Les règles ci-dessous ne s’appliquent pas aux équipements d’intérêt collectif et services publics et dans le cas de la reconstruction à l’identique des bâtiments détruits.
UC - B-1-1 Règles maximales et/ou règles minimales d'emprise au sol
L'emprise au sol des constructions (annexes et piscines comprises), ne pourra excéder 50% de la superficie de l’unité foncière.
UC - B-1-2 Règles maximales et/ou règles minimales de hauteur des constructions
En cas de toiture terrasse, la hauteur des constructions nouvelles ne devra pas excéder 9 mètres depuis le terrain naturel jusqu’à la base de l’acrotère, et en cas de toiture à pente, la hauteur des constructions nouvelles ne devra pas excéder 9 mètres depuis le terrain naturel jusqu’au faîtage La hauteur maximale des annexes ne pourra excéder 3,50 mètres.
UC - B-1-3 Règles d’implantation par rapport aux voies publiques et privées et aux emprises publiques
Les constructions nouvelles devront s’implanter à l’alignement de la rue de Paris, inscrite en alignement obligatoire sur les plans de zonage.
Dans le reste de la zone, les constructions nouvelles et les annexes de plus de 8 m² (y compris celles à destination de piscine) devront s’implanter avec un
7m reculement d'au moins 7 mètres des voies, publiques ou privées, et des emprises publiques.
Dans le cas d'un lotissement ou dans celui de la construction, sur un même terrain, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance, les règles édictées par le plan local d'urbanisme sont appréciées au regard de chaque nouvelle parcelle, en application des dispositions de l’article R151-21 du code de l’urbanisme.
UC - B-1-4 Règles d’implantation par rapport aux limites séparatives
L’ensemble des dispositions du présent article ne s’applique pas à l’aménagement (extension, surélévation, transformation) des constructions existantes à la date d’approbation du PLU dont l’implantation ne respecte pas les règles de la zone, sous réserve :
- que la distance par rapport à la limite séparative ne soit pas diminuée. - que les ouvertures créées à l’occasion des travaux respectent les distances réglementaires par rapport aux limites séparatives. - que l’aménagement n’excède pas 40 m2 de SDP et 20% de la SDP de la construction existante.
Lorsqu’il existe une servitude de cour commune (article L 471-1 du code de l’urbanisme) sur une même unité foncière, les distances d’implantation sont fixées par l’article B-1-5.
Aucune des limites d’une cour commune faisant vis-à-vis à une limite séparative ne peut être située à une distance inférieure à 4 mètres de celle-ci.
Limite séparative > 4m
Limite séparative < 4m
Limite séparative < 4m
Limite séparative > 4m
Cour commune
Limite / voie publique
Cour commune
Limite / voie publique
Les constructions peuvent être implantées soit :
- sur une limite séparative latérale avec un retrait de 4 mètres minimum sur l’autre limite ou avec un retrait minimum de 4 m des deux limites séparatives latérales,
- avec un retrait de 4 mètres minimum de la limite séparative de fond de parcelle.
Lorsque la façade comporte des ouvertures, la distance comptée entre la limite séparative et la façade doit être de 8m au minimum.
Les annexes peuvent être implantées sur les limites séparatives ou avec un retrait minimum de 1,5 mètre. Les annexes implantées sur les limites séparatives ne doivent pas comporter d’ouvertures sur le fonds voisin. Les annexes à destination de piscine doivent être implantées à une distance minimale de 3 mètres des limites séparatives. Dans le cas d'un lotissement ou dans celui de la construction, sur un même terrain, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance, les règles édictées par le plan local d'urbanisme sont appréciées au regard de chaque nouvelle parcelle, en application des dispositions de l’article R151-21 du code de l’urbanisme.
UC - B-1-5 Règles d’implantation par rapport aux autres constructions sur une même propriété
La distance entre deux constructions, sur une même unité foncière, doit être au moins égale à 8 mètres. Ces règles ne s’appliquent pas aux annexes, aux équipements d’intérêt collectif et services publics et au cas de la reconstruction à l’identique des bâtiments détruits. Il n’est pas fixé de règle pour les piscines.
