Rubrique N 1Usages et affectations des sols interdits ou soumis à conditions
Intitulé du document : N.I - Destination des constructions, usages des sols et natures d'activité
Lire en parallèle les arrêtés de Déclaration d’Utilité Publique des 9/02/1987 (puits de Posafol et source de Joyamoux) et 28/10/1988 (sources de Liuntaz et de Touvière) Ainsi que la Note de principe émanant du Porter à connaissance du 24/10/2013 pour la « Prévention du risque inondation en vallée du Rhône à l’amont de Lyon ».
N.I.1 - Destinations et sous-destinations autorisées
Sont autorisés :
- Les projets autorisés par les articles L 151-11 et R 151-25 du code de l’urbanisme dans les limites fixées aux articles N.I.2 et N.I.3
- Les constructions relevant de la sous-destination « exploitation forestière » (constructions et entrepôts notamment de stockage du bois, des véhicules et des machines permettant l’exploitation forestière)
- Dans les secteurs concernés par le risque inondation, les constructions, installations et aménagements autorisés dans la Note de principe émanant du Porter à connaissance du 24/10/2013 pour la « Prévention du risque inondation en vallée du Rhône à l’amont de Lyon »
Dans le secteur Ne, sont autorisés, dès lors qu'ils ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel ils sont implantées et qu'ils ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages :
- les constructions destinées à des équipements d’intérêt collectif et services publics avec les sousdestinations suivantes :
- locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés,
- équipements sportifs
- les aires de jeux et de sports ouvertes au public,
- les aménagements et installations pour manifestations publiques,
- les espaces de stationnement liés aux activités de la zone,
- les ouvrages techniques nécessaires au bon fonctionnement des constructions et installations autorisées. Dans le secteur Ngv, ne sont autorisés que : Les aménagements, installations et constructions nécessaires aux aires d’accueil des gens du voyage.
N.I.2 - Interdiction de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
Sont interdits :
- Les nouvelles constructions et aménagements excepté celles et ceux mentionnés au paragraphe N.I.I et N.I.3
- Les garages collectifs de caravanes
- Les terrains de camping, de caravanage et d’habitations légères de loisirs excepté ceux mentionnés ci-dessous
- Le stationnement hors garage supérieur à 3 mois des caravanes isolées (habitation permanente de ses utilisateurs)
- Les dépôts de véhicules et de matériaux inertes
- Les constructions et installation démontables ou transportables destinées à l’habitation permanente ou temporaire
- Les panneaux solaires et éléments d’architecture bioclimatiques installés au sol, excepté dans le cadre de l’agrivoltaïsme, ou sur des surfaces non productives ou ayant perdu leur potentiel de production agricole
- Dans les périmètres de protection des puits de captage les diverses activités, installations et constructions citées dans les déclarations d’utilité publique
- Dans les secteurs concernés par le risque inondation, les constructions, installations et aménagements interdits dans la Note de principe émanant du Porter à connaissance du 24/10/2013 pour la « Prévention du risque inondation en vallée du Rhône à l’amont de Lyon ».
Dans le secteur Ngv, sont interdits : Les aménagements, installations et constructions non mentionnés au paragraphe N.I.1.
N.I.3 - Limitation de certains usages et affectations des sols, constructions et activités
Sont admis sous conditions :
- L’extension des bâtiments d’habitation existants à la date d’approbation du PLU dans les conditions suivantes :
- Surface supplémentaire maximale autorisée : 50% de la surface de plancher du bâtiment existant Surface de plancher minimale de l’habitation avant extension : 50 m²
- Surface de plancher maximale de l’habitation après extension : 250 m²
- Les annexes des bâtiments d’habitation dans le respect des conditions suivantes :
- Distance maximale d’implantation de l’annexe par rapport au bâtiment d’habitation : 30 m
- Surface totale maximale d’emprise au sol des annexes (piscine non comprise) : 50 m²
- Hauteur maximale des annexes : 3,50 m à l’égout du toit
- La reconstruction (après sinistre ou démolition) d'un bâtiment à l’identique est admise dans l'enveloppe du volume ancien et sans qu'il ne soit fait application des autres règles de la zone dans laquelle il se situe, à condition que :
- le sinistre ne résulte pas d'un aléa, naturel prévisible ou technologique, susceptible de se reproduire à nouveau et remettant en cause la localisation du bâtiment sinistré,
- sa destination au moment du sinistre soit conservée ou soit conforme aux occupations et utilisations du sol admises dans la zone considérée,
- les réseaux (eau potable, électricité, voirie) existent et que leur capacité soit suffisante,
- la reconstruction respecte les caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère édictées ci-après
- son implantation ne constitue pas une gêne notamment pour la circulation et la visibilité.
