Intitulé du document : ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS ET AMENAGEMENT DE LEURS ABORDS
PRESCRIPTIONS DE NATURE A ASSURER LA PROTECTION DES ELEMENTS DE PAYSAGE, DES QUARTIERS, ILOTS, IMMEUBLES, ESPACES PUBLICS, MONUMENTS, SITES ET SECTEURS MENTIONNES AU (h) DE L’ARTICLE R.123-11 DU CODE DE L’URBANISME
1. Aspect extérieur - Généralités :
Les éléments repérés par une étoile sur les documents graphiques au titre du 7° de l’article L.123-1 du code de l’urbanisme doivent être protégés et mis en valeur. Les interventions d’entretien ou de restauration sur éléments bâtis remarquables devront en respecter les formes, volumes, proportions, teintes et matériaux d’origine.
Par leur aspect extérieur, les constructions et autres occupations du sol ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales.
Les matériaux employés devront être mis en œuvre dans les règles de l’art.
Toute réfection de maison de style ancien affirmé ou d’aspect authentiquement régional devra être effectuée en respectant les formes, volumes, proportions et matériaux d’origine y compris les ouvertures et fermetures.
Les murs séparatifs et les murs aveugles apparents d’un bâtiment doivent avoir un aspect qui s’harmonise avec celui des façades principales.
En matière de coloris des façades et menuiseries, une harmonie devra être recherchée dans les teintes naturellement présentes dans l’environnement naturel ou bâti.
2. Aspect extérieur – Couvertures – Ouvertures - Enduits :
La couverture sera en tuiles type canal, de réemploi ou neuves vieillies et panachées, à deux pentes (le mono pente peut être admis exceptionnellement au bas du village - socle sud - ou s’il est nécessaire à la sauvegarde d’un élément intéressant du patrimoine ou encore lorsque le parcellaire est trop étroit).
La pente du toit doit être sensiblement la même que celle des toits voisins, avec un maximum de 30%.
Les terrasses, échancrures et ouvertures en toiture et les loggias1 sont interdites, à l’exception d’un seul chassis vitré par pan de toiture n’excédant pas 0,60 mètre de large et 0,90 mètre de long.
Les pergolas sont autorisées si elles respectent la typologie existante dans le village (structure légère en fer forgé).
Les nouveaux percements doivent être assez étroits pour que soit affirmée la prédominance des pleins sur vides et nettement plus hauts que larges, en référence à l’architecture traditionnelle. Les volets battants seront obligatoirement en bois et peints. Les encadrements des ouvertures seront en pierre ou peints conformément aux typologies existantes dans le village.
Les portes de garage, obligatoirement en bois, respecteront la typologie et les proportions traditionnelles des « remises » (plus haute que large, en arc, voisine de la porte d’entrée).
Exemples de portes de garage selon la typologie des maisons « remise »
Les enduits seront obligatoirement de finition fine (lissé, gratté ou glacé).
3. Aspect extérieur – Devantures et enseignes :
Les devantures de commerces et autres locaux professionnels soit respecteront la typologie traditionnelle des « remises » (ouverture arquée plus haute que large, voisine de la porte d’entrée, encadrement en pierre), soit seront réalisées en bois dans le respect de la logique constructive des immeubles (ouverture maximum sur deux travées, encadrement droit).
Sont autorisées les enseignes plaquées en façade et /ou en drapeau. L’enseigne devra être de conception très simple réalisée en fer forgé et bois.
1 : Enfoncement formant balcon couvert.
4. Aspect extérieur – Clôtures – Gardes corps :
Les clôtures et portails doivent être de style homogène (pas de matériaux hétéroclites) :
Leur hauteur tout compris ne sera pas inférieure à 0,60 mètre et atteindra 1,80 mètre au maximum. Une harmonie sera recherchée avec les hauteurs des clôtures immédiatement voisines.
Clôtures séparatives du domaine public ou d’une circulation publique : elles doivent être implantées à l’alignement des emprises publiques ou collectives. Elles doivent être constituées d’un mur plein en pierre ou enduit. Le mur ne sera jamais surmonté d’un grillage ni d’aucun autre dispositif.
Clôtures séparatives entre propriétés privées : elles doivent être implantées en limite séparative. Sont autorisés : les haies vives, les grillages et les murs pleins.
