27-1 Définition des destinations de constructions
Conformément au code de l’urbanisme, les règles édictées par le présent règlement du PLU peuvent être différentes, dans une même zone, selon la nature des constructions soumises à autorisation de construire, au regard des 9 catégories suivantes :
- l'habitation - l'hébergement hôtelier - les bureaux - le commerce - l'artisanat - l'industrie - l'exploitation agricole ou forestière - la fonction d'entrepôt - les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif.
L’habitation
Les constructions destinées à l’habitation recouvrent l’habitat individuel ainsi que l’habitat collectif et portent sur toutes les catégories de logements : les logements libres, les logements sociaux, les résidences pour personnes âgées et les logements adaptés notamment pour les personnes handicapées, les résidences pour étudiants, les résidences de tourisme, les loges de gardien, chambres de service, logements de fonction, logements inclus dans un bail commercial, locaux meublés en location, etc.
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L’hébergement hôtelier
La destination hôtelière d’une construction est caractérisée par le caractère temporaire de l’hébergement, ainsi que l’existence d’espaces et services communs propres à l’activité d’hébergement (réception, restaurant, blanchisserie, salons, …) gérés par la structure d’accueil.
Les constructions destinées à l’hébergement hôtelier Inclus notamment les hôtels, motels, pensions de famille, les résidences hôtelières, les résidences destinées aux jeunes travailleurs, aux travailleurs immigrants ainsi que les internats et les colonies de vacances.
Les bureaux
La destination de bureaux correspond aux locaux où sont exercées des activités économiques de services (conseil, étude, ingénierie, informatique, gestion, etc.) sans accessibilité des activités à la clientèle ou supposant une accessibilité limitée des locaux à celle-ci. Cela comprend notamment les locaux de la direction générale d’une entreprise (services généraux, financiers, juridiques et commerciaux). Les professions libérales relèvent de la destination de bureau lorsque l’accessibilité à la clientèle est limitée.
Le commerce
La destination de commerce regroupe les activités économiques d’achat et de vente de biens (produits et marchandises) ou de services constituant des activités de présentation et de vente directe au public.
L’artisanat
Les constructions destinées à l’artisanat abritent des activités de fabrication, de transformation, de réparation, de prestations de service ou de commercialisation de produits issus d’un métier manuel, qui sont exercées par un artisan seul ou avec l’aide d’un nombre maximum de 10 salariés.
L’industrie
Les constructions destinées à l’industrie visent l’ensemble des activités collectives de production de biens commercialisables à partir de matières brutes utilisant des procédés de fabrication industriels.
L’entrepôt
Les constructions destinées à l’entrepôt correspondent aux constructions nécessaires au stockage de produits et marchandises industriels, artisanaux ou commerciaux.
L’exploitation agricole ou forestière
Les constructions destinées à l’exploitation agricole recouvrent les bâtiments et installations nécessaires au fonctionnement d’une unité économique, dirigée par un exploitant qui met en valeur des sols, et dont la surface minimale d’installation est fixée par arrêté ministériel selon des types de cultures ou le pâturage du bétail. L’exploitation agricole recouvre dès lors toute activité correspondant à l’exploitation de cultures ou d’élevage et constituant une ou plusieurs étapes nécessaires au déroulement du cycle végétal ou animal, ainsi que les activités constituant le prolongement de l’activité de production agricole.
Les constructions destinées à l’exploitation forestière comprennent les bâtiments et installations nécessaires à l’ensemble des activités et travaux liés à la production et la récolte du bois, dans un objectif marchand.
Les services publics ou d’intérêt collectif
Les constructions et installations destinées aux services publics ou d’intérêt collectif recouvrent les locaux affectés aux services publics administratifs communaux, départementaux, régionaux ou nationaux, les équipements de superstructure à usage collectif d’intérêt général culturels, socioculturels, cultuels, sportifs et de loisirs, les établissements d’enseignement primaire, secondaire, universitaire et supérieur, les établissements hospitaliers, sanitaires, sociaux, de défense et de sécurité, ainsi que les équipements d’infrastructure et installations techniques nécessaires au fonctionnement des réseaux (transports, fluides, énergie, télécommunications, …) et les services urbains (voirie, assainissement, traitement des déchets, etc).
