L’emprise au sol de la construction correspond à la projection au sol de toutes parties du bâtiment d’une hauteur supérieure à 0,60 m par rapport au terrain naturel, exception faite des saillies traditionnelles*, éléments architecturaux* et balcons.
Emprises publiques
Cette notion recouvre tous les espaces publics qui ne peuvent être qualifiés de voies publiques : places et placettes, voies ferrées, cours d’eau domaniaux, canaux, jardins publics, équipements publics, ...
Façade
Chacune des faces verticales en élévation d’un bâtiment. elles comprennent la façade principale, la façade arrière et les façades latérales (le plus souvent appelées pignons).
Le terme façade principale s’entend ici comme celle qui est la plus proche de la voie ou de l’espace public.
Un espace est de pleine terre lorsque que les éventuels ouvrages existants ou projetés n’entravent pas le raccordement de son sous-sol à la nappe phréatique. Cependant, les
ouvrages d’infrastructure profonds (réseaux, canalisations…) et les conduits d’infiltration des eaux pluviales de rétention ne sont pas de nature à disqualifier un espace en pleine terre. Les espaces de pleine terre devront être végétalisés en surface.
Recul et retrait
Le recul ou retrait est la distance séparant la construction des emprises publiques, des voies ou des limites séparatives. Il se mesure horizontalement et perpendiculairement aux limites. Il est constitué par l’espace compris entre la construction et ces emprises publiques ou voies.
Servitudes
En-dehors des servitudes d’urbanisme qui se concrétisent sous forme de règles particulières, imposées unilatéralement par le PLU, dans un but de composition urbaine, il existe :
• d’une part, les servitudes légales (code civil) ou conventionnelles grevant les propriétés privées,
• d’autre part, les servitudes administratives ou d’utilité publique, qui sont des limitations administratives au droit de propriété créées au cas par cas pour la protection d’ouvrages publics (exemple : protection des conduites enterrées) ou le bon fonctionnement des services particuliers (exemple : abords de cimetière, protection des captages d’eau potable …).
Le PLU les reprends dans un but d’information et de classification. Chaque type de servitude d’utilité publique dépend d’un régime administratif particulier.
Sol ou terrain naturel
Il s’agit du sol existant avant travaux, remblai ou déblai.
Toiture végétalisée
Toiture plantée avec une épaisseur de terre végétale au moins être égale à 0,1 mètre.
Voie
Les dispositions réglementaires s’appliquent à l’ensemble des voies, quel que soit leur statut (public ou privé), ou leur affectation (voie piétonne, cycliste, route...). Toutefois les chemins piétonniers présentant une largeur d’une limite de propriété à l’autre inférieure ou égale à 4 mètres ne sont pas considérés comme des voies et ne sont donc pas soumis aux règles les concernant.
2. LISTE DES DESTINATIONS - indicative et non exhaustive
Habitation
Cette destination comprend les logements et hébergements en tant qu’habitat résidentiel, habitat adapté tels que notamment les résidences services, les résidences et foyers destinés aux étudiants, aux jeunes travailleurs et aux travailleurs immigrants, aux personnes âgées, aux handicapés, aux adolescents et aux enfants, qui constituent leur lieu de résidence habituel.
Équipements d’intérêt collectif et services publics
La destination « équipements d’intérêt collectif et services publics » comprend les sousdestinations suivantes : locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques ou de leurs délégataires, locaux techniques et industriels des administrations publiques ou de leurs délégataires, établissements d’enseignement, de santé et d’action sociale, salles d’art et de spectacles, équipements sportifs, autres équipement recevant du public ;
Il s’agit des fonctions d’intérêt général, destinées à apporter une réponse à un besoin collectif, qu’il s’agisse d’un service public ou d’un organisme privé chargé de satisfaire un intérêt collectif, par la mise à disposition d’installations administratives, hospitalières, sanitaires, sociales, de la petite enfance, scolaires, universitaires, culturelles, cultuelles, sportives, pénitentiaires, de la défense et de la sécurité, aires d’accueil des gens du voyage, etc.
