4.1 Dispositions générales - Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
- Dès lors qu’une construction présente un intérêt architectural notamment de son ancienneté, des matériaux constructifs employés, de sa composition ou de son ordonnancement, tous travaux réalisés, y compris les ravalements, doivent mettre en valeur les caractéristiques de ladite construction. Cela ne fait pas obstacle à la réalisation d’extension modérées de conception architecturale contemporaine, dès lors que sont mis en valeur les éléments d’intérêt de la construction initiale.
- Les autres constructions doivent être conformes aux prescriptions présentées ci-dessous. Toutefois, de la même manière, en cas d'extension modérée ou de projet d'architecture contemporaine, d'autres dispositions peuvent être retenues si elles permettent une meilleure intégration au bâti existant, aux constructions ou avoisinantes et aux paysages naturels et urbains.
- Les constructions doivent présenter, par leurs dimensions, leur architecture et la nature des matériaux, un aspect compatible avec le caractère régional, le site et le paysage.
- Les volumes des constructions doivent être simples, homogènes, en harmonie avec le tissu urbain existant et présenter des éléments nécessaires et indispensables à l'unité et à l'intégration dans ce tissu. Sont interdits tous les matériaux d'imitation pour le bâti existant ancien.
- Les terrains non bâtis et les constructions de toute nature doivent être aménagés et entretenus de façon à ne porter atteinte ni à l'hygiène, ni à la bonne tenue du quartier, ni à l'harmonie des perceptions visuelles.
- Un cahier de recommandations architecturales et paysagères annexé au dossier de PLU vient compléter les prescriptions figurant ci-après.
4.2 Les toitures*#
4.2.1 Règles générales#
- Les combles et toitures doivent présenter une simplicité de volume et une unité de conception.
- Les débords de toiture en pignon sont interdits sauf en cas de réhabilitation d’une construction existante comprenant initialement un débord de toiture en pignon.
- La pente des toitures doit, à l'exception des ouvrages décoratifs de faible importance, respecter les règles ci-après selon l’ancienneté du bâti. Toutefois, elle pourra être :
- pour les constructions contiguës à une construction existante, de même pente que la toiture de cette construction ;
- supérieure à 10° pour les vérandas ;
- supérieure à 20° pour les bâtiments d'une hauteur maximale inférieure à 3,50 mètres, ou d'une largeur supérieure à 12 mètres.
- Des pentes plus faibles, voire des toitures terrasses, sont autorisées pour certaines parties de toitures telles qu’auvent, appentis, carports, abris de jardin, liaisons couvertes, etc. ou dans le cas de l’extension d’une construction à concurrence de 30% de la surface totale couverte.
- Les toitures des extensions et annexes peuvent être de pente plus faible, à un seul pan ou en toiture terrasse, à condition de faire l’objet d’un traitement (volume, aspect, matériaux, couleurs) qui garantit une bonne insertion avec la construction principale et dans le site, y compris depuis des points de vue plus éloignés. Si le toit terrasse constitue une terrasse accessible générant une vue, un traitement visuel devra être réaliser pour filtrer la vue sur les terrains avoisinants.
- Sont interdits :
- L’emploi de tuiles en béton ou en matériau de synthèse.
- L’emploi de tôles galvanisées ou plaques en fibres ciment non teintées dans la masse.
- L’emploi de la tôle ondulée (acier ou PVC) sur les annexes dont la toiture est visible depuis l’espace public.
- L’emploi du shingle sur les extensions et les constructions de plus de 10 m2 de surface de plancher.
¨ Pour le bâti existant ancien (datant d’avant 1945) : - Les couvertures seront à deux pans d'égale pente de 40° (plus ou moins 10°). - Les modes de couverture admis sont :
- l'ardoise rectangulaire de dimension 32x22 (+/- 5cm) en pose droite, avec noues et arêtiers fermés.
- la tuile plate, supérieure ou égale à 60 U/m², de teintes choisies dans une gamme panachée de rouges à brun nuancé (flammé et noir exclu), à pureau plan, galbées dans les deux sens de manière à éviter un aspect trop régulier, avec les finitions traditionnelles : faîtages à crêtes de coq et embarrures exécutes avec des tuiles demi rondes scellées au mortier de chaux constituant l’embarrure et le bourrelet de la crête au droit de chaque tuile faîtière, rives tranchées scellées.
