Les constructions nouvelles ou aménagées doivent être cohérentes avec le caractère dominant des constructions voisines. Le permis de construire pourra être refusé si la construction porte atteinte à l’harmonie d’ensemble.
Les modifications ou extensions des constructions existantes doivent avoir, par leurs dimensions, leur architecture, et la nature des matériaux, un aspect similaire au bâtiment objet de la demande afin d’en préserver le caractère. Les vérandas dérogent à cette règle sous réserve d’une insertion harmonieuse vis-à-vis du bâtiment objet de la demande.
Façades et revêtements
Toutes les façades doivent présenter une unité de traitement.
Les constructions à usage d’habitation seront réalisées : - soit en matériaux destinés à être recouverts d’enduit, - soit en brique rouge en terre cuite (pleine ou de parement), - soit en pierre calcaire. - Soit en pans de bois (colombage).
Les matériaux destinés à être recouverts (brique creuse, parpaing …) doivent l’être d’enduits lisses, talochés ou grattés fins, de teinte rappelant les enduits anciens au mortier bâtard ou à la chaux (gamme de beige, sable, ocre), à l’exclusion du blanc pur.
Pour le traitement des façades des constructions réalisées en matériaux recouverts d’un enduit, la pose de briques rouge en terre cuite (pleines ou de parement) en modénatures est encouragée. Elles doivent être disposées autour des croisées ou portes d’entrée, aux chaînages d’angle, aux bandeaux ou corniches, aux soubassements sans dépasser 0.80m de hauteur.
Les imitations de matériaux telles que fausse pierre, fausse brique etc. sont proscrites.
L’emploi de clins en PVC est strictement interdit.
En cas de travaux d’isolation par l’extérieur, l’emploi du PVC est strictement interdit. Sont seuls autorisés : - les « plaques » à condition d’être recouvertes d’un enduit respectant le nuancier de la plaquette de recommandations architecturales du Pays de Thelle ; - les clins en bois en pose verticale et qu’ils soient peints dans les teintes déclinées dans le nuancier de la plaquette de recommandations architecturales du Pays de Thelle.
Annexes#
Les annexes type garages, remises doivent être construites en harmonie avec le bâtiment principal.
Les abris de jardin doivent réalisés soit en bois, soit en tôle galvanisée peinte dans les tonalités du nuancier de la plaquette de recommandations architecturales du Pays de Thelle.
Ouvertures
Les ouvertures en façade, portes et fenêtres, doivent respecter les proportions des menuiseries traditionnelles.
Les teintes et matériaux utilisés devront respecter les recommandations architecturales du CAUE pour le Pays de Thelle, annexés au présent règlement. Ils ne doivent pas avoir un aspect brillant.
Les volets roulants doivent être intégrés au bâti (coffre non saillant). Lorsqu’ils existent au moment de la demande de travaux, les volets battants doivent être maintenus sur les façades visibles depuis l’espace public.
A l’exception des ouvertures de sous-sol, des baies vitrées fixes et coulissantes et des vérandas, les ouvertures de la façade principales doivent toujours être plus hautes que large avec un ratio d’au moins 25%.
Sous-sols : L’attention des pétitionnaires est attirée sur la présence d’eau dans le sol par endroits et sur les risques d’infiltration qui peuvent en résulter. Ils sont invités à faire procéder à une étude hydrogéologique pour s’assurer que l’édification des constructions est possible et qu’elle ne sera accompagnée d’aucun désordre.
Toitures
La pente des toitures des habitations neuves doit être comprise entre 35° et 45° sur l’horizontal, sauf pour le cas des toitures à la Mansart, des toits terrasses et des vérandas.
Aussi, les nouvelles toitures doivent reprendre les caractéristiques de celles déjà existantes afin d’en favoriser l’intégration urbaine. La pente peut être réduite :
- à 15° et un seul versant pour les annexes adossées à une construction existante.
Exceptées pour les vérandas, les matériaux de toitures seront de teinte brunie ou orangée pour un style d’aspect terre cuite ou bien d’aspect ardoise naturelle avec une teinte gris bleu.
Pour les matériaux de toitures, les teintes claires (blanc, jaune, …) et noires sont proscrites.
