Clotures#
Toute démolition sera soumise au permis de démolir et à l’avis des services concernés.
Les constructions ayant un caractère traditionnel devront être conservés au mieux dans la mesure où le gros œuvre présente un état satisfaisant.
D’une manière générale, le nettoyage des façades devra privilégier les techniques douces (hydrogommage, pulvérisation de vapeur d’eau et brossage, nettoyage à l’eau,…). L’utilisation de procédés abrasifs est proscrite (sablage, décapage sous jet d’eau à très haute pression,…).
I – Restauration des constructions traditionnelles existantes La simplicité du volume existant doit être maintenue. Toute transformation s’attachera à la restitution de l’architecture originelle de la construction ou à la recherche de l’architecture locale.
Les différences de volume entre plusieurs constructions composant un même ensemble bâti doivent être conservées lorsque ces différences présentent un intérêt architectural, patrimonial, ou paysager. Pour les ensembles agricoles (habitation + grange) édifiés avant 1950, la volumétrie actuelle doit être conservée.
1 – Façades des constructions (sauf façades commerciales)#
a) Traitement et matériaux Les matériaux utilisés seront identiques à ceux d’origine. Dans le cas d’enduit lisse blanc, celui-ci doit être rétabli. Les enduits et crépis grossiers sont proscrits. Il est recommandé que :
- soient utilisés les enduits à la chaux, l’enduit de type taloché, - la brique ou la pierre des murs de façades reste ou soit rendue apparente, - la couleur des peintures de façades soit choisie dans les teintes allant du blanc ocre au rouge brique, - le rejointoiement des briques soit fait légèrement en creux avec du mortier de couleur claire, hormis dans le cas où une finitions spécifique (joints rubanés, joins hollandais, joints recoupés…) était présente sur l’architecture d’origine. Dans ce cas, le rejointoiement s’attachera à retrouver une finition d’aspect compatible avec celle d’origine. - en cas de badigeon, ou de peinture minérale, celui-ci soit apposé directement sur la brique et que les peintures de façades soient de la gamme de coloris de l’ensemble des bâtiments auquel appartient l’immeuble.
Sont interdits : - tout matériau dont l’incrustation porte atteinte au gros œuvre et empêche la restitution des matériaux d’origine. - le cimentage de la brique ou la pierre. - l’emploi à nu, en parement extérieur, de matériau fabriqué en vue d’être recouvert d’un enduit ou d’un parement, tels que carreaux de plâtre, briques creuses, agglomérés. - les tôles ondulées, bacs métalliques, agglomérés de bois et matériaux analogues apparents. - Les parpaings apparents
b) Soubassements Les outils et marches d’accès des entrées des immeubles seront en pierre ou similaire et de couleur grise ou en briques. Il est recommandé que :
- les soubassements en pierre soient rendus apparents et que, lorsque ceux-ci ne sont pas en pierre mais enduits et peints, leur couleur soit sombre,
- les soubassements soient réalisés dans le même matériau que celui employé à l’origine du bâtiment.
c) Ornementations Aucune sculpture ou ornementation ancienne de la façade ne doit être détruite ou recouverte. Tout ajout d’ornement étranger à l’architecture du bâtiment est interdit.
d) Baies, menuiseries et accessoires des façades Les menuiseries seront peintes ou teintées dans la masse. Le blanc est interdit.
- Portes cochères et de garage La création de portes cochères et de garage est interdite. Toutefois, la création d’une porte cochère sera tolérée lorsqu’elle est indispensable au fonctionnement normal d’une activité dont la présence est compatible avec l’habitat, ou lorsque la preuve est apportée qu’elle contribue et accompagne l’amélioration des conditions d’habitabilité du logement existant dans le même bâtiment. Dans ce cas, la réalisation doit s’adapter à l’architecture de l’immeuble concerné, notamment par l’introduction d’arc en plein cintre ou d’arc en anse de panier ou lorsqu’un linteau préexistait, l’adaptation à la baie ancienne.
La suppression, ou la modification des portes cochères des constructions traditionnelles existantes sont proscrites. »
- Fenêtres Toute modification (forme et taille) ou suppression de baie sur une construction traditionnelle existante est proscrite, hormis lorsque la transformation s’attache à restituer l’architecture originelle de la construction. Côté voie, les nouveaux percements doivent être alignés sur les fenêtres existantes et reprendre des proportions équivalentes.
Les baies doivent marquer un rythme vertical. Il est recommandé une proportion voisine de 2/1. Les menuiseries doivent être fines et respecter l’architecture d’origine (en termes de matériau, de proportion, profil et motifs ornementaux). Sont déconseillées : les fenêtres dites « à petits carreaux ». Sont recommandées : les fenêtres ouvrant « à la française ».
