La hauteur de l’extension d’une construction existante est limitée à celle de la construction existante.
4.1. Hauteur#
a. Règles générales :
La hauteur maximale des constructions à usage de services publics, d'intérêt général ou d'intérêt collectif n'est pas limitée. Il en va de même des ouvrages techniques indispensables, cheminées et autres superstructures, lorsque leurs caractéristiques l'imposent, et deslucarnes.
La hauteur des constructions ne peut excéder :
Habitations
Constructions à usage agricole
Égout de toiture ou acrotère 7m
Non réglementée
Faîtage 8,5 m 8,50 m
Annexes à la construction principale (hauteur à l’égout du toit) 4m#
Non réglementée
b. Règles alternatives :
Une hauteur différente du plan des hauteurs peut être autorisée ou imposée dans les cas ci-dessous : - Aux équipements ou ouvrages techniques d’intérêt collectif et services publics pour des raisons de sécurité ou de fonctionnalité ; - Une hauteur différente, en dépassement, dans la mesure où le dépassement n’excède pas 1 mètre, en vue d’harmoniser les hauteurs à l’égout avec celles des constructions voisines ; - Une hauteur différente, en dépassement, dans le cas d’une extension d'une construction existante pour rester en harmonie avec la hauteur du bâtiment existant.
Article 5 - Qualités architecturales et paysagères des constructions#
Voir la section 2 des règles générales en tête du chapitre 3.
5.1. Façades#
5.1.1. Intervention sur une construction existante#
- Le ravalement des façades et les modifications de façades doivent conduire à améliorer l’aspect extérieur des constructions ainsi que leur état sanitaire. À ce titre, doivent être employés des matériaux, techniques et couleurs ne dévalorisant pas le caractère des constructions ni leur insertion dans leur environnement.
- Les interventions sur les façades doivent être qualitatives et participer à la mise en valeur ou la (re)valorisation des caractéristiques du bâtiment ou son amélioration le cas échéant : - Respecter les caractéristiques structurelles des façades (porches, halls d’entrée, etc.) en veillant à la bonne mise en œuvre des modifications qui visent à l’amélioration des conditions d’accessibilité, d’habitabilité ou de sécurité ; - Respecter leurs caractéristiques architecturales, notamment les modénatures, l’ordonnancement et la matérialité des baies, les devantures, les couvertures, etc. ; - Permettre l’insertion des éléments d’installations techniques sans altérer ses caractéristiques architecturales ; - Renoncer à la pose d’éléments extérieurs incompatibles avec le caractère de l’édifice ; - Préserver et restaurer sauf en cas d’impossibilités techniques avérées : o Les ouvrages en pierre de taille ou en brique, prévus pour être apparents ; o Les éléments d’ornementation (modénatures, ferronneries, corniches, volets, céramiques, etc.) ; o Les percements marquants de la composition générale des façades, en particulier lorsqu’il s’agit des façades sur espaces publics ou voies ; o Les soubassements des constructions.
- La nature et la couleur des enduits, des matériaux de revêtement de façade et des peintures (y compris celles des menuiseries extérieures, des ferronneries, etc.) doivent être choisies pour rechercher l’harmonie avec d’une part, l’écriture architecturale de la construction et d’autre part, celle des constructions avoisinantes.
- Travaux d’isolation par l’extérieur : Les détails d’isolation par l’extérieur seront traités avec soin : détail d’encadrement et d’appui de fenêtre, angles, doubles peaux assurant un confort bioclimatique…
Constructions nouvelles et extensions par surélévation#
- De manière générale, toutes les façades d’une construction doivent bénéficier d’un même degré de qualité architecturale. Il sera recherché une harmonie architecturale (couleur, matériaux) sur chacune des façades. Le choix des matériaux et des couleurs devra être effectué en recherchant l’insertion du projet dans le milieu environnant.
- Les murs bruts non conçus pour être laissés apparents doivent être enduits.
- Un soin particulier doit être porté aux détails de façades et aux dispositifs techniques qui s’y intègrent.
- Les coffres de volets roulants apparents sont interdits.
- Dans le cas de terrains en pente, les soubassements des constructions et les murs de soutènement doivent être traités de manière homogène.
- La cohérence de la composition passe par un travail sur les dimensions, les proportions globales, le rapport entre verticales et horizontales ainsi que la disposition des percements en lien avec l’organisation intérieure. Ce travail de composition doit faire écho aux façades traditionnelles environnantes.
