Intitulé du document : IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES
En N strict :
Les constructions devront s’implanter à une distance au moins égale :
- à 10 mètres de l’axe des routes départementales ; o à 5 mètres par rapport à l’emprise des autres voies.
D’autres implantations seront autorisées pour des raisons techniques, d’intérêt public, de sécurité.
Règlement – Zone N
N7 Implantation des constructions par rapport aux limites separatives#
En N strict :
- La distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment à construire au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d’altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres.
- D’autres implantations pourront être autorisées pour des raisons techniques, d’intérêt public, de sécurité.
- Les annexes et extensions se voient appliquer les mêmes prescriptions que les constructions principales. Par exception, elles pourront être réalisées à la même distance des limites séparatives que le bâtiment existant.
- Dans le cas d’une unité foncière classée dans deux zones différentes du PLU (exemple Ub et N), les annexes et extensions aux constructions à usage d’habitation sont autorisées sur l’ensemble de l’unité et sont soumises aux règles propres à la zone où elles sont implantées.
Règlement – Zone N
N8
Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une meme propriete#
Cet article n’est pas réglementé.
N9 EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS Cet article n’est pas réglementé.
Le niveau le plus bas des constructions, côté façade non enterrée, doit être au niveau du terrain naturel au plus bas.
TN · Point-bas · TN · Règlement – Zone N 2. Toitures :
Toute nouvelle construction devra respecter une simplicité de forme de toiture sauf si le bâtiment doit se différencier des autres de par sa fonction.
Le matériau traditionnel est la lauze (ou ardoise). Toutefois un matériau de remplacement peut être employé s’il a une forme et une couleur similaire (métal, bois…).
La pente sera adaptée au matériau choisi. Dans le cas d’une toiture en lauze (ou ardoise) cette pente sera supérieure ou égale à 70%.
Dans le cas de réfection ou d’extension, la pente du bâtiment d’origine pourra être conservée.
Les toitures en terrasses sont en principe interdites. Elles peuvent toutefois être autorisées comme éléments restreint de liaison.
Les panneaux solaires, serres et autres éléments d’architecture bioclimatique doivent être intégrés à l’enveloppe des constructions en évitant l’effet de superstructures surajoutées. Les toitures végétalisées sont autorisées dans la mesure ou elles auront fait l’objet d’une recherche architecturale permettant une bonne insertion dans le bâti et l’environnement. Ils devront être implantés de préférence au sol ou sur des volumes annexes lors de la construction, sauf pour les bâtiments agricoles ou d’activité où les panneaux solaires ou autres seront implantés en toiture.
Les ouvertures en toiture sont peu nombreuses et de faibles dimensions.
4. Les annexes#
Les constructions annexes seront traitées avec le même soin que la construction principale et en harmonie avec elle (type de matériaux de construction, de toitures, teintes).
Si le projet le justifie et qu’elles s’intègrent harmonieusement, des toitures-terrasses (ou toit plat) pourront être autorisées sur les annexes.
Règlement – Zone N
3. Façades :
Murs et enduits
Les murs qui ne sont pas appareillés en pierres de pays doivent être enduis dans un ton similaire à la pierre locale, en harmonie avec le caractère des lieux, du site et du paysage environnant.
Les bâtiments d’activités artisanales doivent s’intégrer dans le paysage par l’utilisation de proportions et de matériaux compatibles avec les autres constructions.
Est interdit l’emploi à nu de matériaux fabriqués pour être recouverts d’un enduit ou d’un parement, tels que briques creuses, agglomérés…
Les imitations de matériaux telles que fausse coupe de pierre, faux appareillage de briques, incrustation de pierres… sont interdites.
Les joints lissés sont interdits.
Les parois vitrées, adjonctions vitrées telles que verrières, vérandas, hall… devront être en harmonie avec la composition générale des bâtiments.
Descentes d’eau
Les descentes d’eau pluviales doivent être établies selon les tracés les plus directs (parcours verticaux) et réduites au nombre minimum. Les descentes d’eaux usées ne peuvent être apparentes en façade.
