et installations à usage d'activités ne répondant pas aux conditions définies dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ciaprès, • Les affouillements et exhaussements de sol non autorisés dans les autorisations sous conditions particulières (1.2) ci- après, • Dans les périmètres protégés de captage d'eau potable conformément aux dispositions réglementaires en vigueur (par arrêté préfectoral) : o Sur le périmètre rapproché : les activités utilisant des produits toxiques ou polluants (traitement de surface, teinturerie, peinture et siccatifs, tannerie, etc.), les excavations et gros terrassements supérieurs à 1,5 mètre de profondeur, ainsi que les pompages privés de la nappe, o Sur le périmètre éloigné : les activités polluantes et les prélèvements d’eau à la nappe.

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 272/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

Sont autorisées sous conditions particulières les occupations et utilisations du sol suivantes :

En 1AUx :

(1) Les constructions à usage d’habitation à conditions d’être nécessaire au

fonctionnement de l’activité (logements de fonction d’une surface maximale de 50 mètres carrés de surface de plancher) ou destinées à accueillir les employés

(logements d’entreprise d’une surface maximale de 80 mètres carrés, sous réserve que les baux soient strictement liés à des contrats de travail ; à l’appréciation de l’autorité compétente), (2) Seules les activités artisanales sont autorisées. (3) Les activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle se traduit par « professions libérales » réglementées ou non réglementées (définition au lexique en annexe du document).

Sont de plus admis dans les zones 1AU, aux conditions cumulatives d’intégrer les différents principes définis au sein des Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) et de prévoir un projet portant soit sur des tranches fonctionnelles successives soit sur l’intégralité de l’unité foncière allouée :

• Les exhaussements, les affouillements, remblais et déblais, à la condition qu’ils soient strictement nécessaires à la construction et à l’aménagement des bâtiments à construire. Ils devront respecter les dispositions à ce sujet, explicités dans les dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2),

• Les constructions principales et leurs constructions secondaires à destination d’habitation, limitées à 2 annexes maximum par construction principale à usage d’habitat individuel et limitées à une annexe maximum par logement issu d’une construction principale à usage d’habitat collectif.

• Les constructions, les aménagements, les occupations et les installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif,

• L’édification et la rénovation de clôtures, de portails et portillons, dans le respect des dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2).

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

Sont autorisés sous les conditions exposées ci-après, les projets localisés dans la ZAE des Vignes Rouges : Les Règlements d’Urbanisme aux lotissements (pièces PA10) issus des Permis d’Aménager n°074 218 19 A 0002 et n°074 218 19 A 0003, concernant la Zone d’Activités Economiques (ZAE) des Vignes Rouges située dans la Plaine d’Amphion-les-Bains, gérés par la Communauté de Communes du Pays d’Evian – Vallée d’Abondance (CCPEVA) devront être respectés en tout point par les projets futurs. Ils sont disponibles au sein de l’annexe n°4 au Règlement Ecrit du présent PLU.

Autres conditions particulières : Dans le cas d’une division foncière en vue de bâtir ou de lotir et en application des dispositions de l’article R.151-21 du Code de l’Urbanisme, les constructions et les installations sont accordées à condition qu’elles respectent l’ensemble des dispositions réglementaires de la zone à l’échelle de chaque lot détaché issu de la division foncière et non à l’échelle de l’unité foncière initiale.

Lorsqu’un bâti existant se révèle non-conforme aux dispositions réglementaires applicables à la zone, la demande d’autorisation d’urbanisme sera uniquement accordée dans le cadre de projets et de travaux ayant pour objet de ne pas aggraver et/ou de réduire les nonconformités avérées.

VE2A | Page 273/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

1AUA 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : 1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

1.3 Mixité fonctionnelle et sociale

Conditions relatives aux logements

Le secteur 1AUd nommé « la Rive » se distingue par certaines dispositions ou règles particulières décrites au sein de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation (OAP) portant le même intitulé. Il en est de même pour les OAP situées en zones 1AUa et 1AUc.

Au sein des zones 1AUa et 1AUc : Typologie des logements : Dans toute la zone 1AU, tout projet de construction, de réhabilitation ou de changement de destination à vocation d’habitation (individuelle, intermédiaire ou collective), à compter du seuil de 8 logements ou de 550 mètres carrés de surface de plancher, devra comporter a minima :

• 25 % de logements locatifs sociaux pérennes, • 25 % de logements en accession sociale pérennes.

Dans le contexte où l’application du pourcentage de logements locatifs sociaux ou en accession sociale donnerait un résultat décimal, le nombre de logements à créer sera arrondi au supérieur.

Une répartition différente de la typologie des logements pourra être envisagée, à condition que celle-ci soit soumise à l’appréciation de l'autorité compétente.

Au sein de la zone 1AUd : L’article n°5, alinéa II de la loi n°2024-1039 du 19/11/2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale, dite loi Le Meur, créé une servitude d’urbanisme permettant de délimiter des secteurs où les constructions nouvelles de logements sont soumises à une obligation d’usage au titre de résidence principale (article L.151-14-1 du Code de l’Urbanisme).

La servitude dite Loi Le Meur n°2024-1039 du 19/11/2024 a été mise en œuvre sur l’ensemble du secteur 1AUd.

En conséquence, toutes les constructions nouvelles de logements seront à usage exclusif de résidence principale sur le secteur.

Au sein des zones 1AUe et 1AUx : Non réglementée.

Taille des logements : Tout projet de construction, de réhabilitation ou de changement de destination à vocation d’habitation (individuelle, intermédiaire ou collective), à compter du seuil de 8 logements ou de 550 mètres carrés de surface de plancher, devra comporter a minima :

• 10 % maximum de logements d’une pièce (T1) – surface de plancher moyenne de 25 mètres carrés,

• 30 % minimum de logements de 2 pièces (T2) – surface de plancher moyenne de 45 mètres carrés,

• 40 % minimum de logements de 3 pièces (T3) – surface de plancher moyenne de 65 mètres carrés,

• 20 % maximum de logements de 4 ou de 5 pièces (T4 / T5) – surface de plancher moyenne de 85 mètres carrés.

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 274/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

1AUA 3Implantation des constructions

Intitulé du document : 2.1 Volumétrie et implantation des constructions

2.1 Volumétrie et implantation des constructions

Hauteur des constructions

Le plan altimétrique contenant les cotes topographiques sera employé afin de déterminer un point non-susceptible d’être modifié par les travaux projetés, servant de base de référence afin de calculer la hauteur.

au faîtage. En cas de toiture-terrasse végétalisée, la hauteur des constructions ne devra pas dépasser 10 mètres à l’égout du toit.

La hauteur des constructions et des installations sera mesurée à compter du niveau du terrain naturel (avant travaux d’exhaussement et/ou d’affouillement de terre) jusqu’au point culminant.

Dans une bande de 100 mètres de largeur depuis les rives du lac Léman, la hauteur des constructions et des installations ne devra pas dépasser la hauteur des constructions et des installations existantes à proximité.

Les combles et/ou les attiques ne comporteront qu’un seul et unique niveau au sein du bâtiment. Les attiques devront respecter un retrait minimal d’1,5 mètre à partir du nu externe des façades de l’étage inférieur et ne pas excéder une surface représentant 50 % de l’emprise au sol de la construction projetée.

Hauteur à l’égout d’une construction comportant une toiture plate

Les édicules techniques (bouches d’aération, sorties de cheminée, antennes de télécoms, etc.) ne sont pas compris dans le calcul de la hauteur des bâtis.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de leur hauteur, à la condition de ne pas excéder 30 centimètres de surépaisseur de toiture.

Règle générale : Au sein du secteur de la zone 1AUa, la composition des constructions et des installations ne devra pas dépasser le volume ci-énoncé : RDC + R1 + R2 + C/A ou RDJ + RDC + R1 + C/A (soit 3 niveaux visibles). La hauteur ne devra pas excéder 10 mètres à l’égout du toit et 13 mètres

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant des combles

VE2A | Page 275/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Au sein du secteur de la zone 1AUc, la composition des constructions et des installations ne devra pas dépasser le volume ci-énoncé : RDC + R1 + C/A ou RDC + RDJ + C/A (soit 2 niveaux visibles). La hauteur ne devra pas excéder 7 mètres à l’égout du toit et 10 mètres au faitage. En cas de toiture-terrasse végétalisée, la hauteur des constructions ne devra pas dépasser 7 mètres à l’égout du toit.

Hauteur à l’égout d’une construction comportant une toiture plate

Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant un attique

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant des combles

VE2A | Page 276/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Au sein du secteur de la zone 1AUd, la composition des constructions et des installations ne devra pas dépasser le volume ci-énoncé : RDC + R1 + R2 + R3 + C/A ou RDJ + RDC + R1 + R2 + C/A (soit 4 niveaux visibles). La hauteur ne devra pas excéder 13 mètres à l’égout du toit et 16 mètres au faitage. En cas de toiture-terrasse végétalisée, la hauteur des constructions ne devra pas dépasser 13 mètres à l’égout du toit.

Hauteur à l’égout d’une construction comportant une toiture plate

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant un attique

Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant des combles Au sein de la zone 1AUe : Non réglementée. Au sein de la zone 1AUx : La hauteur des constructions et des installations au faîtage ne devra pas dépasser :

VE2A | Page 277/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

• En 1AUxa : 14 mètres par rapport au niveau du terrain naturel, • En 1AUxb : 12 mètres par rapport au niveau du terrain naturel.

En zone 1AUxa : Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant des combles

En zone 1AUxb : Hauteur à l’égout et au faîtage d’une construction comportant des combles

En zone 1AUxa : Hauteur à l’égout d’une construction comportant une toiture plate

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

En zone 1AUxb : Hauteur à l’égout d’une construction comportant une toiture plate

VE2A | Page 278/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Dispositions particulières : Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, la hauteur n’est pas plafonnée. Toutefois, la hauteur du bâti projeté devra être adaptée à l’usage et cohérente avec les bâtis alentours afin d’assurer une insertion qualitative dans l’environnement.

Le seuil de hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel pourra être dépassé dans l’hypothèse d’un besoin spécifique de gestion de la toiture, dûment justifié par des impératifs techniques ou des contraintes de fonctionnement et d’exploitation du bâtiment.

Implantation par rapport aux emprises publiques, aux voiries publiques et voies privées ouvertes ou fermées à la circulation générale

Le champ d’application du présent article englobe les emprises publiques, les voies publiques, les chemins ruraux et les voies privées, qu’elles soient ouvertes ou non à la circulation automobile (hors servitudes de passage).

Au surplus des dispositions relatives au traitement environnementale et paysager des espaces non bâtis et des abords des constructions (2.3), afin de permettre le libre passage de l’eau et de la faune, les rives naturelles des cours d’eau doivent être entretenues en espaces libres de toute construction et de tout mouvement de terre inopportun, en respectant de facto un recul d’implantation vis-à-vis des cours d’eau. Celui-ci sera à adapter en fonction des situations topographiques et du caractère naturel des lieux d’implantation. Cette disposition réglementaire n’engage pas les ouvrages et infrastructures de franchissement des cours d’eau.

Dans les zones 1AUa, 1AUc, 1AUd et 1AUx : Règle générale : La distance d’implantation minimale des constructions et des installations vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique, les emprises publiques existantes ou projetées (emplacements réservés) ou la voirie privée sera de 4 mètres.

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires et le cas échéant, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre et de leurs terrasses soutenues ou non par des poteaux de soutien.

Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne seront pas pris en compte. La hauteur des éléments en surplomb de l’espace public devra être de 4,5 mètres au minimum depuis le niveau du terrain achevé.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises publiques ou privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 279/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

• Dans le cadre de constructions ou d’installations secondaires (carport, pergola, cabanon, appentis…) accolées ou non accolées, closes ou non-closes. La distance d’implantation minimale vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique ou privée devra être de 2 mètres minimum et ce, aux conditions cumulatives que la hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel et que la longueur de chaque façade de l’annexe n’excède pas 8 mètres,

• Dans le cas d’installation d’une piscine hors-sol, semi-enterrée ou enterrée, la distance minimale de retrait est de 4 mètres depuis la limite d’alignement, comptée depuis la margelle. Dans l’hypothèse d’une piscine enterrée dépourvue de margelles, la mesure sera effectuée depuis le rebord du bassin.

Dans la zone 1AUe : Règle générale : Les constructions et installations projetées concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques, pourront s’implanter jusqu’en limite d’alignement donnant sur la voirie publique, les emprises publiques existantes ou projetées (emplacements réservés) ou la voirie privée.

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur la voirie de desserte

Dispositions particulières : 1. Pour les nouvelles constructions

La distance minimale d’implantation des constructions et des installations pourra être inférieure ou supérieure à celle imposée par la règle générale ci-dessus :

• Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

• Dans l’hypothèse d’aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite,

• Dans le cas de création d’emplacements de stationnement souterrains,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 280/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres (hormis pour les constructions en bordure de voie).

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Dans les zones 1AUa, 1AUc et 1AUd : Règle générale : La distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites de propriété privée séparatives devra être égale ou supérieure à la moitié de la hauteur de chaque façade attenante à chaque limite (d = h / 2), sans être inférieure à 4 mètres minimum.

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur la voirie de desserte

Implantation des constructions vis-à-vis des limites séparatives

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre, de leurs terrasses soutenues ou non soutenues par des poteaux de soutien. Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne sont pas pris en compte.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Dispositions particulières : 1. Pour les constructions principales

Les constructions et les installations pourront être admises jusqu’en limites de propriété

VE2A | Page 281/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

privée séparatives, dans les cas de figure ci-après :

• La construction de bâtis mitoyens, s’adossant à des délaissés de façade aveugles existants,

• La construction dans les dents creuses, permettant de créer un front bâti continu sur la voirie,

• Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

• Les aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite,

• Les servitudes de cour commune entre deux propriétés privées riveraines (les dispositions relatives à l’implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété sont par conséquent applicables au projet).

2. Pour les constructions secondaires

Dans le cas de figure de constructions secondaires (carport, pergola, appentis, cabanon…) accolées ou non-accolées, closes ou non-closes, la distance d’implantation minimale vis-à-vis des limites de propriété privée pourra être de 2 mètres et ce, selon les conditions cumulatives suivantes :

• La hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel,

• La longueur de chaque façade de l’annexe ne dépasse pas 8 mètres.

Implantation des constructions secondaires d’une hauteur au faîtage inférieure ou égale à 3,5 mètres vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

La distance minimale d’implantation des piscines hors-sol, semi-enterrées ou enterrées, comportant ou non une margelle sera de 4 mètres, à compter du bord du bassin.

Afin d’éviter de les disséminer, les annexes devront, dans la mesure du possible, être regroupées au sein de la propriété privée.

Dans la zone 1AUe :

Règle générale :

La distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites de propriété privée séparatives devra être égale ou supérieure à la moitié de la hauteur de chaque façade attenante à chaque limite (d = h / 2), sans être inférieure à 3 mètres minimum.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 282/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

accolées ou non-accolées, closes ou non-closes, la distance d’implantation minimale vis-à-vis des limites de propriété privée pourra être de 2 mètres et ce, selon les conditions cumulatives suivantes :

• La hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel,

• La longueur de chaque façade de l’annexe ne dépasse pas 8 mètres.

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Dispositions particulières : 1. Pour les constructions principales

Les constructions et les installations pourront être admises jusqu’en limites de propriété privée séparatives, dans les cas de figure ci-après :

• Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

• Les structures de stationnement souterrain de véhicules, • Les aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite, • Les aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite, • Les servitudes de cour commune entre deux propriétés privées riveraines (les

dispositions relatives à l’implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété sont par conséquent applicables au projet).

