Principe général Insertion de la construction dans son environnement naturel et bâti Les constructions nouvelles ou les extensions doivent être effectuées de manière à ne pas compromettre le caractère architectural de ce secteur ni les perspectives urbaines. Les réhabilitations ou restaurations de bâtiments existants doivent veiller à préserver ou restaurer l’architecture et la typicité du bâtiment. Les matériaux employés, les couleurs, les parements doivent être en harmonie avec le caractère traditionnel des constructions avoisinantes. Les constructions dans le style traditionnel des autres régions, sont interdites, de même que les imitations d’architectures d’une autre époque. Toutefois des projets qui ne respectent pas certaines de ces conditions peuvent être autorisés si des motifs d’ordres architecturaux le rendent nécessaires, notamment en vue de préserver la cohérence d’un ensemble d’immeubles existants ou pour tenir compte du caractère spécifique de la construction. Le traitement architectural devra être en harmonie avec celui de la construction principale (aspect architectural extérieur, façades, toitures…). Les façades seront enduites dans un ton identique ou proche de la couleur du bâti ment principal.
Implantation des constructions par rapport au terrain naturel La construction doit être adaptée au terrain et étudiée en fonction de la pente du terrain d’assiette. Les mouve ments de terrain (déblais, remblais) nécessaires à l’implantation de la construction doivent être limités aux stricts besoins techniques et ne doivent pas conduire à une émergence de la construction dans le paysage.
Implantation des constructions par rapport aux voies La construction doit être implantée parallèlement ou perpendiculairement aux voies et ne doit pas rompre un alignement régulier de façades ou porter atteinte à une perspective remarquable. Toute implantation différente doit être techniquement justifiée et esthétiquement compatible avec les perspectives alentours.
2. Dispositions architecturales applicables aux constructions Les matériaux réfléchissants et/ou de couleurs vives sont interdits en façade et en toiture.
Volumétrie et toitures La tuile canal comme la tuile mécanique peut être autorisée pour les constructions. Les tuiles béton et les bacs aciers ne sont pas autorisées. L’utilisation de membranes tendues sur les toitures des constructions principales est interdite.
Les fenêtres de toit sont autorisées : - sur les pans exposés à une vue directe depuis la Tour, avec une dimension maximale de 80 x 100 cm. Leur nombre est limité à 1 fenêtre pour 60 m2 d’un même pan.
- sur les pans peu visibles depuis la Tour ou l’espace public, la taille des fenêtres est limitée à une dimension maximale de 120 x 120 et leur nombre limité à 2 par pan de toit. Lorsqu’il est prévu plusieurs fenêtres sur un même toit, leurs tailles doivent être identiques. Elles doivent être en castrées dans la couverture et implantées de manière ordonnancée, en respectant les éléments structurels du bâti. Les toitures-terrasses intégrales sont interdites. Les terrasses tropéziennes peuvent être autorisées sous réserve de ne pas altérer l’architecture du bâtiment et de conserver les génoises existantes. La superficie ne peut pas dépasser 20% de la superficie totale de la toiture. Façades Afin de conserver la qualité architecturale du bâtiment, la composition de la façade et l’organisation des ouvertures d’origine doivent être respectées. Les façades, y compris les murs pignons seront enduits et teintés avec des couleurs en harmonie avec la masse des constructions anciennes avoisinantes (ocre, sable, terre, pierre). Doivent également être recouverts d’un enduit tous les matériaux qui sont destinés à l’être, tels que le béton grossier, les briques, les parpaings agglomérés etc. Seuls les enduits et revêtements à la chaux sont autorisés. Les teintes vives et le blanc sont proscrits. Les nouveaux conduits de cheminée créés en saillie de façade sont interdits. Dans certains cas de projets à visée architecturale, moderniste ou écologique, l’emploi de matériaux bruts pour rait être autorisé si leur mise en œuvre concourt à la qualité architecturale de la construction et n’est pas de nature à compromettre son insertion dans le site, ni évoquer des types d’architecture régionale autre (savoyarde, normande…).
Ouvertures et menuiseries En cas de réhabilitation, il est recommandé de maintenir dans leur disposition d’origine les percements existants en front de rue et de ne pas modifier leur rythme. Les systèmes d’occultation doivent s’harmoniser à l’époque et au style du bâtiment. Les menuiseries en bois sont à privilégier. Les couleurs vives sont interdites Les coffrets de volets-roulants sont interdits en saillie sur la façade. Sur les constructions existantes, faisant l’objet de travaux de rénovation, ils devront être intégrés en intérieur ou dans le tableau ; dans ce dernier cas, la couleur du coffret devra être en accord avec les matériaux de façade.
