Les dispositions suivantes ne s’appliquent pas aux constructions et installations techniques nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif (réseaux publics d’électricité, de gaz, de télécommunication…, châteaux d’eau, pylônes, etc.).
1. Volumétrie et implantation des constructions#
1.1. Implantation des constructions#
A/ Par rapport aux voies et emprises publiques En zones UX, A et N, les constructions doivent s’implanter avec un recul minimal de 5 mètres de l’alignement des voies ouvertes au public et emprises publiques existantes, à modifier ou à créer, ou de la limite d’emprise qui s’y substitue. Toutefois, les extensions et annexes d’un bâtiment existant, implanté selon un recul différent, peuvent s’implanter dans l’alignement de ce dernier, sans aggraver les reculs des bâtiments mal implantés (cf. schéma illustratif ci-dessous).
B/ Par rapport aux limites séparatives Les constructions à usage d’activité ne peuvent pas s’implanter sur la limite séparative d’une parcelle construite ou constructible à vocation d’habitation. Un recul minimal est à respecter dans ce cas : au moins égal à la moitié de la hauteur du bâtiment le plus haut, avec un minimum de 3 mètres (cf. schéma illustratif ci- dessous : d=h/2, minimum 3 m).
C/ Les unes par rapport aux autres au sein d’une même unité foncière En zones A et N, les annexes de bâtiments d’habitation existants doivent être intégralement bâties à 30 mètres maximum de l’habitation principale.
D/ Sur des terrains en pente Les futures constructions devront tenir compte de la pente naturelle du terrain et s’adapter à celle-ci de façon à éviter au maximum les remblais : en tout état de cause, le remblai ne pourra pas excéder 1 mètre par rapport au terrain naturel (cf. schémas illustratifs ci-dessous - Source : Liste des principales prescriptions et recommandations pour les constructions nouvelles, éditée par le Service territorial de l’architecture et du patrimoine de Haute-Vienne).
Dans le cas de garage en sous-sol, ils pourront être adaptés si la pente du terrain est suffisante et génère une différence d’au moins 2 mètres entre un point de la construction etle point opposé. L’accès de véhicules sera calculé de façon à générer le minimum deterrassements et à rester le plus courtpossible.
1.2. Emprise au sol des constructions#
Définition
L’emprise au sol est la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus (balcons), à l’exception des ornements tels que les éléments de modénature (moulures, génoises...), des marquises et des débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements (article R.420-1 du code de l’urbanisme).
Règles En zones A et N :
- Les extensions des bâtiments d’habitation existants ne pourront pas dépasser 30 % de l’emprise au sol initiale du bâtiment d’habitation (appréciée à la date d’approbation du PLU) et la surface de plancher totale (existante + créée) ne devra pas excéder 250 m². L’emprise au sol minimale d’un bâtiment d’habitation pouvant faire l’objet d’une extension est de 40 m².
- L’emprise au sol totale des annexes d’un bâtiment d’habitation existant est limitée à 50 m², sans jamais pouvoir être supérieure à l’emprise du bâtiment principal (hors piscine, et hors annexes existantes appréciées à la date d’approbation du PLU). Pour la construction d’une piscine, l’emprise au sol n’est pas limitée, mais doit rester dans la zone d’implantation définie dans le § C/ précité.
En zones NL et NT, l'emprise au sol est limitée à 100 m² pour les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs (dont celles liées aux activités de sports).
1.3. Densité des constructions#
En zones A et N, le nombre d’annexes d’un bâtiment d’habitation existant est limité à 3 (hors piscine, et hors annexes existantes appréciées à la date d’approbation du PLU).
1.4. Hauteur des constructions#
A/ Bâtiments, extensions La hauteur absolue d’un bâtiment à usage d’habitation, mesurée du sol naturel avant aménagement au faîtage, ne pourra excéder 9 mètres (équivalent à un R+1 + combles). Cette disposition ne s’applique pas pour les projets de réhabilitation de bâtiments anciens qui seraient plus hauts. En zones A et N, la hauteur des extensions ne devra pas dépasser la hauteur du bâtiment d’habitation existant, à l’exception de la création d’un étage et dans le respect de la qualité paysagère.
