Intitulé du document : N-Destinations des constructions, usages des sols et natures d’activité
N 1.1- Destinations et sous-destinations
Sont admis sous conditions en zone N :
- Les constructions et installations directement liées à l’entretien ou à l’exploitation de la route. - Les affouillement et exhaussement du sol visés à l’article R.421-19 du code de l’urbanisme, s’ils sont liés à des travaux de constructions ou d’aménagements publics. - Les équipements et installations techniques liés aux réseaux des services publics ou établissements d’intérêt collectif (assainissement, eau potable, électricité…)
En zone humide identifiée au plan, sont admis sous condition : - L’installation d’ouvrages de rétention, - La réalisation d’aménagement routier en « traversée » de ladite zone humide.
Le patrimoine antérieur au XXème siècle : toute destruction partielle ou totale doit préalablement faire l’objet d’une demande d’autorisation. Sont concernés :
- Les vestiges d’un site archéologique repéré ou mis à jour, - Les éléments bâtis ou ensemble bâti en terre, en pierre ou en bois, antérieur au XXe siècle, - Le petit patrimoine tels que croix, puits, fours, lavoirs, murs de pierres, ... - Et tout élément bâti du bourg et des hameaux contribuant à la création d’espaces urbanistiques significatifs tels que places, placettes, venelles, cours ouvertes sur espace public.
De plus, sont admises sous conditions en secteur NH : les constructions liées à l’habitations, à l’hébergement hôtelier, aux bureaux, aux commerces ainsi qu’à l’artisanat mais sous réserve de dispositions rendant le dit artisanat compatible avec le milieu environnant.
De plus, sont admis sous conditions en secteurs NA et NH, sous réserve d’être situées à plus de 100 mètres de bâtiments d’exploitation agricole et forestière :
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Les extensions limitées9 des " habitations " : logement, hébergement, sous réserve d’être situées à plus de 100 mètres de bâtiments d’exploitation agricole et forestière. Dans le cas où la construction se situe à moins de 100 mètres d’une exploitation agricole, les extensions sont admises sous réserve de ne pas réduire l’inter distance existante entre des bâtiments agricoles et la construction.
Les équipements d'intérêt collectif et services publics : locaux techniques, aires de stationnement, les chemins piétonniers et les objets mobiliers destinés à l'accueil du public ou à la gestion du site, lorsqu'ils sont nécessaires à la gestion ou à l'ouverture au public de ces espaces ou milieux.
Les constructions de bâtiments annexes aux bâtiments d’habitation, logement et hébergement hôtelier à la condition d’être situé en dehors des espaces proches du rivage, et dans un périmètre de 15 mètres mesurée à partir des murs extérieurs du bâtiment d’habitation principale.
Les changements de destination des constructions existantes.
Les constructions nécessaires à la modernisation ou à l’extension des activités existantes, l’amélioration de l’habitat ou la construction d’un logement lorsque celui-ci est nécessaire au gardiennage de l’activité : sous réserve, pour un tiers non agriculteur, d’être situé à plus de 100m d’un bâtiment ou d’une installation agricole en activité, voire plus si la distance d’éloignement imposée à l’exploitation agricole est supérieure à 100m.
La construction d’un abri de jardin sur un terrain nu dans la limite de 20 m2.
Les abris pour animaux dans un autre cadre que celui d’une exploitation agricole.
L’exploitation des carrières, la recherche et l’exploitation minière sont possibles dans les secteurs définis au règlement graphique, ainsi que les installations annexes nécessaires et directement liées à ces activités, sans préjudice des autres autorisations requises pour l’exercice de ces activités, notamment au titre du Code Minier et de la législation des installations classées pour la protection de l’environnement.
Les établissements qui par leur caractère, leurs destinations, leur nature, leur importance ou leur aspect sont incompatibles avec la salubrité, la tranquillité, la sécurité ou la bonne tenue de la zone peuvent être admis sous réserve de disposition les rendant compatibles avec le milieu environnant ; les modifications ou extension des dits établissements peuvent être admises sous réserve qu’il s’agisse d’aménagements susceptibles d’en réduire les nuisances.
Les constructions et utilisations du sol autorisées à l’intérieur des marges de recul portées aux plans.
Les services publics exigeant la proximité immédiate des infrastructures routières (les installations des services de secours et d’exploitation)
L’adaptation, la réfection ou l’extension des constructions existantes (dans leur prolongement sans aucune avancée vers la voie sauf pour l’extension des bâtiments agricoles jusqu’à la limite autorisée).
