Dans les zones où la prise en compte des risques naturels conduit à interdire de manière générale tout projet nouveau, sous réserve notamment de ne pas aggraver les risques et de ne pas en provoquer de nouveaux, certains des types de projets particuliers suivants sont autorisés lorsque les prescriptions relatives à la zone concernée le précisent :
a) sous réserve complémentaire qu'ils ne conduisent pas à une augmentation de la population exposée : les travaux courants d'entretien et de gestion des constructions et installations existantes, notamment les aménagements internes, les traitements de façades, la réfection des toitures
b) sous réserve complémentaire d'un renforcement de la sécurité des personnes et de réduction de la vulnérabilité des biens : - les extensions limitées nécessaires à des mises aux normes, notamment d'habitabilité ou de sécurité - la reconstruction ou la réparation de bâtiments sinistrés dans le cas où les dommages n'ont pas de lien avec le risque à l'origine du classement en zone interdite, s’ils ne sont pas situés dans un secteur où toute construction est prohibée
c) les changements de destination sous réserve de l'absence d'augmentation de la vulnérabilité des personnes exposées
d) sous réserve complémentaire qu'ils ne fassent pas l'objet d'une occupation humaine permanente et que la sécurité des personnes soit assurée : - les abris légers, annexes des bâtiments d'habitation d’une surface inférieure à 20 m2, ainsi que les bassins et les piscines non couvertes et liées à des habitations existantes. Les bassins et piscines non couvertes et liés à des habitations existantes ne sont pas autorisés en zone de glissement de terrain interdite à la construction - les constructions et installations nécessaires à l'exploitation des carrières soumises à la législation sur les installations classées, à l'exploitation agricole ou forestière, à l'activité culturelle, touristique, sportive et de loisirs, si leur implantation est liée à leur fonctionnalité.
e) sous réserve complémentaire que le maître d'ouvrage prenne des dispositions appropriées aux risques, y compris ceux créés par les travaux : - les constructions et les installations nécessaires au fonctionnement des services d’intérêt collectif ou général déjà implantés dans la zone - les infrastructures (notamment les infrastructures de transports, de fluides, les ouvrages de dépollution, les aménagements hydroélectriques) et les équipements et ouvrages techniques qui s’y rattachent.
f) tous travaux et aménagements de nature à réduire les risques
Dispositions concernant les fossés, canaux et chantournes#
Pour tout projet autorisé en bordure de fossé, canal ou chantourne, à défaut de précision particulière des prescriptions ou des plans, les marges de recul à respecter sont égales : - pour les canaux et chantournes : à 10 m par rapport à l’axe du lit, avec un minimum de 4 m par rapport au sommet des berges - pour les fossés : à 5 m par rapport à l’axe du lit, avec un minimum de 4 m par rapport au sommet des berges; Le long de tous ces cours d'eau, une bande de 4 m comptée à partir du sommet des berges doit rester dépourvue d'obstacle pour permettre l’entretien et l'intervention d'urgence en situation de crise. La marge de recul de 4 m n'est cependant pas applicable aux ouvrages de protection contre les inondations implantés sans retrait par rapport au sommet des berges et comportant une crête circulable de largeur égale à 4 m minimum.
En zone rouge indicée FF
- Construction interdite en dehors des exceptions définies au chapitre «exceptions aux interdictions générales» respectant les conditions énoncées à cet article
- Les exhaussements sont autorisés, sous réserve qu’ils soient uniquement liés à des travaux et aménagements de nature à réduire les risques ou d’infrastructures de desserte après étude d’incidences.
- Les stationnements sont interdits.
En zone bleue indicée ff1 et ff2
- Les occupations et utilisations du sol sont autorisées sous réserve de se prémunir contre les tassements différentiels
- Les constructions sont autorisées sous réserve de rejeter les eaux usées pluviales de drainage : - soit dans les réseaux les conduisant hors zones de risque de glissement, d’effondrement de cavités, d’affaissement ou de suffosion - soit dans un exutoire superficiel capable de recevoir un débit supplémentaire sans aggraver les risques ou en provoquer de nouveaux
Dans tous les cas, l’infiltration des eaux sur les zones impactées par des risques de glissement de terrain est interdite.
- Les exhaussements sont autorisés sous réserve ne pas aggraver le risque
- Glissement de terrain (G)
En zone rouge indicée FG
- Construction interdite en dehors des exceptions définies au chapitre «exceptions aux interdictions générales» respectant les conditions énoncées à cet article
- Affouillement et exhaussement interdits, sauf dans le cadre de travaux et aménagements de nature à réduire les risques ou dans le cadre d’infrastructures de desserte, après étude d’incidence.