Les constructions et installations techniques nécessaires au fonctionnement des réseaux (transport, postes, fluides, énergie, télécommunication, etc.) et aux services urbains (voirie, assainissement, traitement des déchets, etc.) constituent des équipements publics ou d’intérêt collectif au sens de la présente définition.
Commerce et activités de service
Comprend les « sous-destinations » suivantes : artisanat et commerce de détail, restauration, commerce de gros, activités de services où s’effectuent l’accueil d’une clientèle, hébergement hôtelier et touristique, cinéma.
La sous-destination « commerces » regroupe les activités économiques d’achat et de vente de biens ou de services. La présentation directe au public constitue une activité prédominante.
Commerce alimentaire : alimentation générale, boulangerie, pâtisserie, confiserie, viennoiserie, boucherie, charcuterie, traiteurs, volaillers, poissonnerie, fromagerie, crémerie, caviste, produits diététiques, primeurs...
Commerce non alimentaire : équipement de la personne (chaussures, lingerie, sports, prêt-àporter), équipement de la maison (brocante, gros et petit électroménager, gros et petit mobilier, quincaillerie, tissus, vaisselle et liste de mariage), loisirs (sports hors vêtements, musique, jouets, jeux, librairie, bouquinerie, papeterie), divers (pharmacie, tabac, presse, cadeaux divers, fleuristes, graines, plantes, horlogerie, bijouterie, mercerie, maroquinerie, parfumerie, galerie d’art, animalerie), coiffure, soins esthétiques et soins corporels, optique, médical et paramédical, agences (agences immobilières, banques, assurance, travail temporaire, bureau de vente, agences de voyage, auto-école), etc
Services à la personne : établissements de service ou de location de matériel (laveries automatiques, stations de lavage automobile, vidéothèque, salle de jeux, etc.), activités sportives et culturelles (cinémas, salles de spectacle), cafés et restaurants, etc.
L’hébergement hôtelier se distingue de l’habitation par le caractère temporaire de l’hébergement et celui de l’existence des services qui caractérisent l’activité d’un service hôtelier (restaurant, blanchisserie, accueil,...). Il inclut, notamment, les hôtels, les motels, les pensions de famille, les résidences hôtelières, les résidences de tourisme.
Autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire
Comprend les « sous-destinations » suivantes : industrie, entrepôt, bureau, centre de congrès et d’exposition.
Les bureaux correspondent à des locaux où sont exercées des activités de services de direction, gestion, études, ingénierie, informatique, services aux entreprises, autres professions libérales (architecte, géomètre, avocat, notaire, expert-comptable, infirmier,... ).
L’artisanat regroupe l’ensemble des activités de fabrication, pouvant comporter une activité complémentaire de vente au détail, exercées par des travailleurs manuels. Peuvent constituer des activités artisanales les activités suivantes : bâtiment, cordonnerie, photographie, reprographie, imprimerie, photocopie, serrurerie, pressing, repassage, confection, réparation, artisanat d’art, ateliers d’artistes, automobiles-motos-cycles (concessions, garage, réparation et vente de véhicule, station essence), etc.
L’industrie regroupe l’ensemble des activités collectives à destination principale de production de biens à partir de matières brutes, à l’aide de travail ou de capital, pouvant comporter une activité complémentaire de vente en gros ou de détail, en lien avec l’activité principale.
