Généralités
Le permis de construire peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiment ou des ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels, agricoles ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
Les constructions ne devront pas détruire l'esthétique du paysage.
Toutes les constructions ne présentant pas une unité de volume et une unité d'aspect et de matériaux seront interdites.
Dans un même îlot, l’architecture devra obligatoirement s’harmoniser avec l’architecture des bâtiments existants.
Restauration
La réutilisation de bâtiments anciens devra respecter le caractère des bâtiments existants.
Qu’il s’agisse de transformation de façade, d’agrandissement, de surélévation ou de modification des combles, les volumes, les matériaux, les proportions des formes et les rythmes des percements devront être respectés. Les détails (linteaux, corniches, …) devront être détaillés dans le projet.
Les percements existants devront être maintenus sans aucune modification et seuls seront autorisés les nouveaux percements strictement nécessaires à la bonne économie du projet.
De légères modifications pourront être apportées à ces règles afin de ne pas entraver la réalisation du projet de restauration faisant appel à des techniques architecturales créatives qui respecteront l’esprit des dispositions visées ci-dessus.
Constructions neuves
Tout projet de constructions ou d'ensemble de constructions doit faire l'objet d'une composition architecturale qui prend en compte les caractéristiques du terrain d'implantation et du paysage.
1 - Implantation et adaptation au sol des constructions :
De manière générale, sont interdits :
� Les enrochements de blocs décamétriques et non végétalisés destinés au soutènement des plateformes à bâtir et destinés à l'aménagement des déblais-remblais du projet.
� Les implantations de bâtiments en lignes de crêtes ; le faîtage de la toiture sera obligatoirement en dessous de celle-ci et le bâtiment implanté à au moins 15m.
de celle-ci.
Pour les équipements publics, ces interdictions sont levées pour les aménagements liées aux voies publiques et à la consolidation des berges de ruisseau s'il n'existe aucune alternative technique dûment justifiée et s'il n'y a pas de contre indications environnementales.
Dans tous les cas, les modifications du terrain naturel doivent être réduites autant que possible et les fronts de déblais ne doivent pas être visibles. Dans tous les cas ils seront doublés d'une haie vive d'essences locales.
Sur les terrains en pentes, les constructions adossées au terrain doivent être systématiques.
Pour les constructions sans adaptation au sol, les déblais sont limités à 180 cm par rapport au terrain naturel post construction.
Aucune ouverture n'est autorisée sur les volumes d'adaptation au sol. Aussi, ils seront obligatoirement doublés d'une haie vive d'essences locales.
De manière générale, les mouvements de terrains, déblais et remblais hors bâtis seront traités de manière à restituer la forme du terrain naturel, seront aménagés sous forme de terrasses successives végétalisées et/ou traités avec des ouvrages adaptés et intégrés au paysage environnant.
Implantations et adaptations au sol
Les terrassements seront limités avec un décaissement minimal et emboîtement de la construction en escalier et au remblai sur la pente (rupture de pente artificialisée de 2m.
maximum).
Les constructions devront être obligatoirement être encastrées dans le sol en cas de terrains pentus.
Implantation en partie sommitale des lignes de crête interdite, sauf sur les espaces déjà urbanisés.
Sont strictement interdits : les enrochements cyclopéens de blocs décamétriques, les plates-formes, les talutages et les décaissements supérieurs 2m. de hauteur. Le sol doit présenter sa pente naturelle après travaux dans un degré de tolérance de rupture de pente toujours inférieur à 2m.
2 - Style de la construction#
Sont interdits de manière générale : Les pastiches de constructions régionales.
Les constructions peuvent être d’expression architecturale traditionnelle ou contemporaine mais ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales.
Les bâtiments agricoles seront obligatoirement en bardage bois et ossature bois.
Pour les bâtiments agricoles situés à l’intérieur ou à proximité d’une zone urbaine, leur architecture devra s’harmoniser avec les constructions avoisinantes dans leur volumétrie, leurs matériaux et leurs teintes.
3 - Volumes#
Restauration – rénovation : les extensions doivent s'inspirer des volumes de la construction d'origine qui doit rester simple et de type parallélépipédique.
De manière générale, sont interdits : Les volumes circulaires, les tours sauf en cas d'installation agricole particulière type réservoir ou citerne.
4 - Toitures#
Pour les toits en pente, débordement obligatoire d’au moins 30cm vis-à-vis de l’acrotère.
Pour les constructions d’habitations et leurs annexes, les toitures seront couvertes de tuiles canal non vieillies en terre cuite rouge.
