Rubrique U 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : Interdire toute construction/installation nouvelle et tout
équipement nouveau dans les zones potentiellement dangereuses pour la sécurité des personnes. Ces zones correspondent aux secteurs susceptibles d'être submergés par plus d'un mètre d'eau par une crue centennale (ce seuil est abaissé à 0,50 mètre dans les zones de grand écoulement).
Cette disposition du PGRI comporte le cadre dérogatoire suivant :
•
Dans les zones inondables potentiellement dangereuses non urbanisées, les dérogations au principe d'inconstructibilité édicté par la disposition 1-1 du PGRI (rappelée ci-dessus) sont possibles, selon les mêmes conditions, mais doivent faire l'objet, en outre, d'une attention plus forte portée à la sécurité des personnes.
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Dans les zones inondables potentiellement dangereuses urbanisées sont possibles :
- les mêmes dérogations que celles possibles dans les zones potentiellement dangereuses non urbanisées et selon les mêmes modalités (cf. points
1.1 et 1.2 ci-dessus) ;
- les opérations de réhabilitation, rénovation et renouvellement urbain sous réserve d'intégrer la mise en sécurité de la population, de conduire à une notable réduction de la vulnérabilité au risque d'inondation et d'être compatible avec les capacités d'évacuation qui devront être appréciées au préalable.
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Dans les zones inondables potentiellement dangereuses fortement urbanisées, des opérations de comblement de dents creuses sont envisageables en sus des projets relevant du cadre dérogatoire applicable aux zones inondables potentiellement dangereuses urbanisées.
L'ensemble des opérations rendues possibles par les trois volets déclinés ci-dessus du cadre dérogatoire de la disposition 2-1 du
PGRI devront donner lieu à des prescriptions visant notamment à préserver la sécurité des personnes, en particulier si ces opérations prévoient la construction de logements. Dans ce cas, ces derniers devront obligatoirement intégrer la réalisation d'un espace refuge.
Ces dispositions sont précisées dans une OAP thématique « Gestion des zones inondables ».
Périmètre de zone inondable – type 1
Ce périmètre est établi selon l’Atlas des Zones Inondables (AZI). L’atlas des zones inondables est un document cartographique de connaissance et d’information sur les zones inondables par débordement de cours d’eau.
Repère sur l’annexe 3.3 du règlement graphique Type 1
Dans ce périmètre de type 1, les principes des dispositions 1-1 et 12 du PGRI (ci-dessus) sont à prendre en compte.
Périmètre de zone inondable de type 1
Dans les zones inondables non urbanisées :
Dans les zones inondables urbanisées :
Correspond aux zones A, N et AU
Correspond aux zones U
Sont autorisés les éléments dérogatoires des principes de la disposition 1.1 et 1.2 du PGRI (cidessus)
Sont autorisés les éléments dérogatoires des principes de la disposition 1.1 et 1.2 du PGRI (cidessus)
Périmètre de zone inondable – type 2
Ce périmètre est établi selon une étude du syndicat Chère-Don-Isac et porte sur trois secteurs : le bourg de Saffré, le Pommain à Saffré et le bourg de la Grigonnais. Cette étude a été validée par les services de l’État et a permis de générer différents types d’aléas sur le territoire. L’aléa de référence est une crue centennale.
Repère sur l’annexe 3.3 du règlement graphique Type 2
Périmètre de zone inondable de type 2
Dans les zones inondables non urbanisées
Dans les zones inondables urbanisées
Correspond aux zones A, N et AU
Correspond aux zones U
Sont autorisés, sous réserve de situer tous les niveaux habitables à 0,2 m au-dessus de l’aléa de référence : - les éléments dérogatoires des principes des dispositions 1.1 et 1.2 du PGRI (cidessus), avec mesures de résilience
Sont autorisés, sous réserve de situer tous les niveaux habitables à 0,2 m au-dessus de l’aléa de référence : - les éléments dérogatoires des principes des dispositions 1.1 et 1.2 du PGRI (cidessus), avec mesures de résilience
Sont autorisés, sous réserve de situer tous les niveaux habitables à 0,2 m au-dessus de l’aléa de référence : - les éléments dérogatoires des principes des dispositions 1.1 et 1.2 du PGRI (cidessus), avec mesures de résilience
Sont autorisés, sous réserve de situer tous les niveaux habitables à 0,2 m au-dessus de l’aléa de référence : - les éléments dérogatoires des principes des dispositions 1.1 et 1.2 du PGRI (cidessus) - l'implantation de nouvelles constructions
Comment mesurer ce qui est possible en type 2 ?
