Zones de risques et de nuisances
3.1 - Les risques naturels Le Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles Inondation
La commune est concernée par un plan de prévention du risque inondation approuvé par arrêté préfectoral du 13 juillet 2012. Ses dispositions s’imposent au Plan Local d’Urbanisme. Ce document vaut servitude d’utilité publique et est annexé au PLU. La commune est couverte par différentes zones :
- Une zone rouge correspondant à des zones de danger avec un aléa fort soumises à interdiction, avec un principe général d’inconstructibilité,
- Deux zones bleues correspondant à des aléas modérés ou résiduels soumises à prescriptions.
L’article R.123-11 du code de l’Urbanisme dispose que « les documents graphiques font, en outre, apparaître s’il y a lieu : […] b) Les secteurs où les nécessités du fonctionnement des services publics, de l'hygiène, de la protection contre les nuisances et de la préservation des ressources naturelles ou l'existence de risques naturels, tels qu'inondations, incendies de forêt, érosion, affaissements, éboulements, avalanches, ou de risques technologiques justifient que soient interdites ou soumises à des conditions spéciales les constructions et installations de toute nature, permanentes ou non, les plantations, dépôts, affouillements, forages et exhaussements des sols ; […] ». Les espaces concernés par les risques sont repérés par un indice r sur le plan de zonage. La planche « zonage PLU – Aléa inondation » identifie clairement les zones d’aléa par rapport au plan de zonage du PLU. Il conviendra toutefois de se reporter aux documents du PPRI disponibles en annexes pour disposer des zones et règles opposables du PPR. Lorsqu’un terrain se trouve situé dans l'une des zones du P.P.R., les dispositions qui s'appliquent sont celles de la zone du Plan Local d'Urbanisme augmentées des prescriptions du Plan de Prévention des Risques.
Le risque d’érosion des berges En plus du risque d’inondation, la commune est aussi concernée par un risque d’érosion des berges du Rhône. Ce risque s’étend sur 10 mètres de part et d’autre du haut des berges. Tout construction est interdite à l’intérieur de ce franc-bord.
Plan Local d’Urbanisme d’Aramon
Règlement
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3.2 – Le risque sismicité La commune d’Aramon se trouve en zone de sismicité 3 modéré. Pour les ouvrages à « risque normal », c'est-à-dire les bâtiments, installations et équipements pour lesquels les conséquences d’un séisme sont circonscrites à leurs occupants et à leur voisinage immédiat, ce zonage impose des mesures préventives notamment en matière de règle de construction.
Pour les ouvrages à risque spécial qui regroupent certains équipements et installations, les barrages, les installations classées pour l’environnement et les installations nucléaires de base, ce classement entraine des prescriptions spécifiques concernant leur résistance aux séismes.
3.3 – L’aléa feu de forêt
Principes généraux
Le développement de l'urbanisation doit être privilégié en dehors des zones d'aléa feu de forêt, en prenant en compte la zone d'effet de propagation des feux par rayonnement autour des massifs boisés. Les principes généraux suivants sont à appliquer :
Ne pas augmenter le linéaire d'interface forêt/urbanisation à défendre,
Ne pas créer d'urbanisation isolée,
Ne pas rajouter d'urbanisation dans les zones où le risque est important,
Bénéficier de voiries d'accès et d'hydrants suffisants, même pour les constructions déjà existantes.
Quel que soit le niveau d'aléa, certaines constructions, installations et aménagements peuvent être admis aux conditions suivantes : ne pas aggraver le risque, être défendables (équipements de défense). Ces exceptions sont listées ci-après :
Les installations et constructions techniques, sans présence humaine (pas d'accueil de public de jour ni de nuit, de locaux de sommeil, ni de postes de travail) :
o De service public ou d'intérêt collectif d'emprise limitée (ex : antenne relais, poste EDF, voirie...) ;
o Nécessaires à la mise en sécurité d'une activité existante (respect de la réglementation sanitaire ou sécurité...) ;
o Nécessaires à une exploitation agricole ou forestière existante, à l'exclusion des bâtiments d'élevage (sauf cas du point suivant) ;
o Bâtiments nécessaires à l'élevage caprin ou ovin participant à l'entretien des espaces naturels et à la réduction du risque incendie de forêt, sous réserve d'un projet d'aménagement pastoral validé par une structure compétente (chambre d'agriculture...) ;
Les annexes aux constructions existantes à usage d'habitation, sans présence humaine prolongée, d’emprise limitée à 20m² (abris de jardin, abris voiture, garages, terrasses, piscines...) ;
Les carrières, sans création de logement, sous réserve de ne pas augmenter la vulnérabilité du secteur (pas de stockage d'explosifs ou de produits inflammables...)
