Dispositions générales
Introduction
1 – Champ d’application territorial du plan
Le présent Plan Local d’Urbanisme (PLU) s’applique à l’ensemble du territoire communal de Pierrelaye. Il est établi conformément aux dispositions des articles L.151-8 à L.151-42-1 du code de l’urbanisme.
2 – Division du territoire en zones et contenu des documents graphiques
Le territoire couvert par le Plan Local d’Urbanisme est divisé en 4 types de zone, les zones urbaines « U », les zones à urbaniser « AU », la zone agricole « A » et la zone naturelle « N ». Ces zones peuvent être composés d’un ou plusieurs sous-secteur(s). En outre, des dispositions graphiques complémentaires peuvent être superposées aux zones.
A. Les zones urbaines dites « zones U »
Correspondent à des secteurs déjà urbanisés et des secteurs où les équipements publics, accès, et réseaux, qu’ils soient existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions envisagées.
UA – Zone de centralité pouvant accueillir de la mixité fonctionnelle. Elle correspond au centre ancien, au secteur gare et aux abords de la RD14 :
- UAa – Cœur de ville ancien
- UAb – Secteur RD14 uniquement résidentiel
- UAc – Secteur RD14 essentiellement résidentiel pouvant accueillir une mixité de fonction
- UAg, UAg – Secteur de projet gare
UB – Zone résidentielle à vocation principale d’habitat individuel
- UBa – Habitat pavillonnaire diffus
- UBb – Habitat pavillonnaire structuré et/ou groupé
- UBc – Habitat pavillonnaire diffus dans le quartier du Drain
UC – Zone résidentielle à vocation principale d’habitat collectif
UAE – Zone destinée à l’implantation et au développement des activités économiques
- UAE1 – Zone principalement orientée vers le développement d'activités industrielles et logistiques
- UAE2 – Zone principalement orientée vers le développement d'activités commerciales
- UAE3 – Zone ouverte à toutes les activités
UE – Zone dédiée aux principaux équipements publics et d’intérêt collectif
UP – Zone de projet en renouvellement urbain aux abords de la RD14 :
- UP1 – correspondant à l’OAP sectorielle « Site 1 »
- UP2 – correspondant à l’OAP sectorielle « Site 2 »
- UP3 – correspondant à l’OAP sectorielle « Site 3 »
- UP4 – correspondant à l’OAP sectorielle « Site 4 »
- UP5 – correspondant à l’OAP sectorielle « Site 5 »
- UP6 – correspondant à l’OAP sectorielle « Site 6 »
B. Les zones « à urbaniser » dites « zones AU »
AU – Zone de projet en extension de l’urbanisation :
- 1AU – secteur de projet du Bocquet 2 correspondant à l’OAP sectorielle « Bocquet 2 »
- 1AUe – secteur de projet pôle d’équipement correspondant à l’OAP sectorielle « Groupe scolaire »
- 1AUs – secteur de projet Roi de Cocagne correspondant à l’OAP sectorielle « Roi de Cocagne »
C. Les zones naturelles dites « zones N »
- N – zone naturelle inconstructible correspond aux espaces de biodiversité
- Ngv et Ngv : sous-secteurs spécifiques pour notamment assurer les conditions du relogement des gens du voyage impactés par l'aménagement de la forêt de Maubuisson
- Nes : sous-secteur pouvant accueillir des équipements sportifs
- Nzh : sous-secteur à protéger dont la présence de zone humide est avérée
- Nf : sous-secteur prenant en compte les espaces concernés par le projet d’aménagement forestier.
D. La zone agricole dite « zone A »
- A – zone correspondant aux espaces agricoles
3 – Articulation du règlement avec les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP)
Les orientations d'aménagement et de programmation viennent traduire les orientations du PADD et compléter et affiner le dispositif règlementaire. Elles peuvent, par exemple :
- préciser l’application spatiale de dispositions règlementaires écrites (par exemple, la localisation des destinations des constructions, une hauteur spécifique…),
- renseigner des sujets sur lesquels le règlement est muet.
Les projets doivent, alors, à la fois être compatibles avec les OAP thématiques trame verte et bleue et mobilités, les OAP sectorielles et conformes au règlement.
Dans les OAP sectorielles, et uniquement dans la volonté affirmée de réaliser un bâtiment signal dans un projet, la hauteur indiquée dans ce document peut exceptionnellement être supérieure à la règle générale indiquée dans le règlement écrit. Le cas échéant, une disposition est inscrite à la fois dans l’OAP et dans le règlement de zone concerné.
4 – Organisation et contenu du présent règlement
Le règlement fixe, en cohérence avec le Projet d'Aménagement et de Développement Durables (PADD), les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 du Code de l’urbanisme.
Le présent règlement est organisé en 7 parties :
- Partie 1 : Dispositions générales
- Partie 2 : Dispositions applicables aux zones urbaines
- Partie 3 : Dispositions applicables aux zones à urbaniser
- Partie 4 : Dispositions applicables aux zones naturelles
- Partie 5 : Dispositions applicables à la zone agricole
- Partie 6 : Lexique
- Partie 7 : Annexes
5 – Utilisation du présent règlement
Identification des dispositions qui s’appliquent :
ETAPE 1 : Consulter le document graphique du règlement (plan de zonage) qui permet de :
- Identifier la zone et éventuellement le secteur dans lequel se situe le terrain concerné
- Vérifier les dispositions graphiques qui s’appliquent sur le terrain concerné, le cas échéant (patrimoine bâti, patrimoine paysager, emplacement réservé, etc.)
- Identifier un éventuel périmètre d’une OAP sectorielle.
ETAPE 2 : Consulter les annexes du dossier de PLU relatives aux servitudes, aux annexes sanitaires et informatives afin de vérifier si le terrain concerné est impacté
ETAPE 3 : Consulter le règlement écrit et ses annexes qui détaillent les règles transversales et propres à chaque zone ou secteur. Ce règlement comprend des schémas pédagogiques qui ont une vocation illustrative.
Application des dispositions du règlement écrit
Veuillez consulter :
- Les dispositions générales (Partie 1 du règlement)
- Les dispositions spécifiques à la zone concernée (Parties 2, 3, 4 et 5 du règlement)
- Le lexique du PLU qui précise les définitions pour l’application des règles (Partie 6 du règlement)
- Les annexes du présent règlement (Partie 7 du règlement)
6 – Portée du règlement à l’égard des autres législations relatives à l’occupation des sols
A. Demeurent applicables, en plus des règles du PLU, les articles du règlement national d'urbanisme, à l’exception des articles R. 111-3, R. 111-5 à R. 111-19 et R. 111-28 à R. 111-30 du Code de l’urbanisme.
B. Par ailleurs, sont et demeurent applicables sur le territoire communal, les articles législatifs du Code de l’urbanisme relatifs :
- aux périmètres de travaux publics,
- aux périmètres de déclaration d’utilité publique,
- à la réalisation de réseaux,
- aux routes à grande circulation.
C. S’ajoutent de plus aux règles propres du PLU, les servitudes d’utilité publique qui font l’objet d’un tableau et d’une notice annexés au présent dossier de PLU.
D. Les prescriptions prises au titre des autres législations spécifiques concernant l’occupation ou l’utilisation des sols s’ajoutent aux règles propres au PLU, notamment les périmètres de droit de préemption urbain.
E. Au titre de la règlementation sur l’archéologie préventive (article L. 521-1 du Code du patrimoine et article R. 425-31 du Code de l’urbanisme), toute découverte fortuite de vestiges susceptibles de présenter un caractère archéologique doit faire l’objet d’une déclaration immédiate au maire.
F. Règles de construction : tout bâtiment créé, étendu ou modifié en application du présent règlement doit respecter les dispositions du Code de la construction et de l’habitation et du Code civil (notamment ses articles 653 à 710 relatifs aux vues, droit de passage, servitude de cour commune, mitoyenneté, plantations, etc.), ainsi que les normes d’accessibilité pour autrui.
G. Accessibilité des personnes handicapées : en application de l’article L. 152-4 du Code de l’urbanisme, l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut, par décision motivée, accorder des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d'urbanisme pour autoriser des travaux nécessaires à l'accessibilité des personnes handicapées à un logement existant.
Partie 1 : dispositions generales
1. Rappels du Code de l’urbanisme
Adaptations mineures
En application du 1° de l’article L. 152-3 du Code de l’urbanisme, les règles et servitudes définies par un
Plan Local d'Urbanisme peuvent faire l'objet d’adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes.
Aires de stationnement
Les véhicules électriques :
Au titre de l’article L151-31 du Code de l’urbanisme, lorsque le règlement impose la réalisation d'aires de stationnement pour les véhicules motorisés, cette obligation est réduite de 15 % au minimum en contrepartie de la mise à disposition de véhicules électriques munis d'un dispositif de recharge adapté ou de véhicules propres en auto-partage.
Les espaces de stationnement avec 10 places minimum doivent avoir tous les emplacements pré-équipés pour la recharge des véhicules électriques.
Aspect extérieur des constructions
Selon l’article R. 111-21 du Code de l’urbanisme, un projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
Bâtiments détruits ou démolis
Permis de démolir :
Sur tout le territoire de la commune, les travaux de démolition sont soumis à l’obligation d’obtention d’un permis de démolir conformément aux articles R.421-26 à R.421-28 du code de l’urbanisme. Pour rappel, la commune par la délibération du Conseil Municipal n°330/2010 a instauré l’obligation de dépôt d’une demande de permis de démolir (cf dossier annexe du PLU).
