Intitulé du document : Conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées
§1- Accès
Tout terrain enclavé est inconstructible à moins que son propriétaire ne produise une servitude de passage suffisante, instituée par acte authentique ou par voie judiciaire en application de l’article 682 du Code Civil.
Toute opération doit prendre le minimum d'accès sur les voies publiques. La création d’accès nouveaux est soumise à l’autorisation préalable du gestionnaire de voirie.
Aucune opération ne peut prendre accès sur les pistes cyclables et promenades piétonnes, les pistes de défense de la forêt contre l'incendie et les sentiers touristiques.
Les accès sur les voies publiques ou privées doivent être aménagés de manière à ne pas créer de difficultés ou de dangers pour la circulation générale ; ils doivent satisfaire aux besoins des constructions projetées, notamment en ce qui concerne les possibilités d’intervention des services publics.
Les caractéristiques des accès doivent permettre de satisfaire aux règles minimales de desserte : défense contre l'incendie, protection civile, brancardage, stationnement, etc.
Lorsque le terrain est riverain de plusieurs voies publiques, les accès sur celles de ces voies qui présentent ou qui aggravent une gêne ou un risque pour la circulation peuvent être interdits.
Les accès doivent respecter les écoulements des eaux de la voie publique et ceux sur les voies adjacentes.
La création de nouveaux accès doit permettre de préserver les éléments identifiés au titre de l’article L151-19 ou L151-23.
§2- Voirie
Les terrains constructibles doivent être desservis par des voies publiques ou privées dans les conditions répondant à l’importance et à la destination de l’immeuble ou de l’ensemble d’immeubles qui y sont édifiés.
Les caractéristiques des voies doivent également répondre aux exigences de sécurité, de défense contre l’incendie, de protection civile et du service de collecte des déchets ménagers.
Article 14 - Conditions de desserte des terrains par les réseaux publics#
§1- Eau potable
Toute construction ou installation nouvelle nécessitant une alimentation en eau potable doit être raccordée par des canalisations souterraines au réseau public de distribution d’eau potable de caractéristiques adaptées et alimenté en quantité suffisante par une ressource conforme à la réglementation en vigueur.
En l’absence d’une distribution publique d’eau potable, l’alimentation personnelle d’une famille à partir d’un captage ou forage particulier pourra être exceptionnellement autorisée conformément à la réglementation en vigueur. Dans ce cas, il convient de conditionner la constructibilité des terrains concernés à la possibilité de protéger le captage conformément aux articles R111-10 et R111-11 du code de l’urbanisme, afin de respecter notamment les principes suivants :
- un seul point d’eau situé sur l’assiette foncière du projet, - une grande superficie des parcelles permettant d’assurer une protection sanitaire du captage, - une eau respectant les exigences de qualité fixées par le code de la santé publique.
Dans le cas où cette adduction autonome ne serait pas réservée à l’usage personnel d’une famille, une autorisation préfectorale pour l’utilisation d’eau destinée à la consommation humaine devra être préalablement obtenue.
§2- Eaux usées
Eaux usées domestiques :
Toute construction nécessitant un équipement sanitaire doit être équipée d’un dispositif non collectif de traitement et d’évacuation des eaux usées conforme à la réglementation sanitaire en vigueur et au règlement de service du SPANC.
L'évacuation des effluents non traités dans le milieu naturel est strictement interdite.
Une distance minimum de 35 mètres devra être respectée entre les sources, puits et captages destinés à l’alimentation humaine et les dispositifs d’assainissement non collectif.
Eaux de vidange des piscines :
Le rejet des eaux de piscines provenant de la vidange du bassin ou du nettoyage des filtres dans les ouvrages d’assainissement non collectif est interdit, conformément au règlement de service de l’assainissement non collectif.
Les eaux de vidanges des piscines seront déversées sur la parcelle, après neutralisation du désinfectant et selon un débit limité et régulier. Aucun écoulement des eaux sur les propriétés voisines ne peut être réalisé.
Effluents d’origine agricole :
Le rejet des effluents d’origine agricole dans les ouvrages d’assainissement non collectif est interdit, conformément au règlement de service de l’assainissement non collectif.
Sont également prohibés les rejets d'hydrocarbures, de substances chimiques, corrosives, inflammables, ou effluents septiques en provenance de fosses.
