Dans les secteurs réputés sensibles du point de vue du patrimoine enfoui, les opérations d’aménagement, de construction ou tous travaux susceptibles d’affecter les sols ou les vestiges archéologiques, ne peuvent être effectués qu’après la mise en oeuvre des mesures conservatoires ou de sauvegarde par la réalisation de fouilles ou d’études scientifiques. Les obligations en matière d’archéologie préventive sont rappelées en annexe du PLU (Pièce 5).
1.2.4. Patrimoine architectural#
Certains édifices ou alignements sont protégés au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme. A ce titre, leur démolition est soumise à autorisation, et tout travaux d’entretien, d’extension ou de modification doit permettre la protection, la valorisation ou la remise en état d’origine du patrimoine bâti concerné.
1.2.5. Patrimoine naturel et paysager#
Espaces Boisés Classés (EBC)
Les EBC existants ou à créer sont repérés sur les documents graphiques (Pièce 4.2.). Ce classement interdit notamment tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création de boisements. Les coupes et abattages sont soumis à déclaration préalable.
Autres cas
Certains végétaux (sujets), bosquets ou alignements d’arbres sont protégés au titre de l’article L.151-19 ou L.151-23 du Code de l’Urbanisme. Ces éléments repérés sur les documents graphiques (Pièce 4.2.) sont à préserver. Les travaux ayant pour effet de modifier ou de supprimer un de ces éléments sont soumis à déclaration préalable.
1.2.6. Emplacements réservés#
Le PLU instaure des emplacements réservés au titre de l’article L.151-41 du Code de l’Urbanisme, repérés sur les documents graphiques (Pièce 4.2.). Dans leurs périmètres, l’autorisation des modes d’occupation des sols peut être refusée.
L’insertion dans la pente
Les mauvais réflexes à éviter
PLU#
L’insertion dans la pente
Les mauvais réflexes à éviter
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Avec des engins et des techniques de plus en plus performants, les terrassements ont tendance à devenir de plus en plus imposants et artificiels. Avant même la future construction, ces transformations du terrain naturel ont un très fort impact sur le paysage proche mais aussi lointain.
Les murs de soutènement dépassent souvent l’échelle humaine bloquant ainsi les vues et posant la question du raccordement à l’existant.
On voit ainsi apparaître depuis 30 ans des typologies de maisons buttes, maisons perchées ou maisons enterrées hors contextes et trop visibles.
2. Caractéristiques L’apparente facilité de conception sur un terrain aplati n’amène pas d’économies ni de facilités duanrsbla maiseineneœu,vrae drecs trhavaiutxe. ctu-croquis CAUE48
Les constructions et aménagements doivent présenter un aspect compatible avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, des sites et des paysages urbains et avec la conservation des perspectives monumentales et naturelles. A ce titre, l’autorisation des modes d’occupation des sols peut être refusée ou subordonnée à prescriptions spéciales.
Les constructions doivent respecter les prescriptions suivantes :
2.2.1. Toitures#
Le type et la pente des toitures doit être adapté au gabarit des bâtiments. Les toitures plates sont admises, de préférence végétalisées ou accessibles de plain pied.
Les toits en pentes doivent être couverts en tuiles canal ou mécaniques (type «marseillaise»), réalisées en terre cuite de teinte claire ou orangée. L’emploi de lauze de pierres (aspect schiste, ardoises), ou de bardeaux de bois (aspect mélèze, châtaigner) est admis.
Les toitures en bardages ou en tôles métalliques qui sont interdits en règle générale peuvent être admis sous réserve de respecter le nuancier propre aux bardages, page suivante. Les pentes de toitures seront alors compatibles avec l’architecture traditionnelle locale. Les toitures métalliques doivent obligatoirement observer un débord de toit d’au moins 30 cm par rapport au nu de la façade et sur toutes les faces (sauf en cas d’implantation en mitoyenneté et sur le côté concerné).
2.2.2. Façades – ouvertures – balcons#
Toutes les façades sont à concevoir avec le même soin. Les murs séparatifs, les murs aveugles apparents, les murs pignon, les murs de clôture, les bâtiments annexes doivent avoir un aspect qui s’harmonise avec celui des façades principales sans distinction qualitative dans leur traitement. Les détournements de matériaux de leur fonction initiale, les imitations et pastiches sont interdits. Tous les matériaux destinés à être recouverts (agglomérés de béton, béton cellulaire, brique creuse, etc.) doivent l’être obligatoirement.
Les ouvertures sont traitées simplement, en harmonie d’aspect et de matériaux avec les constructions voisines ou les perspectives environnantes.