- le zinc prépatiné.
- pour les constructions qui en étaient couvertes à l'origine, la tuile mécanique losangée ainsi que tous ses accessoires (tuiles de rabats en rives, faîtages moulés ornementaux, épis de faîtage).
¨ Pour les autres constructions : - La pente de toit de la construction principale doit être d’au moins 35°, - Les modes de couverture admis sont pour les toits à 2 pans minimum :
- soit de type ardoise,
- soit de type tuiles, o soit matériaux similaires présentant le même aspect général. - Les modes de couverture admis sont pour les toits plats ou à un pan :
- soit de type ardoise,
- soit de type tuiles,
- soit matériaux similaires présentant le même aspect général. o soit une toiture végétalisée o soit un revêtement en caoutchouc, bitume ou PVC. - Les volumes secondaires telles que les verrières et vérandas peuvent recevoir une couverture en aluminium et/ou vitrée. - L’utilisation du zinc prépatiné est autorisée sur les volumes secondaires et annexes et de manière ponctuelle sur la construction principale.
4.2.2. Les ouvertures de toiture - Les ouvertures de toiture ne doivent pas par leur proportion et leur nombre, déséquilibrer l’harmonie de la toiture, ni former un contraste marqué par rapport aux mêmes éléments des constructions avoisinantes. - Les ouvertures doivent respecter l’ordonnance de la façade de la construction.
¨ Les lucarnes - Les lucarnes existantes sont en priorité restaurées ou remplacées par des lucarnes de caractéristiques identiques. - En cas d'ajout de nouvelle lucarne à une construction existante, celles-ci doivent avoir des dimensions analogues et la même typologie que les lucarnes préexistantes ou restituer un modèle traditionnel ancien. - La lucarne doit être axée sur les trumeaux ou les baies des étages inférieurs. - Les fenêtres des lucarnes seront à 4 carreaux, et une largeur maximum de 0,80m. - Les lucarnes seront dépourvues de volets roulants dont extérieur. - L'éventuel garde-corps doit être posé en tableaux.
¨ Les châssis de toit L’incorporation de fenêtres de toit est autorisée dans le respect de la composition du bâti et en accord avec le type de la construction. Elle doit observer les règles suivantes :
- pose encastrée dans la couverture sans volets roulants extérieurs ; - axées verticalement sur les fenêtres ou sur les parties pleines de la façade directement en dessous ; - modèles de proportion plus haute que large mesurant au plus 80x100cm ; - nombre de fenêtres de toit au maximum égal au nombre de trames de baies ; - les traverses hautes doivent être alignées sur une ligne horizontale unique ; - un seul niveau de châssis de toit n’est autorisé par versant ; - être placées dans le tiers inférieure du pan de la toiture.
¨ Les verrières - En présence d’un grand volume de combles à éclairer, l’installation d’une verrière de toit est possible. Ses dimensions doivent être étudiées en proportion du pan de toiture.
4.2.3. Dispositions particulières - Il n’est pas fixé de règles pour les constructions et installations nécessaires aux équipements d’intérêt collectif et services publics. - Il n’est pas fixé de règles pour les constructions et installations à destination d’artisanat et commerce de détail ou autres activités du secteur secondaire et tertiaire. La couverture doit être de teinte de l’ardoise naturelle ou de la petite tuile plate traditionnelle, d’aspect mat, et être en harmonie avec les constructions environnantes. - Pour les piscines couvertes et les vérandas, les couvertures vitrées et / ou monopentes sont autorisées. Les couvertures en dôme ou en tunnel sont interdites. Les toitures des vérandas seront exclusivement constituées de produits verriers ou de synthèse transparentes ou translucides, montés sur une structure de même matériau que leur façade. - Dans le cas d'extension de bâtiments existants ne respectant pas les règles ci-dessus, les nouvelles toitures pourront être édifiées dans le prolongement des toitures existantes.
