Intitulé du document : L’ASPECT EXTÉRIEUR DES CONSTRUCTIONS ET L’AMÉNAGEMENT DE LEURS ABORDS
Par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou leur aspect, les projets de constructions ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, à la conservation des perspectives monumentales. Elles doivent s’intégrer harmonieusement dans leur environnement.
11-1 - Composition générale et volumétrie des constructions
Tout projet architectural doit s’intégrer dans son environnement urbain.
Les constructions nouvelles peuvent :
- soit reprendre les caractéristiques de l’architecture rurale de l’Île-de-France,
- soit adopter un parti pris architectural contemporain de qualité, sous réserve que le projet s’intègre dans le bâti avoisinant.
Modification n°1 du PLU – dossier approbation
Zone ur#
11.2 - Les toitures#
Sont interdits : les toitures ondulées, ou composées de larges plaques uniformes d’aspect plastique ou asphalté.
Les lucarnes, les châssis ou fenêtres de toit, panneaux solaire ou photovoltaïque en toiture doivent être intégrés à la conception d’ensemble de la construction.
Les panneaux solaires doivent être implantés en longueur, soit au plus près du faîtage, soit au plus près de l’égout du toit, de préférence sur toute la longueur de la toiture.
La multiplication des dimensions et des implantations sur un même pan de toiture est à éviter.
Les matériaux et couleurs doivent être en harmonie avec ceux de la construction.
11.3 - Les façades#
Les façades des constructions doivent présenter un aspect général en harmonie avec l’environnement.
L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (d’aspect parpaings, plaques de béton, carreaux de plâtre, etc.) est interdit
Les différentes couleurs des façades (maçonnerie, menuiseries, encadrements, volets, etc.), doivent s’harmoniser entre elles, en camaïeu ou en contraste.
L’accrochage d’installations techniques (climatisation, ventilation, chauffage, VMC, etc.) est interdit en façade sur voie publique.
Les caissons de volets roulants doivent être dissimulés.
11.4 - Les façades commerciales#
Les façades commerciales doivent respecter les prescriptions de l’article 11.3 ci-dessus.
Le traitement commercial des façades doit rester sobre. Il ne doit pas dépasser la hauteur du rez-de-chaussée, ni, la largeur du local commercial.
Les matériaux réfléchissants, les décors lumineux, les couleurs fluorescentes sont interdits.
Les caissons des rideaux métalliques doivent être dissimulés dans la construction.
11.5 - Les éléments techniques#
Les édicules, gaines et ouvrages techniques doivent être traités, en harmonie de matériau ou de couleur avec la construction et être aussi peu visibles que possible des espaces publics et des habitations voisines. Ils ne doivent pas être implantés sur une façade donnant sur la voie publique.
L’accrochage de ces éléments techniques (climatisation, ventilation, chauffage, VMC, etc.) est interdit en façade sur voie publique.
Les coffrets de branchement aux réseaux (électricité, gaz, etc.) et les ouvrages techniques (climatisation, chauffage, ventilation, etc.) doivent être intégrés au bâti et ne pas former de saillie sur la voie publique.
Les dispositifs d’émission ou de réception de signaux radioélectriques (antennes, paraboles, etc.) doivent être installés en toiture de la façon la moins visible possible de l’espace public et ne pas porter atteinte à la qualité du site. La pose sur la souche de la cheminée doit être privilégiée.
11.6 - Les clôtures et les portails#
Les clôtures participent à la qualité des espaces urbains. Leur traitement, les matériaux et les couleurs doivent faire l’objet d’une attention particulière en respectant une harmonie avec les bâtiments et clôtures existantes à proximité.
La hauteur totale d’une clôture, sur rue ou en limite séparative, ne doit pas excéder 2 mètres.
L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (d’aspect carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings, plaques de béton, etc.) est interdit.
Modification n°1 du PLU – dossier approbation
Clôtures
Les clôtures sur rue peuvent être composées :
- soit de murs maçonnés d’au plus 1 mètre de hauteur, revêtu d’un enduit. Ce mur peut être surmonté d’un grillage, d’une grille, d’un barreaudage ou de tout autre dispositif largement ajouré.
- soit de grillage ou de tout dispositif largement ajouré, éventuellement doublé de végétation.
En limite séparative, sont interdits les murs maçonnés d’une hauteur supérieure à 1,20 mètre ; un mur maçonné peut être surmonté d’une palissade, de claustra d’un grillage ou autre dispositif, jusqu’à une hauteur de 2 mètres.
Portails et portillons
Les portails et portillons doivent être de matériau et de teinte assortis à la clôture, de forme simple, en harmonie avec les bâtiments et clôtures avoisinantes.
Leur hauteur ne doit pas excéder 2 mètres ; sauf nécessité technique, leur largeur ne doit pas excéder 3,5 mètres.
En secteurs UR3 et UR4, les portails doivent, sauf impossibilité technique, être implantés en retrait de 2,5 mètres par rapport à la clôture.
11.7 - Dispositions particulières applicables au bâti ancien présentant un intérêt architectural ou historique (article L 151-19 du code de l’urbanisme)
Les constructions comprises dans les périmètres reportés sur le document graphique comme constructions et ensembles de constructions à protéger au titre de l’article L 151-19 du Code de l’Urbanisme, sont identifiées en raison de leur intérêt architectural et historique.
La démolition de ces bâtiments est interdite, sauf impératif de sécurité ou de salubrité publique.
Y sont uniquement autorisés les travaux ou changements de destination qui respectent l’architecture et les volumes existants, à la condition d’une intégration particulièrement soignée dans le site.
La création de nouveaux percements doit s’intégrer dans la composition des façades (reprise des proportions, du rythme et des éléments de modénature).
Les murs anciens constitués de matériaux apparents (pierre de meulière, brique...) ou revêtus d’enduits traditionnels à la chaux doivent être préservés et réhabilités à l’identique ou par des matériaux de même nature.
Les toitures des constructions anciennes composées de petites tuiles plates anciennes doivent être conservées ou remplacées à l’identique. Les pentes des toitures, les charpentes anciennes doivent être conservées et réhabilitées.
Les portes cochères, porches et ouvertures caractéristique du bâti ancien traditionnel rural doivent être conservés et remis en état.
Les extensions et surélévations peuvent être conçues et réalisées soit en reprenant le style de l’architecture d’origine, soit en adoptant un parti architectural contemporain de qualité.