PE 1 - PROMOTION DE LA TRANSITION ENERGETIQUE
Accusé de réception en préfecture 006-210600698-20240625-2024-91-2-DE Date de télétransmission : 26/06/2024 Date de réception préfecture : 26/06/2024
En adéquation avec la Loi de Transition Energétique et le Plan Climat Air Energie Territorial Cannes Grasse Antibes qui favorisent le déploiement des énergies renouvelables, le Plan Local d'Urbanisme promeut le développement des énergies solaires en les autorisant, dans le cadre des occupations et utilisations du sol admises par son règlement.
La création et l'utilisation des capteurs solaires, y compris sur les toitures, est autorisée sous réserve que :
- les équipements liés aux énergies renouvelables (capteurs solaires, photovoltaïques, vérandas, serres et autres éléments d’architecture bioclimatique) sont intégrés et adaptés à la logique architecturale des constructions et à leur environnement patrimonial et paysager. Ils doivent être intégrés à l’enveloppe des constructions en évitant l’effet de superstructures surajoutées et de mitage. Pour les constructions neuves, ces équipements feront partie du projet architectural global du bâtiment qui sera apprécié en tant que tel ;
- pour le bâti ancien, ces équipements, entre autres les capteurs solaires, ne devront pas apparaître comme des éléments rapportés ou en contradiction avec l’harmonie générale du bâti et plus particulièrement des toitures. Il sera recherché une implantation non perceptible depuis l’espace public (par exemple toiture donnant sur cour, masqué par le bâti ou des masses végétales proches, capteurs posés au sol, etc… )
Pour les constructions neuves et les constructions existantes, les groupes de climatisation et les pompes à chaleur seront implantés dans le corps du bâtiment ou en pied de façade et dissimulés dans un coffret adapté afin de réduire les nuisances visuelles et sonores.
Dispositions supplémentaires pour l'engagement de la transition énergétique dans la construction individuelle :
Tous les bâtiments neufs devront développer des principes concourant au déploiement des énergies positives.
Dispositions supplémentaires applicables à toute opération d'aménagement d'ensemble ou construction de plus de 500 m² de Superficie de Plancher :
- Les principes de construction devront prendre en considération les éléments suivants : droit au soleil, ventilation naturelle chauffage et rafraichissement par des dispositifs sobres en consommation énergétique.
- Les principes de construction devront justifier de la prise en compte de l'accès optimisé au soleil et de la facilitation des solutions énergétiques collectives (réseaux de chaleur, récupération de chaleur, production solaire etc…).
PE 2 - FACILITATION DE L'USAGE DES VEHICULES 0 CARBONE PAR LA DIFFUSION DES PLACES DE STATIONNEMENT APTES AU RECHARGEMENT ELECTRIQUE
Dans les objectifs de la loi 2010-790, des places de stationnement individuelles couvertes ou d'accès sécurisés créées seront dotées de gaines techniques, câblages et dispositifs de sécurité nécessaires à l'alimentation d'une prise de recharge pour véhicule électrique ou hybride rechargeable, et permettant le comptage individuel ou tout autre système ayant pour objet le développement des véhicules électriques ou hybrides. Les nouvelles occupations et utilisations du sol supérieures à 350 m² de surface de plancher à usage de commerce, restauration, artisanat, bureaux et industries mettent en œuvre au moins 20 % de leur place de stationnement sous forme de stationnement apte au rechargement électrique.
PE 3 – PROTECTION DES PAYSAGES DE GRASSE
Les articles L.151-19 et L.151-23 du Code de l’urbanisme permettent au règlement d' « identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation. »
A ce titre, au-delà des dispositions générales du titre I et des dispositions applicables à la (aux) zone(s) concernée(s) contenues dans les titres 3 à 6 du règlement, le patrimoine végétal et paysager est soumis à des mesures de protection et de mise en valeur spécifiques traduites sous forme de prescriptions particulières dont le présent document est l’objet, tout en permettant des adaptations nécessaires ou prévues (remplacement, aménagement ponctuel avec compensation). Les prescriptions générales sont les suivantes :
1/ Les prescriptions de protection et de mise en valeur de la trame verte et bleue :
▪ Les réservoirs de biodiversité :
- Les Espaces Boisés Classés (EBC) à conserver, à protéger ou à créer, définis au titre des articles L.113-1 et L.113-2 du Code de l’urbanisme (R-EBC) Dans les Espaces Boisés Classés s’appliquent les mesures de protection propres aux dispositions issues du Code de l’Urbanisme auxquelles s’ajoutent des mesures protectrices supplémentaires citées dans l’Orientation d’Aménagement et de Programmation Trame Verte et Bleue et devant être mises en œuvre dans le principe de compatibilité entre l’autorisation d’urbanisme et les objectifs de l’OAP n°8 Trame Verte et Bleue.