27-2 Lexique règlementaire
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Accès
Correspond au linéaire de façade du terrain (portail) ou à la limite de la construction (porche ou porte de garage), dit accès direct, ou de l’espace (bande d’accès ou servitude de passage), dit accès indirect, par lequel les véhicules motorisés pénètrent sur le terrain d’assiette du projet, depuis la voie de desserte ouverte à la circulation générale. Tout terrain non accessible par un accès direct ou indirect n’est pas constructible.
Acrotère
(indirect)
(indirect)
Elément d’une façade situé en bordure d’une toiture terrasse pour permettre le relevé d’étanchéité du bâtiment, et constituant un rebord ou garde-corps plein ou à claire voie.
Affouillement
Enlèvement localisé de terre végétale par creusement volontaire dans le sol.
Aire de retournement
Une aire de retournement correspond à l’espace nécessaire permettant de faciliter les manœuvres et les demi-tours. Réalisée soit sous forme de placette circulaire, en T ou un Y (voir schéma ci-dessous), l'aire de retournement ne constitue pas un espace de stationnement et est destinée aux livreurs, aux éboueurs, aux pompiers et autres véhicules utilitaires.
Alignement
Détermination de la limite entre le domaine routier (public ou privé) actuel ou futur, et la propriété privée riveraine. Ni les voies privées ni les chemins ruraux, même ouverts au public, ne font partie du domaine public routier.
Aménagement
Tout travaux (même créateur de surface supplémentaire de plancher) n’ayant pas pour effet de modifier le volume existant.
Annexe (ou construction annexe)#
L’annexe à un bâtiment ou une construction principale constitue un accessoire et non une extension du bâtiment principal considéré. C’est une construction secondaire et de dimensions réduites, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale (à usage de garage, abri de jardin, remise à bois, etc.). En ce sens, l’annexe n’est affectée ni à l’habitation, ni à l’exploitation agricole ni à l’activité économique ou tertiaire. L’annexe peut être accolée ou non au bâtiment principal avec lequel elle entretient un lien fonctionnel, en étant toutefois est matériellement séparée et sans pouvoir communiquer avec ce dernier. pas avec le bâtiment principal. Les piscines ne constituent pas une annexe à l’habitation ; elles sont considérées comme une construction à part entière.
Arbre de haute tige
Arbre dont le tronc mesure au moins 40 cm de circonférence à 1,3 mètre du sol et qui atteint au moins 4 mètres de hauteur, par opposition aux arbres à basse tige ou arbustes.
Architecture traditionnelle
Désigne un mode de production architecturale spontanée, réalisé à partir des matériaux présents sur place (pierres souvent extraites des carrières locales ou récupérées dans les champs) et qui se développe dans un secteur géographique déterminé. L’architecture traditionnelle se caractérise généralement par la simplicité des techniques et moyens employés ; ses caractéristiques homogènes (en termes de volume et d’aspect notamment) favorisent une intégration harmonieuse de la (ou des) construction(s) au sein de la rue ou dans l’environnement, notamment sous l’angle paysager.
Avant-toit (ou auvent ou débord de toiture)
Petit toit en surplomb, en général à un seul pan, en saillie sur un mur.
Baie
Ouverture dans un mur, constituant l’éclairage principale d’une pièce et qui créée une vue vers l’extérieur.
Bande d’accès
Une bande d’accès est une voie ou chemin de statut privé qui dessert un terrain privé et un seul logement.
Bâtiment d’exploitation (agricole ou forestier)
Bâtiment servant à stocker les productions agricoles ou sylvicoles (excepté les silos), les outils et le matériel mécanique, les intrants (engrais, etc.) ainsi que les bâtiments de stabulation (nécessaire à l’hébergement des animaux d’élevage).
Chaussée
Partie d’une voie destinée à la circulation automobile.
Changement de destination
Consiste à donner à une construction existante une destination différente de celle qu’elle avait jusqu’alors, au sens de l’article R.421-17 du code de l’urbanisme.
Chemin
Voie de terre carrossable, empruntée usuellement par les engins agricoles (tracteurs par exemple) et les promeneurs. Les pistes forestières de lutte contre l’incendie entretenues par la DFCI (défense de la forêt contre les incendies) ne sont pas concernées par cette définition.
Claire-voie
Elément d’une construction ou d’une clôture qui présente des vides.
