INSERTION DANS LE SITE :
En complément des dispositions évoquées au Titre II, Chapitre 2, « Prescriptions techniques et architecturales » du présent règlement, les dispositions suivantes s’appliquent. Les prescriptions et recommandations figurant en annexe au présent règlement seront respectées : A2-Fiches conseil de l’UDAP04.
Les autorisations d’occupation du sol peuvent être refusées ou n’être acceptées que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leur dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales.
Les principes architecturaux suivants doivent être respectés : harmonie des volumes, formes et couleurs en accord avec les constructions existantes (matériaux, pente de toits, éléments de toiture). Les formes architecturales d’expression contemporaine participent au paysage urbain dans lequel elles s’insèrent et doivent prendre en compte les caractéristiques morphologiques du tissu urbain dans lequel elles s’intègrent.
Composition, conception Tout projet doit résulter d’une étude soignée présentant toutes les garanties d’une bonne insertion dans son environnement.
Les toitures
a. Dans les périmètres de protection patrimoniale :
Les toitures doivent être exécutées avec les matériaux traditionnels utilisés dans la région : tuiles en terre-cuite canal ou romanes ou plates. Qu'il s'agisse d'une nouvelle construction, réfection, extension ou surélévation de construction existante, les toitures devront être exécutées selon les prescriptions ci-après :
- Tuiles en terre-cuite dont la typologie devra s'accorder avec le bâtiment sur lequel elles seront posées,
- Sous-toiture non visible en rives et à l'égout, - Faîtage et rives bâtis au mortier, - Pour les toits en tuiles canal, rives en tuiles de courant débordantes, - Les terrasses de type tropéziennes sont interdites
Pour les constructions nouvelles, les toitures doivent avoir une pente comprise entre 27% et 33%, en fonction du matériau utilisé ; les toits à 3 ou 4 pans sont inappropriés sur les petits volumes.
Dans les périmètres de protection des monuments historiques et les sites où il est impératif de préserver l’harmonie des toitures et les perspectives monumentales, l’implantation de panneaux solaires ou photovoltaïques tout comme les éoliennes est interdite.
b. En dehors des zones concernées par un périmètre de protection patrimoniale : Les toitures doivent être exécutées avec les matériaux traditionnels utilisés dans la région : tuiles en terre-cuite canal ou romanes ou plates.
Les toits en verre sont autorisés pour les vérandas.
Les pentes de toiture sont libres pour les vérandas, les abris de jardin, les abris couverts et non clos, les abris de voiture. Pour la couverture de ces abris, d’autres matériaux que les tuiles peuvent être utilisés sous condition d’une insertion paysagère de l’objet.
Pour les constructions nouvelles, les toitures doivent avoir une pente comprise entre 27% et 33%, en fonction du matériau utilisé ; les toits à 3 ou 4 pans sont inappropriés sur les petits volumes (<10 m2).
Les capteurs solaires photovoltaïques et thermiques sont autorisés, intégrés à la toiture ou avec une surélévation maximale de 10 cm, et s’ils sont implantés de manière à ne pas nuire à l’esthétique générale.
Façades
a. Dans les périmètres de protection patrimoniale :
Lors des travaux de restructuration de bâtiments ou de ravalement de façade, si la façade comporte des éléments patrimoniaux caractéristiques (décor ou ordonnancement, génoises, encadrements en maçonnerie ou en pierre, bandeaux ou appuis de baie en pierre, …) ils doivent être conservés ou restitués.
La pierre de taille doit rester apparente partout où elle existe sous forme d'ensemble appareillé. Seul est admis le remplacement des parties détériorées par des pierres dont les dimensions, l'aspect, la couleur et le grain sont identiques. Les placages extérieurs sur maçonnerie sont exclus. Les enduits en saillie par rapport à la pierre vue (chaine d’angle par exemple) sont proscrits.
Les enduits de façades suivants sont autorisés : - Dans le cas d'un rejointoiement : largement beurré, pas de joint en creux. Teinte en harmonie avec les immeubles voisins ;
- Dans le cas d'un enduit : de préférence teinté dans la masse, frotassé fin. Aucune trace blanche de laitance ne doit rester apparente ;
- Badigeon au lait de chaux dont la teinte est en harmonie avec les immeubles voisins ; - Application d'une peinture minérale sur support ciment dont la teinte est en harmonie avec les immeubles voisins ; - Décors : tableaux, encadrements, bandeaux, corniche, chaîne d'angle . Couleur préconisée :
gamme des ocres ;
- Façade en galets apparents à recouvrir.
