Intitulé du document : ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS ET AMÉNAGEMENT DE LEURS ABORDS
Rappel : Conformément à l’article R.111-21 du Code de l’Urbanisme, le permis de construire peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
11-1 Règle générale Les prescriptions de l’article Ua11 concourent à perpétuer l’architecture traditionnelle du village ainsi que son homogénéité. Ainsi, l’architecture d’origine des constructions anciennes ou présentant un intérêt architectural devra être respectée lors d’une réhabilitation, d’un ravalement ou d’une extension, tant dans l’usage des matériaux que dans celui du choix des teintes. Toutefois un aménagement partiel ou une extension mesurée de facture contemporaine pourront être acceptés sous réserve d’une bonne intégration au bâtiment existant et d’une bonne insertion dans le paysage urbain ou naturel.
11-2 Les percements et les huisseries : Les ouvertures devront avoir une hauteur franchement supérieure à leur largeur (rapport de 1 pour 1.4, à minima). Néanmoins, exceptionnellement, les ouvertures carrées justifiées par un motif technique pourront être autorisées. La hauteur des percements sera décroissante du niveau inférieur au niveau supérieur. Les nouveaux percements tiendront compte cependant, dans leurs alignements comme dans leurs proportions, de la composition des percements existants. L’usage de matériaux non traditionnels devra se faire dans le respect de l’architecture et du patrimoine d’origine (bois, fer, alu). Les menuiseries (portes, fenêtres, volets…) devront présenter des conditions d’aspect extérieur compatibles à l’architecture traditionnelle : Le bois, fer, alu et autres matériaux nobles sont des matériaux traditionnels qu’il convient de favoriser.
L’utilisation de menuiseries de formes ou de matériaux contemporains (type PVC ou autre matériau composite) n’est autorisée que dans la mesure où elle n’est pas incompatible avec les caractéristiques architecturales du bâtiment et des constructions voisines et, le cas échéant avec les caractéristiques initiales des menuiseries en cas de modifications (réhabilitation) de bâtiment existant. Exemples : 1) les huisseries PVC (ou autre matériau composite) de teinte « blanche » ne sont pas recommandées. Il faut leur préférer une teinte compatible (type, d’aspect « bois » ou teintées). 2) Les modèles de portes d’entrée principales doivent s’inspirer d’une gamme de centre ancien. 3) Les volets roulants ne sont pas autorisés sur des façades d’origine et de composition traditionnelles. Il faut leur préférer les volets d’aspect traditionnel, à double lames croisées ou comparables par leur rendu extérieur.
11-3 Les façades (enduits, badigeons, pierres apparentes) : S’ils sont destinés à être recouverts d’un parement ou d’un enduit, les matériaux de façades (briques creuses, parpaings) ne peuvent en aucun cas être laissés apparents, ni sur les parements extérieurs des constructions, ni sur les murs extérieurs. Idem pour les clôtures, notamment en limite de propriété. En règle générale, les parties anciennes en rez-de-chaussée montées en pierres de toutvenant sont enduites. Seuls les étages dits « nobles » sont construits avec des pierres apparentes issues de carrière locales. Si cependant, les pierres devaient être traitées pour rester apparentes, l’enduit des joints devra être réalisé à pierre-vue et la teinte des joints devra se fondre avec celle des pierres apparentes. Néanmoins, les chaînages et les encadrements de baies en pierre et brique ne doivent pas être recouverts. Les couleurs des façades devront s’harmoniser avec celles des constructions du centre ancien. On privilégiera la teinte « ton pierre » car elle est dominante dans le centre ancien. Elle pourra cependant être nuancée grâce à l’adjonction d’ocres naturels (ou similaires). Toutefois, le blanc, les couleurs vives et les enduits brillants sont interdits en teinte générale de façade.
11-4 Les toitures Les toitures seront de préférence revêtues de tuiles canal. Les tôles ondulées en acier galvanisé brut, en ciment gris ou teintées dans la masse ainsi que les revêtements bituminés laissés apparents sont interdits pour tous types de constructions car inappropriés dans le centre ancien. Ces éléments pourront être employés sous la condition qu’ils soient recouverts de tuiles traditionnelles. Dans ce cas, une attention particulière sera portée sur le traitement afin qu’aucun bois de charpente ne soit visible en égout et en rive (à l’exception des auvents) ; Les terrasses « tropéziennes sont permises, en l’état de la toiture, sous condition du maintien des rives et/ou génoises d’origine. A contrario, elles ne sont pas autorisées si elles produisent des éléments émergeants (mobiliers et personnes occupantes) visibles depuis le domaine public.
