Rubrique N 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : Sont interdits :
- Toute construction, extension de construction existante ou aménagements à l’exception des cas expressément prévus au §2.
- Tous travaux publics ou privés susceptibles de porter atteinte à l’intégrité de la zone humide notamment :
- Déblais, remblais, affouillement, exhaussement, dépôts divers, assèchement,
- Création de plan d’eau.
Sauf s’ils répondent strictement aux aménagements autorisés au §2 et hors programme de restauration de milieux visant une reconquête ou un renforcement des fonctionnalités d’un écosystème.
2. Sont autorisés, par exception et sous condition d’une bonne intégration à l’environnement tant paysagère qu’écologique :
- Les installations et ouvrages strictement nécessaires à la défense nationale, à la sécurité civile, à la salubrité publique (eaux usées – eaux pluviales) ainsi que les canalisations liées à l’alimentation en eau potable lorsque leur localisation répond à une nécessité technique impérative à démontrer.
- Les aménagements en présence de zones humides nécessaires à l’exploitation agricole (exemple : retenues d’eau à usage d’irrigation).
- Les aménagements légers suivants, à condition que leur localisation et leur aspect ne porte pas atteinte à la préservation des milieux et que les aménagements soient conçus de manière à permettre un retour du site à l’état naturel :
- lorsqu’ils sont nécessaires à la gestion ou à l’ouverture au public de ces espaces ou milieux, les cheminements piétonniers et cyclables et les sentiers équestres (réalisés en matériaux perméables et non polluants), les objets mobiliers destinés à l’accueil ou à l’information du public, les postes d’observation de la faune,
- lorsqu’ils sont nécessaires à la conservation ou à la protection des espaces ou milieux humides sous réserve de nécessité technique et de mise en œuvre adaptée à l’état des lieux.
Ces installations, travaux ou aménagements peuvent être autorisés, à la condition que le maître d’ouvrage démontre que le projet ne peut être localisé ailleurs, et qu’aucune autre solution alternative permettant d’éviter l’atteinte à l’environnement n’existe, que toutes les possibilités ont été explorées pour réduire l’atteinte à l’environnement, et que les atteintes résiduelles portées à l’environnement seront compensées.
Les zones humides figurant sur le plan de zonage ont été déterminées essentiellement à partir d’un inventaire. Si des études, avec des prospections zones humides plus précises, répondant aux exigences de l’arrêté ministériel du 24 juin 2008 modifié le 1er octobre 2009, permettent d’identifier ou de délimiter de manière plus fine des zones humides, c’est cette nouvelle délimitation qui sera prise en compte pour l’instruction des autorisations du droit des sols.
Les opérations ayant un impact sur les zones humides devront faire l’objet d’études préalables visant à leur protection, à leur maintien, ou à la mise en place, le cas échéant, de mesures compensatoires dans les dispositions prévues par le Code de l’Environnement ainsi que par les documents de planification existants dans le domaine de l’eau (SDAGE Loire-Bretagne et SAGE).
Dispositions applicables aux zones inconstructibles liées aux cours d’eau
Au titre de l’article L. 151-23 du Code de l’urbanisme, les cours d’eau identifiés au règlement graphique font l’objet d’une protection spécifique pour des motifs d’ordre écologique. Ainsi, une zone d’inconstructibilité est représentée au règlement graphique afin de protéger les personnes et les biens et de préserver les berges des cours d’eau ainsi que la biodiversité qu’elles protègent. Conformément aux dispositions du SAGE Vilaine, les constructions et aménagements conduisant à une artificialisation du sol doivent respecter un recul minimal de 5 mètres par rapport aux cours d’eau identifiés au règlement graphique.
Dispositions applicables aux emplacements réservés
Les emplacements réservés constituent des terrains identifiés au règlement graphique en vue de la mise en œuvre d’un projet déterminé d’intérêt général (voirie, équipement public, cheminement, création ou modification d’espaces verts ou d’espaces nécessaires aux continuités écologiques). Les emplacements réservés sont identifiés au sein de l’article L.151-41 du Code de l’urbanisme.