Les couronnements et les soubassements seront maintenus et traités spécifiquement selon les techniques traditionnelles et en utilisant des matériaux de façade de restauration.
Le ravalement de la façade sera l’occasion d’éliminer des éléments parasites qui la défigurent : - descentes d’eaux usées qui doivent être intégrées à l’intérieur du bâtiment - climatiseurs, ventilateurs, câbles qui doivent être intégrées à l’intérieur de la façade - éléments de décors anachroniques ou déplacés par rapport au style de la façade tels que : rangs de tuiles sur les fenêtres « sourcils », auvent en tuile sur les portes d’entrée.
Les enduits dits rustiques, grossiers ou tyroliens sont formellement prohibés ainsi que les revêtements de bois, de faïence ou de pierres plaquées.
Les équipements tels qu’évacuations, panneaux solaires, réservoirs, climatiseurs, paraboles et autres récepteurs hertziens seront positionnés de façon à ce qu’ils ne soient pas visibles depuis l’espace public. Aucune canalisation (eau, vidange ...) ne devra être visible en façade à l'exception des descentes d'eaux pluviales qui seront obligatoirement verticales. Les portes des coffrets techniques seront peintes dans la teinte des façades. Les coffrets plastiques ainsi que les climatiseurs sont interdits en façade.
Les éléments architecturaux sisteronais seront traités selon les principes définis par les fiches patrimoine, avec une prescription spécifique pour chaque façade ou couvert repérés. (Annexes A1Fiches patrimoine et A3- Fiches façades du présent règlement).
b. En dehors des périmètres de protection patrimoniale :
Lors des travaux de restructuration de bâtiments ou de ravalement de façade, si la façade comporte des éléments patrimoniaux caractéristiques (décor ou ordonnancement, génoises, encadrements en maçonnerie ou en pierre, bandeaux ou appuis de baie en pierre, …) ils doivent être conservés ou restitués.
Les enduits dits rustiques, grossiers ou tyroliens sont formellement prohibés ainsi que les revêtements de bois, de faïence ou de pierres plaquées.
Les équipements tels qu’évacuations, panneaux solaires, réservoirs, climatiseurs, paraboles et autres récepteurs hertziens seront positionnés de façon à ce qu’ils ne soient pas visibles depuis l’espace public.
Aucune canalisation (eau, vidange ...) ne devra être visible en façade à l'exception des descentes d'eaux pluviales qui seront obligatoirement verticales. Les portes des coffrets techniques seront peintes dans la teinte des façades. Les coffrets plastiques ainsi que les climatiseurs sont interdits en façade.
Les éléments architecturaux sisteronais seront traités selon les principes définis par les fiches patrimoine, avec une prescription spécifique pour chaque façade ou couvert repérés. (Annexes A1Fiches patrimoine et A3- Fiches façades du présent règlement).
Ouvertures et menuiseries
a. Dans les périmètres de protection patrimoniale :
Les menuiseries bois sur bâtiments en état déjà équipés devront être restaurées ou restituées. Pour une nouvelle construction, réfection, extension ou surélévation de construction existantes, les ouvertures doivent être exécutées selon les prescriptions suivantes : - Fenêtres et portes-fenêtres :
- Proportions plus hautes que larges, équipées de vitrages avec petits-bois traversants, sauf pour les ouvertures de type séchoir, serres ou verrières, et les baies vitrées ;
- Les pleins doivent dominer sur les vides. Les alignements d'ouverture doivent être maintenus.
- Toute nouvelle façade doit s’inscrire dans le rythme et la composition des façades de la rue. Autant que possible, un alignement horizontal et/ou vertical des baies sera respecté.
- Les menuiseries doivent suivre la forme de la baie, notamment dans le cas d’ouvertures segmentaires.
- Fenêtres de toit : - dimensions de type tabatière 78cm de largeur par 98 cm de hauteur et non accolées entre-elles. - Les fenêtres de toit seront en aluminium ou en bois peint en gris anthracite et l'étanchéité en plomb limitée à 15 cm. Elles ne seront pas équipées de volets roulants extérieurs. Dans le cas de volets roulants ou de stores intérieurs, ces derniers seront de teinte gris anthracite ou beige foncé.
b. En dehors des périmètres de protection patrimoniale : Pour une nouvelle construction, réfection, extension ou surélévation de construction existantes, les ouvertures doivent être exécutées selon les prescriptions suivantes : - Fenêtres et portes-fenêtres : sans objet
- Fenêtres de toit : sans objet
Volets: sans objet
Garde-corps et balcons: - Garde-corps : barreaudage métallique vertical droit ; - Balcons : consoles profilés métalliques avec volutes ou renforts à peindre en utilisant des teintes soutenues (exemple gris foncé ou ton rouille) .