Clôture
Enceinte construite ou végétale qui délimite une parcelle vis-à-vis d’une propriété mitoyenne ou de l’espace public, lorsque leur séparation n’est pas assurée par un bâtiment. Une déclaration est obligatoire pour tous travaux de clôture, faisant l’objet de l’édification d’un ouvrage. Les haies végétales ne sont également pas soumises à demande d’autorisation de clôture.
Construction annexe Voir Annexe
Construction principale
Tout édifice neuf ou toute extension ou modification, admis dans une zone et entrant dans le champ d’application des permis de construire et des déclarations préalables, en lien avec l’une des 9 destinations de constructions autorisées au titre du Code de l’Urbanisme.
Contigu(e)
Est contigu (ou en contiguïté) un bâtiment accolé à une limite ou à un autre bâtiment. Des constructions seulement reliées par un élément architectural tel qu’un portique, ou un porche, ne constituent pas des constructions contiguës.
Date d’approbation du PLU
Le 11 février 2019#
Distance (entre deux constructions)
Distance mesurée perpendiculairement de tout point de la façade de la construction au point le plus proche de la construction en vis-à-vis, non compris les éléments de modénature, les débords de toiture, les éléments architecturaux (y compris les bow-windows et les balcons) et les parties enterrées de la construction.
DECI#
Défense extérieure contre l’incendie, conformément au règlement départemental relatif aux règles applicables à la défense incendie en milieu urbain.
Eaux
Eaux industrielles
Ensembles des eaux dont les caractéristiques varient d’une industrie à l'autre. En plus de matières organiques, azotées ou phosphorées, elles peuvent également contenir des produits toxiques, des solvants, des métaux lourds, des micropolluants organiques ou des hydrocarbures. Certaines d'entre elles doivent faire l'objet d'un prétraitement avant d'être rejetées dans les réseaux de collecte.
Eaux ménagères
Eaux rejetées par les installations domestiques (hors eaux vannes) provenant des salles de bains et cuisines, généralement chargées de détergents, graisses, solvants et débris organiques.
Eaux pluviales
Eaux provenant des pluies atmosphériques.
Eaux usées
Ensembles des eaux rejetées par les installations domestiques (eaux ménagères + eaux vannes).
Eaux vannes
Eaux rejetées depuis les toilettes. Elles nécessitent un traitement avant d’être rejetées dans le milieu naturel.
Egout du toit
Limite basse d’un pan de couverture, vers laquelle ruissellent les eaux de pluie. La ligne d’égout du toit correspond généralement à la partie basse d’une gouttière ou d’un chéneau.
Elément d’intérêt architectural à protéger
Tout ou partie d’un élément bâti considéré emblématique du patrimoine d’intérêt local de la commune, protégé au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme. Dispositif de protection visant à préserver les constructions isolées ou ensembles architecturaux ou urbains de qualité ainsi que le petit patrimoine rural.
Elément d’intérêt paysager à protéger
Elément paysager considéré remarquable ou emblématique du patrimoine d’intérêt local de la commune, protégé au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme. Dispositif de protection visant à préserver les arbres isolés, haies bocagères ou boisements spécifiques, en complément des espaces boisés classés (EBC).
Emplacement réservé
Réserve foncière dont le destinataire est une personne morale publique en vue de la réalisation ultérieure de voies, ouvrages, constructions, installations d'intérêt général ou d’équipements publics.
Emprise
Emprise au sol d’une construction
Correspond au rapport entre la surface du terrain d’assiette du projet et la surface occupée par la projection verticale au sol de la construction projetée.
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Ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’emprise au sol :
- les éléments de modénature ou détails architecturaux de façade inférieurs ou égaux à 0,6 mètre (balcons, bow-windows, débords de toits, etc.) ;
- les terrasses non couvertes et les balcons inférieurs à 0,60 mètre,
- les rampes d’accès et les parties totalement enterrées de la construction.
Emprise d’une voie
Assiette du terrain nécessaire à la réalisation d’une voie carrossable, y compris ses accotements ou trottoirs et le cas échéant, ses terre-pleins centraux.
Emprise publique
Constitue une emprise publique, tout espace faisant partie du domaine public et pouvant donner accès directement aux terrains riverains : voie publique, place, square, dégagement urbain ouvert à la circulation piétonne, sente piétonne, aires de stationnement, cours d’eau, etc.
