Par référence aux dispositions de la loi du 31 décembre 1913 modifiée sur les monuments historiques, les éléments suivants présentent un intérêt d’histoire et d’art suffisant pour en rendre désirable la préservation en raison de leur qualité constructive et paysagère comme de leur valeur technique représentative, et sont, de ce fait, classés ou inscrits sur l’inventaire des monuments historiques :
Couvent Saint Antoine de Padoue inscription par arrêté du 8 mars 1991 Parcelle A 259
Extrait de la base Mérimée : «Fondé en octobre 1717 à la demande des habitants d'Olmeto, ce couvent de Capucins fut agrandi et put loger 24 religieux qui se consacrèrent à la prédication, à la confession et aux missions. A la Révolution, le couvent fut vendu, puis donné à la paroisse en 1860. L'édifice est entièrement ruiné. N'en subsiste que des éléments de construction qui, à l'est, s'adossent à l'église et, au nord, prolongent le chevet de celle-ci. L'église de plan rectangulaire se termine par un chevet plat. Un clocheton libre prolonge le chevet. A l'intérieur, deux chapelles latérales couvertes d'une voûte en briques, s'ouvrent à l'est sur une nef unique. Des pilastres scandent les deux murs latéraux. L'appareil est composé de blocs non équarris de granit et de briques. »
Décors peints de la Maison Peretti
23 inscription par arrêté du 5 août 2019#
Parcelle AB 261
Extrait de la Base Mérimée : "La maison présente un plan en L, les appartements et espaces de réception étant dans le bâtiment principal, tandis que la partie en retour était à l'origine destinée aux cuisines et communs. Fondée directement sur le rocher, le bâtiment principal s'élève sur 4 étages au-dessus d'un rez-de-chaussée servant de caves. Le premier étage, toujours contre - terrier, est également à vocation fonctionnelle (caves, magasin), tandis que les appartements se situent aux étages supérieurs (l'étage de réception est au 2e étage, en rez-de-jardin au nord-ouest, tandis que l'appartement familial est au 3e étage). Au-dessus, sous combles, le grenier a été aménagé et ouvre sur une terrasse. Par l'effet de la pente du terrain, la partie en retour ne s'élève qu'à partir du niveau 2 du bâtiment principal. Les décors peints du salon représentent des scènes historiques empruntées à l'épopée napoléonienne dont pour trois d'entre elles inspirées de peintures de la galerie des Batailles à Versailles. Ils présentent l'intérêt et l'originalité d'être datés et signés, dans le salon, pourtant leur attribution n'est pas arrêtée, la documentation et la mémoire orale ayant retenu Vladimir Mestchersky comme auteur, tandis que la signature plaide pour une attribution à Nicolas Wilcke."
Vestiges du « Castello de Contorba » Inscription par arrêté du 30 mars 2010 Parcelles E 402, E 409, E 1086
Extrait de la base Mérimée : « Témoignage architectural bien préservé d'une unité d'habitat de l'âge du bronze. Une muraille, constituée de gros blocs de granit, enceint et abrite une étendue circulaire avec, élevé en son centre, un édifice présentant la forme d'une petite tour. Il se compose de deux pièces principales. Une première chambre d'entrée de plan elliptique renfermait un vaste foyer fait d'argile et de morceaux de poteries. Puis, un couloir en forme de « s » mène à la chambre principale séparée en deux zones : un espace était consacré à la cuisine tandis que l'autre servait de meunerie ainsi que de lieu de stockage. A l'intérieur de l'enceinte, une ou deux unités d'habitation s'élevaient dans la partie sud. Des éléments de céramiques de style « apenninique » découverts par ailleurs laissent supposer une ultime occupation de l'habitat au Bronze récent. »
Article 21 – Protection du patrimoine – Patrimoine non protégé#
Protection du patrimoine de proximité du village
L’article L 151-19 du Code de l’Urbanisme prévoit que le PLU peut « identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d’ordre culturel, historique ou écologique et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur protection. Il constitue aujourd’hui le principal dispositif par lequel les PLU assurent la protection du patrimoine communal.
Il convient donc de prendre en considération le périmètre historique du village d’Olmeto et
24 l’ensemble des bâtiments qui apparaissent sur le cadastre Napoléonien.
Ce patrimoine bâti est identifié sur la cartographie par la légende suivante :
Patrimoine bâti à protéger pour des motifs d’ordre culturel, historique, architectural
Il est un repère historique relevant de l’époque médiévale à l’époque impériale et fait l’objet de préconisations spécifiques.