Comme le prévoit l’article R.421-29 du Code de l’urbanisme, sont dispensées de permis de démolir :
- Les démolitions couvertes par le secret de la défense nationale ;
- Les démolitions effectuées en application du code de la construction et de l'habitation sur un bâtiment menaçant ruine ou en application du code de la santé publique sur un immeuble insalubre ;
- Les démolitions effectuées en application d'une décision de justice devenue définitive ;
- Les démolitions de bâtiments frappés de servitude de reculement en exécution de plans d'alignement approuvés en application du chapitre Ier du titre IV du livre Ier du code de la voirie routière ;
- Les démolitions de lignes électriques et de canalisations.
La reconstruction ou la restauration d’un bâtiment démoli :
Au titre de l’article L. 111-15 du Code de l’Urbanisme, lorsqu'un bâtiment régulièrement édifié vient à être détruit ou démoli, sa reconstruction à l'identique est autorisée dans un délai de dix ans, sauf si le plan de prévention des risques naturels prévisibles en dispose autrement.
C'est au pétitionnaire d'apporter la preuve de l'existence légale de cette construction. Le principe du droit à reconstruire à l'identique ne dispense pas de la nécessité d'obtenir une autorisation du droit des sols.
Au titre de l’article L. 111-23 du Code de l’Urbanisme, la restauration d’un bâtiment dont il reste l’essentiel des murs porteurs peut être autorisée sauf dispositions contraires des documents d'urbanisme et sous réserve des dispositions de l'article L. 111-11, lorsque son intérêt architectural ou patrimonial en justifie le maintien et sous réserve de respecter les principales caractéristiques de ce bâtiment.
Clôtures :
En application des dispositions des articles R.421-12, L.151-19 ou L.151-23 du code de l’urbanisme, l’édification des clôtures est soumise à déclaration préalable. Pour rappel, la commune par la délibération du Conseil Municipal n°330/2010 a instauré l’obligation d’une demande de déclaration préalable pour l’édification de clôtures (cf dossier annexe du PLU).
Constructions existantes non conformes aux règles du PLU
Pour toute construction existante qui n’est pas conforme aux dispositions édictées par le règlement applicable à la zone, sauf dispositions contraires indiquées dans le règlement de la zone concernée, une autorisation d’urbanisme ne peut être accordée que pour des travaux qui ont pour objet d’améliorer la conformité de cet immeuble avec lesdites règles ou qui sont sans effet à leur égard. (Conseil d’État, no 79530 du 27/05/88).
Dérogation aux règles du PLU
Les règles et servitudes :
En dérogation du 2° de l’article L. 152-3 du Code de l’urbanisme, les règles et servitudes définies par un
Plan Local d'Urbanisme ne peuvent faire l'objet d'aucune dérogation, à l'exception de celles prévues par les dispositions des articles L. 152-4 à 152-6 du Code de l’Urbanisme.
La dérogation en matière d’isolation thermique :
Pour rappel, conformément au décret n°2016-802 du 15 juin 2016 et en application de l’article 7 de la loi n°2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, les articles L-152-
5 et R152-6 à R152-9 du Code de l’urbanisme autorisent des dérogations, d’aspect extérieur des constructions, de hauteur, d’emprise au sol et d’implantation des constructions dans la limite d’un dépassement de 30 centimètres par rapport aux règles édictées dans le règlement du PLU en vigueur. Ces dérogations peuvent être autorisées uniquement dans les cas suivants :
- La mise en œuvre d'une isolation en saillie des façades des constructions existantes ;
- La mise en œuvre d'une isolation par surélévation des toitures des constructions existantes ;
- La mise en œuvre de dispositifs de protection contre le rayonnement solaire en saillie des façades;
- L'installation d'ombrières dotées de procédés de production d'énergies renouvelables situées sur des aires de stationnement.
En outre, il est précisé que la mise en œuvre cumulée des dérogations prévues ne peut aboutir à un dépassement de plus de 30 centimètres des règles de hauteur ou d'implantation fixées par le plan local d'urbanisme. De plus, la surépaisseur ou la surélévation doit être adaptée au mode constructif et aux caractéristiques techniques et architecturales de la façade ou de la toiture et ne doit pas porter atteinte à la qualité architecturale du bâtiment et à son insertion dans le cadre bâti environnant. La décision motivée peut comporter des prescriptions destinées à assurer la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant.
Ces dérogations ne sont pas applicables :
- Aux immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques en application du titre II du livre VI du code du patrimoine ;
- Aux immeubles protégés au titre des abords en application de l'article L. 621-30 du même code ;
- Aux immeubles situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable mentionné à l'article L.
631-1 dudit code ;
- Aux immeubles protégés en application de l'article L. 151-19 du présent code.
Enfin, l’article L152-5-2 du Code de l’urbanisme précise « en tenant compte de la nature du projet et de la zone d'implantation, l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire ou prendre la décision sur une déclaration préalable peut autoriser les constructions faisant preuve d'exemplarité environnementale à déroger aux règles des plans locaux d'urbanisme relatives à la hauteur, afin d'éviter d'introduire une limitation du nombre d'étages par rapport à un autre type de construction. Un décret en Conseil d'Etat définit les exigences auxquelles doit satisfaire une telle construction. »
La mise en œuvre de cette dérogation ne peut être autorisée que « dans la limite d'un dépassement de 25 centimètres par niveau, et d'un total de 2,5 mètres en tout point au-dessus de la hauteur de la construction autorisée par le règlement du plan local d'urbanisme. Ce dépassement ne peut être justifié que par les contraintes techniques résultant de l'utilisation d'un mode de construction faisant preuve d'exemplarité environnementale et induisant, pour un nombre d'étages donné, une hauteur par étage plus importante que celle résultant d'autres modes de construction. Cette dérogation ne permet pas l'ajout d'un étage supplémentaire par rapport à un autre mode de construction. »
Emplacements réservés
Les emplacements réservés institués au titre de l’article L. 151-41 du Code de l’Urbanisme, sont mentionnés sur le tableau figurant sur le document graphique.
Sur les emprises foncières classées en Emplacement réservé ne sont autorisées que les occupations et utilisations du sol correspondant à la destination de cet emplacement. Toutefois, une construction à titre précaire peut exceptionnellement être réalisée conformément à l’article L. 433-1 du Code de l’Urbanisme.
Le propriétaire d’un terrain, bâti ou non, inscrit en Emplacement réservé par un PLU peut :
- Conserver et jouir de son bien tant que la collectivité bénéficiaire n’aura pas l’intention de réaliser l’équipement prévu ;
- Mettre en demeure le bénéficiaire de l’Emplacement réservé d’acquérir son terrain dans les conditions et délais mentionnés aux articles L. 230-1 et suivants.
Participation des constructeurs
Il est rappelé que les bénéficiaires de permis de construire seront soumis aux taxes et participations prévues par le Code de l’Urbanisme et participeront ainsi au financement des équipements.
2. La division parcellaire
Au titre de l’article R. 151-21 alinéa 3 du Code de l’Urbanisme : dans le cas d’un lotissement ou dans celui de la construction, sur le même terrain, d’un ou plusieurs bâtiments dont le terrain d’assiette doit faire l’objet d’une division en propriété ou en jouissance, les règles édictées par le plan local d’urbanisme sont appréciées au regard de chacun des lots. Cette disposition ne s’applique pas aux zones 1AU ; 1AUe ;
1AUs et aux sous-secteurs UAg ; UAg ; UP2 ; UP5 ; UP6 et Ngv.
3. La mixité sociale
Règle transversale à toutes les zones du PLU :
Pour tous les projets comprenant la réalisation de 30 logements ou plus, il sera exigé un minimum de 25% de logements sociaux comptabilisés au titre de la loi SRU.
Les emplacements réservés pour mixité sociale :
En application des dispositions de l’article L.151-41 du Code de l’urbanisme, dans le respect des objectifs de mixité sociale, au sein des secteurs identifiés sur le règlement graphique comme emplacements réservés pour mixité sociale, les programmes à destination d’habitation devront comprendre une part de 25% minimum de logements sociaux comptabilisés au titre de la loi SRU.
Les secteurs de mixité sociale :
En application des dispositions de l’article L.151-15 du Code de l’urbanisme, dans le respect des objectifs de mixité sociale, au sein des secteurs identifiés sur le règlement graphique comme secteurs de mixité sociale, les programmes à destination d’habitation devront comprendre une part de 25% minimum de logements sociaux comptabilisés au titre de la loi SRU.
4. Les éléments de paysage et les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique
La préservation des lisières des massifs boisés et de la future forêt
Indépendamment de la taille du massif considéré, y compris dans les sites urbains constitués, il convient d’améliorer la qualité des espaces de transition entre les espaces boisés et les espaces urbanisés et de veiller à la perméabilité des tissus urbains (valorisation paysagère et écologique, limitation de l’imperméabilisation – voire désimperméabilisation – à proximité du boisement, renaturation et mise en place d’aménagements favorables à la biodiversité, etc.).
Ces espaces de transition doivent, en outre, être pensés pour réduire le risque de feu de forêt.
Les Espaces Boisés Classés (EBC)
Les espaces identifiés en espaces boisés classés et figurant comme tels sur le règlement graphique sont soumis aux dispositions des articles L. 113-1 et L. 113-2 du Code de l’urbanisme.
Ce classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. Y sont notamment interdits, les recouvrements du sol par tout matériau imperméable : ciment, bitume ainsi que les remblais. Les accès aux propriétés et les cheminements y sont admis dans la mesure où ils ne compromettent pas la préservation des boisements existants et qu’ils sont perméables.
Nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d'autorisation de défrichement prévue aux chapitres Ier et II du titre Ier livre III du Code forestier.
Les Espaces Paysagers à Protéger ou à mettre en valeur (EPP)
Les espaces paysagers à protéger ou à mettre en valeur ont été identifiés sur le règlement graphique en application à l’article L151-23 du Code de l’urbanisme.
Ces espaces doivent conserver le caractère paysager et ne doivent recevoir aucune construction ni aménagement de nature à porter atteinte à leur vocation. Toute modification des lieux, notamment les coupes et abattages d’arbres ainsi que les mouvements de sols ou les changements apportés au traitement des espaces sont soumis à autorisation préalable.