Ils sont répertoriés par un numéro de référence qui permet, par la consultation de la liste des emplacements réservés reportée en annexe du règlement graphique, de prendre connaissance de l’objet, du bénéficiaire et de la surface approximative de l’emplacement réservé. Ainsi, les constructions ou travaux réalisés sur un terrain concerné par un emplacement réservé ne doivent pas compromettre la réalisation de l'équipement / espace vert envisagé.
Au titre de l’article L.152-2 du Code de l’urbanisme, le propriétaire d’un terrain concerné par un emplacement réservé peut mettre en demeure le bénéficiaire de ce dernier d’acquérir son terrain dans les conditions et délais prévus aux articles L.230-1 et suivants du Code de l’urbanisme.
Dispositions applicables aux perimetres d’attente de projet d’amenagement global
Au regard de l’article L151-41 du Code de l’urbanisme ; cette servitude permet de « figer » les constructions dans l’attente d’un projet d’aménagement sans bénéficiaire ou destination précise. Ainsi, au sein de ces secteurs, les constructions de plus de 0 m² sont interdites. Cette interdiction ne fait cependant pas obstacle à l’adaptation, au changement de destination, à la réfection ou l’extension limitée des constructions existantes. L’inconstructibilité pourra être maintenue au maximum 5 ans, à partir de la date d’approbation du présent PLU.
Dispositions applicables aux bâtiments susceptibles de faire l’objet d’un changement de destination
Au titre de l’article L.151-11 2° du Code de l’urbanisme, sont identifiés au règlement graphique les bâtiments susceptibles de changer de destination au sein des zones agricole et naturelle.
Les bâtiments ainsi repérés peuvent faire l’objet d’un changement de destination vers l’habitat et/ou l’hébergement touristique, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site.
Des fiches spécifiques à chaque changement de destination sont présentes au sein du Rapport de Présentation, Tome 3, Justification des choix.
Les changements de destination ont été étudiés par le prisme de la doctrine CDPENAF. Il est nécessaire de rappeler qu’un avis conforme de la CDPENAF ou de la CDNPS sera nécessaire post approbation du PLU présent pour chaque bâtiment identifié.
Dispositions applicables aux orientations d’aménagement et de programmation
Les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) définissent des orientations d’aménagement (graphiques et littérales) qui complètent les dispositions du présent règlement et s’imposent dans une relation de compatibilité aux demandes d’autorisations d’urbanisme.
Les O.A.P expriment de manière qualitative les ambitions et la stratégie d'une collectivité territoriale en termes d'aménagement.
Elles peuvent porter sur un secteur donné du territoire (OAP dites « sectorielles ») Ce type d’OAP définissent en particulier les conditions d’aménagement garantissant la prise en compte des qualités architecturales, urbaines et paysagères des espaces dans la continuité desquels s’inscrit la zone ; ou avoir une approche plus globale sur un enjeu spécifique (OAP dites « thématiques »).
Article 8 : dispositions règlementaires applicables à toutes les zones
RÈGLES RELATIVES AUX PLACES DE STATIONNEMENT POUR LES VEHICULES MOTORISES ET NON MOTORISES.