2. Pour les constructions secondaires Dans le cas de figure de constructions secondaires (carport, pergola, appentis, cabanon…)

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions secondaires d’une hauteur au faîtage inférieure ou égale à 3,5 mètres vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

La distance minimale d’implantation des piscines hors-sol, semi-enterrées ou enterrées, comportant ou ne comportant pas de margelle sera de 4 mètres, à compter du bord du bassin.

Afin d’éviter de les disséminer, les annexes devront, dans la mesure du possible, être regroupées au sein de la propriété privée.

VE2A | Page 283/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Dans la zone 1AUx :

Règle générale :

La distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites de propriété privée séparatives devra être égale ou supérieure à la moitié de la hauteur de chaque façade attenante à chaque limite (d = h / 2), sans être inférieure à 5 mètres minimum.

• Les aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite, • Les servitudes de cour commune entre deux propriétés privées riveraines (les

dispositions relatives à l’implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété sont par conséquent applicables au projet).

2. Pour les constructions secondaires Dans le cas de figure de constructions ou d’installations secondaires (carport, pergola, appentis, cabanon…) accolées ou non-accolées, closes ou non-closes, la distance d’implantation minimale vis-à-vis des limites de propriété privée pourra être de 2 mètres et ce, selon les conditions cumulatives suivantes :

• La hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel,

• La longueur de chaque façade de l’annexe ne dépasse pas 8 mètres.

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Dispositions particulières : 1. Pour les constructions principales

Les constructions et les installations pourront être admises jusqu’en limites de propriété privée séparatives, dans les cas de figure ci-après :

• La construction de bâtis mitoyens, s’adossant à des délaissés de façade aveugles existants,

• La construction dans les dents creuses, permettant de créer un front bâti continu sur la voirie,

• Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions secondaires d’une hauteur au faîtage inférieure ou égale à 3,5 mètres vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

La distance minimale d’implantation des piscines hors-sol, semi-enterrées ou enterrées, comportant ou non une margelle sera de 4 mètres, à compter du bord du bassin.

VE2A | Page 284/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Afin d’éviter de les disséminer, les annexes devront, dans la mesure du possible, être regroupées au sein de la propriété privée.

Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété privée

Dans les zones 1AUa, 1AUc et 1AUx : La distance de retrait minimale sera mesurée depuis le nu externe des façades, sans tenir compte des éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture, de balcons ou de terrasses soutenues par des poteaux de soutien jusqu’à 1 mètre de largeur.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale entre chaque bâti existant sur une même propriété privée, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Règle générale : Excepté si elles sont accolées les unes par rapport aux autres, les constructions doivent respecter une distance de retrait minimale entres elles de :

• 6 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel des deux constructions excède 3,5 mètres,

• 2 mètres dans le cas de figure où la hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel de l’une des deux constructions n’excède pas 3,5 mètres.

Implantation des constructions principales et secondaires entre elles sur une même propriété privée

Dispositions particulières : A la condition qu’ils soient fondamentalement structurels de l’ensemble bâti, les éléments de liaison projetés entre les différents corps de bâtiments seront considérés comme étant accolés.

Dans les zones 1AUd et 1AUe : Non réglementée.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 285/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

1AUA 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : 2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

Préambule : En tout état de cause, chaque projet (quelle que soit son ampleur) devra proposer une insertion recherchée et argumentée tant à l’échelle foncière que dans l’environnement alentour, afin de préserver la qualité architecturale, environnementale, patrimoniale, paysagère et urbanistique du territoire communal.

Les dispositions générales indiquées en préambule du présent règlement écrit devront être prises en compte dans toute élaboration d’opérations immobilières ou dans toute rénovation de bâtis existants.

Les dispositions des paragraphes ci-dessous exposées ne concernent pas les projets d’équipements publics et d’intérêts collectifs, qui par leur fonction et leur usage, induisent des typologies de densité, d’implantation, de volume, de façade, de toiture, d’annexe et de clôture spécifiques, devant être adaptés à leur nature propre.

Pour les zones 1AUa et 1AUd :

Densité, implantation et volume

L’implantation, la volumétrie et la densité de tout aménagement, de toute installation ou de toute construction devront être déterminées en tenant compte de la topographie de l’unité foncière, de l’environnement et des paysages alentours, de la culture architecturale préexistante et des perceptions lointaines et dominantes dudit projet appréhendé.

Cela ne dispense pas le porteur de projet de préserver le reste de l’emprise foncière de tout déblai et de tout remblai non-nécessaires à l’élaboration du projet.

Les enrochements sont strictement interdits, n’étant pas typiques de l’aménagement paysager des rives du lac Léman. Il est recommandé d’opter pour des palissades en bois naturel végétalisées ou des maçonneries enduites et/ou bardées, de préférence végétalisées. D’autres options pourront être accordées selon leur insertion dans leur environnement.

Les murs de soutènement de terre nécessaires à la conservation des talus existants au sein de l’unité foncière sont accordés, à la condition de respecter l’une des prescriptions indiquées ci-après :

• Un mur de soutènement de terre n’excédant pas une hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel défini à 1 mètre,

• Jusqu’à 3 murs de soutènement de terre, en forme de paliers successifs seront tolérés, sous réserves que leur hauteur par rapport au niveau du terrain naturel n’excède pas un mètre et que leur largeur minimale entre chaque palier soit d’un mètre, portant l’ensemble à un minimum de 3 mètres d’épaisseur. Ces paliers devront impérativement être végétalisés via des arbustes et des plantes grimpantes et/ou rampantes,

• Un mur de soutènement de terre d’une hauteur supérieure à un mètre vis-à-vis du niveau du terrain naturel sera accepté dans le cadre de la création d’une rampe d’accès des véhicules au garage en sous-sol enterré ou semi-enterré. La hauteur dudit mur de soutènement de terre sera adaptée aux besoins réels du projet. Des éléments d’habillage (enduits, bardages, parements) et/ou de végétalisation par des essences végétales grimpantes et/ou rampantes seront prévus.

Le projet devra s’adapter au terrain naturel du site afin de réduire au maximum son impact paysager ainsi que l’artificialisation et l’imperméabilisation du terrain. Le niveau du terrain naturel dans les marges de recul vis-à-vis des limites de propriété privée, définies par les dispositions relatives aux implantations des constructions (2.1), ne devra être en aucun cas modifié, excepté pour :

• La création des voies internes d’accès aux emplacements de stationnement des véhicules motorisés,

• L’édification d’espaces de vie extérieurs via le terrassement des talus, n’excédant pas 4 mètres de largeur depuis le nu externe des façades.

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 286/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de revêtements de façades brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

La longueur des façades d’une construction projetée ne peut excéder 25 mètres, en dehors des balcons d’une largeur inférieure ou égale à 1,2 mètre. Dans l’hypothèse de l’extension de bâtis existants ou de la construction d’annexes accolées aux bâtis existants, une homogénéité des façades est requise afin d’assurer la cohérence de l’ensemble.

Lorsque ces extensions ou ces annexes ne sont pas construites avec les mêmes matériaux et coloris que les façades existantes de la construction principale, une harmonie d’aspect doit être impérativement proposée. Dans tous les cas de figure, les matériaux extérieurs devront présenter un aspect fini (aucun matériau brut d’apparence ne sera toléré). La rénovation et la réhabilitation des éléments bâtis remarquables ne devront pas modifier leur aspect originel (pierres apparentes, encadrements d’ouvertures, etc.)

Implantation des murs de soutènement de terre en 3 paliers successifs par rapport au niveau du terrain naturel

Les murs de soutènement d’une hauteur supérieure à 1 mètre par rapport au niveau du terrain naturel devront se justifier tant sur l’aspect de la sécurité ou de l’accès à l’emprise foncière depuis la voirie, qu’elle soit publique ou privée. Ils pourront déroger à la règle énoncée ci-dessus dès lors qu’ils ne diminuent pas le cône de visibilité à l’entrée et à la sortie de la propriété privée et qu’ils ne génèrent pas de risques de sécurité routière et piétonne.

Façades

Aspect des façades : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des façades

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Composition des façades : La composition des façades (ouvertures, éléments de bâti et éléments de décor) doit assurer un équilibre, via l’homogénéité des dimensions, des proportions, des rythmes, des matériaux et des coloris.

Afin d’assurer l’équilibre et la régularité des ouvertures en façades, il est préconisé que les ouvertures soient centrées et alignées entre elles, dans un souci de cohérence entre les étages et les façades d’une même construction.

Il est recommandé de limiter le choix des dimensions et des formes des ouvertures (fenêtres, portes-fenêtres, baies vitrées et fenêtres de toit) sur les constructions. Il est conseillé que toutes les ouvertures présentent des caractéristiques similaires quant à nombre de vantaux et à l’orientation des menuiseries (horizontal ou vertical), à l’exception des portes d’entrée et des portes de garage.

VE2A | Page 287/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Habillage des façades : La préservation et la restauration des éléments de décor, d’habillage et de modénatures existants est obligatoire. Les éléments d’habillage (tels que les bardages et les parements…) sont vivement encouragés sur les façades des constructions tant nouvelles qu’existantes.

Les cheneaux, les gouttières et les descentes des eaux de pluie récoltées par les toitures des constructions tant principales que secondaires devront être intégrées de manière qualitative à la composition architecturale des façades.

Concernant les constructions nouvelles, les caissons des volets roulants doivent être impérativement intégrés dans les murs de façades. Dans le cadre d’une réhabilitation ou d’une rénovation, les caissons des volets roulants doivent être a minima placés dans l’embrasure des ouvertures et au mieux, encastrés dans les murs de façades ; à l’exception d’impossibilités techniques avérées à justifier par le porteur de projet. Afin de ne pas aggraver d’éventuelles non-conformités, il est fortement recommandé d’apposer des caissons et des volets d’une teinte identique à ceux existants.

Dans le cadre d’un immeuble comportant des logements collectifs, aucun projet individuel de transformation d’un balcon en loggia ne sera accordé : il devra concerner l’ensemble des résidents afin d’être accordé et ce, dans l’objectif de conserver une unité d’aspect du bâtiment.

Toitures

Aspect des toitures : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des toitures devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de couverture des toitures brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

Les matériaux et teintes des toitures devront être cohérents avec les matériaux et les coloris des couvertures de toiture alentours. L’emploi des tuiles en terre cuite ou d’aspect similaire,

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

à moyen ou à petit moule, sera privilégié pour les couvertures des toitures et ce, dans une teinte chaude (notamment rouge, marron ou brun). Pour toute construction nouvelle, il est au minimum exigé une toiture à 2 pans, dont l’inclinaison sera comprise entre 40 et 60 %, végétalisée ou non-végétalisée. Les toitures plates ou à pans de faible inclinaison des constructions principales sont admises, à la condition qu’elles présentent une épaisseur de terre végétale et/ou substrat de 30 centimètres minimum. Dans le cadre d’une surélévation et/ou d’une réfection d’une toiture existante dont les inclinaisons de pente de toits ne sont pas réglementaires, il pourra être dérogé à la règle sous réserve de l’appréciation de l’autorité compétente.

Les faîtages des toitures des extensions de constructions principales ou de réalisation des constructions secondaires s’orientent dans le sens de celui utilisé pour la toiture de la construction principale, sauf si le projet architectural global le justifie.

Dans le respect des techniques constructives anciennes et caractéristiques du bâti ancien des rives du lac Léman, il est recommandé que les sens de faîtage des constructions principales et secondaires s’orientent :

• En cas de terrain plat, parallèlement à la voie, • En cas de terrain en déclivité, dans le sens de la plus grande pente.

La forme, le volume, la pente et le matériau des toitures des constructions secondaires pourront être différents de la construction principale, à la condition que les choix retenus soient harmonieux avec les bâtis existants.

Les constructions secondaires et les extensions des constructions principales d’une emprise au sol et/ou d’une surface de plancher inférieure à 50 mètres carrés pourront proposer une toiture plate non-végétalisée ou une toiture-terrasse accessible avec garde-corps et rambardes. En cas d’extension d’une construction principale, celle-ci se fera en continuité du volume de la construction existante de manière à éviter les décrochés.

Débords de toiture : La largeur des débords de toiture sera comprise entre 1 mètre et 1,2 mètre pour toute construction principale projetée. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale inférieure ou égale à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avant-toits

VE2A | Page 288/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

sera proportionnée au volume de ladite extension. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale supérieure à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avanttoits de celle-ci sera identique à celle des avant-toits de la construction principale existante.

La largeur des débords de toiture sera proportionnelle au volume et à la forme de la construction secondaire. Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier), les avant-toits pourront adopter une largeur différente à celle imposée, sous réserve de l’accord expresse du service instructeur. Concernant les toitures de jonction et de transition, des débords de toit différents pourront être admis.

Afin de conserver une unité de largeur des débords de toit des différents bâtis sur une même propriété privée, le service instructeur pourra également émettre des directives concernant l’homogénéité des largeurs des débords de toit entre les différentes constructions présentes et projetées et ce, selon leur usage propre.

Fenêtres de toit : Les fenêtres de toit doivent être positionnées de façon ordonnancée et continue afin de prendre en compte la composition des façades de la construction, ainsi que les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement.

toit devra être accolé à la façade de la construction principale. La toiture sera soit plate soit à 2 pans pour les cabanons de jardin. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et des bâtiments alentours.

Carports et pergolas : Les carports et les pergolas devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera de préférence plate pour les pergolas. Dans le cas de figure où la toiture est à un ou 2 pans pour les carports accolés, le faîtage devra être accolé à la façade de la construction principale. Les matériaux et les coloris devront être choisis en harmonie des matériaux et des coloris des édifices existants sur la propriété privée et aux bâtiments alentours.

Couloirs de nage et piscines : Que le bassin de baignade soit hors-sol, semi-enterré ou enterré, sa forme devra être simple (carrée, rectangulaire ou ronde). Il devra être revêtu d’un liner de teinte gris clair ou bleu clair. Les margelles seront de préférence en bois ou en pierres, de nuances crème, beige, grège, marron, brun ou gris.

Les ouvertures en toiture doivent nécessairement être encastrées dans le plan du versant de la toiture à pans et ne pas comporter de volets roulants extérieurs, afin de ne pas engendrer de surépaisseur disgracieuse.

La surface dédiée aux fenêtres de toit, aux verrières, aux puits de lumière et aux lucarnes n’excèdera pas 25 % de la surface totale de la toiture. Leur installation est interdite sur les croupes.

Annexes

Appentis et cabanons de jardin : Les appentis et les cabanons de jardin devront proposer une forme simple (carrée ou rectangulaire) et un volume cohérent (dimensions adéquates avec leur usage et le volume des bâtis existants). La toiture sera soit plate soit à un pan pour les appentis, dont le faîte de

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Clôtures

Dans une optique de précision des aspects et des coloris des matériaux et des essences végétales à feuillage persistant ou caduque devant être employés au sein du territoire communal de Publier, un Nuancier Communal et un Guide Communal des Essences Végétales Locales sont annexés au présent Règlement Ecrit.

L’installation de clôtures donnant sur l’alignement ou sur les limites de propriété privées séparatives n’est pas obligatoire. Tout projet de clôture ne pourra proposer plus de 2 modèles différents (l’un sur la limite d’alignement et l’autre sur les limites séparatives). Elles seront impérativement ajourées, sans comporter de dispositif occultant autre que végétal.

VE2A | Page 289/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Les clôtures devront permettre le passage de la petite faune selon les principes émis au sein de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation thématique « Trames Vertes, Bleues et Noires. »

En cas de différence de niveau entre 2 propriétés privées ou d’une propriété privée par rapport à la voirie, la hauteur de la clôture est mesurée à partir du point médian égal à la différence de niveau entre les 2 terrains ou le terrain et la voirie.

