1 – Alimentation en eau potable#
La Communauté d’agglomération de Saint Quentin en Yvelines a transféré à deux syndicats mixtes intercommunaux la compétence eau potable sur le territoire de Saint-Quentin en Yvelines : AQUAVESC et
SIRYAE.
Tout projet d’alimentation en eau potable doit respecter le schéma de distribution d’eau potable tel que décrit à l’article L2224-7-1 du CGCT qui a pour objet de déterminer les zones desservies par le réseau d’eau potable pour lesquelles une obligation de desserte s'applique (cf. cartographies en annexe du PLU). Celui-ci arrête la zone desservie au réseau de distribution existant. En cas de demande de raccordement dans une zone non desservie, l’extension de réseau est alors à la charge du pétitionnaire. Des refus de raccordements sont néanmoins possibles dans la zone desservie, s’ils sont justifiés (construction illégale…).
Toute construction ou installation qui, par sa destination, implique une utilisation d’eau potable, doit être raccordée au réseau public d’eau potable et alimentée par branchement à un réseau collectif de distribution sous pression présentant des caractéristiques suffisantes.
Toute construction nouvelle à destination autre que d’habitation qui requiert une alimentation en eau potable doit être raccordée au réseau public de distribution d’eau potable ou justifier d’une ressource suffisante (captages, forages, puits) et de qualité conforme aux réglementations en vigueur (Code de la Santé Publique) ;
Tout projet d’alimentation en eau potable par une ressource privée devra obligatoirement faire l’objet d’un dossier de déclaration (bâtiment à destination d’habitation unifamiliale) ou d’un dossier d’autorisation (bâtiment à destination d’habitation autre qu’unifamilial) ;
Lorsqu’il est envisagé d’utiliser l’eau potable pour alimenter un réseau ou un circuit fermé pouvant présenter des risques particuliers pour la distribution située en amont, tout particulier et toute activité doit respecter les consignes de sécurité vis-à-vis du réseau en disposant des disconnecteurs ou des réservoirs de coupures ou des bacs de déconnexion pour pallier d’éventuels retours vers celui-ci.
2 – Assainissement#
Les réseaux d’eaux usées et d’eaux pluviales doivent être de type séparatif ;
Toute opération devra respecter les prescriptions imposées dans les règlements d’assainissement (collectif et non collectif) de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, dans le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Seine Normandie et dans le Schéma d’Aménagement et de
Gestion des Eaux (SAGE de la Mauldre).
Eaux usées
Toute construction ou installation nouvelle à usage domestique située en zone d'assainissement collectif doit être raccordée au réseau public de collecte des eaux usées dès qu’il existe conformément au zonage définissant les zones d'assainissement collectif et non collectif de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-enYvelines annexé au présent PLU.
Le raccordement des eaux usées devra faire l’objet d’une demande de branchement auprès du service assainissement de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Les modalités techniques et administratives de raccordement sont définies dans le règlement d’assainissement collectif et dans le cahier de prescriptions techniques en matière d’assainissement en vigueur.
3 – Conditions de desserte des terrains et des reseaux#
Les opérations de construction situées en zone d'assainissement non collectif doivent disposer d'une installation d'assainissement autonome conforme à la réglementation en vigueur et aux prescriptions de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.
L’évacuation des eaux usées non-domestiques dans le réseau public d’assainissement est subordonnée à l’autorisation du Président de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Tout nouveau projet d’aménagement d’ensemble doit être étudié en s’assurant de sa viabilité au regard des stations d’épuration existantes ou en prévoyant les travaux nécessaires sur les équipements publics.
Eaux pluviales
Le raccordement au réseau d’eaux pluviales n’est pas obligatoire ;
En cas de nécessité de raccordement au réseau public des eaux pluviales, celui-ci est soumis à autorisation. Une demande de branchement devra être adressée au service assainissement de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines. Cette dernière pourra refuser tout branchement aux réseaux d’eaux pluviales pour toute opération de construction pouvant générer des débits susceptibles de provoquer une saturation des réseaux ou de la station d’épuration.
Les modalités techniques et administratives de raccordement des eaux pluviales sont définies dans le règlement d’assainissement collectif et dans le cahier de prescriptions techniques en matière d’assainissement en vigueur.
Conformément aux dispositions du Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et du
Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE), il doit être recherché, dès la conception des aménagements et réaménagements, des solutions permettant de limiter par tout moyen l’imperméabilisation des sols sur la parcelle concernée par le projet.
Les aménagements réalisés doivent être tels qu’ils permettent d’atteindre l’objectif du « zéro rejet » d’eaux pluviales pour les pluies courantes conformément au SAGE en vigeur dans la mesure où les contraintes techniques et économiques liées au projet restent acceptables.
La gestion des eaux pluviales doit s’effectuer au plus près d’où la pluie tombe avec la mise en place de dispositifs favorisant une gestion à la source des eaux pluviales : mise en place de revêtements perméables tels que les pavés non jointifs, création de noues, de tranchées d’infiltration, de toitures végétalisées, de systèmes de récupération des eaux pluviales pour l’arrosage des espaces verts ou le lavage des espaces extérieurs, etc.