Equipement public
Construction ou installation d’intérêt général satisfaisant un besoin collectif, réalisée ou gérée par ou pour une personne publique ou par un organisme privé, sans but lucratif, poursuivant un but d’intérêt général, ou d’utilité publique et habilité à réaliser ou gérer l’équipement concerné.
Espace boise classé (EBC)
Bois, forêt, parc, jardin, haie, réseaux de haies, plantations d’alignement ou arbre isolé, à conserver, à protéger ou à créer, qu’ils soient soumis ou non au régime forestier, enclos ou non. Ce classement interdit tout changement d’affectation, et tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.
Espace en pleine terre
Surface d’un terrain qui n’est pas artificialisée, ni imperméabilisée en surface ou en sous-sol.
Sont notamment interdits dans les espaces en pleine terre : - les voiries de toute nature, les bandes d’accès et les servitudes de passage, - l'aménagement de tout stationnement, - la construction de tout type de bassins à fond étanche (dont notamment les piscines), - les dispositifs d’assainissement individuel.
Toutefois, sont admis dans les espaces en pleine terre : - les dispositifs d'arrosage enterré, les dispositifs permettant d'assurer l'accessibilité des personnes à mobilité réduite réalisés sur des constructions existantes ainsi que les clôtures, - les constructions et installations techniques d’emprise limitée nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif telles que antennes de téléphonie mobile, éoliennes, poteaux, pylônes, transformateurs et installations techniques nécessaires aux réseaux de distribution d’énergie et de télécommunications.
Espace libre
Surface de terrain non occupée par les constructions, les aires de stationnement, les accès et les aménagements de voirie nécessaires à la construction ou l’opération présente sur la parcelle. Les terrasses accessibles, les bandes plantées et les cheminements piétons sont à compter dans les espaces libres.
Espace végétalisé (ou aménagé)
Espaces libres d’un projet, traités en espaces verts.
Exhaussement
Action qui constitue à augmenter la hauteur d’une construction par surélévation du niveau du terrain naturel.
Existante (construction ou installation)
Est réputée existante une construction ou installation dont la structure et le gros œuvre préexistaient à la date d’approbation de la révision du PLU par le conseil municipal.
Extension
Augmentation du volume d’une construction existante, soit par surélévation totale ou partielle, soit par augmentation de l’emprise au sol de la construction, soit par affouillement de sol, qui génère une augmentation de la surface de plancher.
Façade
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Façade d’une construction
Face verticale d’un bâtiment, située au-dessus du niveau du sol. Elle peut comporter une ou plusieurs baies.
Façade d’un terrain
Limite de terrain longeant l’emprise d’une voie (publique ou privée).
Faîtage
Limite supérieure d’une toiture à pentes, quelque soit le type (deux pentes, mono-pente, etc.). Dans le cas d’une toiture architecturée à plusieurs hauteurs et pentes de toits, la hauteur de faitage sera mesurée au point le plus haut de la toiture la plus élevée (cheminées, antennes et ouvrages techniques exclus).
Habitation légère de loisirs
Construction démontable ou transportable, destinée à une occupation temporaire ou saisonnière à usage de loisirs.
Hauteur (d’une construction)
La hauteur d’une construction est mesurée à partir du terrain naturel existant (voie, place, jardin, ...) jusqu’à l’égout du toit ou du faîtage (lorsqu’il s’agit d’une toiture en pente), ou jusqu’au sommet de l’acrotère (en cas de toiture terrasse).
Hauteur à l’égout du toit
Imperméabilisation (du sol) Voir Surface imperméabilisée
Recouvrement des sols par un matériau imperméable, tel que le béton ou l’asphalter, empêchant l’eau de pluie de s’infiltrer dans le sol, générant ainsi des eaux de ruissellement.
Installation classée (ICPE)
Equipement ou installation qui par sa nature présente un risque d’incommodité, d’insalubrité ou de danger pour le voisinage ou l’environnement, répertorié en deux catégories à la nomenclature des ICPE établie par décret en Conseil d’Etat en application de la loi du 19 Juillet 1976 : - les installations classées soumises à simple déclaration préalable, pour celles qui présentent un risque considéré faible ; - les installations classées soumises à autorisation préalable, pour celles qui présentent un risque considéré important.
Limite
Limite (de la voie ou de l’emprise publique)
Limite extérieure du domaine public routier, d’une voie privée ou d’un chemin rural au droit de la propriété riveraine.