Pour les constructions à usage d’activité, la hauteur absolue des constructions, mesurée du sol naturel à l’égout du toit, ne pourra excéder 12 mètres, sauf nécessité technique et/ou pour des superstructures indispensables au bon fonctionnement de l’activité (cheminée, silo, tour de refroidissement…).
B/ Annexes Les annexes devront être édifiées sur un seul niveau (RDC + combles éventuelles). La hauteur au faîtage devra être inférieure à 4,5 mètres ; et 3,5 mètres en limite séparative.
2. Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère#
Les dispositions suivantes peuvent ne pas s’appliquer aux projets de conception innovante, d’expression architecturale contemporaine, proposant une architecture bioclimatique, ou préconisant l'utilisation de dispositifs et/ou de matériaux adaptés à la prise en compte des énergies renouvelables (sur justification du porteur de projet).
2.1. Aspect général#
Les constructions et installations ne doivent, par leur situation, leurs dimensions ou leur aspect extérieur, porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. Les futures constructions à usage d’habitation seront implantées en tenant compte de l’orientation du terrain, à l’abri des vents dominants et au sud de préférence, ainsi que de l’orientation des constructionsvoisines.
Source : Liste des principales prescriptions et recommandations pour les constructions nouvelles, éditée par le Service territorial de l’architecture et du patrimoine de Haute-Vienne.
Le volume de la future construction sera simple, parallélépipédique, avec un faîtage dans le sens de la plus grande longueur. Il convient d’éviter les raccords de volumes à angle ouvert (formes V ou Y).
Les différentes teintes des menuiseries et enduits devront être choisis dans le Nuancier Départemental, édité par le Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement (CAUE) de la Haute-Vienne (en annexe du dossier de PLU).
2.2. Habitations#
Toitures / Couvertures Les pentes de couvertures seront comprises entre 30 % et 60 % maximum, sauf pour les annexes et petites extensions (vérandas, pergolas…) qui peuvent présenter des pentes différentes. Les volumes de couverture à deux pentes sont à privilégier. La couverture sera réalisée au moyen de tuiles canal ou romanes ou en matériaux similaires, sauf pour les annexes et petites extensions (vérandas, pergolas…) qui peuvent employer des matériaux différents. Les éléments de couverture seront de qualité et s’intégrant harmonieusement avec les avoisinants. Les teintes seront préférentiellement rouge sombre, rouge orangé, légèrement vieillies, ou proche de celle de l’ardoise. L’utilisation de matériaux d’aspect brillant ou réfléchissant est interdite.
Pour les couvertures existantes autres qu’en tuiles canal ou romanes à restaurer, le maintien des matériaux existants est admis sauf si les travaux nécessitent un changement de charpente. Ce changement est obligatoirement associé à une couverture nouvelle en tuiles canal ou romanes dans les conditions ci-dessus. Dans le cas de réfection de toiture en ardoise, la pente des toitures correspondra à la pente existante. Les fenêtres de toit seront encastrées et de dimensions plus hautes que larges. L’installation de dispositifs liés à la production d’énergies renouvelables devra garantir une intégration optimale et ne devra pas porter atteinte aux perspectives monumentales.
Murs / Façades Les façades seront traitées avec un enduit de finition taloché ou gratté fin, au mortier de chaux et sable. Les enduits clairs seront à éviter surtout en zone rurale. Les matériaux de construction des façades destinés à être enduits (briques creuses, parpaing, etc.) ne peuvent être laissés à nu. Les bardages sont autorisés. Les constructions en pierres apparentes doivent être édifiées avec des pierres similaires à celles des constructions anciennes et présenter des caractéristiques d’appareillage et de traitement des joints similaires. Les teintes des enduits doivent être équivalentes aux matériaux traditionnels, et être issues du nuancier établi par le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement (CAUE 87), en annexe du dossier PLU.