Dans les zones U (dites urbanisées) soumises à un aléa modéré, l’implantation de nouvelles constructions est possible sous réserve de situer tous les niveaux habitables à 0,2 m au-dessus de la cote de l'aléa de référence.
Dans les autres cas (zones U en aléa fort et très fort, zone A et N quel que soit l’aléa), les exceptions prévues aux dispositions 1.1 et 1.2 du PGRI sont possibles sous réserve de situer tous les niveaux habitables à 0,2 m au-dessus de la cote de l'aléa de référence.
Cette cote de référence figure sur les planches graphiques de la pièce 3.3 du règlement.
Par exemple : - lorsque le projet est situé sur une emprise où la cote de référence est égale à 27,2 m, il faudra ajouter 0,2 m à cette cote pour avoir la cote du premier niveau habitable : 27,4 m NGF. - lorsque le projet est situé sur une emprise où la cote de référence est comprise entre 27,2 et 27,4 m, il faudra ajouter 0,2 m à la cote la plus élevée pour avoir la cote du premier niveau habitable : 27,6 m NGF.
Remarque : cette règle concerne exclusivement les niveaux habitables et ne concerne donc pas les autres types de constructions ou aménagements, pour lesquels il n’y a pas d’exigence d’implantation par rapport à la cote, sous réserve du respect des dispositions du PGRI.
Pièce 3.3 du règlement : 3.3.3. Cotes de l’aléa de référence
OAP thématique « Gestion du risque inondation » Tout aménagement particulier ou construction devront prendre en compte les principes édictés dans l’OAP thématique « Gestion du risque inondation » et notamment en milieu urbain.
Risque karstique
Ente 1992 et 2024, 54 effondrements ou affaissements ont pu être datés sur la commune de Saffré. À ceci s’ajoutent 82 sites concernés par ce phénomène ; soit 136 évènements recensés en partie attribués à des soutirages karstiques en lien avec l’exploitation de la ressource en eau pour les captages d’eau potable. Deux études, sous maîtrise d’ouvrage du Syndicat Intercommunal d’Alimentation en Eau Potable (SIAEP) de Nort-sur-Erdre ont permis, d’une part d’apprécier si les pompages pour l'eau potable étaient réellement la cause de tous les effondrements, et d’autre part s’il est possible de délimiter et de hiérarchiser des zones à risque. La première étude a ainsi permis de préciser la géologie structurale du bassin de Saffré et l’extension de l’aquifère des calcaires marins oligocènes exploités pour les besoins en AEP. Par la suite, une étude complémentaire a eu pour objectif de définir les limites, les différents niveaux de risque et notamment la zone à risque fort d’effondrement karstique, tout spécialement dans certains secteurs urbanisés où existe un enjeu fort par rapport aux habitations existantes
Afin d’établir les différents niveaux de risque d’effondrement, une grille d’évaluation a été préalablement élaborée en fonction de différents critères à prendre en compte. Les critères retenus découlent directement de l’analyse du contexte hydrogéologique propice au développement de ces effondrements. Par ordre de priorité, il s’agit des cinq critères suivants :
- critère lithologique : la présence dans le sous-sol de la formation aquifère des calcaires oligocènes est indispensable. Deux cas sont distingués, selon que ces calcaires se trouvent à faible ou à plus grande profondeur ;
- critère objectif : existence ou absence d’effondrements recensés dans l’inventaire qui a été établi ;
- critère structural : présence ou non d’une faille majeure mise en évidence par l’étude de synthèse géologique du bassin ;
- critère hydrologique : existence ou non en surface d’un écoulement superficiel (Isac, Pas-Sicard, Ruisseau de Puceul, Apsiguais) ;
- critère de couverture : présence ou absence d’un recouvrement perméable à dominante sableuse au-dessus des calcaires.
Trois types d’aléas ont ainsi été définis : - Aléa fort - Aléa faible - Aléa en zone d’incertitude
Annexe 3.4 du règlement graphique : Risque Karstique – carte Remarque : Cette prescription sur le risque Karstique concerne uniquement le bourg de Saffré. Réalisation : la boite de l’espace, sur la base des données de l’étude de Caligée et avec l’appui de la DDTM 44.
