Rubrique AE 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : PARTIE 1 – Usage des sols et destination des constructions
A 1 – Destinations et sous-destinations
Les sous-destinations autorisées sont identifiées dans le tableau par le symbole suivant : X Les sous-destinations autorisées sous conditions ou soumises à limitation de certains usages et affectations du sols, constructions et activités sont identifiées dans le tableau par le symbole suivant : / Si aucun symbole présent : la destination est interdite
Destinations
Sous destinations
A Ae Ap Av
Exploitation agricole et - Exploitation agricole
X/ /
forestière
- Exploitation forestière
Habitation
- Logement - Hébergement
/
/
- Artisanat et commerce de détail
- Restauration
- Commerce de gros
Commerce et activités - Activités de services où s'effectue l'accueil d'une de service
clientèle
- Cinéma
- Hôtels
- Autres hébergements touristiques
- Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés
- Locaux techniques et industriels des administrations Equipements d'intérêt publiques et assimilés
/
/
/
/ collectif et services - Etablissement d'enseignement, de santé et d'action publics
sociale
- Salles d'art et de spectacles
- Equipements sportifs
- Autres équipements recevant du public
Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire
- Industrie - Entrepôt - Bureau - Centre de congrès et d'exposition
A 2 – Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
Secteurs soumis à des risques naturels identifiés au titre de l’article R151.34 1° du Code de l’Urbanisme : Les constructions et installations peuvent être interdites ou soumises à des conditions spéciales, se référer :
- Au plan « 4.2.4 Risques naturels et zonage » et au document « 4.1 Règlement écrit – Partie 2 – Règlement des risques naturels »,
- Au PPRI Isère amont en annexe 5.2.1 du PLU, - A l’arrêté et à la carte R111.3 en annexe 5.2.2 du PLU.
Installations nécessaires à des équipements collectifs : Sont autorisées les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs d’intérêt général dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages. De plus, les travaux nécessaires à l’entretien des voies départementales sont autorisés, dès lors qu’ils ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.
Sont interdites les occupations et utilisations du sol suivantes :
- Les affouillements et exhaussement du sol sauf ceux nécessaires à la construction, aux équipements publics et d’intérêt collectif, à l’exploitation agricole et forestière et à la gestion des eaux pluviales.
- Les dépôts de toute nature, hors bois, compost et ceux liés à l’activité agricole.
De plus…
En A, sont autorisés :
- Les locaux accessoires de vente directe de produits de l’exploitation à condition d’être intégré au bâtiment agricole ou à proximité de ce dernier et que leur emprise au sol soit limitée à 50m².
- L’hébergement touristique à la ferme dans le volume d’une construction à destination d’habitation ou d’une exploitation agricole dans la mesure où il constitue un local accessoire et qu’il représente une activité complémentaire à l’exploitation agricole.
En Ae, toutes les constructions et utilisations du sol doivent respecter le décret n°97-905 portant création de la réserve naturelle des Hauts de Chartreuse. Les travaux publics ou privés sont interdits sauf autorisation du préfet après avis du Comité consultatif uniquement dans les cas suivants :
- Travaux réalisés dans le cadre de la gestion de la Réserve Naturelle et liés à la protection des milieux ;
- Travaux nécessaires à la restauration des terrains en montagne ;
- Travaux liés à la gestion et à l'exploitation de la forêt ;
- Travaux concernant la rénovation des chemins et des bâtiments existants nécessaires à l'exploitation pastorale ou forestière ;
- Travaux relatifs à la préservation de la qualité de l'eau. À l'exception des coupes de bois secs et des chablis, les coupes rases (sauf coupe en vue de régénération naturelle) et tout défrichement sont interdits. Demeurent toutefois autorisées les coupes prévues dans les documents d'aménagement forestier des forêts publiques ou dans les plans simples de gestion des forêts privées.
En Ap, sont uniquement autorisées les extensions des constructions à sous-destination d’exploitation agricole.
En Av, la démolition des celliers est interdite sauf en cas de péril.
Habitations existantes (sauf en Ap et Av) : Les bâtiments d'habitation existants peuvent faire l'objet d'extensions, dès lors que ces extensions ne compromettent pas l'activité agricole ou la qualité paysagère du site et sont en continuité de la construction principale. L’extension de ces habitations est limitée à 30% de l’emprise au sol existante à la date d’approbation du PLU, dans la limite de 200 m² d’emprise au sol au total.
L’emprise au sol des annexes est limitée à 30 m² maximum (total des annexes, y compris existantes, hors piscine). La superficie du bassin de la piscine est limitée à 40 m². La totalité d’une annexe ou d’une piscine devra être implantée dans un périmètre maximum de 20m autour de la construction principale.
Habitations existantes en Ap et Av, les habitations existantes peuvent faire l’objet d’aménagement, d’adaptation et de réfection dans leur volume.