Limite séparative
Limite du terrain d’assiette du projet avec une autre parcelle et/ou avec une voie ou emprise publique. Les limites séparatives peuvent être distinguées de deux manières :
- les limites séparatives latérales, qui correspondent aux limites aboutissant (directement ou dans leur prolongement) à une voie ou emprise publique ou privée donnant accès à la propriété (limites perpendiculaires à une voie ou emprise publique) ; - les limites séparatives de fond de parcelle, qui correspondent aux autres limites d’un terrain, dont aucune n’aboutit à une voie ou emprise publique ou privée donnant accès à la propriété.
Lorsque les dispositions de l’article 7 du présent règlement ne distinguent pas la nature des limites séparatives, la règle vaut pour toutes les limites séparatives, qu’il s’agisse de limites latérales ou de limites de fond de parcelle.
Logement
Est considéré logement tout local assurant une autonomie et une intimité de vie au travers d’un équipement comprenant des sanitaires complets, un bloc cuisine et une porte d’accès dotée d’un verrou de sûreté.
Longrine
Poutre porteuse en béton armé utilisée lors de la réalisation de fondations dans le cadre d'une construction sur un sol instable.
Maçonnerie
Art de bâtir une construction par l'assemblage de matériaux élémentaires, liés de manière non réversible. Par extension, on associe également sous le terme « maçonnerie » les travaux d'habillage des ensembles : pose d'enduits, de carrelages, etc., qui, en plus de leur but esthétique, participent à la tenue de l'ensemble face aux agressions externes (humidité, gel, etc.).
Mobile home (ou résidence mobile de loisirs)
Maison préfabriquée transportable et non tractable, montée sur un châssis équipé de roues.
Modénature
Traitement ornemental de certains éléments structurels d’un édifice pour exprimer une singularité esthétique. La modénature est obtenue par un travail architectural en creux ou en relief, continu (moulures) ou répétitif (caissons, bossages, etc.).
Mur
Mur aveugle
Désigne un mur extérieur qui ne comporte aucune ouverture (ni porte, ni fenêtre).
Mur bahut
Mur généralement bas éventuellement surmonté d'une grille ou d’éléments ajourés.
Mur enduit
Les enduits sont traditionnellement des mortiers de ciment, des mortiers de chaux ou des plâtres. Un mur enduit est donc recouvert d’une couche de mortier, qui peut être d’aspect lisse ou raboteuse (qui présente des aspérités).
Mur maçonné
Structure verticale composée par l’assemblage d’éléments de petites dimensions (pierres, briques, etc.) montés en lits horizontaux et à joints croisés, liés entre eux par collage ou par emboitement. La cohésion du mur est obtenue par l’imbrication des différentes pièces qui le constituent, ce qui nécessite un décalage des joints d’une assise sur l’autre.
Mur pignon
Un mur pignon désigne un mur extérieur d’un bâtiment servant à soutenir un toit et qui ne comporte pas d’entrée. Tous les murs de façade qui contiennent uniquement des fenêtres mais aucune grande ouverture (portes ou portes-fenêtres) sont des murs de pignon. A l’origine, le pignon désignait la partie supérieure du mur d’une construction servant à donner des versants à un toit et reconnaissable par sa forme supérieure qui se terminait en triangle appelé pointe de pignon. Toutefois, au regard de l’évolution des techniques de constructions et des nouvelles tendances architecturales, le mur pignon désigne désormais également un mur qui soutient un toit plat.
Niveau
Espace situé entre un plancher et le plafond qui lui est immédiatement supérieur, compté sur une même verticale, rez-de-chaussée compris (contrairement à la notion d’étage qui comptabilise seulement les niveaux au-dessus du rez-de-chaussée). Un niveau représente généralement 3 mètres de hauteur de façade et 2,70 mètres de hauteur minimum sous plafond.
Opération d’aménagement d’ensemble (ou opération d’ensemble)
Une opération d’aménagement d’ensemble porte sur la totalité de plusieurs terrains et/ou unités foncières contigus, de sorte à garantir la cohérence d’un aménagement d’ensemble, sans faire référence à une procédure particulière.
