L’aspect d’ensemble et l’architecture des constructions, installations et de leurs dépendances doivent être en concordance avec le paysage bâti environnant et le caractère général du site. La qualité de cette « intégration au site » suppose une bonne analyse des espaces qui environnent le bâti ou les aménagements projetés (analyse qui devra être retraduite dans le volet paysager du permis de construire). Dans ce sens, tout pastiche d’une architecture étrangère à la région est interdite. Par contre, cette recherche d’intégration n’exclut pas une architecture contemporaine. La recherche de l’harmonie avec les paysages environnants se traduira particulièrement dans les éléments suivants :
- la couverture : (volumétrie, épiderme, percements) - le traitement des façades : (volumétrie, épiderme, percements) - les abords : clôtures, plantations, mouvements de terrains.
Les annexes devront adopter le même vocabulaire architectural (forme, teintes…) que le bâtiment principal.
Les couleurs des huisseries, volets, serrureries, enduits et peintures devront être conformes au nuancier annexé au PLU.
La couverture#
1) La volumétrie#
Les toits à un seul pan sont interdits. Ils peuvent toutefois être autorisés pour les constructions annexes inférieures à 20 m² d’emprise au sol, ainsi que pour les constructions s’appuyant sur les murs d’une construction existante.
Les pans de toiture doivent avoir une pente homogène comprise entre 50% et 100% au-dessus de l’horizontale.
Les toitures terrasses sont autorisées ; au minimum de 30% de leur surface devra être végétalisées
2) L’épiderme#
Les couvertures doivent être réalisées en matériaux ayant l’aspect de la tuile plate ou creuse en terre cuite, de teinte allant du brun au rouge vieillit, d’aspect homogène. Dans le cadre de restauration de bâtiments, les caractéristiques de la couverture existante (forme, dimensions d’éléments) doivent être respectées et le réemploi des tuiles existantes est préconisé.
Les vérandas sont autorisées et leurs couvertures ne sont pas réglementées.
Les débords de toitures seront de 0.40m minimum et 0.60m maximum, sauf en limites séparatives, la toiture pourra ne pas avoir de débords.
3) Les ouvertures#
Seules les verrières et fenêtres de toit conçues en prolongement ou en harmonie avec les couvertures sont autorisées. Pour des bâtiments anciens présentant une pente de toiture assez forte, peuvent être autorisées les lucarnes (2 pans perpendiculaires au rampant notamment lorsqu’elles sont au nu de la façade, ou à trois pans).
Le traitement des façades#
1) La volumétrie Pour le secteur ancien, il est demandé de rester dans l’esprit et la proportion des volumes existants. De manière générale, les éléments rapportés sur le volume du bâtiment (antennes, climatiseur, ventouse…) devront être intégrés au mieux au volume du bâtiment. L’installation de climatiseurs en façade sur la rue est interdite.
2) L’épiderme Doivent être recouverts d'un enduit, tous les matériaux qui, par leur nature ne doivent pas rester apparents (ex. : parpaings, béton grossier, etc...). Lorsque les parements, sont de belle elle qualité, notamment en pierre, la pose d’un enduit n’est pas nécessaire. Pour l’utilisation des couleurs, il est demandé de se référer au nuancier déposé en mairie
3) Les percements Les ouvertures doivent s'inscrire en harmonie dans les façades (disposition, dimensions, proportions...). Pour la restauration des bâtiments existants ou reconstruction, les ouvertures doivent s’inscrire dans l’harmonie des façades.
4) Isolation L’isolation par l’extérieur est autorisée en saillie des façades des constructions existantes. La saillie est limitée à 0,20 mètre sur l’alignement de la voie publique ou la limite qui en tient lieu dans une voie privée. Cette saillie peut toutefois être augmentée pour des motifs liés à la nature de la façade à isoler, à la solution technique environnementale mise en œuvre ou à la nécessité de reconstituer les reliefs existants.
Les abords#
a) Les clôtures Les clôtures implantées le long du domaine public devront être en harmonie avec les clôtures voisines tant par leur hauteur que par les matériaux. Les couleurs devront également respecter l’harmonie environnante et la construction principale. Les clôtures doivent être de conception simple et respecter un principe d’harmonisation de la rue. Les haies naturelles et les clôtures en pierres existantes pourront être conservées.
Les clôtures pourront être constituées : - de murs qui devront être enduits en harmonie avec l’environnement bâti et dont la hauteur ne devra pas dépasser 2 mètres. - de murets qui devront être enduits en harmonie avec l’environnement bâti, de 0,60 surmontés d’une grille dans toutefois dépasser une hauteur totale de 2.00 mètre. - de grille, de barrière ou de haies d’une hauteur totale de 2.00 mètre maximum.
Cette hauteur maximum ne s’applique pas dans les cas suivants : - reconstruction d’une clôture existante, - poursuite d’une clôture en continuité d’une existante,
b) Mouvements de terrain
- les exhaussements de sol sans lien avec des constructions ou des aménagements susceptibles de s’intégrer dans le paysage naturel ou bâti,
- les exhaussements de sol liés à la construction d’un bâtiment mais susceptibles de porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux, au site et au paysage naturel ou bâti, ou de gêner l’écoulement des eaux.
- les affouillements et exhaussements de sol devront se faire au plus près de la topographie naturelle du terrain.
- les taupinières (talus de terre rapportée faisant office de socle à la construction) sont interdites.
- Les talus doivent être plantés.
RECHERCHE ARCHITECTURALE Lorsqu’un projet est délibérément de nature, par sa modernité, à modifier fortement le site existant ou à créer un nouveau paysage, l’aspect des constructions peut être apprécié selon des critères autres que ceux détaillés précédemment. Le demandeur ou l’auteur du projet doit alors justifier de la cohérence de la recherche architecturale par rapport au caractère général du site.
RECHERCHE ARCHITECTURE BIOCLIMATIQUE Dans le cas d’un projet mettant en œuvre des techniques relevant de la bioclimatique ou permettant d’atteindre de hautes performances énergétiques ou l’utilisation d’énergie renouvelable, les règles sur l’aspect des constructions peuvent être assouplie dans la mesure où il n’est pas possible de les respecter pour des raisons de mise en œuvre de ces techniques. Le demandeur ou l’auteur du projet doit aussi justifier de la cohérence de la recherche architecturale par rapport au caractère général du site.