§3- Eaux pluviales
En l’absence d’un réseau d’eaux pluviales, le constructeur ou l’aménageur doit assurer à sa charge l’établissement des dispositifs appropriés et proportionnés permettant l’évacuation des eaux de ruissellement et leur déversement vers les exutoires naturels. Ces aménagements devront être étudiés de façon à limiter toute nuisance, en particulier le fait de ne pas faire obstacle au libre écoulement des eaux conformément aux dispositions du code civil. Les rejets doivent être conformes à la législation en vigueur.
Ces aménagements devront être réalisés en évitant tout effet de piège écologique.
Toute opération ayant pour effet de créer une imperméabilisation des sols devra donner lieu à des volumes de compensation répondant aux caractéristiques suivantes :
- Pour tout projet de construction générant une surface imperméabilisée supérieure à 500 m², il sera exigé la création d’un volume de rétention équivalent soit à 120 l/m² imperméabilisé soit à un dimensionnement centennal majoré de 20% augmenté, dans le cas de cuvette, de la capacité naturelle de rétention liée à la topographie du site assiette du projet.
- Les volumes de compensation devront se situer en dehors des espaces de fonctionnalité des zones humides.
- Dans le cas de rétention des eaux pluviales à la parcelle : seules les toitures terrasses (rétention temporaire) ou les rétentions au sol (cuve de stockage) pour les nouvelles constructions individuelles à usage d’habitation seront autorisées.
- Les eaux pluviales provenant des toitures des constructions et des surfaces imperméabilisées doivent être conduites dans des fossés ou caniveaux prévus à cet effet et de dimensions appropriées. Dans la mesure du possible, une grille de récupération des eaux pluviales devra être intégrée à la jonction du domaine public.
- Pour des raisons sanitaires (prolifération des moustiques entre autres), les zones de rétention ne devront offrir aucun point de stagnation des eaux à l’air libre ou sous caillebotis. Les ouvrages enterrés de récupération des eaux de pluie devront être fermés. Les ouvrages de régulations avec cloisons siphoïdes et/ou zone de stagnation d’eau seront aménagés avec des regards fermés.
Les exutoires et réseaux d’eaux pluviales ne peuvent recevoir à titre habituel et permanent des effluents usés d’origine domestique ou industrielle susceptibles de modifier la qualité du milieu naturel.
Les rejets d’eau pluviale d’origine urbaine dans les fossés des routes départementales, lorsque aucune autre solution n’est possible, doivent faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès de l’administration départementale.
§4- Electricité et télécommunications
Lorsque les réseaux sont souterrains, les branchements électriques, téléphoniques et de télédistribution doivent être établis en souterrain.
A défaut, ils doivent être réalisés de telle manière que l’installation soit la plus discrète possible et ne nuise pas au caractère des lieux.
§5- Sécurité incendie
Toute construction doit pouvoir être défendue à partir d’un hydrant conforme au Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie (RDDECI) annexé au présent règlement.
Article 15 – Obligations imposées en matière d’infrastructures et réseaux de communications numériques#
Non réglementé
Annexe#
PLU de Viols-en-Laval – Règlement
PLU de Viols-en-Laval – Règlement
Prescriptions applicables aux éléments protégés au titre des articles L151-19 et L151-23 du Code de l’urbanisme
Elements de paysage et de patrimoine bâti a proteger au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme#
Régime général
En application de l’article L151-19 du Code de l’urbanisme, le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et identifier, localiser et délimiter les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation leur conservation ou leur restauration.
De manière générale, toutes constructions, tous aménagements et tous travaux doivent être conçus pour garantir la préservation des éléments identifiés aux documents graphiques au titre de l’article L151-19. Les travaux ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément que le plan local d’urbanisme a identifié en application de l’article L151-19 sont soumis à déclaration préalable. Les travaux exécutés sur des constructions existantes ayant pour effet de modifier ou de supprimer un élément que le PLU a identifié en application de l’article L151-19 sont soumis à déclaration préalable. Les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d’un élément que le PLU a identifié en application des articles L151-19 et L151-23 sont soumis à permis de démolir. Les clôtures édifiées dans un secteur identifié en application de l’article L151-19 sont soumises à déclaration préalable. Lorsqu'il s'agit d'espaces boisés, il est fait application du régime d'exception prévu à l'article L.421-4 pour les coupes et abattages d'arbres.