4.3 Les façades#
4.3.1 Règles générales - Les bâtiments annexes aux habitations doivent être revêtus à l’identique de l’habitation, excepté les piscines, les annexes en matériau de type bois et les constructions vitrées. - Dans le cadre d’une extension de construction, hormis celles vitrées, les murs et la toiture de celle-ci doivent être réalisés avec des matériaux semblables à la construction existante. - L'emploi sans enduit de matériaux destinés à être recouverts (de types briques creuses, parpaings, etc.) est interdit. Parallèlement, les matériaux destinés à rester apparents (de type pierre de taille, brique) ne doivent pas recevoir de mise en peinture. - Les enduits auront une finition grattée, talochée ou brossée, les enduits projetés ou écrasés sont interdits. L’emploi de baguettes d’angle en plastique ou métal est interdit ; les angles doivent être réalisés de manière traditionnelle. - Les finitions du bois vernies ou lasurées sont interdites. - Les joints de maçonnerie en pierre de taille ou en moellon seront de même teinte que le matériau principal. - Les façades latérales et postérieures des constructions doivent être traitées avec le même soin que les façades principales. - Les matériaux et les couleurs doivent être en harmonie avec les lieux avoisinants et notamment pour respecter l'ordonnance architecturale du quartier et du milieu bâti qui présente une unité. Les volumes secondaires, extensions et annexes à l’habitation pourront recevoir un bardage bois à conditions de ne pas porter atteinte à la qualité paysagère du quartier.
- dans l'environnement existant - Les teintes vives, ainsi que le "blanc pur" (RAL 9010) sont interdits. - Les vérandas sont un accessoire de façade sur jardin et ne peuvent être installées en façade sur rue. - Des vérandas en ferronnerie peuvent être admises sur les façades latérales ou arrière des maisons. Les profils des menuiseries de la véranda doivent être en acier ou en aluminium peints.
4.3.2 Règles relatives aux constructions anciennes (avant 1945)#
Les matériaux et les techniques employés doivent permettre de maintenir et mettre en valeur : - les techniques d'appareillage d'origine tels que pierre, brique, bois, métal (ancres, linteaux rivetés) ; - les éléments de décor, structurels et ornementaux tels que pans de bois, chaînages, corniches, encadrements, bandeaux, soubassement, faïences, écussons ; - les enduits traditionnels ou adaptés à la construction d'origine (mortiers et enduits à la chaux naturelle, plâtre gros extérieur, sable local, enduit terre) ; - le soubassement traités différemment du reste de la façade sur une hauteur de 0,60 mètre à 0,70 mètre, qui doivent être entretenus dans leur état d'origine : en appareillage ou en surépaisseur d'enduit avec ou sans décor d'appareillage, de finition taloché fin ; - les reprises d’enduit seront de finition et de couleur identiques à l'enduit existant ou originel afin d'assurer le caractère typique de la construction ; - les enduits traditionnels anciens seront à fleur des pierres d'encadrement seules destinées à apparaître (ils seront pelliculaires mais ne seront pas à « pierres vues »). - les linteaux de bois en retrait de la maçonnerie et n'étant pas destinés à être vus doivent être recouverts d'enduit.
4.3.3 Les ouvertures en façade - Toute modification d’ouverture ou nouveau percement, sur un bâtiment existant, devra respecter l’ordonnancement des façades et l’équilibre structurel de celle-ci ainsi que les principes de la modénature de la façade (encadrements, corniche, frise, ...). Toute variation de forme ou dimension, dans un bâtiment existant, devra donc participer à un projet architectural proposant un nouvel ordonnancement, également cohérent. Le cas échéant, les ouvertures existantes seront conservées ou restituées dans leurs proportions d’origine. - Pour les façades sur rue, les ouvertures doivent être plus hautes que larges. - En outre, pour les constructions anciennes (avant 1945) :
- A l'exclusion des vitrines, les ouvertures principales crées doivent être plus hautes que larges.
- Ces dispositions ne sont pas applicables pour les ouvertures des parties de constructions non visibles depuis l'espace public.
- Les porches existants doivent être préservés ou remis en état. o La création de plus de deux portes de garage consécutives sur la même unité foncière, est interdite, afin d'éviter l'effet de batterie.
4.3.4 Les menuiseries#
- Les menuiseries seront colorées (peintes ou teintes dans la masse) dans des tons s’harmonisant avec les enduits de la façade ou du matériau de parement de la façade, tout en étant plus soutenus. En cas d’extension, rénovation et annexes, la même couleur de menuiserie que le bâtiment existant pourra être utilisée.
