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Edifiable

Zone UZD2secteur d'activités et de commerces dense

Le secteur d'activités le plus dense de la famille UZd : 18 m à l'égout (12 m à La Trinité), 75 % d'emprise au sol, 5 m de recul sur les voies comme sur les limites séparatives, piscines interdites.

  • Zone urbaine
Zone UZD2, règle générale1 carreau = 1 m
VUE EN PLANvoie75 % d'emprisealignementlimite séparativerecul 5 m5 mCOUPEvoie18 m

Les règles de la zone UZD2

  • Usage

    Exploitations agricoles et forestières nouvelles interdites

    ce qui est interdit de construire

    8 cas particuliers
    Industrie interdite
    La phrase du règlement

    « 1.1.3 Dans toute la zone sont interdit(e)s : [...] - L'industrie ; - L'habitat non soumis aux dispositions de l'article 1.2 ; »

    Piscines interdites
    La phrase du règlement

    « 1.1.3 Dans toute la zone sont interdit(e)s : [...] - Les affouillements et exhaussements non liés à une opération autorisée. - Les piscines. »

    Camping, caravaning et parcs d'attraction interdits
    La phrase du règlement

    « 1.1.3 Dans toute la zone sont interdit(e)s : [...] - Les terrains de camping et de caravaning, les habitations légères de loisirs, les caravanes isolées, les parcs d'attraction, les parcs résidentiels de loisir, les terrains de sports motorisés ; »

    80 m² de surface de plancher pour le logement de gardiennagehabitation liée et nécessaire au gardiennage du site
    La phrase du règlement

    « - Les constructions destinées à l'habitation à condition d'être liées et nécessaires au gardiennage du site et de ne pas excéder une surface de plancher de 80m² ; »

    Bureaux autorisés sous conditionsbureaux liés et nécessaires aux activités commerciales
    La phrase du règlement

    « 1.2.4 Dans toute la zone : [...] - Les bureaux à condition qu'ils soient liés et nécessaires aux activités commerciales ; »

    Aires de stockage autorisées sous conditionsaires nécessaires aux activités et intégrées au bâtiment principal par une structure couverte
    La phrase du règlement

    « 1.2.4 Dans toute la zone : [...] - Les aires de stockages à condition qu'elles soient nécessaires aux activités et qu'elles soient intégrées au bâtiment principal par une structure couverte. »

    Dépôts de matériaux à l'air libre totalement interditssur la commune de La Trinité
    La phrase du règlement

    « 1.2.4 Dans toute la zone : ... de toute nature à l'air libre à condition qu'ils soient induits par des mouvements de sol non interdits en article 1.1 et liés à une opération de construction ou d'aménagement autorisée dans la zone (sauf pour La Trinité où l'interdiction est totale); »

    ICPE autorisées sous conditionsabsence de nuisances pour le voisinage et intégration à l'environnement urbain
    La phrase du règlement

    « 1.2.4 Dans toute la zone : [...] - Les installations classées pour la protection de l'environnement à condition de ne pas générer de nuisances pour le voisinage et qu'elles s'intègrent à l'environnement urbain du secteur ; »

    Les règles de qualité urbaine et architecturale (superstructures, murs de soutènement, clôtures, piscines, performance énergétique) se lisent à part, dans le règlement de la zone. Dans les périmètres de risques naturels et dans les périmètres du plan d'exposition au bruit, tout est interdit sauf ce que l'article 1.2 autorise.

    Article UZD2 1 « Usage des sols et destination des constructions. »

  • Hauteur

    18 m à l'égout

    sauf à La Trinité

    la hauteur à ne pas dépasser

    3 cas particuliers
    12 m à l'égoutsur la commune de La Trinité
    La phrase du règlement

    « - La Trinité : La hauteur maximale des constructions à l'égout est fixée à 12m. »

    Dépassement de 2 m au maximumsur la commune de Nice, pour des motifs d'architecture et de mise en harmonie avec les bâtiments existants en bordure de voie
    La phrase du règlement

    « - Nice : o La hauteur du bâtiment peut, [...] projeté avec les bâtiments existants situés en bordure de voie, faire l'objet d'un dépassement n'excédant pas de 2 m les hauteurs autorisées. o L'installation de systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques ou de tout dispositif individuel de production d'énergie renouvelable, ou de récupération d'eau est autorisée en superstructure technique au-dessus de l'égout du toit, dans la limite de 3,50 m et dans ... »

    3,50 m au-dessus de l'égout pour les dispositifs d'énergie renouvelablesur la commune de Nice
    La phrase du règlement

    « - Nice : o La hauteur du bâtiment peut, pour des motifs d'architecture, [...] en superstructure technique au-dessus de l'égout du toit, dans la limite de 3,50 m et dans les conditions fixées en article »

    La rubrique porte d'abord les blocs 1.3.6 à 1.3.10 (règles différenciées entre rez-de-chaussée et étages, majorations de volume constructible), tous « Non réglementé ». Les hauteurs ci-dessous ne s'appliquent pas là où le plan de zonage précise une hauteur. À Nice, les œuvres architecturales non habitables, les équipements publics et les superstructures techniques ne sont pas soumis aux règles de hauteur.

    Article UZD2 4 « Majorations de volume constructible (emprise au sol et hauteur) pour certaines destinations »

  • Emprise au sol

    75 % d'emprise au sol

    sauf à Cagnes-sur-Mer

    la surface au sol que l'on peut bâtir

    1 cas particulier
    Non réglementésur la commune de Cagnes-sur-Mer
    La phrase du règlement

    « Spécificité(s) locale(s) - Cagnes-sur-Mer : non règlementé. »

    Article UZD2 5 « Emprise au sol maximale des constructions : »

  • Recul sur la rue

    10 m de l'emprise publique de l'autoroute A8

    la distance à garder avec la rue

    7 cas particuliers
    5 m de la limite d'emprise publique des voiessauf à Cagnes-sur-Mer et à Nice
    La phrase du règlement

    « 2.1.3.1 Par rapport aux voies et emprises publiques Les constructions doivent s'implanter à une distance minimale de 5m de la limite d'emprise publique des voies. »

    25 m de l'axe du terre-plein central de l'avenue des Alpessur la commune de Cagnes-sur-Mer
    La phrase du règlement

    « - Cagnes-sur-Mer : les constructions doivent s'implanter à 25 m par rapport à l'axe du terre- plein central de l'avenue des Alpes »