Lorsque des façades doivent recevoir un enduit, la finition est talochée ou grattée fin. Les finitions d’aspect gresé (poli), ribé (frotté), projeté, ou induisant un relief marqué sont interdites, sauf prescriptions particulières. L’emploi de baguettes d’angle apparentes est interdit. Les teintes des enduits de façades et des murs de clôture doivent être choisies dans le respect des teintes du nuancier ci-contre ou similaires, le blanc étant exclu.
Les bardages extérieurs (métalliques, bois ou composites) devront obligatoirement respecter les teintes du nuancier pour bardages ci-contre ou similaires. Les bardages d’aspect «plasique» sont interdits.
2.2.3. Menuiseries – ferronneries#
Les menuiseries et ferronneries sont peintes ou teintées dans la masse dans le respect des teintes des nuanciers page de droite ou similaires. Les ferronneries brutes stabilisées sont également autorisées.
2.2.4. Clôtures et constructions annexes#
Les clôtures doivent avoir un aspect qui s’harmonise avec celui des façades principales et/ou avec les clôtures limitrophes de manière à constituer une continuité. Toute nouvelle clôture ne peut excéder 1,80 mètres de hauteur totale. Des dispositions différentes peuvent être admises (dimensions et aspect) lorsque les clôtures créent soutènement ou pour satisfaire à des normes de sécurité, notamment dans les ERP.
Lorsqu’elles ne sont pas maçonnées, les clôtures doivent être composées d’un grillage métallique souple non gainé (interdiction d’emploi de panneaux rigides) soutenu par un ensemble de pieux de bois.
Pour des raisons de sécurisation des activités, l’emploi de dispositifs anti-intrusion de type fil barbelé ou clôtures électrifiées sont autorisés.
En cas d’activités extérieures de stockage ou d’installation techniques extérieures pouvant impacter la qualité du paysage, elles seront obligatoirement doublées de haies vives.
A l’exception des pierres, les éléments maçonnés des clôtures doivent être enduits, finition talochée, dans des teintes respectant le nuancier des façades ou similaires.
RAL 1013 · RAL 1019 · RAL 3005 · RAL 3007 · RAL 6003 RAL 6013 · RAL 6020 · RAL 7001 · RAL 7003 · RAL 7004 · RAL 7005 · RAL 7015 · RAL 7016 · RAL 7030 · RAL 7035 · RAL 7038 · RAL 7044 · RAL 8015 · Nuancier pour menuiseries · RAL 1013 RAL 6020 · RAL 1019 RAL 7001 · RAL 3005 RAL 7003 · RAL 3007 · RAL 6003 RAL 6013
Clôture grillage souple et pieux de bois NRAuLan7c0i0e4r pour fReArLro7n0n0e5ries RAL 7015
001 · RAL 7003 · RRAALL 77000156 · RRAALL 77003300 · RRAALL 77003385 · RAL 7038 · RAL 7044 · RAL 8015 · Nuancier pour bardages · Nuancier pour enduits de façades · Clôture doublée d’une haie
Clôture maçonnée créant soutènement
2.2.5. Réseaux – antennes paraboliques – climatiseurs – panneaux solaires – etc.
Les réseaux d’électricité, gaz et télécoms doivent être encastrés ou enterrés.
Les canalisations autres que les descentes d’eau pluviale ne doivent pas être apparentes en façade.
Les éléments de compteurs doivent être regroupés et intégrés dans le corps principal de la construction ou dans le corps de la clôture si elle existe.
Implantations interdites : implantations anarchiques et/ou ne respectant pas la pente de la toiture
Implantations autorisée : intégrée à la toiture
Les édicules techniques installés sur les constructions doivent faire l’objet d’une intégration adaptée aux caractéristiques architecturales du bâtiment et aux paysages environnants.
Les émergences techniques en toitures, telles que les appareils de ventilation et de climatisation, conduits, gaines et souches diverses, doivent être regroupées et dissimulées, par des acrotères de hauteur adaptée ou par des structures de type grilles, caillebotis, capotage, vantelles, etc. Ces dispositifs seront obligatoirement peints ou teintés dans la masse d’une coloration respectant le nuancier propre aux bardages, page précédente.
Les toitures intégrant des installations solaires sont autorisées sous réserve de ne pas porter atteinte à la qualité et à l’architecture du bâtiment : lorsqu’ils sont posés sur des toitures en pente les panneaux solaires doivent s’accorder avec la pente de la toiture selon les principes décrits dans les photos ci-contre.
Les panneaux solaires disposés au sol doivent faire l’objet d’une intégration soignée pour en limiter l’impact paysager.
2.3. Traitement#