L’article L. 151-19 du Code de l’Urbanisme permet, dans le cadre du PLU, «d’identifier et localiser les éléments de paysage et identifier, localiser et délimiter les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation leur conservation ou leur restauration.»
L’article L. 151-23 du Code de l’Urbanisme permet, dans le cadre du PLU, « d’identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation. »
A ce titre, le présent PLU identifie deux types d’espaces protégés, à préserver ou à réaliser :
1- Les espaces verts protégés (EVP) Ces secteurs végétalisés doivent conserver leur aspect végétal prédominant :
- un maximum de 5 % de leur superficie peut faire l'objet d'une emprise au sol par une construction ou utilisation du sol ;
- un maximum de 15 % de leur superficie peut faire l'objet d'une minéralisation (par exemple : piscines, terrasses, escaliers, allées) ;
- au moins 85 % de leur superficie doit être maintenue végétalisée ; - tout individu végétal de plus de 4 m de hauteur doit être conservé sur le terrain même, à l’exception des travaux d’aménagement aux abords du Caramy dans la traversée urbaine de Brignoles concourant à la réduction du risque inondation et à la protection des populations, ainsi qu’à la restauration des fonctionnalités hydraulique et écologique du cours d’eau, qui peuvent déroger à cette règle.
2- Les éléments patrimoniaux remarquables Ces éléments sont identifiés sur le règlement graphique spécifique au patrimoine remarquable, plan n°5.4. Ils sont protégés au titre de l’art. L.151-19 du CU et comprennent les espaces bâtis, les espaces libres et les éléments de nature suivants :
- Les éléments bâtis remarquables, - Les éléments bâtis historiques, - Les parties construites et les espaces extérieurs des immeubles protégés au titre des monuments historiques ne relevant pas des arrêtés de protection au titre des monuments historiques, - Les ensembles urbains de qualité, - Les séquences urbaines homogène de qualité, - Les espaces libres à l’exception des espaces publics, - Les arbres isolés, - Les alignements d’arbres, - Les jardins et parcs structurants, - Les éléments de petit patrimoine, - Les murs.
Ces éléments sont spécifiquement cartographiés dans le règlement graphique n°5.4 du PLU.
Conformément aux articles R.421-17 du code de l’urbanisme, les travaux exécutés sur des constructions existantes ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément patrimonial remarquable identifié par le présent plan local d'urbanisme au titre de l'article L. 151-19 ou de l'article L. 151-23 du code de l’urbanisme, doivent être précédés d’une déclaration préalable lorsqu’ils ne sont pas soumis à permis de construire en application des articles R.421-14 à R.421-16 du code de l’urbanisme, à l’exception des travaux d’entretien ou de réparation ordinaire.
La délivrance des autorisations de travaux est subordonnée à l'accord de l'architecte des Bâtiments de France, le cas échéant assorti de prescriptions motivées. Les pièces à fournir dans le cadre de ces autorisations de travaux sont définies en annexes n°1 du présent règlement.
Les projets de rénovation-restauration des éléments patrimoniaux remarquables s’attacheront à préserver la valeur patrimoniale et architecturale du centre ancien de Brignoles c’est-à-dire :
- le patrimoine matériel constitué par tous les éléments de construction de qualité : les bâtiments (y compris les combles et les sous-sols), les murs, les toitures, les revêtements de sol, de mur, de plafonds, les décors intérieurs et extérieurs, les modénatures en façade, les menuiseries, les ferronneries, etc.
