Intitulé du document : Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère des constructions
2.2.1 Implantation et volumétrie des constructions 1. Condition d’implantation par rapport aux voies et emprises publiques12 ainsi que pour les voies privées ouvertes à la circulation publique
Les constructions et annexes13 seront implantées soient : - à l’alignement des voies - à l’alignement des constructions existantes. - à un recul minimum de 5 mètres par rapport à limite séparative
Les piscines peuvent déroger à la règle et être implantées à un recul minimum de 0.5 m des voies et emprises publiques.
Des dispositions particulières sont autorisées : - Dans le cas de constructions existantes, à la date d’approbation du PLU ne respectant pas les règles définies au présent article, les travaux d’extension, de surélévation ou d’amélioration peuvent être réalisés dans le prolongement de la façade existante ou sans la dépasser ; - Lorsque la visibilité n’est pas assurée à l’angle de deux voies, l’aménagement d’un pan coupé peut être demandé ; - Pour les constructions existantes devant faire l’objet d’une isolation thermique par l’extérieur, une réduction du retrait minimum est autorisée au sein de l’unité foncière14 correspondant à l’épaisseur des matériaux d’isolation, finition extérieure comprise.
Figure 6: Implantation par rapport aux voies et emprise publique – pour les constructions existantes à la date d’approbation du PLU en zone Ub
12 Définition voir chapitre « Lexique et définitions applicables dans le règlement du PLU » 13 Définition voir chapitre « Lexique et définitions applicables dans le règlement du PLU » 14 Définition voir chapitre « Lexique et définitions applicables dans le règlement du PLU »
Les prescriptions du présent article ne s'appliquent pas : - aux constructions à destination d’équipements publics ou d’intérêt général autorisés ; - aux ouvrages techniques nécessaires à l'exploitation de la voirie et des réseaux publics d'infrastructure, à la sécurité, à la gestion des eaux, à la distribution d’énergie (postes de transformation, stations de relevage des eaux, abribus, pylônes, lignes à haute et très haute tension, etc.).
. Règle générale
Les constructions doivent s’insérer dans le paysage naturel et bâti, par leur implantation, leur volume et leurs couleurs extérieures.
Cette intégration doit respecter la végétation existante, le site bâti ou non et le relief naturel du terrain. La construction tiendra compte de la pente éventuelle du terrain : les remblais et les décaissements de terrain doivent être limités à 80 cm.
A privilégier
Autorisé H1 ≤ 80cm
Non autorisé H1 > 80cm
Niveau de référence pour la mesure de la hauteur des déblais et remblais
H1
Niveau de référence pour la mesure de la hauteur des déblais et remblais
Niveau de référence pour la mesure de la hauteur des déblais et remblais
Figure 9: Règle générale pour l’implantation des constructions en zone Ub#
Le permis de construire peut-être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
La restauration et l’aménagement des constructions traditionnelles représentatives du patrimoine urbain se feront dans l’objectif de maintenir ou de rétablir des dispositions d’origine, en ce qui concerne les éléments d’architecture, les matériaux, les couleurs et la mise en œuvre.
Les dispositions édictées par le présent article pourront ne pas être imposées s’il s’agit de projets d’architecture contemporaine ou utilisant des technologies nouvelles (habitat solaire, architecture bioclimatique) sous réserve toutefois que l’intégration dans le paysage urbain soit particulièrement étudiée. Pour vérifier l’intégration, un examen du projet sera effectué par le CAUE, ou, sous réserve d’en disposer, par l’architecte conseil de la Communauté d’Agglomération de Bassin de Brive.
Une harmonie des teintes, aspects des matériaux et ouvertures est obligatoire sur la totalité de la construction et des bâtiments annexes. Les imitations des styles régionaux étrangers à la région sont interdites.
2. Caractéristiques des façades#
Règle générale : Les couleurs des façades et revêtements devront être de teintes discrètes, en cohérence avec les tonalités des matériaux locaux et devront se référer au nuancier communal présent en annexe (page 136). Avant réalisation, un échantillon de la couleur choisit devra être validé par le service technique de la mairie de Malemort. Les teintes vives et intenses qui peuvent générer un contraste important dans le paysage et menacer la cohérence avec les bâtiments environnant sont proscrites. Les façades devront être sobres, sans pastiches d’éléments architecturaux anciens ou de décors surabondant (balustres, colonnes, …) extérieurs à la région.
Les matériaux choisis doivent garantir une bonne tenue dans le temps. Les matériaux apparents, en particulier doivent être choisis de telle sorte que leur mise en œuvre leur permette de conserver, de façon permanente, un aspect satisfaisant et respectueux du caractère des lieux.
Les parements bois sont admis, ils seront de teinte bois naturelle. Les bardages métalliques sont admis, ils seront de teinte sombre. Les imitations bois sont autorisées, elles seront de couleur bois, gris, beige, sable ou taupe. Les couleurs des façades devront se référer au nuancier communal présent en annexe (page 136).
Sont interdits : Les enduits au ciment gris ou blanc, les enduits à grain épais et à finition de surface irrégulière. L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts d’un parement ou d’un enduit (parpaings, carreaux de plâtre, briques creuses…). Les fustes
Cas de la restauration des constructions anciennes15 traditionnelles : La surélévation ainsi que les nouvelles ouvertures devront respecter les règles de composition et notamment les axes de ouvertures existantes. Quand les maçonneries existantes sont constituées de pierre de taille, les moellons dégradés devront être remplacés par des pierres de même origine, suivant l’appareillage du parement ainsi que les détails des chaînages et linteaux.