UC - B-2/ QUALITE URBAINE, ARCHITECTURALE, ENVIRONNEMENTALE ET PAYSAGERE UC - B-2-1 Dispositions concernant les caractéristiques architecturales des façades et toitures des constructions ainsi que des clôtures
Règles générales Les terrains non bâtis et les constructions de toute nature doivent être aménagées et entretenues de façon à ne porter atteinte ni à l'hygiène, ni à la bonne tenue de l'agglomération, ni à l'harmonie des paysages, locale ou de la zone ou du secteur.
- Les différents murs d'un bâtiment y compris les annexes, qu'ils soient aveugles ou non, visibles ou non de la voie publique, doivent être construits en matériaux de même nature ou ayant entre eux une suffisante parenté d'aspect et de couleur. Ils devront être édifiés dans les règles de l’art et donner des garanties de bonne conservation.
- L'architecture des constructions et des clôtures doit être conçue en harmonie avec le bâti environnant.
- Ces règles ne s’appliquent pas aux équipements d’intérêt collectif et services publics.
Toitures et ouvertures de toit Les différentes pentes des toitures devront avoir une valeur comprise entre 35° minimum et 45° maximum. Cependant des pentes inférieures à 30° peuvent être autorisées pour les annexes de moins de 15 m², à condition que la toiture soit masquée par un bandeau, et les vérandas.
- Les toitures terrasses sont autorisées à condition qu’elles soient végétalisées et/ou équipées de dispositifs de récupération de l'énergie solaire. Les édicules et équipements édifiés en superstructure sur les terrasses, telles que cheminées, machineries d’ascenseurs, de réfrigération, sorties de secours, etc. doivent s’intégrer dans la composition architecturale de la construction.
- Les acrotères seront soit entièrement maçonnées, soit maçonnées en partie basse avec une lisse métallique (de 30 cm de hauteur maximum) en partie haute. Leur hauteur totale n’excèdera pas 1m10.
- L'implantation des capteurs d'énergie solaire sur les toitures est autorisée sous réserve d'une bonne insertion dans l'environnement bâti.
- L’éclairement des combles sera assuré par des ouvertures en lucarne en façade sur rue et par des lucarnes, fenêtres ou châssis de toit en façade postérieure ou latérale. Le linéaire cumulé de l’ensemble des lucarnes d’une façade n’excèdera pas 40% du linéaire total de la façade concernée.
Matériaux des constructions L'emploi sans enduit de matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings, carreaux de plâtre, etc.) est interdit.
- Les couleurs des enduits de ravalement des façades doivent être identiques à celles de la palette chromatique de référence en annexe du présent règlement.
- Pour les constructions à destination de commerce, d’activité artisanale, d’entrepôt ou de bureau, les bardages extérieurs métalliques ou translucides ne seront admis que dans la limite de 50% de la surface développée des façades du bâtiment et présenteront un profil d’onde horizontale.
- Les matériaux apparents en façade, de même que les dispositifs assurant leur végétalisation, doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre permette de leur conserver, de façon permanente, un aspect satisfaisant. Les accessoires (bandeaux, corniches, appuis de fenêtres,...) doivent être conçus et protégés de manière à réduire les incidences de leur vieillissement (salissures suite aux ruissellements). L’aspect et la teinte des matériaux peuvent être imposés lorsque la construction se trouve dans une séquence d’architecture homogène.
Clôtures
- Dans les terrains soumis au risque inondation défini par le PPRI, les clôtures devront respecter les prescriptions fixées par ce document. Les clôtures, haies, et plantations ne doivent pas faire obstacle à l'écoulement des eaux et ne pas restreindre le champ d'expansion des crues.
- Tant en bordure des voies qu’entre les propriétés, les clôtures doivent être conçues de manière à s’harmoniser avec la ou les constructions existantes.
