9.1 Modalités de prise en compte du risque inondation Un arrêté préfectoral en date du 11/12/2008 prescrit l’élaboration du Plan de Prévention des Risques Inondation (PPRi). En attendant l’approbation de ce document, des prescriptions réglementaires ainsi qu’une cartographie des risques s’appliquent au présent PLU.
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Plan Local d’Urbanisme de Crest – Règlement
En application des circulaires du 24 janvier 1994, du 30 avril 2002 et du 21 janvier 2004 et des différents guides méthodologiques traitant des risques d'inondation, la crue de référence retenue pour déterminer les zones expo sées aux risques est soit :
- la crue centennale, - la crue historique connue si elle est supérieure à la crue centennale. Pour la commune de Crest, la crue de référence retenue est la crue centennale calculée. Le croisement de l'aléa inondation et des enjeux permet de définir les règles d'urbanisme applicables aux terri toires touchés par les inondations. Les modalités de croisement appliquées à la commune de Crest sont synthéti sées dans le tableau ci-dessous.
Aléa/Enjeux
Zones peu ou pas urbanisées
Bande de sécurité digue
Rbds
Fort
R1
Moyen
R2
Faible
R3
Zones d’activités
Rbds R1 R2 B
Autres zones urbanisées
Sans objet R1 R2 B
Les différents types de zones sont ainsi définies : Une zone rouge inconstructible divisée en quatre secteurs : R1, R2 et R3 en fonction des enjeux et de l'intensité de l'aléa et Rbds pour les secteurs soumis à un aléa rupture de digues. Une zone bleue B constructible.
9.2 Réglementation des zones inondables
Pour toutes les zones inondables Dans toutes les zones inondables sont interdits :
- la création de bâtiments nécessaires à la gestion de crise et les bâtiments de secours, sauf à démontrer l’impossibilité d’une implantation alternative,
- la création ou l’aménagement de sous-sols, - la création ou l'extension d'aires de camping, le stationnement de caravanes.
Règles applicables en zone rouge « R » La zone rouge correspond aux secteurs ou une stricte maîtrise de l’urbanisation est nécessaire dans le triple objectif de ne pas augmenter la vulnérabilité des personnes et des biens, de maintenir le libre écoulement des eaux et de préserver le champ d’expansion des crues. Dans les zones R1, R2, R3 et Rbds il convient d'appliquer le règlement type suivant. Toutes les constructions et occupations du sol sont interdites, à l’exception des occupations et utilisations du sol visées ci-dessous et à condition que celles-ci ne fassent pas obstacle à l’écoulement des eaux, qu’elles n’aggravent pas les risques et leurs effets, et qu’elles préservent les champs d’inondation nécessaires à l’écoulement des crues.
Peuvent être autorisés en secteur R1, R2, R3 et Rbds Les travaux courants d’entretien et de gestion des bâtiments existants ainsi que ceux destinés à réduire les risques pour leurs occupants, La reconstruction et la réparation d’un bâtiment existant sinistré, si la sécurité des occupants est assurée et la vulnérabilité des biens réduite (dans le respect des termes de l’article L111-15 du Code de l’Urbanisme et après obtention de l’autorisation d’urbanisme adaptée). L’extension des bâtiments d’habitation aux conditions suivantes : · sans création d'un nouveau logement, · l'emprise au sol ne dépassera pas 20 m².
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L’extension au sol des bâtiments à usage professionnel (artisanaux, agricoles et industriels) nécessaires au maintien de l’activité économique existante dans les conditions suivantes : · l'extension proposée devra permettre une réduction globale de la vulnérabilité des biens et des personnes pour l'ensemble du bâtiment (extension comprise), · le personnel accueilli ne devra pas augmenter de manière sensible.
L’extension au sol des bâtiments à usage d'ERP (Établissement Recevant du Public) quel que soit la caté gorie ou le type aux conditions suivantes : · l'extension ne peut excéder 10% de l'emprise au sol initiale, · l'extension peut être la conséquence de la mise aux normes du bâtiment, dans tous les cas elle doit conduire à une réduction de la vulnérabilité des personnes et des biens, · elle ne doit pas conduire à une augmentation de la population accueillie.
La surélévation des constructions existantes à usage : · d’habitation, sous réserve de ne pas créer de nouveaux logements, · d’ERP quelle que soit la catégorie ou le type, sous réserve de ne pas augmenter la capacité d’accueil et la valeur des biens exposés au risque, · d’activités professionnelles (artisanales, agricoles et industrielles), sous réserve de ne pas augmenter la capacité d’accueil et la valeur des biens exposés au risque.
Le changement de destination ou d’usage des locaux au-dessus de la cote de référence sans augmenta tion de population ni augmentation de la valeur des biens exposés aux risques.
Le changement de destination ou d’usage des locaux au-dessous de la cote de référence lorsqu’il en traîne une diminution significative de l’exposition aux risques des personnes et des biens.
La création de garage individuel annexe à l’habitation sous la cote de référence, dont la superficie ne dépasse pas 20 m².
Les piscines. Le local technique ne dépassera pas 6m². Les équipements sensibles et les réseaux électriques seront disposés hors d’eau.