Au sein de ces espaces, toute construction ou aménagement, et affouillements ou exhaussements y est interdit, hormis :
- Les aires de jeux, les aménagements liés aux circulations ou cheminements à condition qu’ils soient perméables,
- Les aménagements, les constructions, installations et ouvrages techniques liés et nécessaires au fonctionnement des services publics ou d’intérêt collectif.
Dans le cadre d’un projet d’aménagement global du terrain et à caractère d’intérêt général, une réduction de ces espaces peut être autorisée à condition que l’aménagement se traduise par la création d’une nouvelle surface d’espaces verts en compensation correspondant au moins à la surface déduite des emprises identifiées et située au sein de la même unité foncière.
Protection des arbres et plantations
Les arbres doivent être plantés et entretenus dans des conditions leur permettant de se développer normalement. Les arbres de haute tige devront être plantés au minimum à 2 mètres des limites séparatives.
Un périmètre non-imperméabilisé, garantissant le bon développement de l’arbre, doit être respecté au pied des arbres plantés. Sa superficie doit être adaptée à l’essence choisie.
Les plantations de qualité, existantes avant le dépôt d’une autorisation d’urbanisme et en dehors de l’emprise au sol du projet de construction, notamment les arbres de haute tige, doivent être impérativement maintenues ou remplacées par des essences indigènes adaptées aux conditions bioclimatiques en nombre et en surface au moins équivalents, dans un délai de moins d’un an à compter de la délivrance de l’autorisation d’urbanisme.
La protection des cours d’eau et de leurs abords :
Toute construction, installation et aménagement doit respecter une marge de retrait de 10 mètres minimum par rapport aux cours d’eau, aux cours d’eau canalisés ou busés et aux anciens rus. Dans cette marge de retrait, seuls sont autorisés les travaux et aménagements visant la mise en valeur du ru et de ses abords.
La protection des zones humides :
Les zones humides sont particulièrement stratégiques pour la biodiversité, la qualité de la ressource en eau, et le patrimoine naturel.
Dans l’application de la police de l’eau, les zones humides sont définies conformément à la réglementation en vigueur. L’identification exhaustive de l’ensemble des zones humides du territoire se construit progressivement. La connaissance des zones humides du territoire n’étant pas à l’heure exhaustive, le respect des dispositions de la présente règle ci-après implique pour chaque porteur de projet de vérifier si le(s) terrain(s) concerné(s) par son projet rempli(ssen)t les critères caractérisant une zone humide au sens de l’article L.211-1 du code de l’environnement.
Pour les zones humides avérées, dans le cas où des alternatives existent, il est interdit :
- de créer tout remblai susceptible de porter atteinte à la zone humide,
- d’implanter toute construction susceptible de gêner le fonctionnement de la zone humide, en particulier les clôtures pleines sont interdites,
- de réaliser des affouillements ou exhaussements de sol.
En revanche, sont autorisés les travaux visant à la préservation, la mise en valeur et l’extension des zones humides.
Si un projet est néanmoins susceptible de diminuer la superficie, de modifier l’alimentation en eau, ou de conduire à une perte de fonctionnalité d’une zone humide, par drainage, remblai, imperméabilisation, ou tout autre action, doit, selon la règlementation qui lui est applicable, respecter par ordre de priorité les règles suivantes :
- Éviter les impacts précédents ;
- Si les impacts n’ont pas pu être évités, rechercher des solutions alternatives moins impactantes.
A défaut, et en cas uniquement d’impact résiduel après justification de l’absence de solutions alternatives, compenser les atteintes qui n’ont pu être évitées et réduites en tenant compte :
- d’une part des espèces, des habitats et des fonctionnalités de la zone humide concernée ;
- d’autre part de la valeur paysagère et culturelle de la zone humide, définie par les usages associés (animation, découverte de la nature…).
5. La gestion des eaux pluviales
La commune est concernée par le règlement communautaire de l’assainissement collectif des eaux usées et des eaux pluviales de la communauté d’agglomération Val Parisis.
Tout projet devra respecter le règlement d’assainissement communautaire en vigueur.
Les axes de ruissellement :
Le ruissellement est un phénomène d’écoulement de l’eau de pluie sur un bassin versant, de façon diffuse ou concentrée, qui se poursuit jusqu’à ce qu’il rencontre un élément du système hydrographique (une rivière, un marais), un réseau de drainage (enterré ou surfacique) ou un point bas où il s’accumulera.
Dans les zones traversées par un axe de ruissellement des eaux pluviales, identifié sur le règlement graphique, les constructions devront respecter les dispositions suivantes :
Dans les secteurs agricoles (A) ou naturels (N) destinés à être maintenus en dehors de toute extension de l’urbanisation, et dans lesquels le ruissellement se concentre dans un talweg, seront interdits sur une distance de 10 mètres de part et d’autre du talweg, toute construction, remblai ou clôture susceptible de faire obstacle à l’écoulement. Pourront toutefois faire exception à cette interdiction, les constructions d’intérêt général, les extensions limitées de bâtiments existants et les bâtiments agricoles de type hangars, s’ils préservent la libre circulation des écoulements et s’ils ne sont pas exposés à des dommages en cas d’inondation.
Dans les secteurs où le ruissellement se concentre sur des infrastructures ou des voies, seront évitées sur une distance de 10 mètres de part et d’autre du bord de celles-ci, toutes les ouvertures (notamment les soupiraux et les portes de garage) en façade sur la voie et situées sous le niveau susceptible d’être atteint par les écoulements. Une surélévation minimale de 0,50 mètre par rapport au niveau de l’infrastructure pourra être conseillée.
Dans les secteurs urbains ou situés à proximité de l’agglomération et dans lesquels l’écoulement se produit dans un talweg, toute nouvelle construction à partir de la date d’approbation du PLU (08/10/2025) sera interdite sur une distance de 5 mètres de part et d’autre de l’axe d’écoulement ainsi que tout remblai ou clôture susceptible d’aggraver le risque ailleurs.
Certains travaux peuvent cependant faire exception à ces prescriptions, il s’agit des constructions à destination d’équipements d’intérêt collectif et services publics si les précautions nécessaires sont prises pour ne pas exposer la construction à des dommages et ne pas détourner le ruissellement vers d’autres constructions situées en aval ou latéralement.
Le drain de Liesse :
Tous les travaux réalisés aux abords du ru de Liesse doivent maintenir voire renforcer la qualité et les fonctionnalités écologiques, hydrauliques et paysagères du lit mineur.
Gestion des eaux pluviales à la parcelle :
Des dispositions sont à respecter dans la règle 17. Conditions de desserte des terrains et les réseaux.
Toutes les prescriptions et obligations conformes aux documents opposables établis par le gestionnaire compétent en matière d'eaux pluviales urbaines, en l'occurrence la CA Val Parisis, devront être obligatoirement respectées, notamment celles inscrites dans le plan de zonage "eaux pluviales" et son règlement de gestion des eaux pluviales correspondant.
6. Prévention des risques naturels et miniers
La commune est concernée par plusieurs risques naturels, et en particulier :
Le risque mouvement de terrain :
La commune est concernée par le Plan de Prévention des Risques (PPR) pour les risques dus à la présence de carrières souterraines (cf. dossier annexe du PLU). A titre indicatif, les secteurs concernés par ce risque ont été reportés sur le règlement graphique.
Le risque de retrait-gonflement des argiles :
Certains secteurs du territoire sont concernés par le risque de retrait / gonflement des argiles (cf. dossier annexe du PLU). Cette carte classe les zones selon le risque. La commune est concernée par des zones identifiées en aléas moyen ou faible. Dans les zones présentant un risque, le constructeur doit :
- Prendre des précautions particulières pour assurer la stabilité des constructions, installations ou autres formes d’utilisation du sol autorisées,
- Effectuer une reconnaissance du taux de travail admissible du sol et du risque de tassement.
Lors de fortes pluies, des eaux peuvent circuler temporairement en surface. En conséquence, il importe au constructeur de prendre toutes dispositions pour s’assurer que les locaux ne soient pas inondés. Les ouvertures et les accès des pièces en sous-sol doivent être disposés de sorte que les eaux pluviales ruisselant ou s’accumulant en surface ne puissent les inonder.
Le porteur de projet devra respecter l’arrêté du 22 juillet 2020 définissant les zones exposées au phénomène de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols argileux. En outre, un guide de recommandation a été annexé au présent PLU « construire en terrain argileux la règlementation et bonne pratique ».
Les débordements de nappes et inondations de cave :
La commune est concernée par des zones potentiellement sujettes aux débordements de nappes ou aux inondations de cave. Si des évènements pluvieux exceptionnels surviennent et engendrent une recharge exceptionnelle, le niveau de la nappe peut alors atteindre la surface du sol et provoquer une inondation "par remontée de nappe".
Certaines précautions peuvent être prises pour éviter les dégâts les plus importants, notamment :
- Éviter la réalisation de sous-sol dans les secteurs sensibles, ou
- Utiliser des procédés de construction adaptés (sous-sol non étanche, des circuits électriques munis de coupe-circuit sur l'ensemble des phases d'alimentation, une installation adaptée des chaudières et des cuves de combustible, et éviter les produits potentiellement polluants...)
La carte de localisation des zones concernées est annexée au PLU.
Les risques liés à la dissolution naturelle du gypse :
Le plan des contraintes du sol et du sous-sol (cf. dossier annexe du PLU) matérialise les secteurs géographiques du territoire communal présentant des risques de mouvements de terrain liés à la dissolution naturelle du gypse. Dans les zones présentant un risque, le constructeur doit :
- Effectuer une reconnaissance de la présence ou l’absence de gypse ainsi que de l’état d’altération éventuelle de celui-ci,
- Prendre toute disposition pour assurer la stabilité des constructions, installations ou autres formes d’utilisation du sol autorisées
- L’assainissement autonome vivement déconseillé.