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente abrupte)

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente douce)

Règle générale : Dans le cadre de l’installation d’une clôture, tant sur l’alignement donnant sur la voirie que sur les limites de propriété privée séparatives, elle devra se présenter selon l’une des dispositions ci-après :

• Une haie composée d’essences végétales variées tant à feuillage persistant qu’à

feuillage caduque, ne comportant pas d’espèces végétales invasives et/ou exotiques et n’excédant pas 2 mètres de hauteur. Les jeunes plants des arbustes et buissons devront être implantés au minimum à 80 centimètres afin qu’ils n’empiètent pas sur l’espace public une fois devenus adultes,

• Un grillage souple ou rigide d’une hauteur inférieure ou égale à 1,8 mètre par

rapport au niveau du terrain naturel, adjoint ou non d’une haie vive,

• Un muret bahut maçonné d’une hauteur inférieure ou égale 80 centimètres par

rapport au niveau du terrain naturel, surmonté d’une clôture à claire-voie présentant un intervalle vide-plein régulier de 5 centimètres minimum, faiblement occultante (maximum 30 % d’occultation), adjoint ou non d’une haie vive ; l’ensemble ne dépassant pas 1,8 mètre de hauteur.

VE2A | Page 290/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Afin de ne pas engendrer des risques de sécurité routière et piétonne, il est strictement interdit d’installer des systèmes occultants sur le dispositif de clôture donnant sur la voirie. Les portails et les portillons pleins sont également interdits. Ils ne devront pas excéder une hauteur de 1,8 mètre par rapport au niveau du terrain naturel.

Les enrochements sont strictement interdits, n’étant pas typiques de l’aménagement paysager des rives du lac Léman. Il est recommandé d’opter pour des palissades en bois naturel végétalisées ou des maçonneries enduites et/ou bardées. D’autres options pourront être accordées selon leur insertion dans leur environnement.

Les bâches, les panneaux opaques en ajout sur le grillage ou le dispositif à claire-voie et tout autre système occultant à apposer sur les dispositifs de clôture en vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives, autre qu’une haie vive, sont strictement proscrits.

Pour la zone 1AUc :

Densité, implantation et volume

L’implantation, la volumétrie et la densité de tout aménagement, de toute installation ou de toute construction devront être déterminées en tenant compte de la topographie de l’unité foncière, de l’environnement et des paysages alentours, de la culture architecturale préexistante et des perceptions lointaines et dominantes dudit projet appréhendé.

Le projet devra s’adapter au terrain naturel du site afin de réduire au maximum son impact paysager et l’artificialisation et l’imperméabilisation du terrain. Le niveau du terrain naturel dans les marges de recul vis-à-vis des limites de propriété privée, définies par les dispositions relatives aux implantations des constructions (2.1), ne devra être en aucun cas modifié, excepté pour :

• La création des voies internes d’accès aux emplacements de stationnement des véhicules motorisés,

• L’édification d’espaces de vie extérieurs via le terrassement des talus, n’excédant pas 4 mètres de largeur depuis le nu externe des façades.

Cela ne dispense pas le porteur de projet de préserver le reste de l’emprise foncière de tout déblai et de tout remblai non-nécessaires à l’élaboration du projet.

Tout projet d’édification de murs de soutènement de terre sera accordé : • A la condition de justifier leur nécessité au projet, • Sous réserve d’une intégration qualitative dans l’environnement tant proche qu’éloigné.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Façades

Aspect des façades : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des façades devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de revêtements de façades brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

La longueur des façades d’une construction projetée ne peut excéder 25 mètres, en dehors des balcons d’une largeur inférieure ou égale à 1,2 mètre. Dans l’hypothèse de l’extension de bâtis existants ou de la construction d’annexes accolées aux bâtis existants, une homogénéité des façades est requise afin d’assurer la cohérence de l’ensemble.

Lorsque ces extensions ou ces annexes ne sont pas construites avec les mêmes matériaux et coloris que les façades existantes de la construction principale, une harmonie d’aspect doit être impérativement proposée. Dans tous les cas de figure, les matériaux extérieurs devront présenter un aspect fini (aucun matériau brut d’apparence ne sera toléré). La rénovation et la réhabilitation des éléments bâtis remarquables ne devront pas modifier leur aspect originel (pierres apparentes, encadrements d’ouvertures, etc.)

Composition des façades : La composition des façades (ouvertures, éléments de bâti et éléments de décor) doit assurer un équilibre, via l’homogénéité des dimensions, des proportions, des rythmes, des matériaux et des coloris.

Afin d’assurer l’équilibre et la régularité des ouvertures en façades, il est préconisé que les ouvertures soient centrées et alignées entre elles, dans un souci de cohérence entre les

VE2A | Page 291/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

étages et les façades d’une même construction.

Il est recommandé de limiter le choix des dimensions et des formes des ouvertures (fenêtres, portes-fenêtres, baies vitrées et fenêtres de toit) sur les constructions. Il est conseillé que toutes les ouvertures présentent des caractéristiques similaires quant à nombre de vantaux et à l’orientation des menuiseries (horizontal ou vertical), à l’exception des portes d’entrée et des portes de garage.

Habillage des façades : La préservation et la restauration des éléments de décor, d’habillage et de modénatures existants est obligatoire. Les éléments d’habillage (tels que les bardages et les parements…) sont vivement encouragés sur les façades des constructions tant nouvelles qu’existantes.

Les cheneaux, les gouttières et les descentes des eaux de pluie récoltées par les toitures des constructions tant principales que secondaires devront être intégrées de manière qualitative à la composition architecturale des façades.

Concernant les constructions nouvelles, les caissons des volets roulants doivent être impérativement intégrés dans les murs de façades. Dans le cadre d’une réhabilitation ou d’une rénovation, les caissons des volets roulants doivent être a minima placés dans l’embrasure des ouvertures et au mieux, encastrés dans les murs de façades ; à l’exception d’impossibilités techniques avérées à justifier par le porteur de projet. Afin de ne pas aggraver d’éventuelles non-conformités, il est fortement recommandé d’apposer des caissons et des volets d’une teinte identique à ceux existants.

Dans le cadre d’un immeuble comportant des logements collectifs, aucun projet individuel de transformation d’un balcon en loggia ne sera accordé : il devra concerner l’ensemble des résidents afin d’être accordé et ce, dans l’objectif de conserver une unité d’aspect du bâtiment.

Toitures

Aspect des toitures : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des toitures

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de couverture des toitures brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

Les matériaux et teintes des toitures devront être cohérents avec les matériaux et les coloris des couvertures de toiture alentours. L’emploi des tuiles en terre cuite ou d’aspect similaire, à moyen ou à petit moule, sera privilégié pour les couvertures des toitures et ce, dans une teinte chaude (notamment rouge, marron ou brun).

Pour toute construction nouvelle, il est au minimum exigé une toiture à 2 pans, dont l’inclinaison sera comprise entre 40 et 60 %, végétalisée ou non-végétalisée. Les toitures plates ou à pans de faible inclinaison des constructions principales sont admises, à la condition qu’elles présentent une épaisseur de terre végétale et/ou substrat de 30 centimètres minimum. Dans le cadre d’une surélévation et/ou d’une réfection d’une toiture existante dont les inclinaisons de pente de toits ne sont pas réglementaires, il pourra être dérogé à la règle sous réserve de l’appréciation de l’autorité compétente.

Les faîtages des toitures des extensions de constructions principales ou de réalisation des constructions secondaires s’orientent dans le sens de celui utilisé pour la toiture de la construction principale, sauf si le projet architectural global le justifie.

Dans le respect des techniques constructives anciennes et caractéristiques du bâti ancien des rives du lac Léman, il est recommandé que les sens de faîtage des constructions principales et secondaires s’orientent :

• En cas de terrain plat, parallèlement à la voie, • En cas de terrain en déclivité, dans le sens de la plus grande pente.

La forme, le volume, la pente et le matériau des toitures des constructions secondaires pourront être différents de la construction principale, à la condition que les choix retenus soient harmonieux avec les bâtis existants.

Les constructions secondaires et les extensions des constructions principales d’une emprise

VE2A | Page 292/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

au sol et/ou d’une surface de plancher inférieure à 50 mètres carrés pourront proposer une toiture plate non-végétalisée ou une toiture-terrasse accessible avec garde-corps et rambardes. En cas d’extension d’une construction principale, celle-ci se fera en continuité du volume de la construction existante de manière à éviter les décrochés.

Débords de toiture : La largeur des débords de toiture sera comprise entre 1 mètre et 1,2 mètre pour toute construction principale projetée. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale inférieure ou égale à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avant-toits sera proportionnée au volume de ladite extension. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale supérieure à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avanttoits de celle-ci sera identique à celle des avant-toits de la construction principale existante.

La largeur des débords de toiture sera proportionnelle au volume et à la forme de la construction secondaire. Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier), les avant-toits pourront adopter une largeur différente à celle imposée, sous réserve de l’accord expresse du service instructeur. Concernant les toitures de jonction et de transition, des débords de toit différents pourront être admis.

Afin de conserver une unité de largeur des débords de toit des différents bâtis sur une même propriété privée, le service instructeur pourra également émettre des directives concernant l’homogénéité des largeurs des débords de toit entre les différentes constructions présentes et projetées et ce, selon leur usage propre.

La surface dédiée aux fenêtres de toit, aux verrières, aux puits de lumière et aux lucarnes n’excèdera pas 25 % de la surface totale de la toiture. Leur installation est interdite sur les croupes.

Clôtures

Dans une optique de précision des aspects et des coloris des matériaux et des essences végétales à feuillage persistant ou caduque devant être employés au sein du territoire communal de Publier, un Guide Communal des Essences Végétales Locales est annexé au présent Règlement Ecrit.

L’installation de clôtures donnant sur l’alignement ou sur les limites de propriété privées séparatives n’est pas obligatoire. Elles seront impérativement ajourées, sans comporter de dispositif occultant autre que végétal.

Les clôtures devront privilégier le passage de la petite faune d’une propriété privée à celles attenantes selon les principes émis au sein de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation thématique « Trames Vertes, Bleues et Noires. »

La hauteur des dispositifs de clôture, dans le cas d’une différence de niveau topographique entre deux propriétés privées ou entre une propriété privée et une emprise publique, sera mesurée par rapport au niveau du terrain naturel le plus favorable au projet.

Fenêtres de toit :

Les fenêtres de toit doivent être positionnées de façon ordonnancée et continue afin de prendre en compte les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement.

Les ouvertures en toiture doivent nécessairement être encastrées dans le plan du versant de la toiture à pans et ne pas comporter de volets roulants extérieurs, afin de ne pas engendrer de surépaisseur disgracieuse.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 293/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Règle générale :

Il est strictement prohibé d’installer des systèmes occultants sur le dispositif de clôture donnant sur la voirie, afin de ne pas engendrer des risques de sécurité routière et piétonne. Les portails

1AUA 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : 2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

Emprise au sol

L’emprise au sol correspond à la projection verticale des volumes des constructions, tous débords et surplombs inclus. Les cas de figure ci-dessous ne sont pas compris dans le calcul de l’emprise au sol :

• Les portions entièrement enterrées des bâtis (places de parking et box, caves et locaux techniques…),

• Tous les éléments de modénature tels que les marquises, les bandeaux, les corniches,

• Les balcons et les terrasses surélevées d’une largeur inférieure ou égale à 1 mètre et les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements,

• Les ouvrages et les infrastructures techniques nécessaires au fonctionnement des équipements publics ou d’intérêt collectif.

Les escaliers extérieurs, les balcons, les terrasses surélevées et les avant-toits d’une largeur supérieure à 1 mètre, les constructions secondaires dites annexes, de même que les piscines enterrées, semi-enterrées ou hors-sol, seront comptabilisés dans le calcul de l’emprise au sol.

Le respect du pourcentage d’emprise au sol ne concerne pas les situations suivantes : • La reconstruction du bâti dans le volume existant après démolition, • La reconstruction du bâti dans le volume existant après destruction de celui-ci dans le cadre d’un sinistre survenu depuis moins de 10 années, • Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques.

Règle générale : Dans les zones 1AUa et 1AUc : L’emprise au sol des constructions ne doit pas excéder 35 % de la superficie totale de l’unité foncière.

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

Dans la zone 1AUd : Non réglementée.

Dans la zone 1AUe : Non réglementée.

Dans la zone 1AUx : L’emprise au sol des constructions ne doit pas excéder 50 % de la superficie totale de l’unité foncière.

Espaces libres

Les espaces libres correspondent à la superficie du terrain non-occupée par les constructions constitutives d’emprise au sol et les espaces verts, qu’ils soient de pleine terre ou non.

Les espaces perméables correspondent aux surfaces devant rester perméable aux eaux pluviales par un traitement de sol favorisant les infiltrations naturelles. Le terme d’espaces perméables désigne les surfaces permettant aux eaux de pluie et de ruissellement de s’infiltrer dans les sols. Il s’agit à la fois des espaces végétalisés de pleine terre et des espaces libres perméables (graviers tout venant, revêtement de type Evergreen, toitures plates végétalisées…)

Dans les zones 1AUa, 1AUc et 1AUd : De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement de ces espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Dans la zone 1AUe : De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation

VE2A | Page 301/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement de ces espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Les projets d’équipements publics et d’intérêt collectif devront répondre à l’exigence d’aménagements d’espaces verts paysagers adéquate selon leurs paramètres fondateurs (nature, fonction, volumétrie et aspect…) et leur environnement proche. Toutefois, ces aménagements paysagers ne devront pas remettre en cause la faisabilité du projet, ils devront demeurer compatibles avec les impératifs techniques rencontrés en cours de conception, de construction et d’usage desdits projets.

Les marges correspondant à la distance de retrait minimal d’implantation exigée vis-à-vis des limites de propriété privée donnant sur l’alignement de voirie et séparatives feront l’objet d’un aménagement paysager adapté.

Espaces végétalisés de pleine terre

Le terme d’espaces végétalisés indique les surfaces permettant à la biodiversité (faune et flore) de se constituer et de se reproduire, via la présence d’herbes, de fleurs, de légumes, de fruits, d’arbustes et d’arbres.

Un espace est considéré comme de pleine terre lorsqu'il n'existe aucune construction en sous-sol, ni en surplomb permettant d’assurer la continuité entre le sol et le sous-sol et ainsi d’exercer des fonctions associées à un sol naturel.

Dans les zones 1AUa et 1AUc : Dans le cadre d’un projet de construction neuve sur un terrain nu, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, la superficie dédiée aux espaces végétalisés de pleine-terre devra représenter 45 % minimum de la surface totale de l’unité foncière.

Dans la zone 1AUx :

De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement de ces espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Les projets industriels, artisanaux et commerciaux devront répondre à l’exigence d’aménagements d’espaces verts paysagers adéquate selon leurs paramètres fondateurs (nature, fonction, volumétrie et aspect…) et leur environnement proche. Toutefois, ces aménagements paysagers ne devront pas remettre en cause la faisabilité du projet, ils devront demeurer compatibles avec les impératifs techniques rencontrés en cours de conception, de construction et d’usage desdits projets.

Les marges correspondant à la distance de retrait minimal d’implantation exigée vis-à-vis des limites de propriété privée donnant sur l’alignement de voirie et séparatives feront l’objet d’un aménagement paysager adapté.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 302/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

En zones 1AUa et 1AUc : Résumé des pourcentages d’emprise au sol, d’espace libre et d’espace vert alloués à une propriété privée

Dans la zone 1AUd et 1AUe : Non réglementé.