Plan Local d’Urbanisme d’Aramon
Règlement
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Préconisations par niveau d’aléa
Aléa très élevé : La zone d’aléa très élevé se trouve très majoritairement en zone non urbanisée ou en zone urbanisée peu dense ou non équipée. Toute construction est à proscrire dans cette zone. Néanmoins pour quelques parcelles situées en aléas très élevé et en zone d’urbanisation dense équipée : - l’extension des bâtiments existants est autorisé à condition de ne pas créer de nouveau logement ou de nouvelle activité avec présence humaine prolongée. - les construction, extensions ou changements de destination sont autorisés à condition de permettre la densification de la zone urbanisée (comblement des dents creuses) et prévoyant les équipements de défense adéquats (hydrants et voirie normalisés). Ces autorisations ne s’appliquent pas aux Etablissement Recevant du Public (ERP), aux Installation Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE), les bâtiments des services de secours et de gestion de crise, les aires de camping, villages de vacances classés en hébergement léger, les parcs résidentiels de loisirs.
Aléa élevé : La zone d’aléa élevé se trouve très majoritairement en zone non urbanisée ou non équipée. Toute construction est à proscrire dans cette zone. Néanmoins pour quelques parcelles situées en aléas très élevé et en zone d’urbanisation équipée : - l’extension des bâtiments existants est autorisé à condition de ne pas créer de nouveau logement ou de nouvelle activité avec présence humaine prolongée. - les construction, extensions ou changements de destination sont autorisés à condition de permettre la densification de la zone urbanisée (comblement des dents creuses) et prévoyant les équipements de défense adéquats (hydrants et voirie normalisés). Ces autorisations ne s’appliquent pas aux Etablissement Recevant du Public (ERP), aux Installation Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE), les bâtiments des services de secours et de gestion de crise, les aires de camping, villages de vacances classés en hébergement léger, les parcs résidentiels de loisirs.
Aléa moyen : La zone d’aléa moyen se trouve majoritairement en zone non urbanisée. Dans ces secteurs les constructions peuvent être autorisés uniquement sous la forme de projets d’ensemble en continuité d’une zone urbanisée prévoyant une interface aménagée normalisée, en maîtrise foncière. Dans les secteurs d’aléa moyen se trouvant en zone urbanisée non équipée : - l’extension des bâtiments existants est autorisé à condition de ne pas créer de nouveau logement ou de nouvelle activité avec présence humaine prolongée. - les construction, extensions ou changements de destination sont autorisés à condition de permettre la densification de la zone urbanisée (comblement des dents creuses) et prévoyant les équipements de défense adéquats (hydrants et voirie normalisés). Dans les secteurs d’aléa moyen se trouvant en zone urbanisée équipée, les construction, extensions ou changements de destination sont autorisés à condition de permettre la densification de la zone urbanisée (comblement des dents creuses) et prévoyant les équipements de défense adéquats (hydrants et voirie normalisés). L’ensemble de ces autorisations ne s’appliquent pas aux Etablissement Recevant du Public (ERP) de catégorie 1 à 4, aux Installation Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) présentant un danger d’inflammation, d’explosion, d’émanation de produits nocifs ou un risque pour l’environnement en cas d’incendie.
Plan Local d’Urbanisme d’Aramon
Règlement
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Aléa faible :
En zone non urbanisée : les constructions sont admises uniquement en continuité de la zone urbanisée et prévoyant les équipements de défense adéquats (hydratants et voirie normalisés).