- Un soin particulier doit être porté aux détails de façades et aux dispositifs techniques qui s’y intègrent.
- Les matériaux employés en façade doivent être qualitatifs et pérennes (stabilité de la matière dans le temps). Le projet doit notamment prévoir la protection des éléments saillants contre les infiltrations de l’eau pour éviter la dégradation des matériaux. Les murs bruts non conçus pour être apparents doivent être enduits ou recouverts. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux constructions présentant des caractéristiques spécifiques (serres plastiques, tissus, filets, abris animaux, …)
- Les couleurs des constructions ne doivent pas être multipliés. Elles doivent en outre s’inscrire dans les tonalités du contexte paysager.
- En cas de recours à un matériau traditionnel, il convient d’en respecter l’aspect et les modalités de mise en œuvre.
- Sont interdits : les matériaux composites ou d’aspect synthétique, les finitions « brillantes » et aspects réfléchissant, les associations de couleurs criardes, les détails de finition inadaptés à l’environnement urbain.
5.2. Toitures#
Intervention sur une construction existante#
- Toutes les toitures doivent bénéficier d’un traitement qualitatif offrant une meilleure insertion possible dans l’environnement et à choisir en fonction de l’architecture globale du projet.
- La pente de toiture doit être calculée en fonction du matériau employé.
- En cas d’extension (dont l’extension par surélévation) ou d’intégration d’une construction nouvelle dans un tissu urbain déjà constitué, une pente identique à celle de la construction à laquelle elle s’adosse pourra être imposée.
- Qu’il s’agisse de toiture à pente(s) ou de toiture-terrasse végétalisée, l’intégration d’accessoires techniques (édicules d’ascenseur, extracteurs, caissons de climatisation, garde-corps, capteurs d’énergie solaire, antennes...) doit être recherchée de façon à en limiter l’impact visuel.
- Pour les dispositifs permettant de capter l’énergie solaire, la saillie est autorisée, mais doit être la plus réduite possible.
- Les châssis de toit doivent soit être encastrés dans la toiture, soit suivre le plan de la couverture (en saillie), en limitant le plus possible le dépassement de ce plan, ils doivent être de couleur sombre. Les dispositifs d’éclairage naturel créés dans un comble (lucarnes, châssis, verrières, etc.) doivent présenter des dimensions en cohérence avec la composition des façades, en particulier pour celles donnant sur les emprises publiques ou voies. L’inscription des châssis de toits doit prendre en compte le volume du bâti et ne pas dépasser au total (somme des châssis) le tiers de la longueur de la toiture, débords de toit inclus.
- Les matériaux extérieurs doivent être choisis de manière à s’intégrer avec l’environnement du quartier et offrir des garanties de qualité pour conserver un aspect satisfaisant dans le temps.
Constructions nouvelles et extensions par surélévation#
- Toutes les toitures doivent bénéficier d’un traitement qualitatif offrant une meilleure insertion possible dans l’environnement et à choisir en fonction de l’architecture globale du projet.
- En cas d’extension (dont l’extension par surélévation), de manière générale, il convient de privilégier les toitures à deux pans. Dans le cas où une autre forme de toiture est proposée (toiture terrasse, toiture mono-pente…), elle peut être admise si elle bénéficie d’un traitement qualitatif en harmonie avec le bâtiment existant et/ou les constructions environnantes.
- La pente de toiture doit être calculée en fonction du matériau employé.
- En cas d’extension (dont l’extension par surélévation) ou d’intégration d’une construction nouvelle dans un tissu urbain déjà constitué, une pente identique à celle de la construction à laquelle elle s’adosse pourra être imposée.
- Les matériaux extérieurs doivent être choisis de manière à s’intégrer avec l’environnement urbain du quartier et offrir des garanties de qualité pour conserver un aspect satisfaisant dans le temps : - Les matériaux utilisés pour les logements de fonction et extensions sont soit des tuiles dans des teintes traditionnelles, soit des ardoises naturelles, soit des toitures terrasses végétalisées, - Des toitures terrasses non végétalisées ainsi que le zinc sont autorisés pour les volumes secondaires, annexes, éléments de liaison. Ils sont traités avec des matériaux de revêtement autres qu’une simple membrane d’étanchéité, - Du verre est autorisé pour les volumes secondaires au corps principal du bâtiment (exemple : élément de liaison), - D’autres matériaux pourront être utilisés pour les serres et les vérandas.