11-5 Traitements des annexes et éléments techniques Les annexes et locaux techniques devront être traités avec le même soin que le bâtiment principal et s’inscrire dans le parti architectural général. Les coffrets techniques, les boîtes aux lettres devront être incorporées à la façade ou à la clôture. Les panneaux solaires ne seront autorisés qu’en toitures.
Les éoliennes sont interdites. Les descentes d’eaux pluviales font partie de la composition architecturale de la façade et doivent être prise en compte dans tout projet. Les rejets d’eau pluviale des balcons, loggias et terrasses devront être canalisés de façon à éviter toutes salissures des façades et de l’espace public. Les climatiseurs, les paraboles, les antennes et autres éléments techniques apparents (machineries…) ne doivent pas être visibles depuis le domaine public. Cependant, pour les constructions entourées de voies et emprises publiques ou ne disposant pas de façades privées accessibles, ces ouvrages techniques seront mis en discrétion et/ou intégrés sur la façade la moins exposée. Les citernes à gaz ou au fuel situées hors de la construction devront être enterrées.
11-6 Clôtures La construction d’une clôtures nouvelle ou la surélévation d’une clôture existante sont conditionnées aux prescriptions réglementaires du plan de prévention des risques d’inondation, annexé au PLU. Pour rappel : Les murs de clôtures doivent être enduits sur leurs deux faces selon les mêmes règles d’aspect concernant les façades (voir point 11-3). Les plantations de haies privilégieront les essences appartenant à la palette végétale locale (cf. art. Ua13).
11.6.1 : Pour les zones non réglementées du PPRI (zones F-Ucu et F-Ucud) : Les clôtures anciennes en maçonnerie de pierre ainsi que les grilles et portails anciens doivent être conservés et restaurés.
Les clôtures et portails doivent être de forme simple, de style homogène (pas de matériaux hétéroclites) et être compatibles avec le caractère du village : -En façade sur rue : elles doivent être implantées à l’alignement des emprises publiques ou collectives. Elles doivent être constituées :
- soit d’un mur plein en pierre ou enduit dont la hauteur tout compris aura 2.00 mètres au maximum, à harmoniser avec celle des clôtures immédiatement voisines.
- Soit d’un mur bahut d’une hauteur comprise entre 0,40 et 1,20 mètres surmonté d’une grille en métal ou ferronnerie, éventuellement doublé d ‘une haie végétale. Le mur ne sera jamais surmonté d’un grillage ni d’aucun autre dispositif autre qu’une grille en métal ou ferronnerie.
Les matériaux type claustras, canisses, ou grillage sont interdits - Clôtures séparatives entre propriétés privées : elles doivent être implantées en limite séparative. Leur hauteur, tout compris, ne doit pas dépasser 2.00 mètres. Sont autorisés les haies vives, les grillages et les murs pleins (hauteur tout compris : entre 0,40 et 2.00 mètres au maximum, à harmoniser avec celle des clôtures immédiatement voisines).
11.6.1 - Pour les autres zones réglementées du PPRI En façade sur rue: la clôture devra être d'une hauteur maximum de 2.00 mètres. Elle sera constituée par un mur bahut de 0,40 m de hauteur maximum qui sera surmonté, soit par une grille en métal, soit par une ferronnerie, présentant des transparences hydrauliques suffisantes (grillage interdit). La clôture pourra être doublée d’une haie vive. Sur les limites séparatives: la clôture devra être d'une hauteur maximum de 2.00 mètres. Elle sera constituée, soit par un grillage à mailles larges, c’est-à-dire dont le plus côté est supérieur à 5 cm,soit par une grille ou une ferronnerie présentant des transparences hydrauliques suffisantes. La hauteur d’un éventuel mur bahut n’excédera pas 0,40 mètre. La clôture pourra être doublée d’une haire vive.