Dans la zone 1AUx : Dans le cadre d’un projet de construction neuve sur un terrain nu, d’édification d’une construction secondaire (annexe) ou d’extension d’une construction principale existante, la superficie dédiée aux espaces végétalisés de pleine-terre devra représenter 20 % minimum de la surface totale de l’unité foncière.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

En zone 1AUx : Résumé des pourcentages d’emprise au sol, d’espace libre et d’espace vert alloués à une propriété privée

En tout état de cause, la végétalisation et la plantation seront prévues : • Les marges correspondant à la distance de retrait minimal d’implantation exigée visà-vis des limites de propriété privée donnant sur l’alignement de voirie et séparatives feront l’objet d’espaces végétalisés, • Des haies d’essences locales peuvent être imposées afin de masquer les bâtiments et les installations à destinations industrielle et artisanale.

VE2A | Page 303/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Plantations

Dans l’ensemble de la zone 1AU, il est imposé (nombre décimal à arrondir au supérieur, le cas échéant) :

• Un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte) par tranche de 4 places de parking externes,

• Pour tout projet de construction neuve à destination d’habitation, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres minimum à l’âge adulte) par tranche de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière,

• Les arbres devant être supprimés doivent être remplacés en nombre et en amplitude équivalents,

• Pour tout projet d’extension de constructions existantes d’une surface de plancher et/ou d’emprise au sol supérieur à 50 mètres carrés, un arbre de moyenne à haute tige (soit de 2,5 à 4,5 mètres à l’âge adulte minimum) doit être planté par tranche entamée de 100 mètres carrés de superficie d’emprise foncière,

Tout projet d’aménagement, de construction, d’installation et de travaux devra être conçu afin de conserver au maximum les arbres et arbustes existants.

Ces arbres devront être choisis de façon diversifiée via le Guide Communal des Essences Locales Végétales, mis à disposition en annexe au Règlement Ecrit du PLU.

Dans l’écran végétal boisé à créer du secteur 1AUXa : • Des arbres de haute tige seront plantés, espacés de 10 mètres entre chaque plant afin de les joindre par des haies arbustives composées d’essences végétales locales et variées.

Dans l’écran végétal boisé à créer du secteur 1AUXb : • Des haies arbustives composées d’essences végétales locales seront plantées.

Les constructions neuves doivent s’élaborer dans le respect des normes établies par la Réglementation Environnementale (RE) en vigueur. Les volumes (hauteur, longueur, largeur) des projets doivent tendre à intégrer les principes de l’architecture bioclimatique afin d’assurer le confort intérieur, tant en période hivernale qu’estivale. Les paramètres de dimensionnement, d’orientation, d’isolation des façades et de protection des ouvertures constituent également des outils pour optimiser les « apports passifs » en termes de chaleur, de fraîcheur et de luminosité. Le recours aux dispositifs de production d’énergies renouvelables est vivement conseillé. C’est pourquoi, dans le cadre d’un projet d’aménagement d’ensemble, différents modes de production pourront être regroupés dans l’enceinte de plusieurs bâtiments et/ou parkings au regard de leur localisation et/ou orientation.

Rénovation et réhabilitation :

Dans le cas de figure d’un projet de rénovation et/ou de réhabilitation :

• Les travaux de ravalement de façade et/ou de réfection de toiture, d’aménagement de locaux afin de les rendre propres à l’habitat impliqueront le respect des normes de performances énergétiques en vigueur,

• Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur devront être qualitatifs en termes de confort de température et de renouvellement de l’air mais également en termes d’aspect architectural, notamment par un habillage et une animation des façades (pertinence des matériaux, éléments de décor…),

• Les travaux de remplacement des menuiseries et des vitrages devront respecter les caractéristiques thermiques réglementaires en vigueur.

Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements en matière de performances énergétiques et environnementales

Constructions nouvelles :

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 304/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

1AUA 8Stationnement

Intitulé du document : 2.4 Stationnement

2.4 Stationnement

Les besoins de stationnement des véhicules automobiles ou motocycles des opérations projetées doivent être assurés en dehors des voies publiques et des dessertes collectives.

Tout emplacement de stationnement de véhicules, qu’il soit couvert ou non-couvert, devra respecter les dimensions minimales suivantes : 2,5 mètres de largeur sur 5 mètres de longueur. Les places de parking dites « en enfilade » ou « commandées » (uniquement accessibles via les places de parking les précédant) ne seront pas prises en compte dans le calcul du nombre d’emplacements de stationnement minimal requis.

Tout mètre carré dépassant les plafonds définis ci-après, qu’il s’agisse du nombre de logements ou de la surface de plancher, implique la création d’un emplacement de stationnement.

Dans l’hypothèse de projets de constructions ou d’installations n’étant pas réglementés cidessus, le nombre d’emplacements de stationnement de véhicules devra répondre impérativement aux besoins de l’opération projetée.

Dans le cadre de réhabilitation, de changement de destination et de sous-destination ou d’extension de bâtis existants, seules les surfaces de plancher créant de nouveaux logements ou de nouvelles activités seront prises en compte dans le calcul du nombre de places de parking.

Lorsqu’un espace de stationnement a été pris en compte, dans le cadre d’une concession à long terme ou d’une acquisition, il ne pourra être pris en compte dans le contexte d’un nouveau projet.

A compter de 8 places de parking couvertes ou non-couvertes, quelle que soit la destination et la sous-destination du bâtiment, un dispositif de séparateur d’hydrocarbures devra être prévu.

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

Normes de stationnement pour les véhicules motorisés

Dans les zones 1AUa, 1AUc et 1AUd : Règle générale : Selon la typologie et la destination du bâti, il est exigé un nombre minimal de places de stationnement. Les tranches supplémentaires entamées seront systématiquement arrondies au supérieur.

1. Pour les constructions à usage d’habitation • 2 places de parking par logement créé d’habitat dit individuel, dont 50 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • 2,5 places de parking par logement créé d’habitat dit intermédiaire (2 places pour les T1/T2), dont 50 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • 2,5 places de parking par logement créé d’habitat dit collectif (2 places pour les T1/T2), dont 75 % au minimum devront être intégrées au volume de la construction ou couvertes, • A compter de 4 logements alloués à de l’habitat individuel, intermédiaire ou collectif, des emplacements de stationnement dits « banalisés » à disposition des visiteurs devront être prévus : o A raison de 2 places de parking banalisées pour 4 logements, o A raison d’une place de parking banalisée par tranche supplémentaire de 4 logements.

2. Pour les constructions à usage commercial et/ou touristique • 1 place de parking par chambre créée, dans le cas de figure d’un hébergement touristique (chambres d’hôtes, hôtels ou gîtes), • 1 place de parking par tranche de 15 mètres carrés de surface de plancher créée pour les salles de restaurants.

Selon les besoins en places de parking, estimés en fonction de la surface utile des locaux artisanaux, commerciaux ou d’activités, ouverts à la clientèle, le projet devra prévoir un nombre d’emplacements de stationnement des véhicules motorisés en conséquence. Excepté si des espaces de stationnement publics existent à proximité, jugés d’une capacité

VE2A | Page 305/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

. Stationnement2.4 Stationnement

satisfaisante par le Service de l’Urbanisme, afin de répondre aux besoins de l’activité.

Dispositions particulières : Il est exigé une seule et unique place de parking par logement locatif social, en application de l’article L.151-35 du Code de l’Urbanisme.

Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, le nombre de places de parking sera défini afin de répondre aux besoins en stationnement du projet.

Normes de stationnement pour les bornes de rechargements de véhicules électriques

Dans toute la zone 1AU :

Les obligations imposées par le Code de la Construction et de l’Habitation vis-à-vis du nombre de bornes de recharge de véhicules électriques à installer devront être respectées par les opérations immobilières.

Dans la zone 1AUe :

Selon les besoins en places de parking, estimés en fonction de la surface utile des locaux dédiés aux équipements des services publics et d’intérêt collectif, le projet devra prévoir un nombre d’emplacements de stationnement des véhicules motorisés en conséquence. Excepté si des espaces de stationnement publics existent à proximité, jugés d’une capacité satisfaisante par le Service de l’Urbanisme, afin de répondre aux besoins de l’activité.

Dans la zone 1AUx :

Selon les besoins en places de parking, estimés en fonction de la surface utile des locaux artisanaux, industriels, commerciaux, d’activités, ouverts à la clientèle, le projet devra prévoir un nombre d’emplacements de stationnement des véhicules motorisés en conséquence. Excepté si des espaces de stationnement publics existent à proximité, jugés d’une capacité satisfaisante par le Service de l’Urbanisme, afin de répondre aux besoins de l’activité.

Normes de stationnement pour les deux roues non motorisés et outils de mobilité individuelle

Dans les zones 1AUa, 1AUc et 1AUd :

Pour les constructions à usage d’habitation, il est exigé 1,5 mètre carré par logement créé d’habitat dit intermédiaire ou collectif, via un local spécifique accessible aisément, mais sécurisé et fermé.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 306/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

1AUA 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : 3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

Accès

Dans les zones 1AUa, 1AUc et 1AUd : Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Pour les projets de division foncière de tènements nus en vue de bâtir ou de Permis d’Aménager en vue de lotir, un seul et unique accès débouchant sur la voirie publique sera autorisé, sauf impossibilités techniques à justifier.

En cas de division foncière en vue de bâtir, dont le tènement existant avant division foncière dispose d’ores et déjà d’un accès routier, celui-ci devra être conservé et mutualisé afin de ne pas surcharger le réseau routier existant, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Concernant les projets de construction de maisons d’habitation individuelle, un seul et unique accès sera accepté. Le ou les accès d’ores et déjà existant(s) dans le cadre d’une

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

réhabilitation devra / devront être conservé(s), à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent.

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous : • Toute création d’accès au réseau routier public devra prévoir la collecte des eaux de pluie et de ruissellement à son entrée, via la mise en place d’une grille raccordée au dispositif d’évacuation des eaux pluviales de la propriété privée, • Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant, • Les groupements des garages ou des emplacements de stationnement de véhicules sont obligatoires afin de présenter un seul et unique accès sur la voirie publique, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent, • Les sorties particulières des véhicules motorisés desservant une maison d’habitation individuelle doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 3,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée, • Les sorties particulières desservant plusieurs maisons d’habitation individuelle ou des bâtis d’habitation intermédiaire ou d’un seul immeuble d’habitation collective

VE2A | Page 307/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée, • Les sorties particulières desservant plusieurs immeubles d’habitation collective doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 6,5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée, • Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée, • Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

Dans les zones 1AUe et 1AUx : Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous :

• Toute création d’accès au réseau routier public devra prévoir la collecte des eaux de pluie et de ruissellement à son entrée, via la mise en place d’une grille raccordée au dispositif d’évacuation des eaux pluviales de la propriété privée,

• Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant,

• Les groupements de garages ou d’emplacements de stationnement de véhicules sont obligatoires afin de présenter un seul et unique accès sur la voirie publique, à l’exception d’impossibilité technique à justifier ou de cas spécifiques devant être statués par le service technique compétent,

• Les sorties particulières des véhicules motorisés doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée,

• Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

VE2A | Page 308/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Voirie

Dans les zones 1AUa, 1AUc et 1AUd :

Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et aux particularités urbaines des quartiers d’habitat. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

En tout état de cause, dans les périmètres de risques forts, identifiés via un zonage de coloris rouge, du Plan de Prévention des Risques, la création de nouvelles voies d’accès ne seront admises uniquement dans les cas de figure où elles ne peuvent être créées ailleurs et ce, aux conditions cumulatives suivantes :

• Leur création n’engendre pas de terrassement conséquent du terrain,

• Leur présence n’aggrave pas les risques naturels préexistants (à justifier par le maître d’ouvrage),

• Toute voie (dont celles de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter :

• Pour les projets de constructions inférieurs ou égaux à 4 maisons d’habitation individuelle, une largeur de chaussée de 3,5 mètres minimum en tout point,

• Pour un lotissement comportant plus de 4 maisons d’habitation individuelle ou pour les bâtiments d’habitation intermédiaire (villas jumelées et immeuble collectif inférieur ou égal à 4 logements), une largeur de chaussée de 5 mètres minimum en tout point,

• Pour un immeuble d’habitation collective, comprenant plus de 4 logements, une largeur de chaussée de 6,5 mètres minimum en tout point ; dont 1,5 mètre de cheminement piéton sécurisé exigé,

• Et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins (véhicules de sécurité et de lutte contre les risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules légers de tourisme sans difficultés. Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément faire demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

retournement si nécessaire).

Dans les zones 1AUe et 1AUx : Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent, aux opérations qu’elles doivent desservir et aux particularités urbaines des quartiers d’habitat. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

En tout état de cause, dans les périmètres de risques forts, identifiés via un zonage de coloris rouge, du Plan de Prévention des Risques, la création de nouvelles voies d’accès ne seront admises uniquement dans les cas de figure où elles ne peuvent être créées ailleurs et ce, aux conditions cumulatives suivantes :

• Leur création n’engendre pas de terrassement conséquent du terrain ; • Leur présence n’aggrave pas les risques naturels préexistants (à justifier par le

maître d’ouvrage).

Toute voie nouvelle (dont celles de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter une largeur de chaussée de 7,5 mètres minimum en tout point et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins (véhicules de sécurité et de lutte contre les risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules poids lourds sans difficultés. Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément opérer un demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de retournement si nécessaire).

VE2A | Page 309/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

1AUA 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : 3.2 Desserte par les réseaux

3.2 Desserte par les réseaux

Eau potable

Toute construction à usage d’habitation ou d’activités doit être impérativement raccordée au réseau public d’eau potable, en respectant les normes de raccordements prescrites par son gestionnaire. Cependant, au titre des :

• Article L.2224-9 du Code des Collectivités Territoriales, l’utilisation d’une ressource propre en eau potable sur la propriété privée (prélèvement via puits ou forage) destinée à la consommation humaine et à un usage unifamilial doit être déclarée auprès du service technique concerné de la Mairie de Publier,

• Articles L.1321-7 et R.1321-6 du Code de la Santé Publique, dans le contexte d’un usage collectif ou un objectif agroalimentaire, ce prélèvement devra au préalable être autorisé par un arrêté préfectoral.

réseau public d’assainissement collectif par un dispositif d’évacuation de typologie séparative, dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

A compter de 8 emplacements de stationnement de véhicules, tant internes qu’externes, un dispositif séparatif des hydrocarbures des eaux pluviales doit impérativement être installé.

En ce qui concerne les constructions existantes non-raccordées et ne pouvant être raccordées au réseau public d’assainissement collectif, les dispositifs d’assainissement non-collectif (fosses septiques) doit être conformes aux règlements sanitaires en vigueur.

Dans tous les cas de figure, l’évacuation des eaux usées non-traitées est interdite dans les ruisseaux, les fossés ou le réseau public des eaux pluviales.

La gestion du réseau public d’eau potable relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles auprès de cet unique interlocuteur.

L’adduction d’eau potable doit être assurée dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

Dans le cadre de la sécurité incendie, les emplacements d’implantation de bouches d’incendie sur les canalisations du réseau public d’eau potable et d’installation de dispositifs de lutte contre les incendies devront être préalablement déterminés avec le service technique compétent.

Eaux usées

La gestion du réseau public d’assainissement collectif relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles au sein du Règlement d’Assainissement Collectif rédigé par la CCPEVA, ci-annexé au présent Règlement Ecrit.