Une telle opération suppose la réalisation de travaux et l’installation d’équipements d’une certaine importance, ayant une incidence sur l’organisation urbaine. Une opération d’ensemble suppose en outre que l'ensemble des propriétaires concernés s'engage dans une réalisation commune des travaux de voirie, d'éclairage, de réseaux et d'espaces collectifs, sur la base d’un plan d’organisation ou schéma global d’implantation des nouvelles constructions, portant sur la totalité des terrains concernés. Les outils d'aménagement mobilisables au choix des propriétaires, sont le lotissement, le permis de construire groupé, l'association foncière urbaine.
A défaut, un opérateur unique (public ou privé) peut se voir confier la réalisation de l’opération d’aménagement d’ensemble. Il devra préalablement procéder à l’acquisition du foncier concerné et viabiliser et aménager la zone par l’intermédiaire d’une procédure de ZAC ou de lotissement.
Ordonnancement
Agencement, rythme et disposition des façades.
Axe de symétrie
Niveau Niveau
Travée
Patrimoine remarquable (ou patrimoine d’intérêt local)
Regroupe à la fois des éléments construits ou paysagers, emblématiques du cadre de vie de la commune. Il se compose : - soit d’édifices remarquables pour leur qualité de composition, de style, de représentativité d’une époque de l’histoire de l’architecture ou de l’architecture régionale ; - soit d’éléments ponctuels pittoresques (puits, fontaines, pigeonniers, murs anciens, etc.), vestiges d’une occupation ancienne et témoins d’une époque, d’une technique, d’un usage out d’un savoir-faire le plus souvent disparu. Ils font partie du paysage et souvent de l’identité des quartiers ; - soit d’éléments paysagers, composés ou isolés, de statut public ou privé (arbre remarquable, parc et jardin paysager ou arboré, haie, alignement planté, boisement.).
Les éléments identifiés comme remarquables au titre du patrimoine local sont identifiés au document graphique du présent règlement.
Piscine
Depuis la réforme des autorisations de construire intervenue en octobre 2007, les piscines sont considérées comme une nouvelle construction, et non comme une annexe ou une extension d’une construction existante. La construction d’une piscine nécessite l’obtention d’une déclaration préalable.
Réhabilitation
Travaux d’amélioration générale ou de mise en conformité avec les normes en vigueur (normes de confort, électriques, sanitaires, d’isolation, de chauffage, etc.) réalisés dans le volume de la construction existante, sans augmentation de surface.
Recul
Distance mesurée perpendiculairement entre une construction et une voie (publique et privée) ou une emprise publique, destinée à déterminer une distance entre la limite de l’emprise d’une voie et l’implantation d’une construction. Le recul d’implantation est réglementé à l’article 6 du présent règlement.
Les éléments de modénature et les éléments architecturaux, tels que les corniches, les débords de toiture, les bow-windows et les balcons, ne sont pas pris en compte dans le calcul du recul, dans la limite de 0,50 mètre.
Rénovation
Désigne la remise à neuf d’une construction ou installation, dans un état analogue à son état d’origine. La rénovation sous-entend le maintien de la fonction antérieure de l’ouvrage.
Restauration
Désigne la remise en état (réparation des éléments détériorés, de couverture, enduits, menuiseries, planchers, etc.) à l’identique (en reproduisant fidèlement et avec les mêmes matériaux et procédés d’utilisation) d’un bâtiment ou d’un ouvrage présentant un intérêt architectural ou historique marqué.
Restructuration
Réhabilitation qui comporte une modification des superstructures ou des infrastructures de l’ouvrage.
Retrait
Distance mesurée perpendiculairement entre une construction et les limites séparatives latérales et de fond de parcelle. Les éléments de modénature et les éléments architecturaux, tels que les corniches, les débords de toiture, les bow-windows et les balcons, ne sont pas pris en compte, dans la limite de 0,50 mètre. Le retrait d’implantation est réglementé à l’article 7 du présent règlement.
Rez-de-chaussée
Premier niveau habitable, éventuellement situé au-dessus du sous-sol s’il existe.
Rue
Espace de circulation qui dessert les logements et les activités existantes (commerces, services, équipements, bureaux, etc.) La rue met en relation et structure les différents quartiers, s’inscrivant de fait dans un réseau de voies à l’échelle du territoire communal.
Sentier
Chemin très étroit.
Servitude de passage
La servitude de passage prévue à l’article 682 du code civil permet d’emprunter une propriété privée pour gagner un terrain enclavé. Elle est établie par accord entre les parties ou, à défaut, par voie judiciaire.
