4.1 Conformément au code de l’urbanisme, les adaptations mineures aux dispositions des articles 3 à 13 des règlements de zones sont possibles lorsqu’elles sont rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes.
4.2 Lorsqu’un immeuble bâti existant n’est pas conforme aux règles édictées par le règlement applicable à la zone, le permis de construire ne peut être accordé que pour des travaux qui ont pour objet d’améliorer la conformité de ces immeubles avec les dites règles ou qui sont sans effet à leur égard.
4.3 Par adaptations mineures, il faut entendre des assouplissements qui peuvent être apportés à certaines règles d’urbanisme sans aboutir à un changement de type d’urbanisation et sans porter atteinte aux droits des tiers.
Ces adaptations excluent tout écart important entre la règle et l’autorisation accordée.
Article 5 - DÉFINITION DE CERTAINS TERMES EMPLOYÉS DANS LE RÈGLEMENT#
Certains termes ou certaines expressions employés par le présent règlement sont définis en annexe de celui-ci.
Article 6 - RAPPELS#
6.1. Rappel général#
- Même en l’absence de formalité préalable à la réalisation d’un projet, les règles d’urbanisme doivent toujours être respectées. Ainsi, les constructions, aménagements, installations et travaux (à l’exception des constructions temporaires telles que définies au code de l’urbanisme) doivent être conformes aux dispositions législatives et réglementaires relatives à l’utilisation des sols, à l’implantation, la destination, la nature, l’architecture, les dimensions, l’assainissement des constructions et à l’aménagement de leurs abords ;
- L’édification des clôtures sur rues ou en limites séparatives ou de fond de lot est soumise à déclaration conformément à la délibération du conseil municipal.
- Les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d’une construction sur l’ensemble du territoire Autunois sont soumis à permis de démolir, sauf exceptions légales.
- La dissimulation ou la destruction des vestiges anciens découverts à l’occasion de travaux sont interdites. Déclaration doit en être faite immédiatement à l’Architecte des Bâtiments de France, ou s’agissant de vestiges archéologiques, au Service Régional de l’Archéologie à la Direction Régionale des Affaires Culturelles.
6.2. Dispositions relatives aux reconstructions et restaurations#
- Reconstruction à l’identique d’un bâtiment détruit ou démoli :
Conformément à l’article L.111-3 du Code de l’Urbanisme, « la reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit ou démoli depuis moins de dix ans est autorisée nonobstant toute disposition d'urbanisme contraire, sauf si la carte communale ou le plan local d'urbanisme en dispose autrement, dès lors qu'il a été régulièrement édifié ».
- Restauration d’un bâtiment dont il reste l’essentiel des murs porteurs :
Conformément à l’article L.111-3 du Code de l’Urbanisme, peut également être autorisée sauf dispositions contraires des documents d’urbanisme et sous réserve des dispositions de l’article L.421-5 du Code de l’Urbanisme, la restauration d’un bâtiment dont il reste l’essentiel des murs porteurs lorsque son intérêt architectural ou patrimonial en justifie le maintien et sous réserve de respecter les principales caractéristiques de ce bâtiment.
- Les éléments naturels ou bâtis à protéger identifiés sur les documents graphiques au titre de l’article L.123.1.5-III-2° du Code de l’Urbanisme sont dans le champ d’application du permis de démolir.
Article 7 – LES RISQUES ET ALÉAS#
La commune d’Autun n’est pas soumise à l’obligation de réaliser un dossier d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) ni de plan communal de sauvegarde (PCS) seul s’y applique le dispositif « information des acquéreurs et des locataires (IAL) ». La commune est destinataire d’un dossier de transmission d’informations aux maires sur les risques majeurs (TIM) réalisé par la préfecture de Saône et Loire.
La commune d’Autun est concernée par quatre risques majeurs :
- Les risques naturels : (pris en compte dans le plan de zonage)
- Les risques et aléas miniers dus soit aux mouvements de terrains liés aux ouvrages et débouchant au jour et aux travaux souterrains, soit aux mouvements de terrains liés aux découvertes et aux terrils ;
- Les risques dus à la présence de puits ou descenderies (matérialisés sur le plan de zonage et pour lesquels il y a lieu de se référer au document 8 « annexe » concernant les aléas miniers et pour lesquels un extrait du PAC (étude Géodéris) indique un rayon d’aléas pour chaque puits rayons dans lequel toute construction est interdite).
- Le risque inondation (référence Atlas des Zones Inondables réalisé par la DIREN Bourgogne permettant d’informer les pétitionnaires des risques naturels et de réglementer l’usage des sols au titre de l’article R111-2 du Code de l’Urbanisme)
- Le risque sismique niveau 2 (faible) ;
- Le risque technologique : (voir annexes)
- Le risque lié au transport de matières dangereuses par canalisations - Le risque lié au transport de matières dangereuses par route, rails ou voie d’eau
- Les autres risques : (voir annexes)
- Les risques liés à la présence de radon
Un risque d’exhalation existe sur la commune, il est fort, il devra être pris en compte dans tout projet.
Dans les bâtiments existants, il est conseillé de procéder à des mesures simples qui même si elles peuvent s’avérer insuffisantes, sont un préalable pour que les autres techniques, éventuellement sises en place soient efficaces, elles consistent :
- Assurer une bonne ventilation dans le respect des règlementations ;
- Etancher les points de passage entre soubassement et volume habité, à obturer les fissures et à couvrir les sols en terre battue.