À ce titre, tous les travaux de réhabilitation et de modification devront recevoir l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France.
Pour l’ensemble de ces bâtiments remarquables, sont proscrits :
- les démolitions de ces édifices patrimoniaux (hors situation de péril immédiat)
- tous travaux de rénovation impactant l’aspect extérieur de ces constructions (isolation par l’extérieur, menuiseries en PVC blanc, …)
Une exception pourra être faite, sous couvert de l’avis favorable de l’Architecte des Bâtiment de France, pour des modifications relevant d’une restitution de volumes et de dispositions antérieures plus fidèles à la valeur historique de l’édifice.
Protection du bâti vernaculaire à protéger
Pour assurer la protection des éléments du patrimoine bâti vernaculaire les prescriptions suivantes leur sont applicables :
- Leur démolition est interdite, sauf en ce qui concerne des stratifications historiques parasitaires altérant l’image cohérente de l’ensemble bâti.
- La démolition des constructions n’est autorisée qu’à condition qu’il s’agisse de cas exceptionnels liés à des impératifs de sécurité et de salubrité.
- La modification partielle est autorisée sur certains éléments, sous réserve d'un projet d'ensemble visant la mise en valeur de l'immeuble, sous réserve qu’elle s’inscrive dans le sens d’une restauration ou d’une restitution d’éléments disparus ou sous réserve d'une restitution des gabarits et compositions d'origine.
- Les travaux concernant l’adaptation des locaux, afin d’intégrer les normes d’accessibilité, de sécurité et de confort actuels sont autorisés sans toutefois remettre en cause l’image générale du bâtiment ou dénaturer les éléments de modénature ou de décor des façades, sauf à revenir à un état antérieur plus satisfaisant.
- Les travaux d'isolation par l'extérieur ne doivent pas entrainer de modification d'aspect de la construction, de sa modénature et de son décor. Les façades décorées en aplat ou en relief ne pourront recevoir de surépaisseur masquant les décors. Seuls les panneaux plats pourront 25 recevoir une isolation, sans engendrer de surépaisseur autre que celle d’un enduit isolant fibré, au chanvre par exemple.
- Sur les immeubles ne possédant pas de décor mais une modénature simple (entourages de baies plats et bandeaux par exemple) l’isolation par l’extérieur ne peut s’envisager qu’à la condition de reconstituer la modénature existante y compris la corniche et le débord du toit, tels qu’à l’origine. La modénature sera reconstituée en relief, suivant les formes et dimensions d’origine et en respectant les règles de l’art.
- Les reconstructions ou les reconstitutions de façades et de couverture induites par les démolitions partielles d’éléments parasitaires doivent s’harmoniser avec le bâtiment initial.
- Les constructions nouvelles contiguës ou ajoutées au bâtiment patrimonial doivent s’harmoniser en termes d'implantation, de volumétrie et de hauteur à celui-ci, tout en préservant son rôle de marqueur (l’architecture existante doit rester dominante) sur la parcelle.
- Les travaux doivent respecter les éléments structurants de la morphologie des bâtiments : structure, implantation et volumétrie des constructions, formes de toitures, éléments spécifiques (porches, marquises, balcons, décor extérieur...) ; s'inscrire dans les principes de composition des façades et toitures : respect de la forme, de l'aspect, des dimensions, des matériaux d'origine des façades, et des toitures ; respect de l'harmonie de la composition des façades, en particulier les positions, formes et proportions des ouvertures ; maintenir les éléments de décors, d'ornement, de ferronnerie et de modénatures.
- Les menuiseries ou ferronneries ne pouvant être restaurées seront remplacées en respectant au mieux les dimensions, profils, compositions et formes des menuiseries ou ferronneries d'origine (ou ceux existant à proximité sur des constructions de même type ou de même époque que le dit élément).
- Les coffres des volets roulants ne doivent pas être visibles de l’extérieur. On préfèrera des volets persiennés en bois ou en métal, battants ou repliables en tableau.