Pour les matériaux de toitures, l’aspect métallique ou ondulée est interdit, à l’exception du zinc, utilisé en détail dans la toiture.
Les panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques sont autorisés en toiture, sous réserve d’une pose dans le plan de la toiture (absence de débord) et d’une tonalité rappelle les matériaux de couverture traditionnels.
Les ouvertures en toiture doivent être en harmonie avec la composition de la façade (conservation de l’alignement des ouvertures, rappel de teintes, menuiseries similaires…). Sauf construction existante possédant déjà ce type d’ouverture, les ouvertures en toitures suivantes sont interdites :
-les lucarnes rampantes, -les lucarnes retroussée (dite chien-assis), -les lucarnes en trapèze, -les lucarnes à jouées galbées, -les outeaux
Afin de préserver l’harmonie de l’existant, les constructions peuvent donc présenter le même type de lucarnes que celles existantes en toitures en cas de rénovation, extension ou autres transformations de ce bâti.
Les ouvertures constituées de châssis de toit basculants sont autorisées à condition qu’elles soient :
-posées au nu du plan de couverture, -plus hautes que larges.
La pose de volets roulant sur des châssis de toit basculant est possible à condition qu’ils soient de la même tonalité que le matériau de couverture.
Clôtures sur rue Les clôtures sur rue auront une hauteur comprise entre 1.80m et 2.00m. Les clôtures sur rue doivent présenter une simplicité d’aspect. Elles doivent être composées soit d’un grillage plastifié vert à mailles orthogonales doublé d’une haie vive, soit d’un mur bahut surmonté d’une grille ou palissade, soit d’une haie diversifiée. Les clôtures réalisées en plaques de béton armées entre poteaux sont interdites. La pose de claustras divers (en bois, en textile…) en façade sur rue est interdite. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux équipements publics et d’intérêt collectif dès lors qu’une mise en sécurité est nécessaire. Portail La hauteur maximale des portails est limitée à 1.50m. En acier, PVC, bois ou aluminium, ils reprendront le principe des grilles à barreaudage droit. En bois, ils seront pleins et peints en harmonie avec la construction principale. Divers Les sorties de chaudière, les antennes paraboliques, les équipements de climatisation sont interdits si ils sont visibles depuis l’espace public. Ceux-ci doivent être dissimulés. Les citernes ainsi que les installations similaires doivent être placées en des lieux peu visibles de la voie publique, ou masquées par un rideau de verdure.
Zone UD – paragraphe 6 traitement environnemental et paysager des espaces non#
Bâtis et abords des constructions#
Les espaces libres non bâtis et non occupés par des aires de stationnement doivent être plantés et engazonnés. L’utilisation des essences locales est vivement recommandée, comme la charmille au feuillage marcescent, le noisetier, le mahonia, le groseillier à fleurs, le forsythia, le seringat, le cornouiller sanguin, le saule osier, le hêtre, le cytise ou le chèvrefeuille, ... L’utilisation de plusieurs essences doit être favorisée pour la création de haies. Pour les nouvelles clôtures, l’utilisation d’espèces invasives (thuya, laurier, robinier, bambou …) et d’espèces allergènes est interdite.
Zone UD – paragraphe 7 stationnement#
Principes Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques, sur le terrain d’assiette de l’opération. Toute place de stationnement supprimée doit être remplacée. Nombre de places de stationnement Il est exigé d’aménager au moins :
- Pour logements (hors logement social) : 1 place / 60 m² de surface de plancher avec au minimum 2 places/logement dont 1 couverte ;
- Pour les logements locatifs réalisés avec l’aide de l’état : 1 place / logement.
Pour tout lotissement et projet d’ensemble, il sera prévu en outre, en dehors des voies de circulation, 1 place banalisée pour deux logements. La règle applicable aux constructions ou établissements non prévus ci-dessus est celle à laquelle les établissements sont le plus directement assimilables.
Normes de stationnement pour les cycles non motorisés Un stationnement pour les cycles non motorisés devra être réalisé dans le cadre d’opérations d’aménagement d’ensemble à destination d’habitations et de bâtiments à usage tertiaire, conformément aux dispositions du code de la construction.