Devantures de magasins et enseignes Les devantures commerciales doivent être conçues dans leurs dimensions, matériaux et traitements en fonction de l’architecture de l’édifice, et notamment se limiter à la hauteur du rez-de-chaussée. Elles ne doivent pas masquer ou recouvrir les décors, les modénatures ou élément structurel ornemental d’origine ou de qualité du bâtiment. Dans le cas où la devanture existante présente un intérêt patrimonial, le maintien ou la rénovation de la devanture peut être exigé. Les menuiseries des commerces seront en bois peint ou en métal peint. Les vitrines doivent être implantées à l’alignement. Les dispositifs autocollants de type vitrophanie occultant partiellement ou totalement les devantures commerciales de plus de 20 % de la façade commerciale sont interdits. Les coffres et les grilles de fermeture visibles de l’extérieur seront exceptionnellement acceptés. L’accès autonome aux étages ne peut être condamné sans qu’un autre accès autonome soit proposé. Les enseignes doivent être apposées au rez-de-chaussée uniquement. Leur nombre est limité à deux enseignes par façade et par commerce (une en drapeau, une en bandeau). Les enseignes seront composées de lettres découpées ou de lettres peintes de 30 cm de hauteur pour le lettrage. L’enseigne drapeau ne dépassera pas 60 cm x 60 cm et sera alignée avec l’enseigne bandeau.
Clôtures Les clôtures doivent être en harmonie avec le caractère de la zone et ne dépasseront pas 2 mètres. Elles peuvent consister en un mur plein reprenant les caractéristiques des murs avoisinants ou en un mur bahut de 90 centi mètres maximum, surmonté d'une grille ou d’un grillage, doublé d'une haie vive ou plante grimpante du côté de la construction. L’utilisation de brises vues (canisses, textiles synthétiques, plaques ou tôles plastiques ou métalliques…) est interdite. Entre deux unités foncières, il pourra être envisagé un simple grillage, doublé d’une haie végétale. Une autre configuration motivée pourrait toutefois être autorisée dans la mesure où elle participe par ses matériaux et sa composition d’une meilleure insertion dans l’environnement.
3. Dispositions diverses Les coffrets, compteurs , boites aux lettres, etc doivent être intégrés au mieux dans les murets de clôture ou dans les murs de la construction elle-même. Les paraboles devront s’intégrer dans la construction par tout moyen adapté, afin ne pas être visible depuis le domaine public. Les antennes de télévision, de téléphonie mobile, les antennes paraboliques de réception par satellite, ainsi que les mâts d’antennes destinés à l’émission d’ondes hertziennes ou radio doivent être implantés de manière à ne pas porter atteinte au site et aux paysages, ni au caractère architectural de l’immeuble. Elles sont également im plantées en retrait de la façade, le moins visible depuis la voie publique, sans déborder en saillie sur le domaine public.
4. Dispositions applicables aux constructions utilisant des énergies renouvelables Afin de ne pas porter atteinte à la valeur patrimoniale du bâti, les nouvelles technologies permettant les écono mies d’énergie ou les dispositifs de production d’énergie renouvelable devront être intégrés le mieux possible au bâti existant, quand elles sont autorisées.
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Pompes à chaleur/ climatiseurs
Les dispositifs de climatisation devront être implantés de façon à n’être pas visibles depuis l’espace public (façades arrière, cours, jardins, …) et veiller à l’absence de nuisance sonore sur leur environnement.
Ils devront s’intégrer au mieux dans la construction par tout moyen adapté. En cas d’impossibilité technique avérée, ces dispositifs s’ils deviennent visibles depuis la voie publique ou une voie privée devront être dissimulés dans une structure architecturalement définie afin d’assurer leur plus grande discrétion.
- Isolation Thermique par l’Extérieur L’isolation par l’extérieur des façades des constructions existantes peut être envisagée en complément d’autres dispositifs d’isolation (sols, fenêtres, combles…). Elle doit veiller au respect des éléments caractéristiques de la fa çade (frises, ressauts, modénatures…), à la qualité architecturale du bâtiment et à sa bonne intégration dans l’en vironnement proche (alignements, couleurs, matières). La saillie est limitée à 20 cm sur l’alignement de la voie publique ou la limite qui en tient lieu dans une voie privée.
- Panneaux Photovoltaïques L’installation de panneaux solaires photovoltaïques ou thermiques doivent être positionnés de façon à être le moins perceptibles possible depuis l’espace public (ex : posés au sol dans une cour ou un jardin, sur un mur caché ou une autre structure annexe masquée par un bâti ou des masses végétales proches). Leur implantation en toiture doit également respecter l’équilibre architectural du toit et du bâtiment. Les panneaux doivent être rassemblés en bande horizontale et positionnés au plus proche de la gouttière ou des rives, suivant le profil de la toiture et la composition de la façade. Pour les toitures-terrasses : les panneaux doivent être cachés de l’espace public par les rebords ou garde-corps de la toiture. Lorsque la toiture est visible car située en contre-bas, une composition architecturale satisfaisante est exigée.