- Aires de stationnement interdites
En zone bleue indicée fg1 et fg2
- Construction autorisée sous réserve de rejets des eaux usées, pluviales et de drainage - soit dans des réseaux les conduisant hors zones de risque de glissement, d'effondrement de cavités, d'affaissement ou de suffosion - soit dans un exutoire superficiel capable de recevoir un débit supplémentaire sans aggraver les risques ou en provoquer de nouveaux.
Dans tous les cas, l’infiltration des eaux sur des zones impactées par des risques de glissement de terrain est interdite.
- Exhaussement autorisés sous réserve de ne pas aggraver le risque d'instabilité
- Inondation en pied de versant (I’)
En zone rouge indicée FI’
- Construction interdite en dehors des exceptions définies au chapitre «exceptions aux interdictions générales» respectant les conditions énoncées à cet article
- Les stationnements sont interdits
- Les remblais sont autorisés, dans la mesure où ils sont strictement nécessaires à la mise en œuvre d’aménagements autorisés
- Les aménagements suivants (prévu au L211-7 et suivants du code de l’environnement) sont autorisés : - L’aménagement d'un bassin ou d'une fraction de bassin hydrographique - L’entretien et l'aménagement d'un cours d'eau, canal, lac ou plan d'eau, y compris les accès à ce cours d'eau, à ce canal, à ce lac ou à ce plan d'eau - L’approvisionnement en eau - La maîtrise des eaux pluviales et de ruissellement ou la lutte contre l'érosion des sols - La défense contre les inondations et contre la mer - La lutte contre la pollution - La protection et la conservation des eaux superficielles et souterraines - La protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines - Les aménagements hydrauliques concourant à la sécurité civile
- Sous réserve de l'absence d'augmentation de la vulnérabilité des biens ou des personnes, sont autorisés les extensions limitées de constructions existantes qui seraient rendues nécessaires par des mises aux normes, notamment d’habitabilité ou de sécurité ;
- Les clôtures à fils superposés avec poteaux sans fondation faisant saillie sur le sol naturel, sans remblaiement sont autorisés ;
- Sous réserve de l'absence de remblaiement, sont autorisés les espaces verts, les aires de jeux et de sport et, dans la limite d’une emprise au sol totale de 20 m², les installations sanitaires nécessaires à ces équipements
- Les structures agricoles légères sans équipement de chauffages fixes telles qu’abris de tunnels bas ou serres sans soubassement sont autorisées
- Les ouvertures en façade devront être réalisées au minimum à 1 m au dessus du terrain naturel
- De plus les projets admis devront respecter les prescriptions suivantes :
- En cas de reconstruction totale d'un bâtiment :
- Le Rapport d’Emprise au Sol en zone Inondable (RESI), c'est-à-dire le rapport entre la partie du projet en zone inondable (construction et remblais), et la partie des parcelles utilisées situées en zone inondable, ne devra pas dépasser celui de la construction préexistante
- Le premier plancher utilisable devra être situé à un niveau supérieur à 0,5 m par rapport au sol naturel
- Les postes techniques vitaux (électricité, gaz, chaufferie téléphonique, …) devront être positionnés hors crue.
- En dehors des ouvrages de protection contre les inondations, l’implantation de toute construction s’effectuera avec une marge de recul de : - Pour les ruisseaux : 5 m minimum de part et d’autre de l’axe du cours d’eau. - Pour les canaux/chantourne : 10 m minimum par rapport à l'axe du lit avec au minimum 4 m par rapport au sommet de la berge - Pour les fossés : 5 m minimum par rapport à l'axe du lit et 4 m minimum par rapport au sommet des berges
En zone bleue indicée fi’
- Le Rapport d’Emprise au Sol en zone Inondable (RESI), c'est-à-dire le rapport entre la partie du projet en zone inondable (construction et remblaiements), et la partie des parcelles utilisées situées en zone inondable, sera d’au maximum : - 0,3 pour les constructions individuelles et leurs annexes - 0,5 pour les permis groupés, les lotissements (globalement pour infrastructures et bâtiments), pour les opérations d’aménagement d’ensemble nouvelles.
- Pour les lotissements et les opérations d’aménagement d’ensemble nouvelles, c’est le règlement du lotissement ou de la zone qui fixe, par lot, la surface occupée par le remblaiement et la construction.