3. LISTE DES EMPLACEMENTS RÉSERVÉS
Emplacement réservé N°1
Extension du pôle scolaire et périscolaire Bénéficiaire : commune de Staffelfelden
Emplacement réservé N°2
Desserte de la zone Ue Bénéficiaire : commune de Staffelfelden
Emplacement réservé N°3
Création d'un cheminement de liaison à la piste cyclable de la Thur Bénéficiaire : commune de Staffelfelden
Emplacement réservé N°4
Création d'un terrain de sport Bénéficiaire : commune de Staffelfelden
4. PALETTE VÉGÉTALE D'ESSENCES INDIGÈNE
ARBRES DE TYPE FORESTIER
ARBUSTES POUR HAIES BOCAGÈRES
Nom botanique • Acer campestris
Nom commun • Erable champêtre
Nom botanique • Amelanchier ‘ballerina’
Nom commun • Amélanchier
• Acer platanoïdes, pseudoplatanus… • Alnus glutinosa
• Erable plane, sycomore • Berberis vulgaris
• Aulne
• Buxus sempervirens
• Epine-vinette • Buis
• Betula verrucosa
• Bouleau
• Crataegus laevigata, monogynas
• Aubépines
• Carpinus betulus
• Charme commun
• Cornus alba, mas, sanguinea …
• Cornouiller
• Castanea sativa
• Châtaignier
• Corylus avellana
• Noisetier
• Fagus sylvatica
• Hêtre
• Euonymus europaus
• Fusain d’europe
• Fraxinus excelsior
• Frêne
• Ilex aquifolium
• Houx
• Juglans regia • Quercus pedonculata, petraea ...
• Noyer • Chênes
• Genista • Ligustrum vulgare, ovalifolium…
• Genêts • Troène commun
• Ulmus
• Orme
• Potentilla fruticosa
• Potentille
• Tilia cordata, platyphyllos…
• Tilleuls
• Prunus domestica, spinosa…
• Prunellier
• Pinus nigra
• Pin noir
• Ribes sanguinea, vulgare…
• Groseilliers
• Pinus sylvestris
• Pin sylvestre
• Rosa canina, gallica ….
• Rosiers
ARBRES DE TYPE FORESTIER
• Rubus odorantus, spectabilis…
• Ronces
• Malus floribinda, sylvestris
• Pommier
• Salix eleagnos, cinerea, purpurea… • Saules
• Mespilus germanica
• Néflier
• Symphoricarpos
• Symphorine
• Prunus avium
• Merisier des oiseaux
• Viburnum davidii, lantana, opulus, plicatum…
• Viornes
• Prunus spinosa
• Prunier
GRAMINÉES
• Pyrus
• Poirier
Nom botanique
Nom commun
• Rhamnus …
• Nerprum
• Carex
• Laîche
• Sambuscus nigra
• Sureau noir
• Calamagrostis
• Calamagrostis
• Sorbus aucuparia, torminalis ...
• Alisiers
• Festuca
• Fétuque
PLANTES TAPISSANTES
• Molinia arundinacea (altissima)
• Molinie
• Euonymus fortunei radicans
• Fusain
• Panicum
• Panic érigé
• Hedera helix
• Lierre commun
• Pennisetum
• Herbe aux écouvillons
• Symphoricarpos chenaulti ‘handcock • Symphorine
• Phragmites australis
• Roseaux
STAFFELFELDEN
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"1
5. RECOMMANDATIONS ARCHITECTURALES DANS LA CITÉ ROSSALMEND
Annexe au règlement de la Cité Rossalmend (largement inspiré de l’annexe du projet de ZPPAUP de 1998)
RECOMMANDATIONS
A. L’enveloppe d’origine
1. Volumétrie Les recommandations sont énoncées en référence aux modèles de maisons d’ouvrier des types B C E F (les plus représentés); une extrapolation est nécessaire pour les autres cas, au regard du grand nombre de situation interdisant une approche exhaustive.
Caractéristiques communes à tous les types de maisons
Il s’agit ici de relever les caractéristiques principales des maisons. Dans le soucI du respect du bâti d’origine ces éléments sont à respecter en priorité. - La position d’origine (en plan et en hauteur) de la ligne de faîtage de la toiture principale - La position d’origine (en plan et en hauteur) de la ligne d’égout de la toiture principale. - Le soubassement en saillie de 2 à 6 cm (théorique : 4 cm) et le décor de faux colombages en saillie de 1 à 3 cm (théorique : 1,5 cm; motif propre à chaque type de maison) - L’escalier d’entrée d’origine parallèle à la façade de largeur de marche courante inférieure ou égale à 1,20 m, ou longeant le pignon avec départ situé du coté de la façade arrière. - Sur la façade principale et sur les pignons en retour :
- la position des lucarnes implantées sur l’axe de symétrie de la façade principale
- les profils de la lucarne rampante d’origine - les dimensions des baies principales et leurs encadrement - La position des souches de cheminée sur le rampant opposé à la façade principale - Pour les maisons présentant un escalier «découvert», il convient de maintenir «ouverts» de tels escaliers afin de ne pas dénaturer la typologie de l’habitation. En cas de fermeture, les caractéristiques des percements seront à conserver.