- Les masses d'eau et les zones humides à conserver (R-ZH) Les conditions de mise en œuvre et de préservation des masses d’eau et des zones humides sont citées dans l’Orientation d’Aménagement et de Programmation Trame Verte et Bleue et doivent être mises en œuvre dans le principe de compatibilité entre l’autorisation d’urbanisme et les objectifs de de l’OAP n°8 Trame Verte et Bleue.
▪ Les composantes des corridors écologiques :
Accusé de réception en préfecture 006-210600698-20240625-2024-91-2-DE Date de télétransmission : 26/06/2024 Date de réception préfecture : 26/06/2024
- Les Espaces Verts Protégés à conserver ou à créer (CE-EVP) Dans les périmètres des Espaces Verts Protégés, tout abattage d’arbres de haute tige est proscrit, hormis pour des raisons sanitaires et de sécurité ; maladie, risque de chute, obstacle visuel à la sécurité routière. Dans ce cas, tout abattage d’arbre doit être compensé par la plantation d’un arbre de haute tige, visant à maintenir l’épaisseur végétale actuelle, à la condition qu’il ne soit plus un obstacle visuel à la sécurité routière, auquel cas l’arbre ne sera pas remplacé. Un périmètre suffisant doit être conservé autour des arbres de haute tige afin d'assurer leur pérennité et leur développement. Ces espaces paysagers non bâtis doivent conserver leur aspect naturel et végétal mais acceptent des aménagements ponctuels tels que des accès, des tranchées techniques, des aménagements de sécurité. Des mesures protectrices supplémentaires pour les Espaces Verts Protégés sont citées dans l’Orientation d’Aménagement et de Programmation Trame Verte et Bleue et doivent être mises en œuvre dans le principe de compatibilité entre l’autorisation d’urbanisme et les objectifs de l’OAP n°8 Trame Verte et Bleue.
- Les ripisylves (CE-RP) Les conditions de préservation des ripisylves sont citées dans l’Orientation d’Aménagement et de Programmation Trame Verte et Bleue et doivent être mises en œuvre dans le principe de compatibilité entre l’autorisation d’urbanisme et les objectifs de de l’OAP n°8 Trame Verte et Bleue.
- Pour les toutes plantations d'oliviers Leur emprise est constructible ou aménageable sous réserve que tous les individus végétaux mobilisés soient transplantés sur la même unité foncière.
- Les espaces agrestes à protéger (PR-EPA) Ces mesures de protection concernent les éléments de paysage agreste (murs de restanques) figurant au plan de zonage du PLU dans lesquels les aménagements et la constructibilité sont admises, dans les conditions des zones du PLU auxquelles ils appartiennent, et sous réserves des conditions ci-après : pour les murs de restanques : en dehors de la stricte emprise des constructions autorisées et des voies nécessaires à leur desserte, aucun mur de restanque ne peut être supprimé ou modifié, il peut toutefois être restauré ou reconstruit à l’identique. Leurs emprises sont donc constructibles mais ce sont les constructions et aménagements qui doivent s’adapter au terrain et non l’inverse. L’altimétrie des murs ou planches ne peut être modifiée.
Des conditions supplémentaires de préservation espaces agrestes à protéger sont citées dans l’Orientation d’Aménagement et de Programmation Trame Verte et Bleue et doivent être mises en œuvre dans le principe de compatibilité entre l’autorisation d’urbanisme et les objectifs de l’OAP n°8 Trame Verte et Bleue.