- En cas de reconstruction d'un bâtiment ou de changement d’affectation, le RESI pourra être dépassé à concurrence du RESI de la construction préexistante.
- Les aménagements suivants (prévu au L211-7 et suivants du code de l’environnement) sont autorisés : - L’aménagement d'un bassin ou d'une fraction de bassin hydrographique - L’entretien et l'aménagement d'un cours d'eau, canal, lac ou plan d'eau, y compris les accès à ce cours d'eau, à ce canal, à ce lac ou à ce plan d'eau - L’approvisionnement en eau - La maîtrise des eaux pluviales et de ruissellement ou la lutte contre l'érosion des sols - La défense contre les inondations et contre la mer - La lutte contre la pollution - La protection et la conservation des eaux superficielles et souterraines - La protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines - Les aménagements hydrauliques concourant à la sécurité civile
- Sous réserve de l'absence d'augmentation de la vulnérabilité des biens ou des personnes, sont autorisés les extensions limitées de constructions existantes qui seraient rendues nécessaires par des mises aux normes, notamment d’habitabilité ou de sécurité ;
- Les clôtures à fils superposés avec poteaux sans fondation faisant saillie sur le sol naturel, sans remblaiement sont autorisés ;
- Sous réserve de l'absence de remblaiement, sont autorisés les espaces verts, les aires de jeux et de sport et, dans la limite d’une emprise au sol totale de 20 m², les installations sanitaires nécessaires à ces équipements
- Les structures agricoles légères sans équipement de chauffages fixes telles qu’abris de tunnels bas ou serres sans soubassement sont autorisées
- Les ouvertures en façade devront être réalisées au minimum à 1 m au dessus du terrain naturel
- De plus les projets admis devront respecter les prescriptions suivantes :
- En cas de reconstruction totale d'un bâtiment :
- Le Rapport d’Emprise au Sol en zone Inondable (RESI), c'est-à-dire le rapport entre la partie du projet en zone inondable (construction et remblais), et la partie des parcelles utilisées situées en zone inondable, ne devra pas dépasser celui de la construction préexistante
- Le premier plancher utilisable devra être situé à un niveau supérieur à 0,5 m par rapport au sol naturel
- Les postes techniques vitaux (électricité, gaz, chaufferie téléphonique, …) devront être positionnés hors crue.
- En dehors des ouvrages de protection contre les inondations, l’implantation de toute construction, y compris les aires de stationnement, s’effectuera avec une marge de recul par rapport aux fossés, canaux et chantournes: - Pour les canaux/chantourne : 10 m minimum par rapport à l'axe du lit avec au minimum 4 m par rapport au sommet de la berge
- Pour les fossés : 5 m minimum par rapport à l'axe du lit et 4 m minimum par rapport au sommet des berges
- Ruissellement sur versant (V)
En zone rouge indicée RV et MV
- Construction interdite en dehors des exceptions définies par l’article 4 du titre I respectant les conditions énoncées à cet article
- Exhaussement interdit sauf dans le cadre de travaux et aménagements de nature à réduire les risques ou d’infrastructures de desserte après étude d’incidence.
- Les ouvertures de la façade amont et/ou des façades latérales des bâtiments devront être protégées : - soient par des ouvrages déflecteurs (muret, butte, terrasse, …), sous réserve de pas aggraver les servitudes d’écoulement et les risques sur les propriétés voisines - soit par une surélévation des ouvertures d’au moins 0,5 mètre par rapport au terrain après construction
- les postes techniques vitaux (électricité, gaz, chaufferie téléphonique, …) devront être positionnés hors crue.
- L’implantation de toute construction s’effectuera avec un recul de 10 m par rapport à l’axe des talwegs et 4 m par rapport aux sommets de berges de fossés.
En zone bleue indicée fv
- Constructions et extensions de bâtiments existants autorisés, sous réserve que : - soit les ouvertures soient surélevées d’au moins 0,50 mètre par rapport au terrain naturel pour une mise hors d’eau. - soit les ouvertures soient protégées d’une lame d’eau de 0,50 mètres de hauteur par un ouvrage déflecteur
- L’accès à la construction sera créé du côté d’une façade non exposée au risque, prioritairement par l’aval, et réalisé de manière à éviter toute concentration des eaux en direction des ouvertures
- Les conditions de stockage des produits dangereux et des polluants devront être adaptées de façon à ce qu’ils ne puissent être entrainés, ni polluer les eaux
- Les postes techniques vitaux (électricité, gaz, chaufferie téléphonique, …) devront être positionnés hors crue.