Dans les bâtiments neufs plusieurs précautions peuvent être prises au niveau de la conception :
- Limiter la surface d’échange sol/bâtiment en évitant les soussols et les remblais ;
- Eviter la mise en dépression du bâtiment en raccordant directement à l’extérieur les arrivées d’air des appareils de combustion ;
- Limiter et étancher les points singuliers favorisant la pénétration du radon vers le volume habité ;
- Construire sur vide sanitaire afin de pouvoir ventiler cet interface le cas échéant ;
- Etancher les parois enterrées et ventiler suffisamment les locaux correspondants ;
- Dans le cas d’un dallage sur terre-plein, prévoir un film plastique type « polyane » en sous face reprenant les fondations ;
- Eviter l’utilisation de matériaux de construction riche en radium.
- Les risques liés à la présence d’argile (retrait gonflement) ; - Les autres risques : (voir dossier départemental des risques majeurs DDRM)
- Le risque de rupture du barrage du Pont du Roy ; - Le risque phénomène météorologique (tempête, orages, sécheresse).
Concernant les effondrements localisés liés aux puits matérialisés sur le plan de zonage (hors zones indicées « rm » et zone Anc), il y a lieu de se reporter à l’extrait de l’étude des aléas miniers dans le bassin d’Autun reporté dans les annexes (doc 8).
6.3. Articles obligatoires pour chaque zone : 16 articles#
SECTION 1
1 Types d’occupation ou d’utilisation du sol interdits#
Types d’occupation ou d’utilisation du sol soumis à conditions particulières#
SECTION 2
3 Accès et voiries#
4 Desserte par les réseaux#
5 Caractéristiques des terrains#
IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES
IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SÉPARATIVES
IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX AUTRES SUR UNE MÊME PROPRIÉTÉ
9 Emprise au sol#
10 Hauteur des constructions#
11 Aspect extérieur#
12 Stationnement des véhicules#
Espaces libres, aires de jeux et de loisirs, plantations#
SECTION 3
14 Coefficient d’occupation des sols#
Obligations imposées aux constructions, travaux et#
Energétique obligations imposées aux constructions, travaux et#
16 Aménagements en matière d’infrastructures et#
Réseaux de communications électroniques#
6.4. Schémas#
Sont regroupés ci-dessous les schémas communs à certains articles des titres II, III et IV :
Article a-UC-UD-UE-UX 6 – implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques#
Le long des voies, les constructions pourront être implantées à l’alignement ou avec un retrait de 4 mètres minimum.
Voie publique OU
Retrait ≥4 mètres
Construction
ARTICLE UD-UE-6 – IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES Le long des voiries internes aux lotissements et ensembles de constructions groupées à usage d’habitation, les constructions pourront être implantées :
- soit à l’alignement - soit en retrait, dans ce cas les constructions principales devront s’implanter avec un recul en harmonie avec les constructions proches et ne pourront pas avoir un recul supérieur à l’habitation voisine la plus reculée.
oui
ou
Voirie interne
ARTICLE (A et N) 6 – IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES
≥ 35 m de l’axe des RD 980, RD 680 et RD 681 ≥ 25 m de l’axe des RD 973 et RD 978 ≥ 20 m de l’axe de la RD 46, RD 107, RD 120, RD 256 et RD 287 ≥ 8 m de l’axe des autres voies
Voie publique
parcelle
Article (UA-UB-UC-UD-UE) 7 – implantation des constructions par rapport aux limites séparatives#
Si les constructions adjacentes ne sont pas en ordre continu, on appliquera la règle suivante : a moins que le bâtiment à construire ne jouxte la limite parcellaire, la distance comptée horizontalement de tout point de ce bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché, doit être au moins égale à la moitié de la différence d’altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à trois mètres.
limites séparatives latérales
schéma 1
limites séparatives latérales
schéma 2
limites séparatives latérales
= h/2 et ≥ 3 mètres
schéma 3
= h/2 et ≥ 3 mètres
= h/2 et ≥ 3 mètres
ARTICLE (UA-UB-UC-UD-UE-UX1.1.-1AUl-N) - 7 – IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES SÉPARATIVES
Schéma 4 : Distance à respecter entre tout point de la construction et la limite séparative en cas de recul
Distance = H/2 mais ≥ 3 mètres
Limite séparative
Distance = H/2 mais ≥ 3 mètres
Distance≥ 3 mètres
ARTICLE (A-UA-UB-UC-UD-UE-UXa)10 – HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS
10.1.
Pour les constructions à usage d’habitation, la hauteur mesurée au milieu de la façade, à l’égout du toit, et à partir du sol naturel est limitée à 7 mètres en zone A, UDa, UE et UXa, à 9 mètres en zone UD, à 12 mètres en zones UA et UB, à 15 mètres en zone UC. Pour les toits à la Mansard, cette hauteur sera mesurée à la ligne de bris.
Ligne de bris sur un toit à la Mansart
≤ 7 m, 9 m, 12 ou 15 m suivant les zones
≤ 7 m, 9 m, 12
ou 15 m suivant#
≤
les zones
Article (A-n-UA-UB-UC-UD) 11 – aspect extérieur - discipline d’architecture#
11.1.
Volumétrie - composition#
Couvertures :
- Sont autorisées les lucarnes de type « Jacobine », « Capucine » ou « Meunière »,
Jacobine · Capucine · Meunière · Rampante · Chien assis · Outeau oui oui oui non non non 11.2.
Locaux annexes#
- Si les garages ne sont pas accolés à l’habitation individuelle, ils auront un toit à deux pentes et la ou les portes de garage se trouveront sur le mur gouttereau.
Titre II dispositions applicables aux zones urbaines#
Chapitre I - règlement applicable à la zone UA#
Caractère et vocation de la zone : Le règlement de cette zone concerne le quartier Marchaux, vieux quartier du Centre-Ville, dont les caractéristiques du bâti sont proches de celles du Secteur Sauvegardé.
Section I – nature de l’occupation et de l’utilisation du sol#