- La modification ou l’extension des bâtiments ou éléments du patrimoine bâti remarquables est autorisée dès lors qu’elles n’en altèrent pas le caractère et les qualités essentielles ou qu’elles restituent l’esprit de son architecture d’origine ou l’organisation primitive de la parcelle, ou qu’elles répondent à des impératifs d’ordre technique ;
- Les éléments décoratifs de façade, les impostes, les détails architecturaux identitaires et les éléments de mémoire notables (plaques commémoratives, plaques de rues, points altimétriques anciens en fonte, …) existants devront être conservés et mis en valeur. En cas d’altération profonde, ces motifs et toutes modénatures seront consolidés ou remplacés à l’identique ;
- Les installations techniques seront traitées de manière à ne pas altérer la qualité patrimoniale du bâtiment ;
26 - Si le bâtiment a fait l'objet de transformations postérieures à leur construction, il convient de respecter les modifications ou ajouts d'éléments dignes d'intérêt et de remédier aux altérations qu'ils ont subies.
Espaces paysagers protégés
Éléments paysagers à protéger identifiés aux plans de zonage par cette trame.
Sont uniquement autorisés sous condition d’un aménagement paysager qualitatif, les annexes à la construction principale n’excédant pas 10 m² d’emprise au sol. La composition d’ensemble doit être préservée.
Les éléments construits des jardins tels que abris, pergolas, tonnelles, bassins, fontaines, abreuvoirs, sculptures, grottes, niches, etc. … accompagnant la composition générale, ne peuvent être démolis. Ils seront maintenus en place, entretenus et réparés.
L’abattage, l’élagage ou toute autre atteinte à l’intégrité des arbres (racines notamment) sont interdits, sauf en cas de risque pour la sécurité des personnes ou des biens, ou pour des raisons phytosanitaires justifiées. En cas d’abattage, chaque arbre est remplacé par un arbre de développement équivalent.
Toutes les espèces plantées doivent être régionales, adaptées aux conditions pédologiques et climatiques et peu exigeantes en eau. Une diversité des essences est recherchée. La plantation d’espèces envahissantes est interdite.
L’implantation de dispositifs d’accueil de la faune (nichoirs, gîtes, abris, hôtels à insectes) est autorisée.
Protection de l’identité patrimoniale bâtie insulaire sur l'ensemble de la commune
Sur l'ensemble de la commune, sont proscrits :
- les façades de couleurs roses, vives ou blanches - les volumes circulaires ou demi-circulaires, les tours - les colonnes et balustres - tout pastiche d'architecture étrangère à la région - toutes les constructions de type "chalet savoyard" - les chalets préfabriqués d’une surface supérieure à 18 m² ignorant l’identité des sites dans lequel ils s’insèrent. - les constructions présentant une toiture dont l’inclinaison est supérieure à 30 %
Article 22 – Protection du site - Sites classés et inscrits 27#
Il est établi dans chaque département une liste des monuments naturels et des sites dont la conservation ou la préservation présente, au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, un intérêt général. L'inscription sur la liste est prononcée par délibération de l'Assemblée de Corse après avis du représentant de l'Etat.
Les monuments naturels et les sites inscrits ou non sur la liste départementale peuvent être classés par le ministre chargé des sites.
L'inscription entraîne, sur les terrains compris dans les limites fixées par l'arrêté, l'obligation pour les intéressés de ne pas procéder à des travaux autres que ceux d'exploitation courante en ce qui concerne les fonds ruraux et d'entretien normal en ce qui concerne les constructions sans avoir avisé, quatre mois d'avance, l'administration de leur intention.
Aucune modification ne peut être apportée à l'état des lieux ou à l’aspect des monuments naturels ou des sites classés, sauf autorisation spéciale et sous réserve de l'exploitation courante des fonds ruraux et de l'entretien normal des constructions. Les monuments naturels ou les sites classés ne peuvent ni être détruits ni être modifiés dans leur état ou leur aspect sauf autorisation spéciale.
Article 23 – Domaine Public Maritime (DPM)#
Toute installation ou occupation du sol sur le Domaine Public Maritime devra faire l’objet d’une autorisation d’occupation temporaire préalable délivré par le Préfet de la Corse du Sud. Toute construction en dur sera interdite sur le Domaine Public Maritime.
Article 24 – Lutte contre la pollution lumineuse#
Sur l’ensemble des espaces publics ou d’accès public, il est attendu un éclairage raisonné.
A ce titre, il convient de prévoir :
- l’utilisation d’une technologie à basse consommation d’énergie de type LED, - le pilotage de l’extinction nocturne de l’éclairage pour limiter la pollution lumineuse et les consommations, - le dimensionnement permettant de limiter l’impact sur la biodiversité (hauteur et espacement des mâts, espaces verts préservés, etc.).