Pour les constructions en bois ou apparence bois sont uniquement admises les tuiles romanes en terre cuite vieillie ou les tuiles plates en bois, les bardeaux bois, ou les toits terrasses végétalisés.
Pour les bâtiments agricoles, seront interdites les couvertures en matériaux brillants de toute nature, les bardages métalliques et l’utilisation de la tôle ondulée en général.
Installations techniques : sans objet
5 - Façades et ouvertures#
Les façades doivent être ordonnées, notamment par le rythme et les proportions de leurs ouvertures pour tenir compte du caractère dominant du bâti environnant.
Les volets en bois doivent être pleins et d’une épaisseur > à 25mm dans les zones couvertes par un aléa moyen feu de forêt.
De manière générale, sont interdits :
� Les cheminées en saillie sur les façades.
� les climatiseurs et paraboles en façade principale et visibles de la voie publique afin de préserver le caractère architectural des sites ruraux. Dans tous les cas, ils seront cachés par des coffres de même aspect que la façade.
Constructions d'habitations nouvelles : les ouvertures seront alignées entre elles par niveaux.
Constructions traditionnelles existantes : les ouvertures existantes sont maintenues sauf dans le cas de travaux permettant un retour à l'état d'origine ou à des caractéristiques de l'architecture traditionnelle.
6- Matériaux#
Les matériaux apparents en façade doivent conserver de façon permanente un aspect qui s’harmonie en termes de textures et de couleurs. De manière générale, les ensembles de matériaux devront présenter un aspect fini, ce qui n'exclut pas l'utilisation de matériaux bruts, sous réserve d'une mise en œuvre soignée.
Seront privilégiés les matériaux qui s'insèrent dans le site : bois, pierre locale.
L'utilisation de matériaux écologiques ou énergétiquement performants est vivement recommandée, notamment :
� Les matériaux d'isolation thermique, le bois et les végétaux en façade ou en toiture.
� Les portes, fenêtres et volets isolants.
� Les systèmes de production d'énergie à partir de sources renouvelables sous réserve d'une bonne intégration architecturale du projet.
� Les équipements de récupération des eaux de pluie, lorsqu'ils correspondent aux besoins de la consommation domestique de l'immeuble sous réserve qu'ils soient enterrés ou installés en façade secondaire et non visibles de la voie publique.
� Les pompes à chaleur, sous réserve qu'elles soient installées en façade secondaire et non visibles de la voie publique. Un coffre intégré à l’architecture de la façade est obligatoire.
� Les brise-soleil.
Dans le cadre de travaux de restauration- rénovation-extension, doivent être utilisés les matériaux identiques ou similaires à ceux de la construction d'origine.
Sont interdits :
� Les tôles, les plaques en PVC et assimilées dont les bardages métalliques.
� Les volets et volets roulants en PVC dans les zones d’aléa moyen feux de forêt.
� Les supports d’enduits à nu (parpaings, briques…).
7 - Coloration#
Les teintes doivent s'apparenter de la teinte générale du lieu, du groupement de constructions, du hameau ou des teintes des constructions avoisinantes. Elle doit se fondre au mieux avec les tons et des teintes du site d'implantation.
Les couleurs vives sont interdites.
Sont autorisées les couleurs ocre, ocre jaune ou beige ainsi que les matériaux aux teintes naturelles.
Roches & couleurs de rivières Roches & couleurs de montagne Roches & couleurs de la plaine
Palette des couleurs locales et de leur environnement naturel
Les extensions ainsi que les annexes accolées ou non doivent être composées en retenant les teintes et matériaux permettant d’assurer une harmonie à l’ensemble du bâti et une bonne intégration dans l’environnement.
Pour les constructions en bois, les tons clairs, "miel"… doivent rester très secondaires en privilégiant les teintes naturelles et les gris.
Pour les installations techniques à usage agricole, les teintes doivent favoriser leur insertion dans le paysage : éviter les couleurs vives non adaptées au site et préférer les teintes vertes, grises, couleur bois. Seules sont admises les teintes mates.
8 – Volets et menuiseries#
Construction nouvelle : Identiques sur l'ensemble de la construction.
Restauration – rénovation- extension :
Le type doit être homogène et adapté à la construction d'origine ainsi qu'aux extensions.
Sur l'habitat ancien traditionnel, dans la mesure du possible :
� Les volets traditionnels qui peuvent être conservés le seront. Les volets devant être remplacés seront de style également traditionnel.
� les volets seront posés au nu extérieur de la façade.