- Les clôtures à proximité immédiate des voies ouvertes à la circulation publique pourront faire l’objet sur avis du service gestionnaire de la voie, de prescriptions spéciales en vue d’assurer la visibilité et la sécurité des usagers des voies.
- A l’angle des rues, pour des raisons de sécurité, la vision doit être dégagée pour la circulation automobile.
- Les portes ou portails doivent être en harmonie avec le reste de la clôture.
- L'emploi sans enduit de matériaux destinés à être recouverts (briques creuses, parpaings, carreaux de plâtre, etc.) ou de tous matériaux hétéroclites ou disparates non prévus pour cet usage est interdit.
- Tant en limite séparative qu'en limite de voies et emprises publiques les clôtures peuvent être doublées d'une haie vive. Les plantations sont soumises aux règles définies aux articles 670 à 673 du Code Civil.
- Les plaques pleines préfabriquées ayant l’aspect du béton, ou du plastique, sont interdites pour la réalisation des clôtures.
- La hauteur maximale des clôtures n’excèdera pas 2 mètres.
- Les clôtures sur rue seront réalisées soit :
- d'un mur bahut maçonné et/ou enduit d'une hauteur maximale de 0,80 mètre selon la teinte de la palette chromatique de référence en annexe2 du présent règlement (Palette CAUE) et surmonté d'une grille à barreaudage, de lisses ou d'un grillage à maille rigide à condition qu'il soit doublé d'une haie vive ; - d'une grille à barreaudage toute hauteur. Les grilles peuvent être doublées d'un festonnage métallique peint. L'emploi de claustras en matériaux non pérennes est interdit.
Les clôtures en limites séparatives seront réalisées soit : - d'un mur bahut maçonné et/ou enduit d'une hauteur maximale de 0,80 mètre selon la teinte de la palette chromatique de référence en annexe du présent règlement (Palette CAUE) et surmonté d'une grille à barreaudage, de lisses ou d'un grillage à maille rigide à condition qu'il soit doublé d'une haie vive ; - d'une grille ou d'un grillage sur poteaux béton ou métalliques à condition qu'ils soient doublés d'une haie vive. Les grilles peuvent être doublées d'un festonnage métallique peint. - de claustras.
- Nonobstant les dispositions des alinéas précédents, les murs de clôture existants peuvent faire l’objet d’une rénovation ou d’une reconstruction à l’identique.
Enseignes Les enseignes et autres signalétiques doivent respecter la réglementation départementale et communale en vigueur, sans jamais dépasser la hauteur de la construction.
UC - B-2-3 Patrimoine bâti et paysager à protéger, à conserver, à restaurer, à mettre en valeur ou à requalifier
Pour les bâtiments remarquables répertoriés sur les plans de zonage en application de l'article L.151-19 du code de l'urbanisme, toute modification, notamment démolition partielle ou totale est soumise à déclaration préalable. Celle-ci pourra être soumise à des conditions particulières et notamment à une reconstruction à l'identique. Ils doivent par ailleurs respecter les conditions suivantes :
Toitures et ouvertures de toit Les toitures doivent être recouvertes de matériaux identiques à ceux de la construction existante ou avec des matériaux permettant de rendre plus homogène la toiture ou de retrouver les matériaux d’origine, ou de verrières. Leur mise en œuvre doit conserver la volumétrie et l'aspect de la toiture existante (forme de comble, rives, faîtage...) ou composer avec ces derniers. Les éléments existants de modénature à valeur patrimoniale (frise de fartage, épis, lambrequins...) doivent être conservés ou remplacés à l'identique. Les matériaux opalescents ou alvéolaires sont interdits.
Les fenêtres de toit doivent être encastrées.
Façades des constructions Les éléments existants de modénature de valeur patrimoniale (corniches, bandeaux, encadrements, soubassements...) doivent être conservés ou remplacés à l'identique.
Le rythme et l'équilibre d'ordonnancement des ouvertures doivent être respectés.
