Article n 1.1. interdiction d’usages, d’affectations des sols, des constructions et des activites#
1. Sont interdites les constructions et installations de toute nature, sauf celles mentionnées à l’article N 1.2. et à l’exception de celles destinées à l’exploitation agricole dans les conditions fixées à l’article N 1.2.
2. Sont également interdits les usages, affectations des sols et les types d’activités suivantes : - Les lotissements et constructions groupées ; - Les extensions des constructions existantes sauf celle prévues à l’article N 1.2. ; - Les installations classées soumises à autorisation, à déclaration, à enregistrement ; - Les caravanes hors des terrains aménagés, les terrains de caravanes, les terrains de camping ; - Les travaux, installations et aménagements sauf ceux prévus à l’article N 1.2. ; - Les carrières ; - Les habitations légères de loisirs.
3. En application de l’article L111-6 du Code de l’Urbanisme et hors exceptions prévues par l’article L111-7, les constructions ou installations sont interdites dans une bande de 100 m de part et d'autre de l'axe de l’autoroute A344 et de 75 m de l’axe de la RD980.
4. Sont également interdits : - Tous travaux et aménagements, y compris remblaiement, altérant le fonctionnement hydraulique et/ou écologique des cours d’eau et des fossés d’écoulement ; - Toutes constructions, installations, travaux et aménagements s’ils sont susceptibles de porter atteinte aux milieux humides (affouillements, comblements, exhaussements, création de plan d’eau, dépôts divers…) ; - Les nouvelles constructions ou installations avec sous-sol (y compris semi-enterré) sont interdites dans les secteurs situés au Nord de l’Avenue Roger Salengro (RD275), au Nord de la Grande Rue, au Nord-Est et à l’Est de la route de Champigny (RD75 et RD275).
5. Dans le secteur Nj, sont également interdits : - Les constructions de toute nature excédant 12 m² d’emprise au sol ; - Les lotissements, sauf ceux prévus à l’article N 1.2.
Article n 1.2. limitation d’usages, d’affectations des sols, des constructions et des activites#
1. Dans l’ensemble de la zone : 1.1. La reconstruction à l’identique après démolition ou destruction conformément aux dispositions de l’article L111-15 du Code de l’Urbanisme, est autorisée sous réserve que la construction d’origine ne soit pas située dans un secteur soumis à risques naturels graves de nature à mettre en danger les usagers de la construction. Toutefois en secteur Na, la reconstruction est autorisée sans surface de plancher habitable et sous réserve que les constructions concernées soient nécessaires à l’exploitation agricole (maraichage…). 1.2. Les constructions et installations destinées aux équipements d’intérêt collectif et services publics (château d’eau, station d’épuration, terrains de sport, vestiaires, etc.), sont autorisées sous réserve des dispositions de l’article N 1.1. 1.3. Conformément aux arrêtés préfectoraux du 24 juillet 2001 et du 16 juillet 2004 règlementant le bruit aux abords du tracé des autoroutes, des routes départementales et des voies routières de l’agglomération de Reims, certaines constructions notamment celles destinées à l’habitat, admises dans cette zone et situées à une distance inférieure ou égale à la distance mentionnée aux arrêtés visés ci-avant, comptée de part et d’autre de la voie à partir du bord extérieur de la chaussée la plus proche, sont autorisées sous condition de respecter les normes prescrites d'isolement acoustique. Un plan d’information annexé au PLU mentionne les périmètres affectés par le bruit. 1.4. Les constructions, certains usages et affectations des sols ainsi que certains types d’activités sont autorisés, sous réserve des dispositions édictées aux articles N 1.1 et N 1.2., sous condition de ne pas porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de leur situation, de leurs caractéristiques, de leur importance ou de leur implantation, du fait de la présence de site pollué, conformément aux dispositions de l’article R111-2 du Code de l’Urbanisme et à l’arrêté préfectoral n° 2013-SUP-68-IC du 27/06/2013. Le périmètre est mentionné au plan des Servitudes d’Utilité Publique annexé au PLU. 1.5. Les équipements légers de sports, loisirs et détente liés à des circuits de promenade sont autorisés à condition qu’ils s’insèrent harmonieusement dans leur environnement naturel et paysager, sous réserve des dispositions de l’article N 1.1. 1.6. Les exhaussements et affouillements des sols sont autorisés, dans le respect des dispositions de l’article N 1.1. et à condition d’être adaptés à la gestion des milieux humides, pour au moins une des conditions suivantes : .qu'ils soient nécessaires à la réalisation des types d'occupation du sol autorisés ; .qu’ils soient nécessaires aux aménagements de l’ouvrage autoroutier ; .qu'ils soient justifiés par la nature du sol ou la topographie des lieux ; .qu’ils permettent de réduire l’exposition aux risques et nuisances.
