‐ La hauteur des constructions mesurée depuis le terrain naturel existant avant travaux, ne doit pas dépasser 11 mètres au faitage ou 5,5 mètres à l’acrotère ou à l’égout du toit.
‐ Les constructions non maçonnées ne doivent pas excéder 3,50 m de hauteur au faitage. ‐ La hauteur des constructions annexes de moins de 50 m2 ne doivent pas dépasser 3,5 mètres au faitage mesurée depuis le sol naturel existant avant travaux. ‐ Pourront dépasser cette hauteur :
- Les bâtiments reconstruits sans toutefois dépasser leur hauteur initiale ; o Les extensions de bâtiments existants dépassant cette hauteur sans toutefois dépasser la hauteur du bâtiment existant. ‐ La hauteur des ouvrages techniques de récupération d'énergie implantés au sol ne doit pas dépasser 5 mètres au point le plus haut mesuré depuis le sol naturel. ‐ Le niveau du seuil du rez-de-chaussée des constructions devra être au moins au niveau de la voie de desserte. Des adaptations pourront être autorisées en fonction de la topographie du terrain ou en cas d’impossibilité technique justifiée. ‐ Les règles édictées ci-dessus ne s'appliquent pas aux constructions et installations nécessaires aux services publics et d'intérêt collectif.
Dans la zone à risque de débordement du ru de Signets - Les constructions principales devront être surélevées d’au moins 1 marche (au moins de 20cm), y compris en cas d’extension.
UB 11 - Aspect des constructions et amenagement de leurs abords#
Généralité Les constructions doivent avoir une volumétrie et un aspect s’harmonisant avec l’ensemble du bâti avoisinant. Les constructions devront s’inspirer des caractéristiques de l’architecture traditionnelle de la Brie et reprendre les principaux éléments de composition du bâti environnant (volume, forme de toiture, couleur de la façade, ordonnancement des ouvertures, clôture), afin de garantir l’unité et la cohérence architecturale du lieu. Les constructions avec une architecture étrangère à la région sont proscrites : type mas provençal, chalet savoyard…. Il est interdit l’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts d’un revêtement ou d’un enduit (tels que parpaing, brique creuse, béton cellulaire par exemple).
Peuvent s’exonérer des règles ci-dessous, à condition que cela ne conduise pas à une situation portant atteinte au paysage ou à la facture architecturale du bâtiment :
1. Les constructions non maçonnées de moins de 20 m² de surface au sol. 1. Les vérandas, serres et piscines. 2. Les vitrines de commerce. 2. Les constructions suivantes affirmant une architecture de style contemporain :
‐ les services publics ou d’intérêt collectif, ‐ les constructions ou parties de construction mettant en valeur un aspect ou une fonction du bâtiment, ‐ des constructions servant de liaison entre deux parties bâties différentes en volumétrie, facture ou époque architecturale… 4. Les parties de constructions employant des énergies renouvelables ou de conception bioclimatiques. 3. Les travaux et les extensions d’une construction existante ainsi que les constructions édifiées sur une propriété supportant déjà une construction principale, pour :
‐ s’harmoniser avec l’architecture de la construction existante, ‐ s’adapter à la volumétrie ou au positionnement des baies de la construction existante. Lorsqu'un immeuble bâti existant n'est pas conforme aux règles édictées par le règlement applicable à la zone, le permis de construire ne peut être accordé que pour des travaux qui ont pour objet d'améliorer la conformité, ou tout au moins de ne pas aggraver la non-conformité de ces immeubles avec lesdites règles, ou qui sont sans effet à leur égard. Les rénovations ou aménagements de constructions existantes doivent respecter la typologie d’origine du bâtiment (volumétrie, ordonnancement, abords). Les dispositions édictées par le présent article pourront ne pas être imposées s'il s'agit de projets d'architecture contemporaine ou utilisant des technologies énergétiques nouvelles (habitat solaire, architecture bio-climatique, etc.) sous réserve toutefois que l'intégration de la construction à réaliser dans l'environnement naturel ou le paysage urbain soit particulièrement étudiée.
Toitures Les toitures de chaque corps de bâtiments principaux doivent comprendre des toitures à deux pans présentant une inclinaison comprise entre 35 et 45°. Dans le cas de l’extension d’un bâtiment existant, la pente de la toiture de l’extension peut être identique à celle du bâtiment d’origine. Les toits terrasse sont également autorisés pour les extensions, les garages et les annexes.