En zone urbanisée (équipée ou non) : les constructions, changements de destination ou extensions sont admis en continuité ou en densification de la zone urbanisée (comblement des dents creuses) et prévoyant les équipements de défense adéquats (hydrants et voirie normalisés).
3.4 – Le risque ruissellement
Un zonage du risque ruissellement pluvial a été réalisé par la commune d’Aramon. L’étude complète est annexée au Plan Local d’Urbanisme dans les annexes. Le zonage du risque est reporté dans un plan de zonage du PLU d’Aramon.
Le zonage du risque de ruissellement pluvial fixe des règles relatives à l’occupation des sols et à la construction des bâtiments. Ces dispositions sont différentes en zone urbaine ou en zone non urbaine. Le règlement du zonage du risque inondation par ruissellement pluvial se superpose aux règles édictées par le PLU.
Le règlement du risque inondation par ruissellement pluvial fixe des règles au regard des différentes zones comme suit :
La zone de danger r-FU : zone urbanisée inondable par un aléa ruissellement fort. En raison du
danger, il convient de ne pas augmenter les enjeux (population, activités, etc…) en permettant une
évolution minimale du bâti existant pour favoriser la continuité de vie et le renouvellement urbain, et en
réduire la vulnérabilité. Le principe général associé est l’interdiction de toute construction nouvelle.
La zone de danger r-FNU : zone non urbanisée inondable par un aléa ruissellement fort. En raison
du danger, il convient de ne pas implanter de nouveaux enjeux (population, activités, etc…). Sa
préservation permet également de préserver les capacités d’écoulement ou de stockage des crues, en
n’augmentant pas la vulnérabilité des biens et des personnes. Le principe général associé est l’interdiction
de toute construction nouvelle.
La zone de précaution r-MU : zone urbanisée inondable par un aléa ruissellement modéré.
Compte tenu de l’urbanisation existante, il convient de permettre la poursuite d’un développement
urbain compatible avec l’exposition aux risques, notamment par des dispositions constructives. Le
principe général associé est la possibilité de réaliser des travaux et projets nouveaux, sous certaines
prescriptions et conditions.
La zone de précaution r-MNU : zone non urbanisée inondable par un aléa ruissellement modéré.
Sa préservation permet de ne pas accroître le développement urbain en zone inondable et de maintenir
les capacités d’écoulement ou de stockage des crues, de façon à ne pas aggraver le risque à l’aval et de
ne pas favoriser l’isolement des personnes ou d’être inaccessible aux secours. Le principe général associé
est l’interdiction de toute construction nouvelle, mais quelques dispositions sont cependant introduites
pour assurer le maintien et le développement modéré des exploitations agricoles ou forestières.
La zone de précaution Exe-U : zone urbanisée inondable par un aléa Exzeco. Compte tenu de
l'urbanisation existante, il convient de permettre la poursuite d'un développement urbain compatible
avec l'exposition aux risques, notamment par des dispositions constructives (calage à PHE +30 cm ou TN
+80 cm sans PHE). Le principe général associé est la possibilité de réaliser des travaux et projets nouveaux,
sous certaines prescriptions et conditions (Pas d’établissements stratégiques ou accueillant des
populations vulnérables). Adaptation possible en centre urbain.
La zone Exe-NU : zone non urbanisée inondable par un aléa Exzeco. Sa préservation permet de
ne pas accroître le développement urbain en zone inondable et de maintenir les capacités d'écoulement
ou de stockage du ruissellement, de façon à ne pas aggraver le risque à l'aval et de ne pas favoriser
l'isolement des personnes ou d'être inaccessible aux secours. Le principe général associé est l’interdiction
de toute construction nouvelle, mais quelques dispositions sont cependant introduites pour assurer le
maintien et le développement modéré des exploitations agricoles ou forestières (extension de l’existant
sous conditions).
