Il est rappelé que l’article R 111-27 du code de l’urbanisme est d’ordre public ; il reste applicable en présence d’un PLU :
"Le permis de construire peut être refusé ou n’être accordé que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales".
♦ Lorsqu'un projet est délibérément de nature à modifier fortement le site existant, ou à créer un nouveau paysage, l'aspect des constructions peut être apprécié selon des critères plus généraux que ceux ci-dessous détaillés. Le demandeur ou l'auteur du projet doit alors justifier de la cohérence, de la recherche architecturale et de la concordance avec le caractère général du site.
1 - Implantation et volume :
♣ L'implantation, le volume et les proportions des constructions dans tous leurs éléments doivent être déterminés en tenant compte de l'environnement et en s'y intégrant le mieux possible. ♣ La construction doit s'adapter à la topographie naturelle du terrain afin de ne pas bouleverser le paysage et la ligne principale de faîtage doit être parallèle aux courbes de niveau du terrain.
2 - Eléments de surface :
♣ Les matériaux de couverture, les enduits, les ouvertures, les menuiseries et huisseries extérieures doivent être déterminés en tenant compte de leur environnement.
♣ Tous les matériaux peuvent être utilisés à condition de conserver une cohérence avec l’environnement du site (matériaux «naturels» comme la pierre, l’enduit teinté dans la masse, le bois, le métal patiné ou peint).
♣ Lorsque les bâtiments ne sont pas réalisés en matériaux naturels, les façades doivent être dans une gamme de couleurs grises.
♣ Les matériaux utilisés ne doivent pas être réfléchissants de manière à minimiser l’impact des bâtiments dans le paysage.
♣ Les façades peuvent être végétalisées à l’aide de plantes grimpantes sur supports adaptés.
♣ Les surfaces vitrées, en façade de la RD7, doivent comporter des brise-soleils, pour limiter l’impact de la réverbération vue depuis ces dernières. La construction de ces brisesoleils ainsi que l’ensemble des autres éléments de menuiserie devront rester discrets.
♣ Les façades des bâtiments, visibles depuis la RD7 devront marquer un traitement de qualité.
♣ Les murs des bâtiments annexes et des ajouts doivent être traités en harmonie avec ceux de la construction principale.
♣ Les enseignes seront intégrées aux façades des bâtiments. Les enseignes en superstructure au-dessus du bâtiment sont interdites.
3 – Couvertures :
♣ La pente des toits doit être comprise entre 15 % et 45 %.
♣ Les toits à un pan sont interdits excepté ceux s’appuyant sur les murs d’une construction ou les murs de clôture. Ils doivent respecter les pentes rappelées ci-dessus.
♣ Les toits-terrasses sont interdits excepté dans les cas suivants :
- comme élément restreint de liaison
- pour les bâtiments annexes accolés et d’emprise au sol limitée à 20 m2
- pour les constructions aux couvertures végétalisées planes participant à la régulation thermique des bâtiments et à la gestion douce des eaux pluviales.
Les toits à un pan et les toits-terrasses doivent s’intégrer dans leur environnement harmonieusement.
♣ Les toitures des bâtiments annexes devront être traitées en harmonie avec celle de la construction principale, et les éléments bioclimatiques en harmonie avec l’ensemble des constructions.
4 - Clôtures :
∗ Les clôtures ne sont pas obligatoires.
∗ Lorsqu’elles sont envisagées, elles doivent être réalisées avec un grillage ou une grille, de teinte verte, et identique à chaque parcelle. Elles doivent être doublées d’une haie végétale.
∗ Les clôtures en panneaux d'éléments préfabriqués en béton sont interdites.
∗ La hauteur totale des ouvrages de clôture ne doit pas dépasser 2,00 mètres.
∗ Toutefois, la hauteur des clôtures ou des murs peut être adaptée ou imposée par l'autorité compétente en fonction de la nature particulière de l'installation et selon des critères de sécurité, de salubrité et de bonne ordonnance en usage.
5 - Limitation des émissions de gaz à effet de serre (GES) :
Sous réserve d’une bonne intégration dans l’environnement, et en fonction des dispositions réglementaires en vigueur dans le domaine des énergies renouvelables, sont autorisés :
∗ L'éco-construction, la conception de bâtiments bioclimatiques et à faible consommation d'énergie ∗ Les serres et capteurs solaires en toitures ∗ Les dispositifs de transformation d’énergie solaire en électricité (tous matériels et teintes autorisés) ∗ Les couvertures végétalisées planes ou pentues participant à la régulation thermique des bâtiments et à la gestion douce des eaux pluviales.
6 – Aires de stockage :
Les stockages du matériel, des matériaux, des déchets de toutes nature, etc ... ne sont pas autorisé en façade de la RD7, et devront être impérativement disposé en arrière des bâtiments, avec un système de «claustra» ou un masque végétal (en évitant les thuyas et lauriers). Ces zones de stockage ne pourront en aucun cas dépasser la hauteur des bâtiments.
7 – Traitement des espaces de Stationnement :
Les aires de stationnement devront être implantées de manière à ce qu’elles ne soient pas visibles depuis la RD7. Elles seront fortement intégrées sur le plan paysager.