- Crues torrentielles et ruisseaux torrentiels (T)
En zone rouge indicée FT1
- Construction interdite en dehors des exceptions définies au chapitre «exceptions aux interdictions générales» respectant les conditions énoncées à cet article
- Affouillement et exhaussement interdits, sauf dans le cadre de travaux et aménagements de nature à réduire les risques ou dans le cadre d’infrastructures de desserte, après étude d’incidence.
- Les ouvertures de la façade amont et/ou des façades latérales des bâtiments devront être protégées : - soient par des ouvrages déflecteurs (muret, butte, terrasse, …), sous réserve de pas aggraver les servitudes d’écoulement et les risques sur les propriétés voisines - soit par une surélévation des ouvertures d’au moins 1 mètre par rapport au terrain naturel
- Les postes techniques vitaux (électricité, gaz, chaufferie téléphonique, …) devront être positionnés hors crue.
- La marge de recul des constructions est de 10 m minimum de part et d’autre de l’axe des ruisseaux. Celle-ci peut être ramenée à 5 m de l’axe d’écoulement pour le ruisseau de Monteloup, le long de la route menant au village, et à l’aval de la petite réserve d’eau située à 250 m en amont de la RD19a.
- Les clôtures seront implantées à plus de 4 m du sommet des berges.
En zone bleue indicée ft et T0
- Les constructions sont autorisées sous réserves de s’adapter à la nature du risque, en prévoyant notamment l’accès par une façade non exposée.
- Le Rapport d’Emprise au Sol en zone Inondable (RESI), c'est-à-dire le rapport entre la partie du projet en zone inondable (construction et remblaiements), et la partie des parcelles utilisées situées en zone inondable, sera d’au maximum :
- 0,3 pour les constructions individuelles et leurs annexes
- 0,5 pour les permis groupés, les lotissements (globalement pour infrastructures et bâtiments), pour les opérations d’aménagement d’ensemble nouvelles.
- Pour les lotissements et les opérations d’aménagement d’ensemble nouvelles, c’est le règlement du lotissement ou de la zone qui fixe, par lot, la surface occupée par le remblaiement et la construction.
- En cas de reconstruction d'un bâtiment ou de changement d’affectation, le RESI pourra être dépassé à concurrence du RESI de la construction préexistante
- Pour les constructions dont l’emprise au sol est inférieure à 20 m², les équipements et matériels vulnérables devront être surélevées d’au minimum 0,5 m au dessus du terrain naturel
- Pour les constructions dont l’emprise au sol est supérieure à 20 m², le premier niveau utilisable devra être surélevé d’au minimum 0,5 m au dessus du terrain naturel
- Les affouillements et exhaussements sont autorisés uniquement dans le cadre de travaux et d’aménagements de nature à réduire les risques, ou dans le cadre d’infrastructures de desserte, après réalisation d’une étude d’incidence
- L’accès à la construction sera créé du côté d’une façade non exposée au risque, prioritairement par l’aval, et réalisé de manière à éviter toute concentration des eaux en direction des ouvertures
- Les conditions de stockage des produits dangereux et des polluants devront être adaptées de façon à ce qu’ils ne puissent être entrainés, ni polluer les eaux
- Les postes techniques vitaux (électricité, gaz, chaufferie téléphonique, …) devront être positionnés hors crue.
- ARTICLE 5 : DISPOSITIONS COMMUNES A TOUTES LES ZONES RELATIVES LA GESTION DES EAUX PLUVIALES -
COMPLÉMENT DES PRESCRIPTIONS DE L’ARTICLE 4.3 « GESTION DES EAUX PLUVIALES » DU RÈGLEMENT DE CHAQUE ZONE DU PLU
Le Schéma Directeur des Eaux Pluviales détermine 4 types de gestion différente des eaux pluviales en fonction de la présence de réseaux ou d’exutoires, de la nature des sols et de risques naturels.
Prescriptions relatives à chacune des zones :
(Le Schéma Directeur des Eaux Pluviales annexé au PLU donnent des précisions sur le dimensionnement des ouvrages à mettre en œuvre en fonction de bassins versants et des modalités de calcul)
Zone I : Gestion individuelle ou semi-collective par infiltration
Cette zone correspond notamment aux plateaux ainsi qu’aux habitations bordant le centre-bourg. Elle exclue les zones dans lesquelles l’infiltration doit être prohibée (proximité des coteaux, des combes encaissées et présence de l’aléa glissement de terrain). Les dispositifs à mettre en œuvre privilégient l’infiltration et le stockage/infiltration.