- le patrimoine immatériel : l’histoire de la ville, des espaces publics, d’un bâtiment, par exemple sa composition, sa distribution intérieure (entrée, pièces nobles, pièces de service...), son caractère exceptionnel (événement, lieu de vie d’un personnage remarquable) ou au contraire sa valeur de témoignage de la vie quotidienne passée ; on conservera alors les traces de l’affectation initiale (lieu de culte par exemple) ou les traces qui témoignent de la vie courante (four à pain, potager, hottes, cheminées…)
Ces éléments patrimoniaux remarquables doivent donc être préservés et/ou valorisés et, en l’absence de Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) du Site Patrimonial Remarquable (SPR) de Brignoles, tout projet ou travaux concernant ou impactant les éléments patrimoniaux remarquables doivent respecter les dispositions suivantes :
2.1.Usage des sols et destinations des constructions#
2.1.1. Destinations et sous-destinations des constructions#
- Les activités pouvant créer des nuisances et des contraintes dans le centre ancien sont proscrites : exploitation forestière, industrielle, commerce de gros, activité principale de stockage, les installations classés au titre du code de l’environnement, dépôts de déchets et matières dangereuses… A ce titre, les projets architecturaux et l’exécution des travaux sur les constructions existantes doivent, en plus des articles 1 et 2 des zones concernées, respecter les destinations et sous-destinations suivantes :
Destination
Sous-destination
Interdiction Autorisations
Exploitation agricoles Exploitation agricole et forestière
Exploitation forestière
Habitation
Commerces et activités de service
Equipements d’intérêt collectif et services publics
Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire
Logement Hébergement Artisanat et commerce de détail Restauration Commerce de gros Activités de service où s’effectue l’accueil d’une clientèle Hébergement hôtelier et touristique Cinéma Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés Locaux techniques et industriels des administrations publiques ou/et assimilés Établissements d’enseignement, de santé et d’action sociale Salles d’art et de spectacles Équipements sportifs Autres équipements recevant du public Industrie Entrepôt Bureau Centre de congrès et d’exposition
Sous condition Sous condition Sous condition Sous condition
Sous condition Sous condition Sous condition Sous condition
Sous condition
Sous condition Sous condition Sous condition Sous condition
Sous condition Sous condition Sous condition
2.1.2. Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités#
- Une nouvelle construction ne peut masquer un élément patrimonial remarquable protégé.
- Les occupations ou utilisations du sol sont admises à condition que : o elles ne remettent pas en cause l’usage et la qualité architecturale de l’habitat en centre ancien; o elles soient, par leur destination, leur nature, leur importance ou leur aspect, compatibles avec la salubrité du centre ancien, la tranquillité et la sécurité de ses habitants ; o elles ne compromettent pas, de par leur importance ou leur implantation, les fonctions touristiques, commerciales, culturelles ou de service du centre ancien.
- Les logements en rez-de-chaussée sont interdits à l’exception des logements possédant des conditions d’habitabilité et de confort, particulièrement l’éclairement, la ventilation et la vue, conformes à la législation en vigueur, et notamment les dispositions des codes de la construction et l’habitation et de la santé publique et celles du règlement sanitaire départementale.
- Les logements en demi-sous-sol et en sous-sol sont interdits.
- La transformation en habitat des caves, remises, garages est interdite.
- La création d’un logement dans les combles d’un immeuble est interdite, sauf si les conditions cumulatives suivantes sont remplies :
- une proportion significative des combles continue de jouer un rôle dans le confort d’été de l’immeuble par son rôle d’espace tampon thermique ;
- le logement projeté dispose d’ouvertures extérieures assurant un éclairage naturel suffisant et une possibilité de ventilation effective ;
- l’organisation de l’immeuble permet la mise à disposition, en rez-de-chaussée, d’un espace commun d’une surface minimale de 12 m², destiné à accueillir des usages collectifs tels que les locaux poubelles, les locaux vélos, les espaces pour poussettes, etc
- Les dispositifs techniques découlant des activités devront s’intégrer aux bâtiments et installations protégés sans dégrader leurs qualités architecturales intérieures et extérieures ou les qualités urbaines et paysagères d’un espace privé ou public. En cas d’impossibilité, l’activité ne pourra être créée ou maintenue.
- Les travaux d’isolation intérieure et de rénovation doivent être réalisés de manière à préserver l’intégrité des éléments décoratifs, notamment : les décors sur les murs et les plafonds, notamment les plafonds à la française ou décorés, les revêtements muraux ainsi que les sols.