Menuiseries extérieures
Les menuiseries et serrureries extérieures doivent être d’un aspect extérieur compatible avec l’harmonie générale de la façade et de l’environnement bâti.
4. Abords#
Un soin tout particulier doit être apporté aux aménagements extérieurs : clôtures, végétation, zones de stockage diverses.
Les clôtures devront présenter un aspect compatible avec le caractère du bâti environnant. En cas d’édification de clôtures sur rue, celles-ci devront assurer la continuité urbaine de la voie par leur implantation, leur hauteur, leur configuration et les matériaux employés.
Règlement – Zone N
5. Clôtures#
Les clôtures doivent être de forme simple et homogène. Elles doivent participer à marquer concrètement la limite entre espace public et espace privé.
L’utilisation de matériau ou d’objets n’ayant pas la vocation d’être utilisés en tant que clôture est interdite.
Les murets et murs de clôture en pierre sèche existant doivent être maintenus dans la mesure du possible.
Règlement – Zone N
N12
LES OBLIGATIONS IMPOSEES AUX CONSTRUCTEURS EN MATIERE DE REALISATION D’AIRES DE STATIONNEMENT.
Le stationnement des véhicules doit être assuré en dehors des voies publiques.
N13
LES OBLIGATIONS IMPOSEES AUX CONSTRUCTEURS EN MATIERE DE REALISATION D’ESPACES LIBRES, D’AIRES DE JEUX ET DE LOISIRS, ET DE PLANTATIONS
Aux abords des constructions, les plantations existantes seront maintenues ou remplacées par des plantations équivalentes.
La protection face au vent et au froid et l’orientation des ouvertures en fonction de la course du soleil sont des éléments déterminants pour le confort de l’habitation : situés sur les versants ensoleillés, accolés aux affleurements rocheux, ou semi-enterrés dans la pente, les bâtiments se protègent au Nordet développent leur façade principale au Sud ou à l’Ouest.
Les volumes se greffent dans la continuité du bâti existant. Ils respectent les lignes de force, le gabarit, le sens du faîtage, les pentes de toit des constructions environnantes. Ils tiennent compte du relief.
Construction isolée
Les constructions traditionnelles sont souvent implantées parallèlement aux courbes de niveau, c’est à dire perpendiculairement à la pente. Le climat joue aussi un rôle dans l’implantation de ces maisons, qui se protègent de l’eau et du vent qui descendent des sommets. Construire au plus près du terrain naturel limite les terrassements ce qui représente une économie pour les fondations. En réalisant des remblais importants en façade sud, on se prive de la possibilité d’avoir un volume habitable éclairé en rez-de-chaussée.
Une construction qui suit le terrain naturel permet de bénéficier d’accès extérieurs de plain-pied à différents étages. Elle offre également la possibilité d’une animation de l’espace intérieur par des jeux de niveaux.
Une maison bien implantée sur son terrain profite d’atmosphères variées. Les espaces extérieurs sont nettement différenciés selon leur fonction : accueil, jeux, potager… et offre aux occupants une vraie qualité d’usage.
Pour une implantation harmonieuse et respectueuse du paysage veiller à :
- éviter tout mouvement de terre abusif - profiter au mieux de la forme du terrain pour s’intégrer à la pente - planter des arbres
EVITER :
- formation d’un talus créant une cicatrice dans le paysage - pas de lieu de vie protégé par la façade (terrasse…)
Si la construction est déjà implantée, il est possible de végétaliser le talus afin d’en atténuer l’impact paysager.
PREFERER Ce type d’implantation permet de dégager des lieux de vie commune, aménageables (terrasse, jardin, jeux…).
Construction dans un ensemble
Le groupement de trois ou quatre maisons est une caractéristique marquante de l’habitat rural traditionnel. C’est souvent l’agrandissement successif de la famille, ou le regroupement, pour des raisons économiques, de plusieurs familles, qui est à l’origine de ces ensembles.
Constitué par l’adjonction de constructions nouvelles contre les pignons des anciennes au fur et à mesure des nécessités, ces ensembles ont l’unité et l’homogénéité que leur donnent des techniques de construction et des matériaux identiques.
