Rubrique NCA 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : PARTIE 1 – Usage des sols et destination des constructions
N 1 – Destinations et sous-destinations
Les sous-destinations autorisées sont identifiées dans le tableau par le symbole suivant : X Les sous-destinations autorisées sous conditions ou soumises à limitation de certains usages et affectations du sols, constructions et activités sont identifiées dans le tableau par le symbole suivant : / Si aucun symbole présent : la destination est interdite
Destinations (Article R.151-27 du
CU)
Sous destinations (Article R. 151-27 du CU)
N Nca Ne NL
Exploitation agricole - Exploitation agricole
/
et forestière
- Exploitation forestière
/
Habitation
- Logement - Hébergement
/
- Artisanat et commerce de détail
- Restauration
- Commerce de gros
/
Commerce et - Activités de services où s'effectue l'accueil d'une activités de service
clientèle
- Cinéma
- Hôtels
- Autres hébergements touristiques
- Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés
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Equipements d'intérêt collectif et services publics
- Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés
- Etablissement d'enseignement, de santé et d'action sociale
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- Salles d'art et de spectacles
- Equipements sportifs
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Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire
- Autres équipements recevant du public - Industrie - Entrepôt - Bureau - Centre de congrès et d'exposition
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N 2 – Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
Secteurs soumis à des risques naturels identifiés au titre de l’article R151.34 1° du Code de l’Urbanisme : Les constructions et installations peuvent être interdites ou soumises à des conditions spéciales, se référer :
- Au plan « 4.2.4 Risques naturels et zonage » et au document « 4.1 Règlement écrit – Partie 2 – Règlement des risques naturels »,
- Au PPRI Isère amont en annexe 5.2.1 du PLU, - A l’arrêté et à la carte R111.3 en annexe 5.2.2 du PLU.
Installations nécessaires à des équipements collectifs : Sont autorisées les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs d’intérêt général dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.
Habitations existantes : Les bâtiments d'habitation existants peuvent faire l'objet d'extensions, dès lors que ces extensions ne compromettent pas l'activité agricole ou la qualité paysagère du site et sont en continuité de la construction principale. L’extension de ces habitations est limitée à 30% de l’emprise au sol existante à la date d’approbation du PLU, dans la limite de 200 m² d’emprise au sol au total. L’emprise au sol des annexes est limitée à 30 m² maximum (total des annexes, y compris existantes, hors piscine). La superficie du bassin de la piscine est limitée à 40 m². La totalité d’une annexe ou d’une piscine devra être implantée dans un périmètre maximum de 20m autour de la construction principale.
Sont interdites les occupations et utilisations du sol suivantes (ne s’applique pas aux carrières tramées au titre de l’article R151-34 2° du Code de l’Urbanisme) :
- Les affouillements et exhaussement du sol sauf ceux nécessaires à la construction, aux équipements publics et d’intérêt collectif, à l’exploitation agricole et forestière, à la gestion des eaux pluviales et au projet Isère Amont.
- Les dépôts de toute nature, hors bois, compost et ceux liés à l’activité agricole
De plus en zone N, sont autorisés :
- Les bâtiments liés à l’exploitation forestière dans la limite de 40 m².
De plus en zone Nca, les nouvelles constructions ne sont pas autorisées. Seuls sont autorisés la rénovation et l’entretien des constructions et installations existantes liées à l’exploitation de la carrière et la commercialisation des matériaux, dans leur emprise et volume actuel.
De plus en zone Ne, toutes les constructions et utilisations du sol doivent respecter les arrêtés préfectoraux et décret correspondant (arrêté préfectoral n°95-4393 du 25 juillet 1995 pour la forêt alluviale de Chapareillan, arrêté préfectoral n°2006-07523 du 12 février 2006 pour les Lacs Bey et Froment et décret n°97-905).
Dans la Réserve Naturelle Nationale des Hauts-de-Chartreuse, toutes les constructions et utilisations du sol doivent respecter le décret n°97-905 portant création de la réserve. Les travaux publics ou privés sont interdits sauf autorisation du préfet après avis du Comité consultatif uniquement dans les cas suivants :
- Travaux réalisés dans le cadre de la gestion de la Réserve Naturelle et liés à la protection des milieux ;
- Travaux nécessaires à la restauration des terrains en montagne ;
- Travaux liés à la gestion et à l'exploitation de la forêt ;
- Travaux concernant la rénovation des chemins et des bâtiments existants nécessaires à l'exploitation pastorale ou forestière ;
- Travaux relatifs à la préservation de la qualité de l'eau.
- Les activités, travaux, installations, aménagements et ouvrages nécessaires au projet Isère Amont. À l'exception des coupes de bois secs et des chablis, les coupes rases (sauf coupe en vue de régénération naturelle) et tout défrichement sont interdits. Demeurent toutefois autorisées les coupes prévues dans les documents d'aménagement forestier des forêts publiques ou dans les plans simples de gestion des forêts privées.