Si colonne sèche ou en charge, distance entre PEI et chaque orifice d’alimentation
Distance maximale entre PEI 2 2 2 2
150 mètres#
2
60 mètres#
200 mètres#
7 Infrastructure (souterrain) ≤ 2 niveaux#
Particulier 90 m3 /h 2 heures
180 m3
2
8 Infrastructure (souterrain) > 2 niveaux entièrement protégé par#
Particulier 120 m3/h 2 heures
240 m3
2 une installation d’extinction automatique à eau#
9 Infrastructure (souterrain) > 2 niveaux#
Particulier 180 m3/h 2 heures
360 m3
2
10 Infrastructure ou superstructure avec plus de 1000 véhicules#
Particulier
Etude spécifique au cas par cas après analyse des risques
11 Couvert dont la capacité ≤ 10 véhicules dont PTAC ≤ 3,5 t#
Etude au cas par cas après analyse des risques
12 Les surfaces compartimentées réglementaires sont de 3000m2 (voir exceptionnellement 3600m2) et portées à 6000 m2 si protégées par installation d’extinction automatique à eau.
*Les PEI sont obligatoirement des hydrants (poteau ou bouche incendie) ayant un débit unitaire minimal de 60m3/h *Le nombre de Points d’Eau Incendie à titre indicatif sous réserve du respect du débit minimal requis ** Si présence d’installation d’extinction automatique sur la totalité des niveaux : atténuation possible des quantités d’eau demandées après analyse des risques
Parc de stationnement : établissement couvert surmonté d'un plancher, d'une toiture, d'une terrasse ou d'une couverture quelle que soit sa nature. Il est destiné au remisage des véhicules à moteur de PTAC ≤ 3,5 T quelle que soit l’énergie utilisée et de leur remorque. Le plancher supérieur ou la terrasse peut aussi être destiné au remisage des véhicules. Ces parcs peuvent indifféremment être soumis à la réglementation habitation, ERP ou code du travail. Parc de stationnement largement ventilé : parc à un ou plusieurs niveaux ouverts en façades et remplissant simultanément les conditions suivantes :
- A chaque niveau, les surfaces d’ouverture dans les parois sont placées au moins dans deux façades opposées. Ces surfaces sont au moins égales à 50% de la surface totale de ces façades. La hauteur prise en compte est la hauteur libre sous plafond. - La distance maximale entre façades opposées et ouvertes à l’air libre est inférieure à 75 mètres. - A chaque niveau, les surfaces d’ouverture dans la paroi correspondant au moins à 5% de la surface de plancher d’un niveau Concernant les parcs de stationnement mixtes : - parcs disposant de niveaux de stationnement superposés en infrastructure (souterrain) et en superstructure - parcs intégrés à un ERP, bâtiment de bureaux ou bâtiment d’habitation……
Il sera pris en référence le cas le plus défavorable entre superstructure ou infrastructure (souterrain) Les PS à rangement automatisé = étude spécifique au cas par cas (pas ERP)
Concernant les parcs de stationnement ou de remise de véhicules poids lourds =étude au cas par cas après analyse des risques (prendre en référence la grille établissements artisanaux et industriels) Remarque concernant box fermés dans les Parcs de stationnement couverts : si certaines places de parking sont transformées en box fermés alors la DECI pourra être aggravée.
1.13.3.6 Grille de couverture d’évaluation des besoins en eau des chapiteaux tentes et structures (CTS) y compris structures gonflables (SG) cas
Type de CTS ou SG*
1
CTS surface unitaire ou cumulée ≤ 50 m2, isolé au sens réglementaire, et non intégré sur un terrain dédié (tente hôtellerie de plein air)
2
SG ou CTS assujetti à la réglementation ERP d’une surface cumulée ou unitaire ≤
300 m2 et isolé au sens règlementaire#
Type de risque
Courant faible
3
SG ou CTS assujetti à la réglementation des ERP d’une surface unitaire ou cumulée
> 300m2 et en fonction de(s) activité(s) déclarée(s)
Débit minimal
Durée minimale
Volume minimal d’eau total
Nombre minimum de PEI
Distance maximale entre PEI et entrée structure
30 m3/h
Exemption de DECI possible après analyse des risques
1 heure 30 m3#
300 mètres si PEI sous réseau#
1
pression
200 m si PEI =PENA#
Se reporter à la grille générale des ERP
4
SG ou CTS assujetti à la règlementation ERP et soumis aux dispositions spéciales des articles SG ou CTS (articles CTS 5 et SG 3)
Courant ordinaire
60 m3/h
1 heure#
60 m3
1
200 mètres#
5
SG ou CTS ne recevant pas de public, 50 m2< surface unitaire ou cumulée ≤300 m2 Courant et isolé au sens règlementaire faible
30 m3/h 1 heure#
30 m3
300 mètres si PEI sous réseau#
1
pression
200 m si PEI =PENA#
6
SG ou CTS ne recevant pas de public surface unitaire ou cumulée >300 m2 et isolé Se reporter à la grille de couverture d’évaluation des besoins en eau correspondant à (aux)l’activité(s) au sens réglementaire
déclarée(s)
7
CTS à implantation prolongée (supérieure à 6 mois) et fixé par conception voir grilles correspondantes à (aux) l’activité(s) déclarée(s).