En particulier, ces techniques devront être mises en œuvre sur les aires de stationnement à l’air libre.
Pour toute opération de construction, les possibilités d’infiltration à la parcelle devront faire l’objet d’études de perméabilité des sols de telle sorte que l’absorption sur l’unité foncière soit systématiquement privilégiée au maximum de sa capacité.
En cas d’une impossibilité de procéder totalement par infiltration, le rejet de l'excédent non infiltrable pourra être dirigé vers le réseau public de collecte des eaux pluviales.
Une dérogation au principe d’infiltration des eaux pluviales pourra être étudié dès lors :
- qu’un arrêté de protection de captage d’eau potable interdit l’infiltration ;
- qu’un risque de mouvement de terrain ne permet pas l’infiltration dans le sous-sol ;
- que les caractéristiques du sous-sol (perméabilité, pollution) limitent l’infiltration.
- Dans le cas où les caractéristiques du sous-sol (perméabilité, pollution) limitent l’infiltration, l’impossibilité technique devra être démontré par une étude de perméabilité des sols.
3 – Conditions de desserte des terrains et des reseaux#
La Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines se réserve le droit d’exiger tous les compléments qu’elle juge utile pour analyser votre demande de dérogation.
L'excédent d'eau pluviale n'ayant pu être infiltré est soumis à des limitations avant rejet au réseau public d'assainissement des eaux pluviales, conformément au zonage des eaux pluviales de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines représenté en annexe au présent PLU.
Une note de dimensionnement relatifs aux dispositifs de gestion des eaux pluviales qui seront mis en œuvre devra être fournies afin de vérifier le respect des prescriptions auxquelles est soumise l’opération d’aménagement.
Les dispositifs de gestion des eaux pluviales devront être conçues, de préférence selon des méthodes alternatives (noues, tranchées drainantes, puits d’infiltration, etc.) à l’utilisation systématique de bassins de rétention. Le constructeur ou l’aménageur recherchera préférentiellement une gestion visible de l’eau pluviale permettant une bonne valorisation de l‘eau dans la ville.
Dans le cas où les eaux pluviales rejoignent directement le milieu naturel, le débit de ruissellement généré en sortie de parcelle doit être conforme aux limites fixées par le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux
(SAGE de la Mauldre).
Domanialité des réseaux d’assainissement
Les collecteurs d'assainissement publics traversant le domaine privé doivent faire l'objet d'une inscription aux hypothèques et d'une servitude de passage signée entre la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-enYvelines et le propriétaire.
Les modalités d'accès aux ouvrages d'assainissement doivent être conformes aux modalités présentes dans le cahier de prescriptions techniques en matière d'assainissement en vigueur.
3 – Déchets#
Les bâtiments, locaux ou installations soumis à permis de construire doivent comporter des espaces de stockage des déchets dimensionnés, en fonctions des contextes locaux et de l’organisation de la collecte des déchets.
Dans les opérations d’aménagement la gestion des déchets peut être mutualisable à l’échelle de tout ou partie de l’opération.
Ainsi, pour tout projet nécessitant un dépôt de permis de construire, il est conseillé au pétitionnaire de prendre attache auprès du service « Déchets » de la communauté d’agglomération Saint Quentin en Yvelines pour définir les modalités de stockage et de localisation pertinentes à retenir pour la mise en œuvre des espaces et locaux de déchets.
Dans le cadre d’une opération de plus de 30 logements, il est recommandé d’étudier l’intégration d’un service d’apport volontaire sous forme de bornes enterrées sur le terrain d’assiette de l’opération et accessible de la voie publique.
Dans le cas où des locaux sont mis en place, ils doivent être aménagés en rez-de-chaussée des constructions.
Pour toute opération de plus de 5 logements collectifs, un local destiné au stockage des encombrants devra être adapté aux besoins et prévu en respectant les mêmes préconisations que pour les autres déchets.
Afin de faciliter le ramassage par les services compétents, une ou plusieurs aires de présentation à la collecte sur le terrain d’assiette de l’opération et accessibles depuis la voie devront être aménagées, en plus des locaux.
3 – Conditions de desserte des terrains et des reseaux#
Pour toute opération de plus de 15 logements collectifs, il est recommandé d’intégrer un dispositif de compostage collectif préférentiellement installé en extérieur.
Dans le cas d’une opération mixte (habitat, commerces, entreprises, etc.), chaque entité doit disposer de ses propres locaux de stockage.
Dans l’objectif de limiter l’impact sur la circulation au moment de la collecte des déchets, les bornes d’apport volontaire et les aires de présentation à la collecte devront prioritairement être installées le long des voies les moins circulées
4 – Desserte téléphonique, fibre optique, électrique, télédistribution et gaz#
Le raccordement des constructions aux réseaux téléphonique, fibre optique, électrique, télédistribution et gaz devra être réalisé en souterrain jusqu'à la limite du domaine public en un point à déterminer en accord avec les services techniques des concessionnaires.