Les clôtures L'édification d'une clôture est soumise à autorisation. L'autorisation d'édifier une clôture peut être soumise à des prescriptions spécifiques (retrait, hauteur, etc...) ou refusée, dès lors que celle-ci est située aux intersections de voies ou dans une courbe, pour des motifs de sécurité.
La hauteur totale des clôtures est mesurée par rapport au niveau de la voie et emprise publique existantes ou projetées, ou au terrain naturel le plus bas en limite séparative.
La clôture sur voies publiques ou privées est d’une hauteur maximale de 1,80 mètre. Les clôtures situées en limites séparatives sont d’une hauteur maximale de 2 mètres.
Compositions des clôtures :
La clôture sur voie publique ou privée est constituée d’un mur bahut de 0,60 mètre maximum, enduit, surmonté d’un grillage ou d’un barreaudage métallique simple et droit, à peindre de couleurs foncé ou mate (par exemple : gris anthracite, ton rouille, etc …)
- Grillage, - Mur bahut de 0,60 mètre maximum, enduit, surmonté d'un grillage ou d'un barreaudage métallique simple et droit, à peindre de couleurs foncées ou mate (par exemple : gris anthracite, ton rouille, etc...). La hauteur totale ne peut dépasser 1,80 mètres - Les clôtures peuvent être doublées de haies végétales d'essences locales, composée d’essences variées notamment sur les linéaires importants.
En limite séparative, les murs pleins sont autorisés.
Sont proscrits : - L’usage de panneaux PVC, aluminium, aggloméré de ciment brut. - Les clôtures à usage défensif (barbelés, tessons de bouteille, tuiles, etc.). - Les teintes vives, les polychromies agressives.
Pour des raisons de sécurité, la hauteur des clôtures pour les équipements publics n’est pas réglementée.
Portails Les portails sont métalliques, ou en bois, avec un barreaudage simple et droit, à peindre de couleurs foncées.
Piscines (Voir les dispositions générales du présent règlement).
Dispositifs d’énergie renouvelable Dans le périmètre de protection des monuments historiques où il est impératif de préserver l’harmonie des toitures et les perspectives monumentales, l’implantation de panneaux solaires ou photovoltaïques tout comme les éoliennes est interdite.
Dans les autres secteurs, seuls les capteurs solaires photovoltaïques ou thermiques sont autorisés, intégrés dans la toiture ou posés et s’ils sont implantés le long de l’égout.
Divers L'implantation de paratonnerre, antenne, antenne parabolique doit faire l'objet d'une autorisation et être déterminée de manière à être le moins visible possible depuis l'espace public . La pose d'éléments extérieurs (climatiseur, pompe à chaleur, etc ...) peut-être autorisée de préférence en pied de façade et de manière à être le moins visible possible depuis l'espace public, avec un habillage en maçonnerie, métal ou bois. Les équipements apposés sur les façades donnant sur le domaine public doivent être intégrés dans le plan desdites façades.
Les devantures commerciales L’aménagement de devanture commerciale doit être étudié de façon à prendre en compte le traitement de l’ensemble de la façade de l’immeuble et sa composition architecturale.
Les devantures commerciales (façades, enseignes, ouvertures, publicités…) devront respecter les principes définis par la charte des devantures commerciales annexée au présent règlement (Annexe A4-Charte de qualité des devantures commerciales de Sisteron, FISAC).
Dans le secteur UCe :
Le caractère des constructions ainsi que le choix des matériaux doivent être adaptés au paysage en limite duquel les constructions de la zone sont situées sans pour autant nier le caractère industriel ou d’activité de la zone.
Les constructions doivent présenter une simplicité de volume respectant l’environnement. Les constructions principales et leurs annexes doivent s’adapter au relief du terrain en sus, visibles des voies, cheminements et espaces libres. Des haies composées d’essences variées à caractère persistant pourront accompagner les bâtiments.
Les matériaux brillants ou réfléchissants, les couleurs violentes ainsi que le blanc sont interdits sauf pour des détails ponctuels. Pour les bâtiments principaux d’une longueur supérieure à 30 mètres, la volumétrie ou le parement des façades seront traitées de manière séquencée.
Les clôtures doivent présenter une simplicité d’aspect (forme, matériaux, couleur) en harmonie avec la construction principale et son environnement. En limite d’urbanisation, entre la zone UCe et la zone N et A, la clôture sera réalisée de haies de feuillus (avec une alternance d’arbres de jets et d’arbustes formant une strate buissonnante. Ces haies seront composées d’essences locales.