Maison d’ouvrier type B
Caractéristiques et orientations architecturales
Conserver la double baie avec meneau Conserver les deux baies en plein cintre fermeture légère possible
Escalier parallèle à la façade
Conserver le faîtage existant Conserver la croupe de toiture en pignon
Conserver la symétrie de la lucarne rampante centré sur la bifamille
Conserver le décor de faux colombage
Conserver le soubassement en saillie
- conserver la croupe de toiture en pignon, les baies en plein cintre du porche, le meneau central de la baie située en façade principale - escalier d’entrée : on s’attachera à ce que l’escalier présente un soubassement maçonné traité à l’identique du soubassement courant; ses garde-corps doivent être traités à l’identique de l’allège de la baie de porche;
Maison d’ouvrier type C
Caractéristiques et orientations architecturales
Conserver la double baie avec meneau Conserver les deux baies en plein cintre fermeture légère possible
Conserver le faîtage existant Conserver la croupe de toiture en pignon
Conserver la symétrie de la lucarne rampante centré sur la bifamille
Escalier parallèle à la façade Conserver le décor de faux colombage
Conserver le soubassement en saillie
- conserver la croupe de toiture en pignon, les baies en plein cintre du porche, le meneau central de la baie située en façade principale - escalier d’entrée : on s’attachera à ce que l’escalier présente un soubassement maçonné traité à l’identique du soubassement courant; ses garde-corps doivent être traités à l’identique de l’allège de la baie de porche;
Maison d’ouvrier type E
Caractéristiques et orientations architecturales
Conserver la correspondance de largeur auvent/chien assis
Conserver le faîtage existant Conserver la croupe de toiture en pignon (sur certains type E)
Conserver la symétrie de la lucarne rampante centré sur la bifamille
Conserver le décor de faux colombage et la symétrie des percements
Conserver le soubassement en saillie
- conserver ou restituer le porche d’origine composé de poteaux bois avec contrefiche, et d’une couverture prolongeant la pente de la couverture courante, sur une longueur d’égoût égale à celle de la lucarne rampante - éviter de prolonger le pan de toiture du porche - escalier d’entrée : l’escalier doit présenter un soubassement maçonné traité à l’identique du soubassement courant ; son garde corps doit être traité à l’identique de l’allège du porche; - les percements en pignon doivent respecter une stricte symétrie par rapport à l’axe du faîtage
Maison d’ouvrier type F
Caractéristiques et orientations architecturales
Conserver le décor de faux colombage
Conserver la double baie avec meneau
Conserver le chien assis centré avec lucarne pignon axiale
Conserver le faîtage existant
Conserver les deux baies en plein cintre fermeture légère possible
Conserver la croupe de toiture
Conserver le porche sous auvent
Conserver le soubassement en saillie
- conserver ou restituer la croupe de toiture sur la façade principale, le chien assis situé en façade latérale, les baies en plein cintre du porche, le meneau central de la baie située en façade principale. - escalier d’entrée : l’escalier doit présenter un soubassement maçonné traité à l’identique du soubassement courant ; son garde corps doit être traité à l’identique de l’allège du porche; - conserver le porche sous auvent. L’allège du porche doit se différencier de la façade courante; dans le cas de la fermeture de cette baie, la fermeture légère doit commencer au-dessus de cette allège.