    Implantation possible jusqu'à la limite de l'emprise publiquesur la commune de Nice
    La phrase du règlement

    « - Nice : o Les bâtiments peuvent s'implanter jusqu'à la limite de l'emprise publique ou la limite de la voie existante, de la voie future si un emplacement réservé voirie figure sur le plan directeur de zonage, de la marge de recul graphique ou de la limite d'implantation graphique des constructions figurant en trait continu rouge sur le plan directeur de zonage, si elle existe. o Dans les reculs induits, peuvent être autorisés : ▪ les infrastructures ... »

    10 m en bordure de la pénétrante du Paillon et de l'autoroute A8sur la commune de Nice, volumes des bâtiments destinés à l'habitat
    La phrase du règlement

    « ... graphiques portées sur les documents graphiques s'ajoutent, en ce qui concerne les volumes des bâtiments destinés à l'habitat, un retrait minimum de : ▪ de 10 m en bordure de la pénétrante du PAILLON et de l'autoroute A8, »

    8 m en bordure des bretelles d'accèssur la commune de Nice, volumes des bâtiments destinés à l'habitat
    La phrase du règlement

    « ▪ de 8 m en bordure des bretelles d'accès à la pénétrante du PAILLON et de l'autoroute A8, »

    5 m en bordure de la voie Pierre Mathissur la commune de Nice, volumes des bâtiments destinés à l'habitat
    La phrase du règlement

    « ▪ de 5 m en bordure de la voie Pierre MATHIS et de ses accès. »

    5 m de l'axe et 3 m des berges des cours d'eaudans les zones « Cours d'eau (fleuves, rivières, vallons) » de la trame verte et bleue
    La phrase du règlement

    « Exception(s) : ... », en document n°5 des pièces réglementaires du PLU métropolitain, toute construction devra être implantée avec un recul de 5 m de l'axe et 3 m des berges des cours d'eau à ciel ouvert, afin de préserver les continuités écologiques. 2.1.3.2 Par rapport aux limites séparatives Les constructions doivent s'implanter à une distance minimale de 5m des limites séparatives. »

    À Nice, la rubrique détaille en outre ce qui est admis dans les reculs induits et en surplomb des voies (saillies de 1,20 m, débords de toiture de 1 m, corniches de 0,5 m, marquises de 3,50 m, empiètement de 30 cm pour une isolation extérieure) : ce sont des tolérances de saillie, pas des reculs.

    Article UZD2 3 « Implantation des constructions »

  • Limites

    5 m des limites séparatives

    sauf à Nice

    la distance à garder avec les voisins

    3 cas particuliers
    Implantation possible en limite jusqu'à 6 m de hauteursur la commune de Nice
    La phrase du règlement

    « - Nice : o Les bâtiments et installations dont la hauteur n'excède pas 6 mètres, peuvent s'implanter jusqu'aux limites séparatives. »

    En limite si la façade latérale n'excède pas 22 msur la commune de Nice, partie de bâtiment dépassant 6 m à l'égout
    La phrase du règlement

    « ▪ Soit sur les limites séparatives à condition que la longueur de la façade latérale du bâtiment n'excède pas 22 m ; »

    6 m des limites séparativessur la commune de Nice, partie de bâtiment dépassant 6 m à l'égout
    La phrase du règlement

    « Toute partie de bâtiment dont la hauteur excède 6 m à l'égout du toit, peut être implantée : [...] ▪ Soit à une distance d'au moins 6 m par rapport aux limites séparatives. o Dans les reculs induits, peuvent être autorisés : ▪ L'installation de systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques ou de tout dispositif individuel de production d'énergie renouvelable ou de récupération d'eau, ▪ Les éléments architecturaux débords de toitures et éléments de ... »

    Article UZD2 3 « Implantation des constructions »

  • Stationnement

    1 place par logement, plus 1 place par tranche entamée de 50 m²

    sur la commune de Colomars

    les places de voiture à prévoir

    15 cas particuliers
    1 place par logement de moins de 60 m²sur la commune de Vence
    La phrase du règlement

    « Spécificité(s) locale(s) : [...] - Vence : o Logements : ▪ 1 place par logement inférieur à 60 m² de surface de plancher; »

    2 places par logement de 60 m² ou plussur la commune de Vence
    La phrase du règlement

    « Spécificité(s) locale(s) : [...] - Vence : o Logements : [...] ▪ 2 places par logement supérieur ou égal à 60 m² de surface de plancher dans la limite de 2 places par logement. »

    1 place pour les 100 premiers m², puis 1 place par tranche de 50 m²sur la commune de Vence, bureaux, commerce et activités de service
    La phrase du règlement

    « - MS3 o Bureaux, commerce et activités de service : 1 place pour les 100 premiers m² de surface de plancher ; et une place par tranche de 50 m² supplémentaires. »

    1 place par logement, plus 1 place par tranche entamée de 60 m²sur les communes de La Gaude, Falicon, Gilette, La Roquette-sur-Var, Le Broc, Saint-André-de-la-Roche, Saint-Blaise, Tourrette-Levens, Aspremont, Bonson, Castagniers et Saint-Jeannet
    La phrase du règlement

    « - La Gaude, Falicon, Gilette, La Roquette-sur-Var, Le Broc, Saint-André-de-La-Roche, [...] : 1 place par logement assortie d'une place par tranche entamée de 60 m² de surface de plancher. o Bureaux, commerce et activités de service : 1 place par tranche de 40 m² de surface de plancher. »

    2 places par logement de 60 à 120 m²sur la commune de Gattières
    La phrase du règlement

    « ▪ 2 places pour les logements dont la surface de plancher est comprise entre 60 et 120 m² ; »

    3 places par logement de 120 à 180 m²sur la commune de Gattières
    La phrase du règlement

    « ▪ 3 places pour les logements dont la surface de plancher est comprise entre 120 et 180 m² ; »

    1 place par logement, plus 1 place par tranche entamée de 60 m²sur la commune de Gattières, logements de plus de 180 m²
    La phrase du règlement

    « ▪ Pour les logements de + de 180 m² : 1 place par logement + 1 place par tranche entamée de 60 m². »

    2 places minimum par logementsur la commune de Carros
    La phrase du règlement

    « - Carros : o Logements : 2 places minimum par logement o Bureaux, commerce et activités de service : 1 place par tranche de 40 m² de surface de plancher. »

    1 place par tranche de 40 m²sur la commune de La Trinité, bureaux et commerce de détail
    La phrase du règlement