- Garde-corps Les garde-corps existants doivent être maintenus. Les garde-corps nouveaux ne seront pas en saillie, mais scellés dans l’embrasure de la baie.
- Volets Les coffres de volets roulants doivent se situer à l’intérieur du bâtiment derrière le linteau. Dans le cas où les coffres sont posés sous les linteaux, ceux-ci ne doivent pas dépasser le nu extérieur du mur de façade et devront être traités comme des éléments décoratifs de type lambrequins en bois peint ouvragés. Les volets et leurs accessoires doivent être peints dans la même gamme de couleur que les autres menuiseries de l’immeuble. Sont recommandés les volets à deux battants.
Les volets à deux battants existants doivent être conservés.
Les gouttières seront de type traditionnel (exemple : en zinc, …). Il est recommandé que les gouttières et chéneaux fassent saillie sur le mur de la façade.
- Descentes d’eaux pluviales Il est recommandé que les descentes d’eaux pluviales se fassent le long des limites séparatives.
2 – Façades commerciales On entend par façade commerciale toute devanture établie dans un but commercial ou de service au public entraînant la modification ou le recouvrement du gros-œuvre. Les aménagements des façades commerciales ne doivent pas dépasser en hauteur les appuis de fenêtres du premier étage. En cas d’absence de percement au premier étage, les aménagements de la façade commerciale ne devront pas dépasser la hauteur de 1 mètre partant du plafond du rez-dechaussée. Toutefois, la hauteur maximale à partir du sol ne peut excéder 4 mètres. Le percement des vitrines devra s’inscrire dans les limites de chaque entité de façade. Aucun élément de la devanture ne peut présenter une saillie supérieure à 30 cm. Cette règle ne souffre d’exception que pour les concessions de voirie précaires et révocables accordées par la Ville de SaintOmer.
Les percements des vitrines doivent suivre l’alignement des percements originels tels qu’ils apparaissent à l’étage supérieur. Les auvents sont interdits. Les matériaux proscrits sont :
- tous les matériaux dont l’incrustation porte atteinte au gros œuvre et empêche la restitution du matériau d’origine (placages de briques en céramique, carrelages vernissés),
- tout matériau ou peinture d’imitation (imitation de pierre en ciment, etc ...).
Il est recommandé que dans le cas de création d’arcades par suppression des allèges des fenêtres du rez-de-chaussée et établissement d’une vitrine en retrait, le retrait soit d’au moins 1 mètre par rapport au mur de la façade.
3 – Toitures Les toitures des immeubles de cette catégorie peuvent subir des transformations, soit pour l’éclairage des combles, soit pour leur aménagement en surface habitable. Les transformations sont autorisées aux conditions suivantes :
a) Matériaux Les toitures ne peuvent subir des transformations autres que celles faites pour restituer l’esprit de l’architecture originelle du bâtiment et le matériau de toiture originel (ardoise, tuile plate ou tuile flamande ou similaire en terre cuite rouge-orangé non vieilli). Sont notamment proscrites toutes les couvertures ou ondulés opaques ou translucides (plastique, ciment, tôle, ...), les tuiles vieillies et brunes ainsi que la tuile vernissée noire.
b) Pente Les toitures doivent rester ou être à versants. La pente des versants sera comprise entre 45° et 60°. Toutefois, les toitures du type « mansard » ne sont pas concernées par cette règle. Dans le cas d’une extension à usage d’habitation (construction nouvelle), une pente inférieure à 45° pourra être tolérée.
c) Surfaces vitrées Les tabatières, verrières et châssis rampants plus hauts que larges sont autorisés. Les lucarnes seront à deux ou trois versants. Il est interdit de dépasser en largeur la dimension horizontale de la fenêtre située à l’étage inférieur, de relier entre elles les lucarnes. Les chiens assis sont proscrits. Les lucarnes seront axées sur les baies ou les trumeaux entre les baies d’une même façade.
d) Conduits Tout conduit de cheminée existant doit être conservé et maintenu dans son état d’origine.
Tout conduit de cheminée doit être en brique ou en enduit. Il est interdit de réaliser des conduits en saillie sur les façades, hormis les pignons latéraux. Il est recommandé que les conduits de cheminées traversent la toiture le long du mur mitoyen et au niveau du faîtage.
4 – Clôtures Tous les fronts à rue non bâtis doivent être clôturés. Les clôtures doivent éviter toute communication visuelle entre le domaine public et privé. Elles peuvent être établies soit en maçonnerie de briques, en maçonnerie enduite et peinte, soit constituées de haies vives, soit de grilles avec ou sans mur bahut accompagnées de haies vives. Les éléments de ciment moulé sont interdits. Dans tous les cas, leur hauteur ne doit pas être inférieure à 2 mètres, mais ne pourra excéder 4 mètres, hormis dans le cas du prolongement d’un mur de clôture existant d’une hauteur supérieure.