- Peuvent déroger aux dispositions précédentes concernant les façades sur rue :
- les ouvertures associées aux extensions modérées des constructions ;
- les ouvertures des constructions de conception architecturale contemporaine sous réserve qu’elles ne nuisent ni à la qualité architecturale ni à la qualité des lieux.
- La pose de volets roulants est autorisée aux conditions cumulatives suivantes :
- sans coffre apparent depuis l’extérieur ; à défaut d’un coffre intégré à la fenêtre, une partie pleine le masquant en haut de la menuiserie est toléré ;
- coulisses posées contre la menuiserie ;
- conservation des volets battants le cas échéant.
- Les garde-corps des fenêtres et portes fenêtres doivent être simples. Les gardes-corps présentant l’aspect de la tôle perforée sont interdits.
- En outre, pour les constructions anciennes (avant 1945) :
- Les menuiseries extérieures seront remplacées à l'identique ou par le modèle originel. En cas d’impossibilité technique (bois hors d’usage, étanchéité à l’air et à l’eau impossible à améliorer) les nouvelles fenêtres doivent être réalisées en bois dur selon un dessin cohérent avec le type de bâti. Elles auront les mêmes sections et profils, ainsi que les mêmes proportions et dimensions de carreaux que les existantes ou les originelles. Les fenêtres principales seront recoupées en six carreaux verticaux plus hauts que larges. Les petits bois seront en applique à l'extérieur sans pare-close. Elles seront peintes dans la gamme des gris clairs colorés (pas de ton bois, ni marron, ni mastic, ni blanc).
- Les portes d'entrée seront moulurées, à grands cadres (deux ou plus), ouvrant à la française, sans vitrage en demi-cercle. Elles seront peintes dans la même gamme que les menuiseries ou dans une teinte soutenue et en harmonie avec le reste des menuiseries.
- Les portes d'entrée peuvent recevoir une protection sous la forme d'une marquise de fer forgé et verre. Les dispositifs de protection de type colonnade ou fronton en couverture ne sont pas autorisés.
- Les volets existants anciens et traditionnels doivent être préservés ou restaurés.
- Les volets sont composés de deux battants. La teinte blanc pur (RAL 9010), le ton bois et le marron ne sont interdits.
- Au rez-de-chaussée, les volets comporteront un tiers supérieur à lamelles arasées à la française, ou seront en planches verticales pleines, ceux du premier étage et des étages supérieurs seront persiennés sur toute la hauteur, à lamelles arasées à la française et traverse médiane.
4.3.5 Règles particulières - Il n’est pas fixé de règles pour les constructions et installations nécessaires aux équipements d’intérêt collectif et services publics.
4.4 Les façades commerciales - Les façades de locaux commerciaux doivent être conçues en harmonie avec les caractéristiques architecturales de l’immeuble dans lequel elles sont situées. - La hauteur des rez-de-chaussée commerciaux doit être au minimum de 3 mètres. - Les créations ou modifications de façades doivent respecter les dispositions suivantes :
- les percements destinés à recevoir des vitrines doivent s’adapter à l’architecture de l’immeuble concerné ;
- lorsqu’un même commerce est établi sur plusieurs immeubles contigus, les percements de vitrines doivent en respecter les limites séparatives ;
- l’utilisation de manière uniforme de teintes vives est proscrite ;
- lorsqu’une façade commerciale existante présente un intérêt patrimonial ou architectural (modénatures, panneaux en bois travaillés, appareillage en pierres, etc.), celle-ci doit être, sauf impossibilité technique avérée, préservée ou mise en valeur ;
- lorsque le rez-de-chaussée (des constructions nouvelles ou lors d’une modification) doit comporter l’emplacement d’un bandeau destiné à recevoir une enseigne, Il doit être séparé de façon visible du premier étage, en s’inspirant des systèmes traditionnels (corniches, retraits, etc.). Il doit également être proportionné à la taille des locaux, du bâtiment et de la rue. Le bandeau doit également se limiter au linéaire des vitrines commerciales ;
- lors de l’installation de rideaux métalliques, les caissons doivent être intégrés dans le gros œuvre et ne pas présenter de saillie en façade. Ces rideaux seront ajourés.