Les risques de tassement :
- Les terrains alluvionnaires compressibles
Le plan des contraintes du sol et du sous-sol (cf. dossier annexe du PLU) matérialise les secteurs géographiques du territoire communal qui présentent des risques de tassement liés à des terrains alluvionnaires compressibles. Dans ces secteurs, toute construction doit être précédée d'une étude spécifique visant la reconnaissance du taux de travail admissible et du risque de tassement.
- Terrains compressibles
Le plan des contraintes du sol et du sous-sol (cf. dossier annexe du PLU) matérialise les secteurs géographiques du territoire communal qui présentent des risques de tassement liés à des terrains compressibles. Dans ces secteurs, il conviendrait de s'orienter vers une utilisation du sol compatible avec le caractère compressible des terrains. Dans le cas où l'équipement, voire l'urbanisation de ces secteurs serait envisagée, une étude de sol préalable est préconisée. Les permis de construire pourront être soumis à l'avis de l'inspection général des carrières.
La lutte antivectorielle :
Le moustique-tigre Aedes albopictus se caractérise par la multitude de ses gîtes de reproduction, constitués par tout récipient ou objet pouvant recueillir de l’eau, souvent de petite voire de très petite taille et mobile.
Des mesures constructives et d’aménagements doivent être prises et peuvent prendre la forme d’évacuation gravitaire des toits terrasses, interdiction des dallages/planchers suspendus, soin dans la planéité des sols artificiels (ornières/flaques), interdiction des noues d’infiltration en milieu naturel peu perméable et imperméable, création des bassins d’infiltration uniquement enterrés ou couverts, emploi des regards de collecte d’eau pluviale dans décantation et couverts (limitation des regards à grille)…
Une attention doit également être portée pendant les phases chantier pour éviter la création de points d’eau stagnante.
7. Prévention des risques anthropiques et technologiques :
La pollution des sols :
Changements de destination :
Une attention particulière doit être apportée aux parcelles et bâtiments lors de changement de destination, notamment pour l’habitation ou équipement d’intérêt collectif. Si l’existence d’une pollution est avérée, il convient de garantir la compatibilité du site avec les destinations projetées par la réalisation d’études adéquates et la mise en œuvre de mesures de gestion adaptées ».
Exposition au plomb :
La commune est classée dans son intégralité en risque d’exposition au plomb (arrêté préfectoral du 22 décembre 2000).
Les canalisations de transport de matières dangereuses :
La présence de canalisations de gaz naturel haute pression et de transport d’hydrocarbure, est susceptible d’avoir une incidence sur certains projets de constructions situés à proximité. En application de l’arrêté interministériel du 04 août 2006, des prescriptions sont à observer pour préserver la sécurité des personnes au voisinage de ces ouvrages et pour ne pas créer de nouvelles situations pouvant porter atteinte à la sécurité publique conformément à l'arrêté préfectoral du 16 août 2016.
Sur les sites concernés, les porteurs de projet doivent se référer aux prescriptions figurant dans la fiche d’information établie par la DRIEE, relative aux risques présentés par ces canalisations, et annexée au PLU (cf dossier annexe du PLU).
L’exploitation du réseau Natran
Sont admis, dans l’ensemble des zones sauf mention contraire, les canalisations (conduites enterrées et installations annexes) de transport de gaz ou assimilé y compris les ouvrages techniques nécessaires à leur fonctionnement et leur bornage, ainsi que les affouillements et exhaussements inhérents à leur construction et aux interventions ultérieures relatives au maintien de la sécurité.
- Les interdictions et règles d’implantation associées aux servitudes d’implantation et de passage des canalisations (zone non aedificandi et non sylvandi).
- Les interdictions et règles d’implantations associées aux servitudes d’utilité publique d’effets pour la maitrise de l’urbanisation et de détailler les modalités de l’analyse de compatibilité.
- L’obligation d’informer Natran de toute demande de permis de construire, de certificat d’urbanisme opérationnel ou de permis d’aménager concernant un projet situé dans l’une des zones précitées de nos ouvrages (Art. R. 555-30-1. – I issu du code de l’environnement, créé par le décret n° 2017-1557 du 10 novembre 2017)
- La règlementation anti-endommagement en rappelant le site internet du Guichet Unique des réseaux pour les Déclarations de Travaux (DT) et Déclaration d’Intention de Commencement de
Travaux (DICT).
Comme l’indique la Note Technique du 7 janvier 2016 du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie « il relève de la seule responsabilité des maires ou collectivités en charge de l’élaboration des documents d’urbanisme de fixer, le cas échéant, des contraintes d’urbanisme pour d’autres catégories de constructions que les ERP et IGH ».
Pour tout projet il est nécessaire de consulter Natran à l’adresse suivante :
Installations Classées pour l’Environnement (ICPE) :
À l’intérieur des secteurs identifiés dans le document graphique comme périmètre de restriction d’occupation du sol. Les constructions et installations de toute nature doivent, en complément du présent règlement, respecter les dispositions du PPRT qui sont annexées au PLU. Ces dispositions sont de nature à limiter les possibilités d’utilisation du sol au regard de la prise en compte des risques technologiques.
Les nuisances sonores :
Prescriptions spécifiques liées à l’autoroute A 15 et ses abords
Dans la zone non aedificandi identifiée sur le document graphique : aucune construction et installation autre que celles destinées à l’exploitation et à la gestion des infrastructures autoroutière n’est autorisée.
Dans la marge de recul de l’autoroute identifiée sur le document graphique : sont autorisées uniquement les extensions des constructions existantes à la date d’approbation du présent règlement 08/10/2025 des destinations et sous destinations autorisées dans la zone correspondante
Prescriptions d’isolement acoustique liées aux infrastructures de transports terrestres :
Les dispositions de l’arrêté ministériel du 26 septembre 2013 et de l’arrêté préfectoral du 26 juin 2001 relatifs à l’isolement acoustique pour les zones urbaines à proximité des voies de transport bruyantes doivent être appliquées conformément à la réglementation en vigueur.
Le Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement de Val Parisis (PPBE) :
L’aménageur doit prendre en compte le PPBE de Val Parisis (cf. dossier annexe du PLU).
Le Plan d’exposition au bruit (PEB) de l’aérodrome de Paris-Charles-de-Gaulle :
Le PEB de l’aérodrome de Paris-Charles-de-Gaulle a été approuvé par arrêté interpréfectoral du 03 avril
2007. La commune est couverte par la zone D du PEB. Les constructions sont autorisées sous réserve que le constructeur respecte les normes d’isolation acoustique
8. Les éléments du patrimoine bâti remarquable
En application des dispositions de l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme, des éléments bâtis remarquables faisant l’objet d’une protection particulière au vu de leur intérêt patrimonial au titre des dispositions de l’article L151-19 du Code de l’urbanisme ont été identifiés sur le document graphique.
Les annexes pourront être démolis uniquement pour mettre en valeur le bâti principal et si elles ne présentent aucune qualité architecturale particulière. Les clôtures des bâtiments identifiés devront obligatoirement être en harmonie avec la construction principale.
En plus de cette disposition, des règles différenciées doivent être appliquées en fonction du type de protection :
Ensemble bâti, urbain et paysager remarquable :
Pour les ensembles bâtis, urbains et paysagers remarquables, les règles suivantes s’appliquent :
- La démolition des constructions est interdite. En cas de démolition nécessaire pour la sécurité des habitants ou pour des questions de salubrité, la reconstruction se fera en respectant les matériaux d’origine, la volumétrie et l’implantation de l’ensemble urbain.
- Les travaux portant sur les constructions existantes doivent respecter les éléments de composition communs à l’ensemble urbain remarquable concerné : hauteurs, volumétries, proportions des baies, matériaux.
- Une construction neuve doit respecter le rapport à la trame bâtie existante et les rythmes architecturaux qui caractérisent l’ensemble patrimonial.
- Les espaces paysagers doivent être conservés.
- Les volets battants doivent être conservés.
Les éléments bâtis ponctuels remarquables :
Pour les éléments bâtis ponctuels remarquables les règles suivantes s’appliquent :
- La démolition des constructions repérées sur le document graphique au titre du L.151-19 est interdite. En cas de démolition nécessaire pour la sécurité des habitants ou pour des questions de salubrité, la reconstruction se fera en respectant les matériaux, la volumétrie et l’implantation d’origine.
- Tous les travaux réalisés doivent être conçus dans le respect des caractéristiques à préserver de ladite construction identifiée.
- La restauration de ces éléments doit conserver ou restituer les dispositions architecturales spécifiques à leur époque. Les compositions des bâtiments remarquables doivent être sauvegardées dans le respect propre à chacun des bâtiments (préservation des caractéristiques esthétiques ou historiques).
- La couverture des toitures et les façades des bâtiments remarquables doivent conserver ou retrouver la richesse d’origine et de leur mise en œuvre, notamment les plâtres moulurés, la pierre ou la brique, ainsi que le bois, les moellons ou la céramique, le cas échéant.
- L'ordonnancement et l'équilibre des éléments bâtis et des espaces végétalisés et arborés organisant l'unité foncière doivent être respectés.
- Les volets battants doivent être conservés.
La liste des éléments bâtis ponctuels remarquables est en annexe du présent règlement. Elle est également annexée au PLU dans le dossier 7.3 Annexes informatives.
9. Le développement du commerce
Les linéaires actifs à protéger et/ou développer :
En application des dispositions de l’article L.151-16 du Code de l’urbanisme, en bordure des rues mentionnées sur le document graphique en tant que linéaires actifs à protéger et/ou à développer, seules les destinations suivantes sont autorisées en rez-de-chaussée : les commerces de détail et l’artisanat, la restauration, les activités de service, et les équipements (hors lieux de culte). Ainsi, la transformation des rez-de-chaussée actifs d’une destination autorisée en une destination non autorisée notamment en habitation est interdite. Dans le cas d’une nouvelle construction, seules les destinations précitées sont autorisées, et l’activité ou l’équipement implanté en rez-de-chaussée devra être compatible avec la fonction d’habiter.
