Intitulé du document : ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS ET AMENAGEMENT DE LEURS ABORDS 11.1
Dispositions générales d’intégration des constructions dans le paysage#
L’aspect extérieur des constructions nouvelles doit être étudié de manière à assurer leur parfaite intégration dans l’environnement urbain et paysager de la commune, en particulier dans le cas de réalisations situées en bordure d'espaces boisés ou paysagers.
Chaque ensemble de construction fera l’objet d’une composition générale qui doit notamment prendre en compte les perspectives et les vues principales depuis les espaces publics.
Le plus grand soin doit être apporté à la qualité architecturale des constructions, au traitement des façades (nature des matériaux utilisés, coloration, etc.) et à l’aménagement paysagé des espaces extérieurs, en liaison avec les constructions et les espaces publics avoisinants.
Les styles étrangers à la région et les pastiches sont interdits.
Les extensions ou modifications de constructions existantes ainsi que les constructions annexes doivent tenir compte de la composition d’ensemble de la construction existante, de par leurs formes, leurs gabarits, mais également les matériaux et les couleurs employés.
Dans le secteur UCc, l’aspect des constructions nouvelles devra également respecter les grands principes définis par l’Orientation d’Aménagement et de Programmation du site de l’ancien lycée provisoire.
11.2. Le traitement des façades (matériaux, coloration, …) :
11.2.1. Les différentes façades d’une construction ou d’un ensemble de constructions, aveugles ou non, visibles ou non depuis l’espace public, doivent présenter une unité d’aspect.
Elles doivent faire l’objet d’une attention particulière, tant dans leur dessin que dans le choix des matériaux. Elles doivent être simples et ordonnées de manière à respecter une cohérence dans le style de la construction, les hauteurs d’étage, les proportions des ouvertures
11.2.2. Les façades latérales ou arrière des constructions doivent être traitées avec la même qualité que les façades principales, que ce soit dans le dessin des façades ou le choix des matériaux. Les façades aveugles doivent faire l’objet d’un traitement architectural ou paysager particulier, permettant de limiter leur impact sur le paysage environnant.
11.2.3. Les rampes d’accès aux parkings souterrains doivent être intégrées aux bâtiments.
De plus, dans le secteur UCc, les portes de garages, les portes et grilles de ventilations des locaux techniques, des transformateurs ou des chaufferies doivent être intégrées dans l’écriture générale de la façade du rez-de-chaussée. Les sorties d’escaliers, les escaliers ou ascenseurs permettant l’accès aux bâtiments, y compris aux parkings souterrains, doivent également être intégrés dans le volume construit.
11.2.4. Les modifications effectuées sur un bâtiment ne doivent pas être faites au coup par coup, mais en tenant compte de la composition de l’ensemble de l’édifice. Les façades des extensions doivent s’intégrer harmonieusement à l’existant.
11.2.5. Les façades doivent être réalisées en un nombre limité de matériaux, dont la nature et les coloris s’harmonisent avec leur environnement naturel ou construit. Les matériaux choisis doivent garantir une bonne tenue dans le temps.
Les revêtements en ciment gris, la peinture de la pierre et des briques sont interdits.
Lorsque des matériaux de remplissage destinés à être recouverts (tels que carreaux de plâtre, briques creuses, parpaings de ciment, parpaings agglomérés, béton de gravillons lavés, etc.) sont utilisés, ils ne peuvent rester sans enduit sur les parements extérieurs des murs.
11.2.6. Les ravalements doivent respecter les prescriptions définies au 11.2.4. Ils doivent être réalisés en utilisant des matériaux garantissant une bonne tenue dans le temps.
De plus, dans le secteur UCc, les couleurs vives sont déconseillées au profit de couleurs naturelles, favorisant l’insertion paysagère des bâtiments.
11.2.7. Les blocs de climatisation doivent de préférence être apposés sur des façades ne donnant pas sur l’espace public. En cas d’impossibilité technique, ils doivent faire l’objet d’une intégration architecturale particulièrement soignée, de manière à ne pas être visible depuis l’espace public.