Toute construction générant des rejets d’eaux usées domestiques doit être raccordée au

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Eaux pluviales et de ruissellement

Tout projet de construction engendrant une diminution de la superficie permettant l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de l’emprise foncière devra comporter un dispositif d’évacuation des eaux pluviales assurant :

• Leur collecte (chéneaux, gouttières et canalisations), • Leur rétention (citerne, cuve de rétention ou bac de réemploi), • Leur infiltration.

Les dispositifs de gestion écologique des eaux de pluie et de ruissellement, via des techniques dites alternatives, seront privilégiées notamment au moyen d’ouvrages superficiels intégrés dans le paysage (noues, mares, bassins paysagers, tranchées d’infiltration…). En outre, la réutilisation des eaux de pluie et de ruissellement collectées à l’unité foncière est vivement encouragée.

L’ensemble du dispositif sera conçu de telle façon que le débit de pointe généré par le projet soit inférieur ou égal au débit primitif relevé avant la concrétisation dudit projet sur l’emprise foncière et ce, sans pouvoir dépasser le seuil de 3 litres par seconde.

VE2A | Page 310/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

La conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace public pourra être éventuellement exigé.

1. Rétention puis infiltration Dans le cadre de difficultés à mettre en œuvre les dispositifs écologiques disponibles, le dispositif de gestion des eaux pluviales devra privilégier la méthode de l’infiltration dans le sol de l’unité foncière afin de ne pas saturer le réseau communal des eaux pluviales et par conséquent, de ne pas engendrer des travaux de redimensionnement dudit réseau.

Dans l’hypothèse d’un dispositif d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans un sol très peu perméable, l’excédent des eaux pluviales rencontrant des difficultés à s’infiltrer pourra être dirigé via une surverse dans l’exutoire à proximité, toujours à la condition de ne pas excéder le seuil de 3 litres par seconde.

Cette surverse et son débit de fuite seront rejetés : • Dans le réseau public des eaux pluviales, s’il existe, • Dans le fossé non-routier ou le ruisseau le plus proche, uniquement en l’absence de réseau communal des eaux pluviales.

2. Rétention puis rejet Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier) d’infiltrer les eaux de pluie et de ruissellement, démontrée par une étude hydrogéotechnique, le dispositif de gestion des eaux pluviales pourra se raccorder au réseau public d’évacuation des eaux pluviales après une latence dans une zone dite « tampon » créée par une cuve de rétention, sous réserve de l’accord du service technique concerné (service technique de la Mairie de Publier).

Dispositif de rétention puis d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 311/401

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

3. Gestion des eaux de baignade, de nettoyage et de vidange de piscine : • Les eaux de filtration seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées, à l’exception des dispositifs de filtration ne nécessitant pas d’évacuation de leurs eaux (en exemple, les équipements de filtration tubulaire à cartouches), • Les eaux de nettoyage du bassin seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux usées, • Les eaux de baignade seront évacuées dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales, après la mise en œuvre du processus de déchloration ou de neutralisation du désinfectant utilisé, le cas échéant.

Le débit de rejet de ces eaux de piscine devra être régulé à 3 litres par seconde dans chaque réseau correspondant, de façon à ne pas les surcharger.

Il est également possible d’infiltrer directement dans les sols non-saturés en eau de la propriété privée les eaux de baignade. Pour cela, il faudra au préalable s’assurer de la faisabilité du procédé (capacité d’absorption des sols, servitude d’écoulement des eaux) lors de la conception du projet de piscine.

Dispositif de rétention puis de rejet des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Lorsque les eaux de pluie collectées par les aménagements de la propriété privée (eaux de toiture, de voirie privée…) ne peuvent être rejetées dans le réseau communal des eaux pluviales ou en l’absence de celui-ci, elles devront être collectées par un dispositif individuel dimensionné selon les besoins du projet, sans être canalisées puis elles devront être rejetées dans le réseau d’évacuation propre à la voirie publique.

Cependant, il est strictement interdit de rejeter les eaux de pluie dans les dispositifs d’assainissement pluvial des routes départementales (destinées à recueillir uniquement les eaux pluviales des chaussées). Par ailleurs, les systèmes de pompe de relevage des eaux de pluie est prohibé.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Electricité, téléphonie et télédistribution

Tout projet d’aménagement immobilier comportant un poste de transformation électrique, qu’il soit collectif ou un lotissement, devra :

• Soit l’intégrer au sein du corps d’une construction (immeuble), • Soit l’habiller et le dissimuler au mieux afin de ne pas dénaturer le site ni

l’environnement. Excepté dans le cadre d’impossibilités techniques dûment justifiées, les raccordements aux réseaux câblés doivent être enterrés dans les propriétés privées, quel que soit le mode de distribution des réseaux publics.

Lorsqu’un projet prévoit la mise en œuvre d’un système d’éclairage privé, le dispositif devra se conformer aux dispositions communales en vigueur. Cet éclairage devra adapter la colorimétrie et la puissance lumineuse afin de ne pas engendrer de pollution lumineuse et de minimiser les impacts sur la faune et la flore locales.

VE2A | Page 312/402

Dispositions applicables aux zones d’urbanisation futures | ZONE 1AU

Déchets

La collecte et la gestion des déchets domestiques relève de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), dont le règlement de collecte applicable est disponible auprès de cet unique interlocuteur.

Tout projet de construction de logements, qu’il soit collectif ou semi-collectif ou un lotissement de maisons d’habitation individuelles, doit être doté d’emplacements privilégiés afin d’aménager les conteneurs d’ordures ménagères et de tri sélectif des déchets domestiques. Ceux-ci seront implantés à proximité des itinéraires de collecte, effectués le long des voies communales et départementales et ce, dans le respect des dispositions sanitaires.

Dans une démarche éco-responsable de mutualisation des impacts économiques (carburants), fonciers (consommation et imperméabilisation des sols) et temporels (réduction des tournées), les emplacements d’aménagement des conteneurs d’ordures ménagères de plusieurs opérations immobilières devront, dans la mesure du possible, être regroupés en respectant les directives du service technique compétent de la CCPEVA.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 313/401

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 314/401

Zone A

zone agricole

La zone A concerne les secteurs de la commune à vocation dominante agricole.

Cette zone comprend : • Une zone Abj correspondant à des jardins maraîchers biologiques à vocation d’insertion sociale et professionnelle (labellisé « Jardin de Cocagne »). Les constructions nécessaires à l’activité agricole pourront être autorisées dans cette zone, à la condition que leur implantation soit justifiée par des impératifs de fonctionnement de l’entreprise agricole, • Le secteur Abj1, un Secteur de Taille et de Capacité d’Accueil Limitées correspondant au site de l’association « Pousses d’Avenir », • Le secteur Agv, un Secteur de Taille et de Capacité d’Accueil Limitées correspondant à l’aire d’accueil des gens du voyage (aire dite de « petit passage ») aux lieux-dits « Crétaba » et « la Bennaz ».

Dispositions spécifiques

Il est demandé de se reporter aux dispositions applicables à toute zone pour les règles relatives :

• Aux changements de destination permis par l’article L.151-11 du Code de l’Urbanisme,

• Aux éléments du patrimoine naturel protégés au titre des articles L.151-19 et L.15123 du Code de l’Urbanisme,

• Aux éléments du patrimoine bâtis identifiés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme,

• Aux cônes de vue, • Aux périmètres de sursis à statuer en vertu de l’article L.424-1 du Code de

l’Urbanisme, • Aux secteurs patrimoniaux bâtis et non-bâtis remarquables repérés au plan de

zonage du PLU en vertu des articles L.151-19 et L.151-23 du Code de l’Urbanisme, • Aux risques naturels prévisibles.

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 315/401

Destination Exploitation agricole et forestière Habitation

Commerce et activités de services

Equipements d’intérêt collectif et services publics

Autres activités des

secteurs primaire, secondaire ou tertiaire

Sous-destination

Exploitation agricole

Exploitation forestière

Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

Hôtels Autres hébergements touristiques

Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques

et assimilés Locaux techniques et industriels des

administrations publiques et assimilés

Établissements d'enseignement, de santé et d’action sociale

Salles d'art et de spectacles Équipements sportifs Lieux de culte

Autres équipements recevant du public

Industrie Entrepôt Bureau Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisée X X

Autorisée sous conditions

X X X

X

Interdite

X X X X X X

X

X X X X X X X X X X

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 316/401

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| A

Zone N

Ce que la zone N autorise, en clair

N 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Destinations des constructions, usages des sols et natures des activités

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

1.1 Destinations et sous-destinations autorisées et interdites

Dans l’ensemble de la zone N : les occupations et utilisations du sol, nécessitant une autorisation et ne figurant pas à l’article ci-après, sont interdites.

Destination Exploitation agricole et forestière Habitation

Commerce et activités de services

Equipements d’intérêt collectif et services publics

Autres activités des

secteurs primaire, secondaire ou tertiaire

Sous-destination

Exploitation agricole

Exploitation forestière

Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle

Hôtels Autres hébergements touristiques

Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques

et assimilés Locaux techniques et industriels des

administrations publiques et assimilés

Établissements d'enseignement, de santé et d’action sociale

Salles d'art et de spectacles Équipements sportifs Lieux de culte

Autres équipements recevant du public

Industrie Entrepôt Bureau Centre de congrès et d'exposition

Cuisine dédiée à la vente en ligne

Autorisée

Autorisée sous conditions X X X X X X

X X

X

X X

Interdite

X X

X

X X X X X X X X X

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 342/401

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

Dans l’ensemble de la zone N : Sont admis :

• Les aménagements, les occupations, les installations et les constructions nécessaires à l’activité forestière afin d’assurer la préservation et l’entretien des espaces naturels,

• Les aménagements, les occupations et les installations essentielles à usage d’activités sportives et aux loisirs touristiques, à condition qu’ils s’intègrent qualitativement dans la topographie, l’environnement et le paysage aux alentours et ce, sans dénaturer le caractère naturel et/ou forestier des lieux,

• Les constructions, les aménagements, les occupations et les installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif,

• La réhabilitation des constructions existantes, quelle que soit leur destination initiale,

• Les constructions secondaires aux constructions principales à destination d’habitation seront plafonnées à une seule annexe maximum (existante ou à créer) par construction principale, sous conditions cumulatives d’une qualité architecturale identique à la construction principale, que leur hauteur au faîte du toit ne dépasse pas 3,5 mètres, leur emprise au sol n’excède pas 20 mètres carrés et que l’implantation s’effectue à 10 mètres maximum de distance vis-à-vis de celle-ci,

• Les bâtiments existants pourront s’étendre dans la limite de 30 % de la surface de plancher existante des bâtiments existants.

• Les changements de destination des bâtiments identifiés (cf. dispositions générales).

Dans la sous-zone Ne (secteur d’équipements et de jardins familiaux) : Sont admis :

• Les aménagements, les occupations et les installations essentiels aux jardins familiaux,

• Les aménagements, les occupations et les installations essentiels aux activités de sports et de loisirs en plein air,

• Les constructions, les aménagements, les occupations et les installations nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif,

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

Dans la sous-zone Ng (secteur d’équipements du Golf d’Évian-les-Bains) : Sont admis :

• Les aménagements, les occupations et les installations strictement nécessaires à l’exploitation, au fonctionnement et à l’entretien du périmètre du Golf, à l’exclusion de toute autre destination ou affectation,

• Les chemins piétonniers et le mobilier extérieur destinés à l’accueil et à l’information des usagers et du personnel du Golf,

• Les aires de parking des véhicules motorisés, sous réserve de garantir une insertion qualitative de cet espace de parcage dans l’environnement et de limiter les impacts anthropiques vis-à-vis de celui-ci et du voisinage.

Dans la sous-zone Nh (secteur de protection des zones humides et des terrains hydromorphes) : Sont admis :

• Les travaux divers s’avérant utiles et essentiels afin d’assurer une gestion optimum de la zone humide et des terrains hydromorphes, dans l’optique de maintenir la spécificité et la santé de ces milieux naturels,

• Les travaux concernant la gestion et l’entretien des réseaux de drainage et d’assainissement existants, dans le respect de la spécificité et de la santé de ces milieux naturels,

• Les travaux concernant l’entretien et la réfection des voiries traversant ou bordant les zones humides, dans le respect de la spécificité et de la santé de ces milieux naturels,

• Le captage des nappes phréatiques profondes ou des émissaires (cours d’eau) au bénéfice des collectivités publiques, à condition qu’il ne porte pas atteinte au régime hydrique et à l’équilibre du milieu,

• Les apports d’eau claires et de rejets d’eau après épuration issus du bassin versant et ce, selon les prescriptions sanitaires en vigueur.

Dans la sous-zone Nl (secteur des parcs littoraux) : Sont admis :

• Les constructions ou installations nécessaires à des services publics ou à des activités

VE2A | Page 343/401

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

1.2 Destinations et sous-destinations autorisées sous conditions

o Motiver l’impossibilité de l’implantation dudit projet des services publics ou d’intérêt collectif dans les secteurs urbanisés ou à urbaniser,

• L’édification et la rénovation de clôtures, de portails et portillons, dans le respect des dispositions relatives à l’insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions (2.2).

Autres conditions particulières : Lorsqu’un bâti existant se révèle non-conforme aux dispositions réglementaires applicables à la zone, la demande d’autorisation d’urbanisme sera uniquement accordée dans le cadre de projets et de travaux ayant pour objet de ne pas aggraver et/ou de réduire les nonconformités avérées.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 345/401

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

1.3 Usages et affectations des sols

Sont autorisés sous conditions : les dépôts de matériaux nécessaires à l’exploitation forestière ou aux aménagements paysagers ou aux jardins.

L’autorisation ne pourra être accordée que sous les conditions cumulatives suivantes : que le projet de dépôt permette une amélioration paysagère du site, qu’il fasse l’objet d’une remise en état du site après la fin d’exploitation des dépôts de matériaux, et qu’il fasse l’objet d’un suivi de qualité du sol lors de sa remise en état afin de retrouver son usage antérieur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 346/402

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

N 3Implantation des constructions

Intitulé du document : 2.1 Volumétrie et implantation des constructions

2.1 Volumétrie et implantation des constructions

Hauteur des constructions

Le plan altimétrique contenant les cotes topographiques sera employé afin de déterminer un point non-susceptible d’être modifié par les travaux projetés, servant de base de référence afin de calculer la hauteur.

La hauteur des constructions et des installations sera mesurée à compter du niveau du terrain naturel (avant travaux d’exhaussement et/ou d’affouillement de terre) jusqu’au point culminant.

Dans une bande de 100 mètres de largeur depuis les rives du lac Léman, la hauteur des constructions et des installations ne devra pas dépasser la hauteur des constructions et des installations existantes à proximité.

Les édicules techniques (bouches d’aération, sorties de cheminée, antennes de télécoms, etc.) ne sont pas compris dans le calcul de la hauteur des bâtis.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de leur hauteur, à la condition de ne pas excéder 30 centimètres de surépaisseur de toiture.

Règle générale : Au sein des sous-zones N, Ng, Nh, Np, Nr et Ns : La hauteur maximale mesurée au point culminant d’une construction ou d’une installation par rapport au niveau du terrain naturel n’est pas réglementée ; cependant le projet devra s’intégrer discrètement à l’environnement naturel tant proche qu’éloigné.

Dans le périmètre de la sous-zone Ne : La hauteur des constructions et des installations au faîtage ne devra pas dépasser 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel.

Dans le périmètre de la sous-zone Nl : La hauteur des constructions et des installations au faîtage ne devra pas dépasser 5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel.

Dans la sous-zone Ntc : La hauteur des constructions et des installations au faîtage ne devra pas dépasser 6 mètres par rapport au niveau du terrain naturel.

Dispositions particulières : Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, la hauteur n’est pas plafonnée. Toutefois, la hauteur du bâti projeté devra être adaptée à l’usage et cohérente avec les bâtis alentours afin d’assurer une insertion qualitative dans l’environnement.