Les toitures doivent être recouvertes : - soit de tuiles vieillies, - soit de verrières (vitrage, panneaux solaires, photovoltaïque…) à condition qu’elles soient arasées avec le reste de la toiture.
Les couvertures des constructions doivent être réalisées en tuiles plates ou mécaniques, de tonalités rouge vieilli de nuances mélangées, dans le respect du nuancier suivant :
Est interdit l’emploi des matériaux métalliques bruts (non laqués) et de tout matériaux de couleur claire, même pour les créations de dépôts, y compris temporaires, ainsi que les tuiles ondulées de toute nature. Les tuiles noires sont interdites. Les verrières (vitrage…) sont autorisées à condition qu’elles soient arasées avec le reste de la toiture. En cas d’extension ou de rénovation, les matériaux de la nouvelle toiture doivent être d’aspect et de couleur similaires à la toiture existante. Les toitures ne doivent comporter aucun débord sur les pignons.
L’ardoise est admise en rénovation et en extension des constructions déjà couvertes en ardoises. Les éléments décoratifs et les épis de faitage devront être conservés. Les châssis seront intégrés au toit (fenêtre de toit, panneau solaire, panneau photovoltaïque...). Les éléments de toitures, notamment les lucarnes et les châssis, sont admis sous réserve qu’ils correspondent et respectent la typologie architecturale (proportions et matériaux) de l’environnement urbain proche ou du style architectural régional.
Les panneaux solaires implantés sur une partie de toiture visible depuis l'espace public sont autorisés à condition de s'intégrer en adoptant la pente de la toiture. Ces dispositions ne s'appliquent pas aux bâtiments de logements collectifs, aux constructions à usage d'activités et aux équipements collectifs, sous réserve de justifications au regard d'impératifs techniques et architecturaux.
Façades et pignons L’unité d’aspect des constructions doit être recherchée par un traitement harmonieux de toutes les façades et murs pignons, y compris pour les annexes à la construction principale. Les murs maçonnés doivent être enduits, en totalité ou en jointoiements. L’usage des couleurs criardes pour les teintes des façades est interdit. Les enduits extérieurs adopteront des teintes proches des enduits locaux traditionnels et respecteront la tonalité générale du site environnant. Les murs en bois des constructions principales ne peuvent avoir un aspect de rondins ou de planches entières.
Afin d’assurer une bonne intégration architecturale, les extensions seront dans un style identique à la construction (volume, matériaux, ouvertures, toitures et couvertures, percements...). L’architecture et la volumétrie des constructions anciennes ou présentant un intérêt architectural doivent être maintenues lors d’un ravalement ou de travaux de réhabilitation. Les murs anciens existants seront préservés et remis en état. Pour les constructions nouvelles, les murs seront soit en pierre du pays, soit recouvert d’un enduit. Les enduits s’inspireront, pour la teinte et les matériaux, des enduits de la région conformément au nuancier annexé (Annexe n°4).
La rénovation des façades doit être réalisée en respectant strictement les techniques traditionnelles de restauration et en utilisant les matériaux d’origine ou des matériaux ayant un aspect similaire (parement, enduit…) :
- Les constructions en enduit à pierres-vue doivent conserver leur aspect. - Les joints maçonnés des murs de pierre sont réalisés en mortier de chaux de teinte claire dans le ton du matériau de parement et sont arasés au nu de ce matériau ; ‐ L’ensemble des détails existants doit être conservé ou restitué. La reprise, la surélévation ou le prolongement de murs existants devront conserver l’aspect des matériaux employés initialement. ‐ Les revêtements imitation pierre sont interdits.
Les annexes techniques (coffrets et postes d’électricité et de gaz, boîte à lettres par exemple) doivent être intégrées soit dans les clôtures pleines, soit au gros œuvre du bâtiment. Pour des raisons de sécurité les éléments techniques en saillie sur l’espace public (conduits d’évacuations) devront être placés à 2,50 mètres de hauteur minimum sauf impératif technique.
Les ouvertures En façade sur rue, les menuiseries des fenêtres devront être plus hautes que larges. Les volets roulants doivent être encastrés dans la volumétrie de la construction sans saillies extérieures.