Les abris de jardin ou appentis dont la superficie ne dépasse pas 20 m². Les clôtures à condition d’être réalisées sans mur bahut, avec un simple grillage. Elles doivent être per -
méables afin de ne pas gêner l’écoulement de l’eau. Les aménagements d’espaces de plein air (espaces verts, équipements sportifs ouverts et de loisirs), sans
constructions annexes, hormis les sanitaires. Les éléments accessoires (bancs, tables, portiques, etc.) seront ancrés au sol. Les carrières autorisées au titre de la législation sur les installations classées, comprenant des sites d'extraction et des installations de traitement et de stockage dont l'impact n'aggrave aucune situation en termes de risques. Les constructions et installations techniques liées à la gestion et à l'utilisation des cours d'eau, à l'exploitation des captages d'eau potable et aux réseaux publics ou d’intérêt général et collectif (électricité, gaz, eau, téléphone, pipe line, éoliennes, …) à condition de limiter au maximum leur impact et si aucune implantation alternative n’est raisonnablement envisageable. Cette impossibilité d’implantation en dehors de la zone inondable devra être clairement démontrée. Elles ne doivent pas faire l'objet d'une occupation humaine permanente et ne pas être implantées à moins de 10 mètres de la crête de berge des cours d’eau, ruisseaux, talwegs. Les équipements sensibles doivent être situés à une cote supérieure à la cote de référence. Les infrastructures publiques de transport dans le respect des règles du code de l’Environnement. Elles ne doivent pas entraver le libre écoulement des crues et ne pas aggraver les risques. La création de parkings et aires de stationnement ouverts au public en zone urbaine, si aucune implanta tion alternative, en dehors de la zone inondable, n'est possible. Ces aménagements devront faire l'objet d'un plan de gestion particulier en période de crue, afin de garantir la sécurité des usagers et des véhi cules, qui devra être intégré au Plan Communal de Sauvegarde. Les ouvrages publics de protection et d'aménagement contre les crues peuvent être autorisés, à condition de ne pas avoir d'impact négatif en amont et en aval. La poursuite des activités autorisées avant la date d'approbation du présent PLU.
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Peuvent être autorisés uniquement dans les zones R3 : la création de bâtiments liés et nécessaires à l'exploitation agricole ou forestière existante, autres que les bâtiments d'habitations ou ceux destinés à l'élevage, si aucune solution alternative n'est raisonnable ment envisageable ailleurs et si le projet conduit à une réduction globale de la vulnérabilité de l’exploitation. le changement de destination des locaux au-dessus de la cote de référence pour l'aménagement de lo caux liés et nécessaires à l'activité agricole. Si le changement de destination conduit à créer ou à étendre un ERP lié à l'activité agricole, seuls les ERP de 5ème catégorie hors R, U et J seront autorisés.
Les projets nouveaux autorisés en zone rouge « R1, R2, R3 et Rbds » doivent respecter les prescriptions d'urbanisme suivantes :
Fixer la hauteur des planchers utiles destinés à supporter des personnes ou des équipements sensibles (groupe électrogène, dispositif de chauffage, etc...) au-dessus de la cote de référence
Réaliser, sauf impossibilité technique à démontrer pour les bâtiments professionnels, les constructions sur vide sanitaire inondable, aéré, vidangeable et non transformable.
Cote de référence en zone rouge Dans les secteurs précités, les projets autorisés doivent respecter les cotes de références définies dans le présent règlement. La cote de référence correspond au positionnement du premier niveau de plancher destiné à recevoir des personnes ou des équipements vulnérables aux crues à un niveau hors d’atteinte de la crue modélisée. Ce positionnement est fixé par rapport au niveau moyen du terrain naturel sous l’emprise du projet. Dans toutes les zones, cote de référence et niveau du premier plancher utile sont confondus. La cote de référence des secteurs Rbds et R1 est fixée à 2,30 m au-dessus du terrain naturel, ce qui correspond à la hauteur d'un premier étage au droit de l'emprise de la construction. La cote de référence du secteur R2 est fixée à 1,20 m au-dessus du terrain naturel, au droit de l'emprise de la construction. Cette cote correspond au niveau maximum estimé de la crue dans ce secteur, majorée de 0,20 m. La cote de référence du secteur R3 est fixée à 0,70 m au-dessus du terrain naturel, au droit de l'emprise de la construction. Cette cote correspond au niveau maximum estimé de la crue dans ce secteur, majorée de 0,20 m. Afin de vérifier la conformité des projets d'urbanisme avec les cotes de référence définies ci-dessus, les dossiers de demande de permis de construire devront comporter les éléments permettant d'apprécier le respect de la cote d'implantation du premier plancher utile, conformément à l’article R431-9 du code de l’urbanisme.
Règles applicables en zone bleue « B » La zone bleue correspond aux secteurs urbanisés dont la zone d’activités soumis à un aléa faible, dont la hauteur d’eau est inférieure à 0,50 m et la vitesse faible : secteur B. Dans cette zone le principe est d’autoriser l'urbanisation avec des prescriptions destinées à réduire la vulnérabilité des biens. Dans les zones Bleues B, toutes les constructions nouvelles sont interdites, à l'exception de celles énumérées cidessous et à condition qu'elles ne fassent pas obstacle à l'écoulement des eaux, qu'elles n'aggravent pas les risques et leurs effets, et qu'elles préservent les champs d'inondation nécessaires à l'écoulement des crues.
Peuvent être autorisées en zone bleue (B) Les travaux courants d’entretien et de gestion des bâtiments existants ainsi que ceux destinés à réduire les risques pour leurs occupants, La reconstruction et la réparation d’un bâtiment existant sinistré, si la sécurité des occupants est assurée et la vulnérabilité des biens réduite (dans le respect des termes de l’article L111-15 du Code de l’Urbanisme et après obtention de l’autorisation d’urbanisme adaptée). . La création de constructions à usage : · d'habitation, · d’ERP de 4ème ou 5ème catégorie, hors types J, R et hors type U >5ème catégorie ou avec héberge ment, · professionnel (artisanal, agricole hors élevages et industriel). L'extension au sol ou la surélévation des constructions existantes à usage :
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· d'habitation, · professionnel (artisanal, agricole et industriel). S'il y a augmentation de la capacité d'accueil, la tota -
lité des effectifs reçus devra être prise