La réalisation de places de stationnement conformément aux règles explicitées ci-après doit se faire en dehors des voies publiques. S’ajoutent aux dispositions du présent règlement, les normes en matière de stationnement pour véhicule motorisé réservé aux Personnes à Mobilité Réduite (cf. loi n° 2005-102 du 11 février 2005). Les modalités de calcul des places de stationnement pour les véhicules motorisés sont les suivantes : Lorsqu’une construction comporte plusieurs destinations, le nombre total de places de stationnement exigibles sera déterminé en appliquant à chacune d’elles la norme qui lui est propre. Lors de changement de destination, il est exigé la réalisation d’un nombre de places de stationnement calculé par différence entre le nombre de places existant et les besoins du projet en appliquant les normes indiquées. En cas d’impossibilité architecturale ou technique d’aménager : maintien de la distance maximale de 300 m. Pour les véhicules non motorisés sont les suivantes : Selon les articles L.113-18, L.113-19 et L. 113-20 du Code de la construction et de l'habitation du Code de la construction et de l’habitation, une obligation de mise en place de stationnement vélo sécurisé est présente. Ils ont pour obligation de se situer sur la parcelle du bâtiment, au RDC ou premier sous-sol. Article L.113-18 du Code de la construction et de l’habitation : « Toute personne qui construit : 1° Un ensemble d'habitations équipé de places de stationnement individuelles couvertes ou d'accès sécurisé ; 2° Un bâtiment à usage industriel ou tertiaire constituant principalement un lieu de travail et équipé de places de stationnement destinées aux salariés ; 3° Un bâtiment accueillant un service public équipé de places de stationnement destinées aux agents ou aux usagers du service public ; 4° Un bâtiment constituant un ensemble commercial, au sens de l'article L. 752-3 du code de commerce, ou accueillant un établissement de spectacles cinématographiques équipé de places de stationnement destinées à la clientèle, le dote des infrastructures permettant le stationnement sécurisé des vélos. Les espaces destinés au stationnement des vélos peuvent être intégré au bâtiment ou réalisé à l'extérieur du bâtiment. Si l'espace est réalisé à l'extérieur, il doit être couvert, clos et situé sur la même unité foncière que le bâtiment. Cet espace réservé comporte un système de fermeture sécurisé et des dispositifs fixes permettant de stabiliser et d'attacher les vélos par le cadre et au moins une roue. Il présente une capacité de stationnement en adéquation avec le nombre, le type ou la surface de logements précisée par arrêté du ministre chargé de la construction. Il est à noter qu’il n'est pas imposé que l'espace soit clos pour les bâtiments neufs accueillant un service public […] »
N 1.1 / destinations et sous-destinations
- : Sous-destination interdite
- : Sous-destination autorisée
- (x) : Sous-destination autorisée sous conditions
La ou les condition(s) sont précisées pour chaque sous-destination concernée par cette disposition.
Dans l’ensemble de la zone N, sont interdits tous les modes d’occupation du sol et notamment les constructions quelle que soit leur destination à l’exception de ceux autorisés ou autorisés sous conditions.
N « pur » · Ne · Nel · Npi · Nl
Exploitation agricole et forestière
Exploitation agricole
Exploitation forestière
Habitation
Logement
- (1)
- (2)
- (1) sont autorisés, sous réserve de ne pas être incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole et de ne pas porter atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages :
- La rénovation et la réhabilitation *, sans changement de destination, des constructions existantes,
- Les extensions et annexes des constructions existantes ayant la destination d’habitation, sous réserve :
- de ne pas créer de nouveaux logements ;
- que l’emprise au sol pour les extensions n’excède pas 50 m² par rapport à la date d’approbation du présent PLU ;
- que l’emprise au sol cumulée des nouveaux bâtiments (extension de l’habitation existante + extension / création d’annexe(s) liées à l’habitation existante (hors piscine non couverte)) ne dépasse pas 70 m² d’emprise au sol par rapport à la date d’approbation du présent PLU ;
- d’être situées à 20 mètres maximum du logement auquel elles se rattachent,
- d’une bonne intégration paysagère et architecturale à l’environnement bâti existant.
- Les annexes destinées aux abris pour animaux, à condition de ne pas dépasser une emprise au sol de 30 m² et d’être implantées dans un rayon de moins de 50 mètres de part et d’autre des habitations environnantes afin de ne pas générer des risques, pollutions ou nuisances.
- L’édification d’un local de permanence nécessaire à la présence journalière d’un autre actif agricole (salarié, apprenti...) sur son principal lieu d’activité, et sous réserve qu’il soit incorporé ou en extension d’un des bâtiments faisant partie du corps principal et que la surface de plancher ne dépasse pas cinquante mètres carrés (50 m²).
- Est autorisé le changement de destination de bâtiments existants vers l’habitation sous réserve d’être identifiés au règlement graphique comme pouvant faire l’objet d’un changement de destination et à condition d’obtenir un avis favorable de la CDNPS en zone naturelle.