En fonction de l’occupation des sols envisagée, deux cas de figures sont envisageables :
- pour les constructions individuelles au sens strict (habitat individuel isolé ou diffus), il faut privilégier des techniques d’infiltration en surface (tranchées d’infiltration, noues). A défaut, la réalisation de puits d’infiltration pourra être réalisée. Ces dispositifs peuvent être complétés par des zones tampons. Les surverses seront dirigées vers le réseau hydrographique le cas échéant.
- pour les lotissements, il convient d’associer les dispositifs individuels (puits et tranchées de stockage-infiltration) et des dispositifs semi-collectifs destinés au traitement des eaux collectées par la voirie et des surverses ses dispositifs individuels. Ces dispositifs pourront être soit du type stockageinfiltration, soit du type bassin de retenue. Les surverses seront dirigées vers le réseau hydrographique le cas échéant (s'il n'existe pas de réseau à proximité, il faudra veiller à la création d'un tronçon permettant de le rejoindre au plus court).
Zone II : Gestion individuelle ou semi-collective par stockage selon la capacité d’infiltration du sol
Les dispositifs à mettre en place sur ces zones dépendent de la perméabilité des sols. Ces zones ayant été classées en aléa G'1 de glissement de terrain, la prise en charge doit se faire par stockage.
La pente constitue un facteur limitant pour la réalisation de bassins de retenue ou de zones tampon.
- Pour les constructions individuelles, le stockage en cuve ou en puits devra donc être privilégié.
- Dans les lotissements, le stockage des eaux de voiries pourra se faire sous les portions de voirie à faible pente (canalisations surdimensionnées ou tranchées de stockage), dans des puits de stockages ou des bassins de stockage en cas de faible pente. Les surverses et les débits de fuite seront dirigés vers le réseau de collecte existant ou à défaut vers le réseau hydrographique. Pour chaque bassin, le débit de fuite ne devra pas excéder le débit normalement restitué avant l’aménagement de la zone concernée (principe de non-aggravation). La collecte et le rejet direct vers le réseau d’assainissement existant ou vers le réseau hydrographique doivent être à éviter pour tous les projets. La création de dispositifs de stockage pour les zones déjà bâties doit être envisagée afin de limiter la saturation du réseau de collecte existant.
Une seule zone est concernée par de l’aléa G1 et G2 de glissement de terrain. Sur cette parcelle, il n’est pas nécessaire de réaliser des sondages. La gestion par stockage est obligatoire.
Zone III : Gestion collective
Cette zone correspond aux zones urbaines du centre bourg. La gestion des eaux pluviales y est assurée par un réseau de collecte traditionnel. Deux objectifs doivent être poursuivis dans cette zone :
- la gestion des eaux pluviales pour les projets futurs (création de nouvelles zones bâties, reconstruction ou reconversion d’îlots urbains, etc.) ;
- l’amélioration de la gestion des eaux pluviales dans les zones bâties en cas d’insuffisance du réseau. Les dispositifs individuels et/ou semi-collectifs doivent être mis en œuvre chaque fois que cela est possible mais ils ne sauraient constituer le facteur principal de gestion des eaux pluviales.
Deux grands types de dispositifs peuvent être mis en œuvre dans la zone III :
- les systèmes de retenue (bassin ou étang) chaque fois que l’espace nécessaire est disponible ;
- les systèmes de stockage enterré (canalisations de grand diamètre ou cuves) sous les parcs de stationnement et les voiries nouvelles. Pour les zones bâties, l’amélioration de la situation actuelle passe par la création de petits aménagements de stockage (petits bassins de retenue, zones tampon) lors des travaux d’aménagements. Chaque fois que des interventions sont réalisées sur le réseau existant (création d’un réseau séparatif par exemple), l’intégration d’ouvrage de stockage doit être examinée.
Zone IV : Zone agricole ou naturelle
Cette zone correspond aux zones agricoles ou naturelles en périphérie des zones urbaines. Aucun dispositif particulier ne peut être préconisé de manière systématique. Néanmoins l’application de principes et de règles d’usage des sols est souhaitable afin d’éviter une dégradation de la situation en aval. La préservation des espaces boisés doit être une priorité. De même, le maintien de tous les éléments végétaux ou topographiques qui limitent le ruissellement (haies, taillis, chemin d’exploitations, etc.) doit être assuré. La forêt sur les coteaux et dans les combes doit notamment être conservée.