Cas particulier des clôtures-soutènement inscrites perpendiculairement à la pente : elles seront traités traditionnellement, au moyen d’un mur de soutènement mis en œuvre ou réhabilité à l’identique des formes, matériaux, teintes et volumes employés pour l’édification des murs anciens présents dans le voisinage. Ce mur ne sera jamais surmonté d’un grillage ni d’aucun autre dispositif, sauf nécessité liée à la sécurité des personnes, auquel cas un garde corps pourra être apposé conforme à la description ci-dessous (dernier alinéa du 4°).
Tout autre matériau est interdit (notamment : béton préfabriqué, agglomérés de ciment brut, claustras, boisages, planches, cannes et autres, clôtures décoratives, grilles de fer ou autres) ainsi que les clôtures à usage défensif, les barbelés, tessons de verre…
Les ouvrages maçonnés des clôtures et portails devront avoir un aspect qui s’harmonise avec les murs des façades. Ils seront obligatoirement enduits de finition fine, (lissé, gratté ou glacé), des deux côtés (couronnement de forme simple arrondi en maçonnerie), à moins qu’il ne s’agisse d’ouvrages en pierres massives maçonnées ou sèches à réhabiliter ou à édifier à l’identique des formes, matériaux, teintes et volumes employés pour l’édification des murs anciens.
Les gardes corps seront constitué d’une structure simple en métal, à barreaudage2 droit horizontal ou vertical, de finition foncée pré-oxydée et vernis mat incolore, en référence à ceux déjà présents dans le village.
5. Aspect extérieur – Autres aménagements extérieurs :
Les réalisations extérieures diverses seront de conception simple et discrètes. Elles respecteront les mouvements de terrain, les masses boisées, les arbres isolés, les terrasses anciennement cultivées, les éléments traditionnels (maisons, treilles, puits, fontaines, lavoirs, murs, portes, portails, jardins, fossés et autres).
Les plantations privilégieront les essences traditionnelles locales (cf. art. Ua13).
Les piscines sont interdites dans les zones en vue des voies, cheminements et espaces publics. Elles ne doivent pas être construites en superstructure (hauteur inférieure à 0,60 mètre mesurée à partir du niveau du sol naturel). Les bassins seront de ton blanc ou neutre, les plages discrètes (revêtement en dalles de pierre du pays ou platelage bois), les locaux techniques et abris non isolés (regroupés avec les autres bâtiments ou enterrés).
L’éclairage extérieur sera discret (lanternes de forme simple en applique ou sur consoles de fer de conception simple).
Les revêtements de sol des voies et chemins non roulants seront réalisés en matériaux naturels ou assimilés (terre stabilisée, pavage pierre ou béton…).
2 : Ouvrage fait de barreaux assemblés par des traverses, scellés dans la maçonnerie.
Les réseaux divers seront souterrains. Les ouvrages liés (transformateurs, distributions diverses) seront souterrains ou dissimulés dans des bâtiments de forme traditionnelle ou incorporés aux autres bâtiments.
6. Aspect extérieur - Sont interdits : Les imitations de matériaux (à l’exception de modénatures de façade existantes restituées en façade des immeubles anciens). Les matériaux réfléchissants3. Les panneaux solaires, réservoirs de combustibles, éléments de climatisation, paraboles et autres récepteurs hertziens sont interdits à moins qu’ils ne soient pas visibles depuis l’espace public, qu’ils soient placés de façon discrète et que leur teinte se fonde dans l’environnement bâti. Les garde-corps et grilles galbés, torsadés. Les menuiseries (y compris volets) autres qu’en bois. Les tuyaux et autres évacuations en façade, sauf évacuations des eaux pluviales des toitures4 mises en œuvre dans les règles de l’art (descentes verticales, au droit des murs mitoyens ou des angles) et dans le respect des typologies existantes dans le village (gouttières et descentes d’eau en PVC interdites). L’emploi à nu de matériaux destinés à être enduits ou revêtus. Les balustres, claustras, colonnes et autres décors en désaccord avec la typologie villageoise. Les vérandas et auvents translucides en façade. Les stores et bâches. Les matériaux de clôture industriels en désaccord avec la typologie villageoise. Les coffrets techniques et autres compteurs, sauf s’ils sont intégré à la construction (immeuble ou clôture) et masqués par un portillon de bois ou métallique. Les sorties de chaudière à ventouses en façade. Les enseignes lumineuses.
7. Aspect extérieur - Exceptions :
Des dispositions autres que celles énoncées dans le présent article pourront être adoptées dans le cadre de réutilisation d’éléments anciens d’intérêt patrimonial.