2/ Les prescriptions de protection et de mise en valeur du paysage Grassois :
▪ Les composantes végétales patrimoniales :
- Les parcs et jardins remarquables (PV-PJR) Les conditions de préservation des parcs et jardins remarquables sont citées dans l’Orientation d’Aménagement et de Programmation Trame Verte et Bleue et doivent être mises en œuvre dans le principe de compatibilité entre l’autorisation d’urbanisme et les objectifs de l’OAP n°8 Trame Verte et Bleue.
- Les alignements d'arbres remarquables à conserver (PV-ARR) et les individus végétaux remarquables (PV-IVR) Les conditions de préservation des parcs et jardins remarquables sont citées dans l’Orientation d’Aménagement et de Programmation Trame Verte et Bleue et doivent être mises en œuvre dans le principe de compatibilité entre l’autorisation d’urbanisme et les objectifs de l’OAP n°8 Trame Verte et Bleue. Notamment les constructions nouvelles doivent respecter une distance d’implantation suffisante pour protéger le système racinaire des éléments du patrimoine végétal.
▪ Les composantes rurales patrimoniales :
- Les ouvrages hydrauliques (PR-OH) Les conditions de préservation des ouvrages hydrauliques sont citées dans l’Orientation d’Aménagement et de Programmation Patrimoniale (OAP n°8) et doivent être mises en œuvre dans le principe de compatibilité entre l’autorisation d’urbanisme et les objectifs de l’OAP Patrimoine
Concernant le canal de Siagne, ses prescriptions de protection sont mentionnées à l'article DG 9.
PE4 - PROTECTION DU PATRIMOINE BATI
1/ Dispositions relatives aux éléments de patrimoine identifiés :
L'article L.151-19 du Code de l’urbanisme permet au règlement d' « identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation. »
A ce titre, au-delà des dispositions générales du titre I et des dispositions applicables à la (aux) zone(s) concernée(s) contenues dans les titres 3 à 6 du règlement, certains édifices ou sites remarquables sont soumis à des mesures de protection et de mise en valeur spécifiques traduites sous forme de prescriptions particulières dont le présent document est l’objet, tout en permettant l’adaptation des constructions existantes aux usages contemporains. Les prescriptions générales sont les suivantes :
a) Sont interdits tous travaux ayant pour effet de détruire un élément du patrimoine bâti identifié,
individuellement ou dans un secteur, b) Les travaux d'aménagement sur les bâtiments faisant l'objet d'une protection au titre de l'article
L.151-19 du Code de l'Urbanisme, ne sont autorisés que s'ils sont conçus dans le sens d'une préservation des caractéristiques esthétiques ou historiques, ou lorsqu'ils sont rendus nécessaires pour assurer la sécurité des usagers ou la salubrité publique.
Rappels : - Doivent être précédés d'un permis de démolir les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d'un élément identifié. - Doivent être précédés d'une déclaration préalable lorsqu'ils ne sont pas soumis à permis de construire, les travaux exécutés sur des constructions existantes (à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires, et les changements de destination des constructions existantes) identifiées. - Doivent être précédés d'une déclaration préalable les travaux, installations et aménagements ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément identifié. - Les travaux, installations et aménagements devront respecter les dispositions spécifiques définies par le présent article.
Ainsi, concrètement, le PLU fait apparaître les sites ou édifices concernés sur le plan de zonage du PLU par le biais d’un aplat et sont identifiés par un code « PB suivi d’un n°» et les prescriptions qui s’y rattachent, s’il y a lieu.
En dehors des bâtiments situés dans l'OAP n°7 dite Patrimoine autour du centre ancien, les bâtiments recensés dans l'inventaire du bâti remarquable prennent en compte, sans principe d'opposabilité, les exigences de protection patrimoniale à savoir la mise en valeur de l'entité identifiée à partir des règles suivantes :
▪ Les composantes architecturales :
- Les ouvrages et bâtiments à protéger (PA-OBP) Les ouvrages et bâtiments protégés sont mentionnés dans l'annexe 2 du Règlement d'Urbanisme résumant sous forme de fiches l’origine et l’objectif de la reconnaissance patrimoniale des propriétés concernées. Toute occupation ou utilisation du sol autorisée dans la zone doit respecter les caractéristiques urbaines et architecturales des éléments du patrimoine bâti protégés afin d’éviter leur dénaturation et leur appauvrissement. Les interventions sur les éléments patrimoniaux devront être conçues dans le sens de la conservation ou de la restitution des caractéristiques qui justifient leur identification. Une attention particulière doit être portée aux extensions et ajouts lorsqu’ils sont autorisés. Les nouvelles constructions, lorsqu’elles sont autorisées, doivent être respectueuses de la typologie environnante protégée (façades et volumétrie).