    « - La Trinité : o Bureaux et commerce de détail : 1 place par tranche de 40 m² de surface de plancher. o Artisanat et activités ne relevant pas des autres destinations : 1 place par tranche de 100 m² de surface de plancher. o Hôtels et autres hébergements touristiques : 1 place pour 2 chambres. »

    1 place par tranche de 100 m²sur la commune de La Trinité, artisanat et activités ne relevant pas des autres destinations
    La phrase du règlement

    « ... de détail : 1 place par tranche de 40 m² de surface de plancher. o Artisanat et activités ne relevant pas des autres destinations : 1 place par tranche de 100 m² de surface de plancher. o Hôtels et autres hébergements touristiques : 1 place pour 2 chambres. »

    1 place par tranche de 150 m²sur la commune de La Trinité, stationnement des deux roues motorisés et des vélos, bureaux et commerce de détail
    La phrase du règlement

    « - La Trinité : o Bureaux et commerce de détail : 1 place par tranche de 150 m² de surface de plancher. o Artisanat et activités ne relevant pas des autres destinations : 1 place par tranche de 150 m² de surface de plancher. o Hôtels et autres hébergements touristiques : 1 place pour 4 chambres. »

    1 place visiteur par tranche de 5 lots ou 5 logementssur la commune de Saint-Laurent-du-Var, opérations engendrant plusieurs lots à bâtir ou plusieurs logements, hors logements locatifs sociaux
    La phrase du règlement

    « - Saint-Laurent-du-Var : o Logements : [...] plusieurs lots à bâtir et/ou plusieurs logements, il sera exigé une place de stationnement visiteur par tranche de 5 lots ou 5 logements, à l'exclusion des logements locatifs sociaux. »

    2 m² de local vélo par logement dans le périmètre vélo, 1 m² hors périmètresur la commune de Saint-Laurent-du-Var
    La phrase du règlement

    « - Saint-Laurent-du-Var : o Logements : à l'intérieur du périmètre vélo, 2 m² de local vélo par logement ; à l'extérieur du périmètre vélo, 1 m² de local vélo par logement. »

    1 place vélo par hébergement et 2 places vélo par logementsur la commune de Nice
    La phrase du règlement

    « - Nice : o Sur la commune de Nice, il est imposé 1 place de stationnement vélo par habitation destinée à l'hébergement et 2 places de stationnement vélo par habitation destinée au logement »

    2 places par logementlogements, sur la commune de Saint-Laurent-du-Var
    La phrase du règlement

    « - Saint-Laurent-du-Var : o Logements : 2 places minimum par logement o En outre, pour les opérations engendrant plusieurs lots à bâtir et/ou plusieurs logements, il sera exigé une place de stationnement visiteur par tranche de 5 lots ou 5 logements, à l'exclusion des logements locatifs sociaux. »

    La zone renvoie aux dispositions générales du PLUm pour les normes par destination ; seules les spécificités locales sont données ici. Les bureaux, commerce et activités de service demandent 1 place par tranche de 40 m² de surface de plancher pour douze communes, pour Gattières, Carros et Colomars ; le règlement de la zone dit à quelle commune chaque cas appartient. Saint-Laurent-du-Var écrit la même règle que Carros pour les logements. À La Trinité, les hôtels demandent 1 place pour 2 chambres (véhicules légers) et 1 place pour 4 chambres (deux roues), et l'artisanat 1 place par tranche de 150 m² (deux roues) ; ces valeurs se lisent dans le règlement de la commune.

    Article UZD2 8 « STATIONNEMENT. »

  • Espaces verts

    Dispositif de compostage exigé

    constructions à usage d'habitation ou dont l'usage produit des ordures ménagères fermentescibles

    2 cas particuliers
    50 % de ces espaces en espaces verts plantéssur la commune de La Trinité, dans les espaces paysagers des bords de voie identifiés au document graphique
    La phrase du règlement

    « - La Trinité : [...] sans vocation commerciale et des ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics n'est autorisée dans ces espaces. 50% au moins de ces espaces doivent être maintenus en espaces verts plantés à raison d'un sujet de haute tige pour 50 m² d'emprise, sans occupation, stationnement ou artificialisation du sol. »

    1 sujet de haute tige pour 50 m² d'emprisesur la commune de La Trinité, dans les espaces paysagers des bords de voie identifiés au document graphique
    La phrase du règlement

    « - La Trinité : [...] services publics n'est autorisée dans ces espaces. 50% au moins de ces espaces doivent être maintenus en espaces verts plantés à raison d'un sujet de haute tige pour 50 m² d'emprise, sans occupation, stationnement ou artificialisation du sol. »

    Aucun pourcentage n'est fixé pour la zone entière : le seul chiffre vient de La Trinité, et il ne porte que sur les espaces paysagers des bords de voie identifiés au document graphique.

    Article UZD2 7 « TRAITEMENT ENVIRONNEMENTAL ET PAYSAGER DES ESPACES NON BÂTIS ET ABORDS »

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Et quand le règlement ne dit rien ?

Une case vide ne veut pas dire « tout est permis », et ne veut pas dire non plus que la loi prend le relais. Cela veut dire que ce plan-là ne réglemente pas ce point. D'autres textes s'appliquent quand même, et il faut satisfaire tous ceux qui portent sur le même objet, donc en pratique le plus contraignant.

1. La loi ne vient pas combler le silence du plan

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, là où un plan local existe, l'article R.111-1 du code de l'urbanisme écarte les articles R.111-3, R.111-5 à R.111-19 et R.111-28 à R.111-30, c'est-à-dire ceux qui donneraient un chiffre :

  • R.111-16 le recul par rapport à la voie ;
  • R.111-17 3 mètres, ou la moitié du dénivelé, aux limites séparatives ;
  • R.111-18 le gabarit des constructions.

Si le plan ne fixe pas de hauteur, aucune règle nationale ne la fixe à sa place : le plan a choisi de ne pas réglementer ce point. Une commune sans plan local applique au contraire ces articles en entier, et sa page les cite.

2. Les règles nationales qui restent sont des motifs de refus

Les autres articles du règlement national continuent, eux, de s'appliquer. Ils ne donnent pas de valeur à respecter : ils permettent de refuser le permis, ou de l'assortir de prescriptions.

  • R.111-2 atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique ;
  • R.111-4 atteinte à un site ou à des vestiges archéologiques ;
  • R.111-26 non-respect des préoccupations d'environnement ;
  • R.111-27 atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites et aux paysages ;
  • R.111-25 des places de stationnement hors voie publique peuvent être imposées, en rapport avec le projet.