- Le changement de destination des bâtiments désignés sur le Règlement graphique dès lors que ce changement de destination :
- concerne la destination habitation
- ne compromet pas l'activité agricole, la qualité paysagère du site et les caractéristiques de la zone
- soit réalisé dans l'enveloppe du volume ancien et dans le respect de l'aspect architectural initial
- ne risque pas de nuire à la sécurité, la salubrité, la tranquillité ou à la bonne ordonnance des quartiers environnants au vu de leur nature et leur fréquentation induite et que les réseaux desservent la construction (eau potable, électricité, voirie, assainissement collectif ou non collectif).
- L’aménagement, dans le volume existant et sans changement de destination, des grangeons identifiés au titre de l’article L 151-19 du code de l’urbanisme
- Les constructions de la sous-destination « locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés » sont admises dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages
- Hors des zones humides, les affouillements, écrêtements et exhaussements de sol sont admis s’ils sont nécessaires aux constructions ou aux aménagements compatibles avec la vocation de la zone, ou lorsqu’ils sont réalisés pour lutter contre les eaux de ruissellement et pluviales.
- Dans les périmètres de protection des puits de captage les diverses activités, installations et constructions citées dans les déclarations d’utilité publique sont admises selon les conditions indiquées.
- Dans les secteurs concernés par le risque inondation, les constructions, installations et aménagements admis sous conditions dans la Note de principe émanant du Porter à connaissance du 24/10/2013 pour la « Prévention du risque inondation en vallée du Rhône à l’amont de Lyon ».
Interdiction
Centres urbains
Autres zones urbanisées
Aléa fort Aléa modéré Aléa fort Aléa modéré
≥1m · <1m · ≥1m · <1m · Interdit sauf exception · Prescriptions · Interdiction · Prescriptions · Interdit sauf exception · Prescriptions · Interdiction · Prescriptions · Prescriptions · Prescriptions Prescriptions
Prescriptions Prescriptions Prescriptions Prescriptions Prescriptions
Si < 20 m², prescriptions
Prescriptions
Prescriptions
Si < 20 m², prescriptions
Prescriptions
Interdiction Prescriptions Prescriptions Interdiction Prescriptions
Prescriptions Prescriptions Prescriptions Prescriptions Prescriptions
Interdiction ou prescriptions
Prescriptions
Prescriptions
Interdiction ou prescriptions
Prescriptions
Interdiction Interdiction Interdiction Interdiction Interdiction
4.6.2. Entre enveloppes des crues de référence et exceptionnelle
Projet
Cas général sauf cas ci-dessous
Établissements de secours et de crise, établissements sensibles
Installations classées soumises à autorisation avec servitude (ICPE AS)
Zones non urbanisées
Zones urbanisées
Admis
Interdits sauf exception
Interdites
Glossaire
Annexe d'une construction d'habitation : cave, sous-sol, remise, atelier, extérieurs au logement, resserre, comble et grenier aménageables, balcon, loggia et véranda.
Changement de destination : changement de l'usage d’un bâtiment. L'article R.123-9 du code de l'urbanisme définit les catégories de destination des constructions :«[...] Les règles édictées dans le présent article peuvent être différentes, dans une même zone, selon que les constructions sont destinées à l'habitation, à l'hébergement hôtelier, aux bureaux, au commerce, à l'artisanat, à l'industrie, à l'exploitation agricole ou forestière ou à la fonction d'entrepôt. En outre, des règles particulières peuvent être applicables aux constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif.[...]»
Coefficient d'emprise au sol : quotient de la surface construite au sol par la surface d'assiette au sol (surface de l'unité foncière).
