Rubrique NZ50 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : DESTINATION DES CONSTRUCTIONS, USAGES DES SOLS ET NATURES D'ACTIVITÉ - ARTICLES 1 À 3 -
- ARTICLE 1. INTERDICTION DE CERTAINS USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS,
Constructions et activités
Outre les constructions neuves, installations et changements de destination interdits au titre 1 du livre I relatif aux dispositions générales applicables à toutes les zones, sont interdits:
Tous les types d’occupation ou d’utilisation du sol sont interdits à l'exception de ceux prévus à l’article 2.
- ARTICLE 2. AUTORISATION DE CERTAINS USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS,
Constructions et activités sous conditions
Sont autorisés tous les types d’occupation ou d’utilisation du sol conformes au caractère de la zone tel que défini ci-dessus.
Outre les conditions reprises au titre 1 du livre I relatif aux dispositions générales applicables à toutes les zones, les constructions neuves, installations et changements de destination suivants sont soumis à conditions :
I. POUR LES CONSTRUCTIONS À USAGE D’HABITATION :
A. POUR L’EXISTANT :
L’extension mesurée à la condition qu’elle n’augmente pas le nombre de logements et sans que la construction puisse dépasser 170 m² de surface de plancher totale définitive après travaux, dans le respect de la qualité archi-tecturale du bâtiment existant et dans un souci d’intégration à l’environnement rural et paysager.
La reconstruction à l’identique après sinistre d’une habitation sur la même unité foncière, dès lors que cette habi-tation a été régulièrement édifiée, dans la mesure où elle n’augmente pas le nombre de logements, où elle ne constitue pas une gêne pour le caractère de la zone, et où elle est réalisée dans une architecture en harmonie avec le site. La surface de plancher est limitée à 170 m² lorsque la construction existante est inférieure à cette surface.
Les travaux visant à améliorer le confort, la solidité des bâtiments, dans le volume existant, dans le respect de la qualité architecturale du bâtiment existant et dans un souci d’intégration à l’environnement rural et paysager.
Un abri de jardin dans la limite de 5 m² et les garages dans la limite de 40 m² par unité foncière supportant une habitation, dans le respect de la qualité architecturale du bâtiment existant, et dans un souci d’intégration à l’envi-ronnement rural et paysager. Sauf impossibilité liée à la configuration de l’unité foncière, les garages doivent être accolés à la construction à usage d’habitation.
B. POUR LES CONSTRUCTIONS NOUVELLES :
La construction à usage d’habitation de l’exploitant directement liée aux besoins de l’exploitation et celle nécessaire au bon fonctionnement de l’exploitation agricole et exigeant une présence permanente. La construction doit être implantée à proximité immédiate du bâtiment principal de l’exploitation agricole sauf impossibilité technique (dans ce cas sans pouvoir excéder 100 mètres de distance par rapport au bâtiment principal de l’exploitation), dans la limite de 170 m² de surface de plancher, et dans un souci d’intégration à l’environnement rural et paysager.
Un abri de jardin dans la limite de 5 m² et les garages dans la limite de 40 m² par unité foncière supportant une habitation, dans le respect de la qualité architecturale du bâtiment existant, et dans un souci d’intégration à l’envi-ronnement rural et paysager. Sauf impossibilité liée à la configuration de l’unité foncière, les garages doivent être accolés à la construction à usage d’habitation.
La construction de bandes de plus de deux garages sur une même unité foncière aux conditions cumulatives sui-vantes :
- être liée à la présence d’un linéaire bâti ancien existant dans la zone ;
- être dans l’impossibilité de réaliser le garage sur l’unité foncière supportant l’habitation ;
- sans pouvoir excéder 40 m² par habitation composant le linéaire ;
- s’implanter, soit en continuité de ce linéaire, soit en fond de parcelles de ce même linéaire, soit en reconstitution du front bâti ;
- s’intégrer harmonieusement dans le milieu environnant par le choix des matériaux, des couleurs et de l’accom-pagnement végétal.