Dans le cas d’une construction qui s’insère ou se rajoute à un ensemble de ce type il faut :
- respecter le sens des faîtages
- s’implanter en tenant compte de l’alignement et de l’orientation de l’existant
- garder des proportions en rapport avec les autres constructions de l’ensemble
Dans l’architecture traditionnelle, l’adaptation des volumes à leur usage donnait naissance à des ensembles fonctionnels et variés à la fois. Les constructions modernes, souvent uniformisées et peu évolutives ont perdu une dimension : réintégrer la notion de volume permet d’enrichir la composition d’ensemble et ajoute à la qualité de vie. En habitat groupé, le semi-collectif présente une hauteur de bâtiment limitée (R+2+C), proche de celle de la maison individuelle, et un accès propre au logement situé en façade sur rue de façon à créer un seuil permettant une appropriation et un marquage personnel. De plus chaque logement possède un espace privatif extérieur, conçu de manière à être préservé des vues depuis les autres logements. Les bâtiments sont organisés autour d’espaces extérieurs communs : placette, aire de jeux, fontaine permettant de retrouver la richesse des espaces publics des vieux bourgs.
Construction isolée en site naturel
Elles ne sont pas autorisées par la loi montagne, sauf pour ce qui concerne les exploitations agricoles. La distance minimum de 50m (100m pour les installations classées) impose une grande vigilance quant à l’implantation de ces nouveaux bâtiments dont les dimensions sont souvent hors de proportion par rapport à l’échelle des villages.
Outre leur implantation, qui doit être soigneusement étudiée pour limiter leur impact visuel dans le paysage, ils gagnent à être composés en plusieurs corps de volumétrie simple afin de respecter l’échelle du site.
Quelques conseils :
- implanter les bâtiments en fonction de l’orientation du terrain.
- préserver les possibilités d’extensions futures
- prendre en compte les accès, dessertes, réseaux et liaisons fonctionnelles avec le reste de l’exploitation.
Eviter preferer#
Les constructions agricoles, artisanales et industrielles modernes doivent répondre à des contraintes économiques et techniques telles qu’elles peuvent difficilement ressembler aux constructions rurales anciennes. Alors, il n’est pas question d’essayer de respecter des contraintes architecturales non adaptées aux problèmes posés. Mais il est toujours possible de jouer avec les couleurs, la localisation, les arbres. La localisation dans des zones discrètes, pas trop près de maisons anciennes, pas trop en vue dans le paysage, favorise aussi l’intégration.
La plantation d’arbres, d’essences régionales, autour des constructions, permet de la dissimuler un peu. (De plus il était traditionnel de planter des arbres autour des fermes et des granges, parce-que cela formait une protection efficace contre le vent et la pluie, et aussi parce-que les racines de ces arbres servaient de drains.)
Il faut éviter, dans les zones rurales, des couleurs trop voyantes ou trop différentes.
Il faut essayer, lorsque le bâtiment risque d’être trop important, de rediviser la construction en éléments plus petits d’échelle se rapprochant le plus possible de celle des constructions environnantes.
Ouvertures
Règlement – Annexes architecturales
La réalisation d’une lucarne ne se justifie que lorsque la position d’une ouverture se trouve interrompre la ligne d’égout ou est située au-dessus.
Toitures
Règlement – Annexes architecturales
Eviter les ouvertures trop grandes, il est préférable de procéder à plusieurs petites ouvertures :
EVITER Eviter les sorties de pannes en pignon
Preferer#
EVITER Eviter les toits à quatre pentes égales EVITER
Pour l’habitat, il est conseillé de procéder aux ouvertures en toiture sous la forme de châssis situés dans le plan de la toiture, de châssis triangulaires, ou de lucarnes traditionnelles à 2 ou 3 versants.