Les maçonneries de pierres de tailles sont destinées à être jointoyées. Les maçonneries de moellons sont destinées à être enduites.
Les enduits et les joints devront être réalisés à l’aide d’un mortier de chaux, en finition grattée, lissée, talochée, essuyée ou jetée à la truelle, dans les tonalités proches de celles de la pierre.
3. Caractéristiques des toitures#
Règle générale : La couleur et la forme des toitures devront s’harmoniser avec le bâti environnant. Les toitures des constructions principales, des annexes, des extensions devront s’intégrer dans leur environnement proche et présenter une harmonie d’ensemble sur l’unité foncière.
15 Définition voir chapitre « Lexique et définitions applicables dans le règlement du PLU »#
La pente des toitures sera égale à 35° (70%) minimum et devra être de préférence à deux ou à quatre pans. Les toitures seront réalisées en ardoise, zinc ou autres matériaux de teinte ardoisée ou brune. Dans l’hypothèse d’une architecture contemporaine et sous réserve d’une bonne intégration dans le contexte bâti environnant, les toitures terrasses sont admises.
Les toitures des constructions à vocation d’équipement, de bureau, d’entrepôt, de commerce et d’artisanat pourront avoir une toiture à faible pente ; leur couverture sera de teinte gris ardoisé ou sombre
L’éclairage des parties sous comble, sera réalisé soit au moyen de lucarnes (jacobine, triangulaire ou capucine) soit de fenêtre de toit, soit :
Lucarne Jacobine
Lucarne Capucine
Figure 10: Schéma descriptif des ouvertures de toit autorisées pour des constructions récentes et nouvelles en zone Ub
Lucarne triangulaire
Fenêtre de toit
Des ouvertures supplémentaires peuvent être créées à condition que leurs proportions et leurs dimensions soient similaires à celles employées traditionnellement dans l’architecture locale.
Les toitures des annexes ou extensions pourront avoir une pente plus faible que la construction principale (toiture terrasse comprise), sous réserve d’une bonne intégration dans le contexte bâti environnant.
Les éléments des dispositifs de production d’énergie solaire (panneaux, tuiles, …), doivent s’inscrire dans la composition d’ensemble du projet. Ils devront être le moins perceptibles possible depuis les espaces publics.
Les cheminées devront être placées le plus près possible du faîtage et les conduits regroupés afin de former les souches les plus épaisses possibles.
Sont interdits : Les matériaux de couverture ondulés type canal, romane ou d’aspect similaire.
Cas de la restauration des constructions anciennes traditionnelles : Les pentes, dispositions et détails (lucarnes, épis de faîtage, …) des toitures existantes seront maintenues ou restitués. L’éclairage des parties sous comble, sera réalisé soit au moyen de lucarnes (jacobine, capucine, triangulaire) ou soit de fenêtre de toit.
Lucarne Jacobine
Lucarne Capucine
Figure 11: Schéma descriptif des ouvertures de toit autorisées pour les constructions anciennes traditionnelles en zone Ub
Lucarne triangulaire
Fenêtre de toit
Des ouvertures supplémentaires peuvent être créées à condition que leurs proportions et leurs dimensions soient similaires à celles employées traditionnellement dans l’architecture locale.
4. Les menuiseries Règle générale : Les teintes ne seront pas de couleur vive, criarde ou réfléchissante. Leur couleur sera définie dans la gamme indicative de couleurs présente en annexe : Nuancier pour les menuiseries page 137.
Les volets roulants devront être totalement intégrés à l'intérieur de l'habitation ; aucun coffrage ne doit apparaître sur l’extérieur pour les constructions neuves.
Cas de la restauration des constructions anciennes traditionnelles : Les teintes ne seront pas de couleur vive, criarde ou réfléchissante.
Pour les constructions présentant un intérêt patrimonial, les coffres des volets roulants devront être intégrés à l’intérieur de l’habitation, aucun coffre ne devant être visible de l’extérieur. Les tabliers seront de couleurs identiques à celle de la menuiserie ou de la façade de la construction.
5. Les clôtures#
Les clôtures existantes réalisées en pierre du pays seront conservées et restaurées, sauf dans le cas de construction et aménagement des équipements publics ou de contraintes techniques, où le déplacement des murets sera admis à condition qu’ils restent visibles de l’espace public.
Si la mise en place d’une clôture doit se faire, celle-ci respectera les règles suivantes :
Clôture en bordure de voie ou d’espace public : En bordure des voies de desserte, la clôture n’excédera pas 1.80 mètres par rapport au terrain naturel. Les coffrets techniques doivent être intégrés à la clôture.
Elle sera composée soit : - d’un grillage de couleur grise doublé par une haie végétale, les essences employées devront être locales (cf. Annexe : plaquette du CAUE « Osez les haies variées en Corrèze ») - d'un soubassement d'une hauteur comprise entre 0,30 m et 0,80 m, réalisé en pierres apparentes ou en maçonnerie enduite, pouvant être surmonté d’un dispositif vertical de couleur grise, - d’une grille à claire voie de couleur grise
Sont interdits : L’emploi de plaques de béton, briques ou de parpaings non enduits est interdit.
Clôture en limite séparative : En limite séparative, la clôture n’excédera pas 2 mètres par rapport au terrain naturel et pourra être de la même nature que les clôtures en bordure de rue.
Sont interdits : L’emploi de plaques de béton, briques ou de parpaings non enduits est interdit.