Intitulé du document : UA_ARTICLE 2 : CARACTERISTIQUES URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGERE
UA.2.1- IMPLANTATION ET VOLUMETRIE LES OBJECTIFS POURSUIVIS À TRAVERS LA RÈGLE C’est avant tout la continuité d’une implantation architecturale et d’une volumétrie spécifiques aux centres anciens ou issu de la Reconstruction d’après 1945 qu'il est souhaité de perpétuer à travers ces règles. La recherche d'une cohérence avec l'espace public et l’équilibre entre préservation et défi environnemental de ce secteur est également l’un des objectifs poursuivis.
UA.2.1.1- Par rapport aux voies et emprises publiques#
DISPOSITIONS GENERALES : 1. En cas de construction implantée à l’angle de deux ou plusieurs voies, l’alignement de référence correspond à celui de la voie la plus longue. 2. La façade des constructions doit s’implanter :
- À l’alignement de la voie en premier lieu
- Dans la continuité de l’alignement architectural lorsque celui-ci est défini par les immeubles existants de la rue considérée en second lieu.
DISPOSITIONS PARTICULIERES : 1. Des règles d’implantation différentes peuvent être appliquées pour des motifs de sécurité publique ou de défense incendie, d’accessibilité aux personnes en situation de handicap ou d’emmarchement. 2. Les constructions implantées sur des terrains situés en retrait des voies dont le linéaire de façade sur rue est inférieur à 6m sont concernées uniquement par les dispositions liées aux limites séparatives. 3. Ces règles ne concernent pas les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif.
UA.2.1.2- Par rapport aux limites separatives#
DISPOSITIONS GENERALES : 1. En zone UA : Les constructions nouvelles doivent s’implanter :
- Soit sur au moins une des limites séparatives aboutissant aux voies ;
- Soit en observant un recul par rapport à la limite séparative au moins égal à la moitié de la hauteur de la construction sans pouvoir être inférieure à 3m. 2. En zone UAa uniquement : au-delà de 15m par rapport à l’alignement de la voie, les constructions doivent observer un recul par rapport à la limite séparative au moins égal à la moitié de la hauteur de la construction voisine prise à l’égout du toit sans pouvoir être inférieure à 3m. 3. En cas de construction sur limite séparative, au-delà d’une profondeur de 15m par rapport à l’alignement, la hauteur de cette construction ne peut être supérieure à 4m à l’égout du toit. Dans le cas d’un bâtiment existant présentant une hauteur supérieure à 4m sur limite séparative, sont autorisés les travaux de reconstruction, rénovation, transformation dans le respect du volume initial avec une tolérance de plus ou moins 50 cm. 4. L’application des dispositions générales ne doit pas faire obstacle au maintien des « schlupf ». Dans ce cas, les bâtiments situés en léger retrait de la limite séparative sont tolérés et considérés comme étant implantés sur limite.
DISPOSITIONS PARTICULIERES : 1. A Ammerschwihr et Katzenthal, dans les rues ou sections de rues concernées par la prescription « Règles architecturales particulières 1 » indiquée au règlement graphique : les constructions doivent s’implanter en ordre continu, c’est à dire d’une limite séparative à une autre. Peut-être considéré comme participant à l'ordre continu un mur plein d'une hauteur au moins égale à 2 mètres percé ou non d'un porche et reliant entre elles deux constructions. 2. Des règles d’implantation différentes peuvent être appliquées pour des motifs de sécurité publique ou de défense incendie, d’accessibilité aux personnes en situation de handicap ou d’emmarchement. 3. Ces règles ne concernent pas les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif. 4. D’autres implantations peuvent être autorisées lorsque les propriétés voisines sont liées par une servitude de cours commune. 5. Les éléments ponctuels de toiture (toutes formes de lucarnes, chiens-assis, cheminées y compris) ne sont pas considérés dans le volume soumis aux dispositions précédentes
UA.2.1.3- Par rapport aux constructions voisines sur une meme propriete#
La distance comptée horizontalement en tous points entre deux bâtiments non contigus doit être au moins égale à 3m. Ces règles ne concernent pas les annexes de moins de 15 m²ou les petits volumes.
Les objectifs poursuivis à travers la règle#
La Collectivité poursuit à travers cet article, des objectifs de préservation d’implantations et de volumétries tout en permettant son évolution au regard de la densification et des enjeux environnementaux.