Sol naturel
Sol tel qu’il existe dans son état antérieur aux travaux entrepris pour la réalisation du projet, à la date de l’autorisation de construire et à l’emplacement de l’emprise au sol du projet.
Sous-sol
Partie enterrée ou semi-enterrée d’une construction, à condition que le niveau supérieur du sous-sol n’excède pas 1 mètre par rapport au sol naturel.
Surface aménagée
Correspond aux surfaces artificialisées nécessaires à un projet de construction et ses aménagements extérieurs éventuels conduisant à une imperméabilisation du sol, hors espaces verts de pleine terre.
Surface de vente
Local affecté à la circulation de la clientèle pour effectuer ses achats et à l’exposition des marchandises proposées à la vente et à leur paiement. Ne sont pas compris les locaux destinés aux réserves, entrepôts, les surfaces inaccessibles au public et les parkings.
Surface de plancher
La surface de plancher d’une construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction :
- des surfaces correspondant à l’épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l’extérieur ;
- des vides et des trémies afférents aux escaliers et ascenseurs,
- des surfaces sous plafond inférieures ou égales à 1,80 mètre,
-des surfaces de plancher destinées au stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d’accès et les aires de manœuvres ;
-des combles non aménageables pour l’habitation ou pour les activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial ;
- les locaux techniques nécessaires au fonctionnement d’un groupe de bâtiments ou d’un immeuble autre qu’une maison individuelle, y compris les locaux de stockage des déchets ;
- les caves ou celliers, annexes à des logements dès lors que ces logements sont desservis uniquement par une partie commune ;
- d’une surface égale à 10% des surfaces de plancher affectées à l’habitation telles qu’elles résultent le cas échéant de l’application des alinéas précédents, dès lors que les logements sont desservis par des parties communes intérieures.
Croquis 1/3
Croquis 2/3
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Croquis 3/3
Surface imperméabilisée
Voir Imperméabilisation du sol
Sont considérées comme surfaces imperméabilisées toutes les surfaces autres que les espaces verts aménagés et les espaces laissés en pleine terre, à savoir :
- les surfaces des toitures, terrasses, piscines,
- les surfaces enrobées, bétonnées, stabilisées, en terre battue ou en bicouche nécessaires aux constructions ainsi qu’aux routes, parkings, trottoirs, etc.) ;
- les surfaces pavées ou dallées et autres surfaces imperméables.
Terrain (ou terrain d’assiette du projet)
Bien foncier constitué par l’unité foncière, définie comme l’îlot de la propriété d’un seul tenant, composé d’une parcelle ou d’un ensemble de parcelles cadastrales, appartenant à un même propriétaire ou à une même indivision, et délimité par les emprises publiques et autres unités foncières contigües.
Terrain naturel
Le point de référence est constitué par le sol naturel existant avant tout travaux d’exhaussement ou d’excavation entrepris en vue de la réalisation du projet de construction, objet d’une demande de permis de construire.
Terrain viabilisé
La notion de terrain viabilisé entrainant autorisation de construire est définie au sens de l’article L.332-15 du code de l’urbanisme qui stipule « L'autorité qui délivre l'autorisation de construire, d'aménager, ou de lotir exige, en tant que de besoin, du bénéficiaire de celle-ci la réalisation et le financement de tous travaux nécessaires à la viabilité et à l'équipement de la construction, du terrain aménagé ou du lotissement, notamment en ce qui concerne la voirie, l'alimentation en eau, gaz et électricité, les réseaux de télécommunication, l'évacuation et le traitement des eaux et matières usées, l'éclairage, les aires de stationnement, les espaces collectifs, les aires de jeux et les espaces plantés ».
Cette définition est renforcée au sens de l’article L.13-15 du code de l’expropriation qui stipule « La qualification de terrains à bâtir (...) est réservée aux terrains qui (...) sont, quelle que soit leur utilisation, tout à la fois : a) effectivement desservis par une voie d'accès, un réseau électrique, un réseau d'eau potable et, dans la mesure où les règles relatives à l'urbanisme et à la santé publique l'exigent pour construire sur ces terrains, un réseau d'assainissement, à condition que ces divers réseaux soient situés à proximité immédiate des terrains en cause et soient de dimensions adaptées à la capacité de construction de ces terrains (...) ; b) situés dans un secteur désigné comme constructible par un plan d'occupation des sols rendu public ou approuvé ou par un document d'urbanisme en tenant lieu (...) ».