10. Les secteurs de hauteur spécifique
Des secteurs de hauteur spécifique ont été définis dans le règlement graphique. Les zones matérialisées au document graphique indiquent pour toute construction les hauteurs maximales suivantes :
- Secteur de hauteur A : la hauteur (H) des constructions, mesurée à partir du terrain naturel, ne peut excéder 6 mètres à l’égout du toit et 11 mètres au faitage ou à l’acrotère avec un niveau de R+1+C/A maximum.
- Secteur de hauteur B : la hauteur (H) des constructions, mesurée à partir du terrain naturel, ne peut excéder 9 mètres à l’égout du toit et 14 mètres au faitage ou à l’acrotère avec un niveau de R+2+C/A maximum
- Secteur de hauteur C :
- Pour les constructions à destination d’habitation : la hauteur (H) des constructions, mesurée à partir du terrain naturel, ne peut excéder 6 mètres à l’égout du toit et 11 mètres au faitage ou à l’acrotère avec un niveau de R+1+C/A maximum
- Pour les constructions à destinations d’équipement : la hauteur (H) des constructions ne peut excéder un niveau de R+2 maximum
11. Dérogation en matière d’équipements techniques :
Les équipements techniques liés à la sécurité, à un service public, à la gestion des eaux, à la protection phonique, à la distribution d’énergie tels que les transformateurs peuvent être implantés à l’alignement ou en retrait.
12. Taille minimum de logement :
Au titre de l’article L151-14 du Code de l’urbanisme, pour tout nouveau programme de 2 logements et plus, chaque logement devra avoir une taille minimale de 16 m².
13. Règles de retrait communes
Par rapport à l’alignement :
Bornes enterrées :
Lorsqu’il est réalisé des bornes enterrées, la façade de la construction doit s’implanter en retrait de 6 mètres minimum de l’alignement et un retrait de 4 mètres obligatoire doit être respecté entre cette façade et l’arrière des bornes.
Au droit des bornes, aucun débord de balcons n’est autorisé sur les 3 premiers niveaux de la construction à l’aplomb de ces bornes. En outre, seules des ouvertures ne créant pas de vue sont autorisées sur les deux premiers niveaux de la construction.
Les saillies :
Pour le calcul de la distance de retrait, ne sont pas pris en compte :
- Les débords de toiture, les balcons sans ancrage au sol, dont la profondeur est inférieure ou égale à 0,80 m ;
- Les marquises, les dispositifs de protection contre le rayonnement solaire, dès lors qu’ils sont bien intégrés à la façade de la construction, dont la profondeur est inférieure ou égale à 0,8 mètre;
- Les éléments architecturaux et/ou de modénature (tels que les corniches, bandeaux, encadrements de fenêtres), dont la profondeur est inférieure ou égale à 0,4 mètre ;
- Les parties des constructions au-dessous du sol après travaux.
Fondations et sous-sols :
Les fondations et sous-sols ne doivent pas présenter de saillie par rapport à l’alignement.
Par rapport aux limites séparatives
Les climatiseurs et pompes à chaleur
Les climatiseurs et/ou les pompes à chaleur doivent être implantés en retrait des limites séparatives. La distance minimale entre l’installation et tout point de la limite séparative doit être de 2,5 mètres minimum.
Dans le cas d’une implantation dans une marge de retrait de 4 mètres par rapport à la limite séparative les dispositifs générant des nuisances sonores (climatiseurs, pompe à chaleur, etc.) devront être intégrées dans un coffrage insonorisant et des dispositions nécessaires doivent être prises pour limiter les risques et nuisances à un niveau compatible avec le voisinage.
14. Qualité urbaine, architecturale, aspect extérieur des constructions
Rappel : En application de l’article R.111-27 du Code de l’Urbanisme, le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
Les constructions doivent être conformes aux prescriptions présentées ci-dessous. Toutefois, en cas d'extension modérée ou de projet d'architecture contemporaine, d'autres dispositions peuvent être retenues à condition de s’insérer qualitativement avec les constructions existantes avoisinantes.
1. Composition générale et volumétrie des constructions :
Les toitures :
Les constructions principales :
Les toitures doivent présenter une simplicité de volume et de conception. Les toitures à deux pentes ou présentant toute autre forme sont autorisées sous réserve de s’insérer harmonieusement dans le paysage.
Les toitures terrasses doivent faire l’objet d’un traitement (volume, matériaux, couleurs) qui garantisse une bonne insertion dans le site, y compris depuis des points de vue plus éloignés.
Les cheminées doivent être traitées avec les matériaux et couleurs en harmonie avec ceux de la construction.
Les édicules et ouvrages techniques tels que machinerie d’ascenseurs, gaines de ventilation, extracteurs, doivent être pris en compte dans la composition générale du volume de la construction.
La mise en œuvre de toitures végétalisées, l’installation de système de production d’énergie renouvelables ainsi que tous dispositifs concourant à la production d’énergie non nuisante, est admise à condition d'être intégrés de façon harmonieuse à la construction.
Les lucarnes et les châssis de toit de dimensions courantes doivent être intégrés à la conception architecturale d’ensemble. Ils seront intégrés à la trame des ouvertures en façade et au pan de toiture (pose encastrée).
Les lucarnes devront respecter les conditions suivantes :
- être placées dans les 2/3 inférieurs du toit et dans l’axe des ouvertures de la façade ou sur les parties maçonnées ;
- être implantées sur un seul niveau et alignées,
- être plus hautes que larges et ne pas dépasser au total 1/3 du linéaire de la façade,
- reprendre le même matériau de couverture que celui utilisé pour la toiture, ou être d’une couleur qui s’harmonise au mieux avec celle des matériaux de couverture.
Dans le cas d’un toit à la mansart, la lucarne devra être implantée dans le brisis, et la hauteur de la lucarne ne devra pas dépasser la hauteur de la ligne de brisis.
Les matériaux et couleurs doivent être en harmonie avec ceux de la construction et dans le respect de l’identité authentique et rurale de la commune.
La tuile, l’ardoise ou matériaux de module et d’aspect similaires, le zinc ou le cuivre seront utilisés.
Les plaques ondulées présentant l'aspect de la tôle ou du plastique tel que les plaques de polycarbonate, les bardeaux ayant l'aspect d'asphalte sont interdits.
Les constructions annexes :
Elles doivent être traitées avec le même soin que les constructions principales. Pour les toitures des constructions annexes, le recours au bardeau bitumeux renforcé de fibres de verre imitant la tuile ou l’ardoise est autorisé ainsi que les plaques de polycarbonate non ondulées.
Les façades :
Les façades (autres que commerciales) :
Les différents murs des bâtiments doivent présenter un aspect (matériaux utilisés, éléments de modénatures…) et une teinte de couleur en harmonie avec les constructions avoisinantes et dans le respect de l’identité authentique et rurale de la commune.
Les modénatures et décors de façade devront être en harmonie avec l’architecture des façades. Les balustres et colonnes seront proscrits.
Les matériaux destinés à être recouverts d’un parement ou d’un enduit, ne peuvent être laissés apparents sur les façades des constructions.
Les menuiseries des volets et des fenêtres devront s’harmoniser avec la composition des façades.
Les volets battants sont privilégiés. Ils doivent être pleins ou à persiennes.
Dans le cas de la réalisation de volets roulants :
- Pour les nouvelles constructions, les caissons de volets roulants en façade sont interdits (le caisson ne doit pas être apparent et être posé à l’intérieur de la construction ;
- Pour les constructions existantes à la date d’approbation (08/10/2025), les caissons de volets roulants en façade sont tolérés (sous et sans dépasser l’épaisseur du linteau).
Dans tous les cas, les caissons roulants implantés en saillie (à l’aplomb de la façade en dépassement de l’épaisseur du linteau) sont interdits.
Tout projet de pose de volets roulants doit s’accompagner par la conservation des volets battants en façade sur rue le cas échéant.
Les portes cochères existantes doivent être préservées et restaurées dans la mesure du possible.
Les constructions annexes doivent être traitées avec le même soin que les constructions principales.
Les façades commerciales :
L'utilisation de matériaux qualitatifs et la limitation du nombre de teintes sont imposées afin d'assurer le respect de l'identité authentique et rurale de la commune.
Pour toute nouvelle construction avec rez-de-chaussée actif, la hauteur des rez-de-chaussée doit être au minimum de 3 mètres.
Les créations ou modifications de façades doivent respecter les prescriptions suivantes :
- Les percements destinés à recevoir des devantures commerciales doivent s’adapter à l’architecture de l’immeuble concerné ; la composition de la devanture devra respecter les proportions et le rythme de la façade (entre les pleins et des vides) ;
- Lorsqu’un même commerce est établi sur plusieurs immeubles contigus, les percements de vitrines doivent en respecter les limites séparatives ;
- L’utilisation de manière uniforme de teintes vives ou trop brillantes est proscrite ;
- Lorsqu’une façade commerciale existante présente un intérêt patrimonial ou architectural (modénatures, panneaux en bois travaillés, appareillage en pierres, etc.), celle-ci doit être, sauf impossibilité technique avérée, préservée ou mise en valeur ;
- Lorsque le rez-de-chaussée (des constructions nouvelles ou lors d’une modification) doit comporter l’emplacement d’un bandeau destiné à recevoir une enseigne, Il doit être séparé de façon visible du premier étage, en s’inspirant des systèmes traditionnels (corniches, retraits, etc.).