Les chapiteaux, tentes et structures dits CTS sont des aménagements destinés par conception à être clos en toute ou partie et itinérants, possédant une couverture souple. *Les campings et manèges forains ne sont pas concernés par cette grille
PENA : point d’eau naturel ou artificiel
1.13.3.7 - Grille de couverture d’évaluation des besoins en eau des bâtiments agricoles d’élevage cas#
Surface de référence (S) · Volume minimal d’eau total · Nombre de PEI 1 · S ≤ 500 m2 30 m3 1 · Selon calcul suivant 2
500 m2 < S ≤ 3500 m2 30 m3/heure pour les 500 premiers m2#
+
1
3m3/h par tranche de 100 m2 au-delà de 500
Distance* maxi entre PEI et le bord du bâtiment d’élevage
400 mètres**#
400 mètres* si PEI alimenté par réseau d’eau public 200 mètres** si P.E.N.A.
3
S > 3500 m2
240 m3 minimum#
1 à 2*
400 mètres si PEI alimenté par réseau d’eau public si P.E.N.A. : 1 réserve de 120 m3 à moins de 200 mètres et une deuxième réserve à moins de 800 mètres
Surface de référence (S)=surface non recoupée et isolée de toute autre construction par un mûr REI 120 (coupe-feu 2 heures) ou soit par un espace libre de tout encombrement, non couvert, de 8 mètres minimum Le ou les PEI doivent être implantés à plus de 8 mètres des risques. Les bâtiments d’élevage comprenant du stockage sont dits mixtes et font l’objet d’une évaluation des besoins en eau sur la base de la grille de couverture concerné (paragraphe ou grille
1.13.3.8)
P.E.N.A : Point d’Eau Naturel ou Artificiel
- Nombre de points d’eau incendie (PEI) à titre indicatif sous réserve du respect du débit minimal ou du volume d’eau total requis ** une distance de 800 mètres est acceptée (cas N°1 et N°2) si les 2 conditions suivantes sont respectées :
- Le bâtiment d’élevage est isolé d’au moins 8 mètres des potentiels de danger ou séparés d’eux par un mur en matériaux résistants au feu (selon analyse du SDIS)sur toute la largeur et la hauteur de protection nécessaire,
- S’il existe une réserve intermédiaire de 30 m3 disponible à moins de 100 mètres du bord du bâtiment d’élevage (ces 30 m3 s’ajoutent au volume d’eau nécessaire)
*** une distance de 400 mètres pour les P.E.N.A cas N°2 est acceptée si une des conditions suivantes est respectée :
- Le bâtiment d’élevage est isolé d’au moins 8 mètres des potentiels de danger ou séparés d’eux par un mur en matériaux résistants au feu sur toute la longueur et la hauteur de protection nécessaire,
- Ou s’il existe une réserve intermédiaire de 30 m3 disponible à moins de 100 mètres du bord du bâtiment d’élevage (ces 30 m3 s’ajoutent au volume d’eau nécessaire)
N.B : les estimations des besoins en eau proviennent de l’application de la note technique du 17 janvier 2019 (NOR : TREP1828752N)
Exemple de calcul : pour une surface de 1600 m2, le débit requis serait de 30m3/h (pour les 500 premiers m2) plus 33 m3/h (11x 3m3/h soit 33, 11 étant le nombre de tranche de 100 m2 au-delà de 500) : donc 63 m3/heure, soit 63 m3 de volume minimal d’eau. Le résultat du calcul doit être si possible un arrondi ou un multiple de 30 m3
1.13.3.8 - Grille de couverture d’évaluation des besoins en eau des bâtiments agricoles de stockage ou mixte#
Type de Débit
Durée
Volume
Nombre Distance maxi entre PEI et
Cas
Surface de référence (S)
risque minimal minimale minimal d’eau de PEI Entrée principale du bâtiment total
1
En cas de sinistre, en correspondance avec la règlementation en vigueur en fonction du type de bâtiment, l’accès au bâtiment, afin de permettre la mise en œuvre facile du matériel nécessaire pour opérer les sauvetages et combattre le feu, doit être maintenu en toutes circonstances. Ce type d’accès est une ouverture reliant la voie de desserte ou publique à l’entrée principale du bâtiment. Il peut être constitué de voie d’accès (engin ou échelle), d’aires de manœuvres, de cheminements doux, de chemins stabilisés…
Ce cheminement (cheminement doux, chemins stabilisés…), doit avoir les caractéristiques suivantes :
Caractéristiques · Habitations · E.R.P. · I.G.H.