Construction à usage d’hébergement : construction destinée et utilisée pour héberger du public : hôtels, gîtes, maisons familiales, foyers, colonies de vacances, maisons de retraite, foyers pour handicapés, etc.
Construction à usage d’activité et/ou de service : construction destinée et utilisée pour des activités et/ou des services à l’exception de l’habitat et hors établissements sensibles : commerces, artisanat, entrepôts commerciaux, locaux industriels, bureaux, etc.
Construction à usage de logement : construction destinée et utilisée pour du logement permanent ou non, individuel ou collectif : maisons individuelles, immeubles d’appartements, etc.
Établissement public nécessaire à la gestion d'une crise : établissement de secours, établissement utile à la sécurité civile et au maintien de l'ordre (inclut donc les mairies).
Établissement recevant du public : désigne tous les bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises soit librement soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout-venant ou sur invitation payante ou non. Est considérée comme faisant partie du public toute personne admise dans l’établissement à quelque titre que ce soit en plus du personnel. (article R.123-2 du code de la construction et de l’habitation). Les ERP peuvent être classées en catégorie suivant leur capacité d’accueil :
- Catégorie 1 : plus de 1 500 personnes
Catégorie 2 : de 701 à 1 500 personnes
- Catégorie 3 : de 301 à 700 personnes
Catégorie 4 : moins de 300 personnes.
Établissement sensible : établissement accueillant un public particulièrement vulnérable (crèche, école maternelle ou primaire, maison de retraites, maison pour personnes handicapées, hôpital, établissement de santé, centre pénitentiaire, etc.).
Équipement public : construction, ouvrage ou infrastructure assurant un service public : station de traitement des eaux, ouvrage EDF, etc.
Extension d'une construction : projet visant à augmenter l’emprise au sol du bâti existant à l’exception de terrasse non couverte créée au niveau du terrain naturel. La surface d’extension prend en compte l’ensemble de l’extension et non uniquement la partie située au dessous de la cote de référence.
Premier plancher fonctionnel : plancher le plus bas d’une construction à usage autre que l'habitation ou l'hébergement.
Premier plancher habitable : plancher le plus bas d’une construction à usage d’habitation comportant une ou des pièces de vie servant de jour ou de nuit telles que séjour, chambre, bureau, cuisine, salle de bains, etc.
Renouvellement urbain : forme d’évolution de la ville qui vise à renforcer l’armature urbaine existante, notamment les centres-villes et les pôles urbains prioritaires. Par un phénomène de redensification, la ville évolue sur elle-même et sa croissance se fait sur le tissu urbain pré-existant.
Sinistre : selon la jurisprudence la notion de sinistre relève de circonstances particulières telles que l’incendie, la tempête, l’attentat… (CE 26 juillet 1996 – CE 30 décembre 2002 – CE 5 mars 2003).
Surface habitable : surface de plancher construite, après déduction des surfaces occupées par les murs, cloisons, marches et cages d’escaliers, gaines, embrasures de portes et de fenêtres (article R.112-2 du code de la construction et de l’habitation). Ne sont pas prises en compte : les superficies de combles non aménagés, caves, sous-sols, remises, garages, terrasses, loggias, balcons, séchoirs extérieurs au logement, vérandas, autres volumes vitrés, locaux communs, et autres dépendances du logement ni des parties de locaux d’une hauteur inférieure à 1,80 mètre.
Unité foncière : ensemble des parcelles d’un même tenant appartenant à un même propriétaire.
Vulnérabilité : au sens le plus large, exprime le niveau de conséquences prévisibles d’un phénomène naturel sur les enjeux (doctrine Rhône). Réduire / augmenter la vulnérabilité revient à réduire / augmenter le nombre de personnes et/ou la valeur des biens exposés au risque.
Charte de paysage et d’architecture du SCoT BUCOPA - Livret de l’unité de paysage - 2017
Les contreforts du Bugey
Ce paysage de piémont est boisé sur les hauteurs et urbanisé en contrebas. Les villes et villages, installés en pied de pente sont largement exposés à la vue et surplombent la plaine cultivée.