Espaces Boisés Classés repérés au titre de l’article L113-1 du Code de l’Urbanisme : tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements sont interdits. Les coupes et abattage d’arbres sont soumis à déclaration en mairie. Sont dispensés d’autorisation préalable l’abattage des arbres morts, des arbres cassés ou renversés par le vent et des arbres dangereux. Toute demande d’autorisation de défrichement est rejetée de plein droit. Les Espaces Boisé Classés à conserver, protéger ou créer sont soumis aux prescriptions définies à l’article L. 113-2 du Code de l’Urbanisme.
Zone humide repérée au titre de l’article L 151-23 du Code de l’Urbanisme : Seules y sont autorisées les occupations et utilisations du sol ci-après, à condition qu’elles préservent ou restaurent le caractère de zone humide (au sens de l’annexe 1 de l’arrêté du 1er octobre 2009 – NOR : DEVO0922936A - et de l’annexe 2 de l’arrêté du 24 juin 2008 –NOR : DEVO0813942A) et le cas échéant les espèces protégées qui s’y développent (au sens des articles L.411-1 et L.411-2 du Code de l’Environnement) :
- Les travaux d’entretien ou d’exploitation agricole de la couverture végétale (coupes et exportation, broyage in-situ), - Les travaux qui s'avéreraient indispensables à une bonne gestion de la zone humide dans le sens du maintien de sa diversité, - Les clôtures sans soubassement, - Les travaux d'entretien des voies, chemins, fossés et réseaux divers existants (aérien et souterrain), dans le respect de leurs caractéristiques actuelles, - La réalisation d’équipements légers, sans soubassement, à vocation pédagogique, de découverte et/ou de conservation des habitats naturels et des espèces sauvages, - Les réseaux d’eau pluviale à condition de la remise en état de la zone humide, - Les travaux liés à la LGV Lyon-Turin sur le périmètre de l’Emplacement Réservé prévu à cet effet.
Pelouses sèches repérées au titre de l’article L151-23 du Code de l’Urbanisme : Seules y sont autorisées les occupations et utilisations du sol ci-après :
- Les travaux d’entretien ou d’exploitation agricole de la couverture végétale (coupes et exportation, broyage in-situ),
- Les clôtures de type agricole, - Les travaux et installations légères nécessaires à l'activité agricole pastorale, à condition que leur impact dans le paysage soit limité ou temporaire, et qu'ils ne perturbent pas, ni n’entravent la circulation de la faune, - Les coupes, abattages d’arbres, défrichements, sous réserve qu’ils soient nécessaires au maintien de l’ouverture des paysages agricoles, et qu’ils ne portent pas atteinte au milieu naturel et aux fonctionnalités écologiques, - Les travaux, constructions et installations divers à condition qu’ils soient nécessaires à la prévention contre les risques naturels.
Ripisylve identifiée au titre de l’article L151-23 du Code de l’Urbanisme : Toutes constructions et utilisations du sol sont interdites. De plus, le dessouchage, les exhaussements et affouillements ainsi que les clôtures avec des soubassements sont interdits. Seuls sont autorisés les travaux d’entretien ainsi que les ouvrages et équipements nécessaires à la gestion et à l’exploitation du cours d’eau. Les coupes et abattages d'arbres sont soumis à déclaration préalable. Il est fait application du régime d'exception prévu à l'article L421-4 du Code de l’Urbanisme, les coupes et abattages d'arbres sont dispensés d’autorisation préalable en cas d’abattage des arbres morts, des arbres cassés ou renversés par le vent et des arbres dangereux.
Zone de prescriptions sonores liée à la Route Départementale 1090 : Des prescriptions d’isolement acoustique pourront être imposées lors de la demande de permis de construire (voir arrêté préfectoral du 18 novembre 2011 annexé au PLU).
Périmètre de protection des captages Dans les secteurs concernés par des arrêtés préfectoraux de déclaration d'utilité publique (DUP) liés à la protection des captages, respecter les prescriptions de ces derniers, consultables en annexe 5.3.1 du PLU.
PARTIE 2 – Caractéristiques urbaines, architecturales, environnementales et paysagères
A 3 – Volumétrie et implantation des constructions 3.1 Hauteur maximale des constructions
La hauteur des constructions est mesurée à l’aplomb de tout point de la construction par rapport au terrain naturel avant travaux (TN). Ne sont pas comptés les ouvrages techniques, cheminées et autres superstructures de faible emprise. Le terrain naturel est celui qui existe dans son état antérieur aux travaux entrepris pour la réalisation du projet de construction objet du permis.
Schéma illustratif
DISPOSITIONS GENERALES La hauteur des constructions est limitée à 12 mètres. La hauteur des constructions réalisées en extension d’une habitation existante ne pourra dépasser 7 m. En cas d’extension d’une habitation existante dépassant cette hauteur, la hauteur de la construction en extension peut s’aligner sur la hauteur du bâtiment existant. La hauteur des annexes aux habitations existantes est limitée à 4 mètres.
En Ae, la hauteur des constructions est limitée à 7 mètres.
En Ap et Av, la hauteur des constructions est limitée à l’existant.
DISPOSITIONS PARTICULIERES La hauteur des équipements d’intérêt collectif et services publics ainsi que leurs ouvrages techniques n’est pas règlementée.