2.1.3. Mixité fonctionnelle et sociale - Le regroupement de plusieurs immeubles est autorisé afin de permettre :
- de mutualiser un accès aux étages indépendant de l’activité à rez-de-chaussée ; o de mutualiser des accès communs : escaliers, ascenseurs, sorties de secours ; o d’aménager des logements par niveau à travers plusieurs immeubles mitoyens ; o de mutualiser des locaux communs tels que local poubelle, local vélo et poussettes, caves ; o de mutualiser une cour. Le regroupement d’immeubles porte sur les aménagements intérieurs et la distribution mais doit maintenir la distinction originelle des façades. Dans le cas des immeubles identifiés au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme comme élément patrimonial remarquable, le projet de rénovation d’ensemble des immeubles s’attachera à conserver les décors intérieurs. Néanmoins, la distribution originelle de ces immeubles peut être modifiée si cela permet :
- d’améliorer la distribution intérieure ; o de restituer un accès aux étages indépendant des activités en rez-de-chaussée ; o d’améliorer le confort des logements. - La division d’un immeuble en plusieurs logements n’est autorisée que si elle permet de : o améliorer la défendabilité ou de ne pas aggraver la situation, o accorder la conservation du patrimoine avec la modernisation des logements anciens pour assurer une qualité d’occupation conforme au mode de vie contemporain, o réduire l’habitat indigne et la précarité énergétique, o privilégier un habitat de qualité, des logements confortables et de surfaces généreuses, o conserver les qualités patrimoniales et architecturales, o réduire la vacance des logements, o maintenir la double exposition d’un logement existant, o créer des espaces communs ou que la division est accompagnée par des espaces communs servant à tous les logements (local vélos, poussettes, poubelles…).
- La division des constructions existantes ne doit pas avoir pour effet la création de logements d’une superficie inférieure à 60 m² de surface de plancher.
- Les logements créés dans des constructions neuves doivent respecter les surfaces de planchers minimales suivantes : 25m² pour un T1, 30 m² pour un T1 bis, 46m² pour un T2, 60m² pour un T3, 73m² pour un T4, 88m² pour un T5.
- Les dispositions et distributions intérieures des immeubles (place de l’escalier, cloisons) devront être conservées, restaurées et réemployées. La distribution originelle de ces immeubles pourra être modifiée seulement si cela permet d’améliorer le confort des logements, procurer des espaces communs, restituer un accès indépendant des activités en rez-de chaussée.
- Les accès aux habitations doivent rester indépendants des commerces et autres activités situées en rez-de chaussée.
- Pour la fibre optique, le boitier devra être installés à l’intérieur des parties communes pour tous les immeubles collectifs de plus de 4 lots.
- Les boites aux lettres ne pourront être implantées en saillie sur le domaine public.
2.2.Caracteristiques urbaines, architecturales, environnementales et paysageres#
2.2.1. Principes généraux - Les projets architecturaux et l’exécution des travaux ne doivent pas porter atteinte au patrimoine identifié par l’article L.151-19 du code de l’urbanisme. Pour cela, la conception s’inscrira en respect de l’édifice, des techniques traditionnelles de construction et des typologies architecturales brignolaises. Le projet s’attachera à conserver, mettre en valeur, réparer ou restituer les dispositions originelles et l’ensemble des éléments architecturaux caractéristiques et ou exceptionnel de valeur patrimoniale. Il adaptera le nouveau programme à ces éléments de connaissance et d’état des lieux.
Sont concernés par ce principe tous les éléments intérieurs et extérieurs des bâtiments et des espaces non bâtis identifiés par le présent article des dispositions générales et notamment en en qui concerne les bâtiments existants :
- En extérieur :
- les façades sur rue et sur cour ou jardin : ouvertures, arcs, porches, modénatures, enduits traditionnels, volets persiennes, portes en bois, porte d’entrée, porte cochère, encadrements de fenêtre, menuiseries, décors, frise, appui de fenêtre, soubassement, pierre de taille, corniche, dauphin, garde-corps, grilles et autres éléments de serrurerie, linteau bois...