Les ravalements ou création de murs nouveaux devront : - soit reproduire l'aspect initial des murs dans le cas de conservation ou prolongation de construction existante, - soit être composés de verrière, - soit être enduits de façon talochée ou grattée, ou en moellons à joints largement beurrés.
Ouvertures Les éléments existants de modénature de valeur patrimoniale (meneaux d'ouverture, lucarnes zinguées, à fronton, en guitare, ferrures...) doivent être conservés ou remplacés à l'identique. Les vérandas doivent être constituées d'une structure en accord avec l'architecture ou la facture du bâtiment.
Les clôtures et portails Les clôtures et portails doivent être maintenus à l’identique.
UC - B-2-4 Obligations en matière de performances énergétiques et environnementales
D’une manière générale l’implantation des bâtiments et leur configuration prendront en considération les contraintes liées à l’exposition au bruit du site Les constructions nouvelles doivent assurer le confort d’été et le confort d’hiver des occupants, notamment par leur orientation, leur volumétrie, leur configuration, les percements, les matériaux, l’isolation thermique, la végétalisation des toitures et des terrasses et les dispositifs d’occultation des ouvertures. Les modes constructifs et les dispositifs techniques (éclairage, chauffage, ventilation, circulation verticale…) doivent être choisis en privilégiant la sobriété énergétique, y compris en termes d’énergie grise.
Sauf impossibilité technique ou contraintes liées à l’insertion urbaine ou d’architecture, tout projet doit comporter des dispositifs d’économie d’énergie.
La double orientation des logements doit être privilégiée lorsque la configuration du terrain le permet.
En cas de construction nouvelle excepté pour les extensions et les constructions annexes, des ouvrages de récupération des eaux pluviales pour l’arrosage des jardins et pour tout autre usage conforme à la règlementation sanitaire doivent être installés.
UC - B-3/ traitement environnemental et paysager des espaces non batis et abords des constructions#
UC - B-3-1 Surfaces minimales non imperméabilisées ou éco-aménageables
Les espaces de pleine terre doivent représenter au minimum 50% de l’unité foncière. Ces règles ne s’appliquent pas aux équipements d’intérêt collectif et services publics.
UC - B-3-2 Obligations en matière de réalisation d'espaces libres et de plantations, d'aires de jeux et de loisir
Les espaces laissés libres par les constructions seront plantés et convenablement entretenus à raison d’un arbre de haute tige d’essences locales et variées, adaptées au changement climatique, pour 70 m² de terrain libre. Les aires de stationnement collectif et en plein air, comportant plus de 6 places, doivent être plantées à raison d’un arbre d’essences locales et variées, adaptées au changement climatique, pour 3 places.
UC - B-3-3 Eléments de paysage à protéger
Les arbres remarquables (en groupes et éléments isolés), répertoriés sur les plans de zonage, en application de l’article L151-19 du code de l’urbanisme, doivent être conservés sauf pour un motif d’intérêt général lié à la sécurité ou à l’état phytosanitaire du spécimen.
Dans un rayon de 5 mètres autour du spécimen et dans les espaces repérés au plan de zonage :
- l'espace doit être conservé en pleine-terre ;
- l'aménagement de réseaux est interdit.
Autour de la Marne et des rus de Bouillon, de Morte Mere dans une zone tampon d’au moins 7 m de part et d’autre des berges (figurant au règlement graphique), toute construction ou installation entraînant une imperméabilisation des sols est interdite. Des aménagements de mise en valeur paysagère ou récréatif (signalétique, mobilier, circulations douces, etc) sont admis s’ils préservent les rôles écologiques, hydrauliques et paysagers des milieux aquatiques.
UC - B-3-4 Caractéristiques des clôtures permettant de préserver ou remettre en état les continuités écologiques ou de faciliter l'écoulement des eaux
Les clôtures doivent être perméables à la libre circulation de la faune, elles doivent présenter un espace minimum de 10 cm de hauteur et de 10 cm de largeur tous les 10 mètres minimum entre le sol et le bas de la clôture. Lorsque la clôture est sur une limite avec une autre zone la règle ci-dessus s’applique.