Châssis dans le plan de la toiture
Châssis triangulaire
Lucarne traditionnelle à 2 versants
Lucarne traditionnelle à 3 versants
Les annexes
Règlement – Annexes architecturales
La maison devait s’adapter aux variations de la famille et de la production. Elle devait pouvoir s’agrandirà volonté. Ainsi, au fur et à mesure des besoins, des bâtiments annexes venaient s’ajouter à ceux déjà construits. Tous ces éléments ajoutés, allant d’éléments simples comme le four aux annexes plus importantes, forment des volumes non prémédités. Il est inutile de recréer artificiellement ces jeux. Une architecture simple, qui laisse la possibilité d’extensions futures, respectera mieux l’architecture traditionnelle.
Une maison évolutive est capable de s’enrichir
à
travers
ses transformations. Elle gardera son intégrité si les différentes adjonctions
sont réalisées dans le souci d’une
composition d’ensemble en tenant
compte de l’homogénéité des
matériaux et de la continuité
harmonieuse des volumes.
A partir d’une volumétrie de base, les agrandissements peuvent se faire :
- 1 : en allongeant le bâtiment - 2 : en élargissant le bâtiment - 3 : en y accolant le bâtiment en annexe
Une construction aux façades peu percées se prêtera mieux aux transformations futures.
Constructions neuves
Règlement – Annexes architecturales
Quelques conseils :
- pas de transfert de styles, les maisons Ile de France, basques ou provençales, les chalets en bois par exemple sont proscrits
- pas de couleurs criardes, ni d’additifs inutiles qui ne participent pas à la construction, pas de volumes disproportionnés avec ceux du voisinage ou constituant une « verrue » dans le paysage d’accueil
- pas d’ouvertures trop importantes et trop différenciées, les pleins (murs) sont très supérieurs aux vides (portes et fenêtres)
- pas de bouleversements intempestifs du relief du terrain, c’est l’immeuble qui doit s’adapter au terrain et non le contraire
- pas de matériau laissés apparents lorsqu’ils sont conçus et fabriqués pour être recouverts d’un enduit ou d’un parement
- pas de toitures ne répondant pas à la pente qu’exige le matériau de couverture utilisé
- pas de faux pittoresque (faux bois, fausses pierres, joints de couleur agressive…)
Restauration
Règlement – Annexes architecturales
- aménagements proscrits pour restauration incohérente
Restaurer, c’est adapter une construction à de nouveaux modes de vie, à de nouvelles notions de confort, d’hygiène ; c’est souvent l’agrandir, l’ouvrir, la consolider… il ne faut donc pas recopier l’ancien. La vieille maison se prête à des agrandissements. L’emploi des mêmes matériau, des mêmes formes de toit permet de rajouter, souvent sans problème, une nouvelle partie à une maison existante. Les surélévations sont souvent plus difficiles à faire, car elles n’étaient pas prévues à l’origine. Il est préférable la plupart du temps de s’abstenir, une surélévation sur une vieille maison demandant beaucoup de travail pour un résultat souvent médiocre et de plus onéreux. Pour ouvrir de nouvelles fenêtres, il faut respecter la forme des anciennes, respecter aussi la géométrie de la façade. Dans les toits percez des lucarnes aux proportions de celles qui existent.
Quelques conseils :
- ne pas trop « casser » une façade ordonnée ou symétrique
- il faut pratiquer les ouvertures avec parcimonie
- éviter d’ouvrir un pignon
- éviter le plus possible les lucarnes trop grandes
Pour reconsolider un mur, il faut soit employer le même matériau soit refaire entièrement la façade. De même pour le toit.
Lotissements
Règlement – Annexes architecturales
La possibilité de jouir d’un jardin privé, l’isolement par rapport au voisin, les possibilités d’extension, de modification de sa maison sont les principaux attraits du pavillon individuel. Il faut les conserver. Mais il ne faut pas que cela entraîne la disparition des qualités essentielles des groupements, tels que bourgs et villages.
Le lotissement doit permettre de réaliser le compromis entre les contraintes qu’imposent le confort moderne, les nouveaux modes de vie, et les contraintes qu’imposent à la fois le respect des sites et la recherche des qualités intrinsèques à la vie communautaire.
Le respect du site commence par la qualité de l’architecture, par la qualité du rapport que les maisons entretiennent entre elles.
Si l’on regarde un village, on constate qu’il est surtout constitué de maisons groupées les unes contre les autres autour de rues, de places, autour des espaces publics de la communauté.