- Le patrimoine industriel (PA-IND) Les conditions de préservation du patrimoine industriel sont citées dans l’Orientation d’Aménagement et de Programmation Patrimoniale (OAP n°8) et doivent être mises en
œuvre dans le principe de compatibilité entre l’autorisation d’urbanisme et les objectifs de l’OAP Patrimoine
- Les escaliers et traverses Les traverses doivent être conservées. Les empierrements et escaliers doivent être conservés ou restitués le cas échéant. Le traitement des traverses doit être conçu dans le sens d’une mise en valeur du patrimoine bâti qui le borde.
- Les autres voies d’intérêt patrimonial Le traitement des rues d’intérêt patrimonial doit être conçu dans le sens d’une mise en valeur du patrimoine bâti qui le borde.
▪ La protection et la mise en valeur du patrimoine paysager :
- Les secteurs maintenus sous servitude d'entrées de ville (PP-EV) les secteurs maintenus sous servitude d'entrée de ville au titre de l'article au titre de l'article L.111-6 du Code de l'Urbanisme (PP-EV) l’Orientation d’Aménagement Patrimoniale (OAP n°8) mentionne des préconisations supplémentaires devant être prise en compte dans le principe de compatibilité entre l’autorisation d’urbanisme et les objectifs de l’OAP.
- Les servitudes de point de vue remarquable (PP-PTV) Pour les voies concernées par une servitude de vue figurant sur les documents graphiques relatifs au zonage, les constructions situées en bordure aval des voies sont soumises à une servitude de champ de vue. Les constructions devront se trouver en dessous d'une surface générée par l’axe de la voie et une droite horizontale perpendiculaire à cet axe. En bordure aval des voies les clôtures opaques d'une hauteur supérieure à 0,60 mètre sont interdites.
L’Orientation d’Aménagement et de Programmation Patrimoniale (OAP n°8) mentionne des préconisations supplémentaires devant être prise en compte dans le principe de compatibilité entre l’autorisation d’urbanisme et les objectifs de l’OAP. Les servitudes suivantes sont identifiées :
PP-PTV1 – Placette Saint Antoine PP-PTV2 – Avenue Lieutenant Etienne Maurel PP-PTV3 - Avenue St Laurent PP-PTV4 – Avenue Antoine de Saint Exupéry PP-PTV5 - Avenue Auguste Renoir PP-PTV6 – Avenue Pierre Ziller PP-PTV7 – Avenue Francis Croisset PP-PTV8 – Avenue Riou Blanquet PP-PTV9 – Avenue Victoria PP-PTV10 – Avenue Thiers PP-PTV11 – Avenue Yves Emmanuel Baudoin PP-PTV12 – Boulevard Louis Pasteur
PP-PTV13 – Rue des 3 portes PP-PTV14 – Avenue Fouques PP-PTV15 – Avenue Guy de Maupassant PP-PTV16 – Boulevard d’Estramousse PP-PTV17 – Boulevard du Docteur Belletrud PP-PTV18 - Corniche des Oliviers PP-PTV19 – Route de Plascassier PP-PTV20 – Route de Mouans PP-PTV21 – Place du Foulon Plascassier PP-PTV22 – Boulevard du Commandant Autran
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- Les cônes de vue et perspectives (PP-V) Les cônes de vues sont à préserver à partir du point de départ figuré sur les documents graphiques. Les cônes de vues ne gèlent pas, par eux-mêmes, la constructibilité. Toutefois, les aménagements devront être conçus de façon à ne pas obérer complètement la vue. Ils devront en outre permettre de préserver et/ou de valoriser les perspectives de la rue le cas échéant. Une attention particulière sera portée à la qualité des façades, des toitures, des clôtures et des aménagements paysagers situés dans ces cônes de visibilité.