Il doit également être proportionné à la taille des locaux, du bâtiment et de la rue. Le bandeau doit également se limiter au linéaire des vitrines commerciales ;
- Lors de l’installation de rideaux métalliques, les caissons en façade sont autorisés si ces derniers sont installés, a minima, dans l’épaisseur du linteau (cf. croquis dans le glossaire). À défaut, ils doivent être intégrés dans le gros œuvre et ne pas présenter de saillie en façade. Ces rideaux sont de préférence ajourés ;
- La limitation du nombre et de la nature des matériaux mis en œuvre et l’harmonie des teintes avec les couleurs et le contexte environnant sont préconisés.
Enfin, les façades commerciales doivent respecter les règles du Règlement Local de Publicité
Intercommunal (RLPi) adopté par délibération du Conseil territorial en date du 30/09/2019 et annexé au présent PLU.
2. Les éléments techniques :
Les descentes d’eaux pluviales :
Les descentes d’eaux pluviales devront être intégrées dans la composition architecturale de la façade.
Les rampes de parking :
Les rampes de parking, destinées à desservir les parcs de stationnement, doivent être intégrées dans la construction. Dans le cas où la configuration du terrain ou des contraintes techniques ne le permettraient pas, elles devront être traitées de manière à s’harmoniser avec la construction et les espaces extérieurs.
Les édicules et gaines techniques :
Les édicules techniques en toiture doivent, par le choix des matériaux et des couleurs, être intégrés aux façades et aux toitures où ils se trouvent.
Les réseaux techniques en toiture ou en terrasse, tels que les ventilations, sont, sauf impossibilité technique avérée, camouflés par un revêtement identique à la façade ou s’harmonisant avec elle.
Les antennes, climatiseurs et pompes à chaleur :
Les dispositifs de type climatiseurs, pompe à chaleur ou antennes doivent être prioritairement implantés sur une façade non visible depuis la rue (voie publique, privée ou emprise publique). Cette disposition ne s’applique pas dans le cas d’un terrain en angle de plusieurs rues.
Les antennes d’émission ou de réception de signaux radioélectriques (antennes, paraboles, etc.) devront être installées obligatoirement en toiture de la façon la moins visible possible depuis l’espace public.
Elles doivent avoir une couleur qui s’intègre avec la partie de construction sur laquelle elles sont fixées.
Les panneaux solaires ou photovoltaïques :
La pose de panneaux solaires ou photovoltaïques ou toutes autres solutions techniques relatives à la production d’énergie solaire est autorisée en toiture sous réserve de la bonne intégration architecturale du dispositif dans le bâti existant et dans le milieu environnant. Dans le cas de constructions neuves ou de reprises de toitures complètes, ces panneaux devront être intégrés dans l’épaisseur de la toiture. En revanche, les panneaux photovoltaïques sur les façades sont interdits.
Les clôtures et les portails :
Les clôtures :
Les clôtures participent fortement à la qualité des espaces urbains. A ce titre leur traitement, le choix des matériaux, les couleurs doivent faire l’objet d’une attention particulière en respectant une harmonie avec les clôtures existantes à proximité.
L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, plaques de béton non teintées dans la masse…) ou destinés à un autre usage (tôles ondulées, etc.) est interdit.
La hauteur totale de la clôture ne doit pas dépasser 2 mètres sur rue et en limites séparatives.
En cas de remplacement des clôtures, les végétaux présents doivent être préservés ou remplacés.
En outre elles devront inclure des ouvertures perméables pour permettre la libre circulation de la petite faune de 13 cm par 13 cm minimum, disposés à intervalles fixes tous les 2 mètres minimum.
Sur rue, les clôtures doivent être composées :
Les clôtures peuvent être constitué d’un muret maçonné d’une hauteur représentant 1/3 de la hauteur totale et devront obligatoirement être ajourées. Pour les parties ajourées, les éléments composant la clôture devront présenter des parties pleines et des parties ajourées en alternance, et dans les mêmes proportions. Les parties ajourées devront représenter 50% de la clôture.
Les grilles et barreaudages des clôtures doivent conserver un traitement simple. Les dispositifs trop ornementés ou surchargés sont interdits. Les barreaudages devront être espacés de 2 cm minimum.
L’usage de matériaux non qualitatifs ayant l’aspect de plaque de béton, claustra, est interdit.
Les murs en pierre existants doivent être conservés et restaurés à l’exception des suppressions rendues nécessaires pour permettre la réalisation des accès.
Les coffrets, compteurs, boites aux lettres doivent être intégrés dans la construction ou les clôtures
Sur les limites séparatives, les clôtures doivent être composées soit :
- d’un mur plein réalisé en pierres apparentes appareillées, ou enduit
- d’un grillage, qui pourra être doublé d’une haie vive
- d’un ensemble constitué d’un muret maçonné d’une hauteur de 1 mètre maximum surmonté d’un élément ajouré composé d’une grille, d’un grillage ou d’un barreaudage.
Les portails et portillons d’accès :
Les portails et portillons doivent présenter une harmonie (matériaux, dimensions, couleurs) avec le reste de la clôture et leur hauteur ne peut dépasser 2 mètres. Tout comme les clôtures, ils doivent conserver un traitement simple. Les dispositifs trop ornementés ou surchargés sont interdits. La largeur des portails devra être de même dimension que la largeur de l’accès.
Les portails et portillons sont :
- en bois plein de teinte lazurée ou peints d’une couleur semblable à celle des menuiseries de la construction
- en métal (grilles métalliques) préférentiellement dans une gamme de valeur foncée : noir, vert, bordeaux, bleu foncé…
Les dispositions ci-avant ne s’imposent pas aux clôtures des terrains occupés par des constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif lorsque les modalités de fonctionnement l’imposent.
Pour les unités foncières de 12 mètres de largeur minimum, il est possible de réaliser deux portails.
En vis-à-vis des routes départementales (RD14 ; RD106 ; RD191), les portails devront être implantés en retrait avec une distance de 5 mètres minimum.
3. Les dispositions particulières applicables aux constructions existantes et notamment aux corps de ferme :
L’architecture (et notamment les modénatures - éléments de décor) et la volumétrie des constructions anciennes ou présentant un intérêt architectural doivent être maintenues lors d’un ravalement ou de travaux de réhabilitation :
- Un soin particulier doit être apporté à la préservation, la restauration et le cas échéant la restitution des éléments de décor spécifiques à la construction. Toute extension, surélévation de bâtiment doit respecter l’architecture d’origine ou faire l’objet d’un traitement architectural contemporain.
(en rupture avec l’architecture d’origine) ;
- La création de nouveaux percements doit s’intégrer dans la composition des façades (reprise des proportions, du rythme et des éléments de modénature) ;
- Les murs prévus pour être apparents doivent être préservés (pierre de meulière, brique…) ;
- La réfection de toiture doit respecter le style de la construction existante. L’emploi de matériaux identiques à l’état d’origine est préconisé ;
- Le bâti ancien d’origine rurale se caractérise par la présence de portes, de porches qui permettaient le passage des charrettes et autres véhicules. Ces portes et ouvertures doivent être préservées et restaurées ou à défaut, remplacées par un modèle de même facture ;
- Les portes cochères doivent être conservées et le cas échéant restaurées.
15. Le stationnement des véhicules motorisés : normes à respecter
Lors de toute opération de construction, d'extension, de surélévation, de changement de destination de locaux, ou de création de plusieurs logements à l’intérieur d’une même construction, des aires de stationnement doivent être réalisées afin d’assurer en dehors des voies publiques le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions. Les normes minimales à respecter sont définies ci-après en fonction de la nature de la construction. Le nombre total minimal de places de stationnement à réaliser issu des règles ci-après est arrondi au chiffre entier supérieur, c’est-à-dire que toute tranche commencée est due.
La suppression d’une place de stationnement est interdite. Elle ne peut être autorisée qu’à condition que la place supprimée soit recréée sur le terrain d’assiette de la construction dans toutes les zones et sous-secteurs.
Lorsqu'une construction comporte plusieurs affectations (habitat, bureaux, commerces, etc.) les normes affectées à chacune d'elles sont appliquées au prorata de la surface de plancher qu'elles occupent.
1. Règle générale : nombre de places à réaliser
Destinations Sous-destinations Règles de stationnement
- 1,5 place par logement minimum de 1 à 2 pièces ;
- 2 places par logement minimum de 3 pièces et plus.
- 1 place minimum pour les logements locatifs sociaux financés avec un
HABITATION Logement prêt aidé par l’état
Les logements collectifs comprenant au moins 3 logements devront également respecter les règles inscrites en 15.2 Règles spécifiques.
Hébergement 1 place pour 4 logements minimum
Artisanat et commerce 1 place de stationnement par tranche de 60 m² de surface de plancher.
de détail Pour les constructions dont la surface est inférieure à 100 m² de surface de
Restauration plancher, aucune place de stationnement n’est exigée.
Commerce de gros Les places commandées sont interdites.
Activités de services où 1 place de stationnement par tranche de 60 m² de surface de plancher.
COMMERCES ET s’effectue l’accueil
ACTIVITÉS DE d’une clientèle Les places commandées sont interdites.
SERVICES 2 places pour 3 chambres minimum
Hôtel
Autre hébergement Les places commandées sont interdites.
touristique
Cinéma Le nombre de place de stationnement doit être adapté en fonction des besoins.
1 place par tranche de 100 m² de surface de plancher
Industrie Au-dessus de 200 m² de surface de plancher, il sera imposé la réalisation d’au moins une aire de livraison adaptée aux opérations de chargement, déchargement et manutention inhérentes à l’établissement.
Entrepôt Les places commandées sont interdites.
AUTRES ACTIVITES A moins de 500 mètres des gares, il ne pourra être réalisé plus de 1 place
DES SECTEURS pour 45 m² de surface de plancher.
PRIMAIRE, A plus de 500 mètres des gares, il devra être réalisé 1 place par tranche de 40
SECONDAIRE ET Bureau m² de surface de plancher minimum.