4.5 Les éléments techniques#
4.5.1 Règles générales ¨ Les descentes d’eaux pluviales#
Les descentes d’eaux pluviales devront être intégrées dans la composition architecturale de la façade. Elles seront en zinc naturel (plastique et aluminium exclus).
¨ Les rampes de parking
Les rampes de parking destinées à desservir les parcs de stationnement doivent être intégrées dans la construction. Dans le cas où la configuration du terrain ou des contraintes techniques ne le permettraient pas, elles devront être traitées de manière à s’harmoniser avec la construction et les espaces extérieurs. ¨ Les édicules et gaines techniques
Les édicules techniques en toiture tels que machinerie d’ascenseurs, gaines de ventilation, extracteurs, doivent être intégrés dans le volume de la construction et par le choix des matériaux et des couleurs, être intégrés aux façades et aux toitures où ils se trouvent.
Un conduit « ventouse » ne doit pas déboucher en façade sur rue. Il doit être intégré soigneusement à l’architecture. La position de la chaudière à l’intérieur du bâtiment doit être prévue de façon à permettre l’intégration de cet élément technique en façade. Les sorties de ventilation en toiture doivent être intégrées le plus discrètement possible à la toiture
Les réseaux techniques en toiture ou en terrasse, tels que les ventilations, sont, sauf impossibilité technique avérée, camouflés par un revêtement identique à la façade ou s’harmonisant avec elle. ¨ Les éléments techniques liés aux réseaux
Les éléments techniques liés aux réseaux (coffrets, poste de transformation…) doivent être regroupés et encastrés dans le mur de façade ou la clôture. En aucun cas les coffrets ne doivent être disposés en applique ou saillants par rapport au nu de la maçonnerie. ¨ Les dévoiements des conduits de cheminée
Pour toutes les toitures, les édicules et ouvrages techniques seules les cheminées à usage de conduit (aération, fumée, ventilation…) peuvent dépasser du volume de la toiture
Les souches de cheminées existantes et appareillées (brique ou pierre) doivent être conservées et restaurées.
Lorsqu’une construction nouvelle vient s’accoler à une ou des constructions existantes moins hautes et qu’un dévoiement des conduits de cheminée ou de ventilation est nécessaire, celuici doit faire l’objet d’un traitement architectural afin de ne pas être visible dans le paysage.
Les cheminées doivent être traitées avec les matériaux et couleurs en harmonie avec ceux de la construction. L'utilisation d'un conduit de cheminée métallique non recouvert est interdit.
Les nouvelles cheminées suivront le même aspect : souche de section rectangulaire, en briques ou pierre maçonnées, couronnement en saillie de trois rangs de briques ou d'une façon de bandeau de pierre. ¨ Les antennes
Les antennes d’émission ou de réception de signaux radioélectriques (antennes, paraboles, etc.) être installées obligatoirement en toiture de la façon la moins visible possible depuis l’espace public.
¨ Les panneaux solaires ou photovoltaïques Afin de préserver l’aspect du faîtage qui est la partie la plus visible du bâtiment et limiter l’impact visuel de l’installation, notamment depuis les vues lointaines, les panneaux solaires ou photovoltaïques doivent être intégrés dans la composition architecturale d’ensemble de la construction et notamment à la pente de la toiture dans le cas où ils sont posés en toiture. A ce titre, il doit être privilégié : o soit une implantation au sol, soit sur un versant de toiture non visible depuis le domaine public, soit sur une construction annexe (garage, appentis, Abri de jardin, etc…). o une pose de manière groupée, en tenant compte de l’ordonnancement de la façade ; o une implantations en bandeaux en crête ou en bas de toiture (selon les cas) ; o une pose avec des montants d’une couleur similaire à celle de la toiture.
¨ Les pompes à chaleur, climatiseurs et autres appareils Les pompes à chaleur, climatiseurs et autres appareils devront être implantés à un endroit non visible du domaine public et ne pas occasionner de gêne pour le voisinage. Leur localisation et couleur devront être choisies de sorte qu’ils restent peu perceptibles visuellement et qu’ils cherchent à s’intégrer au mieux avec la construction sur laquelle ils seront fixés.