Il faut favoriser ces regroupements mais penser en même temps aux espaces publics et en prévoir l’aménagement.
Privilégier une trame alterne afin d’obtenir un front de bâti continu
Quelques conseils :
- regrouper au maximum les constructions, en favorisant les accolements des maisons les unes aux autres (par les annexes par exemple), en recherchant un découpage parcellaire tel que la largeur des lots sur la voie de desserte soit réduite le plus possible.
- favoriser l’unité et l’homogénéité architecturale par la mise en œuvre de matériaux, en nombre limité, semblables pour toutes les constructions (pour les maçonneries, les enduits, les couvertures).
- attacher une certaine importance aux clôtures, car elles constituent le lien visuel entre les différentes constructions et doivent donc être construite avec les mêmes matériaux que cellesci.
- prévoir l’aménagement des espaces publics, tels que places ou placettes, chemins piétons, espaces verts, jeux d’enfants ; afin de favoriser la vie sociale du lotissement.
- pour les lotissements d’une certaine importance, une hiérarchie des voies de circulation s’imposera. Les voies à circulation rapide reliant par exemple un quartier à un autre n’auront pas les mêmes caractéristiques que celles destinées à la desserte des lots ou au cheminement des piétons.
- Il faudra éviter les sorties de lots sur les premières, il faudra également éviter les circulations pouvant être utilisées en circuits automobiles ou en démonstrations bruyantes des deux roues motorisées.
- Eviter également les constructions dispersées sur des lots modestes (cette disposition conduit à l’absence de jardins vraiment privatifs et à des vis-à-vis désagréables).
Le cahier des charges du lotissement doit être élaboré en intégrant la logique du terrain et la mémoire du lieu :
- la pente du terrain : détermine le tracé des rues, parallèles aux courbes de niveau, la création de venelles de liaison piétonnes et d’espaces publics (jeu, rencontre…) et l’organisation des lots. - l’orientation : traitement différencié côté rue (accès, accueil, transition espace public / espace privé) et côté jardin (détente, loisirs). - l’emplacement des bâtiments et leur accès : favoriser l’implantation sur les limites parcellaires (libère de la surface pour les espaces extérieurs) et les groupements de bâtiments par les garages (économie d’accès, densité urbaine) - la mémoire du terrain : utiliser les murets, clapas, talus et haies bocagères existants pour élaborer le découpage du terrain et la répartition des lots.
Les liaisons (voiries et cheminements piétons) avec le cœur du bourg sont à étudier avec beaucoup d’attention afin de créer une véritable extension au village : distance, dimensionnement, revêtement…
Clôtures
Règlement – Annexes architecturales
Matérialisant la limite juridique entre propriété privée et domaine public, comme entre deux propriétés privées, la clôture participe à l’architecture de la maison. Elle prolonge et relie les bâtiments (habitation et annexes), clôt les espaces non bâtis (cours, jardin…) et met en valeur l’entrée (portail, allée…)
La clôture participe également à l’environnement. Elle s’inscrit soit dans une composition urbaine (perspective de la rue), soit dans un paysage naturel (trame du parcellaire agricole).
Les murs et murets de pierres sèches traditionnels assurent en douceur la transition entre le bâtiment, le terrain et son environnement. Le travail de couronnement, les escaliers accolés, les porches, portails et portillons en font toute la richesse. Ces clôtures sont à restaurer à l’identique.
En construction neuve, les clôtures doivent être discrètes et simples, avoir le caractère du site (urbain ou rural) et être en harmonie avec les clôtures existantes.
Pour les haies naturelles, il est préférables d’utiliser les arbres et arbustes locaux (pin sylvestre, frêne, aubépine, noisetier, sorbier…) plutôt que des espèces étrangères. En particulier, les haies constituées uniquement de résineux sont à éviter. Une haie composée d’espèces variées offre une palette colorée qui change suivant les saisons et constitue un abris pour les oiseaux.
Les clôtures artificielles doivent être réalisées en pierres locales. Les appareillages fantaisistes, ainsi que l’utilisation d’éléments préfabriqués sont à éviter.