Les modes de cultures et d’exploitation limitant le ruissellement, doit être mises en œuvre comme :
- maintien de bandes enherbées de 4 à 5 mètres en bordure de parcelles agricoles, en fond de talwegs et en aval direct des coteaux ;
- maintien des espaces boisés ;
- travail des terres dans le sens des courbes de niveaux ;
- etc.
De manière générale, une attention particulière sera portée à l’entretien du réseau, tant au niveau des fossés et canalisations que sur les entrées du réseau (grille, avaloirs, plage de dépôts) pour éviter tout risque de colmatage et ainsi perturber le fonctionnement normal du système.
- ARTICLE 6 : AUTRES ELEMENTS INDIQUES A TITRE INFORMATIF -
Titre I dispositions applicables aux zones urbaines#
Est interdite toute autre occupation ou utilisation du sol qui ne figure pas à l’article 2.
N-2 occupations et utilisations du sol soumises a des conditions particulieres#
Les constructions autorisées ne doivent en aucun cas entraîner pour la collectivité dans l’immédiat ou à terme des charges supplémentaires d’équipements collectifs (mise en place ou renforcement de réseaux…), ou de fonctionnement des services publics (ramassage scolaire, ordures ménagères, déneigements…).
Seuls sont autorisés :
- Quelque soit la zone N
- Les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs ou à des services publics, dès lors :
- qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole ou forestière dans l'unité foncière où elles sont implantées,
- qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages (en assurant notamment une bonne intégration paysagère dans le site)
- que leur implantation dans la zone soit justifiée par des impératifs techniques - Les travaux et ouvrages techniques de nature à se préserver des risques naturels et des risques d’incendie - Les terrassements de sol à condition qu’ils soient directement liés à une opération de construction autorisée ou de travaux publics (bassins de rétention, ouvrages hydrauliques…) sur la commune - Les démolitions sont soumises au permis de démolir suivant les dispositions de l’article R421-26 du Code de l’urbanisme
De plus :
- En zone N, sans indice :
- Pour les constructions et l’occupation du sol forestières : - Les coupes liées à l’exploitation forestière, conformément au code forestier, et sous réserve de respecter les classements EBC (espaces boisés classés) - Les coupes à blanc sont autorisées uniquement :
- sur les emprises nécessaires pour permettre des travaux ou la réalisation d’ouvrages techniques, d’intérêt collectif, dont l’implantation dans la zone est justifiée par des impératifs techniques de fonctionnement et sous réserve de prendre toutes les dispositions nécessaires pour ne pas aggraver les risques naturels
- pour permettre tous travaux et réalisation d’ouvrages techniques en vue de se prémunir contre les risques naturels et les risques d’incendie
- Pour les constructions à vocation d’habitat : Seuls sont autorisés, dès lors qu’ils ne compromettent pas l’activité agricole et la qualité des paysages : - L’extension des constructions principales, en une ou plusieurs opérations, à condition que la surface de plancher de la construction principale ne dépasse pas 180 m², après réalisation des extensions - Les annexes isolées sont autorisées :
- dans la limite d’une surface cumulée maximum de 40 m², et à une comptabilisée à partir de la date d’approbation du PLU
- à une distance maximale de 10 m du bâtiment principal d’habitation
- En zone Nepl (équipements publics et de loisirs)
- Les équipements publics et installations à vocation de loisir - Les ouvrages, installations et constructions liées et nécessaires à la création ou au fonctionnement d’une station d’épuration des eaux usées
- En zone Nh (secteur naturel en zone humide)
Sous réserve qu’ils n’engendrent pas d’imperméabilisation du sol en totalité ou en partie, de création de déblais/remblais, de dépôt ou d’extraction de matériaux quelles qu’en soient l’épaisseur et la superficie :
- Les travaux et installations légères, nécessaires à la mise en valeur écologique, ou à l’entretien du milieu - Les haies et les clôtures à fils superposés, ou à maille, avec poteaux, pour un usage agricole
De plus,
Pour les secteurs classes en espaces boises classes#
- Les coupes et abattages d'arbres sont soumis à autorisation préfectorale dans les espaces boisés classés au titre de l'article L.130-1 du code de l'urbanisme. ___________
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