11.2.8. Les raccordements aux réseaux électriques et de télécommunications doivent être dissimulés ou intégrés au bâti.
11.2.9. Les volets roulants doivent être totalement intégrés à l'intérieur de l'habitation. Aucun coffrage ne doit apparaître à l’extérieur du bâtiment.
11.3. Les toitures :
11.3.1. Les toitures doivent être traitées avec la même qualité architecturale que les façades des constructions. Les combles et les toitures doivent présenter une simplicité de volume et une unité de conception.
11.3.2. En cas d'extension, les nouvelles toitures doivent se raccorder harmonieusement à l'existant et préserver l’esprit général des constructions existantes.
L'utilisation de la tôle ondulée, du fibrociment et des membranes en PVC est interdite.
11.3.3. Les réfections de toiture doivent être effectuées dans les mêmes matériaux et dans les mêmes teintes que ceux existants, sous réserve d’une bonne intégration architecturale.
11.3.4. Pour l'éclairage des parties sous combles, les châssis de toit sont autorisés à condition d’être entièrement encastrés dans la toiture. Dans le cas où plusieurs châssis de toit sont réalisés sur un même pan de toiture, ils doivent avoir la même hauteur.
11.3.5. Les panneaux solaires sont autorisés, à condition d’être intégrés aux pentes de la toiture et de ne pas être visibles depuis l’espace public.
11.3.6. Les parties de construction édifiées en superstructures et les édifices de matériels techniques (tels que cheminées, machineries d’ascenseur, de réfrigération, de climatisation, sortie de secours, …) doivent être intégrées dans la composition du bâtiment. L’usage de coffre, de pare-vue ou d’encoffrement s’intégrant dans l’ensemble du bâti sera privilégié.
11.3.7. De même, les garde-corps et lignes de vie situés sur les toitures terrasses doivent être intégrés à l’architecture du bâtiment et faire l’objet d’un traitement spécifique. Ils doivent de préférence être dissimulés par un acrotère horizontal et ne pas être visibles depuis les espaces publics.
11.4. Les extensions et les annexes :
Les logements existants peuvent être agrandis par des extensions, vérandas, fermetures de porche, fermetures de loggias, etc. Ces extensions doivent être réalisées en harmonie avec les façades de la construction principale.
Les vérandas et autres volumes rapportés doivent être liés à la volumétrie du bâtiment, dans leurs formes et proportions, dans leur accroche sur celui-ci et dans la similitude des matériaux, afin de le compléter sans le dénaturer.
Les menuiseries des extensions seront de couleur identique à celles de la façade. Les parties maçonnées, lorsqu’elles existent, doivent être enduites dans la même teinte que celle des façades de la construction principale.
Les abris de jardin ne sont autorisés que dans les jardins privatifs des logements individuels ou des logements collectifs situés en rez-de-chaussée.
11.5. Les clôtures :
11.5.1. La hauteur totale des clôtures ne peut pas excéder 2 mètres. Toutefois, le long des infrastructures de transport ferroviaire, cette hauteur peut être portée à 2,50 mètres, pour des raisons de sécurité.
11.5.2. En bordure de voies, les clôtures doivent être implantées à l’alignement et constituées :
- soit par un muret, protégé par un chapeau, d’une hauteur maximum de 0,50 mètre, enduit ou recouvert d’un parement, appareillé en lits horizontaux, surmonté d’un barreaudage métallique vertical ;
- par un barreaudage métallique vertical, toute hauteur.
Pour permettre l’installation des coffrets techniques (GDF, EDF, …) et/ou des boîtes aux lettres, il peut être réalisé un élément maçonné de la hauteur nécessaire à leur intégration, sur une largeur maximum de 1 m.
L’aspect et la couleur des enduits des murs et murets doivent être en harmonie, avec les clôtures et les façades des constructions.
Les dispositifs occultants sont autorisés, à condition d’être constitués soit :
- par une haie végétale, entretenue et taillée régulièrement de manière à ne pas dépasser la traverse haute de la grille ;
- par une grille en tôle festonnée, de couleur identique à la clôture ;
- par un canisse en osier ;
- par une haie à feuillage artificiel. Ces dispositifs doivent être posés sur la face interne du barreaudage. Un espacement doit être prévu, d’une part entre le couronnement du muret et le dispositif, d’autre part entre le dispositif et la traverse haute du barreaudage.