Ouvertures Les ouvertures des différents étages doivent être alignées sur le même axe vertical et leurs dimensions diminuées avec la hauteur des niveaux. Les lucarnes sont autorisées sur les couvertures à forte pente en ardoise ou tuiles plates. Néanmoins, il est privilégié l’éclairement par des pignons. Les lucarnes seront limitées au nombre de 2 maximum par versant de toit. Elles seront encastrées dans latoiture, à croupe ou sans croupe, avec un cadre bâti en bois. Elles resteront de dimensions limitées, à dominante verticale : dimension maximum pour la structure bâtie 1,20 x 1,60 / pour la menuiserie 0,80 x 1,20. Les menuiseries de fenêtres pourront être en bois, métal ou en matériau de synthèse. Il conviendra de choisir, soit des couleurs claires (beige, gris clair, blanc cassé), soit des couleurs issues du nuancier du CAUE 87 (en annexe du dossier PLU). Pour le bâti ancien (antérieur aux années 1950), les fenêtres et portes fenêtres resteront plus hautes que larges. Elles auront toutes la même teinte. Les volets et portes d’entrée seront soit dans le même ton, soit dans une teinte complémentaire de celle des fenêtres. Les ferrures des volets seront obligatoirement peintes de la même couleur que les volets. Les volets roulants sont autorisés, sous réserve que les coffres ne soient pas visibles de l’extérieur. Les coulisses seront de la couleur de la menuiserie.
Clôtures Les murs et les clôtures doivent s’intégrer au mieux dans l’environnement bâti ou rural. La hauteur maximale des clôtures est fixée à 2 mètres. Les clôtures pourront être réalisées en grillage de teinte verte sur poteaux métalliques de même teinte. Une clôture agricole (grillage à moutons) fixée sur des piquets d’acacia ou de châtaignier pourra également être mise en place. La clôture pourra êtredoublée d’une haie vive, d’aspect champêtre, composée d’essences locales et mélangées (prunellier, aubépine, noisetiers, etc.) et/ou de sujets de hautes tiges (chêne, poirier, néfliers, châtaignier, etc.). La clôture pourra être réalisée également en piquets refendus de châtaignier avec un assemblage serré. Dans le cas de murs en pierres, ils seront bâtis entièrement en pierres du pays d’une hauteur minimum de 0,70 m et maximum de 1,80 m : la facture sera en « limousinerie », c’est-à-dire en moellons de tout venant, non équarris, assisés à l’horizontal sur les parements, sans joints, liés d’un mortier de tuf ou sable et chaux pour le blocage interne. Les pierres les plus plates seront sélectionnées pour former le couronnement légèrement incliné (5 à 10 % de pente, vers l’intérieur de la parcelle).
2.3. Constructions annexes#
Les annexes accolées au bâtiment principal seront ajoutées soit perpendiculairement, soit dans le prolongement de celui-ci. L’implantation des piscines devra être étudiée de manière à garantir leur intégration dans le paysage bâti ou naturel environnant. Pour les liners, bâches ou volets roulants de protection, les teintes seront neutres (ton sable, gris, noir, vert foncé).
2.4. Façades commerciales#
Les façades et devantures commerciales devront respecter le découpage architectural existant. Elles devront respecter et exprimer le principe de composition de l’immeuble dans lequel elles s’insèrent. Les vitrines des façades commerciales ne devront concerner que le rez-de-chaussée des bâtiments. A l’exception des rez-de-chaussée des bâtiments commerciaux, les percements en façade doivent avoir une dominante verticale : la hauteur des ouvertures sera supérieure à sa longueur. En rez-de-chaussée, les volets roulants sont admis, à condition qu’ils soient ajourés ou qu’ils soient installés derrière la vitrine. Dans tous les cas, le coffrage ne doit pas être visible du domaine public.
2.5. Constructions destinées aux activités et équipements collectifs#
Les bâtiments supports d'activités commerciales, artisanales, entrepôts, bureaux, etc. devront s’intégrer au bâti existant et au site. Les toitures et façades doivent rester en harmonie avec les constructions avoisinantes. Les surfaces extérieures pleines ne pourront être brillantes. Les matériaux suivants sont interdits pour un usage extérieur :
- peinture ou revêtement de couleur vive, sauf dans le cas d’impératif technique ou réglementaire lié à la nature de la construction,
- peinture ou revêtement de teinte blanche, - tôle galvanisée employée à nu, - parpaings ou briques creuses non revêtus d’un enduit.
