Intitulé du document : L’ASPECT EXTÉRIEUR DES CONSTRUCTIONS ET L’AMÉNAGEMENT DE LEURS ABORDS
Par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou leur aspect, les projets de construction ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, à la conservation des perspectives monumentales.
11.1 - Composition générale des constructions Tout projet architectural doit s’intégrer dans son environnement urbain.
Les constructions nouvelles peuvent :
- soit reprendre les caractéristiques de l’architecture rurale de l’Île-de-France,
- soit adopter un parti pris architectural contemporain de qualité : il peut dans ce cas être dérogé aux articles 11.2 (toitures) et 11.3 (façades), sous réserve que le projet s’intègre dans le bâti avoisinant.
11.2 - Les toitures#
Pentes
Les toitures doivent être à deux pans ou en combinaison de toitures à deux pans, dont la pente est comprise entre 30° et 45° par rapport à l’horizontale.
Cette règle ne s’applique pas à la toiture des extensions, des constructions annexes et des vérandas, à condition d’une intégration harmonieuse dans la construction et dans le bâti environnant.
Les toitures terrasses sont autorisées à condition d’être végétalisées et de s’intégrer dans les constructions avoisinantes.
Les débords de toit sont interdits.
Matériaux
Sont autorisés les matériaux traditionnels caractéristiques de l’Île-de-France : d’aspect tuiles plates, zinc, cuivre, à l’exclusion de tout type de couverture étranger à la région (d’aspect chaume, tuiles canal, lauzes, pierre, bois, etc.)
Les toitures des constructions anciennes composées de petites tuiles plates anciennes doivent être conservées ou remplacées à l’identique ou par un modèle équivalent.
Sont interdites les toitures ondulées, ou composées de larges plaques uniformes d’aspect plastique ou asphalté.
Les toitures peuvent être végétalisées.
Ouverture et panneaux solaires ou photovoltaïques situés en toiture
L’implantation des lucarnes, châssis ou fenêtres de toit et panneaux solaires photovoltaïques en toiture doit composer avec les ouvertures en façade, en étant par exemple axée ou alignée sur les baies et trumeaux de la façade.
Les lucarnes doivent être plus hautes que larges, leurs façades et leurs jouées doivent être verticales et de même aspect que la façade.
Les châssis de toit et panneaux solaires photovoltaïques doivent être insérés dans la toiture et ne pas former de saillie.
Les ouvertures situées sur un même pan de toit doivent être de forme rectangulaire dont la plus grande dimension doit être inférieure à 1 mètre, implantées verticalement et alignées horizontalement entre elle, sur une seule ligne.
Les panneaux solaires photovoltaïques doivent être implantés en longueur, soit au plus près du faîtage, soit au plus près de l’égout du toit, de préférence sur la longueur de la toiture.
Modification n°1 du PLU – dossier approbation
Zone UC#
11.3 - Les façades#
Les façades des constructions neuves doivent être traitées de façon harmonieuse avec les constructions avoisinantes.
Aspect général, matériaux
Les façades doivent être revêtues d’enduits traditionnels de finition lissé ou gratté fin.
Rue de la République, rue de Maule et rue du Bois, les façades des constructions anciennes en pierres, recouvertes ou non d’un enduit, doivent être conservées ou réhabilitées. Les éléments d’architecture doivent être conservés (balcons, corniches, bandeaux, modénatures, ferronneries, encadrements, etc.).
Sont interdits :
- l’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (d’aspect parpaings, plaques de béton, carreaux de plâtre, etc.)
- l’emploi de matériaux de recouvrement (coffrage, plaquettes, fausse pierre, etc.).
Les coffres d’enroulement des volets roulants doivent être invisibles de l’extérieur.
Teintes
Les couleurs des parties maçonnées des façades (murs, encadrements, soubassements) sont des teintes claires, neutres, des ocres (ocres beiges, brunes, jaunes ou orangées...). Le blanc est interdit.
Les encadrements, volets, portes, portails, peuvent être de teinte plus soutenue, demi-teinte ou teinte foncée, harmonisés en camaïeu ou en contraste avec les couleurs de façade.
Les ferronneries, grilles et garde-corps doivent être de teinte foncée (noir, vert foncé, bleu, bordeaux, marron, etc.) harmonisés en camaïeu ou en contraste avec les couleurs de façade. Le blanc est interdit.
Les façades peuvent être végétalisées.
11.4 - Les façades commerciales#
Les façades commerciales doivent respecter les prescriptions de l’article 11.3 ci-dessus.
Le traitement commercial des façades doit être sobre, il ne doit pas dépasser la hauteur du rez-de-chaussée ni, en largeur, le local commercial. Les percements doivent respecter l’architecture de l’immeuble, en particulier les proportions et le rythme de la façade entre les pleins et des vides.
Lorsqu’une activité est établie sur plusieurs bâtiments contigus, les percements doivent respecter les limites entre bâtiments et ne doivent pas être d’un seul tenant.
Les matériaux réfléchissants, les caissons et les décors lumineux, les couleurs très vives ou très fortement contrastées, brillantes ou fluorescentes sont interdites.