Recommandations de paysage et d’architecture
Carte de l’unité de paysage
Les communes concernées
Ambérieu-en-Bugey Lagnieu
Ambronay
St-Denis-en-Bugey
Ambutrix
St-Jean-le-Vieux
Bettant
St-Sorlin-en-Bugey
Douvres
Vaux-en-Bugey
Jujurieux
Tour de Saint-Denis en-Bugey
Qu’est-ce que cette charte ?
La charte du paysage BUCOPA traduit une volonté politique de faire du paysage une préoccupation transversale et permanente, présente dans toutes les politiques sectorielles (aménagement, urbanisme, environnementales, touristiques et culturelles …).
Cette charte résulte d’une démarche co-construite entre les acteurs du territoire par le biais de différentes instances et de différents outils. Elle a vu le jour dans le cadre de la révision du SCoT BUCOPA au cours de laquelle le syndicat mixte a souhaité forger une stratégie ambitieuse autour des paysages.
En formulant des objectifs de qualité paysagère, la loi inscrit désormais la prise en compte des paysages dans les documents d’urbanisme dans une approche transversale, concrète et opérationnelle qui ne se limite pas à la préservation des paysages remarquables.
Les paysages sont en effet modelés au fil du temps par les interactions entre l’homme et son milieu. Ils reflètent ainsi le fonctionnement et l’évolution d’une société, leur perception et leur prise en compte évoluent aussi à travers les époques. Aujourd’hui, dans un contexte concurrentiel entre territoires, la qualité des paysages participe grandement à la valorisation et à l’attractivité de ceux-ci.
Le syndicat mixte BUCOPA a fait appel au CAUE pour mener à bien cette démarche globale qui consiste à mettre le paysage au coeur des projet d’aménagement du territoire. Trois séquences ont rythmé cette démarche entre le printemps 2016 et l’automne 2017.
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Les ateliers de travail
À la suite des journées de RandoSCoT, le syndicat mixte BUCOPA a organisé deux ateliers de travail dont l’objectif a été d’apprendre à tirer parti du paysage pour conduire vos projets.
«Le paysage comme moteur de projet»
Par groupes, les élus se sont emparés d’une unité de paysage du territoire à travers une série d’exercices : - Un état des lieux cherchant à partager vos connaissances et l’objectif de qualité de paysage. - Un cas pratique visant à concilier projets et objectifs de qualité de paysage. - Une restitution collective afin de partager cette soirée de travail.
« Quand les élus parlent aux experts»
Après un travail de synthèse le projet de paysage des élus a été présenté au paysagiste-conseil et à l’architecte-conseil de la DDT. Ces experts ont alors complété, questionné et élargi les sujets abordés afin d’accompagner les réflexions sur la qualité du cadre de vie.
L'atelier de travail : Travailler sur un cas d’école
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Les RandoSCoT BUCOPA
La RandoSCot est une démarche participative, associant une équipe d’élus, qualifiés d’«arpenteurs».
Les parcours « sur le terrain » pendant deux premiers jours, ponctués de rencontres et de lectures de paysage, suivis par une séance de retour d’expérience, ont permis les échanges riches entre élus et techniciens.
Les deux randos : S’approprier les paysages
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La charte de qualité de paysage et d’architecture
Vous trouvez ici :
- La synthèse de l’atelier de travail concernant l’unité de paysage des Contreforts du Bugey
- Une série de fiches de recommandations visant à répondre à l’objectif de qualité de paysage et d’architecture concernant l’unité des Contreforts du Bugey
Objectif de qualité : Organiser l’urbanisation sur les contreforts
Synthèse du travail des élus sur le cas d’école d’Ambutrix
Unité de paysage des Contreforts du Bugey
Schéma de synthèse du plan réalisé par un groupe d’élus
L’ambition des élus pour l’unité de paysage : «Concentrer les nouveaux logements au cœur des villages et rétablir un équilibre entre forêt, vignoble et agriculture».
Projet de paysage proposé par les élus À Ambutrix * Circuler et se rassembler dans le village. Définir la D1075 comme une limite à ne plus franchir. Accompagner le Buizin d’une voie douce en pied de pente (parcours pédagogique, belvédère sur le village et la plaine,...).