II. POUR LES CONSTRUCTIONS À USAGE AGRICOLE :
A. POUR L’EXISTANT :
L’extension mesurée des constructions à usage agricole, en dehors des installations classées pour la protection de l’environnement, dans la mesure où elles ne portent pas atteinte à l’environnement rural et paysager.
L’extension mesurée des installations classées pour la protection de l’environnement annexées à une exploitation agricole dans la mesure où elles n’engendrent pas des nuisances excessives au regard du caractère de la zone, où elles sont justifiées par des besoins de fonctionnement de l’activité agricole et où elles ne portent pas atteinte à l’environnement rural et paysager.
Les travaux visant à améliorer la solidité des bâtiments, dans le volume existant, dans le respect de la qualité architecturale du bâtiment existant et dans un souci d’intégration à l’environnement rural et paysager.
B. POUR LES CONSTRUCTIONS NOUVELLES :
Les constructions destinées à la vente ou à la transformation des produits de l’exploitation, dans la mesure où cette activité constitue l’accessoire de l’exploitation agricole, et implantées à proximité immédiate du bâtiment principal de l’exploitation, sauf impossibilité technique (dans ce cas sans pouvoir excéder 100 mètres de distance par rapport à celui-ci), dans le respect de la qualité architecturale du bâtiment existant et dans un souci d’intégration à l’envi-ronnement rural et paysager.
III. POUR LES CONSTRUCTIONS ET INSTALLATIONS À USAGE INDUSTRIEL, ARTISANAL, COMMERCIAL,
DE BUREAUX ET DE SERVICES :
A. POUR L’EXISTANT :
Dans la mesure où ils ne portent pas atteinte au caractère de la zone et à l’intérêt écologique et paysager du site, sont autorisés :
- Les travaux visant à améliorer la solidité des bâtiments.
- L’extension mesurée des bâtiments aux conditions suivantes réunies :
- entraînant permis de construire, déclaration de travaux ou de clôture, autorisation d’installations ou travaux divers,
- pour les activités existant à la date du 26 novembre 1979 (approbation de la 1ère révision du P.O.S.),
- à l’intérieur de l’unité foncière telle qu’elle existait le 10 juillet 1989 (ouverture de la 3ème révision du P.O.S.).
B. POUR LES CONSTRUCTIONS NOUVELLES :
Lorsqu’une présence permanente est nécessaire pour assurer la surveillance ou le gardiennage des constructions et installations existantes ou autorisées par le présent règlement, est admis sur l'unité foncière un local de gardien-nage intégré dans une construction nouvelle ou existante.
Les constructions à usage commercial, artisanal, de services en lien direct avec la nature des installations de loisirs et la vocation du site, s’intégrant à l’environnement du site, et dans la mesure où elles constituent une activité accessoire par rapport aux activités de loisirs et de découverte pédagogique de l’environnement.
Les chapiteaux en lien direct avec une manifestation liée au caractère de la zone et pendant la durée de cette manifestation
IV. Pour les constructions et installations à usage sportif, socio-éducatif, culturel
ET DE LOISIRS :
A. POUR L’EXISTANT :
L’extension mesurée, les travaux visant à améliorer la solidité des constructions à usage sportif, socio-éducatif, culturel et de loisirs existants.
B. POUR LES CONSTRUCTIONS NOUVELLES :
Les équipements culturels et socio-éducatifs ayant pour objet la promotion, la connaissance du milieu naturel, de l’espace rural et des activités humaines qui en découlent dans la mesure où les constructions par leur taille ou leur nature n’altèrent pas la qualité écologique et paysagère du site.
Les travaux, constructions et équipements nécessaires à l’exercice des activités de plein air à caractère sportif et de loisirs, à l’exception des activités générant des nuisances incompatibles avec le caractère de la zone, et dans la mesure où les constructions n’altèrent pas la qualité écologique et paysagère du site.
Les constructions nécessaires à la gestion technique et administrative des parcs aménagés et ouverts au public, dans la mesure où elles s’intègrent à l’environnement rural et paysager.