Les aménagements doivent respecter le règlement communautaire sur le traitement des réseaux de communications numériques en vigueur.
4 - Stationnement#
1 – Dispositions communes à toutes les destinations de constructions :
Les obligations en matière de stationnement des véhicules motorisés et cycles s’appliquent pour :
− Toute construction nouvelle.
− Tout changement de destination ou aménagement susceptibles de générer des nouveaux besoins qu’il soit soumis ou non à autorisation ou déclaration.
− Toute extension de plus de 25 m² générant une nouvelle tranche au regard des normes de stationnement par rapport à la surface de plancher existante
− Pour la destination « habitation », toute évolution entraînant la création d’un ou plusieurs logements.
En secteur « M », il n’est pas fixé de règle dans le cadre :
− de la restructuration/rénovation d’une construction existante à la date d’approbation du PLU révisé
− d’un changement de destination vers des commerces et activités de service.
Néanmoins quand la restructuration/rénovation d’une construction existante entrainant une division en plusieurs logements, le projet doit respecter les dispositions générale en cas de création de logements en plus.
Dans les autres secteurs, en cas d’un changement de destination, les règles applicables à la nouvelle destination s’appliquent.
Lorsqu’un terrain bâti fait l’objet d’une division détachant un ou plusieurs lots à bâtir, le nouveau terrain supportant la construction existante doit impérativement disposer, a minima, du nombre de places exigible de stationnement pour cette construction selon les règles ci-dessus. Si de nouveaux logements sont créés sur ce terrain, les dispositions générales s’appliquent en plus.
La suppression de places de stationnement existantes ( sur la parcelle ou en transformation d’une garage en pièce habitable) est interdite si cela a pour effet de porter le nombre de places exigible en-deçà des obligations fixées ci-dessus, sauf si elles sont remplacées par de nouvelles places obligatoirement réalisées sur le terrain.
Modalité de calcul des places de stationnement :
- Pour les constructions à sous-destination de logements : le calcul est arrondi à l’unité supérieure.
Exemple ; lorsqu’il est exigé 2,2 places par logement maximum et une place minimum par logement, le nombre de places exigées, pour une opération de 6 logements, le nombre de places de stationnement exigé est de (6*2.2 =13,2) soit 14 places maximum et 6 places minimum.
- Pour les autres destinations : le calcul se fait par tranche entière entamée, ainsi lorsqu’il est exigé une place de stationnement par tranche de 50 m² de surface de plancher (SdP), le nombre de places exigées, pour une opération de 60 m² de surface de plancher, est de 2 places.
- Dans le cadre d’une opération mixte comprenant des cellules commerciales destinées à être vendues, le nombre de places exigé doit être calculé par surface de chaque cellule commerciale.
4 - Stationnement#
2 – Dimensions des places et des voies d’accès, aires de dégagement#
La conception des places de stationnements doit garantir leur bonne utilisation, ainsi :
Les places de stationnement doivent avoir une dimension minimale de 2,50 mètres de largeur et de 5 mètres de longueur.
Une bande de dégagement de 5 mètres permettant les manœuvres des véhicules à l’intérieur des unités foncières doit être respectée.
Les places réalisées en dehors des constructions doivent être perméables.
En secteur « R et Rs », Les places commandées sont tolérées si les places fonctionnent ensemble et sont destinées à un seul logement ;
En secteur « M », les places commandées sont à éviter.
Les tailles, formes et accès des places doivent permettre les manœuvres aisées de véhicules.
Les rampes de parking destinées à desservir les parcs de stationnement doivent être intégrées dans la construction. Dans le cas où la configuration du terrain ou des contraintes techniques ne le permettraient pas, elles doivent être traitées de manière à s’harmoniser avec la construction et les espaces extérieurs.
La valeur de la pente des rampes d’accès au sous-sol ne doit pas excéder 10 % dans les 5 premiers mètres à partir des voies sauf en cas d’impossibilité technique majeure.
Les dimensions et pentes des places de stationnement accessibles aux personnes à mobilité réduite devront répondre, selon le cas, aux spécifications des réglementations en vigueur relatives à l'accessibilité aux personnes handicapées des bâtiments d'habitation collectifs et des maisons individuelles lors de leur construction ou relatives à l'accessibilité aux personnes handicapées des établissements recevant du public lors de leur construction et des installations ouvertes au public lors de leur aménagement.
4 - Stationnement#
3 – Nombre de places véhicules individuels motorisés par destination de construction#
Le nombre de places de stationnement pour véhicules motorisés (voiture et deux roues motorisés) à réaliser par destination de construction est présenté ci-dessous. La norme applicable aux constructions ou établissements non prévus ci-dessous est celle à laquelle ces établissements sont le plus directement assimilables.
Nombre de places de stationnement exigé :