¨ Boite aux lettres Les boîtes aux lettres doivent être intégrées dans la façade ou la clôture, ou être regroupées dans un hall d’entrée (habitat collectif, bâtiment abritant plusieurs entreprises, etc.)
4.5.2 Règles particulières - Il n’est pas fixé de règles pour les constructions et installations nécessaires aux équipements d’intérêt collectif et services publics.
4.6 Les clôtures* et les portails#
4.6.1 Dispositions générales#
- Les clôtures participent fortement à la qualité des espaces urbains. A ce titre leur traitement, le choix des matériaux, les couleurs doivent faire l’objet d’une attention particulière en respectant une harmonie avec les clôtures existantes à proximité.
- Les murs en pierre existants doivent être conservés. Leur démolition ponctuelle est toutefois autorisée pour permettre de réaliser un accès ou pour des conditions de sécurité publique.
- En cas de terrain en pente, la clôture devra respecter la déclivité du terrain naturel. - L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, plaques de béton, …) ou destinés à un autre usage (tôles ondulées, contreplaqué, etc…) est interdit.
- La couleur des travées sera uniforme. L'utilisation de plus de deux couleurs est interdite.
4.6.2 En bordure des voies* (ouvertes à la circulation automobile)#
- La hauteur maximale des clôtures et portails est limitée à 2 mètres. Une hauteur supérieure pourra être admise s’il s’agit de la réfection ou du prolongement d’un mur existant d’une hauteur supérieure, à condition de respecter l’aspect de ce mur existant.
- Cette disposition ne prend pas en compte les poteaux attenants aux portails, limités à une hauteur de 2,20 mètres.
- Les clôtures seront constituées :
- soit d’un mur bahut surmonté ou pas d’un élément ajouré (grille, barreaudage, lisses). Le grillage, de quelque nature que ce soit, est interdit. Le mur bahut doit être édifié en pierres ou en matériaux enduit à l’exception des matériaux destinés à rester apparents (moellons, pierre de taille, brique, enduit traditionnel), et rappeler les façades des bâtiments (matière et teinte). La hauteur de ce mur bahut ne dépassera pas 0,80 mètre ;
- soit d’un grillage pouvant être doublé de haie vive.
- Il est autorisé la reconstruction / réfection d’un mur ancien sur une hauteur inferieure ou égale à la hauteur initiale.
- Sont interdites les utilisations :
- de toile tissée ou déroulée ;
- de plaques pleines entre poteaux ;
- de plaques préfabriquées, pleines ou ajourées. - Les portails et portillons d’accès seront de forme simple, sans excès de surcharges décoratives. La largeur maximale des portails et portillons est fixée à 4 mètres. - Si les conditions de sécurité l’exigent, un retrait de 5 mètres des portails sera demandé par rapport à l'alignement de façon à permettre le stationnement d'un véhicule en dehors de la voie publique
4.6.3 En limites séparatives*#
- La hauteur maximale des clôtures est limitée à 2 mètres ; toutefois, sur une profondeur de 5 mètres à compter de l’alignement des voies, cette hauteur n’excèdera pas la hauteur de la clôture en bordure de voie réglementée ci-dessus.
- Les clôtures seront constituées :
- soit d’un mur plein en maçonnerie : à l’exception des matériaux destinés à rester apparents (moellons, pierre de taille, brique, enduit traditionnel), elles seront traitées comme les façades des bâtiments (matière et teinte),
- soit d’un mur bahut surmonté ou pas d’un élément ajouré (grille, barreaudage, lisses). Le grillage, de quelque nature que ce soit, est interdit. Le mur bahut doit être édifié en pierres ou en matériaux enduit à l’exception des matériaux destinés à rester apparents (moellons, pierre de taille, brique, enduit traditionnel), et rappeler les façades des bâtiments (matière et teinte). La hauteur de ce mur bahut ne dépassera pas 0,80 mètre ; o soit d’un grillage doublé de haie vive. - Les clôtures séparatives doivent intégrer des dispositifs permettant le passage de la petite faune.
4.6.4 Dispositions particulières - Les dispositions ci-avant ne s’imposent pas aux clôtures des terrains occupés par des équipements d’intérêt collectif et les services publics lorsque les modalités de fonctionnement l’imposent.