2. Matériaux
élément soubassement
façade
colombages encadrement menuiserie porte volets rives toiture
matériau mortier de prompt et chaux
enduit à la chaux
enduit pierre bois bois bois bois tuiles
finition recommandée
finition teintes et matériaux non adaptés
1. piquage, réfection à l’identique et badigeon à la chaux 2. piquage, mortier bâtard, enduit de parement minéral monocouche teinté
• peintures et enduits type plyolithe, RPE, ... finition ribbée ou grésée • pierre et tous matériaux de parement • Isolation par l’extérieur
1. reprise d’enduit ou piquage, enduit à la chaux et badigeon 2. piquage, mortier bâtard, enduit de parement minéral monocouche teinté
• peintures et enduits type plyolithe, RPE, ... finition ribbée ou grésée • Isolation par l’extérieur
peinture en solution aqueuse, peinture plastique et teinte
finition mate ou satinée
couleur bois
badigeon à la chaux ou pein- peinture plastique, mise à nu
ture silicatée
de la pierre
peinture*
lasure et vernis, PVC et aluminium
peinture
lasure et vernis, PVC et aluminium
peinture
lasure et vernis, PVC et aluminium
peinture
lasure et vernis, PVC et aluminium
tuiles rouge ou marron
tout autre type de couverture
* Si on applique une peinture protectrice uniquement sur la face extérieure du châssis, croyant ainsi protéger le bois contre les
agressions extérieures, on s’expose à de grave dangers de pourrissement du châssis. La vapeur venant de l’intérieur migre vers la
face extérieure et est arrêtée par la présence de la couche de protection extérieure, piégeant ainsi la vapeur au sein du châssis avec
le risque que celle-ci atteigne sa température de rosée et condense....
Isolation et grenelle de l’environnement :
Pour atteindre les objectifs du grenelle de l’environnement, il faudrait rénover d’ici 2050 l’ensemble des bâtiments construits avant 1975 pour atteindre des consommations de chauffage de 50 kWh/m2/an. La moyenne nationale étant, actuellement, pour le chauffage autour de 328 kWh/m2/an (!)
L’isolation par l’intérieur est à privilégier. En cas d’isolation extérieur, veiller à reproduire les éléments de modénatures et le marquage du soubassement par une sur-épaisseur d’enduit.. Une «solution technique de référence» recommandée par le bureau d’étude Enertech, permet d’atteindre ce niveau de 50 kWh/m2/an dans tous les cas : Il s’agit de mettre en place : - Une ventilation double flux avec échangeur (rendement 70% min.) - Une isolation des combles avec une résistance thermique minimum R= 7,5 m2.K/W (env. 30 cm d’isolant) - Une isolation des murs avec une résistance thermique minimum R= 4,3 m2.K/W (env. 15 cm d’isolant) - Une isolation du plancher bas avec une résistance thermique minimum R= 4,3 m2.K/W (env. 15 cm d’isolant) - Des menuiseries bois Uw= 1,1 W/m2K - Une chaudière bois ou gaz à condensation ou fioul à haut rendement ou pompe à chaleur (coef de performance >3)
Isolation par l’intérieur :
L’isolation des murs par l’intérieur peut se réaliser rapidement, pièce par pièce, en toute saison. Reste que l’isolation des murs par l’intérieur présente certains inconvénients : - elle diminue l’inertie thermique du bâtiment et donc sa capacité à maintenir un bon confort d’été (risque de surchauffe)
- elle ne résout pas les problèmes de pont thermique - elle diminue la surface des pièces - elle peut entraîner des désordres hygrothermiques dans les murs anciens : condensation, dégradation de la maçonnerie...
• risque de condensation interne par diffusion de vapeur • risque de condensation interne par transport de vapeur de convection • risque de condensation interne en été • risque de dégradation de la maçonnerie par variations de températures Faire appel à un professionnel pour prévoir et résoudre ces désagréments.
.
C. Extensions
Rappel : Les recommandations par leur statut ne peuvent être strictement opposées aux autorisations du sol (permis, déclarations). Elles ont pour objectif d’orienter et de conseiller les pétitionnaires, en amont de leur projet, vers la qualité possible et escomptée au-delà des règles. Elles peuvent être le support pour un dialogue constructif entre pétitionnaires et services instructeurs, en amont ou en aval du dépôt de l’autorisation.