Les vues suivantes sont identifiées : V01, V02 : vue sur la ville à partir du boulevard Gambetta, terrasse du parking de la Roque V03 : vue sur les espaces agrestes, restanques à partir de la traverse V04 : vue sur le centre-ville à partir de l’avenue Jean XXIII V05, V06 : vue sur le vallon à partir de la traverse Riou Blanquet et du boulevard Gambetta V07, V08 : préservation des vues lointaines sur le centre ancien à partir du boulevard Eugène Charabot V09 : vue sur la traverse du Jardin Public, vue sur la ville V10 : perspective de rue boulevard Fragonard, vue sur le centre ancien, clocher de la cathédrale V11 : perspective de rue boulevard Carnot, vue sur le centre ancien, clocher de la cathédrale V12 : rue Pierre Sémard, vue sur l’ancienne parfumerie Chiris V13 : rue Pierre Sémard, vue sur l’ancienne parfumerie Roure-Bertrand V14 : vue sur la plaine de Grasse à partir du jardin public
- Dispositions supplémentaires applicables aux sites et aux paysages issues de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation Patrimoniale (OAP n°8) : S’appliquent également comme prescriptions paysagères supplémentaires les dispositions et les prescriptions, sous la forme de la norme de compatibilité, issues de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation que sont :
les unités de site du territoire (PP-USR) les sites sensibles (PP-SS) les espaces publics majeurs (PP-EPM) les paysages linéaires
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2/ Autres dispositions applicables dans le périmètre de l'OAP n°7 Patrimoine autour du centre ancien de Grasse : En cas de contradiction avec d’autres dispositions du PLU, les prescriptions les plus contraignantes s’appliquent.
▪ Alignement imposé : Les bâtiments doivent être implantés à la limite des alignements imposés indiqués sur les documents graphiques.
▪ Secteur d’enveloppe volumétrique contrainte : Tous les modes d’occupations et d’utilisations du sol autorisés dans le règlement de la zone doivent être réalisés dans le volume des bâtiments existants, ou, en cas de reconstruction, dans le gabarit identique au bâtiment préexistant. Les extensions des constructions existantes et l’édification de nouvelles constructions sont interdites.
▪ Secteur de constructibilité limitée : Le volume des bâtiments existants protégés doit être conservé, les surélévations sont interdites. En cas de reconstruction, le bâtiment doit respecter le gabarit du bâtiment originel préexistant. En cas de remplacement d’un bâtiment non protégé, le bâtiment nouveau doit s’inspirer du gabarit du bâtiment préexistant. Sont autorisés, à condition de ne pas compromettre la qualité patrimoniale de l’ensemble bâti dans lequel ils s’insèrent :
- les extensions et annexes limitées au rez-de-chaussée ; - les bassins d’agrément et piscines.
Les principales caractéristiques d’implantation du bâti historique doivent être préservées, notamment l’alignement et la hauteur des façades sur rue. Les extensions et nouvelles constructions doivent être proportionnées au bâti existant. La hauteur des bâtiments à l’alignement doit être sensiblement égale à celle des façades voisines afin de conserver le gabarit de l’ensemble et un épannelage cohérent.
TITRE 3 : DISPOSITIONS PARTAGEES APPLICABLES A TOUTES LES ZONES URBAINES
ET LES ZONES A URBANISER
DP-UAU 1 : DESTINATIONS, SOUS-DESTINATIONS, USAGES ET AFFECTATIONS DES SOLS, NATURES D’ACTIVITES INTERDITES
Sont interdits dans l’ensemble des zones U :
1- A l'exception des zones UG et 1AUG, les occupations et utilisations du sol qui par leur destination, leur importance ou leur aspect sont incompatibles avec la salubrité, la tranquillité ou la sécurité du quartier.
2- Les nouvelles constructions destinées à l'exploitation agricole et forestière à l'exception de celles mentionnées à l'article UAU 2.