- Qu’il s’agisse de toiture à pente(s) ou de toiture-terrasse végétalisée, l’intégration d’accessoires techniques (édicules d’ascenseur, extracteurs, caissons de climatisation, garde-corps, capteurs d’énergie solaire, antennes...) doit être recherchée de façon à en limiter l’impact visuel.
- Les dispositifs de production d’énergie renouvelable sont autorisés en toiture, la saillie est autorisée, mais doit être la plus réduite possible. Ils doivent être de couleur sombre ou de couleur similaire à celle de la toiture.
- Les châssis de toit doivent soit être encastrés dans la toiture, soit suivre le plan de la couverture (en saillie), en limitant le plus possible le dépassement de ce plan, ils doivent être de couleur sombre. Les dispositifs d’éclairage naturel créés dans un comble (lucarnes, châssis, verrières, etc.) doivent présenter des dimensions en cohérence avec la composition des façades, en particulier pour celles donnant sur les emprises publiques ou voies.
- L’inscription des châssis de toits doit prendre en compte le volume du bâti et ne pas dépasser au total (somme des châssis) le tiers de la longueur de la toiture, débords de toit inclus.
5.3. Clôtures#
Voir la section 2.1 des règles générales en tête du chapitre 3.
Zone A
5.3.1. Murs, murets et clôtures existant(e)s#
Voir la section 2.1.1 des règles générales en tête du chapitre 3.
5.3.2. Nouvelles clôtures#
- Les nouvelles clôtures doivent : - Être traitées comme une prolongation de l'architecture des constructions qu'elles accompagnent, soit en cohérence avec les éléments existants et clôtures environnantes de qualité ; - Employer des matériaux présentant un caractère pérenne conservant un aspect qualitatif dans le temps.
- Sont interdits : - Les végétaux artificiels - Les matériaux par plaques ainsi que l’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts.
a. Nouvelle clôture sur voie ou emprise publique ou privée :
Les clôtures donnant sur les voies ou emprises publiques ou privées, doivent contribuer à mettre en valeur le paysage. Elles doivent être en harmonie avec les clôtures et constructions existantes donnant sur le même espace de desserte.
Elles seront généralement constituées d’un muret de pierre ou de maçonnerie, enduit sur les deux faces, d’une hauteur comprise entre 0,70 m et 1,20 m, éventuellement surmonté d’un dispositif d’occultation à claire voie, d’une grille, d’un grillage, l’ensemble ne dépassant pas 1,50 m de hauteur au total. Elles devront être doublées d’une haie vive.
La hauteur des clôtures peut être supérieure aux règles édictées pour des impératifs de sécurité ou des motifs liés au dénivelé entre la voie et le terrain d’assiette du projet dûment justifiés., dans la limite de 1,80 mètres de hauteur au total et sous réserve de leur bonne intégration paysagère.
Afin que le projet tienne compte du contexte rural, naturel ou agricole et des particularités géographiques du site, les types de clôtures suivantes peuvent être admis ou imposés dans la limite de 1,80 mètres de hauteur :
- Une haie vive, - Un grillage doublé d’une haie vive, - Une clôture en bois (brande, ganivelle, panneaux, …) doublée d’une haie vive.
Dans les secteurs soumis au PPRL, les clôtures pourront déroger à la règle pour rendre possible l’écoulement de l’eau.
b. Nouvelle clôture sur limites séparatives :
Les clôtures sur limites séparatives seront constituées : - D’une haie vive, - D’un grillage doublé d’une haie vive, - Soit d’une clôture en bois (brande, ganivelle, panneaux, …) doublée d’une haie vive.
Dans tous les cas, leur hauteur sera limitée à 1,80m.
Elles doivent permettre la circulation de la petite faune vers les parcelles voisines : un passage d’une hauteur de 8cm pour la petite faune est exigé au ras du sol sur tout ou partie de la clôture.
La hauteur des clôtures peut être supérieure aux règles édictées pour des motifs liés au dénivelé entre le terrain d’assiette du projet et les propriétés riveraines dûment justifiés. Dans ce cas, la hauteur supplémentaire de clôture autorisée ne peut pas dépasser la hauteur du dénivelé existant et le projet doit garantir une bonne intégration paysagère de la clôture. En continuité d’une clôture patrimoniale existante, il peut être imposé de se conformer aux murs et murets traditionnels, en suivant les dispositions décrites au paragraphe précédent.