En application de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme, les éléments du patrimoine bâti remarquable à préserver sont repérés sur les documents graphiques au sein de trois catégories :
- le bâti remarquable, sur les constructions, ensembles caractéristiques ou les petits éléments du patrimoine bâti ;
- les ensembles urbains (exemple : fort villageois) ;
- les sites témoins (exemple : vestiges).
Les listes des éléments identifiés, ainsi que les dispositions spécifiques pouvant s’appliquer à certains éléments, figurent au sein des Cahiers Communaux annexés au règlement.
Conseil Pour tous travaux sur un élément identifié, le pétitionnaire est invité à prendre conseil auprès du CAUE, du PNR (communes concernées) ou d’un architecte.
En vertu des articles R.421-23 et 28 du Code de l’urbanisme :
- tous les travaux (non soumis à un régime d’autorisation), ayant pour effet de modifier ou supprimer un élément identifié, doivent faire l’objet d’une déclaration préalable ;
- la démolition, même partielle, est subordonnée à la délivrance d’un permis de démolir.
Tous les travaux effectués sur un élément identifié doivent être conçus de manière à contribuer à la préservation de ses caractéristiques culturelles, historiques et architecturales et à sa mise en valeur. Cette disposition n’exclut pas les travaux permettant l’adaptation des constructions existantes aux modes de vie contemporains, contribuant à l’amélioration de leur performance énergétique et environnementale, ou instaurant un dialogue entre architectures traditionnelle et contemporaine, dès lors qu’ils sont conçus en évitant toute dénaturation des caractéristiques patrimoniales conférant l’intérêt de l’élément identifié.
Les extensions ou constructions nouvelles sur l’unité foncière doivent être implantées de façon à mettre en valeur et à ne pas perturber l’ordonnancement architectural du bâti ou de l’ensemble urbain existant.
A l’exception d’impératif de sécurité publique dûment justifié, la démolition des éléments identifiés au titre des catégories «bâti remarquable» et «site témoin» est interdite. Des démolitions partielles pourront être autorisées sous réserve de ne pas porter atteinte aux caractéristiques conférant l’intérêt patrimonial de la construction ou du site. Les éléments caractéristiques de façades (modénatures, décors...) sont dans tous les cas à conserver.
Les éléments du petit patrimoine bâti, inscrits aux documents graphiques par une prescriptions ponctuelles, pourront être déplacés à proximité dans le cadre des projets, sous réserve de contribuer à leur mise en valeur.
Filets d’alignement
Les filets d’alignements identifiés aux documents graphiques visent à préserver un ordonnancement caractéristique des constructions par rapport aux voies. Ainsi :
- les constructions nouvelles devront s’implanter en limite du filet identifié ;
- l’espace entre le filet et les voies et espaces publics devra être laissé libre de construction.
Marges de recul
Afin de préserver les qualités paysagères et les vues des axes d’entrée de ville, des marges de recul sont reportées aux documents graphiques.
Ces marges de recul constituent une limite de référence pour la règle d’implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques, à l’exception des aménagements extérieurs, des clôtures et des éléments enterrés.
Les marges de recul présentes le long de l’autoroute ne s’appliquent pas aux constructions et aménagements liés à la gestion autoroutière ainsi qu’aux services publics ou d’intérêt collectif compatibles.
Cités-jardins en secteur UGcj
Aspect des constructions
Les constructions existantes, antérieures à 1950, sont soumises aux règles applicables à la zone UC, décrites à l’article 8, au chapitre «Dispositions de la zone UC/ 1.Aspect des constructions».
Les matériaux et coloris utilisés doivent s’intégrer harmonieusement dans le paysage. Le blanc pur et les teintes saturées ou réfléchissantes sont interdits.
L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts est interdit.
Les modifications (extension, surélévation, …) de constructions existantes doivent être réalisées en harmonie avec ces dernières (volumes, proportions, matériaux, couleurs, …).
Les toitures seront traitées en pente, à simple ou double pans. Les toitures plates et toitures-terrasses sont interdites. Cette disposition ne s’applique pas aux équipements 126 publics ou d’intérêt collectif, ni aux annexes et extensions des constructions existantes.