Le seuil de hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel pourra être dépassé dans l’hypothèse d’un besoin spécifique de gestion de la toiture, dûment justifié par des impératifs techniques ou des contraintes de fonctionnement et d’exploitation du bâtiment.

Implantation par rapport aux emprises publiques, aux voiries publiques et voies privées ouvertes ou fermées à la circulation générale

Le champ d’application du présent article englobe les emprises publiques, les voies publiques, les chemins ruraux et les voies privées, qu’elles soient ouvertes ou non à la circulation automobile (hors servitudes de passage).

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires et le cas échéant, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre et de leurs terrasses soutenues ou non par des poteaux de soutien.

Dans le cadre de la création de piscines, la distance de retrait minimale d’implantation sera comptée depuis la margelle. Dans le cas de figure où une piscine enterrée est dépourvue de margelles, la mesure sera effectuée depuis le rebord du bassin.

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 347/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE N

Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne seront pas pris en compte. La hauteur des éléments en surplomb de l’espace public devra être de 4,5 mètres au minimum depuis le niveau du terrain achevé.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises publiques ou privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Au surplus des dispositions relatives au traitement environnementale et paysager des espaces non bâtis et des abords des constructions (2.3), afin de permettre le libre passage de l’eau et de la faune, les rives naturelles des cours d’eau doivent être entretenues en espaces libres de toute construction et de tout mouvement de terre inopportun, en respectant de facto un recul d’implantation vis-à-vis des cours d’eau. Celui-ci sera à adapter en fonction des situations topographiques et du caractère naturel des lieux d’implantation. Cette disposition réglementaire n’engage pas les ouvrages et infrastructures de franchissement des cours d’eau.

Règle générale :

La distance d’implantation minimale des constructions et des installations vis-à-vis de la limite d’alignement donnant sur la voirie publique, les emprises publiques existantes ou projetées (emplacements réservés) ou la voirie privée sera de :

• 25 mètres par rapport à l’axe de la chaussée des routes départementales situées hors agglomération,

• 10 mètres par rapport à l’axe de la chaussée des routes départementales situées en agglomération, des voies communales et des voies privées,

• 5 mètres par rapport aux autres emprises publiques.

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur la Route Départementale

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 348/402

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur la Route Communale

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Implantation des constructions par rapport à la limite de l’alignement donnant sur l’espace public

Dispositions particulières : La distance minimale d’implantation des constructions et des installations pourra être inférieure ou supérieure à celle imposée par la règle générale ci-dessus :

• Concernant les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

• Dans l’hypothèse d’aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite,

• Concernant l’extension, la réhabilitation et la rénovation de bâtiments identifiés comme élément bâti remarquable en vertu de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme.

VE2A | Page 349/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE N

Implantation des constructions vis-à-vis des limites séparatives

Le point de repère afin de calculer la distance d’implantation minimale sera défini depuis le nu externe des façades des constructions principales ou secondaires, de leurs balcons d’une largeur supérieure à 1 mètre, de leurs terrasses soutenues ou non soutenues par des poteaux de soutien. Les éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture jusqu’à 1 mètre de largeur ne sont pas pris en compte.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale par rapport aux voies et emprises privées existantes ou futures, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres (hormis pour les constructions en bordure de voie).

Les constructions et les installations autorisées dans l’espace public ne sont pas concernées par ces règles d’implantation.

Règle générale : La distance d’implantation minimale de retrait par rapport aux limites de propriété privée séparatives devra être égale ou supérieure à 10 mètres minimum.

Implantation des constructions principales (ou secondaires d’une hauteur au faîtage supérieure à 3,5 mètres) vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Dispositions particulières : Les constructions et les installations pourront être admises jusqu’en limites de propriété privée séparatives, dans les cas de figure ci-après :

• Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques,

• Les aménagements spécifiques, dédiés aux personnes à mobilité réduite, • Les servitudes de cour commune entre deux propriétés privées riveraines (les

dispositions relatives à l’implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété sont par conséquent applicables au projet).

Et également, dans le cas de figure où les extensions des constructions principales ou secondaires existantes comblent une dent creuse afin de constituer un front bâti.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 350/402

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété privée

La distance de retrait minimale sera mesurée depuis le nu externe des façades, sans tenir compte des éléments de modénature, tels que les marquises, les bandeaux, les corniches ou les débords de toiture, de balcons ou de terrasses soutenues par des poteaux de soutien jusqu’à 1 mètre de largeur.

Les dispositifs techniques permettant d’éviter la déperdition de chaleur (isolation thermique par l’extérieur - ITE) des constructions préexistantes ne sont pas pris en compte dans la mesure de la distance d’implantation minimale entre chaque bâti existant sur une même propriété privée, dans la limite d’une surépaisseur de 30 centimètres.

Implantation des constructions secondaires d’une hauteur au faîtage inférieure ou égale à 3,5 mètres vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives

Règle générale :

Les constructions secondaires non-accolées doivent être implantées à moins de 10 mètres de la construction principale.

Dans le cas de figure de constructions ou d’installations secondaires (appentis, cabanon, carport, pergola…) limitées à 2 annexes par propriété privée, accolées ou non-accolées, closes ou non-closes, la distance d’implantation minimale vis-à-vis des limites de propriété privée pourra être de 5 mètres et ce, selon les conditions cumulatives suivantes :

• La hauteur au faîtage de l’annexe n’excède pas 3,5 mètres par rapport au niveau du terrain naturel,

• La longueur de chaque façade de l’annexe ne dépasse pas 8 mètres.

La distance minimale d’implantation des piscines hors-sol, semi-enterrées ou enterrées, comportant ou non une margelle sera de 10 mètres, à compter du bord du bassin.

Afin d’éviter de les disséminer, les annexes devront, dans la mesure du possible, être regroupées au sein de la propriété privée.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 351/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE N

Implantation des constructions principales et secondaires entre elles sur une même propriété privée

Dispositions particulières : A la condition qu’ils soient fondamentalement structurels de l’ensemble bâti, les éléments de liaison projetés entre les différents corps de bâtiments seront considérés comme étant accolés.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 352/402

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

N 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : 2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

2.2 Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale des constructions

Préambule : En tout état de cause, chaque projet (quelle que soit son ampleur) devra proposer une insertion recherchée et argumentée tant à l’échelle foncière que dans l’environnement alentour, afin de préserver la qualité architecturale, environnementale, patrimoniale, paysagère et urbanistique du territoire communal.

Les dispositions générales indiquées en préambule du présent règlement écrit devront être prises en compte dans toute élaboration d’opérations immobilières ou dans toute rénovation de bâtis existants.

Les dispositions des paragraphes ci-dessous exposées ne concernent pas les projets d’équipements publics et d’intérêts collectifs, qui par leur fonction et leur usage, induisent des typologies de densité, d’implantation, de volume, de façade, de toiture, d’annexe et de clôture spécifiques, devant être adaptés à leur nature propre.

Rénovation et réhabilitation : Concernant les réhabilitations et les rénovations des constructions traditionnelles existantes, repérées au titre des éléments patrimoniaux bâtis remarquables (liste dans l’Inventaire des Ensembles et des Eléments Patrimoniaux Bâtis et Non-Bâtis Remarquables et marqueurs « étoiles à 5 branches rouges » sur le Règlement Graphique), se référer à la section : « Dispositions applicables à toutes les zones » du présent Règlement Ecrit, rubriques : « Dispositions architecturales, paysagères et urbanistiques générales » et « Patrimoine à préserver. »

Densité, implantation et volume

L’implantation, la volumétrie et la densité de tout aménagement, de toute installation ou de toute construction devront être déterminées en tenant compte de la topographie de l’unité foncière, de l’environnement et des paysages alentours, de la culture architecturale préexistante et des perceptions lointaines et dominantes dudit projet appréhendé.

Le projet devra s’adapter au terrain naturel du site afin de réduire au maximum son impact

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

paysager ainsi que l’artificialisation et l’imperméabilisation du terrain. Le niveau du terrain naturel dans les marges de recul vis-à-vis des limites de propriété privée, définies par les dispositions relatives aux implantations des constructions (2.1), ne devra être en aucun cas modifié, excepté pour :

• La création des voies internes d’accès aux emplacements de stationnement des véhicules motorisés,

• L’édification d’espaces de vie extérieurs via le terrassement des talus, n’excédant pas 4 mètres de largeur depuis le nu externe des façades.

Cela ne dispense pas le porteur de projet de préserver le reste de l’emprise foncière de tout déblai et de tout remblai non-nécessaires à l’élaboration du projet.

Les enrochements sont strictement interdits, n’étant pas typiques de l’aménagement paysager des rives du lac Léman. Il est recommandé d’opter pour des palissades en bois naturel végétalisées ou des maçonneries enduites et/ou bardées, de préférence végétalisées. D’autres options pourront être accordées selon leur insertion dans leur environnement.

Les murs de soutènement de terre nécessaires à la conservation des talus existants au sein de l’unité foncière sont accordés, à la condition de respecter l’une des prescriptions indiquées ci-après :

• Un mur de soutènement de terre n’excédant pas une hauteur vis-à-vis du niveau du terrain naturel défini à 1 mètre,

• Jusqu’à 3 murs de soutènement de terre, en forme de paliers successifs seront tolérés, sous réserves que leur hauteur par rapport au niveau du terrain naturel n’excède pas un mètre et que leur largeur minimale entre chaque palier soit d’un mètre, portant l’ensemble à un minimum de 3 mètres d’épaisseur. Ces paliers devront impérativement être végétalisés via des arbustes et des plantes grimpantes et/ou rampantes,

• Un mur de soutènement de terre d’une hauteur supérieure à un mètre vis-à-vis du niveau du terrain naturel sera accepté dans le cadre de la création d’une rampe d’accès des véhicules au garage en sous-sol enterré ou semi-enterré. La hauteur dudit mur de soutènement de terre sera adaptée aux besoins réels du projet. Des éléments d’habillage (enduits, bardages, parements) et/ou de végétalisation par des essences végétales grimpantes et/ou rampantes seront prévus.

VE2A | Page 353/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE N

devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de revêtements de façades brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

La longueur des façades d’une construction projetée ne peut excéder 25 mètres, en dehors des balcons d’une largeur inférieure ou égale à 1,2 mètre. Une longueur supérieure sera tolérée aux conditions cumulatives de création de décrochés de façade d’un mètre minimum et d’habillage et d’animation différents des façades, afin de rompre l’effet de masse. Dans l’hypothèse de l’extension de bâtis existants ou de la construction d’annexes accolées aux bâtis existants, une homogénéité des façades est requise afin d’assurer la cohérence de l’ensemble.

Lorsque ces extensions ou ces annexes ne sont pas construites avec les mêmes matériaux et coloris que les façades existantes de la construction principale, une harmonie d’aspect doit être impérativement proposée. Dans tous les cas de figure, les matériaux extérieurs devront présenter un aspect fini (aucun matériau brut d’apparence ne sera toléré). La rénovation et la réhabilitation des éléments bâtis remarquables ne devront pas modifier leur aspect originel (pierres apparentes, encadrements d’ouvertures, etc.)

Implantation des murs de soutènement de terre en 3 paliers successifs par rapport au niveau du terrain naturel

Les murs de soutènement d’une hauteur supérieure à 1 mètre par rapport au niveau du terrain naturel devront se justifier tant sur l’aspect de la sécurité ou de l’accès à l’emprise foncière depuis la voirie, qu’elle soit publique ou privée. Ils pourront déroger à la règle énoncée ci-dessus dès lors qu’ils ne diminuent pas le cône de visibilité à l’entrée et à la sortie de la propriété privée et qu’ils ne génèrent pas de risques de sécurité routière et piétonne.

Façades

Aspect des façades : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des façades

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Composition des façades : La composition des façades (ouvertures, éléments de bâti et éléments de décor) doit assurer un équilibre, via l’homogénéité des dimensions, des proportions, des rythmes, des matériaux et des coloris.

Afin d’assurer l’équilibre et la régularité des ouvertures en façades, il est préconisé que les ouvertures soient centrées et alignées entre elles, dans un souci de cohérence entre les étages et les façades d’une même construction.

Il est recommandé de limiter le choix des dimensions et des formes des ouvertures (fenêtres, portes-fenêtres, baies vitrées et fenêtres de toit) sur les constructions. Il est conseillé que toutes les ouvertures présentent des caractéristiques similaires quant au nombre de vantaux et à l’orientation des menuiseries (horizontal ou vertical), à l’exception des portes d’entrée et des portes de garage.

VE2A | Page 354/402

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

Habillage des façades : La préservation et la restauration des éléments de décor, d’habillage et de modénatures existants est obligatoire. Les éléments d’habillage (tels que les bardages et les parements…) sont vivement encouragés sur les façades des constructions tant nouvelles qu’existantes.

Les cheneaux, les gouttières et les descentes des eaux de pluie récoltées par les toitures des constructions tant principales que secondaires devront être intégrées de manière qualitative à la composition architecturale des façades.

Concernant les constructions nouvelles, les caissons des volets roulants doivent être impérativement intégrés dans les murs de façades. Dans le cadre d’une réhabilitation ou d’une rénovation, les caissons des volets roulants doivent être a minima placés dans l’embrasure des ouvertures et au mieux, encastrés dans les murs de façades ; à l’exception d’impossibilités techniques avérées à justifier par le porteur de projet. Afin de ne pas aggraver d’éventuelles non-conformités, il est fortement recommandé d’apposer des caissons et des volets d’une teinte identique à ceux existants.

Toitures

Aspect des toitures : La nature et la teinte des matériaux utilisés dans le cadre de la conception des toitures devront être validées par la commune via un échantillonnage, avant tout démarrage des travaux. Dans une optique de précision des natures et des teintes de matériaux devant être employés au sein du territoire communal, un Nuancier Communal est annexé au présent Règlement Ecrit. Les matériaux de couverture des toitures brillants et/ou réfléchissants sont strictement interdits. Les coloris de matériaux criards et contrastés sont proscrits.

Les matériaux et teintes des toitures devront être cohérents avec les matériaux et les coloris des couvertures de toiture alentours. L’emploi des tuiles en terre cuite ou d’aspect similaire, à moyen ou à petit moule, sera privilégié pour les couvertures des toitures et ce, dans une teinte chaude (notamment rouge, marron ou brun).

Pour toute construction nouvelle, il est au minimum exigé une toiture à 2 pans, dont l’inclinaison sera comprise entre 40 et 60 %, végétalisée ou non-végétalisée. Les toitures plates ou à pans de faible inclinaison des constructions principales sont admises, à la

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

condition qu’elles présentent une épaisseur de terre végétale et/ou substrat de 30 centimètres minimum. Dans le cadre d’une extension/surélévation et/ou d’une réfection d’une toiture existante dont les inclinaisons de pente de toits ne sont pas réglementaires, il pourra être dérogé à la règle sous réserve de l’appréciation de l’autorité compétente.

Les faîtages des toitures des extensions de constructions principales ou de réalisation des constructions secondaires s’orientent dans le sens de celui utilisé pour la toiture de la construction principale, sauf si le projet architectural global le justifie.

Dans le respect des techniques constructives anciennes et caractéristiques du bâti ancien des rives du lac Léman, il est recommandé que les sens de faîtage des constructions principales et secondaires s’orientent :

• En cas de terrain plat, parallèlement à la voie, • En cas de terrain en déclivité, dans le sens de la plus grande pente.

La forme, le volume, la pente et le matériau des toitures des constructions secondaires pourront être différents de la construction principale, à la condition que les choix retenus soient harmonieux avec les bâtis existants.