Règlementation de la prescription
Les territoires exposés de la commune ont ainsi été divisés en trois catégories de zones nécessitant d’être réglementées :
- Zonage rouge : un secteur à risque fort correspondant avant tout à des secteurs où l’existence de plusieurs effondrements est avérée, mais également des secteurs où aucun effondrement n’a été recensé, mais où plusieurs autres critères favorables existent.
- Zonage gris : une frange d’incertitude pour signifier que la limite exacte entre deux zones ne peut être, compte tenu des informations disponibles, placée avec une précision inférieure à la centaine de mètres.
- Zonage jaune : un secteur à risque faible concernant les zones où les calcaires sont présents en profondeur et où aucun effondrement n’a été signalé. Il est faible aussi dans les secteurs où, bien que ponctuellement un effondrement ait été signalé, aucun des trois autres critères nécessaires n’est rempli.
En complément sur le secteur d’étude, un zonage de risque nul a été défini, correspondant aux secteurs où les calcaires aquifères sont absents dans le sous-sol, ou bien sont présents à une profondeur supérieure à 10 m et surmontés par des terrains peu perméables, où les faciès sableux sont négligeables ou absents. Ce secteur n’est pas réglementé et n’apparait pas sur le plan.
Dans les zones rouges exposées aux aléas les plus forts et les zones grises potentiellement en aléa fort, les propriétaires de constructions existantes sont fortement invités à réaliser une étude géotechnique pour la mise en sécurité de leur bien.
Annexe 3.4 du règlement graphique La cartographie du risque karstique est en annexe 3.4 du règlement et localise les zones. Elles se situent sur la commune de Saffré, essentiellement sur le bourg (zone d’étude initiale). En termes de méthode, les zones d’incertitude à l’interface du risque fort et du risque faible ou nul correspondent au zonage « gris » avec un règlement plus souple que la zone de risque fort. Les zones d’incertitude à l’interface du risque faible et du risque nul sont, par défaut, définies en aléa faible.
Application de l’article R.111-2 du Code de l’urbanisme « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. »
Zonage Rouge : « aléa fort »
Tous les aménagements, installations et constructions, occupation du sol, même à caractère temporaire, ainsi que tous travaux de quelque nature qu’ils soient sont interdits. Et notamment :
- tout remblai ou excavation n'ayant pas pour objet la réduction de l'aléa ; - la gestion des eaux usées ou pluviales par infiltration ; - la création de nouveau logement ainsi que les extensions.
Les exceptions suivantes peuvent toutefois être autorisées sous conditions : - les travaux d’entretien et de gestion des constructions et des installations implantées antérieurement à la date d’approbation du PLUi (aménagements internes, traitement de façade, réfection des toitures, accessibilité…) sous réserve de ne pas augmenter la vulnérabilité, - les travaux et aménagements de nature à réduire les risques et leurs conséquences sous réserves de respecter les préconisations d’une étude géotechnique préalable pour garantir la mise en sécurité de l’opération, - les travaux de démolition sous réserve d’une étude géotechnique préalable permettant la mise en sécurité des intervenants. - l’aménagement d'aires de stationnement existantes sous réserve de ne pas augmenter la vulnérabilité, - les travaux liés aux infrastructures de captage et de traitement des eaux ainsi que les réseaux et installations techniques nécessaires aux services publics de distribution, d’assainissement et d’alimentation en eau potable (électricité, gaz, eau), sous réserves de respecter les préconisations d’une étude géotechnique préalable pour garantir la mise en sécurité de l’opération ET que leur implantation dans une zone de moindre aléa soit rendue impossible. Le maître d’ouvrage (public ou assimilé) veillera à préserver les tiers des risques supplémentaires créés par la réalisation de ces ouvrages et, au besoin, avertira le public par une signalisation efficace. - les constructions et aménagements ne conduisant pas à une augmentation globale de la surface du bâti de plus de 10 m² par rapport à celle existante à la date d’approbation du PLUi et n’ayant pas pour objet l’accroissement de surface dédiée à l’usage d’habitation ; il s’agit notamment du cas des annexes et abris de jardin.
Zonage gris : « zone d’incertitude »
Tous les aménagements, installations et constructions, occupation du sol, même à caractère temporaire, ainsi que tous travaux de quelque nature qu’ils soient sont interdits. Et notamment :
- tout remblai ou excavation n'ayant pas pour objet la réduction de l'aléa ; - la gestion des eaux usées ou pluviales par infiltration ; - la création de nouveau logement ainsi que les extensions.