A privilégier : bonne intégration/qualité A éviter : intégration/qualité faible
A tolérer: intégration/qualité moyenne A ne pas retenir (interdit par le règlement) : mauvaise qualité/ intégration
La question de l’extension est directement liée à l’amélioration du confort et de la surface habitable du logement. On observe que l’extension suit la vente dans un cas sur trois, mais que cette extension présente un risque de dénaturer la maison.
En cas d’extension, la protection de ce patrimoine est confrontée aux questions suivantes : - lisibilité : le volume d’origine doit rester identifiable après l’extension; l’extension ne doit donc pas constituer une
déformation du volume d’origine (par exemple par étirement). - hiérarchie : le volume d’origine doit rester prépondérant après l’extension; l’extension doit donc porter sur des masses
sensiblement plus petites que l’existant. - filiation : l’extension peut dialoguer avec le bâti d’origine, soit par correspondance (respect des lignes de composition
du bâti principal) soit par opposition.
Pour respecter ces trois principes garants de l’identité des maisons minières lors de leur extension, les choix suivants sont opportuns : - localiser de préférence tout ou partie de l’extension à l’arrière du volume d’origine, pour une extension peu visible depuis
l’espace public ; OU prévoir un décalage ou un décrochement d’au moins 1 mètre de l’extension (lorsque celle-ci ne concerne que le rezde-chaussée) par rapport à la façade principale, de sorte à laisser lisible le volume d’origine et la symétrie initiale des maisons bifamille ; - ET limiter les surfaces d’extension cumulées à moins des 2/3 de l’emprise au sol initiale de la maison, pour ne pas remettre en cause la typologie des maisons ainsi que l’harmonie tant à l’échelle de la parcelle qu’à celles de la rue et de la cite ; - ET jouer sur les matériaux, la forme des ouvertures et la forme de la toiture pour un dialogue intéressant et heureux entre la maison d’origine et son extension. Soit par reprise des caractéristiques marquantes (voir chapitre A précèdent), soit par un parti architectural en contraste bien réalisé (toiture à pente plus faible ou plate, fenêtres en longueur, revêtement de type bardage, …)
En cas d’extension ne concernant que le niveau rez-de-chaussée, les précautions ci-dessous sont opportunes, dans les cas suivants : - extension à toiture monopan : le faitage est positionné à hauteur de l’égout du toit de la construction principale ou en
dessous, - présence en façade d’éléments de décor ou de composition caractéristiques de la cite : le volume et le positionnement
de l’extension sont pensés et réalisés de façon à ne pas masquer les éléments identitaires (faux pans de bois, ouverture cintrée, etc).
Extension réalisée à l’arrière, harmonie des lignes et matériaux, toiture monopan à hauteur de l’égout du toit.
Petite extension très en recul avec toiture à double pan, style et matériaux harmonisés.
Extension en recul : toiture et matériaux en harmonie avec la maison d’origine, sans masquer les pans de bois en pignon.
Extension en recul de la façade avec toiture 2 pans à croupe. Couverture et revêtement en harmonie avec la maison.
Volume de l’extension détaché de celui de la maison d’origine. Un élément de liaison à toit plat de faible surface fait le lien entre la maison existante et l’extension (source : UDAP, cité minière Sainte Barbe à Wittenheim).
Extension de taille raisonnable avec harmonie de traitement. Toutefois, un léger décrochement en façade à compter du garage et/ou une longueur de lucarne raccourcie pour permettre une toiture en croupe auraient mieux mis en avant le volume d’origine.
Toiture monopan en dessous de l’égout du toit, mais extension doublant presque l’emprise au sol et absence de décrochement.
Extension doublant et étirant la façade, toiture plate. Constraste mal joué entre maison d’origine et extension.