- les toitures sur rue et cour ou jardin : couverture en tuile, génoise, séchoirs…
- En intérieur : o la distribution des espaces dont cloisonnements, colonnes, piliers o les planchers en bois et plâtre o les caves dont leur mur et voute en pierre, de même que leur sol en terre battue o les escaliers et couloirs et leurs éléments de ferronnerie o les revêtements de sol en tomettes ou carreaux en ciment, dallage pierre, parquet o les cheminées antérieures au début du XXème siècle o les décors en plafond o les décors muraux, les niches o les volets intérieurs, les placards, les portes palières, les portes courantes o les vestiges et éléments de témoignage des usages et dispositions urbaines passés tel les fours, cuves, citerne, puisard, puits, trappes, fragment de murs ou remparts
2.2.2. Pour les éléments architecturaux remarquables (intérieures et extérieures des éléments bâtis identifiés, ensembles urbains de qualité, séquences urbaines homogènes de qualité, murs)
- La dépose et le déplacement d’un élément architectural patrimonial est interdite. Le principe est la conservation et la restauration. Dans le seul cas où la restauration d’un élément de valeur architecturale serait rendue impossible par son état de vétusté, celui-ci devra être remplacé par une copie conforme à l’élément originel, de forme et matériaux strictement identiques. - Tout nouvel ajout éventuel, nécessaire au changement d’affectation des locaux ou aux activités, doit être réalisés de manières réversibles. - Les édifices à protéger doivent être mis en valeur par la suppression des éléments parasites qui contreviennent à la mise en valeur patrimoniale, c’est-à-dire des constructions en contradiction avec l’homogénéité de la composition d'ensemble des volumes originels. - Les dispositions et éléments contribuant à la salubrité et stabilité du bâtiment seront préservés et restitués (caves ventilées, combles ventilés, sols perméables, étanchéités). Les éléments contrevenant à celles-ci seront déposés (planchers béton, matériaux étanches…). - Les interventions nouvelles suivantes sont interdites :
- réhausse ou diminution des façades et toitures, o terrasses tropéziennes, o toitures terrasses, o doublage intérieur et extérieur des murs, cloisons et planchers (faux plafond) qui détruisent ou masquent des décors ou compromettent le fonctionnement hygrothermique des murs ou volumes bâtis, o installation d’éléments techniques visibles en façade tel climatiseur, parabole, ventilation… o réseaux apparents en façades et dans les parties communes des immeubles (à mettre dans des gaines), o tuiles autre que canal sauf existence avérée de tuile marseillaise, o plaques sous tuile apparentes,
- volets roulants et leur coffre (sauf commerces en rez-de-chaussée si à l’intérieur) y compris en toiture,
- fermeture de cour par verrière sauf en cas de problème de salubrité, o dispositif d’éclairement en coque moulée et matériaux synthétique, o modification des travées et compositions de façade, o mortier ciment, bardages, placages pierre, peinture, isolation extérieure en façade, o menuiseries et volet roulant PVC et aluminium, o crépis plastiques, entoilage.
2.2.3- Pour les espaces libres inclus dans le périmètre SPR à l’exception des espaces publics (espace pouvant comprendre des éléments de Petit Patrimoine, les cœurs d’îlot)
Ces espaces libres sont constitutifs du patrimoine brignolais, ils sont indissociables de l’architecture des édifices qui les bordent. A ce titre, leur maintien ou leur restitution est une condition nécessaire à la sauvegarde et mise en valeur de l’architecture des édifices concernés.
Leur restauration et mise en valeur doivent prendre en compte : o leur volumétrie, la composition des volumes qui les jouxtent et l’organisation du bâti sur la parcelle ; o la qualité des façades qui les bordent ; o les éléments à valeur patrimoniale qu’ils recèlent (traitements de sols, puits, végétation et autres).