Lorsqu’une présence permanente est nécessaire pour assurer la surveillance ou le gardiennage des constructions et installations existantes ou autorisées par le présent règlement, est admis sur l'unité foncière :
- soit un local de gardiennage intégré dans une construction nouvelle ou existante,
- soit une habitation dans la limite de 170 m² de surface de plancher.
V. POUR LES CONSTRUCTIONS À USAGE MÉDICAL, SANITAIRE ET MÉDICO-SOCIAL :
L’extension mesurée, les travaux visant à améliorer la solidité des bâtiments médicaux, sanitaires et médico-so-ciaux.
VI. CHANGEMENT DE DESTINATION :
Tout changement de destination de bâtiments existants de plus de quinze ans, doit être réalisé dans le volume existant et aux conditions réunies et pour les usages suivants :
A. CONDITIONS :
- le bâtiment existant doit présenter un intérêt architectural ou un caractère traditionnel ; sont notamment exclus les cas de bâtiments provisoires, sommaires, en parpaings, métalliques, en briques creuses ou plâtrières.
- l’unité foncière concernée doit être desservie au minimum par les réseaux d’eau et d’électricité. La nouvelle des-tination ne doit pas entraîner de renforcement des réseaux existants, notamment en ce qui concerne la voirie, l’assainissement et l’eau potable. De plus les bâtiments et les surfaces imperméabilisées existants doivent être suffisants pour satisfaire les besoins de stationnement.
- les travaux de restauration doivent respecter rigoureusement la qualité architecturale du bâtiment et contribuer à la mise en valeur et à la sauvegarde du patrimoine rural.
B. USAGES :
soit, une partie du bâtiment existant doit être réservée à usage d’une habitation, le reste du bâtiment peut être affecté à un usage :
- d’activités directement liées à l’activité agricole ;
- de gîtes ruraux ou (et) de chambres d’hôtes dans la limite de cinq gîtes ou chambres d’hôtes, de gîtes de groupes, de chambres d’étudiants à la ferme, de fermes-auberges ;
- d’auberges de campagne ou de salons de réception ;
- de magasins d’antiquités, de brocantes ou d’artisanat d’art ;
soit, le bâtiment peut être :
- affecté à un usage culturel et socio-éducatif ayant pour objet la promotion, la connaissance du milieu naturel, de l’espace rural et des activités humaines qui en découlent ;
- utilisé pour des activités de plein air, sportives et de loisirs, à l’exception des activités engendrant des nuisances incompatibles avec le caractère de la zone.
VII. AUTRES AUTORISATIONS :
1. Les dispositions du présent règlement ne font pas obstacle à la reconstruction à l’identique d’un bâtiment (autre qu’à usage d’habitation) détruit par un sinistre dès lors qu’il a été régulièrement édifié, dans la mesure où elle ne constitue pas une gêne pour le caractère de la zone, et où elle est réalisée dans une architecture en harmonie avec le site.
2. Les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, ainsi que les extensions et améliorations de ceux existants, sous réserve de ne pas porter atteinte par leur nature à la qualité paysagère du site.
3. Sur le site écologique urbain rue Colbert à Villeneuve d’Ascq, les constructions, installations et extensions nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif sont autorisées.
4. Les aires spécialement aménagées pour l’accueil des gens du voyage.
5. La création de réserves d'eau pour l'intervention des services de sécurité.
6. Les mares d’agrément avec un maximum de 100 m² sur l’unité foncière d’une habitation existante et les mares justifiées par les besoins d’une activité agricole. Ces mares doivent être compatibles avec la protection de l’hygiène publique et des ressources en eau. La création d’étangs de plus de 100 m² répondant à un usage récréatif s’ils ne sont pas de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques, à la conservation des milieux naturels, de la faune et de la flore ou à l’exercice des activités agricoles.
7. Les constructions, travaux et ouvrages liés à la sécurité routière dès lors qu’ils sont intégrés au paysage.
8. La création de jardins familiaux.
9. Les affouillements et exhaussements du sol nécessaires à la réalisation des modes d’occupation et d’utilisation admis, ainsi que ceux destinés aux buttes et murs anti-bruit à proximité des voies routières et ferrées à la condition que leur traitement paysager soit intégré à l’environnement du site.