De plus en zone NL, aucune construction nouvelle n’est autorisée. Seules sont autorisées les installations et occupations du sol d’intérêt collectif liées aux activités sportives ou de plein air.
Espaces Boisés Classés repérés au titre de l’article L 113-1 du Code de l’Urbanisme : tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements sont interdits. Les coupes et abattage d’arbres sont soumis à déclaration en mairie. Sont dispensés d’autorisation préalable l’abattage des arbres morts, des arbres cassés ou renversés par le vent et des arbres dangereux. Toute demande d’autorisation de défrichement est rejetée de plein droit. Les Espaces Boisé Classés à conserver, protéger ou créer sont soumis aux prescriptions définies à l’article L. 113-2 du Code de l’Urbanisme.
Zone humide repérée au titre de l’article L 151-23 du Code de l’Urbanisme : Seules y sont autorisées les occupations et utilisations du sol ci-après, à condition qu’elles préservent ou restaurent le caractère de zone humide (au sens de l’annexe 1 de l’arrêté du 1er octobre 2009 – NOR : DEVO0922936A - et de l’annexe 2 de l’arrêté du 24 juin 2008 –NOR : DEVO0813942A) et le cas échéant les espèces protégées qui s’y développent (au sens des articles L.411-1 et L.411-2 du Code de l’Environnement) :
- Les travaux d’entretien ou d’exploitation agricole de la couverture végétale (coupes et exportation, broyage in-situ), - Les travaux qui s'avéreraient indispensables à une bonne gestion de la zone humide dans le sens du maintien de sa diversité, - Les clôtures sans soubassement, - Les travaux d'entretien des voies, chemins, fossés et réseaux divers existants (aérien et souterrain), dans le respect de leurs caractéristiques actuelles, - La réalisation d’équipements légers, sans soubassement, à vocation pédagogique, de découverte et/ou de conservation des habitats naturels et des espèces sauvages, - Les réseaux d’eau pluviale à condition de la remise en état de la zone humide, - Les travaux liés à la LGV Lyon-Turin sur le périmètre de l’Emplacement Réservé prévu à cet effet.
Pelouses sèches repérées au titre de l’article L151-23 du Code de l’Urbanisme : Seules y sont autorisées les occupations et utilisations du sol ci-après :
- Les travaux d’entretien ou d’exploitation agricole de la couverture végétale (coupes et exportation, broyage in-situ),
- Les clôtures de type agricole, - Les travaux et installations légères nécessaires à l'activité agricole pastorale, à condition que leur impact dans le paysage soit limité ou temporaire, et qu'ils ne perturbent pas, ni n’entravent la circulation de la faune, - Les coupes, abattages d’arbres, défrichements, sous réserve qu’ils soient nécessaires au maintien de l’ouverture des paysages agricoles, et qu’ils ne portent pas atteinte au milieu naturel et aux fonctionnalités écologiques, - Les travaux, constructions et installations divers à condition qu’ils soient nécessaires à la prévention contre les risques naturels.
Ripisylve identifiée au titre de l’article L151-23 du Code de l’Urbanisme : Toutes constructions et utilisations du sol sont interdites. De plus, le dessouchage, les exhaussements et affouillements ainsi que les clôtures avec des soubassements sont interdits. Seuls sont autorisés les travaux d’entretien ainsi que les ouvrages et équipements nécessaires à la gestion et à l’exploitation du cours d’eau. Les coupes et abattages d'arbres sont soumis à déclaration préalable. Il est fait application du régime d'exception prévu à l'article L421-4 du Code de l’Urbanisme, les coupes et abattages d'arbres sont dispensés d’autorisation préalable en cas d’abattage des arbres morts, des arbres cassés ou renversés par le vent et des arbres dangereux.
Carrière protégée pour la richesse des sols et sous-sols au titre de l’article R151-34 2° du Code de l’Urbanisme : les constructions, aménagements et installations nécessaires à la mise en valeur de ces ressources naturelles et l’exploitation des carrières sont autorisées.
Zone de prescriptions sonores liée à la Route Départementale 1090 : Des prescriptions d’isolement acoustique pourront être imposées lors de la demande de permis de construire (voir arrêté préfectoral du 18 novembre 2011 annexé au PLU).
Périmètre de protection des captages Dans les secteurs concernés par des arrêtés préfectoraux de déclaration d'utilité publique (DUP) liés à la protection des captages, respecter les prescriptions de ces derniers, consultables en annexe 5.3.1 du PLU.