Les exceptions suivantes peuvent toutefois être autorisées sous conditions : - les travaux d’entretien et de gestion des constructions et des installations implantées antérieurement à la date d’approbation du PLUi (aménagements internes sans changement de destination, traitement de façade, réfection des toitures…), - les travaux et aménagements de nature à réduire les risques et leurs conséquences sous réserves de respecter les préconisations d’une étude géotechnique préalable pour garantir la mise en sécurité de l’opération, - les travaux de démolition sous réserve d’une étude géotechnique préalable permettant la mise en sécurité des intervenants.
- l’aménagement d'aires de stationnement existantes à condition de ne pas augmenter la vulnérabilité,
- les travaux d’infrastructures nécessaires au fonctionnement des services publics sous réserves de respecter les préconisations d’une étude géotechnique préalable pour garantir la mise en sécurité de l’opération ET que leur implantation dans une zone de moindre aléa soit rendue impossible. Le maître d’ouvrage (public ou assimilé) veillera à préserver les tiers des risques supplémentaires créés par la réalisation de ces ouvrages et, au besoin, avertira le public par une signalisation efficace.
- les constructions aménagements ne conduisant pas à une augmentation globale de la surface du bâti de plus de 10 m² par rapport à celle existante à la date d’approbation du PLUi et n’ayant pas pour objet l’accroissement de surface dédiée à l’usage d’habitation ; il s’agit notamment du cas des annexes et abris de jardin,
- la reconstruction des biens détruits par un phénomène non lié à un « mouvement de terrain » sous réserve de respecter les préconisations d’une étude géotechnique préalable pour garantir la mise en sécurité de l’opération,
- les travaux et aménagements de nature à réduire les risques et leurs conséquences, - les travaux de démolition sous réserve d’une étude géotechnique préalable permettant la mise en sécurité des intervenants.
Zonage jaune : « aléa faible »
Sont interdits : - tout remblai ou excavation n'ayant pas pour objet la réduction de l'aléa, - la construction de piscines enterrées, des piscines hors sol, des bassins ainsi que les retenues d’eau qui ne disposent pas d’un système de maîtrise d’écoulement des eaux destiné à limiter les infiltrations ponctuelles dans le sous-sol, - la gestion des eaux usées ou pluviales par infiltration, - la réalisation d’excavations de toutes natures à l’exception des systèmes d’assainissement non collectif existants à la date d’approbation du PLUi et dont la reprise est rendue nécessaire pour la mise en conformité de l’équipement ou pour son renouvellement.
Projets soumis à conditions : Les installations, constructions, occupations du sol, ainsi que tous travaux de quelque nature qu’ils soient doivent respecter les prescriptions suivantes :
- respect des préconisations d’une étude géotechnique de stabilité et de mise en œuvre des dispositions techniques pour garantir la mise en sécurité de l’opération,
- respect des conditions d’étanchéité de l’assainissement mis en place conformément aux règles en vigueur (rejets d’EP et EU, adduction eau potable),
- entretien et utilisation des parcelles de façon à atténuer voire éliminer dans la mesure du possible le phénomène de ruissellement des eaux,
- les travaux de démolition sous réserve d’une étude géotechnique préalable permettant la mise en sécurité des intervenants.
Secteurs de projets
Emplacements réservés
Le Plan Local d’Urbanisme intercommunal comporte les emplacements réservés aux voies et aux ouvrages publics, aux installations d'intérêt général et aux espaces verts, repérés par une trame spécifique et un numéro, renvoyant au tableau de synthèse ci-dessous et indiqué sur le document graphique du règlement. Est interdite toute occupation ou utilisation du sol ayant pour effet de compromettre la réalisation du projet ayant motivé l’emplacement réservé.
Tableau des emplacements réservés (N° et code commune, nom et objet, surface en m² et bénéficiaire) :
Repère sur le plan de zonage
N°er
ER A1 ER A2
ER LG1 ER LG2 ER LG3 ER LG4 ER LG5 ER LG6 ER LG6 ER LG6 ER LG7
ER N1 ER N1 ER N1 ER N1 ER N1 ER N1
ER P1 ER P2 ER P3 ER P4
ER S1 ER S2 ER S3 ER S4 ER S5 ER S6 ER S6
Objet de l'emplacement réservé