� En vue d’une meilleure intégration dans le site, les menuiseries devront s’harmoniser avec les constructions avoisinantes. Elles seront colorées à partir de 3 gammes de tons : vert, amande, bleu-pâle et bleu-gris.
Installations techniques et agricoles :
En cas de pose de volets roulants, les coffres devront impérativement être posés à l'intérieur des constructions ou être dissimulés derrières des lambrequins ou dans le cas de constructions neuves, former un linteau intégré à la maçonnerie
Sont interdits sur les constructions d'habitat :
� Les volets roulants, les volets en tapets.
� L’emploi du PVC.
� Les volets roulants pour les installations techniques et agricoles.
� Les coffres visibles de l’extérieur.
9 - Clôtures sur voie publique et limites séparatives#
La déclaration de clôture est obligatoire.
Les clôtures ne sont pas obligatoires. Elles seront aussi discrètes que possible.
Les clôtures seront obligatoirement implantées à plus de 10m. des cours d’eaux.
Même pour les constructions d'habitat, préférer le recours aux clôtures traditionnelles (piquets en châtaignier et grillage à grosses mailles type ursus, ou simple), ayant recours au bois, à la pierre, voire constituées seulement par des haies vives d'essences locales.
Les clôtures ne devront pas dépasser 120cm de hauteur et être doublées d'une haie vive côté voirie.
Si la clôture repose sur un muret, il ne devra pas dépasser 60cm, et devra comporter des ouvertures 15cm x 15cm pour le passage de la petite faune. Le muret sera obligatoirement recouvert de pierres locales de granit beige ou enduit à la chaux teintées dans la masse avec du tuf local.
Les clôtures implantées le long du domaine public devront s'harmoniser avec les clôtures voisines tant par leur hauteur que par les matériaux.
Les murets anciens de pierres sèches doivent être préservés.
Les murets en pierres sèches seront restaurés selon les techniques traditionnelles.
Les murs de soutènement doivent autant que possible être conçus en terrasses pour des raisons paysagères avec une hauteur maximale conseillée de 180 cm. Des hauteurs supérieures sont admises pour des raisons techniques et de sécurité justifiées.
Les portails seront en bois ou en fer forgé sans fioritures.
Sont interdits :
� Les murs bahuts et les panneaux de béton.
� Les murs de clôtures entièrement maçonnés sauf au niveau du portail.
� les panneaux métalliques rigides sauf pour des raisons de sécurité dûment justifiées.
Portails
En cas de pose de portails, ils seront sobres et de préférence en bois s ou métalliques ajourés sans fioritures.
Sont strictement interdits :
� Les portails en PVC.
� Les panneaux rigides.
� Les niches incorporées dans l'ouvrage.
� Les claustras, les tubes, les barbelés.
� Le couronnement de murs par des tuiles, pierres plates.
� Les balustres.
� Les poternes.
� Les canisses et toiles synthétiques.
� Les clôtures et portails avec des fioritures.
� Les murs bahut de clôtures supérieurs à 60cm.
10 - Extensions de bâtiments, adjonctions#
Elles doivent respecter les caractéristiques de la construction principale dans les volumes, les matériaux, les couleurs.
Sont interdits pour des raisons architecturales et paysagères qu’il est nécessaire de préserver :
�Les vérandas.
�Les auvents.
�Les poternes.
�Les pare-soleil.
�Les extensions suspendues ou sur pilotis.
�Les fermetures de loggias et de balcons.
11 - Energie renouvelable#
Les éléments producteurs d'énergie doivent être intégrés dans les volumes architecturaux et ne pas dépasser les hauteurs fixées dans le présent article ou être installés sur la parcelle sans porter atteinte à la qualité environnementale, architecturale et paysagère du site.
12– Antennes et paraboles#
Les antennes et les paraboles ne doivent pas être visibles du domaine public : choisir des couleurs proches de celles de la façade support ou des modèles réduits, peu visibles.
13 – Eléments divers#
Les coffrets, compteurs, boîtes aux lettres et autres dispositifs liés à la desserte par les réseaux doivent être dissimulés dans l'épaisseur ou la composition de la façade ou de la clôture.
Les réservoirs à combustible seront enterrés et/ou être intégrés dans l’architecture des bâtiments et rester discrets.
Un emplacement dédié aux containers d’ordures ménagères et au tri sélectif à domicile devra être réservé intégré dans la construction ou dans le mur de clôture.
Les récupérateurs d’eau de pluies autres que les réservoirs qui seront obligatoirement enterrés seront dissimulés par un coffre doublé d’une haie vive.