II – Constructions nouvelles et extensions
1 – Façades des constructions#
a) Traitement et matériaux Sont interdits :
- tout matériau ou peinture d’imitation : placages ou peinture imitant la pierre ou la brique, briquette vernissée,
- l’emploi à nu, en parement extérieur, de matériau fabriqué en vue d’être recouvert d’un enduit ou d’un parement, tels que carreaux de plâtre, briques creuses, agglomérés,
- les tôles ondulées et matériaux analogues apparents.
b) Rythme – Modénature L’aspect et les matériaux de façade doivent éviter toute imitation et pastiche, de même que toute rupture de modénature et de rythme avec l’environnement. Les verticales doivent dominer le rythme. Les saillies, auvents, appuis de fenêtres ne doivent pas imprimer à l’immeuble un rythme horizontal. Toute saillie sur l’alignement du mur de façade en front à rue supérieure à 50 cm est interdite. Le rapport entre plein et vide doit être proche de 1/1.
c) Soubassements, seuils et marches d’accès Les soubassements, les seuils et marches d’accès des entrées des immeubles seront de couleur sombre ou en pierre naturelle.
d) Baies, menuiseries et accessoires de façades Les menuiseries seront peintes ou teintées dans la masse. Le blanc est interdit.
- Passage couverts et garages Les passages seront séparés du domaine public par des portes pleines ou ferronneries. Les portes seront plus hautes que larges (H = 1,5 L).
- Fenêtres Les baies doivent marquer un rythme vertical. Il est recommandé une proportion voisine de 2/1.
- Garde-corps Les garde-corps ne seront pas en saillie, mais scellés dans l’embrasure de la baie.
- Volets Les coffres de volets roulants doivent se situer de préférence à l’intérieur du bâtiment derrière le linteau. Dans le cas où les coffres sont posés sous les linteaux, ceux-ci ne doivent pas dépasser le nu extérieur du mur de façade et devront être traités comme des éléments décoratifs de type lambrequins en bois peint ouvragés. Les guides des volets et accessoires seront de la même couleur que les menuiseries visibles du domaine public. Les coffres de volets roulants seront non visibles du domaine public.
2 – Façades commerciales, enseignes, publicité murale ➢ Façades commerciales#
On entend par façade commerciale toute devanture établie dans un but commercial ou de service au public entraînant la modification ou le recouvrement du gros-œuvre. Les aménagements des façades commerciales ne doivent pas dépasser en hauteur les appuis de fenêtres du premier étage. En cas d’absence de percement au premier étage, les aménagements de la façade commerciale ne devront pas dépasser la hauteur de 1 mètre partant du plafond du magasin. Toutefois, la hauteur maximale à partir du sol ne peut excéder 4 mètres. Le percement des vitrines devra s’inscrire dans les limites de chaque entité de façade. Aucun élément de la devanture ne peut présenter une saillie supérieure à 30 cm. Cette règle ne souffre d’exception que pour les concessions de voirie précaires et révocables accordées par la Ville de SaintOmer. Les auvents sont proscrits. Les matériaux interdits sont :
- tout matériau ou peinture d’imitation : placages ou peinture imitant la pierre ou la brique, briquette vernissée,
- l’emploi à nu, en parement extérieur, de matériau fabriqué en vue d’être recouvert d’un enduit ou d’un parement, tels que carreaux de plâtre, briques creuses, agglomérés,
- les tôles ondulées et matériaux analogues apparents.
3 – Toitures a) Matériaux#
Les versants seront constitués de tuiles ou tout autre matériau de couleur rouge teinté orangé, exception faite pour l’ardoise, les tuiles plates ton ardoise et la tuile vernissée sombre. La tuile devra avoir un aspect petit moule (minimum 18 tuiles par m2).
b) Pentes En façade sur rue, la toiture principale doit être à 2 versants avec une pente des versants comprise entre 45° et 60°. Dans le cas où la construction nouvelle est une extension, une pente inférieure à 45 ° pourra être tolérée. Les toitures de type « mansard » ne sont pas concernées par cette règle.
c) Surfaces vitrées Les tabatières, verrières et châssis rampants plus hauts que larges sont autorisés. Les lucarnes seront à deux ou trois versants. Il est interdit de dépasser en largeur la dimension horizontale de la fenêtre située à l’étage inférieur, de relier entre elles les lucarnes. Les chiens assis sont proscrits. Les lucarnes seront axées sur les baies ou les trumeaux entre les baies d’une même façade.
d) Conduits de cheminée Les conduits de cheminées doivent traverser la toiture au niveau du faîtage. Il est interdit de réaliser des conduits en saillie sur les façades, hormis les pignons latéraux.