- (2) sont autorisés les extensions mesurées des constructions à destination de logements sous réserve qu’elles ne soient pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole et qu’elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages et à condition :
- D’être strictement liées au fonctionnement des activités économiques existantes dans la zone,
- D’être inférieures à 30% de l’emprise au sol du bâtiment existant à la date d’approbation du présent PLU, dans la limite d’une emprise au sol maximale de 50 m².
Hébergement
Commerce et activité de service
Artisanat et commerce de détail
Restauration
Commerce de gros
Activités de services avec l’accueil d’une clientèle
Hébergement hôtelier et touristique
Cinéma
Équipements d’intérêt collectif et services publics
Locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés
Locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés
- (2)
- (2)
- (2)
- (2)
- (2)
Établissements d’enseignement, de santé et d’action sociale
Salles d’art et de spectacle
Équipements sportifs Autres équipements recevant du public Lieux de culte
- (1)
- (1)
- (1) Les installations ou objet mobilier destinés à l’accueil ou à l’information du public lorsqu’ils sont nécessaires à la gestion ou à l’ouverture du site au public.
- (2) sont autorisées les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.
Autres activités des secteurs primaire secondaire ou tertiaire
Industrie
Entrepôt
Bureau
- (1)
Centre de congrès et d’exposition
- (1) sont autorisées sous réserve qu’elles ne soient pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole et qu’elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages :
- La rénovation et la réhabilitation des constructions existantes à vocation de bureau,
- L’augmentation de 30% de l’emprise au sol des bâtiments existants à la date d’approbation du présent PLU à condition d’être strictement liée à l’évolution des activités économiques existantes dans la zone. Cette augmentation pourra être réalisée par extension du bâtiment existant ou par la création d’un nouveau bâtiment ne générant pas l’implantation d’une nouvelle activité.
N 1.2 / interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
Dans l’ensemble de la zone N, sont autorisés sous conditions :
Les affouillements et exhaussements de sols, sous réserve d’être liés à des travaux de réseaux (énergie, transports, etc.) et d’espace public (voiries, etc.), à des travaux de construction, à la sécurité incendie et à la régulation des eaux pluviales ;
Les affouillements et exhaussements de sol directement liés ou nécessaires à une destination ou sous-destination autorisées dans le secteur ;
Le changement de destination des constructions existantes repérées sur le plan de zonage, sous réserve :
- de ne compromettre ni l’activité agricole, ni la qualité paysagère du site ;
- de s’effectuer vers une destination d’habitation, d'hébergement touristique, de bureaux ou d'artisanat.
De plus, dans le secteur Ne, sont autorisés :
Le stockage extérieur et le dépôt, visible depuis l’espace public, de combustibles, ferrailles, déchets ou matériaux de construction ainsi que de véhicules sous forme d’épaves ;
Les locaux techniques et la création d’aires de stationnement directement liés et nécessaires au fonctionnement des constructions et installations installées dans la zone.
Dans le secteur Nl est autorisé la construction de toute structure annexe jugée nécessaire à la création ou au maintien de l’activité de l’espace de loisirs, sous conditions que cela concerne :
- Des aires de stationnement rendues nécessaires par la fréquentation du site,
- Les installations et équipements légers liés et nécessaires aux activités sportives, touristiques et de loisirs dès lors qu’ils permettent un retour à l’état naturel du site ;
- Les chemins piétonniers, ni cimentés ni bitumés et les objets de mobilier urbain destinés à l’accueil ou à l’information du public, lorsqu’ils sont nécessaires à la gestion ou à l’ouverture au public de ces espaces ou milieux.
Dans les secteurs N « pur », Ne Npi, Nl est interdit : l’implantation d'installations de production d'électricité à partir de l'énergie mécanique du vent (éoliennes) non domestiques.
Dans les secteurs N « pur », Ne, Nel, Npi, Nl est interdit : l’implantation de centrales solaires photovoltaïques au sol.
Dans le secteur Nel, sont autorisés : L’implantation d'installations de production d'électricité à partir de l'énergie mécanique du vent.