D. Ravalement et principes de coloration
1. Le ravalement
Définition :
On entend par ravalement toutes les opérations qui ont pour but de remettre la façade en bon état. La notion de ravalement recouvre plusieurs opérations que l’on peut classer par ordre chronologique d’exécution :
- analyse préliminaire du support et de son environnement - identification des matériaux - nettoyage - réparation, consolidation, rejointement des parements - protection du parement
Objectifs du ravalement :
Assurer la pérennité du bâti et respecter la valeur patrimoniale du site :
- respecter la logique de coloration d’origine - retrouver les techniques de mise en oeuvre, ainsi que les matériaux utilisés à l’origine - proposer de nouvelles teintes et la possibilité d’utiliser des techniques te des produits contemporains. - assurer la pérennité du bâtiment à long terme, par la mise en oeuvre de matériaux de qualité.
Il s’agit de mettre en valeur le patrimoine de la cité, les qualités du bâti, la richesse apportée par les éléments de décor, en respectant les logiques de coloration et de finition, par la mise en oeuvre de techniques appropriées.
Le nettoyage des façades :
Les techniques :
-les procédés à sec qui enlèvent la saleté mais n’ont pas de vertus curatives. - les procédés en phase humide ou aqueuse, capable de dissoudre les sels à l’origine de certaines maladies de parement - le nettoyage chimique (dosé avec précision) qui peut avoir des vertus curatives sur certaines pathologies chroniques
Le choix des méthodes. Le choix résulte des données propres à chaque ravalement, qui sont :
- la nature, le type de destination de l’immeuble. - la nature et l’état du parement (encrassement et vieillissement) - les énergies disponibles (eau, air comprimé, électricité, gaz...) - les possibilités d’accès - le budget - la réglementation - l’environnement - le résultat désiré
Les résultats :
En ce qui concerne les objectifs à atteindre, la mise en oeuvre des techniques de nettoyages doit respecter la nature et le caractère des façades sur lesquelles elles s’appliquent : il vaut mieux savoir se limiter à un nettoyage mesuré qui conservera la «patine» de l’immeuble plutôt que de chercher à tout prix à donner un aspect neuf en prenant le risque d’amorcer la destruction du parement
2. Principes de coloration
Respecter et retrouver les logiques de coloration d’origine : effets de contrastes de couleur (oppositions clair/ obscur, chaud/froid, de quantité) ainsi que les types de matériaux et de finition tout en proposant de nouvelles teintes
- proposer une gamme de teinte qui correspond à la composition de la façade et à son décor : soubassement, façade, portes, volets, encadrements, fauxpans de bois, etc...
- introduire deux gammes de teintes possibles : soutenues et moyennes avec des dominantes chaudes et froides dans chaque gamme.
- conserver et introduire des variantes dans la différenciaition des teintes du décor et de la modénature en retenant trois principes de coloration.
A
teinte identique pour soubassement et pans de bois, volets et encadrements différenciés.
B
teinte identique pour encadrement et pans de bois, volets et soubassements différenciés.
C
deux teintes dominantes : - soubassement et volets
- encadrements et pans de bois
- garder comme principe de base un fond de façade clair à dominante chaude (jaune, jaune orangé, rouge), les bleus et les verts sont admis.
Le choix des teintes doit se faire de façon harmonieuse, en recourant à des teintes participant de la même gamme chromatique pour éviter les contrastes trop forts.
PRAGMA • L’HABITAT
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LES TEINTES CLAIRES
DOMINANTE CHAUDE
- LA FACADE
DOMINANTE FROIDE
LES GRIS
LES TEINTES MOYENNES
- MODENATURE
PORTES - VOLETS PAN DE BOIS
SOUBASSEMENT ENCADREMENT - PAN DE BOIS
LES TEINTES SOUTENUES -
PORTES - VOLETS - SOUBASSEMENT ENCADREMENT - PAN DE BOIS
MODENATURE
• LES EQUIPEMENTS PUBLICS
STAFFELFELDEN
PRAGMA • EXEMPLES D’ASSOCIATIONS DE TEINTES
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Remarque : ce nuancier est consultable en mairie est a été mis au point par Françoise HAMPE, architecte coloriste, pour le projet de zppaup de 1998
Remarque : ce nuancier est consultable en mairie est a été mis au point par Françoise HAMPE, architecte coloriste, pour le projet de zppaup de 1998