2. Dans le secteur Nj, sont également autorisés : 2.1. Les lotissements liés à la création de jardins et les constructions afférentes.
3. Dans le secteur Np et/ou dans les secteurs concernés par le faisceau ou le cône de vue reportés au plan des zones, toute construction ou installation est interdite à l’exception de celles destinées aux équipements d’intérêt collectif et services publics, dans le respect des dispositions mentionnées à l’article L111-6 et L111-7 du Code de l’Urbanisme, et dont la hauteur totale devra être inférieure à la cote NGF reportée au plan de zones ou mentionné à l’article N 2.2.2.
. L’évacuation des eaux usées non traitées est interdite dans les fossés, cours d’eau et égout d’eaux pluviales.
N 3.2.3. Conditions de desserte des terrains par les réseaux d'énergie, d’électricité#
N 3.2.4. Conditions pour limiter l'imperméabilisation des sols, pour assurer la maîtrise du débit et de l'écoulement des eaux pluviales et de ruissellement,
1. Dans les secteurs N, Na et Nj : Les eaux pluviales feront l’objet d’infiltration à la parcelle.
2.Le rejet des eaux pluviales doit être prévu hors du domaine routier départemental.
N 3.2.5. Obligations imposées aux constructions, travaux, installations et aménagements, en matière d'infrastructures et réseaux de communications électroniques
Annexes du reglement d’urbanisme#
Lexique d’urbanisme
Annexe#
Une annexe est une construction secondaire, de dimensions réduites et inférieures à la construction principale, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale. Elle doit être implantée selon un éloignement restreint entre les deux constructions afin de marquer un lien d’usage. Elle peut être accolée ou non à la construction principale avec qui elle entretient un lien fonctionnel, sans disposer d’accès direct depuis la construction principale.
Bâtiment
Un bâtiment est une construction couverte et close.
Construction
Une construction est un ouvrage fixe et pérenne, comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par l’homme en sous-sol ou en surface.
Construction existante
Une construction est considérée comme existante si elle est reconnue comme légalement construite et si la majorité des fondations ou des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l'ouvrage remplissent leurs fonctions. Une ruine ne peut pas être considérée comme une construction existante.
Edicule
Eléments ou locaux techniques qui émergent des toitures (machineries d’ascenseurs, installations radioélectriques ou radiotéléphoniques, éoliennes, groupes extérieurs de climatisation et/ou pompe à chaleur, …)
Emprise au sol
L’emprise au sol correspond à la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu’ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements.
Extension
L’extension consiste en un agrandissement de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci. L’extension peut être horizontale ou verticale (par surélévation, excavation ou agrandissement), et doit présenter un lien physique et fonctionnel avec la construction existante.
Façade
Les façades d’un bâtiment ou d’une construction correspondent à l’ensemble de ses parois extérieures hors toiture. Elles intègrent tous les éléments structurels, tels que les baies, les bardages, les ouvertures, l’isolation extérieure et les éléments de modénature.
Gabarit
Le gabarit désigne l’ensemble des plans verticaux, horizontaux ou obliques constituant la forme extérieure de la construction. Il résulte de la combinaison des règles de hauteur, de prospects et d’emprise au sol.
Hauteur
La hauteur totale d’une construction, d’une façade, ou d’une installation correspond à la différence de niveau entre son point le plus haut et son point le plus bas situé à sa verticale. Elle s’apprécie par rapport au niveau du terrain existant avant travaux, à la date de dépôt de la demande. Le point le plus haut à prendre comme référence correspond au faîtage de la construction, ou au sommet de l’acrotère, dans le cas de toitures-terrasses ou de terrasses en attique. Les installations techniques sont exclues du calcul de la hauteur.
Limites séparatives
Les limites séparatives correspondent aux limites entre le terrain d’assiette de la construction, constitué d’une ou plusieurs unités foncières, et le ou les terrains contigus. Elles peuvent être distinguées en deux types : les limites latérales et les limites de fond de terrain. En sont exclues les limites de l’unité foncière par rapport aux voies et emprises publiques.
Local accessoire
Le local accessoire fait soit partie intégrante d’une construction principale, soit il en constitue une annexe, soit une extension. Il est indissociable du fonctionnement de la construction principale.
Voies ou emprises publiques
La voie publique s’entend comme l’espace ouvert à la circulation publique, qui comprend la partie de la chaussée ouverte à la circulation des véhicules motorisés, les itinéraires cyclables, l’emprise réservée au passage des piétons, et les fossés et talus la bordant. L’emprise publique correspond aux espaces extérieurs ouverts au public qui ne répondent pas à la notion de voie ni d’équipement public.