11.5.3. Sur les limites séparatives, les clôtures peuvent être soit :
- de même nature que les clôtures en bordure de voie ;
- constituées de panneaux occultants en bois ou composite, de couleur foncée (brun, marron, gris);
- constituées d’un grillage rigide en treillis soudés, éventuellement doté de lamelles occultantes en bois et/ou doublé de haies végétales ou à feuillage artificiel.
11.5.4. Sur les limites de fond de jardins donnant sur une voie, les clôtures doivent être :
- soit de même nature que les clôtures en bordure de voie ;
- soit constituées d’un muret, protégé par un chapeau, d’une hauteur maximum de 0,50 mètre, enduit ou recouvert d’un parement appareillé en lits horizontaux, surmonté d’un grillage rigide en treillis soudés, doublés de haies végétales ou à feuillage artificiel.
11.5.5. Pour les clôtures, l’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (type carreaux de plâtres, briques creuses, parpaings, plaques de béton, …), ainsi que les écrans de tôles, les brises vues ou canisses en plastique, les haies artificielles imitation thuyas, les bâches quelle que soit leur nature, ainsi que les matériaux hétéroclites ou disparates non prévus pour cet usage, sont formellement interdits.
11.5.6. Nonobstant les règles énoncées ci-dessus, les murs de soutènement et la reconstruction à l’identique des murs de maçonnerie existants seront admis.
11.5.7. Les portillons et portails doivent être en harmonie avec le reste de la clôture sur voie, de par leur forme, leur couleur ou leur matériau. La largeur des portails doit être comprise entre 3 mètres et 3,50 mètres. Dans le secteur UCc, cette largeur pourra aller jusqu’à 5 mètres pour les accès pompiers.
11.5.8. Dans le secteur UCc, les clôtures doivent permettre le passage de la petite faune en intégrant des passages au sol d’au moins 11x11 centimètres tous les 10 mètres de linéaire de clôture.
11.6. Les constructions techniques :
Les constructions techniques, telles que transformateurs d’énergie électrique, détendeurs de gaz, etc., ne peuvent être édifiées dans les marges de recul. Elles doivent être de préférence intégrées aux bâtiments principaux. De plus, elles doivent faire l’objet d’un traitement architectural assurant leur intégration au cadre bâti et paysager.
11.7. Le mobilier urbain, enseigne, publicité sigles ou raisons sociales :
Les supports d’enseignes, enseignes et autres signalétiques doivent être conformes aux dispositions du Code de l’Environnement. Leurs dimensions, matériaux et coloris doivent s’intégrer de façon harmonieuse au bâti.
Il est interdit d’apposer des dispositifs d’enseignes, de pré-enseignes ou publicitaires sur les clôtures, en dehors des espaces créés à cet effet.
11.8. Les systèmes d’émission ou de réception de signaux radioélectriques ou radiotéléphoniques:
Les systèmes individuels ou collectifs d’émission ou de réception de signaux radioélectriques ou radiotéléphoniques sont autorisés, dans la mesure où ils ne portent pas atteinte à la qualité architecturale du bâtiment.
A ce titre, toutes les dispositions techniques doivent être mises en œuvre pour minimiser leur impact visuel. Ils doivent faire l’objet d’une intégration architecturale et paysagère particulièrement soignée, afin de ne pas être visibles depuis l’espace public.
Un regroupement des installations sur une même structure est demandé au minimum par immeuble.
11.9. Dispositions diverses :
Les locaux, aires de ramassage ou de stockage des déchets seront implantés de telle manière qu’ils ne soient pas visibles depuis l’espace public. Ils seront masqués à la vue par un aménagement approprié et traités en continuité et en harmonie avec l'architecture du bâtiment et le paysagement des espaces extérieurs.
Le stockage se fera soit :
- dans des constructions, annexes ou non, couvertes ou non, intégrées au volume général du bâtiment et faisant l’objet d’un traitement architectural qualitatif,
- soit dans des aires entourées de végétations.