PARTIE 2 – Caractéristiques urbaines, architecturales, environnementales et paysagères
Le classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. Nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d'autorisation de défrichement prévue au chapitre Ier du titre IV du livre III du code forestier. Il est fait exception à ces interdictions pour l'exploitation des produits minéraux importants pour l'économie nationale ou régionale, et dont les gisements ont fait l'objet d'une reconnaissance par un plan d'occupation des sols rendu public ou approuvé avant le 10 juillet 1973 ou par le document d'urbanisme en tenant lieu approuvé avant la même date. Dans ce cas, l'autorisation ne peut être accordée que si le pétitionnaire s'engage préalablement à réaménager le site exploité et si les conséquences de l'exploitation, au vu de l'étude d'impact, ne sont pas dommageables pour l'environnement. Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions d'application du présent alinéa. La délibération prescrivant l'élaboration d'un plan local d'urbanisme peut soumettre à déclaration préalable, sur tout ou partie du territoire couvert par ce plan, les coupes ou abattages d'arbres isolés, de haies ou réseaux de haies et de plantations d'alignement.
Les projets suivants sont admis dans une zone réglementaire lorsque le règlement s’y appliquant renvoie au présent article.
Ils sont admis sous réserve : -De ne pas augmenter les risques naturels et de ne pas en créer de nouveaux, dans les deux cas à la fois pour les personnes et les biens et pour les enjeux humains et matériels préexistants sur le tènement du projet, -De respecter les dispositions les concernant indiquées dans le règlement de la zone réglementaire concernée.
1) Projets nouveaux a) La mise en exploitation agricole ou forestière ; b) Hors zone de glissement de terrain, les réseaux souterrains ; c) Dans la limite d’une construction par parcelle, les constructions de hauteur par rapport au terrain naturel
2 inférieure à 3 m et d’emprise au sol inférieure à 5 m ; d) Hors zones de glissement de terrain, les aménagements de terrains de sport ou à usage de loisirs, sans constructions autres qu’abris légers et bâtiments de sanitaires de hauteur par rapport au terrain naturel inférieure à 3 m rattachés à l’usage de ces aménagements, dans la limite d’une emprise au sol globale
2 maximum de 40 m pour les aménagements de superficie inférieure ou égale à un hectare, augmentée de 40 m² par hectare au-delà d’une superficie d’un hectare (soit par exemple 60 m² d’emprise autorisée pour une superficie d’un hectare et demi) ; e) Sous réserve : - Que la sécurité des personnes soit assurée, - Et que leur implantation soit liée à leur fonctionnalité, - Les constructions, ouvrages et aménagements correspondant à l’exploitation des carrières soumises à la législation sur les installations classées ou aux besoins de la sécurité civile ou aux sous-destinations exploitation agricole, exploitation forestière, équipements sportifs ; f) Sous réserve que le maître d’ouvrage prenne des dispositions appropriées aux risques, les projets (et lors de leur mise en œuvre) correspondants à la sous-destination « locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés » lorsque leur implantation dans une zone où le principe général est l’interdiction est justifiée par leur fonctionnalité et lorsqu’ils ne constituent ni des établissements sensibles, ni des établissements de secours ; g) Les voies routières, ferrées, rurales, forestières justifiées par leur fonctionnalité h) Sous réserve que le maître d’ouvrage prenne des dispositions appropriées aux risques, y compris ceux créés par les travaux, les infrastructures de transport de fluides ou d’énergie et de transport aérien par câble, ainsi que les équipements et ouvrages techniques nécessaires à leur fonctionnement ; i) Sous réserve que le maître d’ouvrage prenne des dispositions appropriées aux risques, y compris ceux créés par les travaux, les infrastructures de production d’hydro-électricité, ainsi que les équipements et ouvrages techniques nécessaires à leur fonctionnement ; j) Les ouvrages et aménagements ayant pour objectif principal de réduire les risques naturels.
2) Projets sur les biens et activités existants a) Les travaux courants d’entretien et de gestion des constructions et installations existantes, notamment les aménagements internes, les traitements de façades, la réfection des toitures ; b) Les réparations de constructions ou d’ouvrages et les remises en état d’aménagements ou d’exploitations ; c) Les changements de sous-destination sauf vers la destination Habitats Logements d) Les extensions nécessaires à des mises aux normes obligatoires, notamment d’habitabilité ou de sécurité ; e) Les extensions de même nature que les projets nouveaux admis par le présent article et respectant les mêmes conditions que celles auxquels ces projets nouveaux doivent répondre pour être admis ; f) Sous réserve que la sécurité des personnes soit assurée, les constructions annexes suivantes : - Constructions de hauteur par rapport au terrain naturel inférieure à 3 m et d’emprise au sol cumulée inférieure ou égale à 5 m² par parcelle ; - Abris légers de hauteur par rapport au terrain naturel inférieure à 3 m et d’emprise au sol cumulée inférieure ou égale à 20 m² par parcelle ; - Bassins et piscines extérieurs, enterrés hors zone de glissement de terrain ou provisoires hors sols, de superficie cumulée inférieure ou égale à 40 m² par parcelle.
1. Crue rapide des rivieres (C)
L’aléa « Inondations de plaines » [I] correspond aux inondations lentes permettant de prévoir et d’annoncer la submersion des terrains et donc de disposer de temps pour prendre des mesures efficaces de réductions des conséquences de l’inondation. La vitesse du courant est relativement faible mais peut être forte localement.