Les constructions secondaires et les extensions des constructions principales d’une emprise au sol et/ou d’une surface de plancher inférieure à 50 mètres carrés pourront proposer une toiture plate non-végétalisée ou une toiture-terrasse accessible avec garde-corps et rambardes. En cas d’extension d’une construction principale, celle-ci se fera en continuité du volume de la construction existante de manière à éviter les décrochés.

Débords de toiture : La largeur des débords de toiture sera comprise entre 1 mètre et 1,2 mètre pour toute construction principale projetée. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale inférieure ou égale à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avant-toits sera proportionnée au volume de ladite extension. Dans l’hypothèse d’une extension de la construction principale supérieure à 50 mètres carrés d’emprise au sol, la largeur des avanttoits de celle-ci sera identique à celle des avant-toits de la construction principale existante.

La largeur des débords de toiture sera proportionnelle au volume et à la forme de la

VE2A | Page 355/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE N

construction secondaire. Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier), les avant-toits pourront adopter une largeur différente à celle imposée, sous réserve de l’accord expresse du service instructeur. Concernant les toitures de jonction et de transition, des débords de toit différents pourront être admis.

Afin de conserver une unité de largeur des débords de toit des différents bâtis sur une même propriété privée, le service instructeur pourra également émettre des directives concernant l’homogénéité des largeurs des débords de toit entre les différentes constructions présentes et projetées et ce, selon leur usage propre.

Les clôtures devront privilégier le passage de la petite faune d’une propriété privée à celles attenantes selon les principes émis au sein de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation thématique « Trames Vertes, Bleues et Noires. »

En cas de différence de niveau entre 2 propriétés privées ou d’une propriété privée par rapport à la voirie, la hauteur de la clôture est mesurée à partir du point médian égal à la différence de niveau entre les 2 terrains ou le terrain et la voirie.

Fenêtres de toit :

Les fenêtres de toit doivent être positionnées de façon ordonnancée et continue afin de prendre en compte la composition des façades de la construction, ainsi que les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement.

Les ouvertures en toiture doivent nécessairement être encastrées dans le plan du versant de la toiture à pans et ne pas comporter de volets roulants extérieurs, afin de ne pas engendrer de surépaisseur disgracieuse.

La surface dédiée aux fenêtres de toit, aux verrières, aux puits de lumière et aux lucarnes n’excèdera pas 25 % de la surface totale de la toiture. Leur installation est interdite sur les croupes.

Clôtures

Dans une optique de précision des aspects et des coloris des matériaux et des essences végétales à feuillage persistant ou caduque devant être employés au sein du territoire communal de Publier, un Nuancier Communal et un Guide Communal des Essences Végétales Locales sont annexés au présent Règlement Ecrit.

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente abrupte)

L’installation de clôtures donnant sur l’alignement ou sur les limites de propriété privées séparatives n’est pas obligatoire. Elles seront impérativement ajourées, sans comporter de dispositif occultant autre que végétal.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 356/402

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

Afin de ne pas engendrer des risques de sécurité routière et piétonne, il est strictement interdit d’installer des systèmes occultants sur le dispositif de clôture donnant sur la voirie.

Les portails et les portillons pleins sont également interdits. Ils ne devront pas excéder une hauteur de 1,8 mètre par rapport au niveau du terrain naturel.

Les bâches, les panneaux opaques en ajout sur le grillage ou le dispositif à claire-voie et tout autre système occultant à apposer sur les dispositifs de clôture en vis-à-vis des limites de propriété privée séparatives, autre qu’une haie vive, sont strictement proscrits.

Implantation du dispositif de clôture en limites de propriété privée dont les niveaux du terrain naturel sont différents (pente douce)

Règle générale : Dans le cadre de l’installation d’une clôture, tant sur l’alignement donnant sur la voirie que sur les limites de propriété privée séparatives, elle devra se présenter selon l’une des dispositions ci-après :

• Une haie composée d’essences végétales variées tant à feuillage persistant qu’à

feuillage caduque, ne comportant pas d’espèces végétales invasives et/ou exotiques et n’excédant pas 2 mètres de hauteur. Les jeunes plants des arbustes et buissons devront être implantés au minimum à 80 centimètres afin qu’ils n’empiètent pas sur l’espace public une fois devenus adultes,

• Un grillage souple ou rigide d’une hauteur inférieure ou égale à 1,8 mètre par

rapport au niveau du terrain naturel, adjoint ou non d’une haie vive,

• Une clôture à claire-voie présentant un intervalle vide-plein régulier de 5

centimètres minimum, faiblement occultante (maximum 30 % d’occultation), adjointe ou non d’une haie vive, ne dépassant pas 1,8 mètre de hauteur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

Eléments techniques

Au motif des perspectives et points de vue, des paysages urbains et naturels et de la qualité architecturale et patrimoniale du territoire communal, toute installation d’ouvrages et d’éléments techniques seront limités au minimum et dans la mesure du possible dissimulés de façon à se fondre dans les façades, les toitures et les tènements.

Équipements relatifs aux nouvelles technologies et énergies renouvelables

Panneaux photovoltaïques : L’installation de panneaux photovoltaïques devra être de préférence intégrée à la couverture de la toiture. Elle sera cependant tolérée en surimposition de la couverture de la toiture. En aucun cas de figure, les panneaux photovoltaïques seront accordés lorsqu’ils dépassent des acrotères et des faîtes de toit. Ils ne seront également pas tolérés en ajoutés de façades. Dans tous les cas de figure, leur coloris sera mat et devra s’approcher du coloris du revêtement de la toiture de la construction sur laquelle ils seront apposés.

Ils devront être positionnés de préférence sur les versants de toiture les moins exposés depuis les espaces publics. Ils devront être installés de façon ordonnancée et continue, afin de prendre en compte les perceptions visuelles proches et éloignées de la construction dans l’environnement. Les positionnements discontinus afin d’éviter les éventuels obstacles (conduits de cheminées, fenêtres de toit, édicules techniques…) ne seront pas acceptés.

En cas d’implantation au sol, la surface générée par l’installation de panneaux photovoltaïques au sol sera comptabilisée dans le calcul de l’emprise au sol du tènement.

VE2A | Page 357/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE N

Pompes à chaleur (PAC) : Si les groupes externes des pompes à chaleur ne peuvent être installés, pour des motifs techniques, sur des façades invisibles depuis les espaces publics, ils devront soit être dissimulés par des coffrets d’un coloris approchant ou identique à la teinte du ravalement de la façade ; soit être camouflés par des aménagements paysagers de façon pérenne en toute saison.

Le tracé des goulottes et des raccords nécessaires à l’installation et à l’utilisation d’une pompe à chaleur devra minimiser au maximum son impact sur l’aspect des façades et des toitures. Afin de réduire au minimum la visibilité de ces fils électriques sur les façades frontales (donnant sur les espaces publics), leur passage sera privilégié via les façades latérales voire arrières des bâtiments existants et futurs.

Isolation thermique par l’extérieur (ITE) : L’intervention d’une isolation thermique par l’extérieur devra être uniquement envisagée dans le cadre où celle-ci ne dénature pas les attributs caractéristiques architecturaux et patrimoniaux de l’édifice.

Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur autorisent une épaisseur maximale de dépassement de 30 centimètres par rapport aux règles d’implantation des constructions par rapport aux limites d’alignement et aux limites séparatives (2.1) afin d’isoler les façades, surélever les toitures et installer des dispositifs de protection contre le rayonnement solaire.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 358/402

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

N 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : 2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

2.3 Traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions

Emprise au sol

L’emprise au sol correspond à la projection verticale des volumes des constructions, tous débords et surplombs inclus. Les cas de figure ci-dessous ne sont pas compris dans le calcul de l’emprise au sol :

• Les portions entièrement enterrées des bâtis (places de parking et box, caves et locaux techniques…),

• Tous les éléments de modénature tels que les marquises, les bandeaux, les corniches,

• Les balcons et les terrasses surélevées d’une largeur inférieure ou égale à 1 mètre et les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements,

• Les ouvrages et les infrastructures techniques nécessaires au fonctionnement des équipements publics ou d’intérêt collectif.

Les escaliers extérieurs, les balcons, les terrasses surélevées et les avant-toits d’une largeur supérieure à 1 mètre, les constructions secondaires dites annexes, de même que les piscines enterrées, semi-enterrées ou hors-sol, seront comptabilisés dans le calcul de l’emprise au sol.

Le respect du pourcentage d’emprise au sol ne concerne pas les situations suivantes : • La reconstruction du bâti dans le volume existant après démolition, • La reconstruction du bâti dans le volume existant après destruction de celui-ci dans le cadre d’un sinistre survenu depuis moins de 10 années, • Les équipements publics et d’intérêt collectif, ainsi que leurs ouvrages et infrastructures techniques.

Règle générale : Au sein de la zone N et des sous-zones N : L’emprise au sol n’est pas réglementée, à l’exception de celle mentionnée ci-dessous.

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

Dans le périmètre de la zone Ns : L’emprise au sol des constructions et des installations futures ne devra pas excéder 15 % de l’emprise au sol totale existante.

Espaces libres

Les espaces libres correspondent à la superficie du terrain non-occupée par les constructions constitutives d’emprise au sol et les espaces verts, qu’ils soient de pleine terre ou non.

Les espaces perméables correspondent aux surfaces devant rester perméable aux eaux pluviales par un traitement de sol favorisant les infiltrations naturelles. Le terme d’espaces perméables désigne les surfaces permettant aux eaux de pluie et de ruissellement de s’infiltrer dans les sols. Il s’agit à la fois des espaces végétalisés de pleine terre et des espaces libres perméables (graviers tout venant, revêtement de type Evergreen, toitures plates végétalisées…)

De façon générale, il est déconseillé que les espaces libres soient bitumés, goudronnés ou enrobés, afin de ne pas accentuer le phénomène d’artificialisation et d’imperméabilisation des sols, ceux-ci engendrant des difficultés d’évacuation des eaux de pluie et générant des risques d’inondations récurrents. L’aménagement de ces espaces de stationnement de véhicules est à privilégier : dalles alvéolées, pavés engazonnés, allées gravillonnées… afin de permettre l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Espaces végétalisés de pleine terre

Non réglementés.

Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements en matière de performances énergétiques et environnementales

Constructions nouvelles : Les constructions neuves doivent s’élaborer dans le respect des normes établies par la Réglementation Environnementale (RE) en vigueur. Les volumes (hauteur, longueur, largeur) des projets doivent tendre à intégrer les principes de l’architecture bioclimatique afin d’assurer le confort intérieur, tant en période hivernale qu’estivale. Les paramètres de

VE2A | Page 359/401

Dispositions applicables aux zones urbaines | ZONE N

dimensionnement, d’orientation, d’isolation des façades et de protection des ouvertures constituent également des outils pour optimiser les « apports passifs » en termes de chaleur, de fraîcheur et de luminosité. Le recours aux dispositifs de production d’énergies renouvelables est vivement conseillé. C’est pourquoi, dans le cadre d’un projet d’aménagement d’ensemble, différents modes de production pourront être regroupés dans l’enceinte de plusieurs bâtiments et/ou parkings au regard de leur localisation et/ou orientation.

Rénovation et réhabilitation : Dans le cas de figure d’un projet de rénovation et/ou de réhabilitation :

• Les travaux de ravalement de façade et/ou de réfection de toiture, d’aménagement de locaux afin de les rendre propres à l’habitat impliqueront le respect des normes de performances énergétiques en vigueur,

• Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur devront être qualitatifs en termes de confort de température et de renouvellement de l’air mais également en termes d’aspect architectural, notamment par un habillage et une animation des façades (pertinence des matériaux, éléments de décor…),

• Les travaux de remplacement des menuiseries et des vitrages devront respecter les caractéristiques thermiques réglementaires en vigueur.

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 360/402

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

N 8Stationnement

Intitulé du document : 2.4 Stationnement

2.4 Stationnement

Dans l’ensemble de la zone N : Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques ou de desserte collective, ainsi que des chemins d'accès ou de promenade, particulièrement en cas d’accueil de clientèle.

Les espaces de stationnement limitant l’imperméabilisation des sols sont à privilégier. Ainsi, l’aménagement de ces espaces devra privilégier l’utilisation de surfaces perméables (dalles alvéolés, pavés engazonnés, allées naturelles constituées d’un mélange terre/ pierres par exemple.

Les places de stationnement extérieures doivent être végétalisées ou faire l’objet d’un traitement paysager.

Dans la zone Nl : Dans le cas de figure d’un projet d’hébergement touristique (chambres d’hôtes, hôtels ou gîtes), il est exigé un emplacement de stationnement par chambre à créer.

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 361/401

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

N 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : 3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

3.1 Conditions de desserte par les voies publiques ou privées

Accès

Les nouveaux accès sur les voies communales et les routes départementales sont réglementés en application de l’article R.111-2 du Code de l’Urbanisme. Toute demande de création ou de modification de l’accès aux propriétés privées doit faire l’objet d’une consultation auprès du service gestionnaire du réseau routier concerné.

Toute occupation et/ou utilisation des sols, préalablement autorisée dans la zone, pourra être refusée :

• Afin d’éviter une prolifération du nombre d’accès routiers sur les voies publiques et les voies privées ouvertes à la circulation routière générale,

• Dans le cas où l’accès au tènement depuis l’espace public provoque une gêne ou présente un risque pour la sécurité des usagers desdits accès et voiries.

Cette sécurité sera appréciée, notamment au regard de : • La position et de la configuration de l’accès prévu débouchant sur la voie publique, • La nature et l’intensité du trafic routier.

Toute création d’un nouvel accès routier aux véhicules motorisés est strictement interdite sur la Route Départementale n°1005.

Le déplacement d’ouvrages techniques (bouches de lutte contre le risque d’incendie, poteaux supportant les câbles d’électricité et de télécoms, etc.) pour créer un accès routier au tènement objet du projet sera exclusivement à la charge du pétitionnaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Le rehaussement des poteaux ou l’enfouissement des câbles d’électricité et/ou de télécoms afin d’installer un Point d’Apport Volontaire (PAV) permettant la collecte et le recyclage des déchets domestiques sera exclusivement à la charge du bénéficiaire et ce, uniquement après l’obtention de l’accord du service technique communal ou départemental compétent et du gestionnaire de l’ouvrage technique concerné.

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

En tout état de cause, les projets devront respecter les éléments énoncés ci-dessous : • Le débouché des véhicules sur les voies, qu’elles soient publiques ou privées, doit être effectué via un surbaissement du trottoir ou de l’accotement et ce, selon les directives des services compétents communaux ou départementaux, le cas échéant, • Les sorties particulières des véhicules motorisés doivent disposer d’une plateforme d’attente inférieure ou égale à 5 % d’inclinaison, s’étendant sur une longueur de 5 mètres pour une largeur de 5 mètres minimum depuis la limite d’alignement donnant sur la voirie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée, • Dans l’hypothèse d’une installation d’un portail à ouverture automatique dont les vantaux s’ouvrent à l’intérieur de la propriété privée ou l’installation d’un portail à ouverture automatique coulissant, le portail pourra être implanté sur la limite d’alignement donnant sur la voie ou l’emprise publique ou sur la voirie privée, • Dans le cadre de portails à ouverture et fermeture manuelles, les portails d’accès aux propriétés privées devront être implantés de telle sorte que les véhicules devant stationner avant de les franchir n’empiètent pas sur l’espace public (chaussée, voie cyclable et trottoir compris).