Les précédentes dispositions (a, b, c, d) ne s’appliquent pas aux vérandas, pergolas, serres, carports et constructions assimilées.
4 – Clôtures Tous les fronts à rue non bâtis doivent être clôturés. Les clôtures doivent éviter toute communication visuelle entre le domaine public et privé. Elles peuvent être établies soit en maçonnerie de briques, en maçonnerie enduite et peinte, soit constituées de haies vives, soit de grilles avec ou sans mur bahut accompagnées de haies vives. Les éléments de ciment moulé sont interdits. Dans tous les cas, leur hauteur ne doit pas être inférieure à 2 mètres, mais ne pourra excéder 4 mètres, hormis dans le cas du prolongement d’un mur de clôture existant d’une hauteur supérieure.
III – Annexes des bâtiments Elles seront réalisées en harmonie avec le bâtiment principal. Toutefois, si les dimensions sont réduites, les annexes pourront être de teinte foncée, sans exigence de matériaux.
IV – Hangars Pour les hangars, les couleurs doivent être choisies dans les teintes foncées.
V – Dispositifs techniques d’économie d’énergie et de préservation de la qualité de l’environnement Dans le cadre de la restauration des constructions traditionnelles anciennes existantes, ces dispositifs peuvent être autorisés dans la mesure où leur incidence sur le paysage architectural est minimisée. Dans le cadre de constructions nouvelles, ces dispositifs peuvent être autorisés dans la mesure où ils sont intégrés au projet dès la conception et que leur incidence sur le paysage architectural est minimisée. Dans tous les cas, il est recommandé :
- qu’ils soient d’un ton mat, - qu’ils s’intègrent au projet architectural ou à l’architecture existante.
VI – Dispositifs techniques de télécommunication, de confort et de loisirs : paraboles, appareils de climatisation… Ces dispositifs peuvent être autorisés dans la mesure où ils sont intégrés au projet dès la conception et que leur incidence sur le paysage architectural est minimisée. Il est recommandé :
- qu’ils soient d’un ton mat, du gris clair au gris foncé ; - que leur visibilité depuis le domaine public soit minimisée.
VII – Ponts et passerelles Leur gabarit devra être compatible avec la destination et l’importance des constructions et installations qu’ils desservent Les ouvrages seront insérés dans l’environnement. Ils devront être réalisés avec des matériaux pérennes. Les matériaux de récupération, les plaques en ciment moulé…, sont proscrits. La hauteur des tabliers devra être suffisante pour permettre la navigation et l’entretien des cours d’eau. Le gabarit et les piles du pont doivent présenter le moins d’obstacle possible à l’écoulement du cours d’eau.
VIII – Accès et desserte par voie d’eau Hormis en bord à canal :
- les pontons et les quais seront réalisés en bois (de type chêne net d’aubier ou en robinier), - la stabilité des berges sera assurée avec des techniques douces de type fascinage ou tressage.
Tout autre matériau (de type tôle métal, plaque béton ou fibrociment) est interdit.
IX – Patrimoine bâti identifié au titre de l’article L151-19 du Code de l’Urbanisme Sauf impératif technique justifié ou suppression de désordres architecturaux, la démolition totale ou partielle d’une construction, ou d’un ensemble de constructions, identifié au titre de l’article L15119 du code de l’urbanisme, est proscrite.
Tous les travaux réalisés sur les constructions, ou ensembles de constructions, identifiés au titre de l’article L151-19 doivent être conçus dans le respect de l’architecture d’origine, dans le sens d’une préservation et d’une mise en valeur :
- Des caractéristiques historiques, architecturales ou culturelles qui ont conduit à leur identification.
- De leur ordonnancement, de leur volumétrie et de leur cohérence (dans le cas d’ensembles de bâtiments)
- Des matériaux et des modalités constructives du ou des bâtiments d’origine. A ce titre, les travaux de ravalement et/ou d’isolation ne doivent pas conduire à altérer l’aspect et la qualité des façades (matériaux ; teintes ; modénatures)
Sauf contrainte(s) techniques forte(s) liée(s) à l’état de la ou des constructions (désordres irréversibles dans les structures par exemple), un projet portant sur une réhabilitation, une rénovation, une extension ou une surélévation des constructions ou ensembles bâtis identifiés peut être refusé dès lors qu’il porte atteinte, de par son implantation, sa volumétrie ou le traitement des façades et toitures, aux caractères culturels, historiques, patrimoniaux ou écologiques des constructions ou sites identifiés. Le projet doit assurer l’insertion des nouvelles constructions dans le contexte d’ensemble.