3. Le chapitre de la zone n'est pas tout le règlement

Un règlement s'ouvre le plus souvent sur des dispositions générales, valables dans toutes les zones. Quand le chapitre d'une zone écrit « non réglementé », il dit que ce chapitre n'ajoute rien ; une règle commune peut s'appliquer quand même. La disposition commune s'affiche alors, signalée comme telle.

4. Les servitudes s'ajoutent au plan, elles ne le remplacent pas

Plan de prévention des risques, abords d'un monument historique, protection d'un captage d'eau : ces servitudes d'utilité publique sont annexées au PLU et s'appliquent en plus de lui. Quand le plan autorise et que la servitude interdit, la servitude l'emporte. Un plan de prévention approuvé vaut servitude (L.562-4 du code de l'environnement) ; un plan seulement prescrit ne s'impose pas encore, sauf les dispositions que le préfet rend opposables par anticipation (L.562-2).

5. Sur le littoral et en montagne, la loi s'applique directement

Dans une commune littorale, l'urbanisation s'étend en continuité des agglomérations et villages existants (L.121-8), et rien ne se construit dans la bande des 100 mètres hors des espaces urbanisés (L.121-16). En zone de montagne, l'urbanisation se fait en continuité des bourgs, villages et hameaux (L.122-5). Ces règles s'imposent au permis quoi que le plan de zonage classe ; la page de la commune dit si elle est littorale ou classée en zone de montagne, d'après les listes nationales.

6. En zone protégée, le document du site règle le bâti

Dans un site patrimonial remarquable, le plan de sauvegarde et de mise en valeur ou le plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine tient lieu de règlement sur son périmètre, et l'accord de l'architecte des Bâtiments de France est requis. La fiche de la parcelle signale la servitude quand elle la touche, mais ne lit pas ce document, qui est distinct du PLU. De même, un cœur de parc national, une réserve naturelle, un site classé ou un site Natura 2000 ajoutent leur autorisation ou leur évaluation au permis, et le plan d'exposition au bruit d'un aérodrome limite le logement neuf dans ses zones A, B et C : la fiche de la parcelle et la page de la voie les relèvent au point.

7. Le seul document qui engage la mairie

Le certificat d'urbanisme, délivré gratuitement par la mairie, dit ce qui s'applique à une parcelle précise. Les pages citent le règlement ; elles ne délivrent aucune autorisation et ne remplacent pas ce certificat.

Le texte du règlement de la zone UZD2, 10 rubriques
Sommaire

Le règlement de la zone UZD2, rubrique par rubrique

Le règlement entier, 1698 rubriques

Rubrique UZD2 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions

Intitulé du document : Usage des sols et destination des constructions.

1.1 USAGES, AFFECTATIONS DES SOLS, TYPES D’ACTIVITÉS, DESTINATIONS ET SOUSDESTINATIONS INTERDITS.

1.1.1 Dans les périmètres soumis à des risques naturels repérés sur la carte des risques figurant dans les pièces annexes du PLU métropolitain.

Tous les usages, affectations des sols, activités destinations et sous-destinations à l’exception de ceux autorisés sous conditions à l’article 1.2.

1.1.2 Dans les périmètres soumis au Plan d’Exposition au Bruit repérés au plan de zonage, document n°5 des pièces réglementaires du PLU métropolitain

Tous les usages, affectations des sols, activités, destinations et sous-destinations à l’exception de ceux autorisés sous conditions à l’article 1.2.

1.1.3 Dans toute la zone sont interdit(e)s :

  • Les exploitations agricoles et forestières nouvelles ;
  • L’industrie ;
  • L’habitat non soumis aux dispositions de l’article 1.2 ;
  • Les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement soumises à autorisation ou à déclaration non admises sous conditions par l’article 1.2 ;
  • Les dépôts de véhicules ;
  • Les dépôts et les déversements de matériaux de toute nature à l'air libre non autorisés sous condition en article 1.2 ;
  • Les dépôts de ferraille, d'épaves et de matériaux de démolition, non autorisés sous condition à l’article 1.2 ;
  • Les terrains de camping et de caravaning, les habitations légères de loisirs, les caravanes isolées, les parcs d’attraction, les parcs résidentiels de loisir, les terrains de sports motorisés ;
  • Les carrières ;
  • Les affouillements et exhaussements non liés à une opération autorisée.
  • Les piscines.
1.2 Activités, destinations et sous destinations soumises à conditions

PARTICULIÈRES.

1.2.1 Dans les périmètres soumis à des risques naturels repérés sur la carte des risques figurant dans les pièces annexes du PLUm.

Les activités, destinations et sous-destinations sont soumises aux conditions fixées par les dispositions des Plans de Prévention des Risques figurant dans les pièces annexes du PLUm, selon le risque faible, modéré ou fort.

1.2.2 Dans les périmètres soumis au Plan d’Exposition au Bruit repérés sur le plan de zonage, document n°5 des pièces réglementaires du dossier de PLUm.

Les activités, destinations et sous-destinations sont soumises aux dispositions et aux conditions d’isolation acoustique fixées par le Plan d’Exposition au Bruit approuvé, figurant dans les pièces annexes du PLUm.

1.2.3 Dans la zone de protection de la nappe alluviale du Var délimitée sur les documents graphiques par des petits cercles évidés, les affouillements et exhaussements des sols ne seront autorisés qu'à condition qu’ils n’aient aucune incidence sur la nappe phréatique (son alimentation et la qualité de l'eau). La qualité des matériaux déversés et leur propriété devront être strictement contrôlées par un organisme spécialisé qui s'assurera de leur innocuité vis-à-vis de la nappe phréatique.

1.2.4 Dans toute la zone :

  • Les constructions destinées à l’habitation à condition d’être liées et nécessaires au gardiennage du site et de ne pas excéder une surface de plancher de 80m² ;
  • Les bureaux à condition qu’ils soient liés et nécessaires aux activités commerciales ;
  • Les installations classées pour la protection de l’environnement à condition de ne pas générer de nuisances pour le voisinage et qu’elles s’intègrent à l’environnement urbain du secteur ;
  • Les destinations et sous-destinations de constructions à condition d’être compatibles avec les Orientations d'Aménagement et de Programmation (OAP) du PLU métropolitain ;
  • Les dépôts et les déversements de matériaux de toute nature à l'air libre à condition qu’ils soient induits par des mouvements de sol non interdits en article 1.1 et liés à une opération de construction ou d’aménagement autorisée dans la zone (sauf pour La Trinité où l’interdiction est totale);
  • Les dépôts de matériaux à condition qu’ils soient liés au service d’intérêt collectif de traitement des déchets. ;
  • Les aires de stockages à condition qu’elles soient nécessaires aux activités et qu’elles soient intégrées au bâtiment principal par une structure couverte.