Code du travail#
I.C.P.E.
Largeur Longueur
>=1,80 mètres 1ère et 2ème famille individuelle : <= 150 m 2ème famille collective : <= 100 m
3ème et 4ème famille : <= 50 mètres
>= 1,80 m <= 60 m
>= 1,80 m <= 30 m
>= 1,80 m <= 100 m
>= 1,80 m <= 100 m
Résistance
Sol compact et stable : supporter le poids d’un dévidoir mobile à tuyaux (300 kg env)
Pente Obstacles Remarques
<= 10%
<= 10%
<= 10%
<= 10%
<= 10%
I Pas d’obstacles susceptibles de s’opposer au passage du dévidoir mobile à tuyaux ou à la mise en œuvre de moyens de sauvetage : présence de marches ou d’escaliers appréciée au cas par cas ou sous réserve de l’avis de la commission de sécurité compétente
Prendre en compte la distance (éloignement) vis-à-vis d’un flux thermique identifié
Au-delà de ces caractéristiques des cheminements c’est une voie aux caractéristiques identiques à la voie engin qui s’impose
11 Voies en impasse / Aires de retournement :
Dans un souci de ne pas occasionner de retard dans la mise en œuvre des secours, les voies en impasse (hormis le cas où une défense extérieure contre l’incendie n’est pas requise) d’une longueur supérieure à 100 mètres (sauf réglementation spécifique), publiques ou privées devront comporter une aire de retournement. Des solutions pratiques ou pragmatiques devront permettre aux engins de secours de faire demi-tour en 3 manœuvres maximum. Les croquis ci-dessus ne sont pas contractuels, ils permettent d’appréhender des solutions possibles répondant aux exigences d’accessibilité des engins incendie et de secours.
Aire de retournement en « T, en Y et en L »
>3 m
>26 m
>3 m
3à4m mini
R int.= 11 m mini
Voie engin ou voie échelle
Sens d’arrivée des véhicules
Aire de retournement type «raquette »
Sens d’arrivée des véhicules
Sens d’arrivée des véhicules
12. Dispositif de déverrouillage des accès#
Afin d’assurer l’accessibilité des sapeurs-pompiers aux bâtiments, aux voieries, points d’eau incendie, et zones diverses les serrures des barrières, portails et/ou les dispositifs amovibles, portails automatiques, et autres dispositifs à fonctionnement électrique ou non, doivent pouvoir être manœuvrables :
- Soit par un dispositif facilement destructible par les moyens dont dispose le SDIS 34 (type coupe-boulon par exemple) : consultation du SDIS pour avis
- Soit par une clé « polycoise » en dotation au SDIS 34 dont les caractéristiques suivent :
Clé multifonction de verrouillage et de déverrouillage Norme NF S 61580 du 04/11/2017
Triangle femelle 12 mm pour manœuvre de triangle mâle 11 mm (à privilégier) Appelé triangle Gaz (seul normalisé)
Cylindre extérieur de 1.6 cm de diamètre et de longueur 1,9 cm
Boitier pompier#
NON Inaccessible au triangle de 11 mm de la clé polycoise
OUI Accessible au triangle de 11 de la clé polycoise
Les sapeurs-pompiers n’ont pas vocation à détenir ni de clés, ni de codes d’accès spécifiques car cette détention ne constitue pas une réponse opérationnelle fiable, durable et robuste et pourrait conduire à des mises en jeu indues de la responsabilité du service : il n’est pas envisageable que le SDIS prenne en charge l’ensemble des dispositifs d’ouverture très diversifiés qui se mettent en place de plus en plus dans le département. En conséquence, le SDIS ne signera pas de convention avec les maîtres d’ouvrage ou les aménageurs et refuse catégoriquement de prendre en charge tout nouveau dispositif d’ouverture (clé, télécommande, carte, code, etc…).