Toiture
Toiture-terrasse
Couverture quasiment plate ou totalement plate d’une construction, ne comportant que de très légères pentes permettant l’écoulement des eaux de pluies.
Toiture à pente
Couverture qui comporte un ou plusieurs plans inclinés, symétriques ou non, concourant à définir le volume externe visible d’une construction.
Trame verte et bleue (TVB)
La notion de trame verte et bleue, issue de loi portant Engagement National pour l’Environnement (dite loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010) représente un réseau formé de continuités écologiques terrestres et aquatiques, à prendre en compte dans les documents d’urbanisme (SCOT et PLU). L’identification et la préservation de la trame verte et bleue doit contribuer à l’amélioration de l’état de conservation des habitats naturels et des espèces et au bon état écologique des masses d’eau.
Les continuités écologiques constituant la trame verte et bleue comprennent des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques (articles L.371-1 et R.371-19 du code de l'environnement). Leur identification et leur délimitation doivent notamment permettre aux espèces surtout animales de se déplacer pour assurer leur cycle de vie et favoriser leur capacité d’adaptation.
Les réservoirs de biodiversité sont des espaces dans lesquels la biodiversité est la plus riche ou la mieux représentée, où les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de vie et où les habitats naturels peuvent assurer leur fonctionnement en ayant notamment une taille suffisante, qui abritent des noyaux de populations d'espèces à partir desquels les individus se dispersent ou qui sont susceptibles de permettre l'accueil de nouvelles populations d'espèces. Les réservoirs de biodiversité comprennent tout ou partie des espaces protégés et les espaces naturels importants pour la préservation de la biodiversité (article L. 371-1 II et R. 371-19 II du code de l'environnement). Les corridors écologiques assurent des connexions entre des réservoirs de biodiversité, offrant aux espèces des conditions favorables à leur déplacement et à l'accomplissement de leur cycle de vie. Les corridors écologiques peuvent être linéaires, discontinus ou paysagers. Les corridors écologiques comprennent les espaces naturels ou semi-naturels ainsi que les formations végétales linéaires ou ponctuelles permettant de relier les réservoirs de biodiversité, et les couvertures végétales permanentes le long des cours d'eau mentionnées au I de l'article L. 211-14 du code de l'environnement).
Les cours d'eau, parties de cours d'eau et canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement et les autres cours d'eau, parties de cours d'eau et canaux importants pour la préservation de la biodiversité constituent à la fois des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques.
Les zones humides importantes pour la préservation de la biodiversité constituent des réservoirs de biodiversité et/ou des corridors écologiques.
Transformation
Réhabilitation qui comporte un changement de destination ou de mode de fonctionnement de la construction.
Unité foncière
Ilot d’un seul tenant composé d’une ou plusieurs parcelles cadastrales appartenant à un même propriétaire ou à la même indivision.
Voie (ou voirie)
De statut public ou privé, la voie inclue non seulement la partie de la chaussée ouverte à la circulation des véhicules, mais également la partie de l’emprise réservée au passage des piétons.
Voie de desserte
Voie ouverte à la circulation générale des véhicules et des piétons, qui constitue la desserte automobile de plusieurs propriétés. Ne sont pas considérés comme voie de desserte, les pistes cyclables, les cheminements piétons, les chemins ou sentiers.
Voie privée
Une voie privée se distingue de la voie publique par la personne qui en est propriétaire. Une voie privée est donc en général une voie appartenant à une personne privée, mais il peut s’agir également du domaine privé communal, tels les chemins ruraux. Pour être considérée comme une voie d’accès ou de desserte, une voie privée doit être utilisable par plusieurs propriétés et donc être « ouverte à la circulation du public », ce qui suppose l’accord exprès ou tacite du ou des propriétaires.
Voie publique
Une voie publique est, au sens du code de la voirie routière, une voie affectée à la circulation terrestre publique (hors voies ferrées) et appartenant au domaine public de la collectivité (État, commune, département) qui en est propriétaire. Au sens domanial du terme, elle englobe la chaussée ouverte aux véhicules mais aussi ses dépendances comme les trottoirs et les accotements éventuels.
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