Spécificité(s) locale(s) :

  • Sont également autorisées à La Trinité : les aires de stockages nécessaires aux activités autorisées sous réserve d'être intégrées à une structure couverte matériaux destinés à être recouverts tels que carreaux de plâtre, briques creuses, agglomérés.
2.2.7 Superstructures et installations diverses

Les systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques, les dispositifs individuels de production d'énergie renouvelable ou de récupération d’eau autorisés en superstructure technique au-dessus de l’égout du toit doivent tenir compte, dans leur aspect et leur volume, des bâtiments environnants et s’inscrire en cohérence avec l'ensemble du bâtiment, ses façades et son environnement général. Il en est de même pour les équipements publics, les superstructures techniques (édicules d’ascenseur par exemple), les antennes ou coupoles émettrices/réceptrices, les antennes de téléphone mobile ainsi que pour les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics et d’intérêt collectif.

Les installations en superstructure au-delà de l’égout du toit ne devront pas le dépasser de plus de 3 mètres de hauteur. Elles seront regroupées autant que possible et placés de manière à limiter au maximum leur impact visuel depuis l’espace public. Les édicules doivent être traités avec le même soin que celui apporté aux différentes façades.

2.2.8 Murs de soutènement :

Les murs de soutènement doivent être traités avec le même soin que les bâtiments et être en harmonie avec leur environnement et ne pourront excéder 3 mètres de hauteur. L’enchainement de plusieurs murs de soutènement doit être fractionné par des restanques plantées d’une largeur minimum de 1,5 mètre.

Les murs seront en pierre ou enduits, le béton devant être réservé aux projets contemporains identifiés comme tels par un parti architectural précis. Les enrochements cyclopéens sont interdits sauf s’ils font l’objet d’un projet paysager.

2.9 Clôtures :

Dans la zone 4 « Enjeu écologique en milieux anthropisés ou en développement » de la « trame verte et bleue », document n°5 des pièces réglementaires du PLU métropolitain, dans le cas de clôtures de type grillage, palissade, grille, édifiées sur un muret (mur-bahut), celui-ci doit avoir une hauteur maximale hors sol limitée à 0,50 mètre et doit intégrer des ouvertures et des aspérités.

L’ensemble (clôture et mur-bahut) devra permettre la libre circulation de la petite faune.

Dans les autres cas, les clôtures devront être aussi discrètes que possible et devront tenir compte de la continuité paysagère des clôtures avoisinantes.

Les dispositions relatives au dimensionnement et traitement architectural des clôtures sont déclinées dans les paragraphes suivants ainsi que dans le cahier de prescriptions architecturales. En cas de disposition contraire, les dispositions du cahier de prescriptions architecturales s’appliquent.

Les clôtures peuvent être composées comme suit :

  • soit d’une haie vive d’essence locale ;
  • soit d’une grille ou d’un grillage doublé d’une haie vive d’essence locale ;
  • soit d’un mur-bahut surmonté d’une grille, d’un grillage ou d’une balustrade, éventuellement doublé d’une haie vive d’essence locale.

Les murs-bahuts doivent être soigneusement traités, de préférence en matériaux naturels (le blanc pur est proscrit). Leur hauteur maximale est fixée à 50 centimètres à partir du sol existant. La hauteur totale des clôtures, mur-bahut compris, ne doit pas excéder 2 mètres.

Le portail d'entrée sera proportionné à la clôture, traité de façon cohérente avec celle-ci. La hauteur totale des portails ne pourra excéder 2,50 mètres.

Les coffrets type EDF, télécommunications, eau… et les boîtes aux lettres seront encastrés dans les parties maçonnées.

Les brise-vues sont interdits.

Les clôtures remarquables devront être refaites à l’identique.

Les clôtures des équipements d’intérêt collectif pourront atteindre 2.50m, celles des équipements scolaires et des équipements liés à la petite enfance 5 m.

Les filets pare ballons des plateaux sportifs pourront atteindre 5 m.

Les murs et dispositifs antibruit réalisés pour réduire les nuisances sonores à proximité des infrastructures routières pourront dépasser la hauteur de 2,50 m à condition de présenter, du point de vue de l’environnement, un traitement de qualité.

Pour les clôtures adjacentes aux cours d’eau, les murs-bahuts sont proscrits. Dans ce cas, les clôtures sont constituées d’éléments ajourés ou elles sont végétalisées.

Le long des voies ouvertes à la circulation de véhicules, quel que soit leur statut, et le long des espaces publics, les clôtures doivent garantir la plus grande transparence nécessaire à la sécurité de la circulation routière et à la préservation de la qualité des vues. Des dispositions particulières peuvent être imposées pour garantir les meilleures conditions de visibilité pour la circulation routière telles que : retrait imposé pour les portails, pan coupé, réduction de hauteur, etc., notamment pour celles édifiées à l’angle de deux voies

2.2.10 Piscines

Le blanc et le bleu vif sont proscrits pour les bassins. Les bassins seront préférentiellement dans des tons soutenus, à minima de valeur gris neutre.

2.3 CRITÈRES DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE.

Cf. dispositions générales.

Rubrique UZD2 2Mixité fonctionnelle et sociale

Intitulé du document : MIXITÉ FONCTIONNELLE ET SOCIALE.

1.3.1 Emplacements réservés pour logements

Non réglementé.

1.3.2 Secteurs à proportion de logements d'une taille minimale :

Non réglementé.

1.3.3 Les secteurs à pourcentage de logements sociaux :

Non réglementé.

1.3.4 Règles permettant d'imposer une mixité des destinations ou sous-destinations au sein d'une construction ou d'une unité foncière :

Non réglementé.

Rubrique UZD2 3Implantation des constructions

2.1.3.1 Par rapport aux voies et emprises publiques

Les constructions doivent s’implanter à une distance minimale de 5m de la limite d’emprise publique des voies.