Les clôtures qu'elles soient végétales ou maçonnées ne devront jamais dépasser 2 mètres de haut.
2.6. Constructions destinées aux activités industrielles, artisanales et commerciales#
Les constructions et installations nouvelles doivent par leur situation, leur conception (volumes, percements, proportions, matériaux, coloration…) être compatibles avec le caractère ou l’intérêt des lieux dans lesquels elles s’insèrent. La réalisation de constructions d’expression architecturale contemporaine est possible, en particulier par l’usage de matériaux de qualité et par le dessin de formes nouvelles, avec un souci de cohérence et d’intégration par rapport aux lieux environnants. L’inscription du projet dans une démarche contemporaine permettra aussi de mieux intégrer la spécificité de l’architecture bioclimatique en accompagnement d’une meilleure prise en compte du développement durable.
Toitures / Couvertures La couverture des constructions pourra être réalisée avec des matériaux différents de la tuile dès lors que leur aspect n’est pas de nature à nuire au caractère du site environnant (ex. tôle pré laquée de couleur neutre de tonalité moyenne ou sombre, bac acier...). Les couvertures d’aspect brillant et les couleurs vives sont interdites. Les toitures visibles du domaine public auront une pente voisine de 25%. Les toitures non visibles, à faible pente derrière le relevé d'acrotère, sont possibles. Les dispositifs liés à la production d’énergies renouvelables ne devront pas porter atteinte aux perspectives monumentales. Pour les constructions neuves, les équipements seront pris en compte dès la conception pour assurer une intégration optimale.
Murs / Façades Les bardages seront de teinte neutre, de tonalité moyenne à sombre. L’aspect brillant et les couleurs vives sont interdits. Les façades en verre sont autorisées.
Les murs enduits (talochés ou grattés) seront d’une couleur se rapprochant de la tonalité des murs traditionnels.
Annexes Les bâtiments annexes séparés du bâtiment principal seront traités avec la même facture que le bâtiment principal.
Clôtures Les clôtures, tant à l’alignement qu’en limites séparatives, seront constituées d’un grillage vert et de cornières métalliques vertes, le tout doublé d’une haie vive. Leur hauteur ne pourra excéder 3 mètres.
2.7. Constructions destinées aux activités agricoles et forestières#
Les façades des bâtiments destinés aux activités agricoles ou forestières serontréalisées en bardage (bois ou métallique) ou recouvertes d’un enduit de ton neutre. La teinte des couvertures et des façades devra permettre à la construction de s'intégrer parfaitement au paysage bâti et/ou naturel avoisinant. L’aspect brillant etles couleurs vives sont interdits. Les dispositifs liés à la production d’énergies renouvelables ne devront pas porter atteinte aux perspectives monumentales. Pour les constructions neuves, les équipements seront pris en compte dès la conception pour assurer une intégration optimale.
3. Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions#
En zones Urbaines et A Urbaniser, les surfaces non imperméabilisées ou écoaménageables (sols végétalisés, toitures ou terrasses végétalisées, murs ou façades végétalisés, surfaces alvéolées perméables, etc.) représenteront une proportion minimale de 20 % de l'unité foncière, afin de contribuer au maintien de la biodiversité et de la nature dans les bourgs et hameaux, et de faciliter l’infiltration naturelle des eaux pluviales. Les aires de stationnement devront être arborées et/ou végétalisées (arbustes, plantes vivaces, annuelles, engazonnement…). Les plantations existantes lorsqu’elles présentent un intérêt, doivent être maintenues ou remplacées par des plantations équivalentes. Les clôtures végétales doivent être composées d’essences locales et diversifiées. Les dépôts, décharges, aires de stockage extérieur éventuels liés à une activité autorisée dans la zone doivent être masqués par un écran de végétation non caduque épais.
4. Stationnement#
Le stationnement des véhicules motorisés et des deux roues/cycles, correspondant aux besoins des constructions et installations, doit être assuré en dehors des voies publiques, sauf impossibilité technique reconnue, et dans le respect des prescriptions de l’article R.151-44 du code de l’urbanisme. Pour les bâtiments à usage de bureaux ou de commerce, il est demandé une aire de stationnement pour 50 m² de surface utile ou de vente.