Par ailleurs, il est rappelé que l’accueil des secours doit être assuré, à l’entrée des ensembles immobiliers d’habitations ou autres types d’établissements, par l’appelant des secours, le gardien, ou la personne désignée, pour toute intervention. Il appartient donc aux gestionnaires, exploitants et syndics de rédiger dans les règlements intérieurs et d’afficher, dans les immeubles, à la vue de tous les occupants, des consignes précisant cette obligation.
13- Plantations et mobiliers urbains#
Les lotisseurs ou maîtres d’ouvrage veilleront à ce qu’aucune entrave ne gêne la circulation des véhicules de secours tels que plantations, mobilier urbain, bornes anti-stationnement, etc., en prenant toutes les mesures structurelles nécessaires.
L’implantation des mobiliers urbains et des plantations doit préserver :
- L’accès aux façades pour les échelles aériennes, (pour les bâtiments assujettis),
- L’accès aux aires de mise en œuvre du matériel des sapeurs-pompiers,
- L’accès aux points d’eau incendie
- Cela impose le contrôle de la croissance des arbres et de leur élagage périodique, comme prévu par la réglementation en vigueur.
REFERENCES REGLEMENTAIRES :(Liste non exhaustive)
- Code de l’Urbanisme, (art. L111-2, L332-15, L443-2, L 460-3, R111-2, R111-4, R111-9, R123-24, R126-3, R315-29, R421-5-1, R421-50, R421-53, R460-3),
- Code de la Construction et de l’Habitation : art L.123-1 et L.123-2, LIVRE PREMIER - TITRE II, art. R 111-1 à R 11117, et notamment :
- le décret 69-596 du 14 juin 1969;
- l’arrêté ministériel du 31/01/86 modifié par les arrêtés du 18/05/1986 et 19/12/1988, concernant la sécurité incendie dans les immeubles d’habitations,
- circulaire du 13/12/1982 relative à la sécurité des personnes en cas de travaux de réhabilitation ou d’amélioration des bâtiments d’habitation existants. (J.O.N.C. du 28/01/1983 pages 1162 à 1166).
- Code de l’Environnement : LIVRE V art. L. 511-1 et suivant(s), L. 512-1 et suivant(s), L. 513-1, L. 514-1 et suivant(s), L. 515-1 et suivant(s), L. 516-1 et suivant(s) et L. 517-1 et suivant(s)
- Code Forestier : LIVRE III - Titre 2, (Loi du 4/12/1985, Loi du 6/07/1992, Loi du 9/07/2001), articles L 321-5-3, L 322-3, L 322-9-2, R 322-6,
- Code du Travail, Livre 2, Titre III, (art. L.231-1 à L.231-2, L.233-1-1, L.233-3, L.235-1, L.235-19, R.232-1 à R.232-1-14, R.232-12 à R.232-12-29, R.235-3 à R.235-3-20, R.235-4 à R.235-4-18)
- le décret du 31/03/1992,
- Circulaire ministérielle n°82-100 du 13/12/1982,
- Arrêté ministériel du 1/02/1978 relatif au règlement d’instruction et de manœuvre des sapeurs-pompiers (pour la 1ère et 2ème partie - pages 11 à 196 - articles non encore abrogés),
- Arrêté Préfectoral permanent du 25/04/2002 relatif à la prévention des incendies de forêts.
- Arrêté Préfectoral du 09 Septembre 2014 N° 2014-252-0005 relatif à la règlementation sur la sécurité des terrains de campings aménagés, des aires naturelles de camping, des parcs résidentiels de loisirs et des mini-camps.