3- Les créations de terrains de camping et de caravaning. 4- A l'exception des zones UTc (terrain de camping de la Paoute), les Parcs Résidentiels de Loisirs et
implantations d’Habitations et Résidences Légères de Loisirs. 5- Le stationnement isolé de caravanes et résidences mobiles de loisirs, quelle qu’en soit la durée. 6- A l'exception des zones techniques strictement liées aux activités économiques autorisées, les
dépôts de toute nature, notamment ceux susceptibles d’apporter des nuisances aux eaux souterraines. 7- L’ouverture et l’exploitation de carrières ou de gravières ainsi que toute exploitation du sous-sol. 8- Les enrochements et les murs cyclopéens. 9- La dispersion des terres en déblais issues des travaux d'aménagement de la construction.
DP-UAU 2 : DESTINATIONS, SOUS-DESTINATIONS ET NATURES D’ACTIVITES SOUMISES A DES CONDITIONS PARTICULIERES
Dans l'ensemble des zones U et AU, sont admises les extensions des constructions agricoles existantes et les installations classées agricoles en lien avec l'activité oléicole locale (cas des moulins de Grasse en zone U ou AU).
Dans toutes les zones UJ sont également admises les serres agricoles.
1/ Protection des personnes et des biens face à l'exposition à des risques naturels, technologiques ou aux nuisances : Dans les secteurs soumis à des risques et nuisances délimités au plan de zonage ou en annexes du PLU, les occupations et utilisations du sol peuvent être interdites conformément à la réglementation en vigueur aux fins de protéger les biens et les personnes contre les risques (section B du titre 1-articles DG 3 à DG 9 des Dispositions Générales). Dans les zones UB, UC et UJ s’appliquent des mesures protectrices des personnes et des biens dans les zones soumises à un aléa inondation reconnu.
2/ Prise en compte des dispositions particulières au titre de la protection du patrimoine paysager : Sur toute parcelle indiquée aux documents graphiques comme Bâtiment ou Elément particulier protégé au titre des articles L.151-19 et L.151-23 du Code de l’urbanisme, toute intervention est soumise à des conditions spécifiques énoncées à l'article PE 3 du Titre 2.
3/ Prise en compte des dispositions particulières au titre de la protection du patrimoine bâti :
Sur toute parcelle indiquée aux documents graphiques comme Bâtiment ou Elément particulier protégé au titre de l'article L.151-19 du Code de l’urbanisme, toute intervention est soumise à des
conditions spécifiques énoncées à l'article PE 4 du Titre 2.
1/Dispositions générales : 1. Tous travaux réalisés sur des éléments bâtis ou paysagers repérés au plan de zonage, faisant l’objet
d’une protection spéciale au titre de l’article L.151-19 et L.151-23 du Code de l’urbanisme doivent respecter les dispositions particulières fixées aux articles PE 3 et PE 4 du titre 2 du présent règlement.
2. Les constructions doivent présenter un aspect compatible avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, des sites et des paysages naturels et bâtis. Leur implantation est choisie de telle sorte que les mouvements de sol sont réduits au strict minimum en privilégiant une assise au plus près du terrain naturel, sans terrassement inutile. Les projets doivent notamment tenir compte de la présence d’un nuancier de couleurs déposé en mairie. Les soubassements des constructions devront être de couleur identique au reste de la façade.
2/Eléments en façade et saillie : Afin de limiter leur impact visuel :
- les climatiseurs doivent être disposés de manière à ne pas être visibles des voies publiques ou être intégrés dans des caissons d’habillage.
- le caisson des mécanismes de fermeture des baies (volets roulants, rideaux de fer) doit être implanté à l’intérieur des constructions sauf impossibilité technique dans le cas de réhabilitation.
- les dispositifs nécessaires à l’utilisation des énergies renouvelables (quand ils sont autorisés) doivent être intégrés à l’architecture des constructions, sauf impossibilité technique.
- les paraboles doivent être disposées de manière à être le moins visible possible des voies publiques.
3/Aspect des clôtures : Pour les clôtures adjacentes aux cours d’eau, les murs pleins sont proscrits. Dans ce cas, les clôtures sont constituées d’éléments ajourés ou elles sont végétalisées en utilisant des espèces en majorité caduques, buissonnantes et arbustives. L’enduit des murs bahuts sera gratté ou frotassé. Les enduits de couleur blanc sont proscrits.
Les panneaux bois, PVC et voile de protection sont interdits.