- Tenir les champs au pied d’Ambutrix. Préserver les parcelles agricoles offrant des vues sur la silhouette du village et sur la plaine. Rétablir un équilibre entre «forêt, vignoble et champs».
- Habiter proche des centres villes. Installer quelques logements groupés sur les hauteurs du village ancien. Dessiner un nouveau quartier dans le prolongement du tissu pavillonnaire existant. Créer un nouveau parc faisant la transition entre le nouveau quartier et le nouveau centre du village.
Retours «d’experts»:
Ce projet est un bon exemple de compréhension de l’enjeu de constructibilité dans la pente. Il faut penser à l’accessibilité des véhicules, la création de nouveaux espaces publics et du lien avec la centralité historique du village.
Le projet proposé permet un travail important sur la silhouette du village et donc une maitrise de l’image de la commune. S’appuyer sur l’existant construit et naturel va permettre de dessiner et prolonger la silhouette du village.
La question des franges et des lisières se pose, il est important de travailler sur les lisières des anciens et nouveaux quartiers pour offrir une cohérence d’ensemble et surtout que cela s’intègre à la silhouette du village.
Il est nécessaire d’imaginer l’évolution de la commune sur un temps beaucoup plus long et surtout sur une plus large échelle.
Les fiches de recommandation
Paysages parcourus - fiche n°5 Donner à voir les paysages depuis les routes et les belvédères: ces points de vue offrent des panoramas sur la plaine de l’Ain Architecture - fiche n°6 Préserver l’identité des villages et réutiliser les formes traditionnelles
Paysages ruraux - fiche n°3 Dessiner les espaces de transitions entre villes et leur alentour (plaine et montagne): déboiser les coteaux enfrichés pour retrouver une agriculture et une urbanisation harmonieuse dans la pente
Architecture - fiche n°7 Valoriser l’architecture traditionnelle
Paysages parcourus - fiche n°4 Choyer les gares et les routes départementales qui sont les portes d’entrées des villes et des paysages
Paysages urbains - fiche n°1 Densifier les bourgs avant de s’étaler dans la plaine: préférer une installation dans la pente qui évite des conurbations dans la plaine Paysages urbains - fiche n°2 S’inspirer du paysage pour faire une belle zone d’activités: densifier les zones d’activités avant de s’étaler dans la plaine
Recommandations Paysage
Paysages Urbains - Densifier les bourgs avant de s’étaler dans la plaine - S’inspirer du paysage pour faire une belle zone d’activités
Paysages Ruraux - Dessiner les espaces de transition entre les bourgs et leurs abords (plaine et montagne)
. . . . . . . . . . . . . . . . . p. 5 . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 7
. . . . . . . . . . . . . . . . p. 9
Paysages Parcourus
- Choyer les gares et les routes départementales qui sont les portes . . . . . . . . . . . . . . . . p. 11 d’entrées des villes et des paysages
- Donner à voir les paysages depuis les routes et les belvédères
. . . . . . . . . . . . . . . . p. 13
Recommandations Architecture
- Préserver l’identité des villages et réutiliser les formes traditionnelles - Valoriser l’architecture traditionnelle
. . . . . . . . . . . . . . . . p. 15 . . . . . . . . . . . . . . . . p. 17
Objectif de qualité : Organiser l’urbanisation sur les contreforts Préconisation:
Densifier les bourgs avant de s’étaler dans la plaine
Cf. Fiches Architecture n°6 et n°7
Unité de paysage des Contreforts du Bugey
Fiche n° 1
Contexte
Les villes et villages des contreforts se sont installés historiquement aux débouchés des vallons qui ponctuent les contreforts. Implantés à la rupture de pente entre plaine et montagne, ils sont aujourd’hui soumis à une pression foncière et voient s’étendre l’urbanisation notamment dans la plaine agricole.
Afin de faire valoir le paysage de ces contreforts, il est nécessaire d’anticiper et dessiner des limites à l’étalement urbain afin d’organiser au mieux l’urbanisation de ceux-ci.