Spécificité(s) locale(s)

  • Cagnes-sur-Mer : les constructions doivent s’implanter à 25 m par rapport à l'axe du terre-plein central de l'avenue des Alpes
  • Nice :
  • Les bâtiments peuvent s’implanter jusqu’à la limite de l’emprise publique ou la limite de la voie existante, de la voie future si un emplacement réservé voirie figure sur le plan directeur de zonage, de la marge de recul graphique ou de la limite d’implantation graphique des constructions figurant en trait continu rouge sur le plan directeur de zonage, si elle existe.
  • Dans les reculs induits, peuvent être autorisés :
  • les infrastructures techniques liées à la voirie,
  • les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés,
  • les accès et leurs dalles de couverture s’ils sont limités au strict minimum et s’ils ne remettent pas en cause la dominante d’espace paysager des marges de recul,
  • les éléments de modénature architecturale, balcons, oriels, situés à 5 m du sol au moins, si leur saillie ne dépasse pas 1,20 m,
  • les débords de toitures si leur saillie ne dépasse pas 1 m,
  • les corniches si leur saillie ne dépasse pas 0,5 m,
  • les aires de rassemblement des conteneurs d'ordures ménagères.
  • les façades des constructions mettant en œuvre des dispositifs d’isolation thermique extérieure sont autorisées en empiètement de 30 cm maximum,
  • Les dispositifs enterrés permettant la collecte et l'évacuation des déchets ménagers ainsi que leur système de levage au-dessus du terrain naturel.
  • Aux limites d’implantations graphiques portées sur les documents graphiques s'ajoutent, en ce qui concerne les volumes des bâtiments destinés à l’habitat, un retrait minimum de :
  • de 10 m en bordure de la pénétrante du PAILLON et de l'autoroute A8,
  • de 8 m en bordure des bretelles d'accès à la pénétrante du PAILLON et de l'autoroute A8,
  • de 5 m en bordure de la voie Pierre MATHIS et de ses accès.
  • Ce retrait supplémentaire ne s’applique pas aux annexes des bâtiments destinés à l’habitation.
  • Les équipements publics pourront surplomber ou enjamber les voies, emprises publiques et reculs induits, occuper leur tréfonds ou être réalisés sous les viaducs.
  • Dans tous ces cas, sous réserve de satisfaire aux exigences de sécurité et de circulation, les points d’appuis nécessaires pourront être réalisés dans les voies et emprises publiques.
  • Sont autorisés, en surplomb des voies et emprises publiques
  • les balcons, oriels, situés à 5 m du sol au moins, si leur saillie ne dépasse pas 1,20 m,
  • les débords de toitures si leur saillie ne dépasse pas 1 m,
  • les corniches si leur saillie ne dépasse pas 0,5 m,
  • les marquises si leur saillie ne dépasse pas 3,50 m,
  • les travaux relatifs à la protection et à la mise en valeur des bâtiments à conserver et protégés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme,
  • les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés.

Exception(s) :

  • Les constructions doivent s’implanter à une distance minimale de 10m comptée à partir de la limite de l’emprise publique de l’autoroute A8 et de ses bretelles de raccordement.
  • Dans les zones « Cours d’eau (fleuves, rivières, vallons) » identifiées et délimitées dans la carte « trame verte et bleue », en document n°5 des pièces réglementaires du PLU métropolitain, toute construction devra être implantée avec un recul de 5 m de l’axe et 3 m des berges des cours d’eau à ciel ouvert, afin de préserver les continuités écologiques.
2.1.3.2 Par rapport aux limites séparatives

Les constructions doivent s’implanter à une distance minimale de 5m des limites séparatives.

Spécificité(s) locale(s)

  • Nice :
  • Les bâtiments et installations dont la hauteur n’excède pas 6 mètres, peuvent s’implanter jusqu’aux limites séparatives. Toute partie de bâtiment dont la hauteur excède 6 m à l'égout du toit, peut être implantée :
  • Soit sur les limites séparatives à condition que la longueur de la façade latérale du bâtiment n’excède pas 22 m ;
  • Soit à une distance d'au moins 6 m par rapport aux limites séparatives.
  • Dans les reculs induits, peuvent être autorisés :
  • L’installation de systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques ou de tout dispositif individuel de production d'énergie renouvelable ou de récupération d’eau,
  • Les éléments architecturaux débords de toitures et éléments de modénature architecturale situés à 5 m du sol au moins, les balcons, oriels et autres saillies dans la mesure où elles ne dépassent pas 1,60 m,
  • Les parkings situés en sous-sol,
  • Les accès s’ils sont limités au strict minimum, les murs de soutènement,
  • Les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés,
  • Les aires de rassemblement des conteneurs d'ordures ménagères. Cette aire, éventuellement couverte et/ou grillagée devra être située à un niveau sensiblement égal à celui de la voie, agrémentée de végétation,
  • Les façades des constructions mettant en œuvre des dispositifs d’isolation thermique extérieure en empiétement de 30 cm maximum.

réduits au strict minimum nécessaire à l’implantation du bâti.

2.2.2 Annexes et locaux techniques

Les annexes, locaux ou installations techniques doivent être intégrés au bâti principal ou faire l’objet d’une recherche prenant en compte le paysage environnant. Les projets de constructions d’équipements techniques liés aux différents réseaux doivent s’intégrer parfaitement à l’environnement et au bâti existant.

2.2.3 Façades

Les façades secondaires ou aveugles devront être traitées avec le même soin que les façades principales.

Les canalisations d'évacuation des eaux pluviales devront être soit dissimulées, soit placées verticalement de préférence en limite extérieure de la façade du bâtiment.

Spécificité(s) locale(s) :

  • La Trinité : aucune façade en bardage métallique n'est admise. Les façades donnant sur les voies ouvertes à la circulation automobile publiques ou privées sont composées d'au moins de deux matériaux nobles (pierre, acier, bois, béton ou façade maçonnée enduite, verre…).
2.2.4 Toitures

Les toitures-terrasses sont autorisées, leur construction peut être assortie de conditions précisées dans le cahier de prescriptions architecturales. Elles doivent être considérées comme une « cinquième façade » et être traitées avec autant de soin que les autres. Y sont interdits tout réseau et toute étanchéité apparents. Le sol doit être traité en carrelage/dallage ou tout autre matériau de qualité en évitant les couleurs trop claires. Il peut aussi être végétalisé au moyen de succulentes résistantes au climat local. La structure porteuse ne doit pas former de saillie (nervures).

