Intitulé du document : Ub.2.2 - Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère :
Qualité patrimoniale du bâti :
Les bâtiments ou éléments repérés sur le document graphique par une étoile jaune doivent être conservés tout comme leurs aspects extérieurs et leurs caractéristiques architecturales principales. Les règles des paragraphes suivants ne s’appliquent pas pour les bâtiments concernés. En cas de dégradation ou destruction, la reconstruction à l’identique est obligatoire.
Qualité environnementale des constructions :
Les constructions nouvelles devront prendre en compte, dans la mesure du possible, les objectifs du développement durable et la préservation de l’environnement :
- Privilégier les matériaux renouvelables, récupérables, recyclables.
- Minimiser le besoin en eau, prévoir la récupération de l’eau de pluie.
- Prévoir une isolation thermique de préférence par l’extérieur évitant les déperditions l’hiver et les apports de chaleur l’été et pour réduire la consommation d’énergie.
- Privilégier l’utilisation des énergies gratuites et renouvelables, solaires avant tout (utilisation passive et active de l’énergie solaire).
- Orienter les bâtiments pour favoriser la récupération des apports solaires et valoriser la lumière naturelle pour limiter les dépenses énergétiques.
Comme mentionné précédemment, les bâtiments à énergie positive bénéficient de majoration quant aux règles d’emprise au sol et de volumétrie.
Aspects extérieurs des constructions :
Les constructions doivent s’intégrer de manière harmonieuse dans le paysage urbain environnant, en respectant notamment les typologies architecturales des bâtiments en terme :
De traitement, rythme et composition de façade,
De typologies des toitures,
D’harmonie par rapport aux volumétries existantes,
De rythme et de proportions des ouvertures,
De choix des matériaux, en sachant toutefois que l’utilisation du bois est autorisée partout.
Le traitement des constructions annexes (garages…) et des extensions doit être en harmonie avec la construction principale.
Les façades :
Les façades des constructions doivent toutes être traitées avec le même soin que les façades principales, en harmonie avec elles et celles des bâtiments existants sur les terrains contigus. À ce titre les façades (et les balcons, rambardes, garde-corps …) munies de colonnades sont interdites.
Les matériaux bruts (parpaings, briques tout-venant) ne peuvent en aucun cas rester sans revêtement. Ne sont pas admis les « imitations » de matériaux traditionnels (faux moellons peints, fausses briques, faux pans de bois …) de même que les revêtements en panneaux ondulés de toute nature.
Les modénatures, généralement constituées par des assemblages de briques (nervures verticales ou horizontales, encadrements des ouvertures, chaînages, corniches) doivent être conservées, restaurées, voire restituées.
La couleur et la finition des enduits, des bardages et des menuiseries (fenêtres, volets, portes, portails) doivent respecter les préconisations du CAUE77 (cf annexe du règlement). Les fenêtres seront de couleur uniforme, tout comme les volets.
Les toitures :
Les toitures des nouvelles constructions ayant une emprise au sol de 20 m² ou plus devront être d’au moins deux versants dont la pente ne devra pas être inférieure à 35° (ce minimum est de 30° pour une construction comprenant plus de 15 logements et aménagée avec un attique). Dans le cas de l’extension d’un bâtiment existant ou d’annexe accolée, il pourra être dérogé à cette règle pour une réalisation en harmonie avec les bâtiments existants.
Les toitures-terrasses ne sont autorisées que dans le cadre de bâtiments à énergie positive.
Les toitures des constructions principales doivent être composées de tuiles plates de terre cuite sombre avec un minimum de 27 tuiles au mètre carré. Les tuiles plates et les tuiles mécaniques, petits ou grands moules, peuvent être exceptionnellement utilisées. Une couverture de zinc ou cuivre sur une toiture en pente, ou une toiture végétalisée sur une toiture-terrasse sont envisageables tout comme les verrières pour les vérandas.
Les parties de constructions édifiées en superstructure sur les toitures (cheminées, machineries d’ascenseurs, etc.) doivent s’intégrer dans la composition architecturale de la construction.
Divers :
Les locaux techniques tels que locaux à poubelles, de stationnement des deux roues… doivent présenter un traitement de qualité et une bonne intégration dans la parcelle.
L’implantation des paraboles de télévision et installations similaires est interdite sur les façades visibles depuis l’espace public.
Les citernes à gaz liquéfié ou à mazout, ainsi que les installations similaires, seront implantées de manière à ce qu’elles ne soient pas visibles de la voie publique.
Clôtures :
Tant en bordure des voies qu’entre les propriétés, les clôtures doivent être conçues de manière à s’harmoniser avec les clôtures présentes dans le voisinage immédiat, aussi bien pour les matériaux que pour les hauteurs.
De plus, dans l’optique de permettre une libre circulation de la faune, les clôtures doivent être perméables.
La hauteur totale de la clôture n’excèdera pas 2 mètres.
En bordure de la voie de desserte, lorsqu’elle existe, la clôture est constituée au choix :
- D'un mur maçonné, recouvert de deux côtés d'un enduit, ou en moellons à joints "beurrés" ;
- D'une haie champêtre doublée ou non, d'un grillage éventuellement posé sur un soubassement n'excédant pas 0,8 mètre de hauteur. Les essences végétales seront de préférence choisies parmi les essences locales.
- D'un soubassement maçonné comme ci-dessus, surmonté d'une grille, éventuellement agrémentée de volutes ne dépassant pas de la grille.
Sur les limites séparatives, la clôture est constituée au choix :
- D'un mur maçonné, recouvert des deux côtés d'un enduit, ou en moellons à joints "beurrés",
- D’une haie champêtre doublée ou non d’un grillage éventuellement posé sur un soubassement. Les essences végétales seront de préférence choisies parmi les essences locales. En limite avec les zones A et N, il est recommandé de laisser un espace de 10 centimètres sous le grillage.
Ces dispositions (aspect et dimensions) ne s'appliquent pas aux murs en maçonnerie traditionnelle existants, lesquels doivent être conservés et qui peuvent être prolongés dans un aspect et des dimensions similaires à l'existant, indépendamment des limites parcellaires.