De plus, sont admis sous conditions en secteur NPb : sous réserve de ne pas dénaturer la qualité du paysage et des éléments naturels qui le composent :
- Le développement des sièges d’exploitations agricoles existants - La restauration des constructions et leur extension, le changement de destination de bâtiments traditionnels de pierre, de terre ou de bois, lorsqu’ils ne compromettent pas les sièges d’exploitations existants.
9 Extension limitée = L’extension consiste en un agrandissement de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci. L’extension peut être horizontale ou verticale (par surélévation, excavation ou agrandissement), et doit présenter un lien physique et fonctionnel avec la construction existante.
N1.2- Interdiction et limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
Sont interdites toutes les destinations des constructions, usages des sols et natures d’activités non mentionnés à l’article N.1.1.
Les secteurs humides reportés au plan de zonage : Sont interdites toutes les destinations des constructions, usages des sols et natures d’activités non mentionnés à l’article N.1.1.
Périmètres de sécurité en bordure de ruisseaux : Ils sont définis par une bande de 10 m de part et d’autre des axes des ruisseaux. Ces périmètres, hors bâti existant, sont inconstructibles pour maintenir une dynamique naturelle quant aux divagations et aux méandres du cours d’eau.
Les façades et teintes :
Matériaux apparents : Il sera employé de préférence des matériaux destinés à rester apparents : granit, schiste, béton brut de décoffrage, brique, acier, glaces de teinte sombre, bois, zinc…
Les façades métalliques : elles seront de teinte foncée ; des incrustations de couleur vive peuvent être autorisées. La réalisation d’une ligne de marquage de couleur vive en haut de façade est interdite.
Enduits : Les teintes proposées seront indiquées dans le dossier de demande de permis de construire et se rapprocheront du ton des maçonneries locales anciennes de pierre ou de terre.
Rejointoiement : Les joints seront exécutés au mortier de chaux ou de teinte similaire et seront pleins.
Toitures et couvertures :
Le matériau sera l’ardoise ou aura la teinte de l’ardoise. Il pourra être autorisé le zinc prépatiné foncé, l’acier, dans la mesure où une architecture spécifique l’exige. Les toitures comporteront deux pentes de 35° à 45°, pour au moins 70% de l’emprise au sol de la construction principale. Les toitures terrasses et les toitures mono-pente sont admise pour 30% de l’emprise au sol de la construction principale et pour les annexes. Les toitures terrasses pourront être enherbées. Les toitures courbes et les toitures à quatre pans, type « pointe de diamant », sont interdites.
Les menuiseries extérieures :
Les menuiseries seront peintes ou teintées ; les couleurs proposées seront indiquées dans le dossier de permis de construire. Les volets extérieurs seront peints ou teintés ; les couleurs proposées seront indiquées dans le dossier de demande de permis de construire.
Les portes de garage extérieures seront peintes ou teintées ; les couleurs proposées seront indiquées dans le dossier de demande de permis de construire.
Les clôtures :
Les clôtures d’une hauteur maximale de 2,96m sans restriction réglementaire, seront obligatoirement, soit en maçonnerie (mêmes prescriptions que pour les murs de façade), soit constituées de haies vives, doublées ou non intérieurement de grillage sur poteaux bois ou métal sans soubassement ; des clôtures en planche debout pourront être autorisées : les soubassements maçonnés, s’il y a, ne pourront excéder 53cm de hauteur moyenne.
Des clôtures de nature et de hauteur différentes pourront être autorisées pour des motifs liés à la configuration des constructions ou pour des règles de sécurité particulières.
Les clôtures en éléments de béton préfabriqués sont interdites en limite sur voie.
Antennes et paraboles :
Elles doivent être placées à l’intérieur des constructions ou de façon à ne pas faire saillie du volume bâti, sauf impossibilité technique. Elles doivent être intégrées de façon à réduire l’impact visuel, notamment depuis les voies ou les espaces publics.
Les bâtiments antérieurs au XXème siècle et de qualité :
Tout travail sur ce bâti devra dans la mesure du possible : - Reprendre les matériaux et mise en œuvre de la période de construction. - Concourir à conserver ou restituer les caractéristiques architecturales originelles. - N’envisager une surélévation que si l’existant n’en est pas défiguré.
La qualité environnementale des constructions :
Protections solaires :
Pour les baies orientées à l’Est, au Sud, ou à l’Ouest, la conception des façades devra intégrer la possibilité de pose de protection extérieure sans défiguration de l’architecture.
Capteurs solaires :
Les capteurs solaires seront encastrés dans la toiture, d’un seul tenant et sans multiplication de décrochés. Ils sont admis en façade à la condition de ne pas dépasser un quart de la surface de la façade où ils sont implantés.
Illustration figurant à titre indicatif