2.2.5 Menuiseries

Les caissons des mécanismes de fermeture des baies seront implantés dans le corps du mur ou à l’intérieur des bâtiments ; en aucun cas ils ne devront être visibles depuis l’extérieur de l’immeuble sauf impossibilité technique démontrée dans le cas de réhabilitation.

2.2.6 Colorimétrie

Les couleurs des constructions devront s’intégrer harmonieusement dans le paysage. Le blanc pur est interdit en grande surface et les couleurs vives réservées pour des éléments architecturaux particuliers et de petite surface.

Rubrique UZD2 4Hauteur et volumétrie des constructions

Intitulé du document : Majorations de volume constructible (emprise au sol et hauteur) pour certaines destinations

et sous-destinations :

Non réglementé.

1.3.6 Règles différenciées entre le rez-de-chaussée et les étages supérieurs des constructions :

Non réglementé.

1.3.7 Quartiers, îlots et voies dans lesquels doit être préservée ou développée la diversité commerciale, notamment à travers les commerces de détail et de proximité.

Non réglementé.

1.3.8 Majoration de volume constructible des constructions (emprise au sol et hauteur) à usage d'habitation dans les zones urbaines :

Non réglementé.

1.3.9 Secteurs à majoration de volume constructible (emprise au sol et hauteur) pour des programmes de logements comportant des logements locatifs sociaux :

Non réglementé.

1.3.10 Secteurs à majoration du volume constructible (emprise au sol et hauteur) pour programmes de logements comportant des logements intermédiaires :

Non réglementé.

La hauteur maximale des constructions à l’égout est fixée à 18m.

Exception(s) :

  • Les dispositions ci-dessus ne s’appliquent pas dans le cas d’une hauteur précisée au plan de zonage.

Spécificité(s) locale(s)

  • La Trinité : La hauteur maximale des constructions à l’égout est fixée à 12m.
  • Nice :
  • La hauteur du bâtiment peut, pour des motifs d'architecture, et de mise en harmonie du bâtiment projeté avec les bâtiments existants situés en bordure de voie, faire l'objet d'un dépassement n’excédant pas de 2 m les hauteurs autorisées.
  • L'installation de systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques ou de tout dispositif individuel de production d'énergie renouvelable, ou de récupération d’eau est autorisée en superstructure technique au-dessus de l’égout du toit, dans la limite de 3,50 m et dans les conditions fixées en article 2.2.
  • Les œuvres architecturales telles que monuments, clochers, etc., ... non habitables ne sont pas soumises aux règles de hauteur. Il en est de même pour les équipements publics, les superstructures techniques (édicule technique d’ascenseur par exemple, caissons, gaines), les antennes ou coupoles émettrices/réceptrices, les antennes de téléphone mobile ainsi que les armoires techniques associées, ainsi que pour les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif dans les conditions fixées en article 2.2.
  • Des travaux conservatoires ou d'équipements techniques de sécurité ainsi que des travaux relatifs à la protection et à la mise en valeur des bâtiments existants, peuvent être autorisés sur la partie du bâtiment existant qui dépasse la hauteur admise. C’est également le cas pour les cheminées, acrotères, garde-corps, adaptations architecturales mineures des bâtiments existants.

Rubrique UZD2 5Emprise au sol et pleine terre

Intitulé du document : Emprise au sol maximale des constructions :

L’emprise au sol maximale des constructions est fixée à 75%.

Spécificité(s) locale(s)

  • Cagnes-sur-Mer : non règlementé.

Rubrique UZD2 6Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère

Intitulé du document : Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère.

Dans les espaces concernés par la « trame verte et bleue », document n°5 des pièces réglementaires du PLU métropolitain, tous les projets d'aménagement devront conserver voire améliorer la qualité paysagère du site existant et prendre en compte la topographie et le profil existants afin de minimiser les mouvements de terres.

Il convient de se reporter au cahier de prescriptions architecturales qui apporte des précisions sur les modalités de mise en œuvre des dispositions du présent article ainsi que des compléments d’informations sur les caractéristiques architecturales des constructions. Les nuanciers se trouvent également dans ce cahier.

2.2.1 Dispositions générales

L’expression architecturale peut recourir en façades et en toitures à des matériaux contemporains et à des techniques modernes dès lors qu’elle présente un aspect compatible avec le caractère de l’environnement bâti, qu’elle s’inscrit harmonieusement dans le paysage urbain ou naturel et qu’elle respecte la topographie. Exceptionnellement, un recours à un pastiche d’une architecture locale peut être admis.

La création et la recherche architecturales peuvent intégrer l’innovation et les solutions énergétiques nouvelles, bioclimatiques et environnementales.

Toutes les parties visibles depuis l’espace extérieur employées pour le traitement des façades et des couvertures doivent répondre à un souci de qualité architecturale et être en harmonie avec le caractère des constructions existantes dans l’environnement proche.

Rubrique UZD2 7Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis

Intitulé du document : TRAITEMENT ENVIRONNEMENTAL ET PAYSAGER DES ESPACES NON BÂTIS ET ABORDS

DES CONSTRUCTIONS.

Pour toute construction à usage d’habitation, ou dont l’usage produit des ordures ménagères fermentescibles, les espaces libres doivent comporter un dispositif de compostage adapté à ces productions.

Spécificité(s) locale(s)

  • La Trinité : Dans les secteurs identifiés au document graphique comme espaces paysagers des bords de voie : aucune occupation ou utilisation du sol autre que le stationnement automobile sans vocation commerciale et des ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics n'est autorisée dans ces espaces. 50% au moins de ces espaces doivent être maintenus en espaces verts plantés à raison d'un sujet de haute tige pour 50 m² d'emprise, sans occupation, stationnement ou artificialisation du sol.

Rubrique UZD2 8Stationnement

Intitulé du document : STATIONNEMENT.

Cf. Dispositions générales.

Spécificité(s) locale(s) :

  • Pour le stationnement des véhicules légers
  • Vence :
  • Logements :
  • 1 place par logement inférieur à 60 m² de surface de plancher;
  • 2 places par logement supérieur ou égal à 60 m² de surface de plancher dans la limite de 2 places par logement.
  • Bureaux, commerce et activités de service : 1 place pour les 100 premiers m² de surface de plancher ; et une place par tranche de 50 m² supplémentaires.
  • La Gaude, Falicon, Gilette, La Roquette-sur-Var, Le Broc, Saint-André-de-La-Roche, Saint-Blaise, Tourrette-Levens, Aspremont, Bonson, Castagniers, Saint-Jeannet :
  • Logements : 1 place par logement assortie d’une place par tranche entamée de 60 m² de surface de plancher.
  • Bureaux, commerce et activités de service : 1 place par tranche de 40 m² de surface de plancher.
  • Gattières :
  • Bureaux, commerce et activités de service : 1 place par tranche de 40 m² de surface de plancher.
  • Logements :
  • 1 place par tranche entamée de 60 m² de surface de plancher ;
  • 2 places pour les logements dont la surface de plancher est comprise entre 60 et 120 m² ;
  • 3 places pour les logements dont la surface de plancher est comprise entre 120 et 180 m² ;
  • Pour les logements de + de 180 m² : 1 place par logement + 1 place par tranche entamée de 60 m².