Plan Local d’Urbanisme d’Aramon
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La zone Exo-U : zone urbanisée inondable à enjeux fort, mise hors d’eau pour une pluie la pluie
de référence. Il convient de permettre la poursuite d'un développement urbain compatible avec
l'exposition aux risques, notamment par des dispositions constructives (calage à TN +30 cm). Le principe
général associé est la possibilité de réaliser des travaux et projets nouveaux, sous certaines prescriptions
et conditions (Pas d’établissements stratégiques ou accueillant des populations vulnérables).
La zone Exo-NU : zone non urbanisée inondable à enjeux faibles, mise hors d’eau pour la pluie
de référence. Le principe général associé est l’interdiction de toute construction nouvelle, mais quelques
dispositions sont cependant introduites pour assurer le maintien et le développement modéré des
exploitations agricoles ou forestières : extension de l’existant sous conditions (calage TN + 30 cm, pas
d’établissements stratégiques ou accueillant des populations vulnérables).
3.5 – Les risques technologiques La commune est soumise au risque industriel et transport de matières dangereuses.
Le Plan de Prévention des Risques Technologiques L’entreprise SANOFI fait l’objet d’un Plan de Prévention des Risques Technologiques approuvé le 16 janvier 2013. Ses disposions s’imposent au Plan Local d’Urbanisme. Ce document vaut servitude d’utilité publique et est annexé au PLU.
Le PPRT définit un périmètre d’exposition aux risques à l’intérieur duquel sont délimitées plusieurs zones en fonction des niveaux de risque :
- Une zone rouge (R). Dans cet espace, le principe d’interdiction prévaut. Cette zone n’a donc pas vocation à accueillir des nouvelles habitations ou de nouveaux aménagements, ouvrages ou constructions.
- Des zones bleu foncé (B1 à B4) dans lesquelles le régime d’autorisation prévaut avec des conditions adaptées au niveau de risque spécifique à la zone. Toutefois, cette zone n’a pas vocation à accueillir de nouvelles habitations ou de nouveaux aménagements, ouvrages ou constructions.
- Des zones bleu clair (b1 à b2) où le niveau de risque est plus faible et dans lesquelles les nouvelles habitations où les nouveaux aménagements, ouvrages ou constructions sont possibles à l’avec des conditions spécifiques pour les établissements recevant du public.
- Une zone grise qui correspond au périmètre de l’autorisation d’exploitation de SANOFI. Dans cette zone c’est la règle d’interdiction stricte de tout bâtiment, aménagement ou ouvrage non liés à l’activité à l’origine du risque qui s’applique.
L’article R.123-11 du code de l’Urbanisme dispose que « les documents graphiques font, en outre, apparaître s’il y a lieu :
- […] b) Les secteurs où les nécessités du fonctionnement des services publics, de l'hygiène, de la protection contre les nuisances et de la préservation des ressources naturelles ou l'existence de risques naturels, tels qu'inondations, incendies de forêt, érosion, affaissements, éboulements, avalanches, ou de risques technologiques justifient que soient interdites ou soumises à des conditions spéciales les constructions et installations de toute nature, permanentes ou non, les plantations, dépôts, affouillements, forages et exhaussements des sols ; […] »
Les espaces concernés par les risques sont repérés par un indice r sur le plan de zonage. Il conviendra toutefois de se reporter au document lui-même pour disposer des zones et règles opposables du PPR.
Plan Local d’Urbanisme d’Aramon
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Lorsqu’un terrain se trouve situé dans l'une des zones du P.P.R., les dispositions qui s'appliquent sont celles de la zone du Plan Local d'Urbanisme augmentées des prescriptions du Plan de Prévention des Risques.
Le transport de matières dangereuses Ce risque est présent du fait :
- des échanges routiers de matières dangereuses empruntant notamment la RD2 et la voie SNCF - mais aussi par le passage du gazoduc ERIDAN sur le territoire communal.
3.6 – Les zones d’exposition au bruit Transport terrestre
La commune est traversée par trois infrastructures bruyantes : - La voie ferrée : voie de catégorie 1 - La voie TGV : voie de catégorie 2 - La RD2 : voie de catégorie 3.