Les façades commerciales, spécialement dans le cas d’un aménagement dans un bâtiment ancien, doivent être conçues en harmonie avec les caractéristiques architecturales de l’immeuble dans lequel elles sont situées et avec les bâtiments avoisinants.
Les devantures contemporaines sont autorisées à condition qu’elles respectent le rythme et la composition de la façade de l’immeuble et des bâtiments voisins.
Le bandeau destiné à recevoir une enseigne ne doit pas masquer les séparations entre les étages ou entre immeubles contigus. Il doit être proportionné à la taille du bâtiment et se limiter au linéaire commercial.
Les caissons de rideaux métalliques ne doivent pas être visibles de la voie publique et ne pas présenter de saillie en façade.
Les façades commerciales qui présentent un intérêt patrimonial ou architectural (modénatures, panneaux en bois travaillés, appareillage en pierres, etc.) doivent être préservées ou mises en valeur.
Modification n°1 du PLU – dossier approbation
11.5 - Eléments techniques#
Les édicules, gaines et ouvrages techniques doivent être traités, en harmonie de matériau ou de couleur avec la construction et être aussi peu visibles que possible des espaces publics et des habitations voisines.
L’accrochage de ces éléments techniques (climatisation, ventilation, chauffage, VMC, etc.) est interdit en façade sur voie publique.
Les coffrets de branchement aux réseaux (électricité, gaz, etc.) et les ouvrages techniques (climatisation, chauffage, ventilation, etc.) doivent être intégrés au bâti et ne pas former de saillie sur la voie publique.
Les dispositifs d’émission ou de réception de signaux radioélectriques (antennes, paraboles, etc.) doivent être installés en toiture de la façon la moins visible possible de l’espace public et ne pas porter atteinte à la qualité du site. La pose sur la souche de la cheminée doit être privilégiée.
11.6 - Clôtures et portails#
Clôtures
Les clôtures participent fortement à la qualité des espaces urbains. Leur traitement, les matériaux et les couleurs doivent faire l’objet d’une attention particulière et respecter une harmonie avec les bâtiments et clôtures existantes à proximité.
La hauteur totale d’une clôture ne doit pas excéder 2 mètres.
Les clôtures sur rue doivent être composées de murs maçonnés d’au plus 1 mètre de hauteur, revêtu d’un enduit de finition lissé ou gratté fin. Ce mur peut être surmonté d’une grille ou d’un barreaudage vertical métallique ou en bois peint, largement ajouré.
Dans la mesure du possible, les murs anciens doivent être conservés, à l’exception des ouvertures nécessaires à la création des accès ; ils peuvent être abaissés.
Portails et portillons
Les portails et portillons doivent être de matériau et de teinte assortis à la clôture, de forme simple, en harmonie avec les bâtiments et clôtures avoisinantes.
Leur hauteur ne doit pas excéder 2 mètres ; sauf nécessité technique, leur largeur ne doit pas excéder 3,5 mètres.
Sont interdits pour les clôtures, portails et portillons :
- l’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (d’aspect carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, plaques de béton, etc.)
- l’emploi de matériaux de recouvrement (bardage, coffrage, plaquettes, fausse pierre, etc.), ou d’aspect bois ou plastique, ou destinés à un autre usage (d’aspect tôles ondulées, etc.)
11.7 - Dispositions particulières applicables au bâti ancien présentant un intérêt architectural ou historique (article L.151-19 du Code de l’Urbanisme)
Les constructions comprises dans les périmètres reportés sur le document graphique comme construction et ensemble de constructions à protéger au titre de l’article L 151-19 du Code de l’Urbanisme, sont identifiées en raison de leur intérêt architectural et historique.
La démolition des constructions présentant un intérêt architectural ou historique est interdite, sauf impératif de sécurité ou de salubrité publique.
Tous les travaux exécutés sur un bâti ancien présentant un intérêt architectural ou historique doivent être conçus dans le souci de la préservation et de la mise en valeur de ce bâtiment et de la qualité architecturale du bourg. L’architecture et la volumétrie des constructions, les modénatures, balcons, corniches ferronneries, encadrements, éléments de décor, etc. doivent être conservés et remis en état.
Modification n°1 du PLU – dossier approbation
La création de percements doit s’intégrer dans la composition des façades et tenir compte du rythme et des éléments de modénature.
Les murs anciens constitués de matériaux apparents (pierre de meulière, brique...) ou revêtus d’enduits traditionnels à la chaux doivent être préservés et réhabilités à l’identique.
Les toitures des constructions anciennes composées de petites tuiles plates anciennes doivent être conservées ou remplacées à l’identique ou par des matériaux de même nature.
Les portes cochères, porches et ouvertures caractéristiques du bâti ancien traditionnel rural doivent être conservés et remis en état.
Les extensions et surélévations peuvent être conçues et réalisées soit en reprenant le style de l’architecture d’origine, soit en adoptant un parti architectural contemporain de qualité, moyennant une intégration soignée dans le bâti avoisinant.