Voirie

Les dimensions, les formes et les caractéristiques techniques des voiries devront impérativement être adaptées aux différents usages qu’elles supportent ainsi qu’aux opérations qu’elles doivent desservir. Par conséquent, les occupations et/ou les utilisations des sols peuvent être refusées sur des emprises foncières n’étant pas desservies par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant de façon satisfaisante à l’importante et/ou à la destination des constructions envisagées.

En tout état de cause, dans les périmètres de risques forts, identifiés via un zonage de coloris rouge, du Plan de Prévention des Risques, la création de nouvelles voies d’accès ne seront admises uniquement dans les cas de figure où elles ne peuvent être créées ailleurs et ce, aux conditions cumulatives suivantes :

• Leur création n’engendre pas de terrassement conséquent du terrain ; • Leur présence n’aggrave pas les risques naturels préexistants (à justifier par le

maître d’ouvrage).

VE2A | Page 362/401

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

Toute voie nouvelle (dont celles de desserte interne au projet d’aménagement) permettant aux véhicules routiers de circuler, qu’elle soit publique ou privée, doit présenter une largeur de chaussée de 5 mètres minimum en tout point et ce, afin de permettre aux services publics d’intervenir aisément selon les besoins (véhicules de sécurité et de lutte contre les risques d’incendie, engins de déneigement ou de ramassage des ordures ménagères…) et de permettre le croisement de 2 véhicules légers de tourisme sans difficultés. Les voies en impasse doivent être aménagées afin que les véhicules privés ou issus du service public puissent aisément faire demi-tour (notamment grâce à la création d’une aire de retournement si nécessaire).

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 363/401

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

. Voiries

1. Voiries

SIGNALISATION DES EMPLACEMENTS RESERVES

V.1

BENEFICIAIRE DES EMPLACEMENTS RESERVES

Commune de Publier

V.2

Commune de Publier

V.3

Commune de Publier

V.4

Commune de Publier

V.5

Commune de Publier

V.6

Commune de Publier

V.7

Commune de Publier

V.8

Commune de Publier

V.9

Commune de Publier

V.10

Commune de Publier

V.11

Commune de Publier

V.12

Commune de Publier

V.13

Commune de Publier

V.14

Commune de Publier

V.15

Commune de Publier

V.16

Commune de Publier

V.17

Commune de Publier

V.18

Commune de Publier

V.19

Commune de Publier

V.20

Commune de Publier

V.21

Commune de Publier

V.22

Commune de Publier

V.23

Commune de Publier

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

DESCRIPTION DES EMPLACEMENTS RESERVES

Aménagement d’une voie dédiée aux modes doux le long de la Rue du Belvédère (côté Sud, emprise de 3 mètres)

Aménagement d’une voie dédiée aux modes doux le long de la Rue du Chablais et de l’Avenue des Rives du Léman (emprise de 10 mètres) Aménagement de la Route du Vieux Mottay (emprise de 9 mètres) Aménagement de la Rue de Rouly (emprise de 9 mètres) Nouvelle voie de contournement Est du Chef-Lieu de Publier, par la Route Départementale n°61 Aménagement et sécurisation de la Rue du Bois Bernard (emprise de 9 mètres) Aménagement et sécurisation de la Rue de Publier entre la Rue de la Tour et le Virage du Crochet (emprise de 9 mètres) Création d’un giratoire ou d’un rond-point au niveau de l’hôtel Beauséjour Avenue de la Rive Aménagement et sécurisation de l’intersection de la Rue de la Forêt et de la Rue du Chablais, secteur Petit Bissinges Aménagement et sécurisation de la Rue du Senaillet, au niveau des différents accès donnant sur le Boulevard du Golf et la Route Départementale n°11 Aménagement et sécurisation de la Rue des Fourches (emprise de 10 mètres) Aménagement de la Rue des Clous (emprise de 9 mètres) Création d’un giratoire ou d’un rond-point au niveau du secteur de la Botte Création d’un point d’apport volontaire entre l’intersection de la Rue des Clous et la Rue de Chez Demay (parcelle C n° 828) Création d’un point d’apport volontaire entre la Rue du Martelin et la Route du Pays de Gavot (parcelle C n° 815) Aménagement et sécurisation de l’Impasse des Fourches, côté Est (emprise de 8 mètres) Aménagement et sécurisation de la Rue de Bissinges (emprise de 8 mètres) Aménagement et sécurisation de la Rue de Gros Bissinges, entre le Boulevard du Golf et la Rue de Novery (emprise de 10 mètres) Aménagement d’une voie dédiée aux modes doux le long du Boulevard du Golf (emprise de 10,5 mètres) Aménagement d’une voie cyclable du projet de la Via Rhôna le long du site des Papeteries du Léman Nouvelle voie d’accès au futur quartier des Genevrilles (emprise de 25 mètres) Aménagement de la Rue de la Source et de la voie d’accès des HLM de la Rive (emprise de 10 mètres) Prolongement de l’Impasse des Vignes Rouges

VE2A | Page 398/402

Annexes | Emplacements réservés

1. Voiries

V.24

Commune de Publier

Aménagement d’une voie dédiée aux modes doux entre l’Avenue de la Rive (RD n°1005) et la Rue de la Source (emprise de 3 mètres), Impasse de la Rive

V.25

Commune de Publier

Aménagement et sécurisation de la Rue du Miroir, agrandissement de l’aire de retournement (emprise de 10 mètres)

V.26

Commune de Publier

Aménagement et sécurisation de la Rue de la Garenne (emprise de 9 mètres)

V.27

Commune de Publier

Aménagement et sécurisation de la Rue des Huttins, côté Sud (emprise de 9 mètres)

Aménagement d’une voie cyclable (Via Rhôna) sur la Route Départementale n°1005 (Avenue de la Rive et Avenue Anna de

V.28

Commune de Publier

Noailles) entre le Parc Maxima et la limite communale avec Évian-les-Bains (emprise de 13 mètres, dont 8 mètres depuis l’axe

de la chaussée côté Sud)

V.29

Commune de Publier

Aménagement du Chemin de la Plante

V.30

Commune de Publier

Aménagement de voiries, d’infrastructures et d’équipements structurants de desserte automobile de la ZA

V.31

Commune de Publier

Aménagement et sécurisation ponctuel de la Rue des Riandes (emprise de 8 mètres)

V.32

Commune de Publier

Aménagement et sécurisation ponctuel de la Rue des Pommiers (emprise de 8 mètres)

V.33

Commune de Publier

Aménagement et sécurisation de l’intersection de la Rue de la Croix et du Boulevard du Golf

V.34

Commune de Publier

Sécurisation ponctuelle de la Route du Pays de Gavot par l’aménagement d’une chicane (emprise de 16 mètres)

V.35

Commune de Publier

Aménagement et sécurisation du carrefour situé entre la Rue de la Plage, la Rue de la Garenne et la Rue du Port

V.36

Commune de Publier

Aménagement et sécurisation de la Rue de la Fiogère entre la voie ferrée et la Rue du Chablais

V.37

Commune de Publier

Aménagement et sécurisation de la Rue des Vignes Rouges (emprise de 13 mètres)

V.38

Commune de Publier

Aménagement et sécurisation de la Rue du Vignoble Franc par la création d’une voie de desserte et de liaison entre la ZA de Publier et la ZA de Thonon-les-Bains

V.39

Commune de Publier

Aménagement et sécurisation ponctuel de la Rue du Parc

V.40

Commune de Publier

Aménagement et sécurisation de l’intersection entre la Rue de Rouly et l’Avenue de Savoie

V.41

Commune de Publier

Aménagement d’une voie dédiée aux modes doux entre la Rue de Cartheray et la Rue des Gennevrilles (parcelles AH n° 68 et 69, emprise de 3 mètres)

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 399/401

Annexes | Emplacements réservés

2. Equipements

2. Equipements

SIGNALISATION DES EMPLACEMENTS RÉSERVÉS

E.1 E.2 E.3 E.4 E.5 E.6 E.7 E.8 E.9 E.10

E.11

E.12

E.13

E.14 E.15 E.16 E.17 E.18 E.19

BÉNÉFICIAIRE DES EMPLACEMENTS RÉSERVÉS

Commune de Publier Commune de Publier Commune de Publier Commune de Publier Commune de Publier Commune de Publier Commune de Publier Commune de Publier Commune de Publier Commune de Publier

Commune de Publier

Commune de Publier

Commune de Publier

Commune de Publier Commune de Publier Commune de Publier Commune de Publier Commune de Publier Commune de Publier

DESCRIPTION DES EMPLACEMENTS RÉSERVÉS

Création d’un point d’apport volontaire Rue du Bois Bernard (parcelles B n° 959-960) Création d’une liaison piétonne entre la Rue des Moulins d’Avulligoz et la Chapelle de Darbon Aménagement d’un équipement public ou d’intérêt collectif (parcelle AB n° 1115) Aménagement d’espaces verts et d'un parking paysager dans le secteur des Cèdres et du Miroir (parcelle AE n° 524) Aménagement d’un sentier piétonnier entre la Rue des Bois Bernard et la commune de Marin Extension du camping municipal Confortement d’un sentier piétonnier en bord Est de la rivière de la Dranse Confortement d’un sentier piétonnier en bord Ouest de la rivière de la Dranse Espace tampon paysager pour la gestion des eaux pluviales dans le respect des Espaces Boisés Classés Espace tampon paysager pour la gestion des eaux pluviales dans le respect des Espaces Boisés Classés Sentier piétonnier de bord de lac, côté Est (largeur de 3,25 mètres, en application de l’article L.2131-2 du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques) Sentier piétonnier de bord de lac, côté Ouest (largeur de 3,25 mètres, en application de l’article L.2131-2 du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques) Sentier piétonnier de bord de lac, côté Ouest (largeur de 3,25 mètres, en application de l’article L.2131-2 du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques) Itinéraires piétons et cyclables sur la côtière boisée Prolongement d’un sentier piétonnier existant Itinéraires piétons et cyclables sur la côtière boisée Espace tampon paysager pour la gestion des eaux pluviales dans le respect des Espaces Boisés Classés Espace tampon paysager pour la gestion des eaux pluviales dans le respect des Espaces Boisés Classés Espace tampon paysager pour la gestion des eaux pluviales dans le respect des Espaces Boisés Classés

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 400/402

VE2A | Page 401/402

N 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : 3.2 Desserte par les réseaux

3.2 Desserte par les réseaux

Eau potable

Toute construction à usage d’habitation ou d’activités doit être impérativement raccordée au réseau public d’eau potable, en respectant les normes de raccordements prescrites par son gestionnaire. Cependant, au titre des :

• Article L.2224-9 du Code des Collectivités Territoriales, l’utilisation d’une ressource propre en eau potable sur la propriété privée (prélèvement via puits ou forage) destinée à la consommation humaine et à un usage unifamilial doit être déclarée auprès du service technique concerné de la Mairie de Publier,

• Articles L.1321-7 et R.1321-6 du Code de la Santé Publique, dans le contexte d’un usage collectif ou un objectif agroalimentaire, ce prélèvement devra au préalable être autorisé par un arrêté préfectoral.

La gestion du réseau public d’eau potable relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles auprès de cet unique interlocuteur.

L’adduction d’eau potable doit être assurée dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

Dans le cadre de la sécurité incendie, les emplacements d’implantation de bouches d’incendie sur les canalisations du réseau public d’eau potable et d’installation de dispositifs de lutte contre les incendies devront être préalablement déterminés avec le service technique compétent.

Eaux usées

La gestion du réseau public d’assainissement collectif relevant de la compétence de la Communauté de Communes Pays d’Évian – Vallée d’Abondance (CCPEVA), les dispositions et les démarches de raccordement à ce réseau sont disponibles au sein du Règlement d’Assainissement Collectif rédigé par la CCPEVA, ci-annexé au présent Règlement Ecrit.

Toute construction générant des rejets d’eaux usées domestiques doit être raccordée au réseau public d’assainissement collectif par un dispositif d’évacuation de typologie séparative, dans les conditions conformes aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire.

A compter de 8 emplacements de stationnement de véhicules, un dispositif séparatif des hydrocarbures doit impérativement être installé.

En ce qui concerne les constructions existantes non-raccordées et ne pouvant être raccordées au réseau public d’assainissement collectif, les dispositifs d’assainissement non-collectif (fosses septiques) doit être conformes aux règlements sanitaires en vigueur.

Dans tous les cas de figure, l’évacuation des eaux usées non-traitées est interdite dans les ruisseaux, les fossés ou le réseau public des eaux pluviales.

Eaux pluviales et de ruissellement

Tout projet de construction engendrant une diminution de la superficie permettant l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de l’emprise foncière devra comporter un dispositif d’évacuation des eaux pluviales assurant :

• Leur collecte (chéneaux, gouttières et canalisations), • Leur rétention (citerne, cuve de rétention ou bac de réemploi), • Leur infiltration ou leur rejet.

Les dispositifs de gestion écologique des eaux de pluie et de ruissellement, via des techniques dites alternatives, seront privilégiées notamment au moyen d’ouvrages superficiels intégrés dans le paysage (noues, mares, bassins paysagers, tranchées d’infiltration…). En outre, la réutilisation des eaux de pluie et de ruissellement collectées à l’unité foncière est vivement encouragée.

L’ensemble du dispositif sera conçu de telle façon que le débit de pointe généré par le projet soit inférieur ou égal au débit primitif relevé avant la concrétisation dudit projet sur l’emprise foncière et ce, sans pouvoir dépasser le seuil de 3 litres par seconde.

Règlement Ecrit du Plan local d’urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 364/401

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

La conformité du dispositif d’évacuation des eaux pluviales vis-à-vis de l’autorisation d’urbanisme accordée sera vérifiée par le service technique compétent dans le délai légal prévu à compter du dépôt de la Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux. Un plan de récolement du passage des réseaux de la propriété privée à l’espace public pourra être éventuellement exigé.

1. Rétention puis infiltration Dans le cadre de difficultés à mettre en œuvre les dispositifs écologiques disponibles, le dispositif de gestion des eaux pluviales devra privilégier la méthode de l’infiltration dans le sol de l’unité foncière afin de ne pas saturer le réseau communal des eaux pluviales et par conséquent, de ne pas engendrer des travaux de redimensionnement dudit réseau.

Dans l’hypothèse d’un dispositif d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans un sol très peu perméable, l’excédent des eaux pluviales rencontrant des difficultés à s’infiltrer pourra être dirigé via une surverse dans l’exutoire à proximité, toujours à la condition de ne pas excéder le seuil de 3 litres par seconde.

Cette surverse et son débit de fuite seront rejetés : • Dans le réseau public des eaux pluviales, s’il existe, • Dans le fossé non-routier ou le ruisseau le plus proche, uniquement en l’absence de réseau communal des eaux pluviales.

2. Rétention puis rejet

Dans le cas de figure d’une impossibilité technique (à justifier) d’infiltrer les eaux de pluie et de ruissellement, démontrée par une étude hydrogéotechnique, le dispositif de gestion des eaux pluviales pourra se raccorder au réseau public d’évacuation des eaux pluviales après une latence dans une zone dite « tampon » créée par une cuve de rétention, sous réserve de l’accord du service technique concerné (service technique de la Mairie de Publier).

Dispositif de rétention puis d’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement dans les sols de la propriété privée

Règlement Ecrit du Plan Local d’Urbanisme de Publier – Version approuvée

VE2A | Page 365/401

Dispositions applicables aux zones agricoles et naturelles| ZONE N

Source : le règlement écrit du document d'urbanisme déposé au Géoportail de l'urbanisme, publié en Licence Ouverte. Le texte est repris sans modification ; en cas de doute, le PDF téléchargeable depuis la page de Publier fait foi. Lecture automatique d'un document public. Elle ne remplace pas le certificat d'urbanisme delivre par la mairie.