Étalement urbain dans la plaine au pied des contreforts
Questions préalables
Tout projet d’aménagement modifie durablement le paysage, il est préférable de se poser une somme de questions pour bien les accompagner : Questions générales Où ? Pourquoi ? Avec Qui ? Comment dessiner ces nouveaux paysages ? Questions propres à l’unité
- Comment prendre en compte l’objectif de qualité lors de l’aménagement de nouveaux quartiers ? - Quels sont les éléments structurant du paysage qui définissent les limites à ces nouvelles extensions ? Quelles en sont leurs qualités ? - Comment connecter ces nouvelles extensions au reste de la ville pour former un ensemble territorial cohérent ? - Comment les nouveaux habitants rejoignent-ils le centre ancien ?
Étalement urbain - images des Echos
Que dit le SCoT
Le DOO décline les actions et les objectifs ciblés concernant la politique de l’habitat du BUCOPA :
Mettre en œuvre des morphologies économes en espace et adaptées au contexte urbain et paysager - les documents d’urbanisme locaux et les opérations d’aménagement promouvront un développement urbain qualitatif, économe en espace, favorisant le renouvellement urbain, mobilisant des formes urbaines innovantes, plus compactes et répondant aux aspirations des habitants.(...) - Identifier les secteurs emblématiques des formes traditionnelles des bourgs.
Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
Saint-Denis-en-Bugey
- Les documents d’urbanisme locaux définiront des règlements spécifiques encadrant l’évolution du bâti et des espaces urbanisés (...) - Les opérations de logements en extension devront intégrer les principes de qualité urbaine, de gestion environnementale et d’optimisation de la consommation d’espace dans la gestion de la continuité de l’existant (maillage viaire avec tissu urbain existant, proscrire les développements linéaires,...) (extrait DOO p.91 à 102)
Acteurs concernés
Collectivités locales, Paysagiste-Concepteur, Architecte, Géomètre, Syndicat Mixte BUCOPA, CAUE, CC. Plaine de l’Ain
Les bons réflexes
Grand paysage
Poser des limites au développement urbain, en utilisant une échelle globale, territoriale d’étude et en s’appuyant sur le paysage existant
Les bons principes illustrés
Le ruisseau et la forêt font office de limite à la ville
Apporter une grande attention à la conservation et la valorisation de l’existant (topographie, cours d’eau, boisement,...)
Maintenir des vues depuis les points remarquables (ne pas obstruer par un rideau d’arbres, du bâti,...)
Usages
Concevoir un maillage viaire sans impasse et qui offre aux usagers une possibilité de se rendre au centre-ville (à pied, en vélo, en voiture,...)
Profiter de l’extension d’un nouveau quartier pour dessiner et qualifier des espaces publics à disposition des habitants. Exiger des espaces publics qui ne soient pas entièrement dédiés aux voitures
S’assurer que le nouveau quartier est bien relié aux quartiers existants et avec le centre-ville afin de garantir un accès aux services quotidiens
Le nouveau quartier est relié aux routes principales et entretient des relations avec les quartiers existants
Un tissu viaire qui se connecte aux routes existantes
Continuité de l’espace public traversant le nouveau quartier et allant de la lisière au centre ville
Orientations pour la programmation d’un secteur à urbaniser au centre d’un quartier - extrait du Carnet de Territoire ‘le Beaujolais’ réalisé par le CAUE 69 - 2013 «Une orientation d’aménagement et de programmation sur un secteur à urbaniser en centre bourg pose les jalons d’un projet réussi. L’OAP permet d’anticiper sur la cohérence des voiries et circulations, la bonne implantation et la densité des futures constructions, d’assurer la qualité des trames piétonnes et la qualité paysagère de l’opération».
Parcelle
Intégrer la nouvelle extension au tissu urbain constitué en homogénéisant l’aménagement au regard de l’existant et du paysage de proximité
S’installer dans la pente en tirant parti des vues, de la végétation existante, de l’exposition...
Éviter les modifications de terrain (soutènements, décaissements, remblais,...)
La végétation assure la continuité végétale entre la forêt en lisière et la plaine agricole
Le nouveau projet est intégré dans le tissu urbain existant et dans la pente zoom
Choisir des essences adaptées aux milieux urbains pour qualifier les axes de communication
Imposer un cahier des charges définissant une unité pour les clôtures, haies,...