Les locaux techniques En cas de nouvelle construction de collectif ou de réhabilitation d’une construction collective existante, il doit être réalisé un local d’une surface suffisante destiné au rangement de conteneurs des divers déchets. En cas de réhabilitation d’une construction existante, la réalisation de ce local n’est pas imposée en cas de présence d’un point de collecte collective situé à moins de 100 m de la construction.
Clôtures Les clôtures sur rue doivent avoir une hauteur maximale de 2 mètres et être composées :
‐ Soit d'un muret bas maçonné (d’une hauteur comprise entre 0.50 mètre et 1 mètre) surmonté d'un barreaudage, d’une grille, d’un grillage ou d’une palissade à claire-voie et doublé ou non d'une haie vive. Les brises vues en matériaux légers (de type bâche, toile, etc.…) sont interdits.
‐ Soit d’un mur plein, en maçonnerie enduite sur les deux faces, couronné d’un rang de tuiles si l’épaisseur le permet, d’un chaperon de pierre ou à tête arrondie ;
Les clôtures en limites séparatives ‐ Les clôtures en limites séparatives doivent être composées de grillages à mailles rigides éventuellement doublés de haies. Pour des aspects liés à la préservation de la biodiversité, les clôtures doivent permettre la circulation de la petite faune. ‐ Les clôtures en limites séparatives doivent avoir une hauteur maximale de 2 mètres. ‐ Toutefois, en fonction du contexte environnant, des hauteurs et/ou aspects spécifiques pourront être autorisés ou exigés pour une meilleure intégration dans l’environnement bâti ou paysager.
Les clôtures dans les secteurs à risque d’inondation ou de débordement du Ru de Signets :
- Les clôtures doivent être composées de grillages à mailles rigides éventuellement doublés de haies à feuillage non persistant.
Les abords de la construction Les réseaux énergie et télécommunication doivent être enterrés. Les paraboles doivent être localisées de façon à n’être que peu visibles de la voie ou les espaces publics. Les annexes techniques (coffrets et postes d’électricité et de gaz, boîte à lettres...) doivent être intégrées soit dans les clôtures pleines auxquelles elles seront incorporées, soit au gros œuvre du bâtiment. Les citernes à gaz, les cuves de récupération d’eau de pluie ainsi que toute autre installation similaire ne doivent pas être visibles du domaine public. Elles devront être soit enterrées, soit intégrées dans la parcelle à l’aide de végétaux. Les climatiseurs, les pompes à chaleur ne doivent pas être visibles du domaine public.
Les éléments du patrimoine protégés au titre de l’article L151-19 du code de l’Urbanisme Sont protégées au titre de l’Article de l’Article L.151-19 du Code de l’Urbanisme, les constructions et éléments suivants :
10 Maison meulière au 22 rue de Metz#
11 Borne miliaire – 44 rue de Metz#
12 Ancienne léproserie – 77 rue de Metz#
13 Bricole 93 rue de Metz#
14 Maison des marais 121 rue de Metz#
Les travaux doivent s'inscrire dans un objectif de réhabilitation du bâti et garantir la non-dénaturation des édifices patrimoniaux par une restauration de qualité et en cohérence avec les caractéristiques architecturales du bâti ancien. Pour ces constructions, sont applicables les prescriptions suivantes : la modification du volume et de l’aspect extérieur des constructions existantes à la date d'approbation du présent PLU ne pourra être autorisée que si les interventions sur ces constructions (réfections, reconstruction, modifications, extensions limitées ou conséquentes, restructuration complète, ou partielle du bâti, démolitions partielles, etc.) conservent le caractère existant à la date d’approbation du présent PLU, ou tendent à améliorer leur conformité avec l’aspect originel du bâtiment à sa construction, s’il est connu. Toute évolution sera réalisée dans le respect de la construction originelle en privilégiant l’harmonie avec le bâti existant, notamment dans le cadre d'extensions, tout en soignant les jonctions entre les parties anciennes et éventuellement modernes. La conservation d'éléments de décor et/ou autres éléments permettant la mémoire du lieu sera imposée. Tous les travaux exécutés doivent utiliser les techniques de mise en œuvre traditionnelle et des matériaux qui permettent le maintien et la mise en valeur des caractéristiques qui constituent son intérêt culturel, historique ou architectural.