Tertiaire
Les places commandées sont interdites.
Centre de congrès et Le nombre de place de stationnement doit être adapté en fonction des d’exposition besoins.
Cuisine dédiée à la 1 place par tranche de 200 m² de surface de plancher vente en ligne
Locaux et bureaux des
administrations
publiques et assimilés
Locaux techniques et
industriels des
ÉQUIPEMENTS administrations Le nombre de places de stationnement à réaliser doit être adapté à la nature
D’INTERET publiques et assimilés de l’équipement, à son mode de fonctionnement, à sa localisation sur le
COLLECTIF ET Établissements territoire communal (proximité des transports en commun, existence de
SERVICES d’enseignement, de parcs publics de stationnement à proximité, etc.) et au nombre et au type
PUBLICS santé et d’action sociale d’utilisateurs concernés.
Salles d’art et de
spectacles
Équipements sportifs
Lieux de culte
Autres équipements
recevant du public
2. Règles spécifiques
Les logements d’habitat collectif :
Pour les constructions comprenant 3 logements au moins :
- le stationnement des véhicules sera réalisé de manière préférentielle en sous-sol.
- les places commandées devront être limitées à 20% du nombre total de places de stationnement exigé.
Pour les constructions de plus de 30 logements, au minimum 70% des places de stationnement doivent être intégrées dans le volume de la construction.
Dans le cas d’aménagements, de rénovation, d’une extension ou de surélévation de construction existante :
En cas de travaux de rénovation, aménagement, avec création de surface plancher dans le volume existant de la construction à destination d’habitation à la date d’approbation du présent règlement (le 08/10/2025), aucune place supplémentaire n’est exigée à condition que les travaux ne donnent pas lieu à la création de nouveaux logements.
La création de places de stationnement n’est pas exigée lors de travaux de rénovation, surélévation, aménagement et/ou extension d’une construction existante à destination d’habitation et régulièrement édifiée à la date d'approbation du présent règlement (le 08/10/2025) à condition de respecter les conditions cumulatives suivantes :
- Il ne soit pas créé plus de 30 m² de surface de plancher.
- les travaux ne donnent pas lieu à la création de nouveaux logements.
Si l’une de ces conditions n’est pas remplie, le nombre de places total après achèvement des travaux doit respecter les autres dispositions du présent règlement.
Toutefois, l’extension d’un logement disposant préalablement de 2 places de stationnement ne donne pas lieu à la réalisation de places supplémentaires si et seulement si, il n’est pas créé de nouveaux logements.
3. Normes techniques
Les dimensions d'une place de stationnement sont comptées de la façon suivante : 2,50 mètres de large 5 mètres 2,5 mètres sur 5,00 mètres de long par place. Une place est accessible lorsque le véhicule peut s’y garer depuis 3 mètres la rue en toute sécurité et sans manœuvre complexe.
Lors de toute opération de construction ou de transformation de locaux, des aires de stationnement doivent être réalisées selon les 2,5 mètres caractéristiques et les normes minimales définies ci-contre. 10 m9ètmreèstres
Les rampes d’accès au sous-sol ne doivent pas 5 mètres entraîner de modification du niveau du trottoir et leur pente dans les 5 premiers mètres à partir de l’alignement ne doit pas excéder 4 % sauf en cas 5,5 mètres d’impossibilité technique.
Les rampes d’accès ne doivent pas avoir une pente Schémas indicatifs illustrant la notion supérieure à 18%. d’accessibilité des places à garantir
Pour rappel, au titre de l’article L.111-19-1 du code de l’urbanisme,
Les parcs de stationnement extérieurs de plus de 500 mètres carrés associés aux bâtiments ou parties de bâtiment auxquels s'applique l'obligation prévue à l'article L. 171-4 du code de la construction et de l'habitation ainsi que les nouveaux parcs de stationnement extérieurs ouverts au public de plus de 500 mètres carrés doivent intégrer sur au moins la moitié de leur surface des revêtements de surface, des aménagements hydrauliques ou des dispositifs végétalisés favorisant la perméabilité et l'infiltration des eaux pluviales ou leur évaporation. Ces mêmes parcs doivent également intégrer des dispositifs végétalisés ou des ombrières concourant à l'ombrage desdits parcs sur au moins la moitié de leur surface, dès lors que l'un ou l'autre de ces dispositifs n'est pas incompatible avec la nature du projet ou du secteur d'implantation et ne porte pas atteinte à la préservation du patrimoine architectural ou paysager.
Si lesdits parcs comportent des ombrières, celles-ci intègrent un procédé de production d'énergies renouvelables sur la totalité de leur surface.
Ces obligations ne s'appliquent pas aux parcs de stationnement qui, en raison de contraintes techniques, de sécurité, architecturales ou patrimoniales, ne permettent pas l'installation des procédés et dispositifs, ou lorsque cette obligation ne peut être satisfaite dans des conditions économiquement acceptables du fait de contraintes techniques.
Un décret en Conseil d'Etat précise les critères relatifs à ces exonérations.
16. Le stationnement vélo : normes à respecter
Pour les constructions de plus de 2 logements, il sera exigé un local collectif ou des emplacements affectés aux deux roues. Ces espaces doivent être localisés soit en rez-de-chaussée de la construction soit à défaut au 1er niveau de sous-sol, clos préférentiellement (éventuellement par des dispositifs ajourés), aménagés à cette fin exclusive et directement accessibles. Le local devra être d’accès direct à la voirie ou à un cheminement praticable pour les vélos, ou ouvrir directement sur le hall et avec une rampe de pente maximale de 12 %.
Pour les constructions à destination d’habitation :
Il devra être réalisé a minima :
- 0,75 m² minimum par logement pour les logements de type T1 et T2 ;
- 1,5 m² minimum par logement dans les autres cas avec une superficie minimale de 3m² (pour l’ensemble de l’opération).
Pour les constructions à destination de bureau :
Il est exigé a minima la création de 1,5 m² pour 100 m² de surface de plancher.
Pour les constructions à destination d’activités, commerces de plus de 500 m² de surface de plancher, d’industrie et équipements publics (hors établissements scolaires) :
Il est exigé a minima la création de 1 place pour 10 employés.
Pour les autres sous-destinations des commerces, activités de services, et autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire :
Pour les constructions supérieures à 300 m² de surface de plancher, il sera prévu une surface réservée et aménagée pour le stationnement vélo d’au minimum 1 m2 pour 100 m² de surface de plancher dans un local clos, couvert et situé en rez-de-chaussée.
Pour les constructions à destination d’équipements publics scolaires (niveau primaire) :
Il est exigé a minima la création de 1 place pour 12 élèves. Ces places de stationnement peuvent être crées soit en locaux clos, soit en surface.
Pour les constructions à destination d’équipements publics scolaires (collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur) :
Il est exigé a minima la création de 1 place pour 5 élèves.
Pour les autres destinations et sous destinations :
Le nombre de places de stationnement à réaliser doit être adapté à la nature de l’équipement, à son mode de fonctionnement, à sa localisation sur le territoire communal et au nombre et au type d’utilisateurs concernés.
Rappel : En complément des dispositions ci-avant il est rappelé que le Code de la construction fixe des obligations en matière de stationnement vélos qui doivent être respectées par les projets. Ces dispositions sont issues d’un Décret n° 2022-930 du 25 juin 2022 relatif à la sécurisation des infrastructures de stationnement des vélos dans les bâtiments, et d’un Arrêté du 30 juin 2022 relatif à la sécurisation des infrastructures de stationnement des vélos dans les bâtiments, qui fixent la surface par emplacement et le nombre minimal d'emplacements destinés au stationnement sécurisé des vélos en fonction de la catégorie et de la capacité du bâtiment.
17. Conditions de desserte des terrains et les réseaux
1. Accès et voiries
Les accès :
Toute construction ou autre mode d’occupation du sol peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par une voie publique ou privée permettant la circulation des services de lutte contre l’incendie et de secours et de ramassage des déchets.
Il peut également être refusé si les accès sont insuffisamment dimensionnés compte tenu du nombre de logements ou du nombre de m² de surface de plancher projetés ou si les accès présentent un risque pour la sécurité des personnes. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la disposition des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l’intensité du trafic.
Les accès sur la voie publique doivent être aménagés de façon à éviter toute perturbation et tout danger pour la circulation générale. Il est rappelé que ce ou ces accès doivent faire l’objet d’une autorisation spécifique du gestionnaire de voirie.
Tous les projets ayant un accès à une route départementale sur la commune, les dispositifs d’entrées/sorties devront être à au moins 5 mètres de la voie afin de ne pas gêner la circulation des piétons/véhicules.
Nombres d’accès autorisés :
Le nombre d'accès automobile doit être limité à un par terrain.
Dans le cas d’une route départementale : si le terrain présente une largeur sur rue supérieure ou égale à 20 mètres, la réalisation de deux accès automobiles peut être autorisée. Si le terrain est bordé par plusieurs rues, il peut être admis un accès automobile par rue.
Dans les autres cas : si le terrain présente une largeur sur rue supérieure ou égale à 12 mètres, la réalisation de deux accès automobiles peut être autorisée. Si le terrain est bordé par plusieurs rues, il peut être admis un accès automobile par rue.
Aucun accès automobile ne peut être créé sur la rue de la Fontaine du Roy.
Largeur des accès :
La largeur de l’accès doit être de 3,50 mètres. Pour les zones UC et UE uniquement : la largeur de l’accès doit être de 5 mètres maximum.
Les voies nouvelles :
Les voies doivent être conçues et aménagées de manière à garantir la sécurité des piétons et des cycles.
Toute voie nouvelle publique ou privée, de plus de 20 mètres de longueur se terminant en impasse, doit être aménagée pour permettre le demi-tour, notamment pour les véhicules d’enlèvement des ordures ménagères et pour les véhicules de secours (cf. schéma « aire de retournement » dans le lexique). La largeur d’emprise de cet aménagement est de 5 mètres minimum.