Règlement départemental de la défense extérieure contre l’incendie de l’Hérault
ANNEXE 3 GUIDE D9 Guide technique des besoins en eau des bâtiments industriels ou assimilés#
GUIDE TECHNIQUE D9 des besoins en eau des bâtiments industriels ou assimilés
D9 : Ce guide pratique a été élaboré à l’initiative du ministère de l’intérieur, du ministère de la transition écologique, de la Fédération Française de l’Assurance (FFA) et du Centre National de Protection et de Prévention (CNPP).
1. Objet#
L’objet de ce guide est de proposer, par type de risque (établissement industriel essentiellement ou assimilé), une méthode permettant de dimensionner les besoins en eau minimum nécessaires à l’intervention des secours, publics ou privés, extérieurs ou internes à l’établissement.
Le dimensionnement des besoins en eau est basé sur l’extinction d’un feu limité à la surface maximale non recoupée et non à l’embrasement généralisé du site.
2.Domaine d’application
Le guide D9 (version en vigueur) ne se substitue pas au présent règlement (RDDECI 34). Les dispositions du RDDECI 34 doivent être appliquées. Cependant en l’absence de dispositions spécifiques ou pour les risques n’entrant pas dans le champ d’application du RDDECI 34 (cas des ICPE notamment) les méthodes proposées par le présent guide peuvent être appliquées.
3. Principes#
Avant de déterminer les besoins en eau, il est nécessaire de connaître le niveau du risque, qui est fonction de la nature des activités exercées dans les bâtiments et des marchandises entreposées. Le niveau du risque est croissant de la catégorie RF (risque faible) à la catégorie 3. (Attention la notion de risque est différente de celle définie dans le RDDECI 34)
Il convient de différencier le classement des zones activités et de stockage.
Les fascicules de l’annexe 1 du guide D9, donnent les exemples les plus courants en fixant la catégorie de la partie activité d’une part et de la partie stockage d’autre part. La démarche proposée s’applique globalement à tous les risques présents dans un établissement, qu’il s’agisse de risques à l’intérieur ou à l’extérieur des bâtiments. Si des habitations, ERP ou bureaux sont présents dans un risque industriel, l’ensemble de la surface de référence est traité avec la méthode de dimensionnement correspondant aux risques industriels.
4. Organigramme de la méthode#
Rechercher dans fascicules
Activite stockage#
Catégorie RF à 3
En fonction des fascicules de l’annexe 1
Cas particulier Les locaux dont les parois sont constituées par des panneaux sandwichs à isolant combustible doivent, au minimum, être classés en catégorie 2 (voir détails dans le guide D9).
5. Dimensionnement des besoins en eau, dispositions complémentaires et propres au SDIS 34#
- Le dimensionnement des besoins en eau est basé sur l’extinction d’un feu limité à la surface maximale non recoupée et non à l’embrasement généralisé du site.
- Les besoins en eau définis se cumulent aux besoins des protections internes aux bâtiments concernés (extinction automatique à eau, RIA…), lorsqu’ils sont pris sur la même source. Dans la plupart des cas, il est préférable de disposer d’une source différente pour les besoins des protections internes et pour les besoins de la DECI.
- Tous les PEI requis pour défendre un même établissement doivent être judicieusement répartis et implantés à une distance maximale de 400 m de l’établissement.
- Les PEI seront positionnés dans la mesure du possible de telle sorte que le personnel et les engins amenés à intervenir ne soient pas exposés au flux thermique.
- Les PEI seront positionnés en dehors des zones de risques d’effondrement.
- Surfaces importantes : pour les bâtiments de fabrication de très grande surface pour lesquels l’exploitant ne veut ou ne peut réaliser de séparation par murs coupe-feu et en l'absence de propositions justifiées de sa part, des mesures constructives compensatoires (cantonnements de désenfumage de surface maximale de 1.600 m², îlots d’activité de moins de 800 m², colonnes sèches, …), d’organisation interne (DAI, …) et/ou un dispositif d’extinction automatique adapté au processus doivent être demandées. Le SDIS doit également alerter sur l’impossibilité technique et matérielle d’éteindre un incendie de cette superficie.
- Bâtiment dont l’activité est inconnue au stade de l’étude du permis de construire : dans ce cas, l’étude devra souligner le fait et considérera le risque en catégorie 2 avec une hauteur de stockage égale à la hauteur du bâtiment moins 1 m. Il sera mentionné l’impératif de ne pas stocker ou mettre en œuvre des produits ou activités classés en catégorie 3 sous peine de révision indispensable de la défense incendie.
- Rétentio