- Les bassins sont autorisés dans le respect des conditions définies ci-après : o le bassin ne remplace pas un revêtement de sol à valeur patrimoniale ; o le bassin ne remplace pas des ouvrages enterrés de valeur patrimoniale ou d’intérêt archéologique ; o la présence du bassin ne constitue pas un risque technique pour la bonne conservation des constructions adjacentes ; o le bassin est implanté à rez-de-chaussée, en pleine terre, dans une cour ou un jardin ; o la forme, la dimension et l’implantation du bassin et de ses clôtures sont régies par un projet d’aménagement de l’espace extérieur dont la composition prend en compte la topographie et la composition des façades adjacentes ; o le bassin est de forme carrée ou rectangulaire, sauf pour les bassins d’agréments de jardin dont la conception s’inspire des jardins « à l’anglaise » ; o les locaux techniques sont enterrés, intégrés dans le bassin ou aménagés dans les constructions existantes ; o le bassin est réalisé en pierre, en béton gris ou revêtu d’un enduit gris sombre ou noir ou d’un liner gris ; o la saillie des maçonneries du bassin sera inférieure à 80 cm par rapport au sol naturel.
- Tout projet d’aménagement doit rechercher la forme originelle de l’espace libre. La composition des cours et jardins, le rapport aux façades adjacentes et le dessin des plates-bandes, circulations, plantations et constructions éventuelles doivent être maintenus ou restitués.
- Tout projet d’aménagement ou de rénovation doit assurer la conservation et mise en valeur des éléments patrimoniaux situés dans les espaces libres protégés, en surface ou en sous-sol. Ces éléments patrimoniaux des espaces libres sont, par exemple :
- les maçonneries de clôture et d’agencement (murs de clôture, murs bahuts, grilles de clôture, murs de soutènements, parapets, murets, bordures) ;
- les ouvertures (portails et portillons, leurs encadrements et leurs menuiseries) ;
- les galeries et coursives en élévation ; o les circulations extérieures (perrons, escaliers, terrasses) ; o les puits et citernes, parties enterrées ou à l’air libre ; o les fontaines, bassins et abreuvoirs ; o les revêtements de sols de qualité (calades, pavages et dallages en pierre) ; o les maçonneries nécessaires à l’écoulement des eaux (murets, caniveaux, exutoires) ; o les ouvrages de ferronnerie (tonnelles, consoles, treilles, garde-corps) ; o les décors de qualité des cours et jardins (vestiges en remploi, sculptures, rocailles) ; o les constructions de qualité (verrières, gloriettes, pavillons, serres, orangeries). - Les éléments patrimoniaux des espaces libres seront restaurés par l’emploi de techniques et matériaux adaptés et une conception cohérente avec les dessins, profils et aspects originels. Les éléments lacunaires seront complétés par de nouveaux ouvrages dont les matériaux, le dessin et la finition respectent les caractéristiques des témoins existants.
- Les accès aux cours et jardins depuis les parties communes devront être maintenus.
2.2.4- Pour les espaces de nature remarquables (jardins et parc structurants, arbres isolés, alignement d’arbres) - Les jardins et parcs structurants doivent être maintenus et améliorés. Tout projet d’aménagement doit permettre la restitution de la composition, des plantations et du projet paysager originel ou faire l’objet d’un projet paysager de conception contemporaine. L’emprise figurée au plan est non constructible, à l’exception :
- des kiosques de propriété publique nécessaires au fonctionnement ou à l’agrément du jardin, o des bassins d’agrément, aménagements paysagers et jeux. - Les arbres d’alignement en pleine terre à feuilles caduques doivent être conserver ou remplacer dans la même essence. Les alignements et espacements des arbres doivent être maintenus ou restitués. Lorsque des arbres sont manquants, les alignements doivent être complétés avec des arbres de même essence. L’implantation est figurée sur le plan à titre indicatif. L’espacement des arbres doit être régulier et suffisamment resserré pour créer une continuité visuelle. L’essence est à choisir en cohérence avec le tissu urbain.
- Les arbres isolés de haute tige à feuilles caduques des cours et jardins seront conservés ou déplacés ou remplacés par des arbres de hautes tiges à feuilles caduques si leur état sanitaire le justifie ou si cela est nécessaire à l’aménagement de l’espace libre. L’arbre remplacé ou déplacé est impérativement un arbre à feuilles caduques planté en pleine terre.