La largeur d’une voie nouvelle devra être :
- De 6 mètres pour les voies en sens unique et en impasse (l’obligation de créer une aire de retournement est déjà prévue pour les impasses de plus de 20 mètres de long).
- de 8 mètres minimum pour les voies en double sens (avec les deux trottoirs compris).
2. Desserte par les réseaux
Eau potable
L'alimentation en eau potable doit être assurée par un branchement sur le réseau public.
Assainissement et eaux pluviales
La prise en charge des eaux usées, pluviales et effluents unitaires doit être conforme aux dispositions du
Schéma d'assainissement (SDA) et du règlement communautaire de l’assainissement collectif des eaux usées et des eaux pluviales de Val Parisis en vigueur.
Le règlement du service de l’assainissement collectif de Val Parisis complète les règlements départementaux et syndicaux existants, notamment les règlements d'assainissement collectif et des eaux pluviales :
- du département du Val-d'Oise ;
- du Syndicat Intercommunal d’Assainissement de la Région d’Enghien (SIARE) ;
- du Syndicat Interdépartemental d'Assainissement de l'Agglomération Parisienne (SIAAP).
De plus, les zonages réglementaires, tels que zonage d'assainissement, zonage des eaux pluviales, zonage des zones humides devront être pris en compte.
En cas de désaccord entre les prescriptions des différents règlements, ce sont les dispositions les plus restrictives qui s'appliquent.
Pour l’ensemble du territoire, les eaux pluviales doivent être gérées dans l’enceinte de la parcelle.
Précisions concernant les eaux usées
Toute construction ou installation nouvelle doit être raccordée par des canalisations souterraines au réseau collectif d’assainissement d’eaux usées en respectant ses caractéristiques et conformément à la réglementation en vigueur.
Le branchement au réseau d’assainissement des canalisations d’évacuation des liquides industriels résiduaires devra être soumis à la réglementation en vigueur et, particulièrement, en ce qui concerne le traitement préalable de ces liquides.
Les eaux issues des parkings souterrains subiront un traitement de débourbage, déshuilage, avant rejet dans le réseau d’eaux usées.
Précisions concernant eaux pluviales
Pour tout projet d’aménagement susceptible d’entraîner une imperméabilisation des sols, le porteur de projet doit respecter les principes suivants de manière cumulative :
- gérer prioritairement les eaux pluviales en utilisant les capacités d’évaporation et d’infiltration du couvert végétal, du sol et du sous-sol (pour tout type de pluie), en privilégiant la mise en place de techniques de gestion « à la source » adaptées au contexte local ;
- pour les petites pluies courantes (correspondant à environ 8mm), assurer un rejet « 0 » vers les eaux douces superficielles ;
- pour les pluies générant des ruissellements excédentaires ne pouvant pas être gérés à la source :
prévoir l’aménagement et l’équipement des terrains permettant un rejet « limité » vers les eaux douces superficielles
Les aménagements réalisés doivent permettre le libre écoulement des eaux sur le terrain par des dispositifs adaptés à la construction, à la topographie du terrain et à la nature du sous-sol. Ces aménagements (et éventuellement ceux visant à la limitation des débits évacués du terrain) sont à la charge exclusive du propriétaire qui doit réaliser les dispositifs adaptés à l’opération et au terrain. Dans tous les cas, la mise en œuvre de solutions permettant l’absence de rejet d’eaux pluviales doit être privilégiée (notion de « zéro rejet »).
Il peut être dérogé au principe du rejet « 0 » exposé ci-dessus, si des difficultés ou impossibilités techniques le justifient (par exemple relatives à la perméabilité des sols, aux risques liés aux couches géologiques sous-jacentes - gypse, argiles, carrières, à la battance de la nappe superficielle, à la présence de captages d’eau soumis à DUP, à la protection de la nappe thermale, ou encore aux règles de protection des espaces urbains au titre de l’histoire, de l'architecture, de l'urbanisme, du paysage et de l'archéologie).
Lorsqu’il est démontré que les conditions de la dérogation sont remplies, il conviendra de minimiser le rejet admis vers les eaux douces superficielles et, dans tous les cas, de ne pas dépasser les valeurs spécifiées par les zonages « assainissement » en vigueur.
Il est fortement conseillé à tout porteur de projet (ou bureau d’étude) de se rapprocher, le plus en amont possible, et même dès l’émergence d’un projet, du service de police de l’eau compétent et de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, ainsi que de la collectivité en charge de l’assainissement sur le territoire, qui pourront alors l’accompagner dans la compréhension et le respect de la réglementation et des objectifs environnementaux, faciliter l’élaboration, et donc l’instruction, de son dossier loi sur l’eau, lui proposer les aides financières auxquelles il peut avoir droit.
Une guide technique francilien « bien gérer les eaux de pluie » a été annexé au PLU.
Dispositifs de récupération des eaux pluviales :
Pour tout projet d’aménagement, il est recommandé l’installation de dispositif de récupération des eaux pluviales de type tonnes à eau à enterrer…
Autres réseaux (distribution électrique, gaz, câble, etc.)
Quel que soit le réseau considéré, il doit être réalisé en souterrain. Le raccordement aux réseaux de communications électroniques Très Haut Débit (fibre optique) ne doit pas s’effectuer en façade.
La gestion des déchets :
Nonobstant toute règle fixée dans le présent règlement, les dispositifs de gestion des déchets ménagers et assimilés doivent être strictement conformes aux instructions de la dernière mise à jour du règlement de collecte du Syndicat de collecte. Concernant les points de collecte, il est rappelé que le pétitionnaire devra également se conformer aux annexes du règlement de collecte notamment pour les encombrants et les bornes enterrées.
Les locaux pour les déchets du quotidien :
- Mise en place de points d’apport volontaire :
Pour tous les programmes comportant 50 logements et plus (ou programmes de moins de 50 logements comprenant un ou des commerces), il sera exigé la création de bornes enterrées sur le terrain d'assiette de l’opération à l'exclusion du domaine public.
Les Points d’Apport Volontaire (PAV) permettent la collecte de différents flux : ordures ménagères, emballages papiers recyclables, verre et déchets alimentaires. Les projets de nouvelle construction et de rénovation peuvent envisager la mise en place de PAV.
Pour les programmes comportant moins de 50 logements, les équipements devront être placés prioritairement sur le domaine privé, en limite de l’espace public, ou à défaut sur le domaine public en cas d’impossibilité sur le domaine privé, avec l’accord de la ville. Dans ce cas, le pétitionnaire devra démontrer cette impossibilité avant toute demande d’implantation.
Recommandation sur le choix de l’emplacement :
- A proximité des sorties d’immeuble et sur le cheminement des piétons
- Distance des fenêtres d’au moins 10m
- Eloigné de 80m des logements desservis au maximum
- Absence d’obstacles aériens ou verticaux
- Absence de réseaux de concessionnaires
- Absence de places de stationnement de véhicules légers devant les conteneurs
- Accessible depuis une voirie lourde
- Largeur de la voirie d’au moins 3,50m pour permettre l’accès au véhicule de collecte
- Distance de 5m maximum de la voirie entre le centre d’ancrage et le fil d’eau de la voirie
- Dispositif anti-stationnement tel que les bornes demi-sphères pour empêcher tout stationnement autour des conteneurs
Tout obstacle tel que clôture, muret devra être à une distance d’au moins 1 mètre de la plateforme des conteneurs.
- Mise en place de plateformes de conteneurs :
Pour toute nouvelle construction ou réhabilitation de logements collectifs (à partir de 2 logements) en toute zone, et pour toute construction à destination de commerces, activités de services et autres activités des secteurs primaire, secondaire et tertiaire au sein de la zone UAE : Il doit être prévu sur la parcelle du projet des lieux spécifiques (Local intérieur, extérieur ou abri) pour l’entreposage des bacs d’ordures ménagères, de la collecte sélective et du verre le cas échéant.
Le local à déchets doit être au rez-de-chaussée avec ouverture du local vers l’extérieur. Pour les opérations de 30 logements minimum, il doit être obligatoirement séparé du lieu de stockage des encombrants.
Les locaux pour encombrants :
Pour toute opération de 30 logements minimum, ainsi que dans les projets de rénovation, il devra être prévu un local spécifique réservé au stockage des objets encombrants issus des ménages. Le local réservé au stockage des objets encombrants doit être installé en rez-de-chaussée ou en extérieur sur le domaine privé et accessible depuis le domaine public.
La règle générale de calcul de la surface des locaux encombrants est la suivante : 10 m² pour 30 logements et 0,25m² pour chaque logement supplémentaire. Dans tous les cas, la surface minimum d’un projet de local encombrants ne doit pas être inférieure à 5m².
Il est recommandé la mise en place d’un espace de présentation des encombrants sur la parcelle privée ou sur le domaine public et accessible aux véhicules de collecte, sans encombrer la circulation des piétons, cyclistes et poussettes et PMR.
Le camion de collecte devra impérativement pouvoir accéder à l’espace de présentation des déchets sans aucune contrainte et avoir un accès direct aux bacs et aux encombrants. En cas de stationnement sauvage et gênant identifiés dans cette rue, des aménagements type demi-lunes, bordures anti-stationnement, marquage au sol avec ligne jaune et panneau d’interdiction de stationner devront être déployés.
Locaux ordures ménagères
Pour tous les programmes comportant moins de 50 logements, il sera exigé un local poubelle intégrée dans le volume de la construction avec accès direct sur la voie sur laquelle s'effectue le ramassage.
Pour toute nouvelle construction ou réhabilitation de logements individuels et collectifs, une solution de gestion des biodéchets par compostage et/ou conteneurs roulants sera appréciée sur l’assiette du terrain.