Des gabarits de bâtiments similaires aux maisons de village et une insertion dans la pente en terrasses à la façon du bâti traditionnel
Cadrage et points de méthode
Lors de l’élaboration du PLU, une analyse de paysage de l’occupation du sol est nécessaire pour définir la limite urbaine : topographie, ouvertures paysagères, éléments de patrimoine, limites bâties, hydrographie, végétation, dessertes, etc. La limite urbaine doit être matérialisée au zonage et règlement du PLU. Elle marque une frontière entre les zones à vocation urbaine (U) et les zones agricoles et naturelles.
Réussir une greffe de bourg
1. Le choix du site est déterminant pour l’insertion du projet. Privilégier des sites à l’intérieur de l’enveloppe du village est gage de préservation des paysages et permet de conforter la centralité. Mais tous les vides dans un bourg n’ont pas vocation à être construits. Les jardins, les parcs et certaines parcelles agricoles ou de vergers sont des respirations importantes à préserver.
2. Au PLU de définir des OAP sur les secteurs à enjeux pour garantir la cohérence urbaine et paysagère des opérations. Il est important de développer les zones urbaines en cohérence avec le centre urbain, éviter les nuisances visuelles possibles, traiter les coupures/limites en N ou A, ou EBC…
Mise en application du DOO - SCoT BUCOPA
3. Afin de garantir une opération réussie, l’équipe de conception devra regrouper : architecte, urbaniste, paysagiste concepteur, bureau d’étude VRD, écologue... et toute autre compétence qui s’avère nécessaire. Le géomètre n’intervenant qu’après le travail de conception du projet urbain, pour la mesure des longueurs et surfaces et leur inscription sur le sol.
4. Développer une trame bocagère périurbaine
1. Des Espaces boisés à créer (L.421-4 Code de l’Urbanisme) peuvent être inscrits lors de l’élaboration du PLU. Un schéma d’aménagement bocager peut être mené concomitamment. Certains boisements peuvent être classés au titre de l’article L.151-23 du Code de l’Urbanisme. Cette réglementation plus souple permet un compromis entre l’absence de protection et les EBC (Espace Boisé Classé). 2. Inscrire au règlement de zonage du PLU l’obligation de plantation ou de doubler d’une haie les clôtures pour toute nouvelle opération d’urbanisme 3. Annexer à tous les règlements de lotissements, un cahier des charges préconisant des choix d’essences et des modes de plantation de haies.
Objectif de qualité : Organiser l’urbanisation sur les contreforts Préconisation:
S’inspirer du paysage pour faire une belle zone d’activités
Cf. Fiches Architecture n°6 et n°7
Unité de paysage des Contreforts du Bugey
Fiche n° 2
Contexte
Les zones d’activités représentent un enjeu important pour le développement des communes. Souvent situées en entrée de ville ou village, les zones d’activités, souvent très standardsées, s’imposent, banalisent et souvent dévalorisent de leur présence le paysage.
La construction d’espaces économiques ne doit pas faire abstraction des particularités du paysage dans lequel il s’inscrit, il doit au contraire en tirer partit. Les contreforts du Bugey étant un territoire dynamique de par la présence d’Ambérieu-en-Bugey et la proximité à l’autoroute A42, l’implantation des zones d’activités doit être dessiner afin de composer ou de requalfilier des zones d’activités propre à ses paysages.
Zone d’activités en Beauvoir Château-Gaillard
Questions préalables
Tout projet d’aménagement modifie durablement le paysage, il est préférable de se poser une somme de questions pour bien les accompagner : Questions générales Où ? Pourquoi ? Avec Qui ? Comment dessiner ces nouveaux paysages ? Questions propres à l’unité
- Comment prendre en compte l’objectif de qualité lors de tout aménagement d’une zone d’activités ? - Comment inscrire la zone d’activités dans le paysage ? Quels sont les enjeux importants ? - Comment construire un lien fort entre ZA et ville / ZA et nature ? - Comment créer des espaces publics de qualité dans les zones d’activités ? - Com