Accusé de réception en préfecture 006-210600698-20240625-2024-91-2-DE Date de télétransmission : 26/06/2024 Date de réception préfecture : 26/06/2024
4/Pendage des toitures terrasses pour la prévention des eaux stagnantes : Lorsque les toitures terrasses sont autorisées, celles-ci doivent être légèrement en pente (au moins 1%) du côté de l’exutoire des eaux pluviales afin de ne pas créer d’eaux stagnantes et donc d’engendrer la prolifération des moustiques tigres.
5/Aspect des murs de soutènement : Les murs de soutènement sont constitués ou parementés de moellons du pays et reçoivent des plantations grimpantes ou retombantes. Les enrochements de type cyclopéens et les murs en béton brut apparent sont interdits. Leur hauteur ne devra pas excéder 2 mètres, exception faite des ouvrages rendus nécessaires par la sécurité publique.
6/Les portails : Le portail d'entrée, à claire-voie, sera proportionné à la clôture, traité de façon cohérente avec celleci. A l'exception de la zone UG, les portails d'accès doivent être reculés d'au moins 5 mètres à compter de l'alignement. Les coffrets éventuels (EDF, Télécommunications, eau) et les boîtes aux lettres seront encastrés dans les parties maçonnées. Leur intégration architecturale au portail est admise.
7/Les piscines :
▪ Implantation des piscines
L’implantation de la piscine sera déterminée en fonction de la configuration du terrain, de la végétation existante et de façon à limiter l’impact sur le paysage.
Sur un terrain plat Sur un terrain plat, l’implantation de la piscine se fera parallèlement à la construction d’habitation. Une implantation différente sera admise si celle-ci permet de préserver au maximum la végétation existante notamment les arbres de haute tige. La piscine sera complètement enterrée sans pouvoir dépasser du niveau du terrain naturel.
Sur un terrain en pente Sur un terrain dont la pente est supérieure à 5 %, le plan de masse devra comporter un relevé altimétrique qui permettra de visualiser les courbes de niveau : la piscine sera implantée sur la zone où les courbes de niveau sont le plus espacées, révélant la pente la plus faible. Quelle que soit la configuration du terrain, la piscine sera orientée de façon à ce que sa plus grande dimension soit parallèle aux courbes de niveau. Afin de limiter les terrassements, il est préférable de réaliser un petit mur de soutènement en amont et en aval de la piscine plutôt qu’un seul grand mur. La hauteur des murs d'encuvement apparents des piscines,
bassins, plans d'eau ne devra pas excéder 0,5 mètres au-dessus du sol naturel ou excavé. Dans le cas
des piscines à débordement, leur hauteur ne doit pas dépasser 1 mètre.
▪ Forme de la piscine
Il convient de privilégier les formes simples adaptées à la configuration du terrain (éviter les formes en équerre). Par exemple, sur un terrain à forte pente, un format de 10 m x 3 m sera moins impactant qu’un 8 m x 4 m.
▪ Traitement des plages
Le traitement des plages doit privilégier des matériaux naturels (gazon, bois) et adapter sa surface à la taille et à la configuration du terrain. Ainsi, sur les terrains à forte pente, la plage sera obligatoirement installée sur un petit côté de la piscine.
▪ Traitement des murs de soutènement
Les murs apparents seront traités en pierre du pays dans l’esprit des restanques traditionnelles en limitant leur hauteur à 1m50 maximum. S’il est nécessaire de réaliser plusieurs murs superposés, ceux-ci seront espacés de 1m50 minimum de façon à accueillir des plantations. Tout enrochement à base de grosses pierres de carrière est proscrit.
▪ Accompagnement végétal
Tout projet de construction de piscine doit prévoir un aménagement paysager de la parcelle qui permettra de l’intégrer à long terme dans le paysage (plantations buissonnantes devant les murs de soutènement, plantations retombantes ou tapissantes, plage engazonnée, conservation des arbres de haute tige ...).
▪ Pool house et local technique
Le pool house doit rester de taille modeste et respecter le caractère de la construction d’habitation.
DP-UAU 6 : TRAITEMENT ENVIRONNEMENTAL ET PAYSAGER DES ESPACES NON BATIS ET ABORDS DES CONSTRUCTIONS
Le