Il est rappelé à toutes fins utiles, L’ARTICLE R111-27 du code de l’urbanisme :
Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
UA.2.2.1- Integration paysagere#
1. Les nouvelles constructions, extensions et aménagements doivent être conçus de manière à s’intégrer dans leur environnement quel que soit leur caractère architectural. 2. Les constructions doivent s’adapter au relief du terrain sans modification importante de pente. Tout bouleversement important du relief naturel est interdit. La profondeur des déblais et la hauteur des remblais ne doivent pas excéder 2m (ces deux éléments n’étant pas cumulables) par rapport au TN. Cette disposition ne s’applique pas aux travaux liés aux stationnements en soussol. 3. Les mouvements des sols nécessaires à la réduction de l’exposition au risque naturel sont admis.
UA.2.2.2- Toitures#
DISPOSITIONS GENERALES : 1. La pente, la nature, le format, la teinte et l’aspect des couvertures devront s’intégrer aux spécificités architecturales des couvertures anciennes de la commune et respecter les dispositions d’origine des constructions. 2. Sauf application du paragraphe 1, les couvertures doivent être constituées de tuiles plates à écailles ou de tuiles mécaniques à côtes, de couleur rouge nuancé, rouge vieilli à brun, d’aspect mat. Elles devront prendre une teinte brune sur le secteur de Sigolsheim. Pour les avancées de toitures de type marquise, auvents, vérandas, l’utilisation de matériaux traditionnels est à privilégier. 3. Les toitures plates et à faible pente, végétalisées ou non, peuvent être admises pour : - Les bâtiments et ouvrages d’intérêt public, - Les éléments architecturaux d’accompagnement s’insérant dans la volumétrie générale du bâtiment, - Les annexes et extensions de faible emprise et les petits volumes.
UA.2.2.3- Performance energetique et autres elements techniques#
Aux termes de l’article L111-16 du code de l’urbanisme, le maire ne peut pas s’opposer aux procédés d’économie d’énergie depuis la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement (Grenelle 2). Cette règle ne s’applique pas pour les projets localisés en abords de monuments historiques, en site patrimonial remarquable, en site inscrit ou classé au titre du code de l’environnement… (article L111-17 du code de l’urbanisme). Dans les espaces précités, la mise en place de procédés d’économie d’énergie reste régie par les règles du document d’urbanisme local.
1. Les nouvelles constructions doivent être conçues de manière à optimiser l’exposition de la construction sauf contrainte particulière liée à la configuration des lieux.
2. Les éléments de type coffret de comptage énergie doivent être intégrés à la construction ou à la clôture -en cas de présence de clôture-. Lorsque le coffret technique ne peut être intégré ni à la construction, ni à la clôture, il devra faire l’objet d’un traitement paysager (dispositif d’habillage ou végétation).
3. Les panneaux photovoltaïques et capteurs solaires sont autorisés à condition de respecter la pente de toit et sous réserve de ne pas porter atteinte à la qualité paysagère, urbaine ou architecturale des lieux.
4. A l’exception des dispositifs d’éclairage des bâtiments historiques et publics, les éclairages extérieurs doivent être dirigés vers le sol.
5. Les antennes paraboliques et autres dispositifs de réception des télécommunications doivent être implantées de manière discrète. Ces ouvrages ne doivent ni masquer les fenêtres, ni être installés à l’aplomb du domaine public.
6. Les dispositifs de climatisation et de pompe à chaleur doivent être intégrés à la façade ou à la clôture et être le moins visible possible depuis l’espace public. En cas d’impossibilité technique, un dispositif d’intégration sera proposé.
7. Les toitures donnant sur le domaine public devront présenter un débord ainsi que des dispositifs anti-chute de neige.
8. L’isolation thermique par l’extérieur est à proscrire pour les bâtiments présentant des éléments en pierre et des structures en pans de bois dont la qualité justifie la préservation.
De façon ponctuelle, l’isolation thermique par l’extérieur sera autorisée sous réserve de ne pas remettre en cause la spécificité du bâtiment par la dissimulation de ses caractéristiques : soubassement et modénatures, encadrements de baie, appui de fenêtres, corniches, débords de toiture, pans de bois…
UA.2.2.4- Façades#
1. Les revêtements de façade, les teintes, les ravalements extérieurs sont choisis en harmonie avec le site et les constructions avoisinantes. La teinte des enduits extérieurs des bâtiments ne doit pas comporter de tons vifs.
2. L’emploi à nu des matériaux de construction est interdit. Les matériaux employés pour les façades comme pour les clôtures doivent présenter un aspect fini.