En tout état de cause, le nombre de places de stationnement ne devra pas être inférieur à 1 place par logement.

  • Carros :
  • Logements : 2 places minimum par logement
  • Bureaux, commerce et activités de service : 1 place par tranche de 40 m² de surface de plancher.
  • Colomars :
  • Logements : 1 place par logement assortie d’une place par tranche entamée de 50 m² de surface de plancher
  • Bureaux, commerce et activités de service : 1 place par tranche de 40 m² de surface de plancher.
  • La Trinité :
  • Bureaux et commerce de détail : 1 place par tranche de 40 m² de surface de plancher.
  • Artisanat et activités ne relevant pas des autres destinations : 1 place par tranche de 100 m² de surface de plancher.
  • Hôtels et autres hébergements touristiques : 1 place pour 2 chambres.
  • Saint-Laurent-du-Var :
  • Logements : 2 places minimum par logement
  • En outre, pour les opérations engendrant plusieurs lots à bâtir et/ou plusieurs logements, il sera exigé une place de stationnement visiteur par tranche de 5 lots ou 5 logements, à l’exclusion des logements locatifs sociaux.
  • Pour le stationnement des deux roues motorisés et des vélos
  • La Trinité :
  • Bureaux et commerce de détail : 1 place par tranche de 150 m² de surface de plancher.
  • Artisanat et activités ne relevant pas des autres destinations : 1 place par tranche de 150 m² de surface de plancher.
  • Hôtels et autres hébergements touristiques : 1 place pour 4 chambres.
  • Pour le stationnement des vélos
  • Saint-Laurent-du-Var :
  • Logements : à l’intérieur du périmètre vélo, 2 m² de local vélo par logement ; à l’extérieur du périmètre vélo, 1 m² de local vélo par logement.
  • Nice :
  • Sur la commune de Nice, il est imposé 1 place de stationnement vélo par habitation destinée à l’hébergement et 2 places de stationnement vélo par habitation destinée au logement

Rubrique UZD2 9Desserte par les voies publiques ou privées

Intitulé du document : DESSERTE PAR LES VOIES PUBLIQUES OU PRIVÉES.

Tout terrain doit être desservi par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l’importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés.

Les caractéristiques des voies de desserte doivent être compatibles avec la circulation et l’utilisation des engins de lutte contre l’incendie.

Les accès ne doivent pas présenter de risque pour la sécurité des usagers des voies, quel que soit leur mode de déplacement, ni pour celle des personnes utilisant ces accès.

Cette sécurité doit être appréciée compte-tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l’intensité du trafic.

Lorsque le terrain est riverain d’au moins deux voies publiques et/ou privées ouvertes à la circulation, l’accès doit se faire sur celle qui présente le moins de gêne ou de risque pour la circulation. Lorsqu’un transport en commun en site propre utilise l’une de ces voies, l’accès doit se faire en priorité par l’autre.

Dans les espaces concernés par la « trame verte et bleue », en document n°5 des pièces réglementaires du PLU métropolitain, les voies d’accès devront prévoir les dispositifs nécessaires au maintien de la continuité écologique, et à cet effet, être bordée de part et d’autre de fossés ou de bandes végétalisées de pleine terre (bandes enherbées, plantations…) d’au moins 1 m de large.

Cette prescription ne s’applique pas dans les zones où la topographie trop contrainte, notamment en zone de montagne, ne permet pas la réalisation de ces fossés ou bandes végétalisées.

Rubrique UZD2 10Desserte par les réseaux

Intitulé du document : CONDITIONS DE DESSERTE PAR LES RÉSEAUX.

3.2.1 Eau, énergie et notamment en électricité, assainissement collectif le cas échéant.

− Eau : tout bâtiment nécessitant une desserte en eau potable doit être raccordé au réseau public d’eau potable conformément aux prescriptions règlementaires en vigueur.

− Énergie : toute construction autorisée doit être compatible avec l’orientation d’aménagement et de programmation Energie.

− Assainissement : toute construction comportant un appareil sanitaire doit être raccordée au réseau public d’assainissement selon les prescriptions règlementaires en vigueur sur la commune.

En cas d’impossibilité de raccordement à ce réseau, toute construction comportant un appareil sanitaire ne peut être autorisée que s’il est prévu d’assainir la construction par l’intermédiaire d’un dispositif d’assainissement autonome conforme aux prescriptions règlementaires en vigueur.

3.2.2 Conditions pour limiter l’imperméabilisation, maîtriser le débit et l’écoulement des eaux pluviales et de ruissellement ; installations de collecte, stockage, traitement des eaux pluviales et de ruissellement.

La gestion des eaux pluviales et de ruissellement de la propriété devra être conforme aux prescriptions du Règlement d’Assainissement Métropolitain et du zonage d’assainissement pluvial en vigueur dans le secteur du projet.

Dans les espaces concernés par la « trame verte et bleue », en document n°5 des pièces réglementaires du PLU métropolitain, seront privilégiées toutes les solutions possibles de gestion alternative (noue, tranchée, puits d’infiltration …) des eaux pluviales à la parcelle, par infiltration dans le sous-sol de tout ou partie des ruissellements pluviaux permettant ainsi de favoriser les zones humides, et ce dans la mesure du possible et sauf contraintes liées aux caractéristiques du sol, à un risque de mouvement de terrain ou de pollution, etc. …

3.2.3 Réseaux de communication électronique.

Cf. dispositions générales.

Les dispositions générales, qui valent dans toutes les zones

Les 169 autres zones de Colomars

Fichiers à télécharger et sources

PLUi de Colomars, approuvé le 04/03/2026, 10 rubriques pour la zone UZD2.

Texte reproduit du règlement déposé au Géoportail de l'urbanisme. Seul le certificat d'urbanisme délivré par la mairie engage la commune sur ces règles.